Nouvelles d'Arménie
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Diplomatie


DIPLOMATIE
Sergueï Lavrov en visite officielle en Arménie et en Azerbaïdjan le 20 et 21 novembre

Du 20 au 21 novembre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov effectuera une tournée en Arménie et en Azerbaïdjan avec pour ordre du jour le règlement du conflit du Haut-Karabagh. Maria Zakharova la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie a annoncé cette visite officielle du chef de la diplomatie russe à Erévan et Bakou le 20 et 21 novembre. A Erévan, Sergueï Lavrov rencontrera son homologue arménien Edouard Nalbandian. « Cette visite se réalise dans le cadre du 25ème anniversaire es relations diplomatiques, ainsi que le 20ème anniversaire de la charte d’amitié et de coopération avec l’Arménie. Les deux ministres participeront à l’inauguration de l’exposition « Russie et Arménie, des siècles d’amitié » ainsi que de l’émission d’un timbre-poste à cette occasion. «  Le dossier du règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh sera également à l’ordre du jour de ces rencontres » précise la porte-parole en ajoutant que le 20 novembre Sergueï Lavrov se rendra également en visite officielle en Azerbaïdjan où il rencontrera également son homologue azéri. « Nous avons toujours déclaré que l’Azerbaïdjan était dans la région du Caucase l’un de nos alliés militaires. Cette année nous célébrons le 25ème anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays » a tenu à ajouter Maria Zakharova en précisant toutefois que la Russie avec les autres co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE continue de soutenir le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Krikor Amirzayan

posté le 17 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Diplomatie  Karabagh  Russie 


DIPLOMATIE
La diplomatie russe se conforme au format du processus de Minsk, souligne Erevan

La tournée annoncée du ministre russe des affaires étrangères à Erevan et à Bakou où il doit discuter du processus de règlement du conflit du Karabagh s’inscrira “dans le strict format” du Groupe de Minsk de l’OSCE dont la Russie assume la coprésidence, a tenu à souligner jeudi 16 novembre un haut responsable arménien. S’exprimant devant les journalistes à l’issue de la reunion hebdoomadaire du conseil des ministres, le vice-ministre arménien des affaires étrangères Shavarsh Kocharian a admis qu’il y avait une certain agitation diplomatique autour du Karabagh, depuis l’annonce de la visite du chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov la semaine prochaine dans la zone du conflit où il rencontrera les présidents arménien et azéri dans leurs capitales respectives. Interrogé sur l’éventualité de nouvelles propositions russes motivant cette tournée, Sh. Kocharian a répondu : “Le ministre russe des affaires étrangères n’agit pas séparément.

Son action s’inscrit dans le format de la coprésidence [du Groupe de Minsk de l’OSCE]. Aussi, il paraît curieux que l’on cherche à chaque fois à trouver des motivations particulières [aux démarches de Lavrov]. Lui-même [Lavrov] a dû d’ailleurs opposer publiquement des démentis à ces allégations plus d’une fois ». Le conflit du Haut Karabagh a été évoqué dans le cadre de plusieurs sommets régionaux ces jours derniers, plus particulièrement à l’occasion de la rencontre à Sotchi des présidents russe V. Poutine et turc R.T. Erdogan le 13 novembre. Le lendemain, le ministre arménien des affaires étrangères Edward Nalbandian avait par ailleurs rencontré à Moscow les coprésidents russe, américain et français du Groupe de Minsk de l’OSCE, peu avant que le président arménien Serge Sarkissian rencontre son homologue russe V.Poutine. La question du Karabagh a bien sûr été au cœur de l’entretien, mais le service de presse de la présidence arménienne n’a donné aucun détail à ce sujet. Dans ce contexte diplomatique dynamique, l’annonce de la visite de S.Lavrov à Erevan et à Bakou prenait toutefois un sens particulier, même si à Erevan, on rappelle qu’elle s’inscrit aussi dans le cadre du 25e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre la Russie et les pays du Sud Caucase. Cette visite viserait à maintenir l’impulsion lancée par le sommet à Genève le 16 octobre des presidents arménien et azéri, qui avaient relancé un processus de paix dans l’impasse.

posté le 17 novembre 2017 par Gari/armenews


MOSCOU
Rencontre entre Serge Sarkissian et Vladimir Poutine

Le président arménien Serge Sarkissian a rencontré hier son homologue russe Vladimir Poutine au Kremlin dans le cadre de sa visite de travail à Moscou.

