Nouvelles d'Arménie
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Géorgie


GRÉCE
Premier feu vert à l’extradition en France d’un chef mafieux géorgien

Thessalonique (Grèce), 4 juil 2018 (AFP) - La justice grecque a donné mercredi un premier feu vert à l’extradition en France d’un chef mafieux géorgien récidiviste, arrêté en avril à Thessalonique, dans le nord de la Grèce.

Lasha Shushanashvili, 57 ans est suspecté par les autorités françaises d’appartenir, avec son frère Kakhaber — condamné fin juin à 10 ans de prison en France— à la hiérarchie de la confrérie criminelle géorgienne Vory v Zakone, “les voleurs dans la loi“, apparue dans les années 1930.

Il a fait appel de cette décision d’extradition, prise par la cour compétente de Thessalonique, et restera incarcéré jusqu’au jugement de ce recours.

Il avait été arrêté une première fois en Grèce en 2012 et condamné à 14 ans de prison pour direction d’un réseau mafieux international. A l’époque, la justice grecque avait refusé de l’extrader vers l’Espagne, et la Géorgie. En 2016, il avait été placé en liberté conditionnelle avant de faire l’objet d’un nouveau mandat d’arrêt international. Il est par ailleurs visé par de nouvelles poursuites en Grèce.

L’homme avait échappé en 2010 à la police grecque lors d’un premier coup de filet international mené concomitamment en France, Allemagne, Autriche, Suisse, Italie et Espagne, dont les autorités dirigeaient l’opération.

Quelque 80 personnes avaient alors été écrouées, dont Kakhaber, soupçonné d’être à la tête de la branche européenne de l’organisation, basée à Barcelone et notamment accusé d’assassinat.

Ce dernier âgé de 46 ans, a été condamné le 15 juin à Nancy (nord-est de la France) à 10 ans de prison pour avoir continué à diriger la confrérie de sa prison. Parmi ses co-accusés, un autre caïd, Georgiy Elerdzhiya, 58 ans, également installé en Grèce par le passé, a écopé de la même peine.

La confrérie des Vory v Zakone, qui obéit à des règles strictes, se divise entre des soldats chargés de voler (“chestiorki“) et des surveillants qui doivent veiller sur un secteur géographique, sous l’autorité de “vors“ (“voleurs couronnés“ en russe).

posté le 4 juillet 2018 par Ara/armenews


Essonne : le corps d’une femme retrouvé au fond d’un puits, les pieds liés

Le corps d’une femme a été retrouvé au fond d’un puits jeudi soir aux abords du château de Leuville-sur-Orge (Essonne), propriété de l’Etat de Géorgie, a indiqué vendredi le parquet d’Evry.

Retrouvée par un résident du “domaine des Géorgiens“, la femme, sans papiers d’identité, avait les “pieds attachés“, a indiqué la même source, confirmant une information du Parisien.

“Il pourrait s’agir d’une résidente“ du domaine, selon le parquet. “Le corps ne portait pas de trace apparente de violence. C’est donc l’autopsie qui permettra d’en savoir davantage sur les causes du décès“, a-t-il précisé.

L’homme qui a fait la macabre découverte était parti à sa recherche, “inquiet de voir la porte du logement de sa voisine ouverte“, et il a fini par la retrouver au fond d’un puits de drainage, précise Le Parisien. Selon le quotidien, il s’agissait d’une femme présentant des “troubles psychologiques“. L’enquête visant à déterminer les causes de la mort a été confiée au commissariat d’Arpajon.

