L’association culturelle « Arménia » avait invité le public à un débat table-ronde, sur le thème « l’Arménie au sein de l’Union européenne : êtes-vous pour ou contre ? », Vendredi 23 Octobre (20h30) salle Cheneviers de la MJC Jean-Moulin à Bourg-lès-Valence.

Plusieurs dizaines de personnes avaient répondu à l’invitation d’« Arménia ». Parmi les personnalités présentes signalons la présence du Révérend-pasteur Hagop Koujikian de l’Eglise évangélique arménienne de Valence/Bourg-lès-Valence, Khosrof Iliozer, président de l’association Idjé-Val et Georges Eretzian, président des Anciens combattants Français d’origine arménienne de Drôme-Ardèche.

Etaient également présents Simon Melkonyan, vice-président d’« Arménia » ainsi que Vartan Bertizian co-fondateur d’« Arménia » et membre de l’association Sevan.

Krikor Amirzayan, correspondant de la presse arménienne et président de l’association « Arménia » après la présentation de quelques informations liées au thème de la soirée, lança le débat.
De nombreuses personnes intervinrent. Le R.P. Hagop Koujikian fit part de ses constats récents en Arménie même où la majorité de la population semblait être en faveur de l’adhésion de l’Arménie à l’Union européenne.
Simon Melkonyan s’est également déclaré favorable à cette entrée à l’UE mais en alertant sur la position hostile de la Russie face à cette entrée de l’Arménie.
Même avis pour la majorité des intervenants tels que Georges Eretzian qui affirma néanmoins que « l’Europe a de sérieux problèmes actuellement, et notamment en matière de sécurité. Comment peut-elle assurer la sécurité de l’Arménie ? ».
Gilbert Jamakordzian brossant le tableau historique et économique de l’Arménie a conclu que l’Arménie gagnerait à court terme à ne rien changer et rester dans le périmètre du marché russe. Même constat de Khosrof Iliozer. René Adjémian a quant à lui affirmé que l’Union européenne n’apporterait rien de bon à l’Arménie qui reste liée à la Russie. Et si cette dernière intégrait l’UE, l’Arménie suivrait automatiquement la Russie. Les interventions de Varduhi Hasasyan, Gayané et Grégoire Dersarkissian relevaient également de ce constat qu’en cas d’entrée de l’Arménie dans l’UE malgré quelques avantage, l’Arménie ferai face à d’autres problèmes dont la dilution de l’identité propre à la nation arménienne.
En conclusion, Krikor Amirzayan affirma que la tendance du débat était que l’Arménie par son esprit et ses affinités culturelles profondément européennes étaient en faveur d’une entrée au sein de l’Union européenne…mais que la réalité économico-stratégique liait encore l’Arménie à la Russie. Et d’affirmer que l’Arménie a encore besoin d’un peu de temps pour se préparer à intégrer l’UE.