Selon un rapport publié par le Kremlin, les deux dirigeants ont discuté de “l’interaction des deux pays dans les sphères politiques et économiques, dans le domaine de la sécurité et de la coopération humanitaire“.

Poutine aurait également remercié le président arménien pour ses efforts en vue de l’organisation à Moscou d’une exposition consacrée à l’ouverture des Journées de la culture arménienne en Russie.

“L’avancement de la coopération russo-arménienne est évident“, a s’est réjoui le président Sarkissian. “Les contacts étroits entre nos deux peuples, les liens culturels, éducatifs, scientifiques sont particulièrement importants pour nous.“

Plus tard dans la journée, les dirigeants arménien et russe se sont rendus dans la galerie Tretyakov où sont actuellement exposées des œuvres du peintre arménien Martiros Sarian.

Selon les informations publiées par le bureau de presse du président arménien, au cours de la réunion, les deux parties ont également abordé le processus de règlement du Haut-Karabagh.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov, devraient discuter de la question du Karabagh aujourd’hui lors d’une réunion qui se tiendra à Moscou, par l’intermédiaire du Groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Lors d’une conférence de presse à Bakou, Mammadyarov a déclaré que l’Azerbaïdjan ne voulait pas qu’il “y ait des négociations juste pour dire qu’il y a eu des négociations“. “Nous demandons des résultats concrets“, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, devrait effectuer des visites en Arménie et en Azerbaïdjan en début de semaine prochaine.

L’agence de presse russe TASS a rapporté mardi que M. Lavrov avait déclaré que ses voyages à Erevan et à Bakou seraient liés au 25ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques russo-arméniennes et russo-azerbaïdjanaises.

Pourtant, le haut diplomate russe a affirmé que les questions internationales seront également discutées au cours des réunions. “Nous allons essayer de comprendre à quel stade nos efforts sur le règlement du Haut-Karabagh sont, et ce après la réunion des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à Genève“, a expliqué M. Lavrov.

Le président arménien Sarkissian et son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Haut-Karabagh lorsqu’ils se sont rencontrés dans la ville suisse le 16 octobre.

posté le 16 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



PRESIDENT DU PARLEMENT DU KARABAGH
Il met en garde contre des discussions « prématurées » sur les concessions territoriales

Un haut responsable du Haut-Karabagh a expliqué vendredi qu’il était encore trop tôt pour parler de concessions territoriales à l’Azerbaïdjan dans un accord de paix arméno-azerbaïdjanais plus large.

“Je crois que maintenant, surtout après les combats au Karabakh d’avril 2016, nous avons une bien meilleure idée de toutes les composantes de notre système de sécurité“, a déclaré Ashot Ghulian, président du Parlement du Karabagh, à la presse à Erevan.

“Ce système tient compte à la fois des territoires et de notre viabilité économique. Je suis profondément convaincu que nous ne pouvons pas affaiblir cela, ni abandonner quoi que ce soit en échange de quelque chose d’inconnu “, a-t-il précisé.

“Je ne pense pas que nous devrions nous engager prématurément dans de telles discussions parce que cela ne ferait que nuire à notre force interne, car nous commencerions à chercher ceux qui disaient que des concessions pouvaient être faites et qui disaient qu’ils ne le pouvaient pas“, a ajouté Ghulian.

À cet égard, M. Ghulian a refusé de commenter la récente remarque du président Serge Sarkissian selon laquelle un règlement pacifique du conflit du Karabagh ne pouvait être que « douloureux » pour les deux parties en conflit.

Sarkissian a pris la parole deux semaines après sa rencontre du 16 octobre avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev qui s’est tenue à Genève. Les deux dirigeants se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit.

Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé dans la ville suisse qu’ils organiseront prochainement des « séances de travail » entre le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov. Les pourparlers pourraient avoir lieu dès cette semaine.

Ghulian a affirmé que la partie arménienne a durci sa position sur la paix au Karabagh depuis les hostilités d’avril 2016 : “Je pense que, pour l’instant, il n’y a pas de raison d’adoucir cette position“.