Le “domaine des Géorgiens“, qui s’étend sur cinq hectares et accueille actuellement une poignée de résidents permanents, abrita à partir de 1922 le premier gouvernement démocratique en exil de ce petit Etat du Caucase. Après travaux, les lieux devraient se transformer dans les années à venir en centre historique et culturel franco-géorgien.

posté le 16 juin 2018 par Ara/armenews


NAM
Débat à l’Assemblée nationale : les 100 ans des Républiques du Sud Caucase

A l’initiative des Nouvelles d’Arménie Magazine et à l’invitation du député Jacques Marilossian, président du groupe d’amitié France-Arménie, s’est tenue le 28 mai dernier une conférence à l’Assemblée nationale. Le thème : le centième anniversaire de la naissance des Républiques du Caucase du Sud, et leur héritage sur les sociétés actuelles. Durant cet après-midi de réflexion ont pris la parole Charles Urjewicz, professeur émérite à l’Inalco, Jean Radjanyi, professeur de géographie de la Russie à l’Inalco, et Gaïdz Minassian, journaliste au Monde et professeur à Science Po, en salle Colbert, devant près de 80 personnes attentives, qui ont pu poser leurs questions aux trois spécialistes. A noter que deux intervenants n’ont pas pu être présents, Claire Mouradian étant dans la délégation officielle du ministre Jean-Yves Le Drian au même moment en Arménie ; alors que Bernard Kouchner n’a finalement pas pu venir à cause des grèves Air France.

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Il y a cent ans, en mai 1918 et alors que la Première Guerre mondiale perdurait en Europe et au Proche-Orient et quelques mois après la révolution bolchevique d’octobre 1917, on assistait dans le Caucase du sud, à la création de 3 Républiques indépendantes nées sur les décombres d’une éphémère République fédérative transcaucasienne réunissant les trois principales composantes nationales. Le 26 mai, la Géorgie, alliée de l’Allemagne, quitte la fédération en premier et proclame son indépendance ; le 27 mai, l’Azerbaïdjan, allié de l’Empire ottoman, emboîte le pas aux Géorgiens. Et enfin, le 28 pour l’Arménie, alliée des forces de l’Entente, qui finalement n’a plus vraiment le choix. Trois dates qui vont marquer les esprits des trois nations avant de connaître, dès 1920, un destin commun au sein de l’Union soviétique, avant de recouvrir leur souveraineté en 1991 lors de la chute de l’Union et la fin de la guerre froide. Des points communs d’un siècle à l’autre, bien entendu, mais il existe, également beaucoup de différences entre ces deux périodes et ces trois Etats qui célèbrent cette année le 27e anniversaire de leur indépendance.

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C’est ce qu’a tout d’abord montré Charles Urjewicz, spécialiste de la Géorgie. La réalité de la guerre de 1918 a frappé en plein visage cet Etat, qui proclame son indépendance le premier, aidé par l’Allemagne. Avec l’idée de créer un Etat national, mais surtout un Etat démocratique : “l’utopie de construire un ensemble démocratique, sinon fraternel, en tout cas bienveillant“. Malgré ses erreurs, un Etat viable aurait pu être mis en place, mais trop de difficultés se sont dressées face à lui : mis de côté par les Alliés, il doit en plus faire face à des problèmes territoriaux en Abkhazie ou en Ossétie du Sud. Si ces problèmes sont toujours d’actualité aujourd’hui, Charles Urjewicz a tenu à finir sur une note optimiste, mettant en avant les changements démocratiques importants de ces dernières années de la Géorgie, qui se rapproche de l’UE.

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Jean Radvanyi a ensuite pris la parole pour parler de l’Azerbaïdjan et de cette “République démocratique“ mis en place le 28 mai et dissoute moins de 2 ans après. Si le Conseil national d’Azerbaïdjan voulait aussi une démocratie, très vite les tensions apparaissent et a lieu un pogrom anti-musulman. Cette République n’aura pas le temps de se créer une Constitution. Selon le spécialiste Jean Radvanyi, deux réflexions sont importantes lorsque l’on réfléchit à l’Azerbaïdjan. Tout d’abord, il faut s’interroger sur le rôle du pétrole : certes, depuis la fin du 19e siècle, c’est un facteur de puissance, mais c’est également une source d’inégalité de croissance, de corruption... De plus, la question territoriale reste majeure : “au cours des 2 derniers siècles, la plupart des décisions ont été soumis à des pressions extérieures“, a rappelé Jean Radvanyi.

