Nouvelles d'Arménie
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Hidalgo


24 AVRIL A PARIS
Nicolas Hulot : « Tout le pays est avec vous dans un seul et même devoir de mémoire »

© Jean Eckian

C’est sous un soleil radieux que ce sont réunis 5 000 personnes ce 24 avril 2018, et ce afin de commémorer le génocide des Arméniens décidé par l’Empire ottoman il y a tout juste 103 ans.

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© Claire Barbuti

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Comme chaque année, c’est devant la statue Komitas qu’ont été déposé les gerbes, puis ont eu lieu les discours, avant que ne commence une marche revendicatrice jusqu’aux Champs Elysées, à deux pas de l’ambassade de Turquie. Une manifestation festive et familiale, qui s’est conclu par un discours de représentants du Nor Seround et de Nazarpek.

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Loin de perdre en intensité, cette cérémonie trouve au contraire chaque fois un nouveau souffle “, a mis en avant Anne Hidalgo, la première à s’exprimer sur le podium dressé à côté de la statue Komitas.

Discours d’Anne Hidalgo :

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© Claire Barbuti

En parlant de nouveau souffle, on peut penser à la présence de Nicolas Hulot, ministre d’Etat de l’Ecologie, qui faisait là son premier discours pour rendre hommage au peuple arménien : “ C’est un honneur et une fierté d’être ici pour commémorer le 103e anniversaire du génocide des Arméniens au nom de la République française “, a-t-il asséné. “ Aujourd’hui, tout le pays est avec vous dans un seul et même devoir de mémoire, a-t-il continué. Par votre action de mémoire et de reconnaissance, vous nous obligez à regarder en face notre présent et ouvrir les yeux sur les drames dont nous sommes encore malheureusement témoins.

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© Jean Eckian

Car oui, comme l’a souligné le coprésident du CCAF Mourad Papazian, “ la mémoire du peuple arménien se transmet de génération en génération “, car il ne faut jamais oublier. “ Paris s’unit à vous pour voir haut et fort toute contestation du génocide arménien pénalisée “, a d’ailleurs rappelé sous les applaudissements chaleureux Anne Hidalgo.

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© Jean Eckian

Si Paris semblait si unit à l’occasion de ce 103e anniversaire du génocide des Arméniens, c’est qu’un grand nombre de communautés différentes étaient présentes, comme l’a montré Ara Toranian dans son discours : “ Qu’il me soit permis de dénoncer aussi l’assassinat d’au moins 400 00 Assyro-chaldéens pendant le génocide qui les a aussi touchés en 1915. Je salue leur présence, ici, à nos côtés Je voudrais saluer aussi celle des Grecs pontiques dont plus de 350 000 civils ont été ensuite assassinés par les autorités turques. Je voudrais également saluer les progressistes Kurdes “, avant de parler également de la présence de représentants des communautés juive, tutsi et chypriote. Anne Hidalgo, quant à elle, a rappelé tout le soutien qu’elle souhaitait transmettre aux Chrétiens d’Orient.

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© Jean Eckian

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© Claire Barbuti

Une autre personnalité en danger a été évoqué par l’ensemble des intervenants, à savoir Garo Paylan. “ Oui, en 2018, en Turquie, Garo Paylan qui est un véritable héros est en danger de mort “, a regretté Mourad Papazian, lui assurant que “ nous sommes là dans l’union avec toi. “ Ajoutant “ malgré les apparences “, faisant référence à la dizaine de jeunes qui ont hué le discours du coprésident du CCAF, souhaitant manifester leur désaccord avec les propos notamment sur les réseaux sociaux du membre du parti Dachnak.

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Discours de Mourad Papazian :

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Aujourd’hui, ces commémorations auront un sens particulier puisqu’en ce moment même l’Arménie est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire, de franchir un nouveau palier dans l’évolution de son processus démocratique “, a souligné Ara Toranian. Le second coprésident du CCAF, Mourad Papazian, a également fait référence à ce qui se passe actuellement à Erevan, parlant de cette jeunesse arménienne qui a permis, dans un mouvement d’opinion démocratique, la démission du Premier ministre Serge Sarkissian.

