Nouvelles d'Arménie
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Kazakhstan


INTERNATIONAL
Erevan s’inquiète : la Russie n’accepte plus les permis de conduire étrangers

Le Premier ministre Karen Karapetian a émis des objections suite à la décision controversée de la Russie de cesser de reconnaître la validité des permis de conduire délivrés par l’Arménie lors d’une réunion avec ses homologues d’autres Etats membres de l’Union économique eurasienne (UEE).

Une loi russe qui a pris effet le 1er juin interdit aux ressortissants étrangers de se servir de permis de conduire délivrés par leur pays d’origine pour conduire en Russie. Le Parlement a ensuite annulé cette restriction pour les citoyens de certains pays, dont quelques membres de l’UEE - en l’occurrence le Kirghizistan et la Biélorussie car la langue russe y a un statut juridique officiel.

L’Arménie ne fait pas partie de ces pays, ce qui signifie qu’un grand nombre de ses travailleurs migrants conduisant des camions, des taxis et d’autres véhicules en Russie risquent maintenant de perdre leur emploi.

Le président du Parlement arménien, Ara Babloyan, a discuté de la question avec son homologue russe, Vyacheslav Volodin, lors de leur rencontre à Moscou en juillet.

Volodin a suggéré que l’Arménie adopte la langue Russe comme deuxième langue officielle afin de contourner l’interdiction. La remarque de Volodin a causé une forte critique à Erevan. Les membres de l’opposition, des journalistes et des intellectuels ont accusé Moscou de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Arménie.

Selon le Premier ministre du Kazakhstan Bakitzhan Sagintayev, Karapetian a soulevé le problème lors de la réunion de lundi à Astana entre les Premiers ministres des cinq Etats membres de l’UEE, y compris le Russe Dmitri Medvedev.

Une déclaration publiée par le gouvernement arménien énumère la « reconnaissance mutuelle des permis de conduire nationaux et internationaux » parmi les points à l’ordre du jour de la réunion d’Astana.

Medvedev a également tenu des entretiens séparés avec Karapetian dans la capitale kazakhe. Le Premier ministre arménien a déclaré lors de la réunion que Medvedev se rendra à Erevan plus tard cette année.

posté le 16 août 2017 par Claire/armenews


ARMENIE/AZERBAIDJAN
Les ex-pays soviétiques appellent à la paix au Karabagh

Les dirigeants de la Russie et de cinq autres anciens Etats soviétiques - qui composent aujourd’hui l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) - appellent à une résolution “uniquement pacifique“ du conflit du Haut-Karabagh, a expliqué le président Serge Sarkissian après avoir organisé un sommet de l’OTSC à Erevan vendredi.

Sarkissian, le président russe Vladimir Poutine, leurs homologues de la Biélorussie, du Kirghizistan et du Tadjikistan ainsi que le Premier ministre du Kazakhstan, Bakijan Sagintayev, se sont entretenus dans la capitale arménienne pour discuter des activités et des priorités du pacte de défense dirigée par la Russie.

Ils ont signé une vingtaine de déclarations en commun et d’autres documents, y compris un accord sur la “stratégie de sécurité collective de l’OTSC“ pour les 10 prochaines années. Aucun de ces documents n’a été immédiatement rendu public.

Prenant la parole à la fin du sommet, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré que les dirigeants de l’OTSC ont convenu de faire connaître leurs priorités seulement après que leur gouvernement respectif mène “un travail approfondi“ visant à accroître le profil international du bloc. Alexandre Loukachenko a ajouté qu’ils ont besoin de “forcer“ l’OTAN et d’autres structures de sécurité internationale à “reconnaître notre organisation.“

Sarkissian, qui a officiellement transmis la présidence tournante du bloc à son homologue biélorusse, a été le seul chef de l’OTSC à s’exprimer face à la presse après le sommet. Mais il n’a pas répondu aux questions des journalistes.

“Les partenaires de l’OTSC ont exprimé leur soutien pour les accords sur la prévention de l’escalade de la situation dans la zone de conflit du Karabagh“, a affirmé Sarkissian.

