Communiqué de l’ONG Yerkir

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La défaite de la “guerre des 44 jours” de 2020, puis la perte de l’Artsakh en 2023, ont mis en exergue les erreurs stratégiques des Arméniens de ces trois dernières décennies. Pertes territoriales, émigration et chute démographique en Arménie, assimilation en diaspora, réduisent de toutes parts l’espace arménien.

Dans ce marasme, explique Armen Ghazarian, de l’ONG franco-arménienne YERKIR, il existe pourtant des marges de manœuvre pour reprendre pied dans des territoires inattendus, comme en Turquie. Il existe une possibilité de faire renaître l’identité et des communautés arméniennes sur son territoire originel, mais aussi de faire avancer la question du génocide en Turquie.

L’idée selon laquelle les Arméniens peuvent renaître sur les scènes de crime de 1915, pourrait paraître saugrenue face aux immenses chantiers qui les attend. Mais cette perspective porte aussi les germes d’une redéfinition de l’identité arménienne, du rapport aux “territoires” arméniens, d’une structuration transnationale, dont la diaspora et l’Arménie ont besoin pour se réinventer.

Le présent a été gâché pour un passé qui n’avait pas d’avenir

Le titre de cet article “Génocide des Arméniens ! Et si les solutions étaient en Turquie ?” pourrait être une lapalissade, tellement c’est une évidence. Pourtant, la stratégie adoptée pour la reconnaissance du génocide par la Diaspora, notamment en France, a été d’en faire une cause mémorielle à usage unique et unilatéral franco-française.

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