Discours d’Ara Toranian :
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Anne Hidalgo et Nicolas Hulot ont tous les deux vanté ce peuple arménien rassemblé, la première louant son “ âme sensible et son caractère tenace, d’une peuple qui a su toujours être conscient mais jamais captif de son histoire millénaire “, le second se félicitant d’une “ estime mutuelle entre la France et l’Arménie “. Une estime dont “ nous avons besoin, car nous avons un avenir commun à construire “, a-t-il dit avant de rappeler l’engagement d’Emmanuel Macron d’inscrire au calendrier républicain la date du 24 avril comme journée de commémoration.

Discours de Nicolas Hulot :

Si le chef de l’Etat ne pouvait être présent lui-même (étant aux Etats-Unis), son message adressé dans la matinée au président de la République d’Arménie, Armen Sarkissian, a été lu par le député Jacques Marilossian, également président du groupe d’amitié France-Arménie.

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© Jean Eckian

Jacques Marilossian, lisant le message d’Emmanuel Macron adressé au président Armen Sarkissian :

Dans le public, de nombreux élus, des personnalités du monde culturel, cultuel et associatif. Petit aperçu...

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© Jean Eckian

posté le 25 avril 2018 par Claire/armenews

Texte : Claire Barbuti



PARIS
Garo Paylan acclamé au dîner du CCAF, en présence d’Emmanuel Macron

Pour sa cinquième édition, le dîner du CCAF s’inscrit plus que jamais comme un rendez-vous incontournable pour la communauté arménienne de France... Et même au-delà : cette année, le député turc Garo Paylan avait fait le déplacement pour discuter avec Emmanuel Macron, et recevoir la médaille Vermeil des mains de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

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Anne Hidalgo, Garo Paylan, Ara Toranian © Claire Barbuti.

Une récompense amplement méritée pour le courageux homme politique d’opposition, longuement et à plusieurs reprises applaudi par les 500 personnes présentes dans la salle de réception de l’hôtel du Collectionneur ce mardi 30 janvier 2018.

Il y en a un qui est en immense danger aujourd’hui en Turquie. Et il est là ce soir, avec nous ! Je veux parler de Garo Paylan “, a ainsi dit en préambule Mourad Papazian, coprésident du CCAF. “Votre vie est en danger tous les jours. Vous êtes un héros de la démocratie, des droits humains“ : en lui rendant la plus haute distinction de la capitale, Anne Hidalgo a voulu prouver qu’“à chaque fois que vous aurez besoin de nous, les Arméniens seront là, et Paris sera là“. “Merci d’être là, merci pour l’action que tu mènes“, lui a lancé Mourad Papazian, un merci largement partagé par l’ensemble des personnes présentes qui se sont pressées à ses côtés pour lui dire quelques mots et le soutenir dans son action indispensable au sein de l’opposition démocratique du Parlement turc.

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Garo Paylan, Ara Toranian, Emmanuel Macron, Mourad Papazian © Claire Barbuti.

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Garo Paylan et Costa-Gavras en grande conversation à la table d’honneur © Claire Barbuti.

A ses côtés à la table d’honneur, d’un côté le réalisateur Costa-Gavras, sensible à la cause arménienne, mais également Serge et Beate Klasfeld qui ont reçu la médaille du courage du CCAF des mains du coprésident Ara Toranian, pour leur combat mené, un combat de justice et de mémoire.

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Le couple Klasfeld © Claire Barbuti.

