Nouvelles d'Arménie
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Livres


PARIS
Rencontre autour du livre « L’Arménien » de Clément Lépidis

Mercredi 29 mars aura lieu une rencontre autour de L’Arménien de Clément Lépidis, réédité par Desmos. En présence de Yannis Mavroeidakos, libraire-éditeur, et Richard Tchélébidês, fils de l’auteur.

Ce roman, de 1973, est une des rares oeuvres à inscrire le récit de l’installation d’un Arménien de Turquie en France dans l’histoire d’un quartier de Paris, Belleville, et d’une époque cruciale : celle des années 30 et de l’Occupation.

Un roman populaire au sens le plus authentique du terme, par son intérêt pour des personnages issus du monde ouvrier, artisan, émigré, la place accordée aux questions sociales, à celle du racisme, et un style littéraire limpide mais ciselé et très personnel.

Mercredi 29 mars à 20h30
Maison des étudiants arméniens de la Cité universitaire - 57 bd Jourdan - 75014 Paris
Dans le cadre des “Conférences du Salon de la Maison des étudiants arméniens“
Entrée libre

posté le 23 mars 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture  Livres  Paris 


PARIS
Le Russe Robert Engibarian présentera son livre au Salon du livre de Paris

Robert Engibarian est docteur en droit et maître émérite de Sciences de Russie. Depuis 1994, il est le directeur de l’Institut international de l’administration MGIMO, l’un des établissements les plus en vue de Russie qui forme les futures élites. Dans un roman, il livre une saga captivante sur fond d’évènements historiques qui jette une lumière crue sur l’envers du dégel en Union Soviétique. Il présentera son livre, Oh Marie, au Salon du livre de Paris le samedi 25 mars à 17 h 30 sur le stand Russie 1-M78. Une surprise musicale suivra la dédicace du livre...

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Dans son roman Oh Marie, Robert Engibarian réfléchit sur la destinée de l’homme et les facteurs qui la prédéterminent. Le lieu de naissance, et par conséquent, la nationalité seraient-ils les seuls éléments sur lesquels l’individu n’a pas de prise ? Comment, en chacun de nous, s’opère l’alchimie de différents traits de caractère qui sont l’aspiration à la liberté et au bonheur, l’amour, le courage mais aussi la peur, l’égoïsme, la stupidité ? Quelle maîtrise avons-nous sur un tel processus ? Ce roman haletant donne des clés à la compréhension de ces questions.

Sur fond des transformations historiques de la société soviétique des années 1960, David, un jeune homme plein d’avenir, Marie, une gracieuse rapatriée française, et leur entourage vivent des événements dramatiques qui bouleversent leur destin.

posté le 14 mars 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture  Livres  Paris 


Livres
Bruce Janigian Persona Non Grata : par Avery Mann

Persona non grata : End of the Great game, un thriller historiquement précis sur ce qui pourrait bien nous attendre à l’avenir.

SAN FRANCISCO - Au Vartanatz Banquet, le thème développé dans son intervention par Bruce Janigian, avocat international, professeur et auteur, était la nécessité, dans la lutte contre la négation de son histoire pour mieux nier son futur, de mettre en évidence la contribution de la nation arménienne à la civilisation occidentale.

“Ne vous méprenez pas sur la nécessité d’attirer sur le passé de l’Arménie l’attention du plus grand nombre“ a conseillé Janigian. “Les nations dont l’histoire et les réalisations sont oubliées ou dévaluées sont exposées à être emportées dans le vent du changement et les bouleversements régionaux.

(JPEG) C’est cette tragédie qui a poussé Janigian à écrire Persona non grata : End of the Great game [Persona non grata : Fin du Grand Jeu] sous le nom de plume d’Avery Mann et de prendre la plume ou la parole chaque fois que la réalité est déformée ou pire, quand l’histoire incroyable de l’Arménie et de ses contributions au monde sont travesties par opportunisme.

“Pour la survie de l’Arménie, dans ces temps extrêmement périlleux, il faut informer le monde et lui rappeler que par son histoire et par le tempérament, l’intelligence et la détermination de son peuple, l’Arménie est une nation indispensable“.

“La terre d’Arménie a été ravagée au cours des ans, elle a connu des brutalités inouïes ; des vies, des talents et des rêves, perdus à jamais nous ont été arrachés, et une civilisation avancée, sur des terres enrichies pendant des millénaires par nos ancêtres, brutalement spoliée sans aucune conséquence ni reconnaissance“.