Ghulian a pris la parole après qu’une délégation de députés du Karabagh a tenu une réunion avec des membres du Parlement arménien. La délégation, à la tête de laquelle était Ghulian, a été reçue par Sarkissian plus tard dans la journée. Un communiqué du service de presse présidentiel n’a pas dit s’ils ont discuté des prochaines négociations arméno-azerbaïdjanaises.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
E.Nalbandian évite les sujets qui fâchent lors de sa visite en Israël

Israël et l’Arménie sont animés de la même volonté de dynamiser et développer leurs relations. Le ministre arménien des affaires étrangères Edward Nalbandian l’a souligné mardi 7 novembre, à l’issue d’une rencontre avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, l’un des temps forts de sa visite en Israël dont il s’est dit persuadé qu’elle contribuerait à donner un “nouvel élan” aux relations israëlo-arméniennes. Durant leur entretien, les deux responsables ont évoqué les perspectives d’un développement de leurs relations commerciales et économiques, dans un cadre légal qu’ils s’emploient à élargir et harmoniser, ainsi que les projets de mise en œuvre de programmes communs dans les domaines des technologies de communication, l’éducation, les sciences le tourisme et l’agriculture.

La discussion aurait aussi porté sur le processus de règlement du conflit du Haut-Karabagh, E.Nalbandian ayant informé B.Netanyahou des derniers développements dans la zone du conflit, mais le premier ministre israélien semblait surtout soucieux de dégager un terrain d’entente avec le chef de la diplomatie arménienne sur des questions relatives à l’ensemble de la région, et plus particulièrement à l’Iran, dont il a une fois encore dénoncé les “tentatives d’imposer sa présence militaire dans la région”. “Nous allons renforcer les relations entre Israël et l’Arménia dans les domaines technologiques, le cyberespace et l’agriculture”, a tweeté pour sa part B. Netanyahou, qui exerce aussi la fonction de ministre des affaires étrangères d’Israël, à l’issue de sa rencontre avec E.Nalbandian.

Sur le reste, il semble que les points de convergence étaient limités. Le premier ministre israélien, conservateur et nationaliste, qui considère l’Iran comme le principal adversaire de l’Etat hébreu dans la région et qui a été l’un des rares dirigeants à s’être félicité de la remise en cause par D. Trump, de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, pouvait difficilement rallier à sa cause le chef de la diplomatie de l’Arménie, qui a toujours entretenu d’excellentes relations avec l’Iran et qui approuve en termes à peine voilés la politique russe de soutien au régime syrien de Bachar Al Assad, autre bête noire de l’Etat hébreu, qui lui en veut plus encore aujourd’hui que par le passé pour avoir permis aux milices chiites iraniennes d’approcher ses frontières, aux côtés de l’armée syrienne et de son allié chiite libanais du Hezbollah.

Les livraisons d’armes iraniennes aux milices du Hezbollah, auxquelles Israël n’a pas pardonné ses succès militaires lors de la guerre qu’il lui a livrées, il y a plus d’une décennie, au Sud Liban, ont été prises pour cibles à plusieurs reprises ces derniers mois par les avions de chasse israéliens, et Israël ne manque pas une occasion de dénoncer l’accumulation, par la milice libanaise chiite, d’un arsenal qui agiterait la menace d’une nouvelle guerre. Pourtant, l’Arménie est en droit de son côté, de soulever la question d’autres livraisons d’armes, israéliennes cette fois, à destination de son ennemi, l’Azerbaïdjan. Ce dernier est l’un des gros clients de l’industrie d’armement israélienne, dont certains des fleurons, comme les drones, ont été testés en grandeur réelle cet été sur les positions arméniennes du Karabagh lors de démonstrations effectuées par des experts israéliens auprès de militaires azéris, ce qui avait suscité une vive réaction de la partie arménienne.

La question avait été évoquée lors de la visite à Erevan en juillet du ministre israélien de la coopération régionale, Tzachi Hanegbi, après laquelle une enquête avait été diligentée par le ministère israélien de la défense et le contrat portant sur la vente de ces armes avait été suspendu dans l’attente des résultats. Mais l’Etat hébreu évite soigneusement de critiquer le régime de Bakou, allié à la Turquie avec laquelle Israël vient d’ailleurs de se réconcilier, après un froid de près de 7 ans. La réconciliation entre Israël et la Turquie, allié traditionnel de l’Etat hébreu dans la région, soulève un autre sujet délicat qui, avec les livraisons d’armes israéliennes à l’Azerbaïdjan, font obstacle à une amélioration réelle des relations arméno-israéliennes : timidement esquissée, la reconnaissance du génocide des Arméniens est retirée de l’agenda politique et diplomatique israélien, pour ne pas fâcher la Turquie. Le ministre Nalbandian, qui s’est recueilli devant le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, en hommage aux victimes de l’Holocauste, repartira donc d’Israël sans avoir obtenu de ses interlocuteurs israéliens, singulièrement le président de la Knesset, Yuli Edlestein, quelque avancée sur la question de la reconnaissance du génocide des Arméniens par l’Etat hébreu.