“Durant la session, l’OTSC a réaffirmé la nécessité d’une résolution exclusivement pacifique du problème du Haut-Karabakh et a exprimé son soutien aux efforts déployés par les co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE pour régler le conflit sur la base du droit international“, a ajouté le leader arménien.

Sarkissian a noté que les dirigeants de l’OTSC ont spécifiquement soutenu la poursuite d’un règlement du conflit du Karabagh sur la base des principes internationalement reconnus de non-usage de la force, de l’intégrité territoriale des Etats et du droit à l’autodétermination des peuples.

Des Etats membres de l’OTSC - le Kazakhstan et le Kirghizstan - avaient signé des déclarations pro-azéries, appelant à une paix au Karabagh basée uniquement sur l’un de ces principes : l’intégrité territoriale. L’Arménie a maintes fois critiqué ces positions.

Les tensions entre l’Arménie et le Kazakhstan a augmenté en avril après que la république d’Asie centrale a bloqué une réunion prévue à Erevan des Premiers ministres des Etats membres de l’Union économique eurasienne. La position du Kazakhstan a été largement interprétée comme une manifestation de soutien à l’Azerbaïdjan dans le sillage des violents combats entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises.

Par ailleurs, le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev n’a pas assisté au sommet de l’OTSC à Erevan, apparemment en raison de sa mauvaise santé. Il a également annulé un voyage à Bakou prévu pour cette semaine.

La question du Karabagh serait la raison pour laquelle l’OTSC a retardé la nomination, conformément à ses statuts, d’un Arménien en tant que prochain secrétaire général de l’OTSC. Cela aurait du être le cas en fin d’année dernière. Les dirigeants du bloc ont toutefois décidé de prolonger le mandat d’un an de l’actuel secrétaire général, Nikolay Bordyuzha.

Ils ont à nouveau discuté de la question, mais ne sont parvenus à aucun accord à Erevan. “Nous allons en discuter à la fin de cette année à Saint-Pétersbourg“, a assuré Sarkissian.

posté le 17 octobre 2016 par Claire/armenews

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ARMENIE
Un village dénomme une rue qui portait le nom du président kazakh

Un village en Arménie a décidé de renommer la rue principale qui portait jusqu’à présent le nom du président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev, pour protester contre la position pro-azerbaïdjanaise de l’État d’Asie centrale concernant le conflit du Haut-Karabagh.

Le conseil local du village de Harich, situé dans la province de Shirak, va choisir officiellement un nouveau nom pour cette rue cette semaine. Les résidents locaux, conduits par leur maire, Roland Nazaretian, ont déjà enlevé les plaques de la rue, qui avaient été placées il y a une décennie.

Lundi, ils ont également démantelé le “coin du Kazakhstan“ de la bibliothèque du village, où se trouvaient une collection de portraits de Nazarbayev et de livres sur le Kazakhstan. Nazaretian a expliqué qu’ils seront renvoyés à l’ambassade du Kazakhstan à Erevan. “Laissez-les accrocher ces photos dans leur ambassade“, a-t-il lâché.

Ces mouvements de colère ont été provoqués par la réaction du Kazakhstan au déclenchement la guerre de 4 jours au Haut-Karabagh. Dans un mouvement clair de soutien à l’Azerbaïdjan, le gouvernement kazakh avait demandé l’annulation d’un sommet de l’Union économique eurasienne (UEE) qui devait avoir lieu à Erevan le 8 avril.

Le gouvernement arménien a condamné la position d’Astana. Le président Serge Sarkissian a déclaré que cet acte avait miné la crédibilité du bloc commercial dirigé par la Russie.

Nazarbayev aurait aussi signé une déclaration commune adoptée par les dirigeants des pays musulmans qui composent l’Organisation de la coopération islamique (OCI) lors d’un sommet à Istanbul la semaine dernière. Le document désigne l’Arménie comme un « agresseur » et exprime son soutien ferme aux efforts de l’Azerbaïdjan pour reprendre le contrôle du Haut-Karabagh.

“Nazarbayev était censé être notre ami, mais il est en train de dire que les Arméniens tuent “leurs frères““, a regretté Nazaretian, le maire Harich. “Donc, si les Azerbaïdjanais sont leurs frères, alors les Arméniens doivent être leurs ennemis. Voilà pourquoi la rue Nazarbayev n’existe plus “.

