Nouvelles d'Arménie
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Iran


ROBERT AYDABIRIAN
Le retrait des Etats-Unis de l’accord international avec l’Iran et ses effets colatéraux


Retrait des Etats-Unis de l’accord international avec l’Iran.
Effets collatéraux sur la France, l’Europe et l’Arménie.

La remise en question par Donald Trump de l’accord international sur la dénucléari- sation de l’Iran, les sanctions envers les entreprises européennes qui continue- raient à commercer avec la République Islamique, plus la montée des taxes sur l’importation d’acier et de véhicules européens aux Etats-Unis, provoquent des ré- actions diplomatiques et des ripostes commerciales. Elles conduiront à minima à une crise de confiance avec ses alliés, au pire à de nouveaux conflits militaires au Proche-orient.

En attendant, les entreprises françaises sont forcées de se soumettre au diktat américain pour éviter de colossales sanctions financières. Engagés en Iran depuis 2015, Total, Renault, PSA et quelques 150 entreprises sont amenées à renoncer à leurs propres accords. Pourtant en 3 ans le commerce des Européens avec l’Iran avait triplé pour atteindre 20 Milliards d’euros alors que les entreprises américaines se limitaient à 180 Millions de $.

L’Iran et ses 80M d’habitants ont un immense besoin de modernisation (avions, au- tos, équipements pétroliers, machines-outils, etc) afin de commencer à rattraper le retard cumulé depuis la chute du Shah. Héritier de la grande civilisation persane, ce pays à haut niveau culturel, reste tolérant envers ses minorités, et possède en son sein une jeunesse éduquée, à majorité féminine, de plus en plus impatiente. Comme en Arménie, celle-ci entend se débarrasser des cicatrices du passé mais aussi des forces rétrogrades qui la bloque depuis 40 ans.

Aux erreurs géostratégiques américaines d’hier, M.Trump rajoute une politique pro- tectionniste qui risque à son tour d’attiser les cendres des guerres catastrophiques du Moyen-Orient. Car l’Iran est de fait devenu la cible d’autocrates belliqueux comme Ilham Aliyev. Celui-ci se prépare à participer au démantèlement de la Ré- publique iranienne. Il entretient le fantasme d’un “Grand-Azerbaïdjan“ réunifiant 30M de personnes sur les terres du Caucase et de la région nord-est de l’Iran. Aliyev justifie ses dépenses militaires, et ses commissions personnelles colossales, par une ambition territoriale démesurée allant bien au-delà des 3 000 km2 de l’Artsakh.

Par contraste, l’Arménie et ses nouveaux dirigeants travaillent sérieusement leur diplomatie économique avec toutes les parties prenantes : Bruxelles, Moscou, Té- héran. La voie diplomatique est étroite, mais elle leur offre la possibilité de jouer un rôle important de médiateur : amener États-unis, Russie et Iran au dialogue et à l’apaisement, tout en développant les relations personnelles et économiques indis- pensables à l’Arménie et au renforcement de sa propre souveraineté nationale.

Robert Aydabirian

Paris le 27 juin 2018

posté le 28 juin 2018 par Ara/armenews


GEOPOLITIQUE
L’Union Européenne se félicite du soutien arménien à l’accord sur le nucléaire iranien

L’Union Européenne a félicité l’Arménie d’avoir soutenu ses efforts pour sauver l’accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien malgré le retrait des États-Unis.

Cette question figurait à l’ordre du jour de la première réunion du Conseil de Partenariat Union Européenne - Arménie qui s’est tenue jeudi à Bruxelles. La réunion était co-présidée par Federica Mogherini, chef de la politique étrangère de l’UE, et Zohrab Mnatsakanian, ministre arménien des Affaires Étrangères.

« Les deux parties ont confirmé leur attachement à leurs obligations internationales vis-à-vis de l’Iran », peut-on lire dans une déclaration conjointe sur la rencontre.

« Nous avons discuté de la mise en œuvre de l’accord nucléaire avec l’Iran », a déclaré M. Mogherini lors d’une conférence de presse. « J’ai été ravi d’entendre le soutien du Ministre [des Affaires Étrangères] à notre travail pour préserver l’accord nucléaire avec l’Iran. »

« Nous avons discuté des moyens de travailler ensemble dans cette direction », a-t-elle ajouté.

