Nouvelles d'Arménie
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Diplomatie


COOPERATION
L’UE est prête pour une mise en œuvre rapide de l’accord avec l’Arménie

L’Union européenne pourrait commencer à mettre en œuvre progressivement son accord historique signé récemment avec l’Arménie dès ce printemps, a déclaré hier le chef de la délégation de l’UE à Erevan, Piotr Switalski.

M. Switalski a affirmé que de nombreuses dispositions de l’Accord de partenariat global et renforcé peuvent être mises en pratique avant même que l’accord de 350 pages ne soit ratifié par l’ensemble des États membres de l’UE et le Parlement européen. Mais cela, a-t-il souligné, ne pourrait avoir lieu qu’après sa ratification par le Parlement arménien.

“Du point de vue de l’Union européenne, le plus important est que l’accord puisse être mis en œuvre provisoirement cette année, avec espoir que ce soit au printemps“, a commenté le diplomate aux journalistes.

“Je pense que nous pouvons être très optimistes quant au début de l’application provisoire de l’accord“, a-t-il précisé.

Armen Ashotian, président du comité des relations étrangères du Parlement arménien, a également souligné la semaine dernière que l’Accord de partenariat global et renforcé contient des « dispositions transitoires » permettant la mise en œuvre anticipée de certaines parties de l’accord, notamment celles relatives à l’aide de l’UE vis-à-vis de l’Arménie.

“Mais pour que cela se produise, l’Assemblée nationale doit d’abord le ratifier“, a noté Ashotian. Il a prédit que le Parlement arménien ratifiera l’Accord de partenariat global et renforcé d’ici la fin mars.

En vertu de cet Accord, le gouvernement arménien doit mener des réformes politiques visant à démocratiser le système politique du pays et à renforcer la protection des droits de l’homme. Il doit également « rapprocher » progressivement les lois et règlements économiques arméniens de ceux de l’UE. Le président Sarkissian a mis en place le 25 décembre une commission gouvernementale ad hoc chargée d’assurer le respect de l’accord par Erevan.

posté le 18 janvier 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
La Russie n’entend faire pression ni sur Erevan, ni sur Bakou, affirme S.Lavrov

La Russie estime que c’est à l’Arménie et à l’Azerbaïdjan de régler eux-mêmes le conflit du Haut-Karabagh et ne cherchera donc pas à leur imposer quelque plan de paix, a indiqué lundi 15 janvier le ministre russe des affaires étrangères Sergei Lavrov. “La Russie ne peut presenter de plans concrets de règlement du conflit du Karabagh car les parties, et elles seules, peuvent règler le problème”, a indiqué S. Lavrov lors d’une conférence de presse à Moscou en ajoutant : “Ensemble avec les Etats-unis et la France, en qualité de coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE, la Russie fait son possible pour créer les conditions d’un tel règlement ». “Les parties connaissent les positions des coprésidents mais c’est à elles de décider”, a poursuivi le chef de la diplomatie russe en précisant : “Nous attendons bien sûr des signaux positifs envoyés par les deux pays. Nous sommes satisfaits de ce qu’il y ait eu des rencontres des présidents et des ministres des affaires étrangères [arméniens et azerbaïdjanais] l’an dernier. Ainsi la balle est dans le camps des parties” en conflit.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev s’étaient engagés à intensifier le processus de paix du Karabagh et à consolider le régime de cessez-le-feu en vigueur dans la zone du conflit quand ils se sont rencontrés à Genève le 16 octobre 2017. Leurs ministres des affaires étrangères, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov, avaient eu des négociations de suivi à Vienne le 7 décembre et les avaient jugées tous deux “positives”. MM. Nalbandian et Mammadyarov doivent se rencontrer à nouveau d’ici la fin du mois de janvier. Dans une déclaration commune à Vienne le 7 décembre, S.Lavrov et le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson avaient salué les pourparlers arméno-azéris tout en appelant les parties en conflit à prendre des mesures concrètes pour empêcher les violations du cessez-le-feu et éviter d’avoir à « repousser encore » la négociation d’un accord de paix durable.