L’avocat et auteur en est venu à sa thèse “cela est arrivé, malgré l’importante contribution de l’Arménie aux fondations de la civilisation sur laquelle s’est construite la civilisation européenne. Le pillage de notre passé mine littéralement l’édifice entier. Voler le passé nie un futur qui doit être solidement et honnêtement construit sur lui. Un monde construit sur des tromperies et des mensonges n’a pas de futur“.

Prenant un exemple, l’orateur a cité le Wall Street Journal publiant l’an passé The Thread that Bound the World [Le Fil qui Unit le Monde], un article fascinant sur la Route de la Soie illustré d’une grande et majestueuse photo de ce qui reste de la Cathédrale d’Ani ; c’est surprenant, mais Thread that Bound the World était muet pour ce qui concerne les Arméniens. Janigian avait alors écrit une réponse que le journal avait publiée :

“Les Princes marchands des Indes ont contribué à la création de l’Empire britannique, tout comme ce peuple s’est inspiré de Rome pour l’Empire byzantin et contribué au développement de Venise pour rivaliser avec lui. Ce peuple, c’était celui des Arméniens, dont la cathédrale d’Ani figure dans l’article. L’histoire est bien racontée dans un roman historique fascinant basé sur des faits dot le titre est Persona non Grata : End of the Great Game par Avery Mann http://www.amzn.to/1U1D5B9 . Les Arméniens accompagnèrent Alexandre le Grand et s’établirent pour développer la Route de la Soie et créer un pont vers la Chine, tout en étant la première nation chrétienne qui propagea la nouvelle foi vers l’ouest. L’empereur byzantin Héraclius qui était arménien, propagea également vers le nord le Christianisme, vers ce qui deviendra la Russie ; il correspondit même avec Mahomet dans un effort historique tendant à créer une simple et unique foi monothéiste. Dans le livre, le passé de l’Arménie préserve le futur du monde. Une lecture recommandée, il n’y a aucun doute !“.

La nouvelle de Janigian retient l’attention dans ce roman historique passionnant qui a attiré un large lectorat, tandis que ce professeur en droit de longue date dispense au monde un nécessaire enseignement.

Ses commentaires parus sont souvent relatifs à des sujets spécifiques et actuels :

“La République du Karabagh (RHK) légalement constituée, démocratique, éprise de paix, a été établie par une nation indépendante sur ses terres ancestrales, constamment occupées au cours de l’histoire, à la suite d’un referendum conforme à la constitution de l’Union Soviétique alors souveraine, organisé en conformité avec les normes universelles et du principe d’auto-détermination. Dès sa création, elle a été attaquée par l’armée de l’Azerbaïdjan, plus nombreuse et supérieure en armements, mais ses farouches défenseurs, courageux et résolus, lui ont donné la liberté une seconde fois. Elle est représentée depuis plus de vingt ans à Washington DC, et attaquée une nouvelle fois la semaine passée, et la seule qualification de ses défenseurs qu’aient trouvée les media des USA, c’est ’séparatistes’. Ils méritent sans aucun doute d’être appelés rien de moins que patriotes défendant leur ancienne patrie chrétienne“.

Le terme “séparatistes“ continuant d’être employé lors des attaques du mois d’avril, Janigian a vidé son chargeur avec ce commentaire :

“Les conseillers turcs mènent les troupes azéries à l’attaque d’une nation démocratique, éprise de paix, indépendante, constituée sur le principe d’autodétermination et en conformité avec la Constitution soviétique au moment de sa chute, une nation appelée République du Haut Karabagh, située sur ses terres ancestrales continuellement occupées pendant des millénaires et qui reçoit l’aide des USA, et tout ce que les media savent faire, c’est qualifier les défenseurs de “séparatistes“ ? La citation d’Erdogan contenue dans l’article est inoubliable. Les Azéris ont également obtenu le feu vert des Israéliens et demandent pourquoi ce pays n’intervient pas plus fort à l’instar de la Turquie.

