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République Tchèque


International
La République Tchèque vend illégalement des Armes à l’Azerbaïdjan via Israël

Publié le 3 mai 2018

par Harut Sassounian éditeur

The California Courrier

Tandis que l’armée azerbaïdjanaise montrait ses armes dans une vidéo promotionnelle, lors de ses manœuvres des 18 au 22 septembre 2017, les observateurs avaient noté la présence des pièces d’artillerie DANA (des obusiers de portée 11 miles), et des lance-roquettes Rm-70 de portée 12 miles, des armes de fabrication tchèque. On ignorait jusqu’alors que ces armes avaient été livrées à Bakou, la République tchèque n’ayant autorisé aucun de ses fabricants à vendre de tels équipements à l’Azerbaïdjan. Selon les lois de la République tchèque, l’approbation des ministères des Affaires étrangères, de la Défense nationale et de l’Intérieur sont nécessaires à la vente d’armes que propose, conformément à la procédure, le ministère de l’Industrie et du commerce.

En outre, l’Union européenne (UE) et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avaient recommandé que leurs états membres ne fournissent aucun armement à l’Azerbaïdjan et à l’Arménie du fait de l’existence du conflit en Artsakh. De plus, les ventes d’armes à l’Azerbaïdjan violeraient les dispositions de la Résolution 853 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée le 29 juillet 1993, qui engageait les états membres à “s’abstenir de livrer toutes armes ou munitions qui pourraient intensifier le conflit (du Karabagh) ou prolonger l’occupation du territoire“. Plusieurs pays ont jusqu’à présent violé cette résolution du Conseil de sécurité : Israël, la Turquie, la Russie, l’Ukraine et le Pakistan. Dans sa réponse, le porte-parole du Ministre de la Défense de la République tchèque Jan Pejsek, a déclaré que le “Ministère n’avait approuvé aucune exportation militaire à l’Azerbaïdjan“. Entre temps, Irena Valentova, porte-parole du Ministre tchèque des Affaires étrangères, avait déclaré au Prague Daily Monitor qu’ “aucun permis n’avait été donné pour l’exportation de matériel militaire à l’Azerbaïdjan, tandis que quelques licences, pour l’exportation d’obusiers automoteurs modernisés Dana-M1 et de lanceurs de roquettes RM-70, avaient été rejetées en 2016-2017 et que les pays partenaires de l’UE avaient été informés de ce rejet“.

En 2016, “l’Azerbaïdjan a acheté à la République tchèque pour plus d’un million d’euros d’armes non-létales, ce qui est trois fois moins qu’il il y a trois an“, lisait-on dans l’Hospodarske Noviny. Il y a des années, quand l’Azerbaïdjan avait tenté d’importer des armes de la République tchèque, de tels envois militaires avaient été refusés. Le Prague Daily Monitor avait écrit que “les autorités tchèques et les services secrets de ce pays avaient ouvert une enquête sur la façon dont les armes tchèques... s’étaient retrouvées dans le Caucase“.

Entre temps, le 17 avril 2018, le Slovak Spectator avait révélé que “l’aéroport de Bratislava (la capitale de la Slovaquie) était utilisé comme lieu de transit pour les livraisons frauduleuses de lanceurs de roquettes et d’obusiers à l’Azerbaïdjan. Les armes seraient fabriquées par la Czechoslovak Group Holding, qui serait, selon la Czech Television, une filiale de Czech Jaroslav Stmad... Un employé de la fabrique d’armes slovaque MSM a révélé et décrit la façon dont les anciennes armes sont rénovées dans une compagnie basée à Trencin et sont ensuite transportées via Israël en Azerbaïdjan, selon l’agence de presse TASR“.

L’employé de MSM a ainsi déclaré aux journalistes de Czech Television, d’après la citation faite par TASR selon le Slovak Spectator : “l’ensemble de ce processus débute par la réception des obusiers DANA usagés, qui sont ensuite démontés directement dans les locaux de la compagnie... Les sous-ensembles de remplacement, dont les systèmes de navigation, les systèmes de communication et les caméras étaient envoyés d’Israël, a ajouté l’employé. Il a de plus révélé qu’un contrat avait été signé pour la distribution cette année de 18 obusiers et 15 lanceurs de roquettes, et des mêmes quantités l’an prochain, toujours d’après TASR... La compagnie a fait état de la livraison à Israël des systèmes DANA-M1 et RM-70“.