Nous avons toujours été aux côtés du peuple arménien, a assuré Serge. Et nous militons aussi pour qu’Israël fasse son possible pour la reconnaissance. Nous espérons également que la loi réprimant la négation du génocide arménien sera votée en France, au même titre que celle qui protège la communauté juive.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a également parlé de cette loi dans son discours d’une trentaine de minutes : “ Il faut lutter contre le négationnisme (...) Il est essentiel que la représentation nationale se ressaisisse dans les prochains mois de ce sujet “. Une nécessité d’autant plus urgente que, comme l’a souligné le maître de cérémonie André Manoukian en s’appuyant sur les écrits de Paul Ricœur (La Mémoire, l’Histoire, l’Oubli) : “Nous, les Arméniens, si nous voulons appliquer le principe du pardon, il n’y aurait personne à qui pardonner puisque la Turquie nie toujours“.

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Ara Toranian au micro, et les membres du CCAF © Claire Barbuti.

Ara Toranian a insisté sur l’importance d’une telle loi de pénalisation, “comme l’est l’inscription officielle dans le calendrier républicain des commémorations du 24 avril ou l’enseignement du génocide dans les programmes scolaires selon les termes préconisés par la mission de Vincent Duclert“. Sur ce premier point aussi, le président Macron a pris des engagements : “ Pour le devoir du mémoire, nous soutenons au calendrier républicain l’inscription d’une journée de commémoration du génocide. C’est un engagement que j’ai pris quand j’étais candidat, et je le confirme ce soir“.

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Le maître de cérémonie André Manoukian, ici en compagnie de Mathieu Madénian et Stéphane Hasbanian © Claire Barbuti.

François Hollande a fait un travail remarquable pour la cause arménienne. Nous comptons sur vous pour ramasser sa flèche et la lancer encore plus loin “, a souligné André Manoukian dans une formulation poético-juste dont il a le secret. Le musicien et homme de télévision s’est illustré tout au long de la soirée par ses prises de parole lyriques, personnelles et humoristiques. Il a notamment rendu un hommage à sa grand-mère, “ à qui je dois sans doute mon amour immodérée pour la montagne. C’était une championne de randonnée. Elle a fait Amasya/Deir ez-Zor, soit 1000 kilomètres à pieds, avec ses soeurs, dont elle maculait le visage de boue pour ne pas qu’elles se fassent enlever... Mais ces histoires vous les connaissez tous “, car elles sont celles de chaque Arménien présent dans la salle.

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Les coprésidents du CCAF avec Patrick Devedjian et Georges Képénékian © Claire Barbuti.

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Le député Jacques Marilossian et le représentant de l’Artsakh en France, Hovannes Guevorkian © Claire Barbuti.

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Le maire d’Alfortville Michel Gerchinovitz et le député Luc Carvounas © Jean Eckian.

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Avec René Rouquet © Claire Barbuti.

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Rémy Makinadjian Valérie Boyer © Claire Barbuti.

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Pascal Chamassian et Jean-Marc Germain © Jean Eckian.

Dans la salle justement, on peut signaler la présence des deux ambassadeurs, Viguen Tchitetchian et Jonathan Lacôte, d’élus d’origine arménienne (le maire de Lyon Georges Képénékian, Patrick Devedjian, les députés Danièle Cazarian et Jacques Marilossian “content d’être là, pour mon premier dîner du CCAF qui a une grande importance“, ...) ou non (Luc Carvounas, Valérie Boyer, René Rouquet, François-Michel Lambert, de nombreux nouveaux députés d’En Marche, ...), de personnalités religieuses, de journalistes (Laurent Joffrin, Daniel Bilalian, Audrey Pulvar, Georges Malbrunot, Valérie Toranian, ...) ou encore d’artistes (Lévon Sayan, Alain Terzian, Mathieu Madénian, Robert Kéchichian, ...).

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Avec Audrey Pulvar © Claire Barbuti.

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Avec Levon Sayan et Liz Sarian © Jean Eckian.

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Robert Kéchichian et Michel Chahinian © Claire Barbuti.

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Le président de la République avec le journaliste Daniel Bilalian, et les deux ambassadeurs © Claire Barbuti.

