Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Yelk


ARMENIE
Des membres du HHK s’opposent à l’idée d’élections anticipées

De hauts responsables du Parti républicain (HHK) de l’ancien président Serge Sarkissian, qui détiennent la majorité des sièges au Parlement, se sont prononcés hier contre les nouvelles élections parlementaires souhaitées par le Premier ministre Nikol Pashinian et ses alliés politiques.

Pashinian a appelé à de telles élections immédiatement après que des dizaines de milliers de ses partisans manifestant dans les rues d’Erevan ont forcé Sarkissian à démissionner le 23 avril. Il a déclaré mardi qu’il s’attendait à ce qu’elles se tiennent d’ici la fin de l’année.

Cependant, Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK et vice-président du Parlement, a déclaré que tout discours sur des élections instantanées est prématuré. “Les élections législatives anticipées sont appelées en cas de crise politique, lorsque le gouvernement est confronté à des obstacles insurmontables à la mise en œuvre de ses programmes“, a commenté M. Sharmazanov.

“Nous avons dit à plusieurs reprises que nous n’allions pas entraver artificiellement le travail du gouvernement de Pachinian“, a-t-il rappelé. Il a également fait valoir que Pashinian lui-même n’est pas pressé qu’aient lieu ces élections dans les prochains mois.

Gevorg Kostanian, président d’un comité parlementaire clé représentant également le HHK, s’est aussi opposé à une dissolution anticipée de l’Assemblée nationale. “Si la situation politique est telle que les actions du gouvernement et de l’opposition visent uniquement le bien-être du pays, alors je suis profondément convaincu qu’il n’y a pas besoin de nouvelles élections“, a t-il souligné.

L’idée d’élections anticipées est soutenue non seulement par l’alliance de Pashinian Yelk mais aussi par les deux autres factions minoritaires parlementaires : le Bloc Tsaroukian et la Fédération Révolutionnaire Arménienne (Dashnaktsutyun). Les deux groupes ont reçu des postes ministériels dans le nouveau gouvernement dirigé par le leader de la protestation.

Naira Zohrabian, membre éminent du Bloc Tsaroukian, a insisté sur le fait que le Parlement actuel a perdu sa légitimité à la suite de la “révolution de velours“ démocratique. Pashinian a donc raison de soutenir la tenue d’élections cette année, selon elle.

Zohrabian a affirmé que le HHK est réticent à accepter les élections parce qu’il sait qu’il subira une défaite écrasante. “Si les deux outils principaux - ressources administratives et argent - ne sont pas utilisés, alors je pense que seuls ceux qui se considèrent comme membres idéologiques voteront pour les républicains“, a t-elle prétendu. “Nous comprenons donc tous que leur nombre sera très petit.“

Comme l’alliance Yelk de Pashinian et le Dashnaktsutyun, le bloc dirigé par l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian estime que le Parlement doit déclencher des élections anticipées après avoir amendé le code électoral arménien. Plusieurs dispositions du code ont largement contribué à la victoire du HHK aux dernières élections d’avril 2017.

Selon la Constitution arménienne, des élections générales anticipées devront être déclenchées si le Premier ministre démissionne et si le Parlement échoue à deux reprises à élire un nouveau Premier ministre ou si le programme politique du gouvernement n’est pas approuvé par la plupart des députés.

posté le 17 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Nikol Pachinian suggère que de nouvelles élections auront lieu avant la fin de l’année

Le Premier ministre, Nikol Pashinian, a suggéré mardi que les nouvelles élections parlementaires demandées par son équipe politique se tiendront en Arménie plus tard dans l’année.

Pashinian a exigé la conduite de telles élections immédiatement après que des dizaines de milliers de ses partisans manifestant dans les rues d’Erevan ont forcé son prédécesseur Serge Sarkissian à démissionner le 23 avril. Les observateurs croient que lui et ses alliés politiques les gagneraient.

Le Parti républicain d’Arménie (HHK) de Sarkissian détient la majorité des sièges au Parlement actuel. Il est donc en mesure de bloquer les projets de loi clés rédigés par le gouvernement de Pashinian.

Le Premier ministre a été interrogé par les journalistes sur la tenue de nouvelles élections alors qu’il marchait d’un bâtiment du ministère à l’autre pour présenter les nouveaux membres de son cabinet à leurs états-majors. “Nous discuterons de cela“, a-t-il lâché.

“Je pense que les élections auront lieu cette année“, a-t-il dit.

L’idée de ces élections est soutenue en principe non seulement par l’alliance de Pachinian appelée Yelk, mais aussi par les deux autres factions minoritaires parlementaires : le Bloc Tsaroukian et la Fédération Révolutionnaire Arménienne. Les deux groupes ont reçu des postes ministériels dans le nouveau gouvernement.

