Nouvelles d'Arménie
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Ouzbekistan


TURQUIE
Erdogan en Ouzbékistan : accords en série entre Ankara et Tachkent

Tachkent, 30 avr 2018 (AFP) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan, en visite à Tachkent, et son homologue ouzbek Chavkat Mirzioïev ont signé une série d’accords commerciaux pour quelque 3 milliards de dollars, confirmant l’embellie des relations entre les deux pays.

En déplacement pour trois jours dans l’ex-république soviétique d’Asie centrale, Recep Tayyip Erdogan a souligné “les valeurs communes“ partagées par Ankara et Tachkent, lors d’une conférence de presse. “Les hommes d’affaires turcs ont l’intention d’investir en Ouzbékistan, où il y a de grosses opportunités pour leurs entreprises“, a assuré M. Erdogan, annonçant une hausse de 30% du commerce entre les deux pays en 2017, à 1,5 milliard de dollars.

Le président Chavkat Mirzioïev, cité dans un communiqué de la présidence ouzbèke, a annoncé la signature de “vingt-quatre documents sur la coopération dans les secteurs du commerce, du transport, de l’industrie, de la logistique, de l’énergie, des sciences, de l’éducation et du tourisme“.

D’autres “accords doivent être signés dans le cadre de plus de 50 projets d’investissements pour un total de trois milliards de dollars“, soit 2,5 milliards d’euros, lors d’un forum économique turco-ouzbek à Tachkent, d’après la même source.

L’Ouzbékistan va rejoindre le Conseil de coopération des pays turcophones, ont indiqué les deux présidents.

La dernière visite de M. Erdogan en Ouzbékistan remontait à novembre 2016, peu après la mort du président Islam Karimov le 2 septembre 2016, qui avait dirigé le pays d’une main de fer depuis plus d’un quart de siècle. Sous le régime de M. Karimov, les relations entre Ankara et Tachkent demeuraient tendues, le gouvernement ouzbek reprochant régulièrement à la Turquie d’accueillir des opposants exilés.

posté le 1er mai 2018 par Ara/armenews


OUZBEKISTAN
Amnesty International dénonce la condamnation infligée à un Arménien en Ouzbékistan

Amnesty International a condamné les autorités d’Ouzbékistan, pour le verdict de 7 ans d’emprisonnement qu’a prononcé justice de ce pays, régulièrement montré du doigt pour ses violations des droits de l’homme, contre un habitant d’origine arménienne qui a été accusé d’extrémisme islamiste et d’autres crimes graves dans un procès jugé truqué par les organisations de défense des droits de l’homme. Dans un communiqué diffusé le 21 février, l’organisation internationale basée à Londres a à son tour pris la defense d’Aramais Avakian, un pisciculteur de 33 ans de la ville de Jizak, à l’est de l’Ouzbekistan, confirmant les informations selon lesquelles il aurait été torturé après avoir été arrêté avec quatre autres personnes en septembre.

Les délibérations concluant son procès à huis clos la semaine précédente n’ont duré qu’une heure avant l’énoncé du verdict. “L’épouse d’Aramais Avakian n’a pas été autorisée à pénétrer dans la salle du tribunal et selon les informations dont dispose Amnesty International, son avocat a été démis trois jours avant l’audience”, indique notamment le communiqué qui ajoute : “Un proche de l’un des témoins de l’accusation a affirmé que des pressions avaient été exercées sur le témoin, qui avait été par ailleurs battu, pour le forcer à incriminer l’accusé”.

Amnesty indiqué que tous les accusés à l’exception d’Avakian ont plaidé coupable pour les accusations de sabotage, production ou dissémination de produits dangereux, participation à une organisation religieuse extrémiste et vol, portées contre eux. “La première fois que la famille d’Aramais Avakian a été autorisée à le voir depuis sa disparition le 4 septembre 2015, c’était à une audience du tribunal le 6 janvier 2016”, poursuit le communiqué, qui ajoute : “Les mains d’Aramais Avakian étaient contusionnées, il était très amaigri, et pouvait à peine se tenir debout. On a dû le porter au tribunal sur un bancard”. Amnesty appelle ses membres et sympathisants à s’adresser aux autorités ouzbéques concernant les allégations de torture, et aussi pour qu’Avakian puisse être défendu par un avocat de son choix et que son pourvoi en appel « se fasse en conformité avec les normes judiciaires internationales”.