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Puis Gaïdz Minassian a parlé de l’Arménie, mettant en exergue 4 mots importants lorsqu’il s’agit de comparer les deux époques. Tout d’abord, le mot “guerre“ : le contexte de Première Guerre mondiale avec son jeu d’alliance, les guerres régionales mais aussi le climat de guerre que l’on retrouve aujourd’hui (il faut rappeler que les blocus turc et azerbaïdjanais sont un acte de guerre). Le second mot, c’est le “génocide“, et la question des réfugiés que cela induit. Le troisième, c’est “Empire“ : le Caucase du Sud est entre trois Empires (russe, ottoman, perse). Gaïdz Minassian a expliqué : “Ils sont en pleine chute, et les trois peuples du Caucase du Sud vont jouir d’un héritage inégale : Bakou est une capitale industrielle, Tbilissi aussi, mais l’Arménie n’a pas de centre industriel à l’époque (les premières réunions de la République ont même lieu à Tbilissi)“ ; ce qui a changé aujourd’hui puisque Erevan en est un. Enfin, le dernier mot est “dirigeant“ : ceux des trois Républiques se connaissent et s’apprécient, ils ont été formés dans les mêmes écoles, sont issus d’un mouvement de libération. Leur idée commune : le progrès, la socialisation. D’où une divergence par rapport à l’époque contemporaine : cette éthique, ce respect de la valeur humaine, c’est quelque chose qu’on a du mal à percevoir dans la caste politique à partir de 1991. De 1991 à 2018, on était dans une conception instrumentaliste du pouvoir, d’où l’absence de confiance entre la population et le régime. Mais avec Nikol Pachinian et la mise en avant de son slogan “Nous sommes les maîtres de notre pays“ est célébrée l’idée que les choses se décident dans le pays, avec le peuple, en toute autonomie.

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Après ces trois exposés très vivants, des débats ont pu être lancés. Le premier a concerné la Révolution de velours arménienne : peut-elle être un exemple pour ses voisins, un moteur de changements dans l’ensemble du Caucase ?Les Géorgiens vous diront qu’ils l’ont déjà fait, eux !“, a commenté Charles Urjewicz, parlant de 2003 et l’arrivée de Mikheil Saakachvili. “Avant cette Révolution, la Géorgie était celui qui s’en sortait le mieux, avec un système démocratique qui fonctionnait aussi bien qu’il pouvait“, a continué le spécialiste, concluant sur le fait que, si l’Arménie ne sert pas d’exemple, elle pourrait en tout cas être un partenaire vertueux. Un avis partagé par Gaïdz Minassian : “Je ne pense pas à un modèle, mais en tout cas une dynamique. Pour l’Azerbaïdjan en tout cas, quand on parle à certains Azerbaïdjanais de France, il y a un espoir...“. Pourtant pour Jean Radjanyi, cela pourrait entraîner un renforcement des législations pour empêcher que tel ou tel segment de l’opposition se développe là-bas.

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Puis le débat s’est tourné vers l’idée de fédéralisme : est-ce que cela peut être encore une source d’inspiration aujourd’hui ? Les trois spécialistes étaient d’accord : si c’est une belle idée sur le papier, cela reste difficile de la pratiquer... “Si on l’entend à l’ensemble des Etats, je n’y crois pas, d’autant plus que c’est connoté négativement depuis l’URSS, a confié Jean Radjanyi. Mais telle ou telle forme de fédéralisme pourrait être une solution...“. Pour Gaïdz Minassian, la clé passerait par l’autonomisation des sociétés civiles.

Il a d’ailleurs lancé un appel à la diaspora arménienne qui a désormais son rôle à jouer depuis l’arrivée de Pachinian : “J’invite la diaspora à aller investir sur place, et non à exporter sa mémoire, son savoir - Ce n’est pas ça qui fait vivre !“. Pour Jean Radjanyi, une grande différence existe entre l’Arménie et la Géorgie d’un côté, et l’Azerbaïdjan de l’autre : dans ce dernier, l’évolution ne se fera pas sur le plan politique, mais peut-être plutôt sur le plan économique.