La rue mène à Harichavank, un des plus grands et les plus célèbres monastères médiévaux arméniens.

“Une route menant à un temple doit toujours être sacré“, a déclaré un autre villageois. “La vie a montré que nous ne devons pas faire semblant d’être des frères des Kazakhs.“

Nazarbayev, dont le pays a des similitudes ethniques et culturels étroits avec l’Azerbaïdjan, avait déjà causé des frictions entre Astana et Erevan quand il a essayé de fixer des conditions pour l’adhésion de l’Arménie à l’UEE en 2014. Il avait exigé que le traité d’adhésion avec Erevan mentionne les frontières internationalement reconnues de l’Arménie qui ne comprennent pas le Karabagh.

posté le 20 avril 2016 par Claire/armenews


MOSCOU
Le Premier ministre Abrahamian assistera finalement au sommet de l’UEE

Le Premier ministre arménien Hovik Abrahamian assistera finalement au sommet de l’Union économique eurasienne (UEE), qui devait avoir lieu à Erevan mais qui a été déplacé à Moscou en raison de l’escalade du conflit du Haut-Karabagh.

Les Premiers ministres de la Russie, de l’Arménie, de la Biélorussie, du Kazakhstan et du Kirghizistan devaient se réunir pour une session ordinaire du “conseil intergouvernemental“ de l’UEE dans la capitale arménienne vendredi dernier. Mais la réunion a été annulée après que le Premier ministre du Kazakhstan, Karim Masimov, a refusé d’y assister. Il avait proposé qu’elle ait lieu plutôt à Moscou.

Le Kazakhstan, qui a de forts liens linguistiques et culturels avec l’Azerbaïdjan, a apparemment voulu éviter de laisser penser qu’il pouvait soutenir l’Arménie dans le conflit du Karabagh.

Les dirigeants arméniens ont rejeté la proposition du Kazakhstan et ont menacé de boycotter la réunion reportée à Moscou tout au long de la semaine dernière. Le président Serge Sarkissian a publiquement accusé l’État d’Asie centrale d’avoir endommagé la réputation de l’UEE lors de sa rencontre avec le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, à Erevan vendredi.

Medvedev a cherché à minimiser l’importance de la position du Kazakhstan. Il a assuré à Sarkissian que les Premiers ministres des cinq ex-Etats soviétiques se réuniront à Erevan plus tard cette année.

Le cabinet d’Abrahamian a annoncé hier qu’il se rendra bel et bien à Moscou pour prendre part au sommet. Le Premier ministre arménien aura également des entretiens séparés avec Medvedev, a ajouté le cabinet.

Lundi, Vahram Baghdassarian, leader parlementaire du Parti républicain d’Arménie, avait affirmé qu’il serait mieux de ne pas boycotter la réunion. “Je pense qu’il serait bon d’aller à Moscou, ce n’est pas là-bas qu’il y aura des ennemis“, avait-il déclaré. Il avait ajouté qu’Erevan devrait utiliser cette réunion pour “faire passer notre message.“

Mais Alexander Arzumanian, un parlementaire de l’opposition et ancien ministre des Affaires étrangères, était en désaccord. “Le Premier ministre arménien ne devrait pas participer à cette réunion“, a t-il lâché hier. “Si d’autres Etats membres de l’UEE sont si amicaux envers l’Azerbaïdjan, alors nous devrions reconsidérer nos approches.“

“Ceci est une grave erreur“, a précisé Arzumanian, après l’annonce d’Abrahamian.

posté le 13 avril 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Le sommet de l’Union eurasienne prévu à Erevan est annulé

Le sommet de l’Union économique eurasienne (UEE) qui devait se tenir à Erevan, a été annulé, en raison du refus du Premier ministre de l’un des membres le plus influent de cette alliance dirigée par la Russie, le Kazakhstan, de se rendre dans la capitale arménienne, en signe de solidarité manifestement avec l’Azerbaïdjan, turcophone et majoritairement musulman lui aussi, mais non membre pourtant de l’UEE.

Les premiers ministres de Russie, d’Arménie, de Biélorussie, du Kazakhstan et du Kyrgyzstan devaient se retrouver lors d’une réunion régulière du “ conseil intergouvernemental” de l’UEE dans la capitale arménienne le vendredi 8 avril.

