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301 alerte : Des centres de rétention pour migrants illégaux en Arménie ?

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©armenews.com

L’Italie présentera au Conseil européen, le 4 août, une proposition visant à créer, avec le financement de l’UE, des centres de rétention pour migrants en situation irrégulière dans plusieurs pays tiers. Selon le quotidien italien *Corriere della Sera*, l’Arménie figurerait sur la liste préliminaire des États d’accueil potentiels. Cette proposition fait suite à une lettre commune signée par 22 États membres de l’UE appelant à des mesures plus strictes pour lutter contre l’immigration clandestine et renforcer les frontières extérieures de l’Union européenne. Selon le journal, le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, présentera un plan s’inspirant de l’accord migratoire conclu entre l’Italie et l’Albanie. En vertu de cette proposition, les migrants en situation irrégulière seraient transférés vers des centres de rétention situés en dehors de l’UE, où leurs demandes d’asile seraient traitées et où les dispositions nécessaires seraient prises pour leur retour dans leur pays d’origine. Contrairement à l’accord existant avec l’Albanie, le réseau de centres de rétention proposé serait financé par l’Union européenne. Si la majorité des installations devrait être implantée en Afrique, le *Corriere della Sera* a indiqué que l’Arménie figurait parmi les pays envisagés. La liste préliminaire des pays d’accueil potentiels dressée par le journal comprend le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Éthiopie, l’Ouzbékistan, le Monténégro et l’Arménie. La proposition devrait être examinée par les dirigeants de l’UE lors de la réunion du Conseil européen du 4 août. Cette information intervient alors que la pression migratoire sur la frontière sud de l’Europe ne cesse de s’intensifier. Le 30 juillet, des milliers de jeunes Marocains se sont rassemblés près de la frontière avec l’enclave espagnole de Ceuta pour tenter de pénétrer sur le territoire européen. Le gouvernement de Pashinyan n’a pas commenté cette information, et ni l’Union européenne ni l’Italie n’ont officiellement confirmé l’inclusion de l’Arménie dans cette proposition.

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