Lors d’une rencontre avec le Catholicos Aram Ier de Cilicie au Vatican le 18 mai, le pape Léon XIV a commémoré Nersès Chnorhali, saint de l’Église apostolique arménienne, le qualifiant de « pionnier de l’œcuménisme ».
Le pontife de l’Église catholique romaine a également souligné, au cours de cette rencontre, que Chnorhali « a récemment été canonisé par l’Église romaine », et que c’est là « un nouvel exemple de l’universalité des saints, qui unit déjà nos Églises », rapporte Robert Attarian, correspondant de Radio Vatican.
Lors de sa rencontre avec le Catholicos Aram de Cilicie, le pape Léon XIV annonça que saint Nersès le Bienheureux était désormais inscrit au Haysmavorkum (l’histoire des saints) de l’Église romaine et que, désormais, sa mémoire serait également commémorée par l’Église catholique romaine.
Saint Nersès IV Klaetsi (Chnorhali, 1102-1173) est l’une des figures les plus brillantes de l’Église arménienne. Catholicos de tous les Arméniens, il était un poète, musicien, théologien et figure panchrétienne de grand talent. Pour sa douceur, sa grâce et ses grandes réalisations scientifiques et spirituelles, il reçut le titre honorifique de « Chnorhali » (grâcieux en arménien).
Saint Nersès Chnorhali fut un fervent défenseur de l’unité des chrétiens. À l’occasion du 850e anniversaire de sa mort, le Vatican a émis un timbre spécial et un dépliant commémoratif, mis en circulation le 21 septembre 2023, jour de la fête nationale de la République d’Arménie.

« Le Vatican, de concert avec l’Église arménienne, commémore le 850e anniversaire de la mort de saint Nersès Chnorhali (1102-1173), figure emblématique de l’Église arménienne et de la chrétienté », peut-on lire sur le timbre et le dépliant commémoratif, émis en septembre 2023.
« Issu d’une illustre famille princière et ecclésiastique, Nersès Chnorhali fut moine, évêque et, finalement, Catholicos, chef spirituel suprême de l’Église arménienne. Ses contemporains le surnommèrent « Chnorhali », signifiant « plein de grâce », en raison de la sainteté, de l’humilité et de la charité qui caractérisèrent sa vie et son œuvre », précisent le timbre et le dépliant.
Théologien et auteur spirituel exceptionnel, Chnorhali était profondément imprégné de la doctrine de son Église et entièrement dévoué au mystère de la Passion du Christ.
La prière de Nersès Chnorhali, « Je confesse ma foi », composée de vingt-quatre versets, guide la prière du peuple arménien depuis des siècles. Elle recèle de profondes strates bibliques, rituelles et théologiques.
Il joua un rôle important dans le développement des relations avec les Églises latine, grecque et assyrienne. Une véritable théologie de l’œcuménisme se dessine déjà dans ses écrits, faisant de lui l’un des précurseurs du mouvement œcuménique moderne.
‘importance et la grandeur exceptionnelle de saint Nersès le Miséricordieux, dont l’autorité théologique a été comparée à celle de saint Bernard de Clairvaux, tiennent avant tout à son originalité spirituelle. Cette originalité s’exprimait avec simplicité, mais aussi avec une grande force intérieure, tant dans sa sainteté personnelle que dans son engagement public, comme l’a souligné Robert Attarian.
Krikor Amirzayan
