Après le déplacement forcé de l’Artsakh, le temps ne peut pas nous éloigner de l’Artsakh. Au contraire, il a davantage renforcé notre mémoire, notre identité et notre espoir de retour.
À l’initiative conjointe de l’Union de la jeunesse de la FRA d’Artsakh et de l’Union de la jeunesse « Nouvelle Génération » de la FRA France, le camp de jeunesse intitulé « Pour l’Artsakh » s’est à nouveau tenu cette année. Près de 160 adolescents et jeunes âgés de 13 à 18 ans, venus d’Artsakh et de la Diaspora, y ont participé.
Depuis le déplacement forcé, ces camps sont devenus des lieux essentiels de rassemblement pour les jeunes d’Artsakh. Ils leur permettent non seulement de passer du temps ensemble, mais aussi de se connaître, de s’écouter et de se comprendre, de partager les souvenirs qu’ils ont emportés de l’Artsakh et de préserver ensemble ce que personne ne peut nous enlever : notre attachement à l’Artsakh et notre espoir de retour.

Pendant une semaine, les participants au camp ont pris part à des programmes nationaux, éducatifs, culturels et sportifs. Ils ont également participé à des cours de chant et de danse, à des activités de groupe et à diverses initiatives.
Une place particulière a été accordée à la préservation du patrimoine culturel de l’Artsakh. Le dialecte de l’Artsakh, les chants, les danses, les traditions et les souvenirs sont devenus le fil invisible qui réunissait tous les participants.
Le camp a également été l’occasion de découvrir l’Arménie. Gochavank, le complexe monastique de Tejarouyk et le lac de Goch sont devenus, pour les participants, autant de belles découvertes et de souvenirs qui ont contribué à renforcer leur lien avec la terre de leur patrie.
Les adieux ont été émouvants, car en une semaine, de nouvelles amitiés s’étaient nouées, de nouveaux souvenirs étaient nés, et le « à bientôt » était devenu non plus une simple formule, mais une véritable attente.

