ARMENIE

Revue de la presse arménienne du 5 février 2019


Institutions gouvernementales en pleine optimisation/ La presse revient sur l’optimisation du gouvernement. Selon le quotidien Jamanak, la suppression des ministères se fera par étapes afin d’atténuer l’insatisfaction du public. Jamanak indique que dans un premier temps, on ne nommera pas de ministres et les ministères seront gérés par les vice-ministres tandis que le personnel sera réduit de façon systématique jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de ministère. La presse indique que la vague de suppression de postes a également atteint les administrations régionales notamment au niveau des fonctionnaires du niveau intermédiaire et des vice-gouverneurs en réduisant le nombre de vice- gouverneurs de trois à un. La presse rappelle que le nombre de vice-gouverneurs avait été augmenté durant le mandat de Robert Kocharian quand il fallait que ce dernier « récompense » les partis « Etat de droit » et les Dachnak pour avoir formé une coalition avec lui. Le trihebdomadaire 168 jam indique que les institutions scientifiques seront également optimisées. 450 employés de l’Université d’Etat d’Erevan (la plus grande université du pays) ont été notifiés de la suppression de leurs postes à partir du 31 mars. Il s’agit notamment des employés des 3 instituts de recherche et 30 centres et laboratoires de recherche de cette Université. Selon la décision du gouvernement, les unités de recherche qui recevaient un financement directement du Comité d’État pour la science ou du gouvernement n’en recevront plus et les nouveaux financements seront attribués selon les résultats des concours et d’appels d’offre. 168 jam indique que cette décision affectera également d’autres institutions d’Etat comme l’Université de médecine, l’Institut de physique, l’Institut-musée du Génocide arménien, l’Institut de recherche sur les manuscrits anciens Matenadaran, etc. Le journal prédit la suppression de dizaines d’instituts de recherche et de laboratoires. Selon 168 jam, tandis que cette décision a provoqué un débat dans les milieux scientifiques, elle est soutenue par les partisans de la révolution de velours selon lesquelles « 80% des employés de ces institutions n’apporteraient aucune contribution scientifique ».

Serge Sarkissian a été interrogé dans le cadre de l’enquête sur le 1er mars/ La presse indique que l’ex Président d’Arménie Serge Sarkissian aurait passé un interrogatoire dans le cadre de l’enquête sur les violences post-électorales de 2008 à Erevan. Selon le quotidien Haykakan Jamanak cet interrogatoire de six heure ne serait pas le dernier et S. Sarkissian serait de nouveau sollicité par le Service d’enquête spécial (SES). La presse rappelle que le SES a accusé le prédécesseur de S. Sarkisian, Robert Kocharian, et trois généraux de l’armée à la retraite de « renversement de l’ordre constitutionnel ». Quant au deuxième Président Robert Kocharian qui est en détention préventive dans le cadre de cette enquête, le quotidien Joghovurd avance que Robert Kocharian a adopté une nouvelle « tactique de défense » dans ses efforts pour dénoncer les accusations portées contre lui en tentant de placer la responsabilité pour les violences de 2008 sur d’autres fonctionnaires.

Qui prendra en charge la différence de l’augmentation de tarif de gaz ?/ Le quotidien Jamanak revient sur l’augmentation du prix du gaz naturel (cf. revue du 10 janvier2019). L’unique fournisseur de gaz du pays, la société russe Gazprom, a décidé d’augmenter le prix du gaz naturel du 10%. Selon Jamanak, les autorités « ne voulant pas gâcher l’ambiance des festivités de nouvel an », avaient affirmé que le tarif de gaz n’augmenterait pas pour les consommateurs finaux et que la différence serait récompensée par la réduction des dépenses de « Gazprom Armenia ». Pourtant, selon les sources du quotidien Jamanak, « Gazprom Armenia » n’aurait pas l’intention de prendre en charge la différence des prix et qu’il n’y aurait même pas de négociation à ce sujet avec la société. Donc, une dette s’accumule depuis le janvier 2019. Ainsi, étant donné que « Gazprom Armenia » appartient à 100% à la partie russe, le quotidien se demande ce qui l’Arménie devra « donner à la Russie en contrepartie de cette dette ». Selon Jamanak, l’Arménie cèderait plus probablement la centrale thermique d’Erevan.

Rédaction : Lena Gyulkhasyan

Attachée de presse et de communication

Ambassade de France en Arménie

par Stéphane le mardi 12 février 2019
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