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L’Arménie passe en mode IA, bouleversant les règles du jeu pour l’ensemble de l’économie

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©armenews.com

Les autorités arméniennes ont l’intention non seulement de renforcer les capacités informatiques, mais aussi d’assurer une transformation systémique de l’ensemble de l’économie. Il s’agit d’un modèle d’intégration dans lequel l’IA devient un élément transversal du développement, couvrant tous les secteurs, de l’éducation et la science aux entreprises et à l’administration publique. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Industrie de haute technologie, Mkhitar Hayrapetyan, lors du forum « Yerevan Dialogue 2026 ».

Trois axes d’intégration de l’IA

M. Hayrapetyan a souligné que le gouvernement mettait en œuvre une approche par étapes, axée sur trois domaines clés.

Le premier, et selon lui le plus fondamental, est l’éducation et le développement du capital humain. Le ministre a fait remarquer que sans investissement dans le capital humain, l’expansion technologique est impossible. Les autorités souhaitent que l’Arménie non seulement utilise l’IA, mais la développe également de manière indépendante. Par conséquent, des outils d’IA sont intégrés dans les universités et les établissements techniques, tandis que les chercheurs et les étudiants ont accès à des ressources informatiques haute performance.

« Si nous ne commençons pas par là, rien d’autre ne pourra se développer », a-t-il déclaré. L’un des outils permettant de mettre en œuvre cette politique est l’Institut virtuel d’IA, qui a déjà conclu des accords de coopération avec des partenaires internationaux, notamment AWS et Firebird AI. Plus précisément, un contrat à long terme pour la fourniture de puissance de calcul a été signé avec ce dernier.

Un pari sur les entreprises et l’innovation

Le deuxième axe concerne le développement du secteur privé. Selon le ministre, l’État a déjà adopté une nouvelle législation et lancé des programmes de soutien à l’industrie technologique. M. Hayrapetyan a souligné que les autorités ont l’intention d’encourager les entreprises locales, en particulier les start-ups, à passer de l’externalisation au développement de leurs propres produits et innovations. Par l’intermédiaire de l’Institut virtuel d’IA, l’État loue de la puissance de calcul et la met à la disposition des entrepreneurs et des entreprises technologiques travaillant dans le domaine de l’IA.

État numérique et Erevan « intelligente »

Le troisième axe concerne la transformation numérique du secteur public. Cela implique la mise en œuvre de solutions basées sur l’IA dans les systèmes de gestion, le développement du concept de « ville intelligente » et l’affinement de la législation.

Le ministre a indiqué qu’au cours des derniers mois, le gouvernement a collaboré activement avec la municipalité d’Erevan pour établir un programme commun dans le cadre de la ville intelligente. La mise en œuvre de l’IA couvrira un large éventail de secteurs, des soins de santé à la fintech.

Des « jardins de centres de données » à l’IA souveraine

M. Hayrapetyan a abordé séparément la question des infrastructures, notamment le projet de centre de données Firebird à Hrazdan. Il a toutefois souligné que l’objectif était plus large : faire de l’Arménie un « jardin de centres de données IA » ou des « usines d’IA ».

Le ministre a souligné que le pays dispose d’un potentiel énergétique important, notamment en matière d’énergies renouvelables. Cela ouvre des perspectives d’investissements à grande échelle dans la construction de centres de données. Parallèlement, M. Hayrapetyan a fait remarquer que la puissance de calcul seule ne suffit pas pour une « IA souveraine » à part entière. Des données sécurisées, des modèles propriétaires et le développement de technologies linguistiques sont également nécessaires.

« Nous nous efforçons de faire de cet objectif une réalité un jour », a conclu le ministre.

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