Une porte-parole de l’instance dirigeante de l’UEE dont le siège est à Moscou a indiqué le jeudi 7 avril que la rencontre n’aurait pas lieu car le premier ministre du Kazakhstan, Karim Masimov, refusait d’y prendre part.

Interrogée sur la raison de ce refus, Marina Shkurlatova avait répondu de façon vague : “Il m’est difficile de faire quelque commentaire, car il s’agit de la décision de la partie kazakhe”. Un porte-parole de Masimov avait aussi prévenu que le chef du gouvernement kazakh ne se rendrait pas au sommet de Erevan, en précisant qu’il avait proposé que le sommet se tienne à Moscou comme alternative.

Le Premier ministre arménien Hovik Abrahamian avait rejeté la proposition dans un appel téléphonique à son homologue kazakh le 6 avril, au lendemain de la trêve conclue entre les armées arménienne et azérie. M. Abrahamian avait averti que si les autres chefs de gouvernements de l’UEE décidaient de se rencontrer à Moscou plutôt qu’à Erevan, il pourrait boycotter la rencontre.

Le président Serge Sarkissian avait aussi évoqué ce problème dans un entretien téléphonique avec son homologue Kazakh Nursultan Nazarbayev le même 6 avril.

Le gouvernement Kazakh, qui assume la présidence tournante de l’UEE, n’a pas donné de raison officielle à ce refus de de rendre à Erevan. Mais les observateurs estiment que les leaders Kazakhs ne veulent pas donner l’impression que leur pays, qui a des liens culturels et linguistiques avec l’Azerbaïdjan, soutient l’Arménie dans le conflit autour du Karabagh.

Ce n’est pas la première fois que le président Nazarbayev, qui entretient des relations étroites avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, sacrifie la solidarité de mise avec l’Arménie, qui est le partenaire du Kazakhstan dans nombre d’organisations, sur l’autel de la solidarité turcophone. Il avait déjà mis en avant le conflit du Karabagh pour tenter d’imposer des conditions à l’entrée de l’Arménie dans l’UEE en mai 2014. L’inamovible leader kazakh avait demandé que l’acte d’adhésion à l’UEE de l’Arménie fasse état de ses frontières internationalement reconnues, reléguant ainsi le Karabagh hors de cette union. Mais l’accord signé fin 2014 ne renfermait pas de telles conditions.

Le Kazakhstan, ainsi que deux autres républiques musulmanes d’ex-URSS, le Kirghizstan et le Tadjikistan, sont membres d’une alliance militaire dirigée par la Russie comprenant aussi l’Arménie et la Biélorussie, l’Organisation du traité de sécurité collective (CSTO).

Erevan a déploré à plusieurs occasions le manquement à leurs obligations de solidarité avec l’Arménie de ces pays, et plus particulièrement du Kazakhstan, qui a multiplié les déclarations favorables à l’Azerbaïdjan dans le conflit du Karabagh.

Le président Sarkissian avait affirmé en décembre 2015 qu’une telle position nuisait à la crédibilité de la CSTO. Il l’a répété le 5 avril alors qu’il se trouvait en visite officielle en Allemagne à l’occasion d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel. Il a trouvé « très regrettable la vente d’armes par la Russie, mais aussi par d’autres membres de la CSTO, à l’Azerbaïdjan ».

Il a souligné toutefois que si l’armée de Bakou possédait des armes plus performantes à la faveur des contrats juteux conclus notamment avec la Russie ces dernières années, des armes qui ont montré leur efficacité lors du regain de tensions autour du Karabagh ces derniers jours, « la puissance n’est pas déterminée exclusivement par la modernité de l’armement ».

« La vraie puissance tient dans la détermination du peuple de l’Arménie et du Karabagh à protéger à n’importe quel prix sa patrie », a ajouté le président arménien, en ajoutant que l’escalade de tension observée ces jours derniers confirmait la nécessité de mettre en place un mécanisme sur les incidents de frontières, en faveur duquel Berlin avait aussi plaidé en janvier et auquel l’Azerbaïdjan reste farouchement opposé.

posté le 8 avril 2016 par Gari/armenews


ARMENIE
L’ancien Premier ministre futur chef de la Commission économique eurasienne

L’ancien Premier ministre arménien Tigran Sarkissian, qui est actuellement ambassadeur du pays aux Etats-Unis, sera nommé à la tête de la Commission économique eurasienne l’année prochaine.