Tous les combats que nous menons avec vous ne sont pas purement rétrospectifs, a continué le chef de l’Etat, une myosotis épinglée sur sa veste. Par votre action, vous nous obligez à regarder en face notre présent, et à ouvrir les yeux sur les tragédies de notre temps“, parlant notamment de la Birmanie, de la Libye, de la Syrie, face notamment à Patrick Karam, président de la Chrédo, et Elise Boghossian, tous les deux présents dans la salle. “Comme elle a accueilli hier les Arméniens fuyant le génocide, c’est l’honneur de la France d’accueillir les réfugiés aujourd’hui“, a assuré Emmanuel Macron, en venant au dialogue qu’il a engagé avec la Turquie : “ Nous avons besoin de la Turquie “.

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Avec Patrick Karam © Claire Barbuti.

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Essaï Altounian, Elise Boghossian et son mari © Jean Eckian.

Ce qu’Ara Toranian a nuancé : “ On nous dit que nous avons besoin de la Turquie. Sans doute. Mais en tout cas pas d’une Turquie qui menace ses voisins, qui occupe Chypre, un Etat membre de l’union européenne, qui jette ses journalistes en prison, qui compte aujourd’hui 55000 prisonniers politiques, qui a licencié 160 000 fonctionnaires pour délit d’opinions et qui fait la guerre aux Kurdes à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières, y compris ceux qui combattaient Daech au sol. Ce à quoi Emmanuel Macron, qui a reçu Erdogan a l’Elysée il y a moins d’un an, a pu persister : “ J’assume le choix de continuer à parler, à dire les choses, à obtenir les résultats. J’assume ce déséquilibre, ce choix plus difficultueux, moins glorieux que de grandes déclarations mais plus utile“.

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Ara Toranian et Emmanuel Macron © Claire Barbuti.

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© captation CCAF

Autre sujet qui a cristallisé les discussions hier soir : l’Artsakh et sa sécurité. “ Ce soir, je voudrais vous emmener ailleurs. Venez avec moi au Karabagh “, a interpellé Mourad Papazian au président de la République, qui a rebondi sur ces paroles dans son propre discours : “ Je ne vous accompagnerai pas (...) Je pense que votre combat est essentiel. Mais je pense aussi au rôle de la France, qui est de construire le compromis indispensable. J’espère venir le jour où nous aurons régler tout ça, car le statut quo n’est pas une option.

L’intégralité du discours d’Emmanuel Macron :

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Ara Toranian a conclu par un désir : “ En ce qui concerne l’Arménie, monsieur le président, je n’émettrai qu’un souhait : qu’on la laisse seulement vivre ! Elle possède en elle toutes les ressources pour relever les défis de l’avenir, dans de nombreux domaines, dont celui des hautes technologies, comme l’a indiqué Anne Hidalgo.

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Anne Hidalgo © Jean Eckian.

Car en effet, deux autres personnalités politiques avaient pris la parole en début de soirée, souhaitant toutes deux développer davantage de partenariats avec l’Arménie, et particulièrement Erevan. Tout d’abord, la maire de Paris a rappelé à quel point la capitale arménienne a été “ l’un de ses plus enrichissants séjours à l’étranger “, et a redit qu’une école TUMO verrait bien le jour en septembre prochain à Paris, précisant qu’elle se situera dans le Forum des Halles. Mais elle a surtout annoncé que l’allée Zabel Essayan (à la limite entre le 11e et le 20e arrondissement de Paris) serait officiellement inaugurée le 8 mars prochain.

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Valérie Pécresse © Jean Eckian.

Puis c’est Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, qui a fait également une annonce : “ Grande honte pour nous, aucune université francilienne n’a encore à ce jour de partenariat avec une université arménienne. Je m’engage solennellement à revenir ici l’année prochaine avec un partenariat signé ! “.

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La table d’honneur © Claire Barbuti.