Dans le cadre de l’accord de 2015 accueilli par l’Arménie, Téhéran a accepté de limiter fortement son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions internationales contre la République Islamique. Le Président américain Donald Trump s’est retiré de l’accord le mois dernier.

L’initiative américaine a été critiquée par les autres puissances mondiales qui l’ont signée : la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine. Ils essayent depuis de sauver l’accord. L’Union Européenne est particulièrement active dans cette entreprise.

Le président iranien Hassan Rouhani se serait plaint de la décision de Trump dans un appel téléphonique du 14 mai avec le nouveau Premier Ministre arménien, Nikol Pachinian. Selon les médias iraniens, Pachinian a assuré Rouhani que l’Arménie reste très favorable à l’accord nucléaire.

Les dirigeants arméniens ont également fait savoir qu’ils poursuivraient leurs projets économiques conjoints avec l’Iran malgré la récente remise en vigueur des sanctions américaines sur Téhéran. Pachinian a appelé à « un nouvel élan » aux relations arméno-iraniennes lorsqu’il a rencontré l’ambassadeur iranien, Seyed Kazem Sajjad, le 8 juin à Erevan.

Les deux hommes ont discuté, entre autres choses, de la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité et des plans de longue date visant à construire une centrale hydroélectrique à la frontière arméno-iranienne.

La ligne à haute tension s’étendra sur près de 280 kilomètres vers cette frontière à travers les régions orientales de l’Arménie. Elle permettra aux deux États voisins d’étendre considérablement un accord d’échange impliquant des livraisons d’électricité arménienne et de gaz naturel iranien.

Le Ministère de l’Energie arménien a déclaré vendredi que les travaux « à grande échelle » sur l’installation estimée à 125 millions de dollars ont repris en mai. Une entreprise de construction iranienne devrait l’achever l’année prochaine.

posté le 25 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Nikol Pachinian appelle à un « nouvel élan » des liens arméno-iraniens

Le Premier ministre Nikol Pachinian a réaffirmé vendredi l’intention de son gouvernement de maintenir et même d’approfondir les relations cordiales entre l’Arménie et l’Iran voisin.

“Nous ferons tout notre possible pour développer davantage le partenariat bilatéral“, a commenté M. Pashinian face à l’ambassadeur iranien à Erevan, Seyed Kazem Sajjad.

“Nous sommes intéressés pour donner un nouvel élan aux relations arméno-iraniennes sur la base de nos intérêts mutuels“, a-t-il ajouté dans des remarques publiées par son bureau de presse.

Le président iranien Hassan Rouhani a également appelé à resserrer les liens entre les deux pays lorsqu’il a téléphoné à Pachinian une semaine après que ce dernier a été élu Premier ministre arménien le 8 mai. Un communiqué officiel arménien indique que les deux dirigeants avaient convenu “d’approfondir mutuellement le partenariat dans tous les domaines. “

Le Premier ministre arménien et M. Sajjad ont discuté de la mise en œuvre de projets énergétiques bilatéraux, notamment la construction d’une nouvelle ligne de transport d’électricité et des projets de construction d’une centrale hydroélectrique à la frontière arméno-iranienne. L’ambassadeur iranien a souligné l’importance de l’accord de libre-échange provisoire conclu entre l’Iran et l’Union économique eurasiatique (UEE) dirigée par la Russie le mois dernier.

Pachinian a rapidement salué cet accord, disant qu’il “reflète“ pleinement les intérêts nationaux de l’Arménie. “Nous espérons que cela stimulera nos liens commerciaux avec l’Iran“, a-t-il assuré aux journalistes le 17 mai.

Les fabricants arméniens se plaignent depuis longtemps que les politiques protectionnistes de la République islamique d’Iran limitent sérieusement leur accès au marché iranien.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien s’établissait à 263 millions de dollars l’année dernière. Les autorités d’Erevan espèrent qu’une zone économique libre créée près de Meghri, une ville arménienne à la frontière iranienne, en décembre dernier, la stimulera également de manière significative.