S.Lavrov avait souligné le 12 janvier l’importance d’une consolidation du régime de cessez-le-feu le long de la “ligne de contact” autour du Karabakh et sur la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Il avait estimé que cela faciliterait la recherché d’une solution mutuellement acceptable. “Ce problème ne peut être réglé une fois pour toute sur la base d’un texte unique”, avait poursuivi S. Lavrov. “Il faut une approche par étapes qui traduirait un accord sur ce qu’il est possible de faire actuellement et qui permettrait de travailler sur des sujets nécessitant d’autres discussions en vue d’un accord final et durable, dont [un accord sur] le statut du Karabagh”. S. Lavrov avait indiqué en mars 2017 que les parties en conflit étaient encore loin à “deux ou trois éléments près” d’un plan de paix qui avait été proposé par les médiateurs américain, russe et français, au cours de la dernière décennie. Mais il avait précisé qu’elles étaient largement d’accord sur les principes de la formule de paix prévoyant un retrait arménien des “districts autour du Karabagh” et une décision sur le statut du Karabagh qui « prendrait en compte l’opinion du peuple vivant là ».

posté le 16 janvier 2018 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Diplomatie  Karabagh  Russie 


Document TV sur la chaîne Histoire
Le « Passeport Nansen pour les apatrides » : avec Jacky Nercessian

Trente ans avant la Convention de Genève, le diplomate norvégien Fridtjof Nansen crée le 5 juillet 1922 un passeport auquel il donnera son nom qui, entre 1922 et 1945, protégera environ 500 000 hommes et femmes destitués de leur nationalité et devenus apatrides du fait des grands bouleversements occasionnés par la première guerre mondiale, le génocide arménien, la révolution russe.

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Ce « passeport Nansen » est un document d’identité, rédigé en français et dans la langue du pays d’accueil, qui a été reconnu dès 1924 par 38 États (dont la France), permettant aux réfugiés apatrides de passer les frontières. Imaginé en 1921, il a été créé comme certificat d’identité et de voyage le 5 juillet 1922 par la conférence internationale de Genève grâce à Nansen qui créa « l’Office international Nansen pour les réfugiés ».

Né en 1861, Fridtjof Nansen était un scientifique norvégien (notamment un célèbre explorateur polaire), avant de devenir diplomate et homme d’État ; il fut surtout, sa vie durant, un humaniste conséquent.

En 1920, le gouvernement norvégien le nomme président de la délégation norvégienne auprès de la Société des Nations (SDN, ancêtre des Nations unies basée à Genève), ce qu’il restera jusqu’à sa mort en 1930. La SDN le charge aussitôt de la première mission humanitaire d’envergure qu’elle met sur pied : le rapatriement de 450 000 prisonniers de guerre. En 1921, il devient ainsi le premier « Haut-Commissaire pour les réfugiés » de la SDN. La question la plus brûlante est alors celle des réfugiés de l’ancien Empire russe fuyant la révolution d’Octobre, car un décret soviétique du 15 décembre 1922 a révoqué la nationalité de tous les émigrés qui sont donc devenus apatrides.

(JPEG) Prix Nobel de la paix (1922), Nansen a aussi participé à la négociation du Traité de Lausanne de 1923 entre les gouvernements grec et turc. Ce Traité étant revenu notamment sur l’indépendance de l’Arménie « ex-ottomane » (dans le nord-est de la Turquie actuelle) qui avait été reconnue en 1920 par le Traité de Sèvres, Nansen, après avoir essayé de contribuer à la recherche d’une solution à la crise arménienne, a étendu le bénéfice du « passeport Nansen » aux réfugiés arméniens (survivants du génocide). Il fit de même pour les autres victimes de l’abandon du Traité de Sèvres qu’étaient les Assyro-Chaldéens, en 1928.

Après eux, il servira aux juifs chassés d’Allemagne par le nazisme et aux républicains espagnols poursuivis par la dictature. C’est l’histoire d’un homme hors du commun que raconte ce passionnant documentaire illustré par d’étonnantes images d’archives et par des témoignages de descendants des bénéficiaires de l’œuvre de Nansen.

En 1938, le prix Nobel de la Paix est décerné à l’Office international Nansen (Nansen International Office for Refugees) « qui avait poursuivi son œuvre ».

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Parmi les témoignages de descendants de rescapés du génocide, celui particulièrement émouvant de Jacky Nercessian qui, le 24 avril 2015, s’est recueilli sur la tombe de Nansen et a visité la maison natale de cet homme à qui les Arméniens doivent tant. C’est d’ailleurs sur des paroles du comédien que s’achève ce documentaire à la fois pédagogique et poignant.

Un document de Valentine Valera, réalisé par Philippe Saada, avec Jacky Nercessian : Intervenante : Dzovinar Kévonian (historienne). Diffusé Vendredi 12 janvier sur la chaîne Histoire, à 20h40.