Le Slovak Spectator “a même filmé une telle expédition sur caméra“, confirmant la livraison des armes à Israël et à partir de là, en fraude, à l’Azerbaïdjan. “Le transport d’un premier lanceur de roquettes a été effectué le 27 décembre 2017 par camion depuis Trencin jusqu’à l’aéroport de Bratislava, où il a été chargé à bord d’un avion de Silk Way, une compagnie de transport aérien azerbaïdjanaise. L’avion a ensuite atterri à Tel Aviv en Israël, ville où la compagnie Elbit, décrite comme client final, a son siège. Ce rapport révèle ensuite que l’avion a continué vers Bakou en Azerbaïdjan. Rien n’a été déchargé en Israël ; seul un arrêt a été fait pour vérification de la conformité des documents“, a déclaré l’employé de MSM à la télévision tchèque. “L’avion a volé directement depuis l’aéroport israélien jusqu’en Azerbaïdjan“, a écrit le Slovak Spectator.

Les officiels arméniens devraient exprimer sans attendre des protestations auprès des gouvernements de la République tchèque, de la Slovaquie et d’Israël pour l’inobservation par eux-mêmes de leur règlementation et la violation de l’embargo sur les ventes d’armes à l’Azerbaïdjan décidé par l’UE, l’OSCE et le Conseil de sécurité de l’ONU. Si de telles réclamations ne sont pas faites, ces trois pays et plusieurs autres seront encouragés à envoyer plus d’armes létales à l’Azerbaïdjan ; des armes utilisées à tuer et à blesser des soldats et civils arméniens.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

Nikol Pachinian se trouve aujourd’hui en Artsakh

posté le 9 mai 2018 par Jean Eckian/armenews


Libération d’un dirigeant kurde syrien à Prague : « un soutien au terrorisme »

Ankara, 27 fév 2018 (AFP) - La Turquie s’est élevée mardi contre la décision d’un tribunal tchèque de remettre en liberté un dirigeant kurde syrien recherché par Ankara, y voyant “un soutien très clair au terrorisme“. “Cette décision est une décision de soutien très clair au terrorisme“, a déclaré le porte-parole du gouvernement turc, Bekir Bozdag, ajoutant que la remise en liberté de Saleh Muslim aurait “un impact négatif sur les relations entre la Turquie et la République tchèque“.

De son côté, le ministre turc de la Justice, Abdülhamit Gül, a qualifié la décision du tribunal tchèque d’“absolument inacceptable“, ajoutant qu’Ankara continuerait de “suivre de près“ l’affaire.

Le tribunal municipal de Prague a remis en liberté mardi M. Muslim, ancien co-président du Parti de l’union démocratique (PYD), qui avait été arrêté samedi dans la capitale tchèque en vertu d’une demande d’Interpol émise par la Turquie et dont Ankara avait réclamé l’extradition.

“Une décision de placement en détention aurait dû être prise, mais celle-ci n’a pas été prise pour des raisons politiques“, a accusé M. Gül. La Turquie considère le PYD comme un groupe “terroriste“ étroitement lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation kurde qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

Ankara a d’ailleurs lancé, le mois dernier, une offensive dans le nord-ouest de la Syrie contre l’aile armée du PYD, la milice des Unités de protection du peuple (YPG). Cette dernière est cependant soutenue par Washington contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

L’interpellation de M. Muslim avait suscité l’espoir des autorités turques de mettre la main sur une figure importante, près de 20 ans après l’arrestation spectaculaire du chef du PKK, Abdullah Ocalan.

Peu avant l’audience du dirigeant kurde au tribunal, le Premier ministre turc Binali Yildirim avait tenté de mettre la pression en affirmant que la demande d’extradition d’Ankara constituait un “test“ pour la République tchèque.

posté le 27 février 2018 par Ara/armenews


RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Le responsable kurde en Syrie Saleh Muslim remis en liberté

Prague, 27 fév 2018 (AFP) - Le tribunal municipal de Prague a remis en liberté mardi le responsable kurde de Syrie Saleh Muslim, refusant de le maintenir en détention après son interpellation de samedi, a annoncé à la presse son avocat, Miroslav Krutina.

Selon l’avocat, Saleh Muslim a promis de collaborer à toutes les démarches liées à la procédure d’extradition, demandée par la Turquie. Co-président jusqu’à l’an dernier du Parti de l’union démocratique (PYD), il avait été arrêté samedi à Prague, en vertu d’une demande d’Interpol émise par la Turquie le qualifiant de “chef d’un groupe terroriste“.