L’accord Iran-UEE a été signé quelques jours après que les Etats-Unis ont décidé de réimposer des sanctions économiques à Téhéran après s’être retirés de l’accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien. Rohani et Pachinian auraient discuté des implications de la décision controversée du président américain Donald Trump.

Dans son programme politique global approuvé jeudi par le Parlement, le gouvernement de Pachinian s’est engagé à rechercher des “relations particulières“ avec l’Iran qui serait “immunisé contre les autres influences géopolitiques autant que possible.“ Le programme dit que l’Arménie veut renforcer, en même temps, son “partenariat amical“ avec les États-Unis.

En raison du conflit non résolu du Haut-Karabagh et de la fermeture des frontières de l’Arménie avec l’Azerbaïdjan et la Turquie, l’Iran est depuis longtemps l’un des deux canaux commerciaux du pays enclavé vers le monde extérieur. Les gouvernements arméniens successifs ont donc tenu à entretenir de bonnes relations avec Téhéran.

posté le 11 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



IRAN-AZERBAÏDJAN
Une société mixte irano-azérie produira 10 000 voitures par an

Dans quelques semaines seront commercialisées les voitures de fabrication mixte irano-azérie vient d’annoncer Emin Ahoundov le directeur d’AzerMash. Cette fabrication et commercialisation de la société mixte de l’Azerbaïdjan et de l’Iran porte sur deux modèles, les Khazar LD et Khazar SD. La production annuelle portera sur 10 000 voitures par an.

Krikor Amirzayan

posté le 8 juin 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Azerbaïdjan  Iran 


ARMENIE
Erevan salue l’accord de libre échange entre l’UEE et l’Iran

Le nouveau gouvernement d’Arménie a salué la signature, jeudi 17 mai, d’un accord sur le principe d’un libre échange entre l’Iran et l’Union économique eurasienne (UEE), en estimant qu’il aura des effets positifs sur le commerce entre l’Iran et l’Arménie qui est membre depuis janvier 2015 de l’union dirigée par la Russie. L’accord, signé à Astana, la capitale du Kazakhstan, qui est le principal partenaire de la Russie dans l’UEE, portera sur les trois prochaines années. Il supprimera ou réduira les droits de douane prélevés sur les produits importés en Iran de Russie, d’Arménie et des trois autres ex-Républiques soviétiques membres de l’UEE, dont les leaders, parmi lesquels le nouveau premier ministre arménien Nikol Pachinian, s’étaient rencontrés quelques jours avant lors d’un sommet à Sotchi en Russie.

Les signataires s’engagent à oeuvrer en vue de l’élaboration d’un accord de libre échange durable durant cette période transitoire de trois ans. N. Pachinian a indiqué que les termes de l’accord étaient en “totale” conformité avec les intérêts nationaux de l’Arménie, en exprimant l’espoir, devant les journalistes, qu’il “stimulera nos relations commerciales [avec l’Iran]”. “Il ouvre de nouvelles opportunités. Nous espérons pouvoir saisir pleinement ces opportunités”, a ajouté le premier ministre arménien qui, dans un entretien téléphonique quatre jours avant avec le président iranien Hassan Rouhani, s’était félicité d’un tel accord. Dans le même entretien, les deux dirigeants avaient affirmé leur engagement à developer leurs relations économiques et commerciales, dans un contexte international tendu en raison du retrait de l’accord sur le programme nucléaire iranien du president Trump, qui avait annoncé dans le même temps le rétablissement des sanctions frappant l’Iran. L’accord conclu entre l’UEE et l’Iran constitue une réponse claire du président Poutine à son homologue américain, la Russie étant d’ailleurs elle-même sous le coup de sanctions depuis l’annexion de la Crimée en mars 2014.

Le ministre arménien en charge du développement économique Artsvik Minasian a indiqué pour sa part que l’accord mettait l’Arménie en meilleure position pour server de pays de transit pour les opérations commerciales entre l’Iran et les autres pays de l’UEE. “Cela nous donne aussi l’opportunité de fabriquer certains produits dans la zone de libre-échange de Meghri”, a déclaré le ministre arménien sur les ondes de RFE/RL (Azatutyun.am), dans une allusion à la zone franche inaugurée en décembre 2017 aux abords de la ville de Meghri, à l’extrême sud de l’Arménie, sur la frontière avec l’Iran. Les sociétés implantées dans cette zone sont exemptées en principe de toutes taxes. Elles représentent non seulement le secteur de la production, mais aussi le commerce, le frêt et aussi le tourisme. Le prédécesseur de A.Minasian, Suren Karayan, avait déclaré à l’époque de l’inauguration de cette zone franche dédiée au développement des relations bilatérales, qu’elle pourrait accueillir de 50 à 70 compagnies dans les années à venir, dont l’activité conjointe pourrait augmenter de quelque 250 millions de dollars le chiffre annuel des exportations de l’Arménie.

