Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Livres


BOURG-LES-VALENCE
L’association « Arménia » invite l’historien Onnik Jamgocyan pour la sortie de son livre « Les Francs-Maçons Arméniens et la Constitution de l’Arménie ottomane, Constantinople 1863 »

L’association « Arménia » invite l’historien Onnik Jamgocyan pour la sortie de son livre « Les Francs-Maçons Arméniens et la Constitution de l’Arménie ottomane, Constantinople 1863 »

JPEG - 85.6 ko
posté le 20 mai 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Bourg-les-Valence  Conférence  Livres 


LIVRES-HISTOIRE
Interview de l’historien Onnik Jamgocyan auteur du livre « Les Francs-Maçons Arméniens, la Constitution de l’Arménie ottomane, Constantinople 1863 »

L’historien Onnik Jamgocyan spécialiste de l’Empire ottoman vient de sortir aux Editions du Bosphore son dernier livre « Les Francs-Maçons Arméniens, la Constitution de l’Arménie ottomane, Constantinople 1863 ».

JPEG - 280.9 ko

Un ouvrage que présentera l’association « Arménia » à la MJC Jean Moulin à Bourg-Lès-Valence le vendredi 26 mai (20h30). Interview de l’auteur.

Krikor Amirzayan : Vous annoncez l’imminence d’une publication sur les Francs-Maçons Arméniens et notre Constitution Nationale - Ազգային Սահմանադրութիւն Հայոց de 1863. Pourquoi avoir écrit un ouvrage sur les Francs-Maçons Arméniens ?

JPEG - 669.4 ko
L’historien Onnik Jamgocyan spécialiste de l’histoire de l’Empire ottoman

Onnik Jamgocyan : Cet ouvrage, le troisième d’une quadrilogie, étudie le rôle des Francs-Maçons Arméniens dans notre histoire contemporaine. Il fut un temps où celle-ci s’écrivait à Constantinople. Les années 1650-1850 ont vu le monopole des Financiers arméniens et la dynastie ottomane leur doit d’avoir pu régner sans le moindre endettement.

JPEG - 79.2 ko
Nahabed Roussignan, le chantre de la Cilicie arménienne

Les Banquiers des Sultans (2013), traite de cette histoire. “Le Temps des Réformes“ (2015), parle du règne de Mahmoud II, de Kazaz Artin Amira, des réformes de ce Sultan comme la reconnaissance de la catholicité arménienne, du passage de l’Arménie persane aux Russes. La période 1830-1880 nous ramène au contact de nos Francs-Maçons de Constantinople. “La Constitution Nationale des Arméniens“ (Nizamname-i Millet-i Ermeniyan ou) est leur œuvre.

Krikor Amirzayan : Parlez-vous de tous les Francs-Maçons Arméniens ?

Onnik Jamgocyan : L’histoire des Francs-Maçons Arméniens vient de loin.

- Il y a ceux du 18e siècle, mais ils ne jouent pas un quelconque rôle dans la vie arménienne.
- Il y a les Francs-Maçons Arméniens des années 1840-1880, appelés ceux de la seconde période. Ils ont joué un rôle majeur dans notre histoire nationale. Les historiens reconnaissent leur contribution indéniable à la vie arménienne, mais le mot Franc-Maçon reste “banni“. Leur histoire se confond avec celle des Arméniens de l’Empire ottoman. On peut parler ici d’une Franc-Maçonnerie Arménienne avec “Dekran Lodge“ de Smyrne et la “loge Ser“ (Amour) de Constantinople, d’autant plus que ces loges sont au service de leur peuple.

JPEG - 61.3 ko
Meguerditch Bechiktachlian (le poète de "Yeghpayr yemk mek"

- Il y a enfin les Francs-Maçons Arméniens des années 1890, ceux de la troisième période. Ces hommes, comme beaucoup d’autres, s’unissent avec les Jeunes Turcs. Membres de différentes loges, dont des loges turques, ils espèrent changer la vie de leur peuple non pas en réformant l’Empire, mais en renversant Abd-ul-Hamid II. On peut les comparer à des apprentis politiciens, devenus les “cocus“ de l’histoire. Vous connaissez la suite. Talaat Pacha - premier Grand maître de la Grande loge de Turquie - et ses acolytes du “Comité Union et Progrès“ trahissent les valeurs de la Franc-Maçonnerie. Ils éliminent le peuple arménien de l’espace ottoman. C’est l’histoire du premier Génocide du 20e siècle. Depuis, la Franc-Maçonnerie n’a pas bonne presse chez les Arméniens. Les historiens évitent les amalgames, mais les articles publiés sur le web montrent une révolte légitime et une confusion regrettable.