Rediffusions : Samedi 13 janvier à 23h35 - Lundi 22 janvier à 08h25 - Vendredi 26 janvier à 14h05 et le jeudi 1er février à 14h05

Histoire est disponible sur abonnement : Orange canal 117 - Numéricable canal 134 - Sfr canal 182 - Free canal 205 - Bouygues canal 216

posté le 11 janvier 2018 par Jean Eckian/armenews


ETATS-UNIS/ARMENIE/RUSSIE
Un homme d’affaires controversé sanctionné par les USA a travaillé pour le MAE

Un homme d’affaires russe controversé, mis sur liste noire par les Etats-Unis pour ses liens présumés avec le crime organisé, a travaillé comme “conseiller“ du ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian, a reconnu hier le ministère des Affaires étrangères à Erevan.

Le ministère des Finances des États-Unis a imposé des sanctions financières à l’homme d’affaires Ruben Tatulian et à neuf autres ressortissants russes le mois dernier. Le Bureau de contrôle des avoirs financiers (OFAC) du ministère les a accusés d’être impliqués dans des « activités criminelles transnationales graves ».

Tatulian, basé à Sotchi, détient un passeport diplomatique arménien, ce qui soulève des questions sur ses liens avec le gouvernement arménien.

L’homme d’affaires a rejeté les sanctions américaines dans une interview publiée par un blogueur russe basé à Sotchi le week-end dernier. Il a expliqué qu’il ne pouvait pas être affecté par elles parce qu’il n’a aucun actif aux États-Unis.

Tatulian a également déclaré qu’il avait non seulement un passeport diplomatique arménien mais qu’il utilisait également des voitures appartenant à l’ambassade d’Arménie en Russie. “Je suis un conseiller du ministre des Affaires étrangères d’Arménie“, a-t-il lâché lorsqu’on lui a demandé la raison.

“Ruben Tatulian était un conseiller indépendant du ministre des Affaires étrangères et il n’a plus ce statut à l’heure actuelle“, a commenté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Tigran Balayan.

Balayan a refusé de préciser quand Tatulian avait eu un tel statut. Il n’a pas dit non plus pourquoi ni quand le magnat russo-arménien surnommé “Robson“ aurait reçu son passeport diplomatique.

Selon les reportages des médias russes, Tatulian a de vastes intérêts commerciaux et de solides relations avec le gouvernement dans le sud de la Russie. Une déclaration de l’OFAC publiée le 22 décembre le décrivait comme un « surveillant » régional du syndicat du crime organisé présumé ciblé par le département du Trésor des États-Unis.

posté le 10 janvier 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE-DIPLOMATIE
Les citoyens d’Arménie peuvent se rendre sans visa dans 59 pays

Dans le classement de Henley & Partners des pays dont les citoyens sont dispensés de visas dans d’autres pays étrangers, l’Arménie a gagné deux places. Elle occupe désormais la 76e position contre la 78e l’an dernier. Les citoyens d’Arménie peuvent se rendre sans visa dans 59 pays de la planète. La Géorgie fait mieux que l’Arménie puisqu’elle est 53e dans ce même classement. Les Géorgiens pouvant se rendre sans visa dans 99 pays. La Géorgie était à la 68e place l’an dernier. L’Allemagne est en tête du classement, ses citoyens étant dispensés de visas dans 177 pays. Suit le Singapour avec 175 pays. La Russie est 48e, la Turquie 50e et l’Azerbaïdjan 72e.

Krikor Amirzayan

posté le 10 janvier 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Diplomatie  Image 450 


DIPLOMATIE
Les voeux de l’ambassadeur Jonathan Lacôte pour l’année 2018

Voeux publiés ici : https://am.ambafrance.org/VOEUX-DE-L-AMBASSADEUR-POUR-L-ANNEE-2018

“Chères et chers compatriotes,

Au seuil de cette année 2018, je vous présente mes meilleurs vœux de santé et de bonheur, pour vous-même, votre famille et ceux qui vous sont chers.

L’année passée a été riche de changements, en France comme en Arménie.

En 2017 le peuple français a fait le choix du renouvellement, des réformes et de l’ouverture sur le monde. La France a retrouvé son rang, sa force d’initiative, son rayonnement. Elle est écoutée, respectée et plus que jamais prête à assumer, dans le monde et en Europe, le rôle qui est le sien pour la défense de ses intérêts et de ses valeurs.

L’année 2017 s’est également terminée sur d’importants succès diplomatiques pour l’Arménie, avec la signature en novembre de l’Accord de partenariat renforcé avec l’Union européenne et la présidence de la conférence ministérielle de la Francophonie, deux événements qui ouvrent l’Arménie sur le monde, tout en contribuant à la rapprocher de la France.