Selon les chiffres officiels arméniens, le volume des transactions commerciales entre l’Arménie et l’Iran ne représentait que 263 millions de dollars en 2017. Les exportations arméniennes vers l’Iran représentent moins d’un tiers du volume total. Les compagnies arméniennes mettent en cause depuis des années la politique protectionniste de la République islamique d’Iran, qui taxe lourdement leurs produits et en limite donc l’accès au marché iranien. L’accord conclu entre l’Iran et l’UEE, fût-ce au stade experimental qui plus est dans un climat difficile en raison des sanctions, a vocation à lever de tels obstacles. A.Minasian a d’ailleurs refusé de spéculer sur l’éventuel impact des sanctions américaines sur les relations commerciales arméno-iraniennes, en éludant la question sur laquelle « on ne s’est pas encore penché », a-t-il indiqué.

posté le 18 mai 2018 par Gari/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Turquie-Syrie
Dogu Perinçek : « Les soldats français vont quitter Mambji dans des cercueils »

Tandis que les présidents iranien, russe et turc, tentaient, hier, de se mettre d’accord sur un « Cessez-le-feu durable » en Syrie, lors d’un sommet à Ankara ; mardi, le député communiste Jean-Paul Lecoq, en commission parlementaire avec l’ambassadeur de Turquie en France en a profité pour lui faire part de « l’indignation de l’opinion publique française, face à la dictature du président Erdogan, en opposition totale avec les valeurs de la France », et « lui rappeler les exactions horribles commises par la Turquie en Syrie et toutes les exactions que le gouvernement turc fait subir aux membres du HDP, parti progressiste turc et kurde. ». A ce propos, le député note sur son mur Facebook : « L’échange était tendu, mais il était nécessaire de remettre les pendules à l’heure ! », écrit-il. De fait, l’ambassadeur de Turquie Ismaïl Hakki Musa, maniant parfaitement la langue de Molière et la rhétorique turque, a voulu justifier les actions de son pays, tant au plan militaire en Syrie, que les emprisonnements de journalistes turcs et de notables.

« Les soldats français vont quitter Mambji dans des cercueils »

Mais c’était sans compter sur l’intervention extravagante du négationniste patenté Dogu Perinçek, chef du Parti patriotique nationaliste turc (Vatan Partisi), qui déclarait ce même jour que « le retrait imminent des Etats-Unis de la Syrie prouve qu’il ont été vaincus dans la région. » Ajoutant, à qui voulait l’entendre : « Si les soldats français sont arrivés en Syrie pour se battre, je salue Macron d’ici, il devrait préparer les cercueils. Notre représentant de la France, Ali Rıza Taşdelen, transmettra ses messages au gouvernement [français] dans quelques jours, il dira à Macron : “Vous avez envoyé vos soldats en avion, mais ils reviendront dans les cercueils. Mères françaises ! Si vous ne voulez pas que vos enfants retournent dans les cercueils, mettez Macron en ligne et faites-lui abandonner cette mission. »

Dogu Perinçek a également évoqué les relations entre le président turc Erdogan et le président russe Poutine, selon lesquelles il voit un signal indiquant qu’un nouvel ordre mondial est en train d’être établi.

posté le 5 avril 2018 par Jean Eckian/armenews


COOPERATION
Un député arménien accuse l’Iran de tromper Erevan sur les prix du gaz

Un député arménien pro-gouvernemental a accusé hier des responsables iraniens de duper Erevan concernant les prix potentiels du gaz naturel iranien livré à l’Arménie.