Krikor Amirzayan : Après cette clarification plus que nécessaire, quel est l’apport des Francs-Maçons Arméniens à la vie de notre peuple dans les années 1840-1880 ?

Onnik Jamgocyan : Ces hommes importent l’Europe à Constantinople. L’institution du système bicaméral en 1847 - la limitation du pouvoir des patriarches - est leur œuvre. Nos Francs-Maçons de la seconde génération donnent à leur peuple “La Constitution Nationale des Arméniens“, validée en 1863, et mettent en place un “Parlement“ arménien, une première dans l’histoire ottomane. Les mots Fraternité et Liberté prennent un sens dans leur bouche. Les Arméniens vénèrent la mémoire de Meguerditch Béchiktachlian. Celui-ci est salué comme le “poète de la fraternité“ et “l’ami des Zéïtouniotes“. Ils ont pour idole Nahabed Roussignan, “le chantre de l’indépendance de la Cilicie“. Très peu connaissent leur affiliation à la loge “arménienne“ Ser. Ces hommes, l’élite inégalée du peuple, soutiennent leurs frères de Zéïtoun et s’impliquent pour sauver cette province. À l’origine d’une renaissance culturelle, ils combattent l’illettrisme et veulent rendre la lecture accessible à tous.

- Onnik Jamgocyan : « Les Francs-Maçons Arméniens, la “Constitution“ de l’Arménie ottomane, Constantinople - 1863 », Paris 2017, Editions du Bosphore, 25 €. pour toute commande écrire à : onnikj.1106@laposte.net

posté le 14 mai 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


VALENCE
« Arménia » a présenté « Nouvelles Flâneries arméniennes » d’Henri Siranyan en présence d’un très large public

L’association culturelle « Arménia » présentait vendredi 12 mai à MJC Jean Moulin (Bourg-Lès-Valence) le livre « Nouvelles Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche » du regretté Henri Siranyan disparu en janvier dernier. Un nombreux public -plus de 70 personnes- était présent dans la salle. Krikor Amirzayan le président d’« Arménia » a remercié la présence du père Antranik Maldjian ainsi que des élus Marlène Mourier, maire de Bourg-Lès-Valence, Aurélien Esprit et Gaëtan Menozzi (adjoints à Bourg-Lès-Valence), Georges Rastklan, Nathalie Iliozer et Pierre-Jean Veyret (élus à Valence). Il a également salué les responsables d’associations présentes à la soirée d’« Arménia », Georges Ishacian (co-président du C24 Comité du 24 Avril Drôme-Ardèche), Bédig Ohanian (ADL Ramgavar), Georges Eretzian (Anciens Combattants Français d’Origine Arménienne de Drôme-Ardèche) et Tamar Stépanian (Croix Bleue Arménienne de Valence).

