Le ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan a convoqué l’ambassadrice de l’Union européenne à Bakou, Marijana Kujundžić, le 1er mai et lui a remis une note de protestation concernant une résolution du Parlement européen adoptée la veille, a indiqué le ministère dans un communiqué officiel relayé par News.Az.
Le ministère a qualifié cette résolution d’infondée et de partiale, et a indiqué que ses dispositions concernant l’Azerbaïdjan avaient été vivement condamnées lors de la réunion.
Selon le ministère, cette résolution déformait la réalité et allait à l’encontre des obligations de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des États. L’approche du Parlement européen a eu un impact négatif sur le processus de normalisation dans la région et sur les perspectives des relations entre l’Azerbaïdjan et l’Union européenne.
Le ministère a déclaré que les affirmations contenues dans la résolution concernant le retour des résidents arméniens dans la région du Karabakh étaient sans fondement et constituaient une ingérence dans les affaires intérieures de l’Azerbaïdjan.
« Malgré le plan de réintégration présenté par l’Azerbaïdjan en 2023 conformément à la Constitution du pays, les résidents arméniens ont quitté la région de leur plein gré », a déclaré le ministère, qualifiant de fausses les affirmations contraires.
Le ministère a déclaré que les appels lancés dans la résolution en faveur de la libération des personnes d’origine arménienne qualifiées de prisonniers de guerre étaient juridiquement inacceptables. L’Azerbaïdjan a fait preuve d’une approche humanitaire en libérant de nombreux détenus, et les personnes contre lesquelles des jugements ont été rendus étaient accusées de crimes graves, notamment de terrorisme, de sabotage et de crimes de guerre.
Le ministère a déclaré que les allégations concernant la destruction du patrimoine culturel et religieux étaient totalement infondées et inacceptables. Il a reproché aux institutions européennes de ne pas avoir accordé l’attention nécessaire à la destruction du patrimoine culturel et religieux azerbaïdjanais pendant la période d’occupation.
La partie européenne a été instamment priée de s’abstenir de toute mesure susceptible de nuire aux relations entre l’Azerbaïdjan et l’UE ainsi qu’au processus de paix et de normalisation dans la région.
Cette note de protestation fait suite à la décision prise en début de semaine par le Parlement azerbaïdjanais de se retirer de la commission de coopération parlementaire UE-Azerbaïdjan.
En septembre 2023, l’Azerbaïdjan a repris le contrôle de la région du Karabakh au cours d’une opération militaire qui a duré 24 heures, la majeure partie de la population d’origine arménienne de la région ayant quitté les lieux dans les jours qui ont suivi.
Depuis lors, l’Azerbaïdjan et l’Arménie se sont engagés sur la voie de la normalisation, les négociations bilatérales en vue d’un traité de paix se poursuivant parallèlement aux questions litigieuses telles que la délimitation des frontières, le corridor de Zangezur et le sort des détenus arméniens.
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