Le juge, Jaroslav Pytloun, s’est refusé à commenter sa décision, vivement acclamée par plusieurs dizaines de Kurdes venus manifester leur solidarité à Saleh Muslim, devant le bâtiment du tribunal municipal, dans le centre de Prague.

Ankara avait “commencé les démarches en vue de l’extradition vers la Turquie“ de Saleh Muslim, qui encourt 30 peines de prison à perpétuité s’il y est jugé, selon le ministère turc de la Justice.

M. Muslim fait l’objet depuis novembre 2016 d’un mandat d’arrêt émis par les autorités turques, en lien avec un attentat commis à Ankara en février 2016 (29 morts), dans lequel il a nié toute implication. Le PYD est considéré par Ankara comme une extension du PKK, qui mène une guérilla en Turquie depuis trois décennies.

Ce mouvement politique kurde syrien est aussi le bras politique des Unités de protection du peuple (YPG), la principale milice kurde de Syrie, contre laquelle la Turquie a déclenché en janvier une offensive militaire dans l’enclave d’Afrine (nord-ouest de la Syrie).

Le ministre tchèque des Affaires étrangères Martin Stropnicky a nié lundi tout lien entre l’arrestation de M. Muslim et l’emprisonnement en Turquie de deux ressortissants tchèques accusés d’avoir combattu en Syrie aux côtés des YPG.

Miroslav Farkas et Marketa Vselichova avaient été condamnées l’an dernier à six ans et trois mois de prison. Certains médias avaient émis l’hypothèse qu’ils pourraient être libérés en échange de l’extradition de M. Muslim.

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis s’est refusé mardi à commenter l’affaire : “C’est un tribunal tchèque qui en décide, je ne connais pas cette affaire“, a-t-il dit au cours d’un point de presse à l’issue du conseil des ministres.

posté le 27 février 2018 par Ara/armenews


RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Ankara qualifie de « test » pour Prague l’extradition d’un responsable kurde

Istanbul, 27 fév 2018 (AFP) - La demande d’extradition déposée par Ankara visant un responsable kurde syrien arrêté à Prague constite un “test“ pour la République tchèque, a affirmé mardi le Premier ministre turc, entraînant ainsi la question sur le terrain diplomatique.

“C’est un jour de test pour la République tchèque, qui est notre alliée au sein de l’Otan“, a dit Binali Yildirim lors d’un discours devant les députés de la majorité à Ankara. “Nous espérons que notre alliée, la République tchèque, (...) fera montre de la solidarité nécessaire et nous renverra ce terroriste“, a-t-il ajouté.

Les autorités tchèques ont arrêté samedi, à la demande d’Ankara, l’une des plus importantes figures de la minorité kurde syrienne, Saleh Muslim, ancien co-président du Parti de l’union démocratique (PYD).

La Turquie considère le PYD comme un groupe “terroriste“ étroitement lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation kurde qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

Ankara a lancé le mois dernier une offensive dans le nord-ouest de la Syrie contre l’aile militaire du PYD, la milice des Unités de protection du peuple (YPG). Cette dernière est cependant soutenue par Washington contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Depuis l’arrestation de M. Muslim, les dirigeants turcs ont multiplié les appels à son extradition, affirmant qu’une demande formelle avait été déposée auprès des autorités tchèques, ce que celles-ci n’ont cependant pas confirmé.

“Nous avons commencé les démarches nécessaires pour l’extradition de ce terroriste (...) Nos ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Justice suivent l’affaire de près“, a encore déclaré mardi M. Yildirim.

Toutefois, une porte-parole du ministère tchèque de la Justice avait indiqué lundi n’avoir pas encore reçu la demande formelle d’extradition et que cela pourrait prendre plusieurs jours.

Avant les déclarations de M. Yildirim, le ministre turc de la Justice Abdulhamit Gül avait rejeté mardi l’hypothèse d’un “échange“ de M. Muslim contre deux ressortissants tchèques détenus en Turquie où ils sont accusés d’avoir combattu en Syrie aux côtés des YPG.

Un tribunal de Prague doit décider mardi le maintien ou non de M. Muslim en détention.

posté le 27 février 2018 par Ara/armenews


PRAGUE
Un haut responsable kurde arrêté à Prague sur requête d’Ankara

Beyrouth, 25 fév 2018 (AFP) - Un important responsable kurde de Syrie, Saleh Muslim, a été arrêté à Prague sur requête de la Turquie, qui combat militairement les Kurdes en Syrie, a annoncé dimanche une coalition de partis dont il est membre.

