ARMENIE Rubrique

Revue de la presse arménienne du 3 octobre 2019


sarukyan refuse de soutenir le projet du parlement qui invite la Cour constitutionnelle à remplacer son Président/ Tous les journaux indiquent que le chef du parti d’opposition « Arménie prospère », Gagik Tsarukyan, a déclaré que lui et les 25 autres députés de son parti ne voteront pas en faveur du projet du parlement qui invite la Cour constitutionnelle (CC) à remplacer son Président, Hrayr Tovmasyan. Gagik Tsarukyan a estimé que le projet reposait sur des bases juridiques « très faibles ». Rappelons que ce projet avait été présenté par le parti au pouvoir « Mon pas » (cf. revue du 28 au 30 septembre 2019). Lilit Makunts, la cheffe du groupe parlementaire « Mon pas », a critiqué la position de « Arménie prospère », la qualifiant d’« incompréhensible ». Elle a insisté sur le fait que le parti au pouvoir avait présenté de « lourds arguments » en faveur du remplacement de Tovmasyan. Le parti « Arménie lumineuse » a déclaré que ses 18 députés voteront en faveur du projet ce qui, selon la presse, permettra l’adoption du projet. Le projet sera débattu au parlement aujourd’hui. Le Président de la Cour constitutionnelle, Hrayr Tovmasyan, a déclaré qu’il ne participerait pas à ces débats parlementaires. La presse rappelle que la résolution du Parlement n’est pas contraignante et qu’en cas d’adoption, la CC devrait se réunir pour prendre la décision finale. Tovmassian perdra son poste si la majorité des huit autres juges votent contre lui.

Sergueï Lavrov : le règlement du conflit du Haut-Karabakh est toujours dans l’impasse/ La presse rend compte de la déclaration du Ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, selon lequel le processus politique en vue du règlement du conflit du Haut-Karabakh est toujours dans l’impasse. Lors de son discours à la XVIe session annuelle organisée par « Valdai Discussion Club » (un think tank basé à Moscou et fondé par le Ministère russe des Affaires étrangères), Sergueï Lavrov a évoqué en particulier la situation le long de la ligne de contact qui a été relativement calme récemment. Selon lui, les déclarations sérieuses de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan « ne créent pas une atmosphère propice à un processus politique ». « Mais nous, en tant que coprésidents, travaillons à l’unisson avec les [coprésidents] américains et français, et Dieu merci, nous nous trouvons dans une sorte de situation rare dans laquelle nos visions coïncident totalement. Nous avons des documents fondamentaux que nous ne sommes pas disposés à réviser - mais cherchons plutôt à envisager et à rechercher des solutions futures, en nous basant sur ces principes fondamentaux » a déclaré le Ministre russe des Affaires étrangères. D’après Sergueï Lavrov, malgré les contacts, le dialogue n’a pas encore été rétabli. Il a exclu toute possibilité de reprise des actions militaires.

Sur les négociations des prix du gaz/ Les journaux rendent compte de la déclaration du vice-Premier ministre, Mher Grigoryan, selon laquelle la Russie et l’Arménie négocient actuellement un nouvel accord sur le prix du gaz naturel russe livré à l’Arménie. Selon lui, les résultats de ces négociations seront clairs d’ici la fin de l’année. Grigoryan a assuré qu’une éventuelle hausse des prix ne serait pas immédiatement ressentie par les consommateurs arméniens. D’après lui, le tarif ne sera pas révisé à la hausse pendant les mois d’hiver. La presse indique que le porte-parole de Nikol Pachinian a confirmé que la question des prix du gaz était à l’ordre du jour des pourparlers du Premier ministre arménien avec le Président russe, Vladimir Poutine, à Erevan le 1er octobre (cf. revue du 2 octobre 2019). Selon le porte-parole, les dirigeants n’auraient pas pu contourner le problème du gaz et en ont discuté « en tant que composante de la coopération économique arméno –russes ». Il a cependant souligné que les décisions commerciales finales seront prises par des entités économiques à la fin des négociations. Selon 168 jam, le prix de gaz russe a toujours été le résultat d’une décision politique. Ainsi, le journal suppose que la discussion avec Poutine n’ait pas donné les résultats désirés, sinon Nikol Pachinian et ses partisans ne tarderaient pas à s’en féliciter publiquement. 168 jam avance que la déclaration du porte-parole serait un moyen de rejeter la responsabilité des hausses de prix sur les « entités économiques ».

Le Maire d’Erevan résilie « totalement et unilatéralement » les contrats avec « Sanitek »/ Le maire d’Erevan, Hayk Marutyan, a résilié tous les contrats avec « Sanitek », l’opérateur de gestion des déchets dans la capitale arménienne. Hayk Marutyan a déclaré que la situation dégradée de la gestion des déchets dans la ville avait incité la Mairie à vérifier si « Sanitek » respectait toutes les exigences des contrats et à vérifier la légalité de la signature de ces contrats. Citant « l’échec systématique en matière de collecte des ordures » et un nombre d’autres défauts et violations de « Sanitek », le Maire a ainsi annoncé la résiliation complète et unilatérale des contrats signés avec « Sanitek ».

Le gouvernement présente un projet de programme national pour la réintégration des citoyens retournant en Arménie/ Jamanak indique que le gouvernement a présenté un projet de programme national pour la réintégration des citoyens retournant en Arménie. Le programme est conçu pour fournir une assistance aux citoyens arméniens qui font un retour forcé depuis l’UE, des États-Unis et la Russie. Dans le projet, le nombre de ces citoyens est estimé à 300 par an. Le projet prévoit qu’en plus des soins de santé et des soins psychologiques, 38 personnes recevront l’argent nécessaire pour louer un appartement. Cet appui de 60 000 AMD par mois sera fourni pendant 6 mois. Joghovourd, à son tour, indique que selon le Service arménien des migrations, l’Arménie est désormais classée comme un pays « sûr » et par conséquent, la très grande majorité des demandes d’asile en provenance d’Arménie sont maintenant rejetées. D’après les informations de Joghovourd, le nombre de citoyens arméniens en situation irrégulière dans les États membres de l’UE a considérablement augmenté ces derniers temps. Selon le quotidien, une décision officielle a été prise qui obligera ces citoyens à quitter l’UE. D’après Joghovourd, en 2017, il a été décidé de renvoyer en Arménie 5350 citoyens arméniens, mais seulement 1470 d’entre eux sont effectivement rentrés. En 2018, 4135 citoyens arméniens devaient rentrer, dont seulement 2030 sont effectivement rentrés. Joghovourd indique qu’en 2009-2018, dans les États membres de l’UE on a signé des décisions de retour pour 46 945 citoyens arméniens.

Rédaction : Lena Gyulkhasyan

Attachée de presse et de communication

Ambassade de France en Arménie

par Stéphane le jeudi 10 octobre 2019
© armenews.com 2019