L’année 2018 s’annonce à son tour particulièrement riche d’enjeux pour la relation entre nos deux pays, pour ne pas dire exceptionnelle, tant les échéances sont nombreuses : comme vous le savez, l’Arménie célébrera en mai le centenaire de sa première République, puis cet automne le 2.800è anniversaire de Erebuni/Erevan, avant d’accueillir en octobre le XVIIè Sommet de la Francophonie. Enfin, en décembre, nous commémorerons aux côtés de l’Arménie le 30è anniversaire du séisme de Spitak, qui marque à bien des égards la reprise, dans des circonstances tragiques, de la coopération directe entre nos deux pays, avant même l’indépendance.

Le Sommet de la Francophonie constituera le plus grand événement diplomatique organisé en l’Arménie depuis l’indépendance. Il réunira les 84 Etat membres, associés et observateurs de l’Organisation internationale de Francophonie (OIF), ainsi que de nombreuses organisations internationales. L’année 2018 sera donc une année riche en termes de relations politiques entre la France et l’Arménie, avec des visites au plus haut niveau, qui seront annoncées le moment venu.

Au-delà, ce sommet constitue une opportunité unique de consolider en Arménie la francophonie en général et l’influence française en particulier. L’Ambassade accompagnera l’Ecole et l’Université françaises en Arménie dans leur développement. Elle sera aux côtés de nos entreprises pour promouvoir la présence économique française en Arménie. Elle continuera naturellement à assurer sa mission fondamentale de sécurité de la communauté française et veillera à préserver la solidarité que nous devons aux plus démunis d’entre nous.

J’invite chaque Française et Français en Arménie à porter une part de cette ambition. Votre présence en Arménie constitue un atout précieux pour notre pays : chacun d’entre vous contribue à diffuser les valeurs, la langue, la culture, le savoir-faire français. Ensemble, en cette année où la francophonie sera à l’honneur, nous pouvons faire rayonner notre pays et développer encore nos relations avec l’Arménie.

Je souhaite à chacune et chacun d’entre vous succès et réussite dans ses entreprises et projets personnels.

En espérant avoir le plaisir de rencontrer le plus grand nombre d’entre vous en 2018,

Très cordialement à tous,

Jonathan Lacôte

Ambassadeur de France en Arménie“

posté le 9 janvier 2018 par Claire/armenews


SELON NAIRA ZOHRABYAN
L’Arménie est prête à établir des relations avec la Turquie sans conditions préalables

« L’Arménie est toujours prête à établir des relations avec la Turquie sans conditions préalables », a déclaré Naïra Zohrabyan, présidente de la Commission permanente des questions d’intégration européenne au parlement arménien, à Armenian News- NEWS.am.

Selon la députée, la position de l’élite politique turque et le comportement du président turc Recep Tayyip Erdogan devient imprévisible et éloigné du champ politique.

« J’ai récemment rencontré des politiciens européens assez influents à Bruxelles, et ils sont perplexes face au comportement d’Erdogan », a indiqué Naïra Zohrabyan, ajoutant que l’UE a exprimé une position claire sur la politique du président turc.

La députée ne voit aucune perspective de rapprochement arméno-turc dans un proche avenir.

Rappelons que la frontière arméno-turque est fermée depuis 1993 à l’initiative de la partie turque. Le rapprochement a commencé à l’automne 2008 et a été initié par le président arménien Serge Sarkissian.

Les ministres des Affaires étrangères arménien et turc ont signé le « Protocole sur l’établissement des relations diplomatiques entre l’Arménie et la Turquie » et le « Protocole sur le développement des relations entre l’Arménie et la Turquie » à Zurich le 10 octobre 2009. Plus tard, Ankara a proposé des conditions préalables qui ont perturbé le processus de réconciliation arméno-turc.

posté le 4 janvier 2018 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Moscou appelle Bakou et Erevan à redouble d’efforts dans le processus de paix

Tout en se félicitant des rencontres au sommet arméno-azéris qui ont permis de relancer le processus de paix au Haut-Karabagh, le vice-ministre russe des affaires étrangères Grigory Karasin a appelé les deux parties à intensifier leurs efforts en vue de parvenir à un règlement durable du conflit du Haut-Karabagh. Dans une interview accordée à l’agence de presse Interfax, G.Karasin a salué la poursuite du processus de paix, confirmée par la rencontre programmée pour janvier 2018 entre les ministres des affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan, en ajoutant : “La Russie souhaite un résultat tangible à la faveur de cette rencontre ministérielle de janvier de l’année prochaine, et soutient les efforts de Erevan et de Bakou en vue de dégager un compromis sur la base du travail déjà effectué”. G. Karasin a souligné que la Russie, en collaboration avec les autres pays coprésidant le Groupe de Minsk de l’OSCE, poursuivra sa mission de médiation en vue d’un règlement pacifique du conflit du Karabagh. “Cette position commune de la Russie, des Etats-Unis et de la France avait été clairement évoquée dans la déclaration conjointe des chefs de la délégation des trois pays coprésidant à Vienne”, a ajouté le diplomate russe.

