REVUE DE PRESSE Rubrique

Zaven Tarzyan, marche ou crève


Il vient de décrocher le prix Rebond et le Coup de cœur national du public dans le cadre des récompenses de l’Adie (organisme de microcrédit). Au-delà des quelques milliers d’euros, la reconnaissance d’une puissante volonté pour le jeune homme né en Arménie et qui a accumulé les galères sans jamais se décourager. A peine greffé des reins, il créait sa petite entreprise d’ébénisterie à Thionville Le monde du bois. Un parcours et une personnalité généreuse qui ont été reconnus à travers les prix de l’Adie.

Vendredi 25 mars, autour du poêle qui réchauffe son atelier thionvillois, Zaven est sur le point de remporter le “Coup de cœur national du public” du concours Creadie. Accompagné par l’Adie (organisme de microcrédit), il a reçu quelques jours plus tôt le prix “Rebond” dont le Rotary, partenaire, salue ainsi la ténacité d’un jeune homme que rien n’aura réussi à stopper. A la clef, 1 000€ qui l’aideront à acquérir une nouvelle machine. Le “Coup de cœur national du public” est un bonus – 2 500€ -, mais surtout la reconnaissance d’une personnalité que les galères n’auront pas réussi à rendre amer. Silhouette sèche et visage marqué, le jeune homme porte un sweat Le monde du bois, nom qu’il a donné à l’entreprise d’ébénisterie, créée officiellement en 2017 quelques petits mois après avoir été tiré d’affaire. Rembobinons.

120 000 mots en trois mois

Zaven Tarzyan est né il y a 33 ans dans une famille moyenne de Krbi, petit village à quelques kilomètres de la capitale arménienne. Malade, il subit une première opération à l’âge de 5 ans. Les choses rentrent dans l’ordre… pendant 10 ans. À 16 ans il doit à nouveau se faire opérer, sauf que cette fois ça se complique : une infection atteint ses reins, il tombe sérieusement malade. «  Les médecins invitent mon père à me faire soigner en Europe ou en Russie. On nous dit que la France a une tradition humanitaire, qu’elle aide les gens malades alors on se décide. » En 2007, Zaven quitte l’Arménie pour venir se faire soigner en France mais le jour de son départ, son père meurt brutalement d’une crise cardiaque. Les médecins viennent de lui apprendre que son fils, alors âgé de 22 ans, n’a plus que trois mois à vivre. « Alors je suis resté pour l’enterrer. Une semaine plus tard, je suis parti », raconte le jeune homme sans verser dans le mélo. Ce destin tragique est le sien, pas la peine d’en rajouter. Au contraire, sa santé fragile semble trouver résonance dans sa grande force de caractère : tranquille, pas du genre à s’agiter ou à hausser la voix, mais ultra déterminé.

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par Stéphane le mardi 16 avril 2019
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