Le président arménien Serge Sarkissian participait à un sommet de l’UEE avec ses homologues de Russie, du Kazakhstan, de la Biélarussie et du Kirghizistan, dans le village kazakh de Burabay. Il a demandé que soit nommé un Arménien pour assurer la présidence tournante de l’organe exécutif de l’UEE en février.

“Nous avons pris une décision irrévocable concernant le nom du chef de notre commission après le 1er février, pour succéder au russe Viktor Khristenko“, a annoncé le président de la Biélarussie, Alexandre Loukachenko à l’agence de presse Interfax.

Loukachenko a souligné que le président russe Vladimir Poutine avait approuvé la candidature de Tigran Sarkissian, qui a dirigé le gouvernement arménien en 2008 à 2014, et avant cela avait été gouverneur de la Banque centrale d’Arménie. Il a été nommé ambassadeur aux Etats-Unis en juillet 2014.

“La candidature a été soutenue par le président russe, qui a travaillé avec lui. Il pense que c’est un professionnel expérimenté “, a expliqué le leader de la Biélorussie.

À l’heure actuelle, le russe Viktor Khristenko est à la tête du Conseil de la Commission économique eurasienne, alors que la Biélorussie détient actuellement la présidence de l’UEE.

Le prochain sommet de la Commission économique eurasienne se tiendra à Moscou en décembre. Un arrangement a été conclu pour qu’une commission de 10 membres soit formée, avec deux membres nommés par chaque pays. Un membre de la commission est, par son statut, en fait, l’équivalent d’un ministre de l’UEE.

posté le 19 octobre 2015 par Claire/armenews

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KAZAKHSTAN
Le Kazakhstan salue la fin des négociations en vue de son adhésion à l’OMC

Les négociations entre l’Organisation mondiale du commerce et le Kazakhstan en vue de son adhésion sont achevées, a annoncé le président kazakh qui a dit espérer de “nouveaux horizons“ pour cette ex-république soviétique d’Asie centrale riche en hydrocarbures. “C’est un événement historique pour nous“, a salué le président Noursoultan Nazarbaïev, 74 ans.

Les négociations entre Astana et l’OMC ont duré presque vingt ans : commencées en 1996, elles avaient été ralenties par l’adhésion du Kazakhstan à l’Union économique eurasiatique constituée par Moscou et à laquelle participent également l’Arménie, le Kirghizstan et le Bélarus. La dernière ligne droite des pourparlers a été conduite par un groupe de travail le 10 juin à Genève, qui a admis avoir mené “l’une des négociations les plus complexes“ de toute l’histoire de l’organisation.

“L’adhésion à l’OMC ouvre de nouveaux horizons à notre économie : elle permettra à nos entreprises d’accéder aux marchés étrangers et à nos consommateurs d’obtenir une large sélection de biens et de services“, a estimé M. Nazarbaïev. Selon le président kazakh, “90% du commerce kazakh est réalisé avec des pays-membres de l’OMC“, comme la Chine ou la Russie, appartenant à l’organisation depuis 2001 et 2012 respectivement.

L’adhésion du Kazakhstan deviendra officielle lorsque le pays participera en décembre à la conférence ministérielle de l’OMC, dont il sera le 162e membre.

Vaste république désertique, le Kazakhstan est la plus grosse économie d’Asie centrale, doté notamment d’immenses réserves d’hydrocarbures et de minerais. Après avoir connu une décennie de croissance à deux chiffres, le pays a été fragilisé par la crise en 2008 et par celle de son grand voisin, la Russie, en 2014. dr-cr-all/pop/nm/gib

posté le 23 juin 2015 par Ara/armenews

Astana (Kazakhstan), 22 juin 2015 (AFP) -



Signature officielle
L’Arménie dans l’Union eurasienne

L’Arménie a officiellement rejoint l’Union économique eurasienne vendredi, ce qui a été salué par le président russe Vladimir Poutine.