La position du HHK sur la question reste floue. Les hauts représentants de l’ancien parti au pouvoir ont seulement indiqué qu’il approuvera vraisemblablement le programme de politique du gouvernement de Pachinian, qui sera soumis à l’Assemblée nationale avant la fin du mois.

Pashinian semblait confiant quant à l’approbation du programme par les législateurs. Mais il a en même temps prévenu : “Je pense aussi que personne ne devrait succomber à la tentation d’interpréter à tort la situation politique“.

Selon la Constitution arménienne, des élections générales anticipées devront être déclenchées si le Premier ministre démissionne et que le Parlement échoue à deux reprises à élire un nouveau Premier ministre.

posté le 16 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Elections  Image 450  Pashinian  Politique  Yelk 


ARMENIE
Le bloc de Tsaroukian fera parti du prochain gouvernement

Le Premier ministre Nikol Pashinian a confirmé vendredi que l’alliance politique de l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian recevrait des postes ministériels dans le nouveau gouvernement arménien qu’il formera.

“Nous avons annoncé que nous allions former un gouvernement d’accord“, a rappelé M. Pashinian après avoir présidé sa première réunion de cabinet à Erevan. “Nous devons trouver les meilleures solutions en matière de personnel et le bloc de Tsaroukian sera très certainement impliqué dans le gouvernement.“

Il n’a pas donné de détails sur l’accord de partage du pouvoir imminent avec la deuxième plus grande force parlementaire de l’Arménie. Selon des articles de presse, le Bloc Tsaroukian envisage de recevoir le poste de vice-Premier ministre et quatre portefeuilles ministériels. Le magnat et ses alliés politiques n’ont pas confirmé.

Pashinian a commencé à annoncer des postes ministériels vendredi. Il a déclaré que l’actuel ministre des Situations d’urgence de l’Arménie, Davit Tonoyan, qui n’est affilié à aucun parti, deviendra ministre de la Défense.

Pashinian a remercié les membres du gouvernement sortant dans des remarques d’ouverture lors de la réunion du cabinet. “Le gouvernement se réunit pour la dernière fois dans sa composition actuelle“, a-t-il précisé. “Je vous souhaite à tous le succès. Je souhaite également le succès du nouveau gouvernement. “

S’adressant aux journalistes après la session, Pashinian a réaffirmé son intention de pousser à la tenue de nouvelles élections législatives dans une “période raisonnablement courte“. Mais il a de nouveau évité de donner des dates possibles pour un tel scrutin.

Le Bloc de Tsaroukian contrôle 31 des 105 sièges du Parlement, contre 9 sièges détenus par l’alliance de Pashinian, Yelk. On s’attend donc à ce que le nouveau Premier ministre de 42 ans compte sur Tsaroukian pour un soutien politique au moins à court terme.

Le bloc a été nominalement dans l’opposition au gouvernement de Sarkissian. Il a exprimé son soutien aux protestations antigouvernementales organisées par Pachinian après qu’elles aient rapidement pris de l’ampleur à la fin du mois dernier. Sarkissian a été forcé de démissionner le 23 avril.

Tsaroukian et les autres députés représentant son bloc ont unanimement voté pour Pachinian au poste de Premier ministre le 8 mai. Le leader de la protestation a promis de procéder à des réformes radicales qui sépareront les entreprises de la politique et mettront fin aux achats de voix en Arménie.

Pashinian a accusé dans le passé non seulement le HHK au pouvoir mais aussi le Parti de l’Arménie Prospère de Tsaroukian d’avoir recours à des pots-de-vin lors d’élections locales et nationales. Le magnat, qui est l’un des hommes les plus riches du pays, a toujours nié ces allégations.

Pashinian était le rédacteur en chef du quotidien d’Erevan « Haykakan Zhamanak ». En décembre 1999, Pashinian affirmait qu’un groupe d’hommes costauds menés par Tsaroukian avait fait irruption dans les locaux du journal pro-opposition et l’avait tabassé ainsi que ses collègues hommes. L’incident a eu lieu quelque temps après une critique publiée par “Haykakan Zhamanak“ sur les activités commerciales de Tsaroukian.

En novembre 2004, Pashinian a accusé Tsaroukian pour un incendie criminel qui a détruit sa voiture. Tsaroukian, qui était proche du président Robert Kotcharian, a nié toute implication.

posté le 14 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Nikol Pachinian nomme les premiers membres de son gouvernement

Le président Armen Sarkissian a validé vendredi la nomination des six premiers membres du nouveau gouvernement arménien choisis par le Premier ministre Nikol Pashinian.