Krikor Amirzayan a ensuite présenté l’œuvre, la vie et les distinctions d’Henri Siranyan avant de laisser place à Jean-Paul Despesse pour une courte projection d’un film long-métrage consacré à Henri Siranyan. Valérie Siranyan prenait ensuite le relais pour diffuser à son tour une projection très poétique sur son père. Elle évoqua avec beaucoup d’émotion son père Henri Siranyan « ce père merveilleux qui m’a fait découvrir beaucoup de choses et l’Arménie ». Puis René Adjémian, l’éditeur, Valérie Siranyan et Krikor Amirzayan ont présenté par quelques lectures le livre « Nouvelles Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche » paru aux « Editions & Régions » contenant des dizaines d’articles dont beaucoup furent publiés chaque semaine dans « Le Dauphiné Libéré ». Des articles reprenant des tranches de vie qui nous font revivre, avec une tendre délicatesse, des portraits hauts en couleurs mais aussi quelquefois très humbles de cet observateur avisé et contemplateur de la vie qu’était Henri Siranyan. L’écrivain Edmond Khayadjian auteur d’une étude sur « Archag Tchobanian et le mouvement arménophile en France » a rappelé l’importance de l’œuvre d’Henri Siranyan dans la transmission de la mémoire. « Il nous donnait des éléments pour qu’on puisse aller plus loin dans nos recherches et découvrir par nous-même d’autres éléments » dit-il. Le public fut également invité à effectuer quelques lectures du livre. A noter les lectures de Georges Hovanessian (« Coco le marin »), Georges Eretzian sur « Missak Manouchian », et Michèle Adjémian sur « Ginette et Eliane Djéranian ».

La soirée d’« Arménia » se termina par une séance de dédicaces -de Valérie Siranyan- autour de quelques verres de l’amitié et des pâtisseries arméniennes.

Prochain rendez-vous d’« Arménia », le vendredi 26 mai à 20h30 à la salle Cheneviers de la MJC Jean Moulin (Bourg-Lès-Valence) avec la présentation en avant-première du livre de l’historien Onnik Jamgocyan « Les Francs-Maçons Arméniens et la Constitution de l’Arménie ottomane, Constantinople 1863 ».

JPEG - 1.3 Mo
JPEG - 1.8 Mo
JPEG - 1.9 Mo
JPEG - 357 ko
JPEG - 396 ko
JPEG - 180.3 ko
JPEG - 250 ko
JPEG - 373.1 ko
JPEG - 357 ko
JPEG - 1.8 Mo
JPEG - 1.4 Mo
JPEG - 1.6 Mo
JPEG - 1.6 Mo
JPEG - 1.7 Mo
JPEG - 1.9 Mo
JPEG - 1.9 Mo
JPEG - 1.7 Mo
JPEG - 2 Mo
posté le 13 mai 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


BOURG-LES-VALENCE
Présentation en avant-première du livre « Nouvelles Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche » vendredi 12 mai

L’association culturelle « Arménia » invite le public à la présentation en avant-première du livre « Nouvelles Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche » d’Henri Siranyan disparu en janvier. Valérie Siranyan la fille de l’auteur et le réalisateur Jean-Paul Despesse diffuseront lors de la soirée une projection dédiée à Henri Siranyan. Lectures d’extraits du livre et dédicaces suivront la présentation.

-Vendredi 12 mai à 20h30 salle Cheneviers de la MJC Jean Moulin, 20 avenue Jean Moulin à Bourg-Lès-Valence (Drôme), soirée organisée par « Arménia ». Entrée Libre.

posté le 11 mai 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Bourg-les-Valence  Conférence  Livres 


LIVRES-HISTOIRE
Parution du livre d’Onnik Jamgocyan : « Les Francs-Maçons Arméniens, la Constitution de l’Arménie ottomane, Constantinople - 1863 »

Onnik Jamgocyan : « Il fut un temps où l’histoire arménienne s’écrivait à Constantinople. Les années 1650 - 1850 confirment le monopole des Financiers arméniens en Turquie ottomane. Ces Princes de la Haute Banque pourvoient aux besoins du Palais. Ils maintiennent la Sublime Porte et dirigent la frappe monétaire de l’Empire. La maison d’Osman leur doit d’avoir pu régner sans le moindre endettement. Les Banquiers des Sultans (2013) - le premier tome de ma quadrilogie aux Editions du Bosphore - est leur histoire.

Mahmoud II (1808-1839) a mené le combat des réformes. L’élimination des Janissaires, là où ses ancêtres ont échoué, a été saluée par tous. Ce Sultan eut pour conseiller Kazaz Artin Amira, “Banquier de la Sublime Poche“, et il lui fit des funérailles d’Etat. Son règne voit la guerre d’Indépendance de la Grèce, la pendaison d’un Patriarche grec, le désastre de Navarin, l’exil des Arméniens catholiques, le passage de l’Arménie persane aux Russes, la reconnaissance de la catholicité arménienne. Le Temps des Réformes..., le second tome de la quadrilogie, étudie cette époque.