Serge Sarkissian a signé un traité d’adhésion avec Vladimir Poutine, le président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev et celui de la Biélorussie Alexandre Loukachenko lors d’un sommet qui s’est tenu à Minsk.

La signature du document, initialement prévu en mai dernier, avait été reportée pour des raisons apparemment économiques et géopolitiques.

S’exprimant lors du sommet, Poutine et Sarkissian ont exprimé l’espoir que le traité soit définitivement ratifié par les Parlements des pays membres de l’EEU à la fin de l’année. Le président arménien a déclaré que son pays devrait être en mesure de “commencer à travailler à partir du 1er janvier“ en tant que membre à part entière d’une alliance dont les critiques craignent qu’elle ne restaure l’hégémonie russe sur une grande partie de l’ancienne Union soviétique.

Poutine a souligné l’importance de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE dans son discours d’ouverture posté sur le site Internet du Kremlin. “Pour nous, l’Arménie est prête à fonctionner dans l’Union économique eurasienne sur un pied d’égalité avec la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan“, a t-il dit. “Dans une période relativement courte, depuis l’automne 2013, nos amis arméniens ont (...) mis leur législation nationale en conformité avec les normes de notre structure d’intégration.“

“Nous espérons voir des effets macroéconomiques positifs un ou deux ans après l’adhésion de l’Arménie“, a poursuivi Poutine. Il a dit que l’adhésion donnera un nouvel élan au commerce de l’Arménie. “Les autres indicateurs clés - PIB, la demande des consommateurs, les revenus réels de la population et de l’emploi - devraient également s’améliorer“, a t-il ajouté.

Sarkissian, son gouvernement et ses alliés politiques ont également affirmé ces derniers mois que l’adhésion permettra d’accélérer le développement de l’Arménie en abaissant le coût du gaz naturel russe pour ses consommateurs et facilitera l’accès de ses fabricants au vaste marché russe. Toutefois, les autorités d’Erevan ont arrêté de prévoir revoir à la hausse les prévisions des taux de croissance de l’économie arménienne pour les prochaines années.

La croissance économique dans le pays s’est au contraire ralentie désormais, principalement en raison d’une retombée des sanctions économiques occidentales imposées à la Russie ces derniers mois. Le Fonds monétaire international a déclaré la semaine dernière que le PIB de l’Arménie augmentera probablement, en termes réels, que de 2,6 % cette année et de 3,3 % en 2015.

L’entrée dans l’UEE signifie que l’Arménie devra remplacer son régime commercial libéral pour des politiques plus protectionnistes. Le traité signé à Minsk permet d’exempter plus de 800 types de marchandises importées de droits de douane fixés par l’UEE. Les dirigeants arméniens disent que ces exemptions empêcheront des hausses de prix massives sur le marché intérieur.

posté le 13 octobre 2014 par Claire/armenews


Coopération
L’Arménie actera probablement son adhésion à l’UEE vendredi

L’Arménie signera probablement son traité d’adhésion à l’UEE lors du sommet à Minsk cette semaine, a laissé entendre le président russe Vladimir Poutine.

“Le processus d’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne touche à sa fin“, a déclaré Poutine lors d’un discours à un forum d’affaires à Moscou jeudi soir.

Le premier vice-Premier ministre russe Igor Chouvalov a confirmé vendredi que le traité, rédigé par l’organe exécutif de l’UEE plus tôt cette année, sera à l’ordre du jour du sommet prévu pour le 10 octobre.

“Si le traité est signé à Minsk, la République d’Arménie deviendra un membre de cette union à partir du 1er janvier“, aura dit Chouvalov selon l’agence de nouvelles RIA Novosti.

Le sort de l’Arménie semble lié aux positions de la Biélorussie et du Kazakhstan. Les deux Etats membres de UEE auraient retardé l’adhésion de l’Arménie pour des raisons économiques et géopolitiques.

Sergey Rumas, un membre biélorusse de l’organe exécutif de l’UEE, a declaré jeudi : “Toutes les questions de la partie biélorusse seront réglées avant le sommet de Minsk. La Biélorussie sera prête à signer le traité avec l’Arménie“.

posté le 6 octobre 2014 par Claire/armenews

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