Cinq d’entre eux sont membres et sympathisants du parti du Contrat Civil, âgés entre 28 et 38 ans. Ararat Mirzoyan sera le premier vice-Premier ministre.

Cet historien de formation est l’un des plus proches associés de Pashinian. L’homme de 38 ans a été élu au Parlement l’année dernière sous l’étiquette de l’alliance Yelk.

Un autre vice-Premier ministre nouvellement nommé est Tigran Avinian, âgé de 29 ans, qui a été porte-parole du mouvement de protestation dirigé par Pachinian, qui a renversé le précédent gouvernement arménien dirigé par Serge Sarkissian. Avinian est titulaire d’une maîtrise en finance de l’Université Queen Mary de Londres. Il a créé une société de logiciels en 2014 et l’a géré jusqu’à maintenant.

Arayik Harutiunian, membre du Contrat civil, a été nommé ministre de l’Education et de la science. Harutiunian, 38 ans, dirige un programme de maîtrise en études arabes à l’Université d’Etat d’Erevan depuis 2007. Il a été élu à l’assemblée municipale d’Erevan l’année dernière.

Une autre figure du parti, Suren Papikian, a été nommée ministre du gouvernement local. Papikian, 32 ans, travaille comme professeur d’histoire dans deux écoles d’Erevan depuis 2010.

Le plus jeune de ces nouveaux membres du gouvernement est Mkhitar Hayrapetian, 28 ans. Il sera ministre de la Diaspora.

Le poste crucial de ministre de la Défense a été confié à Davit Tonoyan, le ministre sortant des Situations d’urgence. Tonoyan, âgé de 49 ans, a été le premier vice-ministre de la Défense du pays de 2010 à 2017. Diplômé de l’Académie militaire-diplomatique russe, il a représenté l’armée arménienne au siège de l’OTAN à Bruxelles de 1998 à 2007.

Pashinian va initier d’autres nominations au cabinet dans les prochains jours. Il devrait donné quatre ou cinq portefeuilles ministériels à l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian qui s’est rangée à ses côtés dans la récente confrontation avec le gouvernement de Sarkisian.

Bien que le Parti républicain d’Arménie de Sarkissian contrôle toujours la majorité des sièges au Parlement, on s’attend à ce que le cabinet de Pashinian reçoive de facto un vote de confiance plus tard ce mois-ci ou au début du mois prochain. Le nouveau Premier ministre, qui fêtera ses 43 ans le 1er juin, a déclaré qu’il réclamerait de nouvelles élections législatives après la formation de son gouvernement. Il n’est pas encore clair quand de telles élections pourraient avoir lieu.

posté le 14 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Nikol Pachinian élu Premier ministre : retour sur un parcours inattendu

Le Parlement arménien a élu hier le Premier ministre, Nikol Pashinian, près d’un mois après le début des manifestations anti-gouvernementales qui ont conduit à la démission du leader de longue date de l’Arménie, Serge Sarkissian.

Pashinian a été soutenu par 59 des 105 membres de l’Assemblée nationale. Parmi ceux qui ont voté pour lui, on dénombre 13 députés représentant le Parti républicain (HHK) de Sarkissian. Quarante-deux autres députés affiliés au HHK ont voté contre.

Le chef du HHK, Vahram Baghdasarian, a clairement indiqué, juste avant le vote, que son parti doutait encore de la capacité de Pashinian à gouverner l’Arménie, mais qu’il l’aiderait néanmoins à devenir Premier ministre afin de restaurer la “stabilité politique“ du pays.

“M. Pashinian, vous serez élu Premier ministre. Si Dieu le veut, vous dissiperez les préoccupations persistantes dans les esprits de la faction du HHK “, a espéré Baghdasarian.

“Je serai au service des Arméniens et de la République d’Arménie“, a déclaré Pashinian immédiatement après le vote qui a déclenché des scènes de joie sur la place de la République d’Erevan où des dizaines de milliers de sympathisants se sont rassemblés pour célébrer son accession au pouvoir.

S’adressant au Parlement avant le vote, Pashinian s’est engagé à mettre en œuvre “des réformes très sérieuses“ qui démocratiseraient l’Arménie, renforceraient l’état de droit et amélioreraient radicalement le climat des affaires domestiques.