Mihran Hakobian, membre du parti républicain, a repris des déclarations d’ambassadeurs iraniens à Erevan actuel et anciens, selon lesquelles le gaz iranien pourrait coûter moins cher à l’Arménie que le gaz russe. “Mais dès que vous demandez ne serait-ce qu’un centime de moins que la Russie aux responsables iraniens, vous obtenez une réponse négative“, s’est-il plaint au Parlement.

“C’est une composante de la politique régionale de l’Iran“, a poursuivi M. Hakobian. “Pour parler franchement, ils ont laissé tomber les autorités arméniennes et l’Etat arménien sur la base de leurs composantes politiques régionales.“

Il n’est pas clair si les commentaires de Hakobian reflétaient seulement son propre point de vue, ou la position du gouvernement.

L’Arménie importe plus de 80% de son gaz de Russie à un prix réduit, actuellement fixé à 150 $ par millier de mètres cubes. Les importations de gaz restantes proviennent d’Iran dans le cadre d’un accord d’échange impliquant des livraisons d’électricité arménienne à la République islamique.

S’exprimant à Erevan en décembre 2013, l’ambassadeur iranien de l’époque, Mohammad Reisi, semblait sous-entendre que Téhéran était prêt à offrir à la partie arménienne un prix du gaz encore plus bas. Cependant, un haut dirigeant de la Compagnie nationale iranienne de gaz (NIGC) a clairement indiqué en août dernier qu’Erevan devrait payer un prix plus élevé que le tarif russe actuel s’il optait pour des approvisionnements supplémentaires en gaz de l’Iran.

Le ministre de l’Energie, Ashot Manukian, a insisté hier sur le fait que le gaz russe coûte moins cher à l’Arménie que le gaz provenant de l’Iran ou d’autres approvisionnements potentiels. “Je viens de rentrer du Turkménistan (riche en gaz)“, a-t-il expliqué lors de la séance de questions-réponses du gouvernement au Parlement. “Les discussions [liées au gaz] sont en cours depuis longtemps et elles se poursuivront. Je ne peux signaler aucun progrès pour le moment parce que les prix qui nous sont offerts ne sont pas compétitifs par rapport aux prix du gaz que nous importons jusqu’à présent. “

Edmon Marukian, député pro-occidental de l’opposition, a affirmé que le gouvernement ne diversifie pas les livraisons de gaz à l’Arménie parce que le réseau de distribution de gaz domestique appartient au géant russe de l’énergie Gazprom. Marukian a également souligné le fait que le Premier ministre Karen Karapetian dirigeait ce réseau et occupait des postes de direction dans d’autres filiales de Gazprom. Karapetian a discuté de l’approvisionnement en gaz avec de hauts responsables iraniens lors d’une visite officielle à Téhéran en octobre dernier. Il aurait également exploré la possibilité d’importations de gaz arménien en provenance du Turkménistan via l’Iran.

L’accord arméno-iranien sur le gaz et l’électricité devrait être considérablement élargi une fois que l’Arménie aura achevé la construction d’une troisième ligne de transport d’électricité passant par l’Iran. La ligne qui coûtera 120 millions de dollars devrait entrer en service l’an prochain.

posté le 22 mars 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



FRANCE/SYRIE
Ghouta : Macron demande à Rohani de faire pression sur Damas pour arrêter les attaques

Paris, 4 mars 2018 (AFP) - Emmanuel Macron a multiplié les échanges ce week-end sur la Syrie, demandant dimanche à son homologue iranien Hassan Rohani de faire pression sur Damas pour que cessent les attaques contre la Ghouta orientale, en exprimant sa “grave préoccupation“ de la situation humanitaire, ainsi qu’à son homologue turc et au secrétaire général de l’ONU. Lors d’un entretien téléphonique avec M. Rohani, le président français “a fortement engagé son interlocuteur à exercer les pressions nécessaires sur le régime syrien pour mettre un terme aux attaques indiscriminées contre les populations assiégées de la Ghouta orientale, permettre l’accès humanitaire et évacuer les cas médicaux critiques“, a indiqué l’Elysée.

Lors d’un autre entretien avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan dimanche, et comme samedi soir avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, M. Macron a exprimé sa “grave préoccupation“ et “les mesures à prendre immédiatement, notamment de la part de l’Iran et de la Russie, pour que le régime de Damas accepte enfin la résolution de l’ONU“, selon un autre communiqué de la présidence.