posté le 10 novembre 2017 par Gari/armenews


ARMENIE-ISRAËL
Edouard Nalbandian s’est rendu au mémorial de l’Holocauste de Yad Vashem à Jérusalem

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian qui se trouve en visite officielle en Israël s’est rendu mardi 6 novembre au Mémorial de l’Holocauste de Yad Vashem à Jérusalem indiqué un communiqué du ministère arménien des Affaires étrangères. Dans le livre d’or de Yad Vashem le chef de la diplomatie arménienne a inscrit la phrase « la leçon importante de la visite du mémorial de Yad Vashem à Jérusalem et à Dzidernagapert à Erévan est que de nouveaux génocides et des crimes contre l’humanité ne peuvent être prévenues que par l’effort de la communauté internationale toute entière. Le peuple arménien et le peuple juif qui a connu les horreurs du génocide a le devoir moral de se placer en première ligne de ces efforts ».

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Edouard Nalbandian s’est rendu au mémorial de l’Holocauste de Yad Vashem à Jérusalem

Par ailleurs Edouard Nalbandian devait examiner l’opportunité de l’ouverture d’une Ambassade d’Arménie en Israël. E. Nalbandian désire accélérer les relations diplomatiques entre les deux pays.

Krikor Amirzayan

posté le 8 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Diplomatie  Génocide  Image 450  Israël 


ARMENIE
Le president Sarkissian souligne les bienfaits de l’adhésion à l’Union eurasienne

A l’heure où l’Arménie s’apprête à signer un accord majeur avec l’Europe qui lui permettrait de relancer un processus d’intégration qui avait été gelé par son ralliement à l’Union économique eurasienne (UEE) de Vladimir Poutine, le président arménien Serge Sarkissian a tenu à souligner tous les avantages dont le pays a pu bénéficier en adhérent à l’Union dirigée par la Russie, tout en admettant qu’il en “attendait davantage”. Cet avis nuancé tend à désamorcer les critiques que ne devrait pas manquer de renforcer la signature en novembre de l’accord de partenariat avec Bruxelles, dont un haut responsable du Parti républicain d’Arménie (HHK) du président Sarkissian avait déjà déclaré quelques jours plus tôt qu’il ne devait pas susciter trop d’espoirs dans la population arménienne et qu’il n’aurait pas une portée aussi importante que certains des milieux pro-européens du pays ne veulent le faire croire, dans une allusion à peine voilée à certains partis d’opposition qui mettent en avant l’accord avec Bruxelles pour annoncer l’avènement d’une ère nouvelle pour l’Arménie, voire l’enterrement de l’adhésion à l’Union eurasienne, dont ils avaient d’ailleurs demandé en vain la remise en cause au Parlement arménien.

“Nous avons fait le bon choix, nous pouvons voir les premiers résultats”, a déclaré sur un mode similaire le président Sarkissian interrogé par la radio russe, Business FM, le mercredi 1er novembre, en précisant : « Tout d’abord, la situation économique s’est stabilisée ici depuis 2016”... “et la croissance était là [en 2016] même si elle était modeste. Elle était de quelque 5% dans les 8 premiers mois de cette année”. Le président Sarkissian a aussi souligné la croissance à deux chiffres dans les exportations arméniennes vers la Russie et d’autres pays membres de l’UEE enregistrée en 2016 et cette année. Mais il nuancé son propos en ces termes : “Bien sûr, nos attentes étaient plus grandes. La situation de l’économie mondiale et russe a limité les effets attendus de notre adhesion à l’UEE”.