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Après une tentative de perturbation par une personne azerbaïdjanaise présente dans la salle, Jacques Marilossian a conclu ce débat enrichissant, pédagogique et objectif. “Ce qui me semble le plus marquant, c’est ce rapport à l’autre, a déclaré le député. L’histoire de ces trois Républiques est construite sur une lutte pour une reconnaissance matérielle, des frontières mais aussi symbolique“. Ajoutant : “Mais aussi dans un rapport à l’autre : est-il mon allié ? Mon adversaire ? Qu’attendre de lui ?“. Laissons l’avenir répondre à cette question...

posté le 2 juin 2018 par Claire/armenews

Texte et photo : Claire Barbuti



GEROGIE
Démission du procureur général de Géorgie, accusé de trafic d’influence

Tbilissi, 31 mai 2018 (AFP) - Le procureur général de Géorgie a démissionné jeudi à la suite de manifestations de plusieurs milliers de personnes qui lui reprochent d’être intervenu en faveur du fils d’une relation au cours d’un procès pour meurtre.

Irakli Chotadze s’est défendu dans un communiqué publié sur le site internet du gouvernement, affirmant qu’il avait tout fait pour amener devant la justice les responsables de la mort de plusieurs adolescents lors d’une bagarre à Tbilissi l’an passé

“Parce que je veux que vous croyiez en ma parole, je démissionne de mon poste aujourd’hui et je suis sûr que justice sera rendue dans cette affaire“, écrit-il.

Les accusations visant M. Chotadze sont apparues après que le tribunal a accepté de revoir à la baisse le chef d’accusation de l’un des suspects dont le père avait travaillé pour le procureur général, selon l’agence RIA Novosti. Après sa démission, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant le parlement pour réclamer la démission du gouvernement.

Le Premier ministre Guiorgui Kvirikachvili, qui a refusé de quitter ses fonctions, a ordonné une nouvelle enquête sur ces meurtres, a indiqué RIA Novosti.

“J’ai toujours été et serai toujours au côté du peuple“, a-t-il affirmé, ajoutant être allé à la rencontre des manifestants et s’être entretenu avec le père de l’une des victimes.

Le ministre de l’Intérieur va diligenter une nouvelle enquête, plus rigoureuse, a affirmé le Premier ministre, selon qui le parlement se réunira lors d’une session spéciale dès que possible pour nommer les membres d’une commission d’enquête.

posté le 1er juin 2018 par Ara/armenews


ARMENIE-GEORGIE
A Tbilissi, Nikol Pachinian a inauguré la plaque dédiée au 100ème anniversaire de la déclaration de l’indépendance de la Première République d’Arménie

En visite officielle en Géorgie, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a participé à Tbilissi à l’inauguration d’une plaque dédiée au 100ème anniversaire de la Première République d’Arménie dont la déclaration fut réalisée à Tiflis devenue Tbilissi.

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Etait président à l’inauguration de cette plaque à la mairie de Tbilissi, le Premier ministre géorgien Gueorgui Kvirikahvilli ainsi que des membres des gouvernements et des parlements d’Arménie et de Géorgie. « La capitale géorgienne Tbilissi est empreinte de l’énergie commune de nos deux peuples.

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Nos deux peuples sont noués par leurs racines et ces racines sont si fortes qu’aujourd’hui nous sommes dans l’obligation de voir ensemble notre avenir libre et heureux. » dit Nikol Pachinian dans un discours très chaleureux mettant en exergue les lins séculaires d’amitié arméno-géorgienne. Il a également évoqué le « souffle de liberté » qui s’est emparé de l’Arménie. Il a salué la mémoire de tous ceux qui ont à Tiflis le 28 mai 1918 déclaré l’indépendance de la Première République d’Arménie.

Krikor Amirzayan

posté le 1er juin 2018 par Krikor Amirzayan/armenews


TBILISSI
Rencontre entre les Premiers ministres arménien et géorgien

Le Premier ministre géorgien Giorgi Kvirikashvili et son nouvel homologue arménien Nikol Pashinian se sont engagés à donner un nouvel élan aux relations entre leurs nations après s’être rencontrés pour la première fois hier à Tbilissi.

