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L’interview du jeune Vrej pour la diffusion, ce soir sur Arte à 23 h 35, de Un garçon, une terre, la guerre

par

©armenews.com

De passage à Paris la semaine dernière, Vrej, le personnel principal du documentaire, nous a accordés une interview.

Armenews : Peux-tu nous expliquer quelle est ta vie aujourd’hui ?

Vrej : La vie sans l’Artsakh est difficile. Ma famille vit à Vanadzor, alors que moi j’étudie à Erevan ; c’est pourquoi je vis en location. J’étudie pour devenir prothésiste dentaire.

Armenews :  Qu’est-ce qui te manque le plus de l’Artsakh ?

Vrej : Tout ce que j’ai laissé en Artsakh me manque. Ma maison, mon village, et absolument tout ce qui se trouvait en Artsakh me manque.

Armenews : As-tu aimé participer à ce documentaire ?

Vrej : Oui, le film m’a plu, car chaque fois que je le regarde, je retourne mentalement en Artsakh et je me souviens des jours que j’y ai vécus.

Armenews : Qu’est-ce que tu as appris avec la guerre ?

Vrej : Après la guerre, on peut dire que les gens, et même les enfants, grandissent trop vite. La guerre m’a fait comprendre à quel point il est terrible de perdre sa patrie, ainsi que de perdre des proches et des amis.

Armenews : Comment imagines-tu ton avenir pour toi et ta famille ?

Vrej : Mon avenir sans l’Artsakh est difficile. Mais je dois tenir bon, et un jour, je veux réaliser mon rêve : ouvrir un cabinet dentaire dans notre village en Artsakh. J’espère que le rêve de mon enfance se réalisera un jour.

 

Le documentaire

Vrej est un garçon de 11 ans, qui grandit en Artsakh et rêve de devenir dentiste dans son village de carte postale, peuplé de canards errants et d’abeilles dorées. Sa douce terre est cependant jonchée de mines issues des guerres précédentes, façonnant un pays qui reste méconnu du reste du monde. La vie de Vrej prend un tournant soudain lorsque la guerre éclate, le forçant à fuir avec sa famille. Il passe ses journées en exil à attendre impatiemment la victoire, mais la réalité prend une tournure différente : les Arméniens perdent la guerre.

 

De retour dans son village qui a survécu, il est confronté à la dévastation, à de nouveaux rapports de force et à un système éducatif qui prépare les enfants à des combats dans un avenir proche. Vrej doit apprendre les règles de la guerre… Mais peut-il porter les espoirs d’une nation sur ses jeunes épaules ? Le film est un témoignage sur le peuple de l’Artsakh, où l’espoir et les traumatismes ont façonné la résilience de plusieurs générations.

 

Ce documentaire salué par la critique internationale a été réalisé par Sareen Hairabedian, Arméno-Jordanienne basée aux États-Unis. MY SWEET LAND est son premier long métrage documentaire. Le film bénéficie du soutien de l’ITVS, d’ARTE, de l’AFAC, de l’IDA et d’autres organismes. Il a été coproduit par Arte et Sister Productions.

Sous la pression azérie, la Jordanie a retiré le film de sa présentation à l’Oscar du meilleur long métrage étranger en 2024.

 

 

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