Les opposants proeuropéens au président Sarkissian n’avaient pas manqué de souligner que l’adhésion à l’UEE aurait eu des effets négatifs sur l’économie de l’Arménie et même sur sa sécurité nationale. En particulier, ils ont mis en avant une baisse sensible des exportations de l’Arménie vers la Russie qui a suivi l’entrée du pays dans l’Union eurasienne en janvier 2015. Les responsables arméniens l’ont quant à eux mise sur le compte de la chute brutale du cours du rouble, causée par l’effondrement des cours du pétrole et des sanctions occidentales contre Moscou. Le président Sarkissian avait pris de court la scène politique arménienne et l’Europe en septembre 2013 en se ralliant à l’Union eurasienne de Poutine encore en gestation, au prix de l’accord d’association et de libre échange qu’il était sur le point de signer avec Bruxelles. Cette volte face avait freiné le processus d’intégration de l’Arménie à l’Europe, mais les négociations avaient repris en vue de préparer une version de cette accord, limitée, et adaptée aux engagements pris par Erevan au sein de l’UEE, un accord de Partenariat juste et renforcé (CEPA) que les 2 parties doivent signer à la fin du mois à Bruxelles en marge su sommet européen. S.Sarkissian a réaffirmé sur les ondes de la radio russe qu’aucun des termes économiques du CEPA n’allait à l’encontre des engagements contractés par l’Arménie en entrant dans l’UEE. La Russie reste le premier partenaire commercial de l’Arménie, et elle contribuait à hauteur de 26 % au volume du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et juillet 2017, selon les chiffres officiels arménien. Les exportations arméniennes vers la Russie - principalement dans l’agroalimentaire, ont augmenté de près de 31 %. En comparaison, la part de l’UE dans le volume du commerce extérieur arménien est au total de 24,3 %. Les relations commerciales de l’Arménie avec les pays membres de l’UE se sont beaucoup développées aussi au cours des 7 premiers mois de l’année.

posté le 3 novembre 2017 par Gari/armenews


ARMENIE-DIPLOMATIE
Rouben Sadoyan nommé Ambassadeur d’Arménie à Tbilissi en remplacement de Youri Vardanyan

Sur décret signé par le Président arménien Serge Sarkissian le 31 octobre Rouben Satoyan a été nommé Ambassadeur d’Arménie en Géorgie avec pour siège Tbilissi la capitale géorgienne. Information communiquée par le Service de presse de la présidence arménienne. Sur un autre décret présidentiel, Youri Vardanyan était relevé de ses fonctions d’Ambassadeur d’Arménie en Géorgie. Rappelons que Youri Vardanyan est le champion d’haltérophilie vainqueur des J.O. de Moscou (1980) et sept fois champion du monde.

Krikor Amirzayan

posté le 2 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Diplomatie  Géorgie 


HAUT-KARABAGH
Erevan continuera les pourparlers malgré les violations azéries du cessez-le-feu

Le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a déclaré vendredi que l’Arménie n’allait pas arrêter la possibilité de nouveaux pourparlers de paix avec l’Azerbaïdjan, malgré les dernières violations du cessez-le-feu au Nagorno-Karabakh, qui ont fait un mort du côté arménien.

Le soldat de 19 ans, Tigran Khachatrian, aurait été tué jeudi par un tireur azerbaïdjanais trois jours après la dernière réunion des présidents arménien et azerbaïdjanais qui s’est tenue à Genève.

Serge Sarkissian et Ilham Aliev se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Karabagh. “Nous avons convenu de prendre des mesures pour apaiser les tensions afin de ne pas faire de victimes sur les lignes de front“, a affirmé le président arménien après les pourparlers.

Les médiateurs américain, russe et français ont déclaré à cet égard qu’ils organiseront prochainement des “séances de travail“ de suivi avec M. Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov.

Réagissant à la mort du soldat arménien jeudi, le Parti républicain (HHK) a accusé Bakou d’“essayer de s’éloigner“ des accords de Genève. M. Nalbandian a également déploré la violation de la trêve azerbaïdjanaise lorsqu’il a pris la parole après des entretiens à Erevan avec le ministre des Affaires étrangères polonais, Witold Waszczykowski.

“Malheureusement, après le sommet tenu à Genève, Bakou a fait plusieurs violations du cessez-le-feu dans la zone de conflit. Un soldat arménien a été tué hier“, a regretté Nalbandian lors d’un point de presse.

“Mon homologue polonais et moi-même sommes d’accord sur le fait qu’il n’y a pas d’alternative possible à une résolution uniquement pacifique du conflit du Karabagh, basée sur les principes du droit international“, a t-il ajouté.

Nalbandian n’a pas précisé quand lui et Mammadyarov tiendront les réunions prévues avec les trois médiateurs qui dirigent le groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

posté le 23 octobre 2017 par Claire/armenews