M. Muslim, ancien coprésident du Parti de l’union démocratique (PYD), “a été arrêté (samedi) soir dans la capitale tchèque“, a indiqué dans un communiqué la coalition TEV-DEM, qui regroupe des partis politiques kurdes syriens, dont le PYD, arabes et syriaques.

Dénonçant les “politiques hostiles“ de la Turquie, TEV-DEM affirme qu’Ankara “émet des mandats d’arrêts contre des personnalités (...) de notre communauté“, précisant que M. Muslim a été visé par l’un d’eux.

Le PYD, un important mouvement politique kurde syrien, est considéré par Ankara comme une extension du PKK turc (Parti des travailleurs du Kurdistan), classé “terroriste“ par la Turquie.

Le mouvement est aussi le bras politique des Unités de protection du peuple (YPG), la principale milice kurde de Syrie, cible actuellement d’une offensive turque dans l’enclave d’Afrine, dans le nord-ouest du pays en guerre. Ankara voit d’un mauvais oeil l’autonomie de facto acquise par les kurdes de Syrie à la faveur du conflit qui ravage le pays voisin depuis 2011, craignant de voir sa propre communauté kurde développer des ambitions similaires.

M. Muslim, membre du comité des relations diplomatiques de la coalition TEV-DEM, fait l’objet depuis novembre 2016 d’un mandat d’arrêt émis par la Turquie, en lien avec un attentat commis à Ankara. Il avait nié toute implication.

A Prague, il participait à une réunion internationale et devait quitter la ville dimanche, selon un responsable kurde contacté par l’AFP. Cette réunion était confidentielle mais un des participants turcs a photographié M. Muslim, un cliché relayé par les médias turcs, selon ce responsable.

L’arrestation a été rapportée par l’agence étatique turque Anadolu. Selon l’agence, le responsable doit comparaître devant un tribunal tchèque, et le ministère de la Justice est en contact avec les autorités de Prague pour réclamer son extradition.

Si M. Muslim était extradé vers la Turquie, il s’agirait de l’une des arrestations les plus importantes d’un responsable kurde par la Turquie depuis l’arrestation d’Abdullah Öcalan, le chef du PKK arrêté en 1999.

posté le 25 février 2018 par Ara/armenews


Terrorisme
Président Tchèque : le terrorisme islamique est lié au génocide des Arméniens

Le niveau croissant de la criminalité internationale est lié au génocide des Arméniens, a déclaré le président de la République tchèque, Milos Zeman.

« Le niveau de la criminalité internationale augmente en raison du terrorisme islamique. Je suis ouvert et franc, et je n’utilise pas l’expression “terrorisme islamique“ à la légère, mais dans la très grande majorité des cas, elle a une origine islamique qui est liée au génocide des Arméniens “, a déclaré M. Zeman lors d’une session de questions et réponses à la suite de son discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

« J’ai été lourdement critiqué quand j’ai déclaré la même chose que la France, par exemple, mais comme l’Assemblée le sait, le Parlement français a même adopté une loi sur ce génocide. D’un autre côté, on m’a reproché d’avoir de bonnes relations économiques avec l’Azerbaïdjan. Je suis probablement Jekyll et Hyde, mais personne ne sait qui est Jekyll et qui est Hyde “, a déclaré Miloš Zeman. Le président a fait cette déclaration en réponse à une question du législateur arménien Arpine Hovhannisyan.

La Chambre des députés de la République tchèque a approuvé le 26 avril 2017 une résolution condamnant le génocide des Arméniens et des autres minorités religieuses et nationales de l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale.

posté le 11 octobre 2017 par Jean Eckian/armenews


REPUBLIQUE TCHEQUE
Les armes tchèques découverts en Azerbaïdjan furent acheminées sans l’aval des autorités de la République tchèque selon Milan Stech

Des armes provenant de la République tchèque furent livrées à l’Azerbaïdjan. Déclaration effectuée le 4 octobre à Erévan par le Président du Sénat de la République tchèque, Milan Stech (Parti social-démocrate tchèque) lors de son arrivée en Arménie. Selon Milan Stech si en Azerbaïdjan des armes de fabrication tchèque furent découverts, elles furent sans la complicité et la connaissance du gouvernement de Tchéquie. « Je désire vous rassurer que ces armes ne furent pas vendues par la République tchèque. Mon pays respecte l’embargo contre les pays dangereux. Je ne comprends pas comment ces armes sont arrivées en Azerbaïdjan mais je peux vous affirmer que les autorités de Tchéquie n’ont pas donné leur accord » dit le Président du Parlement tchèque Milan Stech dans sa déclaration à Erévan aux médias arméniens.

