Nouvelles d'Arménie
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Pashinian


GEOPOLITIQUE
Erevan travaille à obtenir plus d’aides de la part de l’Union Européenne

Mardi, un porte-parole de Nikol Pachinian a déclaré que le gouvernement arménien fera bientôt des propositions détaillées visant à convaincre l’Union Européenne d’augmenter de manière significative son aide économique à l’Arménie.

Pachinian a critiqué l’UE pour ne pas avoir promis d’aide supplémentaire à Erevan à la fin d’une visite de deux jours à Bruxelles la semaine dernière. Le chef de la délégation de l’UE en Arménie, Piotr Switalski, a répondu lundi que le gouvernement arménien devait d’abord proposer des projets de réformes spécifiques nécessitant un financement de l’UE.

Le secrétaire de presse de Pachinian, Arman Yeghoyan, a déclaré que le gouvernement travaille actuellement sur de tels projets.

« Ces propositions sont en cours d’élaboration et je peux dire qu’elles porteront principalement sur le développement des infrastructures publiques et des réformes institutionnelles du pays. », a-t-il ajouté.

Yeghoyan n’a pas précisé le montant de l’aide supplémentaire qui sera demandée. « Nous parlons d’une somme assez conséquente, mais je ne peux pas donner de chiffre concret », a-t-il déclaré.

Stepan Grigorian, un analyste politique, a affirmé que le gouvernement de Pachinian chercherait jusqu’à 1 milliard d’euros (1,17 milliard de dollars) de financement de la part de l’UE.

L’UE a promis l’année dernière de fournir jusqu’à 160 millions d’euros (185 millions de dollars) d’aide supplémentaire à l’Arménie au cours des trois prochaines années, conformément à l’accord de partenariat élargi signé avec le précédent gouvernement arménien.

M. Switalski a annoncé qu’un haut fonctionnaire de la Commission Européenne, l’organe exécutif de l’UE, se rendra à Erevan cette semaine pour discuter avec les dirigeants arméniens de leurs « attentes et besoins ». « Cette discussion devra être très concrète ».

Stepan Safarian, un autre analyste pro-occidental, était très sceptique quant à la capacité de l’Arménie à attirer une aide aussi importante de l’UE sans changer son orientation géopolitique. « Il n’est pas réaliste de s’attendre à une aide de la même ampleur que ce que l’UE fournit à la Géorgie, à la Moldavie et à l’Ukraine en échange de leur européanisation complète », a-t-il déclaré. « L’Arménie ne doit pas avoir de telles attentes. »

Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Pachinian a à plusieurs reprises exclu un changement de l’orientation géopolitique de son pays. Tout en exprimant son soutien à des liens plus étroits avec l’UE et les États-Unis, il s’est engagé à rester principalement allié à la Russie.

posté le 18 juillet 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
Pachinian a rencontré Ter-Petrosian

Le Premier Ministre Nikol Pachinian et l’ancien Président Levon Ter-Petrosian, se sont rencontrés pour la première fois depuis des années pour discuter des enjeux arméniens actuels.

Dans un communiqué publié mardi sur sa page Facebook, le gouvernement arménien a indiqué que la réunion avait eu lieu lundi dans la résidence de Pachinian à Erevan.

« Le Premier Président [Ter-Petrosian] a exprimé son point de vue sur les moyens de surmonter un certain nombre de défis auxquels l’Arménie est confrontée », a-t-il ajouté. « Les questions relatives à la politique étrangère et au conflit du Haut-Karabagh ont été discutées. »

« La réunion s’est déroulée à l’initiative de Levon Ter-Petrosian », a-t-il précisé.

Pachinian a joué un rôle important dans le vaste mouvement d’opposition de Ter-Petrosian, qui a presque ramené ce dernier au pouvoir lors des élections présidentielles controversées tenues en février 2008. À l’époque, Pachinian était l’un des orateurs les plus influents des rassemblements anti-gouvernementaux de l’ancien Président. Il a passé environ deux ans en prison sur des accusations découlant d’une répression post-électorale du gouvernement.