“Toutes les personnes sont égales devant la loi, point final !“ a-t-il clamé. “Il n’y aura pas de privilégiés en Arménie, point final ! Les élections ne seront pas truquées et les pots-de-vin ne seront plus distribués, point final ! Il n’y aura pas de monopoles économiques artificiels, point final ! Les droits de l’homme seront protégés, être au gouvernement ne sera pas un moyen pour gagner de l’argent, et la corruption sera anéantie, point final !“

Pashinian a précisé en même temps qu’il ne fera pas de “vendettas“ contre des membres du HHK et des gouvernements précédents.

En outre, il a de nouveau exclu des changements majeurs dans la politique étrangère arménienne. En particulier, il a réaffirmé que l’Arménie resterait membre de l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie et de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). “Nous considérons la coopération militaire avec la Russie comme un facteur important de la sécurité arménienne“, a-t-il dit, ajoutant qu’il s’efforcerait également d’approfondir les liens de l’Arménie avec l’Union européenne et les Etats-Unis.

Pashinian a réaffirmé ses plans pour pousser pour de nouvelles élections parlementaires. Mais il n’a donné aucune date possible pour la conduite de telles élections. Reste à voir si le HHK, qui continue de contrôler la majorité des sièges au Parlement, les acceptera.

L’idée de nouvelles élections est également soutenue par l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian et la Fédération révolutionnaire arménienne. Les deux groupes politiques ont soutenu les manifestations de rue dirigées par Pachinian contre la tentative de Sarkissian de pouvoir son emprise du pouvoir, qui ont commencé à Erevan le 13 avril et se sont intensifiées de façon spectaculaire dans les semaines qui ont suivi.

Sarkissian, président de l’Arménie de 2008 à 2018, a démissionné de son poste de Premier ministre le 23 avril.

Pashinian a refusé de faire la lumière sur la composition de son cabinet lorsqu’il a parlé aux journalistes quelques instants après avoir été élu Premier ministre. Il a expliqué que ses ministres seront choisis “à la suite de discussions“ avec ses alliés et d’autres groupes politiques.

Pashinian, qui aura 43 ans le 1er juin, a reçu un accueil de héros quand il s’est dirigé vers la place de la République, le lieu principal des manifestations, plus tard dans l’après-midi. “Vous avez gagné aujourd’hui“, a t-il crié à la foule en liesse scandant “Nikol !“ Et “Victoire !“

“La victoire n’est pas mon élection au poste de Premier ministre“, a t-il ajouté. “La victoire est le fait que c’est vous qui ayez décidé qui doit être Premier ministre d’Arménie.“

Cet événement, qui comprenait également des discours de deux éminents artistes soutenant le mouvement de protestation, a été suivi d’un concert en direct.

Pashinian est un ancien journaliste qui a édité le quotidien le plus vendu d’Arménie, “Haykakan Zhamanak“, de 1999 à 2012. Il a aussi une longue histoire d’activisme politique derrière lui. Il s’est présenté pour la première fois au Parlement en 2007 en tant que premier candidat d’un groupe d’opposition qui a défié le président Robert Kocharian. Le groupe appelé Impeachment n’avait remporté aucun siège.

Pashinian a ensuite joué un rôle majeur dans un vaste mouvement d’opposition lancé par l’ancien président Levon Ter-Petrosian, principal candidat de l’opposition lors d’une élection présidentielle très controversée en février 2008. Le vote entaché de graves fraudes a officialisé le transfert de pouvoir de Kotcharian à Serge Sarkissian.

Pashinian s’est caché suite à la répression meurtrière des manifestations post-électorales à Erevan les 1er et 2 mars 2008. Il s’est rendu aux autorités chargées de l’application de la loi en juillet 2009 et a ensuite été jugé et condamné à sept ans d’emprisonnement pour des charges découlant des troubles. Comme d’autres alliés de Ter-Petrosian, il a été libéré de prison en mai 2011 dans le cadre d’une amnistie générale décrétée par l’administration de Sarkissian.

Un an plus tard, Pachinian a été élu à l’Assemblée nationale sous l’étiquette du Congrès national de Ter-Petrosian (HAK). Il s’est ensuite brouillé avec l’ex-président et a créé son propre parti, Contrat Civil.

Contrat Civil et deux autres partis d’opposition, Renaissance arménienne et République, ont mis en place une alliance appelée Yelk avant les dernières élections parlementaires en Arménie en avril 2017. Yelk a remporté 9 sièges au Parlement.

Ses deux alliés ont refusé de soutenir Pashinian lorsqu’il a entreprit sa campagne visant à empêcher Sarkissian de devenir Premier ministre et d’étendre ainsi son pouvoir qui durait depuis dix ans. Ils ont prédit qu’il ne parviendrait pas à attirer de grandes foules...

