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Des responsables américains et arméniens poursuivent leurs discussions sur la « route Trump »

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©armenews.com

Des responsables gouvernementaux américains et arméniens se sont réunis mardi 12 mai à Erevan pour poursuivre les discussions sur les modalités pratiques de l’ouverture d’un corridor de transit géré par les États-Unis pour l’Azerbaïdjan via l’Arménie.

Nikol Pachinian s’était engagé à mettre en place un tel dispositif lors de discussions avec  Donald Trump et  Ilham Aliev, qui s’étaient tenues à la Maison Blanche en août dernier. Le projet « Trump Route for International Peace and Prosperity » (TRIPP) doit relier l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan en passant par la région stratégique de Syunik, en Arménie, qui borde l’Iran.

Dans un communiqué, le gouvernement arménien a indiqué que le vice-Premier ministre Mher Grigorian avait discuté avec les représentants du département d’État américain et de la Société financière internationale pour le développement (DFC) en visite des progrès réalisés dans la mise en œuvre de cet accord. Il n’a cité le nom d’aucun de ces responsables américains.

«Les parties ont discuté et se sont mises d’accord sur un certain nombre de questions pratiques et juridiques liées à la mise en œuvre du TRIPP», a ajouté le communiqué sans donner plus de détails.

L’ambassade des États-Unis à Erevan n’a pas immédiatement publié de compte rendu des discussions. Il n’y a pas eu non plus de déclaration de la DFC, une agence gouvernementale américaine qui finance et fournit une assurance contre les risques politiques pour des projets de développement dans des pays étrangers.

Selon un « cadre de mise en œuvre » conjoint américano-arménien signé en janvier, une société spéciale contrôlée par le gouvernement américain construira une ligne ferroviaire, une route, des lignes d’approvisionnement en énergie et d’autres infrastructures le long de la frontière arméno-iranienne et les gérera pendant au moins 49 ans.

Le Premier ministre a déclaré le 12 mars que la guerre américano-israélienne contre l’Iran risquait de retarder la mise en œuvre du TRIPP. Mais il s’est montré plus optimiste à ce sujet après de nouvelles discussions américano-arméniennes sur le projet qui se sont tenues dans les semaines suivantes. Le Département d’État a déclaré le 9 avril que le projet « restait une priorité absolue pour les États-Unis ».

Ces dernières discussions ont eu lieu moins d’un mois avant les élections législatives cruciales en Arménie. Les trois principaux groupes d’opposition qui s’opposent au Contrat civil de Pachinian ont déclaré que le TRIPP porterait atteinte à la souveraineté arménienne sur le Siounik et antagoniserait l’Iran.

Les responsables iraniens se sont prononcés contre l’accord de transit au cours des mois qui ont précédé la guerre. Ils craignaient que cela ne conduise à une présence sécuritaire américaine le long de la frontière arméno-iranienne. Certains observateurs estiment que Téhéran s’opposera désormais encore davantage à cet accord de transit. La Russie, dont les gardes-frontières sont déployés le long de cette frontière, a également fait part de ses réticences à ce sujet.

« Un certain nombre d’experts estiment que, dans le contexte du conflit irano-américain, les perspectives de lancement de la « Route Trump » sont incertaines », aurait déclaré mardi un haut responsable du ministère russe des Affaires étrangères.

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