La période 1830 - 1870 nous met au contact des Francs-Maçons arméniens de Constantinople. “La Constitution Nationale des Arméniens“ (Nizamname-i Millet-i Ermeniyan ou Ազգային Սահմանադրութիւն Հայոց) est leur œuvre. Le bilan est positif, mais le “Franc-Maçon“ reste mal-aimé d’un grand nombre d’Arméniens. La raison, Talaat Pacha, le monstre du Génocide de 1915, a été le Grand Maître des Francs-Maçons de Turquie. Cela explique le malentendu entre la Franc-Maçonnerie et les Arméniens au fait de leur histoire. La confusion aidant, ces derniers suspectent tous les membres de ce courant de pensée organisé en obédiences depuis 1717. En surfant sur Internet, vous verrez la violence des amalgames. Autre regret, le soutien des Frères arméniens aux Jeunes Turcs des années 1900 éclipse l’action patriotique, culturelle et humanitaire de leurs précurseurs. En effet, l’héritage des Francs-Maçons arméniens des années 1830 - 1870 a de quoi surprendre. Venus des loges anglaises les Frères adhèrent au Grand Orient de France. L’indifférence des Anglais lors des évènements de Zéïtoun en 1862 et l’intervention de Napoléon III en faveur de ces montagnards expliquent ce changement. La création de la “loge Ser“ en 1866 est un évènement. Les fondateurs de la loge “arménienne“ demandent leur rattachement au Grand Orient de France, travaillent en arménien et en rite écossais. Serovpé Aznavour, leur vénérable maître, s’oppose à l’avocat Louis Amiable et écrit à Paris pour qu’on respecte la foi ancestrale des membres de sa loge.

Les Arméniens vénèrent la mémoire de Meguerditch Béchiktachlian - le “poète de la fraternité“ et “l’ami des Zéïtouniotes“. Ils ont pour idole le Dr. Nahabed Roussignan - “le chantre de l’indépendance de la Cilicie“. Très peu connaissent l’affiliation de ces deux célébrités à la loge “arménienne“ Ser.

Patriotes, ces hommes soutiennent leurs frères de Zéïtoun. Ils dénoncent les exactions commises en Anatolie. À l’origine d’une renaissance culturelle, ils combattent l’illettrisme et œuvrent pour rendre la lecture accessible à tous. Les “Lois organiques“ de 1863 perçues comme une “Constitution Nationale“ portent l’empreinte de la Franc-Maçonnerie. Le troisième tome de la quadrilogie étudie cette période majeure de l’histoire arménienne. Après le bilan, il leur rend un hommage qui a trop tardé. » L’auteur dédie son livre à la mémoire d’Arthur Beylerian (1925-2005) historien de « la question arménienne ».

- Onnik Jamgocyan : « Les Francs-Maçons Arméniens, la “Constitution“ de l’Arménie ottomane, Constantinople - 1863 », Paris 2017, Editions du Bosphore, 25 €. pour toute commande écrire à : onnikj.1106@laposte.net

Krikor Amirzayan

posté le 10 mai 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


BOURG-LES-VALENCE
Présentation vendredi 12 mai du livre « Nouvelles flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche » d’Henri Siranyan

L’association culturelle « Arménia » présentera le vendredi 12 Mai à 20h30 à la salle Cheneviers de la MJC Jean Moulin (Bourg-Lès-Valence) le livre « Nouvelles Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche » d’Henri Siranyan qui vient de sortir aux éditions La Bouquinerie (Valence). Ce livre qui est la suite de « Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche » paru en 2014 recense plus d’une centaine d’articles publiés par Henri Siranyan dans « Le Dauphiné Libéré ». D’autres articles sont par ailleurs inédits à ce jour. Histoire de se remémorer cet homme de la mémoire qu’était Henri Siranyan, disparu en janvier.

