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DEVANT L’ASSEMBLEE NATIONALE A PARIS Rubrique

Tous unis pour la reconnaissance de l’Artsakh !


Mardi 13 octobre, devant l’Assemblée Nationale, c’était cette fois clairement une manifestation placée sous le signe de la reconnaissance internationale de l’Artsakh. Avec 6000 personnes, la montée en puissance de la mobilisation est le reflet de nouvelles chaque jour plus dramatiques. Alors que les Arméniens affrontent seuls les jihadistes dépêchés par Erdogan et Aliev, le reste du monde se mure dans une indifférence totale.

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Mourad Papazian a rappelé l’historique des évènements, insistant sur le volonté de l’Azerbaïdjan et de la Turquie de détruire non seulement l’Artsakh mais aussi l’Arménie. Le combat des soldats arméniens contre les jihadistes préserve la liberté de l’Europe et du monde. Il a remercié le président Macron pour son soutien et son intervention auprès du groupe de Minsk, tout en lui demandant d’aller plus loin, afin d’empêcher un nouveau massacre comme en 1915. Il faut une force d’interposition internationale pour sauver la population qui subit des bombardements incessants et stopper les jihadistes.

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Ara Toranian a souligné que l’Arménie est, comme en 1915 à un tournant de son histoire : non seulement, la Turquie refuse de se repentir et de reconnaître le génocide, mais veut terminer le travail grâce à l’Azerbaïdjan. Cette résurgence du panturquisme s’attaque d’abord à l’Artsakh, avec l’intention d’agresser ensuite l’Arménie et enfin de s’en prendre à l’Europe. Les combattants arméniens sont de fait les défenseurs de la démocratie et de nos valeurs. Contrairement à ces deux dictatures qui cherchent à déclencher une guerre sainte, l’Arménie ne cherche à convertir personne mais à choisir librement son destin et à vivre en paix. La solidarité internationale est devenue une nécessité vitale.

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Après les allocutions des deux co-présidents du CCAF, de nombreux élus - pour la plupart membres du Cercle d’Amitié France-Artsakh - se sont succédés à la tribune. Tous ont insisté sur une indispensable reconnaissance de l’Artsakh, seule garantie pour la paix dans la région.
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Danièle Cazarian, députée du Rhône a annoncé avoir interpelé le ministre des Affaires Etrangères sur la nécessité pour la France de sortir de sa neutralité pour défendre les civils. Elle a rappelé que Bakou ne respecte pas le groupe de Minsk en quittant la table des négociations et que mettre sur le même plan agresseurs et agressés revient à soutenir les jihadistes contre la population.

Valérie Boyer, sénatrice des Bouches du Rhône, a dénoncé l’ignominie de la Turquie et de l’Azerbaïdjan et a demandé aux préfets d’encourager la signature des chartes d’amitié entre les communes françaises et artskhiotes. Elle a avoué son émotion en pensant aux personnes qu’elle a croisées en Artsakh : agir est pour eux une urgence humanitaire. La France doit d’autant plus s’impliquer que la Turquie ne cesse de narguer l’Union Européenne et que d’autres conflits ont été réglées grâce à l’intervention internationale. Elle a également félicité les Arméniens des Etats-Unis et du Canada pour leur forte mobilisation

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François Pupponi, député du Val d’Oise a exalté l’héroïsme des combattants arméniens, qui se battent pour le démocratie et pour empêcher les jihadistes d’arriver aux portes de l’Europe. Il a proposé que la France devienne le premier pays européen à reconnaitre l’Artsakh et, s’il le faut, de quitter le groupe de Minsk pour ne plus se réfugier derrière la neutralité. Il a rappelé qu’il se rendra très bientôt avec un groupe de parlementaires en Arménie et en Artsakh.

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Patrick Karam, vice-président du Conseil Régional d’Ile de France, s’est indigné de l’inertie de l’Europe, qui n’a pas bougé face aux diverses exactions de la Turquie et notamment le soutien aux terroristes face aux chrétiens d’Orient. Il a martelé qu’il faut arrêter de subventionner la Turquie et au contraire prendre des sanctions économiques contre ce pays. Il a rappelé que la communauté internationale n’a pas bougé lors des pogroms de Soumgaït et a réaffirmé que l’Artsakh a toujours été arménien.

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Pierre Ouzoulias, sénateur des Hauts de Seine, a proclamé sa totale solidarité et a évoqué le souvenir de Missak Manouchian, compagnon d’armes de son grand-père dans la Résistance. Aujourd’hui, la Turquie intervient partout militairement avec le soutien de jihadistes. Il a demandé à l’ensemble des partis politiques de reconnaître l’Artsakh et a invité tout le monde à se rapprocher des élus afin d’interpeler le gouvernement en ce sens.

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Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a affirmé qu’il faut cesser de se coucher devant Erdogan et de lui accorder des subventions. Le groupe de Minsk est un alibi pour ne pas agir. Il a estimé que la France doit retrouver sa dignité et que c’est tout son honneur de ne plus accepter les exactions de la Turquie.

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Guillaume Kasbarian, député d’Eure et Loire a évoqué son voyage en Artsakh en 2019 en compagnie de parlementaires de tout bord, pour défendre la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes et véhiculer un message d’espérance. Il repartira dans la délégation conduite par François Pupponi.

Isabelle Santiago, députée du Val de Marne et adjointe à Alfortville a rappelé l’engagement de sa commune auprès de l’Arménie et de l’Artsakh. Elle a insisté sur l’urgence d’une intervention et de le reconnaissance, afin d’éviter que la jeunesse arménienne soit décimée par cette guerre.

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Jean Lassale, député des Pyrénées Atlantiques, a exalté la grandeur de la lutte menée par les soldats arméniens, menant un combat magnifique dont il regrette de ne pas être et qui donne envie de le soutenir.

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Séta Théodoridis, présidente de la Communauté Hellénique de Paris, Arménienne de Grèce, a rappelé les visées hégémonistes de la Turquie qui s’en prend également à la Grèce et à Chypre.

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Aux côtés des élus, ont également pris la parole des personnalités comme Simon Abkarian, Robert Kechichian, André Manoukian et Elise Boghossian présidente de l’association humanitaire Elise Care, très présente sur le terrain.

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Une nouvelle manifestation a été déjà programmée pour le dimanche 18 octobre, à 15h depuis l’Assemblée Nationale en direction de l’Elysee.

Reportage photo de Jean Eckian

par Naïri le mercredi 14 octobre 2020
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