Krikor Amirzayan

posté le 5 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450  République Tchèque 


ARMENIE-REPUBLIQUE TCHEQUE
Plus jamais de génocide. Les Arméniens doivent vivre dans la paix a affirmé le président du Sénat de Tchéquie, Milan Stech à Erévan

La délégation de la République tchèque emmenée par le Président du Sénat de Tchéquie, Milan Stech arrivée en Arménie le 4 octobre, s’est dirigée vers le mémorial du génocide des Arméniens à Dzidzernagapert (Erévan) en compagnie de Vartan Bostandjian le président de la Commission des sciences, de l’éducation, de la culture, de la jeunesse et des sports au Parlement arménien. La délégation tchèque a déposé des fleurs près de la flamme éternelle du mémorial du génocide des Arméniens et respecté une minute de silence à la mémoire des 1,5 million d’innocentes victimes arméniennes de la barbarie turque dans l’Empire ottoman en 1915.

Milan Stech et sa délégation se sont ensuite dirigés vers le Musée du génocide pour faire connaissance des documents et archives liés au génocide des Arméniens. Dans le Livre d’or du Musée du génocide, le président du Sénat de Tchéquie a écrit « je désire que l’Arménie ne connaisse plus jamais de tels crimes, d’autres génocides et qu’elle ne soit pas victime de pressions. Les Arméniens sont une nation très sociable et ami et méritent de vivre indépendants et en paix ».

Krikor Amirzayan

posté le 5 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


SECURITE
Le gouvernement tchèque assure n’avoir pas autorisé la vente d’armes à Bakou

Le gouvernement de la République tchèque n’a pas autorisé la livraison récente à l’Azerbaïdjan de systèmes d’artillerie lourde fabriqués par la République tchèque, a tenu à souligner hier le porte-parole de la Chambre haute du Parlement.

Des photographies publiées par les médias azerbaïdjanais contrôlés par le gouvernement ont montré deux colonnes d’obusiers Dana et des systèmes de roquette à lancements multiples RM-70 utilisés lors d’exercices militaires organisés en Azerbaïdjan le mois dernier.

“La République tchèque n’a accordé aucune licence d’exportation pour vendre des équipements militaires létaux à l’Azerbaïdjan ces dernières années“, peut-on lire dans un communiqué du ministère tchèque des Affaires étrangères publié le 18 septembre.

De plus, selon ce même communiqué, le gouvernement tchèque a refusé en 2017 et en 2016 des demandes azerbaïdjanaises pour l’achat d’obusiers Dana de 152 millimètres et de roquettes RM-70 de 122 millimètres. Il aurait d’ailleurs informé l’Union européenne à ce sujet.

Le ministère a ajouté qu’il ne savait pas exactement comment ces armes ont été livrés à l’Azerbaïdjan et “continueront à creuser cette question“.

Le président du Sénat tchèque, Milan Stech, a fait écho à cette déclaration lors d’une visite à Erevan. “La République tchèque n’a pas vendu d’armes tchèques à l’Azerbaïdjan“, a-t-il expliqué aux journalistes après des pourparlers avec son homologue arménien, Ara Babloyan. “La République tchèque respecte l’embargo imposé à ces pays belliqueux“.

“Je ne peux pas comprendre comment des armes tchèques ont fini en Azerbaïdjan. Mais je peux vous assurer que les autorités tchèques n’ont pas autorisé cela “, a assuré Stech, affilié au parti social-démocrate tchèque.

On ne sait pas si Babloyan a soulevé la question avec Stech lors de leur réunion. Babloyan a seulement déclaré qu’il a informé Stech des efforts internationaux visant à mettre fin au conflit du Karabagh et à la position « non constructive » de l’Azerbaïdjan dans le processus de paix.

Les États-Unis et d’autres États membres clés de l’OTAN ont longtemps maintenu des embargos sur la vente d’armes offensives en Arménie et en Azerbaïdjan. La République tchèque a rejoint l’alliance en 1999.

posté le 5 octobre 2017 par Claire/armenews