JPEG - 456.2 ko

En octobre dernier, alors que l’association « Arménia » avait invité Henri Siranyan pour présenter une conférence sur « L’Odyssée de la poste arménienne », Henri Siranyan avait confié son désir qu’« Arménia » présente -comme son premier livre sur les Flâneries arméniennes- son second livre de la suite de ces Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche. Son désir sera accompli avec cette présentation qui sera affectée néanmoins par son absence. Henri Siranyan ayant disparu en janvier dernier. Lors de la soirée de présentation du livre, « Arménia » diffusera une courte projection-animation sur Henri Siranyan réalisée par sa fille Valérie. L’éditeur René Adjemian (La Bouquinerie) ainsi que Valérie Siranyan et des invités procèderont à des lectures de nombreux passages de ce livre « Nouvelles Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche ». La soirée d’« Arménia » se terminant par une séance de dédicaces -de Valérie Siranyan- autour de quelques verres de l’amitié. L’Entrée est libre.

- « Arménia » présente « Nouvelles Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche » d’Henri Siranyan, Vendredi 12 Mai à 20h30 à la salle Cheneviers de la MJC Jean Moulin (20, avenue Jean Moulin, Bourg-Lès-Valence). Tél. 04 75 83 80 58. E-mail : armenia0@orange.fr

Note de l’éditeur : « Nouvelles Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche » par Henri Siranyan

JPEG - 39.4 ko

Ces Nouvelles Flâneries reprennent les articles publiées chaque semaine dans le Dauphiné Libéré. Ces chroniques, recueillies dans ce livre, nous font découvrir l’enfance, l’adolescence et aussi la vie d’adulte de ces enfants d’émigrés qui ont réussi à s’insérer dans la société malgré les difficultés de la guerre et de l’occupation. Des tranches de vie qui nous font revivre, avec une tendre délicatesse, des portraits hauts en couleurs mais aussi quelquefois très humbles. Henri Siranyan est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’Arménie : une étude sur la littérature arménienne ainsi qu’un dictionnaire des principaux écrivains et poètes arméniens. Il nous livre ici le second opus de ses Nouvelles Flâneries arméniennes en Drôme-Ardèche. Préface de Nicolas Daragon. « Editions et Régions, Valence 2017 », 18 €. www.labouquinerie.com

posté le 10 mai 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


LIVRE
L’incroyable récit d’Aurora Mardiganian enfin traduit et disponible en France

Paru en 1918 à New York sous le titre Ravished Armenia, écoulé à plus de 900 000 exemplaires, l’incroyable récit d’Aurora Mardiganian était resté inédit en France. Apocalypse Arménie vient combler cette lacune et donne au génocide des Arméniens un récit emblématique et universel en français.

Apocalypse Arménie relate l’incroyable histoire d’Aurora Mardiganian, jeune Arménienne âgée de 14 ans, dans le chaos qui s’empara de l’Empire ottoman en 1915. Au prix de quatre évasions héroïques, Aurora parvint à s’échapper des colonnes de la mort : une fois en se jetant du haut d’une falaise dans l’Euphrate, une autre en poignardant un officier turc qui l’agresse... Dans un empire en guerre où les femmes étaient la cible de toutes les exactions, la jeune Aurora réussit à survivre près de deux ans. Puis, à Erzeroum, le général Andranik, héros militaire national arménien, lui propose de se rendre en mission aux États-Unis pour alerter sur la situation du peuple arménien, dépêcher les secours et lever des fonds. Ce périple comprend une traversée de la Russie en proie au chaos de la révolution. Aurora parvient à New York et après avoir livré son récit, accepte de jouer son propre rôle dans le film qui est réalisé à la suite de la sortie du livre, toujours dans le souci de lever le maximum de fonds. Le livre devient rapidement un best-seller et le film est un succès. Les recettes, qui s’élèvent à 30 millions de dollars (de 1919), sont reversées au Near East Relief, à l’origine du projet. Aurora est surnommée la Jeanne d’Arc de l’Arménie.

Évoquant à la fois l’innocence d’Anne Frank et le réalisme de Primo Levi, Aurora Mardiganian compte parmi les grands témoins de l’histoire de l’humanité. Son récit est non seulement emblématique de l’apocalypse arménienne de 1915 mais sa dimension épique hors du commun en fait un classique de la littérature mondiale. Apocalypse Arménie appartient à l’inconscient collectif de l’humanité.

