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« Le regard de Charles » en haut de l’affiche


Ils étaient venus, ils étaient tous là, les fans et les amis de Charles Aznavour pour assister ce jeudi 26 septembre 2019, en avant-première à la projection sur grand écran au cinéma Le Prado de Marseille du film d’Aznavour réalisé par Marc Di Domenico.
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L’événement était organisé à l’occasion du 1er anniversaire de la disparition de l’icône Aznavour, l’artiste universel, éternel ambassadeur et porte-voix du peuple arménien sur les cinq continents.
C’est Richard Findykian, élu de la ville de Marseille, ami de la famille, qui était le maitre de cérémonie et l’organisateur de la soirée. Pour l’occasion Mischa Aznavour et le réalisateur, Marc Di Domenico était venu spécialement pour la projection du film.

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Avant la séance Richard Findykian a remercié le public nombreux, ainsi que les nombreuses personnalités et Frédéric Perrin, le sympathique directeur de la salle le Prado Marseille. La salle était comble.
« QUAND LA VIE NE ME SUFFISAIT PAS, IL Y AVAIT CHARLES AZNAVOUR », dira le réalisateur Marc Di Domenico très ému en racontant au public les coulisses du film.
« C’est de la mémoire affective, c’est la vie de Charles plus que la vie de Charles Aznavour », a dit le réalisateur, ainsi on a voulu montrer l’homme, sa gentillesse et son humanité.

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Mischa Aznavour a pris la parole pour dire toute son affection et toute son émotion au public. Evoquant la mémoire de son père, il a dit :
« IL VOUS AIMAIT TRES - TRES FORT, TOUS, AUTANT QUE VOUS ETES »
Mischa a rajouté : « Il serait heureux de savoir que vous êtes là ce soir pour vous souvenir d’une autre facette de son talent ».
Charles Aznavour, homme de spectacles avait un amour immodéré pour le 7e art (il a tourné dans une cinquantaine de films).
En 1948 Edith Piaf lui offre sa première caméra, une Paillard 8mm, qui voyagera partout et ne quittera plus les mains de « l’arménien le plus connu dans le monde ». C’est ainsi qu’Aznavour se met en scène comme un cabotin. Il le chantera d’ailleurs : « Je suis un cabotin dans toute sa splendeur. Je reste fier de l’être ».
Cet objet devient alors l’œil et le regard de Charles qui durant plus de 30 années filme sa vie hors normes sur pellicules.
Geek avant l’heure, il use et abuse de son appareil fétiche, tel un caméraman reporter. 

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Vivant pleinement l’instant présent, curieux de tout et assoiffé de vie, Charles nous emmène au bout de la terre, dans ses tournées triomphales, il nous emmène en Arménie en 1964, au pays de ses origines, il nous emmène au pays des merveilles avec ses amis et sa famille, pour nous offrir des moments tendres et émouvants.
Ces bons moments de vie, ces trésors secrets immortalisés sur pellicules, Charles les gardera précieusement comme des joyaux avant de confier ses pépites cinématographiques à Marc Di Domenico qui visionnera ainsi plusieurs milliers d’heures de rush. Il fera remastériser et restaurer certaines de ces pellicules pour une qualité supérieure d’image
L’idée était évidente. Le projet allait prendre vie, sans truquages, sans effets spéciaux, nous remontons le temps, le temps des uns, le temps des autres, le temps d’Aznavour.

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Le scénario était écrit par Charles, les acteurs choisis, les meilleurs pour la circonstance. Le tout Hollywood et le tout Paris défilent sous nos yeux.
Pour la musique et la bande-son le choix s’imposait, les standards de l’artiste résonnent sur la pellicule et enivrent de plaisir les spectateurs.
Quant à la production, c’est Charles qui officie. Romain Duris prête sa voix à la narration du texte écrit par Charles.
C’est ensemble en 2017 que Charles et Marc décident de faire un film et donner vie à ces pellicules. Ils nous proposent un road movie à travers les quatre points cardinaux de la planète et nous offrent un témoignage poignant. 
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Cette rencontre avait lieu quelques mois avant la triste et funeste date du 1er octobre 2018. Charles ne verra jamais le film terminé.
Désormais nous sommes orphelins et tristes, sa présence et sa voix nous manquent. Alors, certainement, cher Charles « Nous nous reverrons un jour ou l’autre », comme vous l’interprétiez si justement.
Véritable film émotion, Charles nous ouvre son cœur et nous invite à voyager avec lui devant et derrière la caméra.
Homme de paix, humaniste, fier de ses origines arméniennes il reste et restera le plus Grand pour ses deux patries ; la France et l’Arménie.
Sortie nationale dans les salles du film « Le regard de Charles » le 2 octobre 2019.
 
Alain Sarkissian

par Ara Toranian le samedi 28 septembre 2019
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