Pashinian s’est brouillé avec Ter-Petrosian après avoir été libéré de prison en 2011. En conséquence, sa relation avec le parti d’opposition du Congrès National Arménien (HAK) de Ter-Petrosian est devenue très tendue. Pas plus tard qu’en février, le Vice-Président du HAK, Levon Zurabian, s’est moqué des plans de Pachinian visant à empêcher le Président Serge Sarkissian de prolonger son mandat de dix ans.

Malgré tout, le HAK a exprimé son soutien au mouvement dirigé par Pachinian lorsqu’il a pris de l’ampleur à la mi-avril. Il a également exigé la libération immédiate de Pashinian suite à son arrestation le 22 avril, la veille de la démission de Sarkissian.

Ter-Petrosian, 73 ans, a publié différentes déclarations écrites au moment des manifestations qui ont pratiquement paralysé le pays fin avril et début mai. Le 8 mai, la veille du jour où Pachinian a été élu Premier Ministre, il a mis en garde les dirigeant du mouvement de contestation contre les « mesures anticonstitutionnelles ».

Mais le 17 mai, Ter-Petrosian, Premier Président de l’Arménie de 1991 à 1998, a exprimé sa profonde inquiétude concernant les fermetures de rues, les blocus de bâtiments gouvernementaux, les grèves et autres actions perturbatrices qui ont continué après le changement radical de régime. Il a annoncé qu’ils pourraient aider le Parti Républicain de Sarkissian (HHK) à « saboter » le travail du nouveau gouvernement.

posté le 18 juillet 2018 par Claire/armenews


POLITIQUE
Le gouvernement reste vague au sujet de la date des élections

Vendredi, le Premier Vice-Premier Ministre Ararat Mirzoyan a de nouveau refusé de préciser quand le nouveau gouvernement arménien espère organiser les élections législatives anticipées, jugées vitales pour son avenir politique.

Le Premier Ministre Nikol Pachinian a appelé à de telles élections dès son accession au pouvoir en mai. Il avait annoncé qu’elles pourraient avoir lieu avant la fin de l’année. Cependant, le programme politique de son gouvernement - approuvé par le parlement arménien le mois dernier - indique que les sondages devraient avoir lieu dans un an au plus tard.

Mirzoyan a cité ce programme après avoir rencontré les membres d’un groupe parlementaire ad hoc qui tente de rédiger des amendements majeurs au Code Électoral. Lors de cette réunion, un membre du groupe, Sergey Bagratian, a demandé quand les élections pourraient être tenues de manière réaliste si le Code était modifié en septembre.

« Nous devons analyser et discuter ensemble », a répondu le Vice-Premier Ministre, en restant vague. « Le gouvernement n’a pas une position qu’il tente d’imposer aux autres forces politiques. »

L’alliance Yelk et les deux autres forces parlementaires représentées dans le gouvernement, le Bloc Tsarukian et la Fédération Révolutionnaire Arménienne (Dashnaktsutyun), contrôlent ensemble moins de la moitié des sièges de l’Assemblée Nationale. Le Parti Républicain de l’ancien président, Serge Sarkissian, est toujours la plus grande faction, même après avoir perdu sa majorité parlementaire le mois dernier après une série de démissions.

Les modifications à la législation électorale arménienne sont en train d’être rédigées non seulement par les législateurs, mais aussi par un groupe de travail gouvernemental dirigé par Mirzoyan. Ce dernier a exprimé l’espoir qu’ils parviendraient à un consensus. « Idéalement, nous devrions avoir un seul projet qui mette tout le monde d’accord », a-t-il déclaré.

Yelk, le Bloc Tsarukian et Dashnaktsutyun sont largement en accord concernant les changements à apporter au Code Électoral. En particulier, ils veulent s’assurer que les Arméniens votent uniquement pour les partis et les coalitions politiques, plutôt que pour des candidats individuels qui se présentent dans des circonscriptions nationales. Ils considèrent que le HHK a injustement profité du système électoral existant lors des élections générales de l’année dernière.