En 2016, la République d’Arménie a choisi Aurora pour égérie de l’Aurora Prize for Awakening Humanity, prix visant à éveiller l’humanité aux actions héroïques de ceux qui se lèvent face à l’adversité.

Disponible :
- Version numérique : 4,99 €, sur 180 plateformes

- Version papier 13,8 x 21,6 cm, 257 pages, 17,90 €, déjà disponible sur www.librinova.com, et prochainement sur Amazon.fr, Fnac.com et chez les 5 000 libraires du réseau Dilicom.

posté le 5 mai 2017 par Claire/armenews


LIVRES-ARMENIENS EMPIRE OTTOMAN
Sortie du livre « Les Francs-Maçons Arméniens, La Constitution de l’Arménie ottomane - Constantinople 1863 » par Onnik Jamgocyan

Sortie le 8 mai du livre « Les Francs-Maçons Arméniens, La Constitution de l’Arménie ottomane - Constantinople 1863 » par Onnik Jamgocyan aux Editions du Bosphore, une étude sur l’histoire de la Franc-maçonnerie arménienne de Constantinople des années 1850 et l’implication des Francs-maçons Arméniens de Constantinople dans la rédaction des Lois organiques de la nation arménienne en 1863. Onnik Jamgocyan, Docteur en Histoire de l’Université de Paris I - Panthéon Sorbonne et Diplôme H.D.R. à l’E.H.E.S.S. étudie les Francs-Maçons arméniens de Constantinople des années 1840-1870. On voit l’implication de la Franc-maçonnerie arménienne dans la rédaction du Nizamname-i Millet-i Ermeniyan, les Lois organiques de la nation arménienne de l’Empire ottoman connues sous le nom de « Constitution nationale des Arméniens de 1863. L’une de ces plus grandes figures, le Docteur Nahabet Roussignan, un Franc-maçon arménien affilié à la loge « l’Union d’Orient » et venu à la loge « arménienne » Sér (Amour en arménien) sous obédience du Grand Orient de France. Il est considéré comme le chantre de la Cilicie. L’un des rédacteurs de la Constitution nationale des Arméniens de 1863, il innove par l’écriture d’un calendrier arménien suivant le modèle de Fabre d’Eglantine. Cependant ce calendrier n’est pas accepté par ses contemporains.

- « Les Francs-Maçons Arméniens, La Constitution de l’Arménie ottomane - Constantinople 1863 » par Onnik Jamgocyan chez « Les Editions du Bosphore ». Pour toute commande contacter l’éditeur : onnikj.1106@laposte.net

Krikor Amirzayan

posté le 15 avril 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


BD
Attention, risque d’éboulement !

Dans un roman graphique incisif aux accents tragi-comiques, le duo Viken Berberian et Yann Kebbi fustige les ravages causés par l’aveuglement et la cupidité criminelles de promoteurs sans foi ni loi.

Il y a dans la vie de tout homme un lieu central où se trouve et se déroule l’essentiel de son existence : la maison, à la fois bâtisse, abri, refuge, mais surtout foyer de l’âme. On ne peut mettre à bas l’édifice sans aussitôt ébranler et ébrécher le vécu de ses occupants.....Le jeune architecte qui déambule dans les rues d’Erevan en compagnie d’un groupe d’étudiants et devise de modernité et béton ne semble pas connaître cette vérité première. Il s’agit de Frunz Zakoyan, fils de Sergei Zakoyan, alias Monsieur Ciment, patron du DAR, le Département d’architecture radicale dont l’ambition est de transformer le centre-ville d’Erevan en faisant table rase du passé... Dès les premières pages, le ton est donné avec les déclarations péremptoires de Frunz : « Il va sans dire que nous avons une vision radicale de ce à quoi devrait ressembler Erevan. Ouvrons tout grands les bras et maintenant embrassons le béton ». Dans la foulée nous apprenons que plus de 2000 foyers ont été détruits et sept statues abattues afin de préparer la gestation de la nouvelle ville où essaimeront les centres commerciaux. Partisans inconditionnels du brutalisme, père et fils nourrissent de grands projets pour la capitale arménienne : débarrasser la ville de ses vestiges communistes, ce qui implique de transformer plus de la moitié de la ville en chantier de démolition.