Dans le même entretien, G.Karasin a rappelé le déroulement du sommet réunissant en octobre les présidents d’Arménie et d’Azerbaïdjan, Serge Sarkissian et Ilham Aliyev, à Genève, où les deux chefs d’Etat étaient tombés d’accord pour poursuivre les négociations et accélérer les efforts en vue d’un règlement du conflit du Karabagh. “En octobre 2017, après une longue pause, le sommet arméno-azéri sur le règlement du conflit du Karabagh s’est tenu à Genève sous l’égide des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE. Durant le sommet, les parties ont convenu d’ intensifier le processus de négociations et de prendre des mesures additionnelles en vue de réduire les tensions sur la ligne de contact. A cet égard, les coprésidents ont eu des consultations séparées en novembre 2017 avec les ministres des affaires étrangères d’ Azerbaïdjan et d’Arménie”, a ainsi déclaré G. Karasin en ajoutant : “Les ministres des affaires étrangères azerbaïdjanais et arménien ont discuté des sujets clé du règlement, sur lesquels le consensus n’a pas été possible à ce jour. En outre, ils ont envisagé une série de mesures susceptibles de garantir une désescalade des tensions dans la zone du conflit. Les parties en conflit se sont vu par ailleurs soumettre une série de propositions concrètes relatives à l’extension de la mission d’observation de l’OSCE. Les ministres ont aussi accepté de poursuivre les négociations en janvier 2018 avec la participation des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE”, a rappelé G. Karasin, dans une allusion à la rencontre à Vienne en novembre des ministres des affaires étrangères arménien, Edward Nalbandian, et azéri, Elmar Mammadyarov.

posté le 29 décembre 2017 par Gari/armenews


DIPLOMATIE
Erevan soutient la résolution de l’ONU rejetant la reconnaissance des USA de Jérusalem

L’Arménie faisait partie des 128 pays qui ont voté jeudi soir pour une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies rejetant la décision de Washington de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, le Japon et la Russie ont également soutenu la résolution non contraignante demandant à l’assemblée de déclarer la reconnaissance américaine de Jérusalem comme « nulle et non avenue ».

Trente-cinq pays se sont abstenus, notamment l’Australie, le Canada, le Mexique et les Philippines. Aux côté des États-Unis et Israël, qui ont voté contre la résolution étaient le Guatemala, le Honduras, les Îles Marshall, la Micronésie, Nauru, Palau et le Togo.

Le président américain, Donald Trump, avait mis en garde contre les réductions potentielles de l’aide étrangère aux pays qui accepteraient la résolution. « Nous surveillons ces votes », a déclaré Trump mercredi. « Laissez-les voter contre nous, nous allons économiser beaucoup. Nous ne nous en soucions pas. »

L’ambassadeur américain à l’ONU, Nikki Haley, a fait écho à cet avertissement avant le vote de l’assemblée. Dans une lettre adressée à certains pays, N. Haley a déclaré que « le président suivra attentivement ce vote et a demandé que je fasse rapport sur les pays qui ont voté contre nous. Nous prendrons note de chaque vote sur cette question », a-t-elle écrit.

Le ministère arménien des Affaires étrangères a déclaré vendredi que la décision d’Erevan de voter pour la résolution reflétait sa position inchangée sur la question. « Nous suivons de près tous les développements liés à Jérusalem », a déclaré le porte-parole du ministère, Tigran Balayan, au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am). « En ce qui concerne les positions prises récemment concernant Jérusalem, nous convenons qu’elles ne peuvent préjuger de la détermination du statut final de Jérusalem par des négociations. »

Rappelons que Donald Trump avait annoncé le 6 décembre sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv, déclenchant une condamnation internationale et des protestations à travers le monde musulman. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a qualifié le vote symbolique de l’ONU de « victoire pour la Palestine ». Mais Israël l’a rejeté et a remercié Trump pour sa position « sans équivoque ».

posté le 25 décembre 2017 par Claire/armenews