Nouvelles d'Arménie
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Hollande


PAYS-BAS
Les jeunes Arméniens ont manifesté à La Haye (Pays-Bas) pour le 30ième anniversaire des crimes de Soumgaït

Des dizaines de jeunes Arméniens ont manifesté devant le Palais de la Paix à La Haye (Pays-Bas) à l’occasion du 30ième anniversaire des massacres anti-arméniens de Soumgaït (Azerbaïdjan) organisés du 26 au 29 février 1988 contre la population civile arménienne de la ville. Les jeunes manifestants Arméniens scandaient « Azéris agresseurs », « Nous désirons la paix », « Défense du peuple de l’Artsakh » en anglais et néerlandais. La manifestation se dirigea vers l’ambassade d’Azerbaïdjan à La Haye. Mato Hakhverdyan le président de la « Fédération des organisations et associations arméniennes des Pays-Bas » a dans une déclaration -en arménien- accusé l’Azerbaïdjan de ses crimes commis il y a 30 ans envers la population arménienne de Soumgaït. « Des crimes qui continuent encore de nos jours » dit-il. Il a appelé l’opinion internationale ainsi que les autorités hollandaises à condamner ces crimes de 1988 et de reconnaitre l’Artsakh. Le comité de la Cause arménienne (Hay Tad) des Pays-Bas et de l’association de la jeunesse arménienne de la FRA Tachnaktsoutioun « Karékine Njdeh » participaient à la manifestation.

Krikor Amirzayan

posté le 28 février 2018 par Krikor Amirzayan/armenews


PAYS-BAS
Les députés néerlandais prêts à reconnaître le génocide arménien

 La Haye, (AFP) - Les députés néerlandais devraient adopter jeudi une motion reconnaissant officiellement en tant que “génocide“ les massacres perpétrés en 1915 en Arménie, à l’issue d’un vote qui devrait faire monter d’un cran les tensions avec la Turquie.

 L’Union chrétienne (CU), parti conservateur membre du gouvernement du Premier ministre libéral Mark Rutte, “proposera deux motions devant la chambre basse du parlement avec le soutien des partis de la coalition“, a annoncé le député Joel Voordewind (CU).

 La première propose “que le parlement parle du génocide arménien dans des termes clairs“, a expliqué M. Voordewind à l’AFP. La seconde demandera au gouvernement “d’envoyer un représentant à Erevan le 24 avril pour la commémoration du génocide arménien, et ensuite une fois tous les cinq ans“, a-t-il ajouté.

 Les Arméniens estiment qu’un million et demi des leurs ont été tués de manière systématique à la fin de l’Empire ottoman entre 1915 et 1917. Nombre d’historiens et plus de vingt pays, dont la France, l’Italie et la Russie, ont reconnu qu’il y avait eu un génocide.

 La Turquie reconnaît que jusqu’à 500.000 Arméniens sont morts pendant des combats et leur déportation forcée vers la Syrie ou le Liban, alors provinces ottomanes, mais réfute toute volonté d’extermination.

 “Durant des années, la politique officielle du gouvernement néerlandais a été de ne pas parler de +génocide arménien+ mais bien de +la question du génocide arménien+“, notamment pour garder de bonnes relations avec Ankara, a expliqué à l’AFP Erik-Jan Zürcher, professeur en études turques à l’Université de Leiden (ouest).

 M. Zürcher s’attend toutefois à ce que “le gouvernement néerlandais (...) continue de dire que cela reste quelque chose qui doit être réglé entre Ankara et Erevan“, malgré les grandes chances pour que la motion soit adoptée jeudi.  Les relations bilatérales sont au plus bas depuis que les Pays-Bas ont annoncé début février le retrait de leur ambassadeur à Ankara et leur refus d’accueillir un représentant turc sur leur sol.

 Le gouvernement néerlandais avait empêché en mars 2017 deux ministres turcs de s’exprimer lors d’un meeting organisé pour la communauté turque à Rotterdam à l’occasion de la campagne du référendum sur le renforcement des pouvoirs présidentiels.

AFP

posté le 22 février 2018 par Ara/armenews

Photo : Markus Bernet



HOLLANDE/TURQUIE
La Haye retire son ambassadeur en Turquie

La Haye, 5 fév 2018 (AFP) - Les Pays-Bas ont annoncé lundi le retrait de leur ambassadeur à Ankara, refroidissant davantage les relations entre les deux pays au plus bas après que La Haye a refoulé l’an dernier deux ministres turcs du sol néerlandais.

Depuis, malgré des discussions, “nous ne sommes pas parvenus à trouver un accord sur la manière dont la normalisation devrait avoir lieu“, a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères Halbe Zijlstra dans un communiqué.

Le gouvernement néerlandais a par conséquent “décidé officiellement de retirer l’ambassadeur des Pays-Bas à Ankara, qui n’a plus accès à la Turquie depuis mars 2017“, a poursuivi le ministère.

Réciproquement, “tant que les Pays-Bas n’ont pas d’ambassadeur en Turquie, les Pays-Bas n’accorderont pas d’autorisation pour l’entrée en fonction d’un nouvel ambassadeur turc aux Pays-Bas“, ont affirmé les autorités.

Les relations entre les deux pays s’étaient envenimées après l’interdiction faite en mars 2017 à l’avion du ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu de se poser sur le sol néerlandais.

Le chef de la diplomatie turque devait s’exprimer en faveur du président Recep Tayyip Erdogan lors d’un meeting organisé pour la communauté turque à Rotterdam à l’occasion de la campagne du référendum sur le renforcement des pouvoirs présidentiels.

En réaction à cette interdiction, la ministre turque de la Famille Fatma Betül Sayan Kaya avait, quelques heures plus tard, rejoint Rotterdam en voiture depuis l’Allemagne.

Des émeutes avaient éclaté alors qu’elle avait été bloquée à quelques mètres du consulat avant d’être raccompagnée à la frontière allemande par les autorités néerlandaises.

Environ un millier de manifestants avaient été dispersés par la police. La Turquie avait ensuite exigé des excuses de la part du Premier ministre Mark Rutte pour le traitement réservé à sa ministre de la Famille et refusé le retour de l’ambassadeur néerlandais qui était hors du pays.

posté le 5 février 2018 par Ara/armenews