Le Parti Républicain reste opposé à l’abolition des élections individuelles.

posté le 16 juillet 2018 par Claire/armenews

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POLITIQUE
Hovannisian met fin à l’alliance ORO

Le leader du parti Héritage, Raffi Hovannisian, a confirmé vendredi la fin de son alliance politique avec l’ancien Ministre des Affaires Étrangères, Vartan Oskanian, et l’ancien Ministre de la Défense, Seyran Ohanian.

Il a déclaré que l’alliance ORO n’existe plus car de « nouvelles solutions » sont nécessaires pour répondre à la nouvelle situation politique en Arménie.

Hovannisian, Oskanian et Ohanian se sont associés avant les élections législatives d’avril 2017. Les trois hommes ont vivement critiqué l’administration de Serge Sarkissian pendant la campagne électorale.

ORO n’a pas réussi à obtenir de sièges au parlement arménien, avec un score officiel de 2% des voix. Le bloc d’opposition a rejeté ces résultats, les considérant frauduleux, mais n’a pas organisé de manifestations post-électorales.

M. Hovannisian a déclaré qu’il avait proposé au Premier Ministre Nikol Pachinian de former une alliance avec Zharangutyun, ainsi qu’avec d’autres forces politiques ayant soutenu la « révolution de velours », afin de se présenter conjointement aux élections législatives anticipées, prévues pour le printemps prochain.

« C’est ma proposition », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Le Premier Ministre Pachinian et son parti doivent peser le pour et le contre. »

Hovannisian a déclaré que si Pachinian rejette la proposition, Zharangutyun se joindrait à d’autres groupes ou ferait cavalier seul. Il n’a pas nommé d’autres alliés potentiels pour son parti.

Contrat Civil - le parti très populaire du Premier Ministre, - fait partie de l’Alliance Yelk, qui a terminé troisième aux élections de 2017. Pachinian et d’autres membres du Contrat Civil affirment ne pas avoir encore décidé si leur parti se maintiendra au sein de l’Alliance Yelk ou participera seul aux prochaines élections. Ils n’ont pas commenté la possibilité de faire équipe avec d’autres mouvements.

Pachinian a refusé de faire alliance avec une coalition de groupes d’opposition plus radicaux, notamment Zharangutyun, lorsqu’il a lancé en mars les manifestations de rue qui ont conduit à la démission de Sarkissian. Il a expliqué ce refus par leur réticence à renoncer publiquement à des méthodes de lutte politique violentes.

Le groupe, dirigé par Zharangutyun, a organisé en mars plusieurs rassemblements contre Sarkissian, auxquels ont assisté quelques centaines de personnes. Pachinian a attiré des foules beaucoup plus importantes au cours de sa campagne réussie pour un changement de régime.

posté le 16 juillet 2018 par Claire/armenews

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ÉCONOMIE
Les États-Unis espèrent un audit impartial du projet minier

Commentant la situation bloquée à Amulsar, l’ambassadeur des Etats-Unis en Arménie, Richard Mills, a déclaré : « Nous sommes heureux que le gouvernement mène un audit environnemental du projet Amulsar de Lydian, qui a été demandé par les personnes concernées par l’impact environnemental du projet. Cela doit devenir la norme pour de tels projets. »

« Nous espérons que cela se fera en stricte conformité avec la loi, en engageant une expertise professionnelle et impartiale. Nous nous attendons également à ce que ces audits soient appliqués unilatéralement dans le secteur minier », a ajouté M. Mills.

Pachinian a promis à la fin du mois de mai des inspections approfondies de « toutes les mines de métaux » visant à vérifier et à s’assurer de leur conformité aux normes de protection environnementales, ainsi qu’à leurs obligations fiscales. Il a confié cette tâche à Arthur Grigorian, le nouveau directeur d’une agence gouvernementale de protection de l’environnement.

Grigorian est un écologiste renommé qui milite depuis des années contre le projet Amulsar. Il a déclaré le mois dernier que Lydian sera la première entreprise à être auditée par un groupe de travail formé par ses soins.