Les vidéos des discours d’André Manoukian, Anne Hidalgo et Valérie Pécresse :

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S.E.M. Bernardino Regazzoni, ambassadeur de Suisse en France et en principauté de Monaco, Monsieur Nikolaï Sarkisov, Consul général d’Arménie à Ville de Lyon, Madame Gayane Manukyan, consule au Consulat général d’Arménie à Lyon Լիոնում ՀՀ գլխավոր հյուպատոսություն, le député LREM de la 2e circonscription de la Loire, Monsieur Jean-Michel Mis, Raffi H. Krikorian, président CCAF Centre, Jeanine Paloulian, CCAF Centre et adjointe en charge du patrimoine de Montbrison, Rhone-Alpes. Et des convives représentants “les forces vives de la Nation“, comme le précise le président Macron : la fonction publique, l’éducation nationale, l’énergie, l’industrie automobile, la finance © Jean Eckian

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Garo Paylan et Jonathan Lacôte, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la France auprès de la République d’Arménie © Jean Eckian

posté le 31 janvier 2018 par Claire/armenews

Claire Barbuti



VISITE OFFICIELLE A PARIS
Serge Sarkissian reçu par Claude Bartolone puis par Anne Hidalgo

La visite officielle de Serge Sarkissian, qui a débuté hier et se termine demain, a été marquée ce mercredi 8 mars 2017 par un entretien avec Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale.

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Puis, c’est par Anne Hidalgo - aux côtés de Patrick Klugman, Catherine Vieu Charrier et Pauline Véron - qu’il a été reçu dans les salons de la mairie de Paris. Dans sa délégation, on trouvait notamment le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian, la ministre de la Diaspora Hranouche Hakobian, le maire d’Erevan, ‎Taron Margarian‎, et l’ambassadeur d’Arménie en France, Viguen Tchitetchian. Après leur arrivée sous les applaudissements des personnes présentes (dont Lévon Sayan, Gorune Aprikian, Yves Ternon, Claire Mouradian, Martin Melkonian, Armen Petrossian, ainsi que des élus de Paris de tous les bords politiques), ont raisonné les deux hymnes nationaux.

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Quelques mois après avoir été si généreusement reçue à Erevan, je suis très heureuse de vous accueillir à Paris“ : c’est ainsi qu’a commencé Anne Hidalgo pour un discours en français traduit instantanément en arménien. Elle a précisé : “Ce bonheur n’est pas simplement protocolaire : il a à voir avec la joie des amis quand ils se retrouvent pour partager ce qu’ils ont en commun et s’enrichir de leur différence“.

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La maire de Paris et le président de la République arménien s’étaient entretenus juste avant la réception, un entretien durant lequel Serge Sarkissian a remis la médaille de l’honneur de l’Arménie à Anne Hidalgo. Cette dernière a commenté : “C’est un grand honneur, cette décoration est le symbole d’une amitié authentique qui nous lie, qui lie l’Arménie aux Parisiens.“ Elle a félicité Ara Toranian, coprésident du CCAF présent dans la salle, et Mourad Papazian pour leur travail, ainsi que la diaspora parisienne qui arrive à “vivre avec les traditions d’ici, et à faire vivre les traditions de là-bas“.

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Elle a ensuite réitéré le fait qu’elle souhaitait affirmer “haut et fort le droit de l’Arménie à vivre dans la paix.“ Enchaînant : “Paris est et sera toujours aux côtés du peuple arménien pour défendre la mémoire de sa survie passé et la sécurité de sa vie présente, l’une et l’autre étant indissociable“. Elle a aussi réaffirmé son soutien aux Chrétiens d’Orient.

Elle a annoncé, en témoignage des liens d’amitié entre les deux pays, avoir donné son aval pour dénommer un nom de rue du 11e arrondissement “Zabel Essayan“, du nom de la romancière et poétesse arménienne. Une réciprocité dans les échanges entre la France et l’Arménie qui est, selon Anne Hidalgo, “le propre des grandes amitiés.“

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Puis Serge Sarkissian, en arménien traduit instantanément en français, s’est montré très honoré et ravi d’être reçu par la maire de Paris : “C’est un grand plaisir de se retrouver ici“. Il a tenu à remercier Anne Hidalgo pour “la place importante donnée à la coopération décentralisée“. Il s’est également déclaré reconnaissant envers la maire d’être toujours à “nos côtés pour les moments importants“, citant son engagement lors du centenaire du génocide en exemple. Il a aussi officiellement invité Anne Hidalgo à venir fêter le prochain anniversaire de la ville d’Erevan.