Pourtant, Pashinian a entamé le 13 mars une campagne inattendue dans la deuxième plus grande ville de Gumri en Arménie. Il est retourné à Erevan à pied le 13 avril après avoir parcouru plus de 200 kilomètres à travers les régions du nord et du centre du pays.

posté le 9 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Nikol Pachinian n’a pas été élu Premier ministre

Le Parlement arménien n’a pas élu au poste de Premier ministre Nikol Pashinian, lors de son vote hier, en dépit de ses avertissements concernant la poursuite des troubles dans le pays.

Pashinian a été soutenu par seulement 45 membres de l’Assemblée nationale qui en compte 105, et ce suite à un débat long et houleux sur sa tentative de succéder à Serge Sarkissian en tant que Premier ministre. Il avait besoin d’au moins 53 votes.

Cinquante-six députés représentant le Parti républicain (HHK) de Sarkissian ont voté contre, conformément à une décision annoncée par les dirigeants du HHK peu de temps avant le vote. Les dirigeants de HHK ont déclaré au cours du débat que Pashinian n’est pas apte à gouverner le pays. Ils ont également souligné son manque d’expérience gouvernementale et ont mis en doute sa capacité à servir en tant que commandant en chef des forces armées arméniennes.

Plusieurs députés du HHK ont également souligné les dures critiques passées de Pashinian sur l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie et à l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Ils ont affirmé que l’Arménie pourrait se retrouver en désaccord avec la Russie s’il était au pouvoir.

Vahram Baghdasarian, chef parlementaire du HHK, a affirmé que le mandat de Pashinian serait lourd de « conséquences destructrices » et de « dangers fatidiques » pour le pays. Il a également déclaré que la démission de Sarkissian le 23 avril était une réponse suffisante aux protestations de rue massives lancées par Pashinian.

“J’espérais entendre un discours conceptuel d’un candidat au poste de Premier ministre, mais j’ai assisté à un discours qui ne faisait que flatter les oreilles des gens et ne reposait pas sur un programme“, a regretté Edouard Sharmazanov, vice-président du Parlement. “M. Pashinian, vous ne m’avez pas convaincu. Je ne vous vois pas en tant que commandant en chef. “

Pashinian a essayé en vain de gagner à sa cause au moins quelques membres de la majorité de HHK quand il a donné deux fois des discours au Parlement et a répondu aux questions d’une quinzaine de députés. En fin de compte, seul un député HHK, Felix Tsolakian, a voté pour lui.

Les députés pro-Pashinian étaient des députés affiliés à l’alliance d’opposition Yelk, au bloc de Gagik Tsarukian et à la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun). Un des sept députés de Dashnaktsutyun, Aghvan Vartanian, a refusé de soutenir le candidat de l’opposition, défiant la décision prise par son parti. Vartanian a déclaré qu’il était prêt à démissionner du Parlement en conséquence.

Pashinian a averti avant le vote que l’incapacité du Parlement à le choisir comme Premier ministre signifierait que le parti au pouvoir s’est “détruit immédiatement et irréversiblement.“ Il a également dit que la pleine victoire de son mouvement populaire est inévitable.

“Une force déclarant une guerre à son propre peuple ne peut pas exister et ce que nous voyons n’est pas le HHK ou sa faction parlementaire mais un fantôme“, a-t-il commenté. Il a fermement condamné les allégations de HHK selon lesquelles son poste de Premier ministre nuirait aux relations russo-arméniennes et augmenterait le risque d’une guerre avec l’Azerbaïdjan.

Le résultat du vote du Parlement signifie que l’Assemblée nationale devra se réunir à nouveau le 8 mai pour un autre débat sur le prochain Premier ministre. Selon la Constitution arménienne, la législature sera automatiquement dissoute et de nouvelles élections seront déclenchées si elle ne choisit pas de nouveau le Premier ministre.

Le vote a eu lieu alors que des dizaines de milliers de partisans pro-Pashinian se sont rassemblés à nouveau sur la place de la République d’Erevan. Le chef de l’opposition s’est adressé à eux plus tard dans la soirée, qualifiant le HHK de « cadavre politique » et déclarant que de nouvelles négociations avec le parti au pouvoir ne pouvaient porter que sur ses « funérailles politiques ».

“Nous devons aller de l’avant pour libérer même les plus endroits les reculés de notre patrie“, a-t-il lancé. “Il n’y a pas de force en Arménie qui puisse résister.“

Pashinian a exhorté ses partisans à bloquer à nouveau les rues et les routes à travers le pays à partir de mercredi matin. Il a également appelé à une grève générale et un boycott des classes universitaires et scolaires.

posté le 2 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200