Le groupe comprend des représentants de divers ministères du gouvernement arménien, des représentants de Lydian ainsi que des militants non gouvernementaux fortement opposés à l’extraction d’or à Amulsar. Il devra soumettre des recommandations au gouvernement de Pachinian avant la fin du mois d’août.

Pachinian a déclaré le 6 juillet que les décisions du gouvernement concernant Amulsar doivent être basées sur « des faits plutôt que des émotions. »

Lydian, qui prétend avoir déjà investi plus de 300 millions de dollars dans Amulsar, n’exclut pas la possibilité d’une action en droit internationale contre l’Etat arménien, qui lui avait accordé des droits exclusifs pour y extraire de l’or. Lydian annonce avoir déjà perdu au moins 14 millions de dollars en raison de la perturbation continue de ses opérations.

Les groupes de protection de l’environnement affirment que le projet Amulsar, s’il est mis en œuvre, contaminera l’air, l’eau et le sol de la région. Ils soulignent également la proximité du site de Jermuk, la station thermale la plus populaire du pays.

Lydian maintient qu’elle utilisera une technologie de pointe pour éviter tout dommage à l’écosystème local. La société est enregistrée dans un paradis fiscal britannique, mais son siège social est situé dans l’État américain du Colorado. Ses actionnaires comprennent des fonds d’investissement américains, canadiens et européens ainsi que la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD).

Le projet minier a été soutenu par les gouvernements américain et britannique. Mills a exprimé sa confiance en 2016 que Lydian « continuera à servir d’exemple d’exploitation minière responsable, opérant de manière transparente conformément aux normes environnementales et sociales internationales ».

« L’exploitation minière en Arménie est une opportunité pour diversifier l’économie nationale et augmenter le nombre d’emplois bien rémunérés, mais seulement si les opérations minières sont menées selon les normes internationales les plus élevées pour protéger l’environnement », a déclaré mercredi l’ambassadeur américain.

Mills n’a pas précisé si la décision éventuelle du gouvernement de révoquer la licence d’exploitation de Lydian pourrait nuire aux relations d’affaires américano-arméniennes et effrayer d’autres investisseurs étrangers.

Lydian a promis d’investir plus de 400 millions de dollars dans ce qui serait l’un des plus grands projets d’affaires dans l’histoire de l’Arménie. Il a déclaré qu’il prévoyait extraire environ 250 millions de dollars d’or et payer 50 millions de dollars en impôts chaque année.

Les exportations totales de l’Arménie s’élevaient à 2,2 milliards de dollars en 2017, selon les statistiques officielles. Les métaux non ferreux et les concentrés de minerai représentaient environ la moitié de ces exportations.

posté le 12 juillet 2018 par Claire/armenews

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GÉOPOLITIQUE
Pachinian rencontre le Président français lors de son premier voyage en Europe

Mercredi, le Premier Ministre Nikol Pachinian a souligné le caractère « privilégié » de la relation de l’Arménie avec la France, lors de sa rencontre à Bruxelles avec le Président français Emmanuel Macron.

Réunis par leurs ministres des Affaires étrangères, les deux hommes se sont entretenus en marge d’un sommet de l’OTAN dans la capitale belge. Pachinian devait assister à une session du sommet axée sur la mission en cours dirigée par l’OTAN en Afghanistan. Le contingent militaire multinational qui y est déployé comprend environ 130 soldats arméniens.

Macron et Pachinian ont échangé des salutations chaleureuses en anglais au début de la réunion, tenue au siège de l’OTAN à Bruxelles. On pouvait entendre le président français affirmer devant les caméras de télévision qu’il était « très heureux de voir » le Premier Ministre arménien.

Une déclaration du gouvernement arménien a cité Pachinian comme annonçant que « l’Arménie apprécie énormément ses relations privilégiées avec la France, fondées sur l’amitié traditionnelle et le respect mutuel des deux peuples ».

Pour sa part, Macron aurait annoncé que la France était prête à approfondir ses liens économiques et politiques avec l’Arménie. Il a également déclaré qu’il avait hâte de faire sa visite d’État à Erevan en octobre.