Pashinian s’est rendu en Géorgie pour une visite officielle de deux jours qui a lieu trois semaines après son élection au poste de Premier ministre de l’Arménie.

Kvirikashvili a mentionné les événements qui ont conduit à cette nouvelle élection à Erevan lorsqu’il s’est adressé aux journalistes après les pourparlers. “Le peuple arménien a fait preuve d’unité et d’attachement aux principes de la démocratie. Cela a conduit à un changement de gouvernement pacifique“, a-t-il souligné. “Je saisis cette occasion pour vous souhaiter du succès.“

“Je crois qu’ensemble nous pouvons donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales avec le pays et les peuples avec lesquels nous sommes liés par une amitié séculaire“, a ajouté Kvirikashvili.

“Notre délégation est arrivée à Tbilissi pour affirmer notre volonté de discuter de toutes les questions dans un climat de fraternité et d’amitié, a déclaré pour sa part Pachinian. Nous sommes convaincus que cette atmosphère et cette ambiance pourraient conduire à des développements très sérieux dans nos relations, et je suis très heureux de conclure que le gouvernement et le Premier ministre de la Géorgie sont également déterminés à développer davantage nos relations“.

Il a parlé de nouvelles opportunités de “donner un grand élan et une grande énergie“ aux relations bilatérales et de “les approfondir dans toutes les directions“.

Pashinian a révélé qu’il a également discuté avec Kvirikashvili de sécurité régionale. “Nous devons également faire des efforts conjoints dans ce domaine, car la stabilité dans la région est importante pour nous tous et constitue également une condition préalable importante pour d’autres développements“, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse conjointe.

Dans une déclaration sur les pourparlers, le gouvernement arménien a déclaré que les deux Premiers ministres ont discuté en détail d’“un large éventail“ de questions économiques qui ont dominé le dernier voyage de Kvirikashvili à Erevan début mars. “Les interlocuteurs ont noté avec satisfaction le niveau de coopération géorgio-arménienne dans le domaine de l’énergie et ont attaché de l’importance aux perspectives de développement dans le domaine des transports et de la communication“, a indiqué le communiqué.

À la fin de la semaine dernière, le gouvernement de Pachinian a félicité la Géorgie et la Russie pour s’être rapprochées de l’ouverture de nouveaux corridors de transport russo-géorgiens qui faciliteraient les expéditions de marchandises à destination et en provenance de l’Arménie. Les négociateurs russes et géorgiens ont fait état de nouveaux progrès dans la mise en œuvre d’un accord de 2011 à cet effet après une nouvelle série de pourparlers à Prague le 24 mai.

Pachinian doit visiter demain la région de Javakheti en Géorgie, principalement peuplée d’Arméniens.

posté le 31 mai 2018 par Claire/armenews


ECONOMIE
Erevan salue les progrès vers de nouvelles routes commerciales russo-géorgiennes

Le gouvernement arménien a félicité la Géorgie et la Russie vendredi pour s’être rapproché de l’ouverture de nouveaux corridors de transport russo-géorgiens qui faciliteraient les expéditions de marchandises à destination et en provenance de l’Arménie.

Les négociateurs russes et géorgiens ont fait état de nouveaux progrès dans la mise en œuvre de l’accord de 2011 après une nouvelle série de pourparlers qui ont eu lieu à Prague jeudi.

L’accord appelle à la réouverture de deux routes reliant la Géorgie à la Russie via les régions sécessionnistes géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Les deux parties ont engagé une société suisse, SGS, pour mettre en place des points de contrôle douaniers spéciaux sur les limites administratives des deux territoires.

Le négociateur en chef russe, le vice-ministre des Affaires étrangères, Grigory Karasin, a déclaré qu’ils étaient d’accord pour mettre en place un groupe de travail conjoint qui essaiera de mettre au point des modalités pratiques d’exploitation des nouvelles routes commerciales. Ceux-ci incluent des questions telles que « où et comment les points de contrôle douaniers fonctionneront », a expliqué Karasin en direct de Prague.

“C’est un travail sérieux qui prendra probablement plusieurs mois“, a-t-il ajouté.