Avec M. Erdogan, il a évoqué “la situation humanitaire dramatique“ dans le fief rebelle, “où l’offensive du régime de Damas s’accentue sans que la résolution 2401 (de l’ONU) soit mise en oeuvre“. Une semaine après son adoption, la résolution de l’ONU sur une trêve de 30 jours n’est pour l’instant pas appliquée sur le terrain, où les forces du régime et leurs alliés ont intensifié leur offensive terrestre contre les groupes rebelles.

Un couloir humanitaire censé permettre l’évacuation des civils, des malades ou des blessés de la Ghouta et l’entrée de convois d’aides, est resté vide, au grand dam des habitants assiégés qui souffrent de pénuries de nourriture et de médicaments.

MM. Macron et Rohani ont “marqué leur accord pour travailler ensemble de manière opérationnelle dans les prochains jours afin d’obtenir avec l’ONU, en lien avec le régime de Damas et les principaux pays engagés en Syrie, des résultats sur le terrain, livrer l’aide nécessaire aux civils et rendre effectif le cessez-le-feu“, selon l’exécutif français.

Le président français a souligné “la responsabilité particulière qui incombait à l’Iran, du fait de ses liens avec le régime, dans la mise en oeuvre de la trêve humanitaire prévue par la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l’ONU“.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, arrivé dimanche soir en Iran, a également eu samedi une série d’entretiens téléphoniques, notamment avec son homologue américain Rex Tillerson, sur la Syrie. M. Macron “fera un nouveau point cette semaine avec son homologue iranien sur l’avancée concrète de cette discussion“, a précisé l’Elysée.

Emmanuel Macron a par ailleurs “réaffirmé“ à Hassan Rohani “l’attachement de la France à l’accord de Vienne du 14 juillet 2015“ sur le nucléaire et rappelé les demandes de la France qui ne relèvent pas du cadre de l’accord, sur le programme balistique iranien et la sécurité dans la région, notamment au Liban.

Il a souhaité “une contribution constructive“ de l’Iran “à la désescalade régionale et à la résolution des crises au Moyen-Orient“. L’ensemble de ces questions seront évoquées lors de la visite lundi à Téhéran de M. Le Drian, a précisé l’Elysée.

Soutenu par Moscou, le pouvoir de Bachar al-Assad n’a jamais caché son intention de reconquérir le fief rebelle situé dans la Ghouta orientale, aux portes de Damas, où quelque 400.000 civils assiégés depuis 2013 vivent une grave crise humanitaire.

L’offensive contre la partie rebelle de la Ghouta orientale “doit se poursuivre“, a prévenu dimanche le président syrien, après deux semaines de bombardements meurtriers pour les civils et des combats au sol qui lui ont permis de reprendre plus du quart de l’enclave.

posté le 5 mars 2018 par Ara/armenews


ARMENIE-IRAN
L’architecte Varoujan Arakélian honoré à Téhéran de la médaille de « L’architecte Momik » décernée par l’Arménie

A Téhéran (Iran) l’architecte Arménien Varoujan Arakélian fut honorée de la médaille de « L’architecte Momik » décernée par l’Arménie. La remise de la médaille s’est effectuée à l’Ambassade d’Arménie en présence de l’Ambassadeur d’Arménie en Iran, Ardashès Toumanyan et des membres de la communauté arménienne et des personnalités du monde des arts et de la culture. Une délégation venue d’Arménie avec à sa tête Armen Minasyan le président du Comité gouvernemental chargé de l’architecture était présente à la cérémonie. L’œuvre de Varoujan Arakélian dans la protection et la consolidation des monuments et constructions arméniennes d’Iran est immense. Parmi ses travaux, ceux des monastères de Saint-Thaddée et Saint-Stepanos ainsi que la rénovation de l’église Sourp-Adzvadzadine. Lors de la cérémonie fut présentée le nouveau livre contenant les travaux de Varoujan Arakélian. Sur demande de l’architecte urbaniste en chef au sein du gouvernement arménien Narég Sarkissian la médaille de « L’architecte Momik » fut décernée à Varoujan Arakélian.

Krikor Amirzayan

posté le 21 février 2018 par Krikor Amirzayan/armenews