La visite coïncidera avec le sommet de la Francophonie, un regroupement de plus de 70 pays principalement francophones, qui se tiendra dans la capitale arménienne.

Le Ministre français des Affaires Étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu à Erevan fin mai pour discuter avec le nouveau gouvernement arménien des préparatifs du sommet. Le Drian a souligné le fait qu’il était le premier haut fonctionnaire étranger à visiter l’Etat du Caucase du Sud depuis l’accession au pouvoir de Pachinian plus tôt en mai.

Macron fut également le premier dirigeant occidental à rencontrer Pachinian lors de son premier voyage en Europe en tant que Premier Ministre.

posté le 12 juillet 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



JUSTICE
Le gouvernement propose un premier bilan de la lutte contre la fraude fiscale

Mardi, le Premier Ministre arménien Nikol Pachinian a déclaré que son gouvernement avait recouvré plus de 20 milliards de drams (42 millions de dollars) d’impôts impayés en moins de deux mois.

Pachinian a attribué cela à une « lutte continue contre la corruption, les abus et l’économie parallèle ». « C’est un indicateur très important, et je pense que nous devons poursuivre nos efforts dans cette direction », a-t-il ajouté lors d’une réunion hebdomadaire à Erevan.

Davit Ananian, le chef du Comité des Recettes d’État (CRE), a précisé que la somme - équivalente à près de 1,8% des recettes fiscales de l’Arménie pour 2017 - a été collectée auprès de 73 entreprises accusées d’évasion fiscale. Les enquêtes ont été menées non seulement par le CRE, mais aussi par le Service National de Sécurité (SNS) et la police, a-t-il précisé.

M. Ananian a pris l’exemple d’une affaire de fraude fiscale portée contre une société de courtage en douane liée à son prédécesseur, Vartan Harutiunian.

Le SNS a déclaré fin mai que la société Norfolk Consulting avait évité 7 millions de dollars de taxes depuis sa création l’été dernier et obtenu des droits exclusifs pour traiter les importations en provenance de Chine, des Emirats Arabes Unis et de Turquie. Le Directeur Exécutif de Norfolk, Armen Unanian, et deux chefs comptables ont été arrêtés depuis. Ils ont tous été libérés une semaine plus tard, lorsqu’Unanian a accepté de transférer les impôts non payés à l’état.

À la mi-juin, le CRE a accusé deux autres sociétés de courtage en douane d’avoir évité plus de 2 milliards de drams de taxes.

Les principaux supermarchés alimentaires d’Arménie ont également été des cibles majeures de la répression contre l’évasion fiscale annoncée par le nouveau gouvernement. Ils ont accepté de payer de lourdes amendes, même s’ils ont insisté avoir respecté les règles d’imposition établies par le gouvernement précédent.

Ananian a promis une répression plus sévère contre les entreprises et les particuliers qui sous-estiment leurs revenus lorsqu’il a été nommé à la tête de la CRE à la fin du mois de mai. Il a déclaré que les recettes fiscales du gouvernement seraient « sensiblement plus élevées que prévu » cette année. Elles ont augmenté de plus de 7% en 2017.

Pachinian a déclaré mardi que les impôts impayés réclamés par les autorités seront ajoutés au budget 2018 du pays. En particulier, a-t-il expliqué, le gouvernement allouera 10 milliards de drams (21 millions de dollars) en subventions supplémentaires aux communautés pauvres en dehors d’Erevan.

Le Premier Ministre a également souligné : « Ce chiffre [42 millions de dollars] n’inclut pas les cas d’enrichissement illégal et de détournement de fonds, ni les affaires impliquant d’autres pratiques de corruption, qui sont également extrêmement répandues. Ce processus va certainement continuer, et nous allons récupérer des sommes très importantes et inverser les dommages infligés à l’Etat. »

À ce jour, les affaires les plus médiatisés « d’enrichissement illégal » impliquent l’ancien garde du corps et le frère de Serge Sarkissian, l’ancien président arménien.

posté le 11 juillet 2018 par Claire/armenews

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POLITIQUE
Les alliés de Pashinian souhaitent de nouvelles élections à Erevan

Mardi, un haut représentant du parti du Premier Ministre, Alliance Yelk, a appelé à la tenue de nouvelles élections municipales à Erevan, suite à la démission du maire Taron Markarian.

