Nouvelles d'Arménie
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Zohrab Mnatsakanian


GÉOPOLITIQUE
Les médiateurs rencontrent le nouveau gouvernement arménien concernant le Haut-Karabagh

Cherchant à relancer le processus de paix au Haut-Karabagh, les médiateurs américains, russes et français ont tenu leurs premiers entretiens avec les nouveaux dirigeants arméniens à Erevan.

Les trois diplomates co-présidant le Groupe de Minsk de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ont rencontré mercredi le Premier Ministre Nikol Pachinian, plus d’un mois après son accession au pouvoir.

Ils ont souligné l’importance de la mise en œuvre des accords de confiance conclus par le Président azéri Ilham Aliev et son ancien homologue arménien, Serge Sarkissian.

Les accords demandaient des mesures spécifiques pour renforcer le fragile régime de cessez-le-feu le long de la « ligne de contact » du Karabagh et de la frontière arméno-azeri. Parmi ces mesures figure le déploiement de davantage de contrôleurs de la trêve par l’OSCE. Bakou s’est montré réticent à appliquer ces garanties contre les combats meurtriers, considérant qu’ils pourraient au contraire prolonger le statu quo.

Le communiqué a cité Pachinian exprimant sa confiance au sujet de d’une « coopération productive » avec la troïka médiatrice. Il n’a donné aucun autre détail de sa rencontre avec l’américain Andrew Schofer, le Russe Igor Popov et le Français Stéphane Visconti. Andrzej Kasprzyk, chef de longue date d’une petite mission de l’OSCE chargée de surveiller le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Karabagh, était également présent lors de la réunion.

Les médiateurs ont rencontré mardi le Ministre des Affaires Étrangères arménien, Zohrab Mnatsakanian. Celui-ci a déclaré avoir tenu une discussion détaillée sur la manière de mettre fin au conflit, mais il n’a pas élaboré.

Les co-présidents du groupe de Minsk ont ​​rencontré le Ministre des Affaires Étrangères azeri Elmar Mammadyarov à Paris le 15 mai. Dans une déclaration conjointe, ils ont déclaré que M. Mammadyarov « a exprimé la volonté de l’Azerbaïdjan de reprendre les négociations le plus rapidement possible ».

Pachinian a demandé à plusieurs reprises que les représentants du Karabagh participent directement aux pourparlers de paix. S’exprimant au Parlement arménien la semaine dernière, le Premier Ministre a de nouveau affirmé qu’il n’avait pas l’autorité de « négocier au nom du peuple du Karabagh ». Mais il a déclaré en même temps qu’il était prêt à rencontrer Aliev.

Mammadyarov et d’autres officiels azeris ont clairement indiqué que Bakou ne négociera pas directement avec le « régime séparatiste » au Karabagh. Ils considèrent que le Karabagh est un territoire azeri occupé par l’Arménie.

Pachinian doit encore clarifier publiquement son point de vue sur l’accord-cadre de paix qui a été proposé par les médiateurs américains, russes et français depuis plus d’une décennie. Cet accord appelle à un règlement échelonné, qui commencerait par la libération de presque tous les districts qui étaient occupés totalement ou en partie par les forces arméniennes du Karabagh durant la guerre de 1991-1994 (ces districts sont au nombre de sept). En retour, la population du Karabagh, à prédominance arménienne, déterminerait le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un futur référendum.

Le gouvernement de Serge Sarkissian a toujours considéré que ce compromis de paix était largement acceptable pour Erevan.

Sarkissian et Aliev s’étaient engagés à relancer le processus de paix lors de leur dernière réunion en face-à-face à Genève en octobre 2017. Leurs Ministres des Affaires Étrangères respectifs ont tenu des négociations de suivi « positives » en décembre et janvier.

posté le 14 juin 2018 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
A Erevan, le chef de la diplomatie française exalte l’amitié entre la France et l’Arménie

Jean-Yves Le Drian et Zohrab Mnatsakanian.

En visite à Erevan, où il concluait le 28 mai une tournée dans le Sud Caucase, le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est félicité d’être le premier responsable étranger à visiter l’Arménie depuis qu’elle s’est dotée d’un nouveau gouvernement, à la faveur d’une « Révolution de velours » menée par Nikol Pachinian, premier ministre depuis le 8 mai.

Une manière de réaffirmer les liens privilégiés unissant la France à l’Arménie, à l’occasion d’une visite coincidant avec les cérémonies marquant le centième anniversaire de la création de la 1ere République arménienne, dans le cadre d’une tournée régionale qui l’avait conduit le 26 mai et le 27 mai respectivement en Géorgie puis en Azerbaïdjan, les deux Républiques voisines du Sud Caucase qui marquaient elles aussi le 100e anniversaire de leur création.

Appelant au renforcement des liens d’amitié déjà forts unissant l’Arménie à la France, J-Y. Le Drian n’a donc pas caché que sa visite prenait d’autant plus de sens, alors que « l’Arménie est à un tournant de son histoire”, comme le déclarera son homologue arménien nouvellement nommé Zohrab Mnatsakanian, à l’issue de leur rencontre.

“Nous saluons le sens des responsabilités exprimé par les forces politiques et le peuple d’Arménie [durant cette longue crise politique] qui ont permis l’élection d’un nouveau premier ministre [le 8 mai]”.

