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(Pendant 7 jours)

Programme de l’unité d’arménien de l’université de Genève

par

©armenews.com

Le 18 septembre reprendra le cours public (entrée libre) de la prof. Valentina Calzolari. 
Le cours du semestre d’automne a pour titre « L’histoire de l’Arménie de Moïse de Khorène entre les “fables des Perses”, la Bible et la pensée historiographique grecque » 
Ce cours s’intéressera à l’historien arménien Moïse de Khorène, considéré comme « le père de l’histoire arménienne ». Auteur d’une Histoire de l’Arménie allant des temps immémoriaux du déluge jusqu’au Ve siècle, Moïse de Khorène cherche ses informations et ses modèles historiographiques dans les archives royales de l’ancienne ville mésopotamienne de Ninive, dans la Bible et dans les historiens grecs, tout en puisant dans les plus anciennes traditions orales de l’Arménie (folklore, proverbes, chants épiques). Grande fresque d’histoire arménienne, l’œuvre de Moïse de Khorène intègre des éléments tirés de l’épopée iranienne, mis à côté de traditions bibliques et chrétiennes. Les « contes des vieilles » se mêlent aux citations savantes, les allusions aux traditions grecques et chaldéennes se croisent avec les références aux historiens grecs et juifs, les personnages de l’histoire arménienne rencontrent les héros de l’épopée babylonienne. S’il considère la Grèce comme « nourrice de toute science », Moïse de Khorène fait de la Bible un texte d’autorité.
Après avoir fasciné les savants et les voyageurs européens à partir de la fin du XVIIe siècle, Moïse de Khorène est considéré encore aujourd’hui comme « le témoin capital de la mémoire collective des Arméniens ».
Les vendredis de 14h15-16h,
18 septembre, 6 et 30 octobre, 13 et 27 novembre, 11 décembre 2026
22, Bd des Philosophes, Genève, salle 204
Le cours public du semestre de printemps 2027 portera sur le thème « Briser le silence : écrivains arméniens de Turquie aux XXe-XXIe siècles entre résilience et négationnaisme »
Ce cours constitue le troisième volet d’une trilogie consacrée aux œuvres littéraires arméniennes de l’après-génocide. Après “Écrire dans une langue rescapée”, consacré aux premiers écrivains arméniens de la diaspora des années 1930, et “Écrire dans une langue dépeuplée”, portant sur l’œuvre de l’écrivain arménien contemporain Krikor Beledian, originaire de Beyrouth, le cours de cette année déplace le regard vers les auteurs arméniens de Turquie. Une attention particulière sera accordée aux œuvres des romanciers Zavèn Bibérian et Meguerditch Margossian, mises en regard avec celles d’écrivains arméniens de Turquie appartenant à la génération précédente.
L’analyse portera sur les stratégies narratives mises en œuvre par ces auteurs, les formes de représentation de la mémoire individuelle et collective, les modalités de transmission du traumatisme, ainsi que le processus de construction de l’identité arménienne dans un environnement marqué par le silence, la marginalisation et les politiques d’effacement de la mémoire. Le cours s’intéressera également à la manière dont Bibérian et Margossian mobilisent la littérature comme un espace de témoignage et de résistance dans un contexte de négationnisme institutionnalisé.
 
Les vendredis de 14h15-16h,
26 février, 12 mars, 9 et 23 avril, 7 et 21 mai 2027
22, Bd des Philosophes, Genève, salle 204
Les textes seront lus en traduction française. Le cours est ouvert aux étudiant-es et aux auditeur.trices, sans qu’il soit nécessaire d’avoir suivi les deux volets précédents de la trilogie.

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