C’est ainsi que la Conférence sur la Non-Prolifération des Armes nucléaires dans le DC a été un gros succès pour Aliyev, accompagné de l’AIPAC et de Joe Biden pour obtenir ce qu’à l’évidence, Aliyev et Erdogan ont pris pour un feu vert pour encore plus d’actes criminels. Tout cela pour la lutte d’innocents encore persécutés pour leur christianisme et pour croire qu’ils ne veulent plus être traités comme des animaux par la race dominante turque. Qu’Israël ne soit éprise à ce point de cette race dominatrice est étonnant, en particulier parce que quelques uns des même conseillers allemands qui aidèrent à planifier le Génocide des Arméniens prirent part à la solution finale décrétée par Hitler, à peine vingt ans plus tard. Le Génocide des Arméniens n’est toujours pas reconnu par la Turquie parce que sa continuation reste une option politique sérieusement entretenue par Ankara“.

Tout comme le protagoniste dans sa nouvelle intrigue le Vatican et le Kremlin avec un secret longtemps gardé en Arménie pour le jour où il faudra l’employer pour sauver le monde, Janigian relève deux faits incroyables montrant tous deux que les Arméniens sont les habitants indigènes de la région et que les ancêtres des Arméniens d’aujourd’hui ont une ligne qui s’étend jusqu’à la plus ancienne civilisation du monde, remontant à 11 500 ans et précédant les pyramides de près de 7 000 ans.

Il y a beaucoup à apprendre dans le monde sur la longue et prolifique histoire de l’Arménie.

“Rappelons que le fondateur de l’Arménien est Hayk, l’arrière petit-fils de Noé. Lord Byron, qui vécut à Saint Lazare et étudia avec les Mékhitaristes, pressentit que le narrateur biblique n’était pas celui que l’on croit habituellement... Les Arméniens furent choisis par Dieu et installés sur terre pour offrir aux humains une possibilité de rédemption.

Janigian nous conseille vivement, “Notre passé ne doit jamais nous être nié... nous sommes une nation indispensable parce nous pouvons tenir la clef de notre vraie nature, nous tous qui habitons la terre... il nous faut au moins convaincre le monde de cela !“.

Dans la partie de la réunion consacrée aux questions, le Professeur Janigian commenta le rapport des co-présidents du Groupe de Minsk publié en décembre, la récente décision du Belarus d’extrader Alexander Lapshin en Azerbaïdjan, et la décision de l’Ukraine de boycotter les produits de l’Artsakh. “Le nœud se resserre. Nous devons nous dresser aux côtés des braves défenseurs“.

Publié le 18 février 2017 (USAALM n°1558)

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 23 février 2017 par Jean Eckian/armenews


PARIS
Conférence d’Yves Ternon au Mémorial de la Shoah

A l’occasion de la parution des ouvrages d’Yves Ternon, Génocide, Anatomie d’un crime (Armand Colin, 2016) et Genèse du droit international - Des pères fondateurs aux Conférences de La Haye (Karthala, 2016), présentation de ces livres par l’auteur et historien Yves Ternon et Antoine Garapon, magistrat, secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice, au Mémorial de la Shoah, le jeudi 23 février 2017 à 19h30.

Le jeudi 23 février à 19h30
Mémorial de la Shoah, 17 rue Geoffroy l’Asnier, 75004, Paris

posté le 4 février 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Histoire  Livres  Paris 


PARIS
L’enquête détaillée de Laure Marchand sur le triple assassinat de militantes kurdes

La journaliste Laure Marchand a mené une enquête détaillée et passionnante sur le meurtre des militantes kurdes à Paris, le 9 janvier 2013. Résultat : l’ouvrage Triple assassinat au 147, rue La Fayette qui, écrit comme un polar, restitue à merveille les incohérences de l’affaire.

Dans le 10e arrondissement de Paris, derrière la lourde porte du 147 rue La Fayette, se trouve un crime impuni, protégé par la raison d’Etat. Le 9 janvier 2013, trois femmes kurdes ont été tuées au premier étage de l’immeuble, dans un petit appartement. Elles ont été exécutées de plusieurs balles dans la tête. Sakine Cansiz était une des fondatrices de la guérilla kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et avait créé la branche des femmes de l’organisation ; Fidan Dogan était en charge du lobbying du mouvement en France et Leyla Saylemez était une jeune militante.