“Nous entrons maintenant dans la phase de mise en œuvre de l’accord“, a déclaré pour sa part Zurab Abashidze, homologue géorgien de Karasin. Il a précisé que le gouvernement géorgien soutient le lancement des nouveaux corridors.

Le commerce entre l’Arménie enclavée et la Russie, son principal partenaire commercial, est principalement assuré par le seul passage frontalier russo-géorgien à Upper Lars. La circulation le long de cette route montagneuse est périodiquement bloquée par le mauvais temps, surtout en hiver. Par conséquent, Erevan a fort intérêt à avoir des routes commerciales alternatives.

Le vice-Premier ministre arménien Tigran Avinian a salué le “mouvement positif“ dans les pourparlers russo-géorgiens de longue date. “Nous apprécions hautement la préparation des parties et les efforts pour mettre en œuvre cet accord extrêmement important pour nous“, a-t-il écrit sur Facebook.

Avinian a également déclaré que le Premier ministre Nikol Pachinian a discuté de la question avec le président russe Vladimir Poutine lors de leur réunion du 14 mai à Sotchi.

Par ailleurs, Pachinian doit se rendre à Tbilissi et rencontrer les dirigeants de la Géorgie d’ici une semaine.

posté le 28 mai 2018 par Claire/armenews

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ARMENIE-GEORGIE
Le président arménien Armen Sarkissian a rencontré à Tbilissi l’ex-Premier ministre géorgien Bidzina Ivanishvili

En visite de travail à Tbilissi (Géorgie), le président arménien Armen Sarkissian a rencontré l’ex-Premier ministre géorgien et milliardaire Bidzina Ivanishvili. La rencontre était dans un cadre privé, Bidzina Ivanishvili n’ayant actuellement aucune fonction au sein du gouvernement géorgien. Mais l’ex-Premier ministre de Géorgie et le président arménien Armen Sarkissian sont des amis de longue date et c’est l’une des principales raisons de cette rencontre.

Krikor Amirzayan

posté le 26 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Géorgie 


SANTE PUBLIQUE
Une loi anti-tabac en cours d’élaboration

Aleksandr Bazarchyan, directeur de l’Institut national de la santé, a annoncé hier qu’un projet de loi du ministère de la Santé introduirait une interdiction complète de fumer dans les cafés, restaurants et autres lieux publics. Une lourde amende sera infligée aux personnes qui enfreindront cette loi.

Selon diverses estimations, environ 60% de la population masculine de l’Arménie est un fumeur régulier. Le taux de tabagisme chez les femmes est de 3%. Cependant, dans la capitale Erevan, environ 10% des femmes âgées de 30 à 40 ans fument.

Le ministère affirme que cette mesure fait partie d’une stratégie visant à réduire le nombre de fumeurs car la dépendance au tabac serait la principale cause de cancer du poumon.

En vertu du projet de loi actuel, les personnes qui fument dans les cafés, les bars, les restaurants, les bureaux du gouvernement et d’autres lieux publics seraient passibles d’une amende de 250 000 drams (520 dollars). Une récidive entraînerait une amende de 500 000 drams (1 040 dollars).

Selon Bazarchyan, toutes les propositions que le ministère a reçues jusqu’à présent seront étudiées dans les prochains mois et la version finale du projet de loi sera soumise au Parlement d’ici la fin de l’année.

Il a expliqué que le tarif proposé des amendes sera étudié, sans donner plus de précision. Il a également déclaré que le projet de loi précisera les structures qui seront investies du pouvoir d’examiner comment la loi éventuelle sera respectée et d’imposer des amendes aux contrevenants.

Akaki Dzoidze, président d’une commission parlementaire géorgienne sur les questions de santé, qui étaient présents à la même conférence de presse, a noté que le prix de l’amende devrait vraiment motiver à arrêter de fumer.

À titre d’exemple, il a expliqué qu’en Géorgie, l’amende pour avoir enfreint la loi pour la première fois est l’équivalent de 50 $, et 100 $ pour une récidive (soit respectivement de 250 et 500 dollars).

posté le 21 mars 2018 par Claire/armenews