“Je suis très fier d’être le premier responsable étranger de haut rang à visiter la nouvelle Arménie et à rencontrer ses nouveaux dirigeants”, a déclaré le chef de la diplomatie française lors d’une conférence de presse conjointe avec Z. Mnatsakanian en ajoutant : “ La France continuera à se tenir aux côtés de l’Arménie et à l’aider à construire un Etat démocratique”.

J.Y Le Drian, qui rencontrait Nikol Pachinian un peu plus tard le même jour, a aussi réaffirmé le soutien de la France aux efforts de l’Arménie en vue de resserrer ses liens avec l’Union européenne. Il a souligné à cet égard la portée de l’accord accord signé par le précédent gouvernement avec l’UE en novembre 2017.

De son côté, Z. Mnatsakanian a souligné le caractère “privilégié” des relations franco-arméniennes. Il a précisé qu’il avait eu une “discussion productive ” avec Le Drian sur les relations bilatérales et la sécurité régionale. Cette relation privilégiée devrait s’exprimer avec force à l’occasion du 17e sommet de la Francophonie, que Erevan doit accueillir en octobre.

Les préparatifs de ce sommet étaient aussi à l’ordre du jour de la visite de J.Y. Le Drian à Erevan. Le ministre français a rappelé à cette occasion que le président français Emmanuel Macron avait prévu de se rendre en Arménie en octobre à l’occasion de ce sommet.

La France coprésidant le Groupe de Minsk de l’OSCE avec la Russie et les Etats-Unis, les deux ministres ont aussi inscrit le conflit du Haut-Karabagh à l’ordre du jour de leurs discussions. A cet égard, J.-Y. Le Drian a appelé à redoubler d’efforts en vue d’une solution négociée au conflit, en rappelant que “tant le statu quo que l’usage de la force sont inacceptables”.

“Nous réaffirmons l’engagement de l’Arménie à parvenir à une solution strictement pacifique du problème du Karabagh”, a déclaré de son côté Z. Mnatsakanian en ajoutant : “Mon collègue et moi-même avons convenu qu’un climat de paix était d’une importance majeure pour le succès » du processus de négociations. Le nouveau gouvernement arménien avait annoncé peu avant son intention de relancer le processus de paix au prix de certains compromis, non précisés, tout en réclamant le retour du Haut Karabagh à la table des négociations, ce qui a laissé l’Azerbaïdjan pour le moins sceptique, Bakou ne reconnaissant par le Karabagh comme partie du conflit.

posté le 29 mai 2018 par Gari/armenews


ARTSAKH
Le nouveau gouvernement espère trouver une solution au Karabagh très prochainement

Le nouveau gouvernement arménien s’est engagé à trouver une solution de compromis au conflit du Haut-Karabagh et espère que cela sera réalisé “très prochainement“, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian.

“Nous espérons tous qu’un règlement du Karabagh se produira très prochainement“, a t-il expliqué aux journalistes. “Mais le règlement doit refléter nos intérêts, aspirations et objectifs. De toute évidence, nous parlons d’un compromis, mais au cœur de celui-ci doit être le droit à l’autodétermination et la sécurité du peuple de l’Artsakh. “

Dans ce contexte, M. Mnatsakanian a réaffirmé la volonté d’Erevan de reprendre les pourparlers de paix avec Bakou, qui ont été interrompus par la récente élection présidentielle en Azerbaïdjan et le changement de régime en Arménie. “La tâche principale consiste maintenant à maintenir la dynamique des négociations“, a-t-il commenté. “Nous sommes prêts à nous impliquer [dans le processus de paix.]“

Mnatsakanian, qui a été nommé ministre des Affaires étrangères il y a moins de deux semaines, a déclaré qu’Erevan restait “en contact permanent“ avec les médiateurs américain, russe et français co-dirigeant du Groupe de Minsk de l’OSCE. Il a également souligné sa conversation téléphonique la semaine dernière avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et la prochaine visite en Arménie du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Au lendemain de son entrée en fonction le 8 mai, le Premier ministre Nikol Pashinian a appelé à la participation directe du Nagorno-Karabakh dans le processus de paix. Il a affirmé que l’Azerbaïdjan doit négocier directement non seulement avec l’Arménie, mais aussi avec la direction du Karabagh.

Un porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères a indiqué le 22 mai que cela n’était pas une condition préalable au renouvellement des contacts d’Erevan avec Bakou.

Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Elmar Mammadyarov a rejeté vendredi les appels de Pachinian et a exclu toute discussion entre son gouvernement et “le régime séparatiste du Karabagh“. L’insistance des nouveaux dirigeants arméniens signifierait “vouloir mettre fin au processus de paix“, a-t-il prévenu.

“J’ai dit [aux médiateurs] qu’une telle proposition est ridicule“, a révélé Mammadyarov dans un discours prononcé lors d’une conférence internationale à Bakou.

Mammadyarov a rencontré les coprésidents du groupe de Minsk à Paris le 15 mai. Les médiateurs ont déclaré avoir discuté avec lui des « modalités pour faire avancer le processus de paix ». Ils devraient se rendre à Erevan en juin.

posté le 28 mai 2018 par Claire/armenews

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