Depuis trois ans, les éléments à charge contre les services secrets turcs, suspectés d’avoir commandité leur exécution, se sont accumulés sur le bureau de la juge d’instruction qui a bouclé son enquête. Mais un seul accusé, Ömer Güney, sera jugé lors du procès en assises qui s’ouvrira à Paris en décembre 2016. Malgré des faits accablants, les autorités politiques françaises ne réclament aucun compte à la Turquie. Alors que le courage des combattantes kurdes du PKK contre l’Etat islamique en Irak et en Syrie est salué dans le monde entier, la mort de leurs camarades en plein Paris est recouverte d’un linceul de silence. Car les autorités françaises ont choisi de renforcer leur alliance stratégique avec Ankara. Faisant fi de leurs engagements à lutter contre le terrorisme. L’instruction a conclu que Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez avaient été victimes d’un « acte terroriste ». Sur le sol français, cyniquement, les victimes du terrorisme n’ont donc, à l’évidence, pas toute la même valeur.

Pendant plusieurs mois, Laure Marchand a enquêté dans plusieurs pays et eu accès à des sources turques et françaises inédites qui lui ont permis d’établir des liens entre le suspect numéro 1 et le MIT, les services secrets turcs. Dans cet ouvrage, Laure Marchand nous mène de l’appartement parisien aux provinces kurdes de la Turquie, ce pays où elle a vécu et travaillé comme correspondante durant une décennie. Passionnant et nécessaire, ce livre capital fait office de témoignage et laisse augurer que la mort de Güney ne met pas un point final à cette affaire d’Etat.

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Laure Marchand, Triple assassinat au 147, rue la Fayette, Actes Sud, 19 €.

posté le 2 février 2017 par Claire/armenews


ARMENEWS TV
Interview du scénariste, réalisateur et auteur jeunesse Yann Coridian

En salles depuis le 4 janvier, le film Primaire avec Sara Forestier et Vincent Elbaz brosse le portrait d’une professeure de CM2 totalement dévouée à sa classe, et plus particulièrement à un enfant abandonné par sa mère.

La réalisatrice Hélène Angel a travaillé avec Yann Coridian pour écrire un scénario qui livre magistralement l’univers scolaire.

Yann Coridian, directeur de casting pour Aram de Robert Kechichian, réalisateur de Ouf qui raconte l’histoire du gentil illuminé François Dovedian (joué par Eric Elmosnino) et auteur de livres pour enfants (publiés par l’Ecole des Loisirs) nous a reçus chez lui pour parler de son parcours au cinéma, de ce qui l’a amené à l’écriture, de son prochain documentaire diffusé sur Arte et de son rapport avec son arménité.

posté le 17 janvier 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



Littérature
Marseille : « Exils arméniens - Du Caucase à Paris 1920-1945 »

Marseille - Mémoire et littérature : l’association pour la recherche et l’archivage de la mémoire arménienne (ARAM) reçoit l’historienne Anouch KUNTH pour la présentation de son dernier ouvrage : « Exils arméniens - Du Caucase à Paris 1920-1945 »

Samedi 4 février 2017 à 17h30

À la MAJC

12/14, rue Saint-Bazile - 13001 Marseille Métro/Tram Réformés, Entrée libre

« On connaît l’histoire des réfugiés rescapés du génocide de 1915, moins la seconde vague migratoire arménienne, celle originaire du Caucase russe, chassée dans les années 1920 par l’installation du régime soviétique. Avec un livre illustré de photographies et remarquablement écrit, l’historienne Anouche Kunth lève le voile sur ces exilés qui eurent, en France, des rapports complexes avec leurs compatriotes chassés d’Anatolie. » LeMonde.fr

(JPEG) Présentation de l’ouvrage : Les convulsions de la révolution bolchevique jettent hors de Russie plus d’un million de réfugiés, qui croient leur fuite temporaire. Elle va s’avérer irréversible, la perte de la patrie se conjuguant bientôt avec celle des droits nationaux. Parmi ces « ?sans-droits ? », quelques centaines de grandes familles arméniennes, issues des marges caucasiennes de l’Empire des Romanov. Banquiers et industriels, artistes, professeurs d’université, hommes politiques ? : tous, vers 1920, s’enfuient avec femmes et enfants, par crainte des violences que le nouveau régime de Moscou inflige à ses « ?ennemis de classe ? ». Hors de Russie, et tout particulièrement en France où convergent des dizaines de milliers d’exilés, leurs trajectoires croisent celles des Arméniens de Turquie, persécutés quant à eux pour des motifs ethno-confessionnels.