Il a parlé de cette capitale arménienne, où l’on ressent selon lui de plus en plus “l’esprit de France“. Il a appelé de ses voeux à la création prochaine d’une maison de France à Erevan et inversement - “Pour se sentir chez soi dans nos deux capitales respectives.

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S’adressant plus directement à la diaspora arménienne présente dans la salle, Serge Sarkissian l’a félicitée d’avoir assimilé le meilleur de la France en y ajoutant une touche d’arménité. “Vous êtes toujours les bienvenus en Arménie, pour partager votre réussite et pour nous apporter votre soutien dans les moments difficiles“, a-t-il assuré.

Avant de conclure en remerciant la maire pour avoir éteint en 2015 les lumières de la Tour Eiffel en souvenir des victimes du génocide, espérant que ces lumières “restent toujours allumées en signe de notre amitié indéfectible.“

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Ce soir, Serge Sarkissian sera reçu par son homologue français, François Hollande.

posté le 8 mars 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



Novembre 2016
Numéro 234
A la une : La droite et nous. Les 6 candidats LR à la primaire répondent à NAM.

- Négationnisme : la pénalisation au Sénat

- Éducation nationale : la mission d’étude de Vincent Duclert

-  Diplomatie : la visite d’Anne Hidalgo à Erevan

-  Politique : le trombinoscope du nouveau gouvernement

-  Élections : les leçons à tirer des municipales

-  Société : le climat 3 mois après l’assaut des Sasna Tzrer

-  International : réconciliation entre la Turquie et la Russie

-  Magazine : les cosmétiques bio Nairian

-  Voyage : la jeunesse de l’UGAB en Arménie

-  Humanitaire : Valérie Toranian et Nikos Aliagas parrains du phonéton

-  Soutien : des bourses pour les étudiants en droit

-  Manifestation : les 25 ans de l’Arménie au Conseil d’IDF

-  Géopolitique : interview de Frédéric Encel

-  Livre : la mort du bourreau de S. Garibian

-  Drouot : œuvres arméniennes en vente

-  Orchèstre : H. Sarkissian, le chef de Sipan-Komitas

-  Musique : Un film sur les musicologues Kerovpyan

- Opinion : René Dzagoyan, écrivain
   Opinion :  .
posté le 28 octobre 2016 par Spidermian/armenews
THEMES ABORDES : Elections  Hidalgo 


Février 2014
Numéro 204
A la une : Interview exclusive d’Anne Hidalgo.

- Politique : François Hollande reçoit le CCAF

- Droit : l’arrêt délétère de la CEDH

- Terrorisme : les militantes kurdes, une affaire d’Etat

- Turquie : Vers la fin des Islamistes ?

- Répression : les autorités turques jettent Sevan Nisanyan en prison

- Dossier : la question des retraites en Arménie

- Décourverte : les dernières russes d’Arménie

- Portfolio : Vartan Terzian

- Erevan : le futur siège de l’UGAB

- Etats-Unis : Glendale, l’Arménienne

- Story : réussir avec les confitures

- Canada : l’histoire du peintre Armand Tatossian


- Cinéma : les trois frères

- Photo : Rajak Ohanian

- Interview : Aram Mardirossian

- Livre : dictionnaire des étrangers

- Littérature : disparition de Levon Khetchoyan

- Opinions : René Dzagoyan, écrivain
----- Jean-Jacques Nerset, haut fonctionnaire à la retraite.
posté le 1er février 2014 par Spidermian/armenews
THEMES ABORDES : Hidalgo