La mère d’Avakian et son épouse, d’origine ouzbèque, ont mis l’accent sur le fait qu’il est de confession chrétienne et de ce fait ne peut être suspect d’aucun lien avec des militants islamistes. Les proches d’Avakian rappellent aussi qu’il a créé une ferme piscicole près de Jizak deux ans avant, et qu’il a été arête quelques jours seulement après que le maire de la ville, Sabir Karshibayev, a menacé de le jeter en prison après avoir vainement tenté de confisquer son entreprise. L’Ouzbékistan est l’un des Etats les plus répressifs de l’espace ex-soviétique. Son piètre bilan en matière des droits de l’homme est régulièrement dénoncé par Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres organisations. “La torture est endémique dans le système judiciaire criminel d’Ouzbékistan”, souligne Amnesty dans son communiqué relatif à l’affaire Avakian.

posté le 23 février 2016 par Gari/armenews


DIPLOMATIE
L’Ouzbékistan critique l’Union économique eurasiatique créée par Poutine

Tachkent, 6 juin 2014 (AFP) - Le président ouzbek a critiqué vendredi la récente signature à l’initiative de Vladimir Poutine de l’Union économique eurasiatique entre la Russie, le Bélarus et le Kazakhstan, jugeant qu’il s’agissait d’une perte d’indépendance politique pour les ex-républiques soviétiques.

“Ils disent qu’ils sont juste en train de créer un marché économique et qu’ils n’abandonneront en aucun cas leur souveraineté et leur indépendance“, a commenté Islam Karimov.

“Dites-moi, peut-il y avoir une indépendance politique sans indépendance économique ?“, a interrogé le président ouzbek qui s’exprimait devant un parterre de diplomates et d’experts étrangers à l’ouverture d’une conférence internationale sur la sécurité alimentaire à Tachkent. Cette Union, signée la semaine dernière au Kazakhstan par les trois pays, vise à favoriser une intégration plus étroite de ces pays déjà liés depuis 2010 au sein d’une Union douanière. Lors de la signature, le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev avait assuré que cette Union ne toucherait “pas à la souveraineté des Etats participants“.

Le Kremlin avait de son côté expliqué que les trois Etats s’engageaient “à garantir la libre-circulation des produits, services, capitaux et travailleurs, à mettre en oeuvre une politique concertée dans les domaines clés de l’économie : dans l’énergie, l’industrie, l’agriculture, les transports“.

L’Union économique eurasiatique, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2015, a une importance capitale pour le président russe qui cherche à restaurer l’influence de Moscou dans l’ex-URSS. Vladimir Poutine avait qualifié en 2005 la dissolution de l’Union soviétique de “plus grande catastrophe géopolitique“ du XXe siècle.

Mais le président russe a dû se résoudre à ne pas y voir participer l’Ukraine, un pays de 46 millions d’habitants doté d’un réel potentiel industriel et agricole, où l’avènement d’un nouveau pouvoir pro-occidental porté par trois mois de contestation a suscité une insurrection séparatiste dans l’Est et un accès de tension entre Russes et Occidentaux sans précédent depuis la Guerre froide.

Tandis que deux autres ex-pays soviétiques, le Kirghizstan et l’Arménie, sont sur les rangs pour rejoindre l’Union, l’Ouzbékistan, un pays riche en énergie dirigé par Islam Karimov depuis plus de vingt ans, a constamment refusé toute participation.

“L’histoire ne peut faire machine arrière“, avait commenté M. Karimov en 2011, lorsque cette Union était encore au stade des discussions.

posté le 7 juin 2014 par Ara/armenews