JPEG - 724.1 ko

Dépourvu de pondération et ignorant la nuance, Frunz Zakoyan clame haut et fort son amour de l’excès : « Je veux plus, plus de tout. Plus de vitesse, plus de béton, plus de boulets de démolition, plus de bâtiments ». Plus c’est mieux, ainsi va le monde dans lequel veut vivre et prospérer la nouvelle lignée des démolisseurs en puissance.... Il faut casser.... Le marché de l’avenue Machtotz, édifice aux arches historiques, pourrait disparaître pour faire place à un supermarché doté de panneaux solaires, claironne Frunz sans complexe....Et pour les habitants ce seront des logements modernes avec trois salles de bains obligatoires, une salle d’échecs et des tabourets du designer finlandais Alvar Aalto ! « Il ne s’agit que d’une histoire de forme et de fonction » estime le père,

persuadé que les habitants « ces idiots finiront par tomber amoureux de nos immeubles, de nos belles brutes ». Emmuré dans ses certitudes, le père trompette, tandis que le fils commence à s’interroger en voyant le désarroi de tous ces habitants dont on détruit les maisons. Est-ce ainsi que les hommes vont devoir vivre, enfermés dans une ville sans passé et sans histoire, chargée d’une inquiétante étrangeté ?

Selon la belle expression de Gaston Bachelard, « la maison est notre coin du monde », «  notre premier univers », voire «  un grand berceau ». Le foyer est un besoin vital de l’âme, et celle-ci est déstabilisée, si elle ne se trouve pas dans un environnement d’objets qui soient pour elle comme un prolongement des membres du corps. Retirer à l’homme cette familiarité avec le monde environnant équivaut à lui arracher un membre - et c’est précisément ce que vont entreprendre sans état d’âme père et fils, en portant atteinte aux lieux de l’être-chez-soi et en dépossédant les habitants de leur mémoire individuelle et collective. Pierre à pierre, c’est la désolation qui domine dans une ville où les souvenirs sont traqués, chassés des maisons et livrés aux boulets de démolition. Peut-on vivre dans une telle absence de perspective ?

JPEG - 326.4 ko

La protestation gagne les rues d’Erevan ; le grondement du peuple monte, enfle et submerge tout sur son passage. Les expropriations sauvages ont suscité des rancoeurs inextinguibles ; il ne faut pas demander au peuple de faire preuve de modération dans une ville qui ne lui inspire que le mal-être et qu’il ne reconnaît plus. Les puissants d’hier deviennent les victimes d’aujourd’hui... Monsieur Zakoyan est défenestré lors des émeutes et son fils blessé. Les rebelles l’accusent d’avoir multiplié par vingt-sept la production de béton. « Pendant ce temps, la République a été vidée de ses citoyens. Plus d’un million de personnes sont parties, et quant à nous qui ne pouvons partir, nous sommes pauvres, camarade. Sans travail ni pension décente » assène un manifestant exaspéré. Frunz est contraint de quitter Erevan pour se réfugier à Paris. A-t-il seulement pris la mesure du désastre qu’il a provoqué ? Une capitale défigurée, amputée, méconnaissable, génératrice de frustrations où le peuple devra survivre tant bien que mal dans l’amnésie et le dénuement....Il n’y a plus rien à faire, l’avenir part en vrille car la structure est elle-même pourrie. Le peuple subit et encaisse, et parfois lorsque la coupe est pleine, il se révolte. Mais sa parole et son action demeurent toujours précaires et en danger, - c’est

le message que fait passer Viken Berberian dans cette œuvre où la réalité rattrape fréquemment la fiction. Et le lecteur qui referme ces pages pleines de bruit et de fureur revient de loin.

Alexandre Malek Azarian
Photo des auteurs par Laurent Mélikian

JPEG - 16.4 Mo

La Structure est pourrie, camarade de Viken Berberian et Yann Kebbi, traduit de l’anglais par Claro, Actes Sud, 336 pages, 26 €.

posté le 10 avril 2017 par Claire/armenews