Markarian, qui est un membre important du Parti Républicain (HHK) de l’ancien président Serge Sarkissian, a démissionné lundi après des semaines de pressions de la part de Pachinian et de ses alliés.

Selon la loi arménienne, le conseil municipal d’Erevan doit élire un nouveau maire dans un délais d’un mois. Ne pas le faire donnerait au gouvernement le droit d’organiser des élections anticipées dans la capitale.

Les représentants du HHK, qui détient 46 sièges au conseil de 63 membres, ont refusé d’annoncer s’ils comptaient nommer un candidat à la mairie. Un conseiller de Yelk, Davit Khazhakian, est convaincu que l’ancien parti au pouvoir ne le fera pas.

« Il est évident qu’il doit y avoir des élections anticipées du conseil municipal », a déclaré Khazhakian. « Le vote devrait avoir lieu en septembre », a-t-il précisé.

Yelk, qui contrôle 14 sièges au conseil, se compose de trois partis politiques qui étaient en opposition à l’ancien gouvernement arménien. L’un d’entre eux, Contrat Civil, est dirigé par Pachinian.

Selon les mots de Khazhakian, on ne sait pas encore si les trois partis composant Yelk proposeront une candidature jointe, ou 3 candidatures distinctes. « Je pense que de telles discussions auront lieu très bientôt », a ajouté Khazhakian.

Yelk a terminé deuxième lors des dernières élections tenues à Erevan en mai 2017. Le parti a affirmé que le HHK les avait gagnés grâce à des techniques d’achat de votes et d’abus de ressources administratives. Le parti de Sarkissian nie ces accusaitions.

posté le 11 juillet 2018 par Claire/armenews


JUSTICE
Un deuxième général de l’armée questionné dans le cadre de l’enquête sur les troubles de 2008

L’ancien Général de l’armée arménienne, actuellement à la tête de l’Organisation du Traité de Sécurité collective (OTSC) dirigé par la Russie, a été convoqué à Erevan pour être interrogé sur les violences post-électorales de 2008.

Le Service d’Enquête Spécial (SES) a déclaré mardi que Yuri Khachaturov sera interrogé en tant que « témoin » dans le cadre de la longue enquête sur les troubles meurtriers de la capitale. Un porte-parole du SES a déclaré que l’ancien Général s’est engagé à arriver à Erevan et de répondre aux questions des enquêteurs avant la fin du mois.

Les questions tourneront probablement autour de l’implication présumée de l’armée arménienne dans la répression de mars 2008, contre les partisans de l’opposition qui ont manifesté à Erevan à la suite d’une élection présidentielle contestée. Puis le président Robert Kocharian a déclaré l’état d’urgence et a ordonné à des unités de l’armée d’entrer dans la capitale, au milieu d’affrontements violents entre les forces de sécurité et les manifestants. Huit manifestants et deux policiers sont décédés.

Le Premier Ministre Nikol Pachinian, qui a été l’un des principaux orateurs lors des manifestations de 2008, a demandé au SES de finalement résoudre les massacres peu de temps après son arrivée au pouvoir.

La semaine dernière, l’organe chargé de l’application des lois a lancé un mandat d’arrêt contre le général à la retraite Mikael Harutiunian, qui était ministre de la Défense lors des troubles de 2008. Il a accusé Harutiunian d’avoir utilisé illégalement les forces armées contre les manifestants, estimant que cela équivalait à un « renversement de l’ordre constitutionnel ».

Khachaturov, 65 ans, a servi comme chef d’état-major dans l’armée de 2008 à 2016. La Russie, l’Arménie et quatre autres États de l’ex-Union soviétique, membres de l’OTSC, l’ont nommé secrétaire général du pacte de défense dirigé par la Russie en avril 2017.

posté le 11 juillet 2018 par Claire/armenews

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