L’histoire des exils arméniens s’écrit ici à hauteur d’hommes et de femmes en fuite, de familles soudées face au danger, parfois séparées, plongées dans l’opacité après le renversement de l’ordre ancien. Que faire ?? Où aller ?? Quel projet poursuivre en ces temps de chaos et d’incertitude ?? Comment préserver ses ressources et recréer un ordre pour soi ?? Les parcours de ces anciens sujets d’empires donnent à penser ce que reconstruit l’exil, lieu de mise à l’épreuve individuelle et de réélaboration des destinées collectives.

Anouche KUNTH est historienne, chargée de recherche au CNRS (Migrinter). Ses travaux actuels, consacrés au monde arménien en exil, abordent l’événement génocidaire depuis la dispersion massive et forcée des survivants. Elle est l’auteur, notamment, de Arméniens en France, du chaos à la reconnaissance, Toulouse, L’Attribut, 2010, co-écrit avec Claire Mouradian.

« Exils arméniens - Du Caucase à Paris 1920-1945 » De Anouch KUNTH. Paru aux Editions Belin en octobre 2016. 440 pages / 23 euros

posté le 6 janvier 2017 par Jean Eckian/armenews


LU SUR LIBERATION.FR
Asli Erdogan, là où le combat blesse

Lu sur Libé.fr

Un recueil de chroniques de la romancière turque, publié au lendemain de sa sortie de prison, dépeint la lutte quotidienne d’une femme face à toute forme d’oppression.

(...)

Les vingt-sept textes d’Asli Erdogan rassemblés ici sont parus au cours des dix dernières années dans le journal Özgün Güden, quotidien soutenant les revendications kurdes et dont la justice turque a ordonné la fermeture et l’arrestation des collaborateurs pour « appartenance à une organisation terroriste ». Le titre choisi, Le silence même n’est plus à toi, est celui de l’une des chroniques où l’auteure reprend un vers du poète grec Georges Séféris (1900-1971), prix Nobel de littérature en 1963.

(...)

Les horreurs dont elle est témoin l’amènent à comparer les villes kurdes attaquées à Auschwitz. La référence aux nazis revient, parfois excessive en rapport avec la Turquie, sous sa plume. Il est vrai qu’en cette même année 2015, son engagement lui vaut d’être invitée en résidence d’écrivain à Cracovie où elle découvre les anciens camps de la mort. Elle se souvient d’un autre génocide, celui des Arméniens qui a eu lieu en Turquie un siècle auparavant et reste un sujet de déni national et de tension internationale avec les pays européens. « Dans ce pays, nous sommes coupables (nous avons éradiqué un peuple) [...]. En niant nos agissements, nous avons commis un crime plus grand encore. »

Lire l’intégralité de l’article : http://next.liberation.fr/livres/2017/01/04/asli-erdogan-la-ou-le-combat-blesse_1539106

posté le 5 janvier 2017 par Claire/armenews

Photo : Photo Kenzo Tribouilard - IP3



LU SUR TELERAMA.FR
Aux frontières du réel : Sur les traces d’Artavazd Péléchian

Avec une belle exigence et nulle compromission, le cinéaste arménien Artavazd Péléchian a construit une œuvre magnifique et magnétique...

Farfouillez dans les bacs des derniers vendeurs de DVD. Cherchez-y des titres d’Artavazd Péléchian. Si, par bonheur, vous en trouvez, n’hésitez pas à vous les procurer et faites-moi profiter de votre découverte. La rareté de ses films, qui circulent sur le Net dans des versions souvent calamiteuses, n’a d’égale que la beauté d’une œuvre connue de par le monde d’un cercle d’amateurs abusivement restreint. Car si les occasions de découvrir Les Habitants ou Notre siècle ne courent pas les écrans, la force avec laquelle son cinéma attrape le spectateur et l’entraîne dans un flot sensoriel digne des grands maîtres soviétiques en fait un cinéaste somme toute accessible. Assister à la projection d’un de ses courts ou moyens métrages revient à vivre une expérience mémorable. Une expérience de cinéma, comme le relève Marguerite Vappereau dans son introduction au premier livre en français qui lui soit consacré.

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Lire l’intégralité de l’article : http://television.telerama.fr/television/sur-les-traces-d-artavazd-pelechian,151043.php

posté le 5 janvier 2017 par Claire/armenews

Photo : Zivago Media/Kinesis FIlm