Nouvelles d'Arménie
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Police


ARMENIE
La police toujours à la recherche de celui qui a tué 4 personnes à Shamiram

Des meurtres ont été commis mardi à Shamiram, un village peuplé de Yézidis à 50 kilomètres à l’ouest d’Erevan, lors d’un rassemblement de plusieurs centaines d’hommes locaux à l’occasion d’une fête religieuse. Quatre personnes ont été abattues, et sept autres ont été blessées par un homme armé qui a fui la scène.

La police arménienne a identifié le tireur présumé comme étant Telman Kalashian, un résident de 50 ans d’un autre village. Kalashian était toujours activement recherché hier soir.

Aziz Tamoyan, qui dirige la plus grande organisation de Yézidis en Arménie, a attribué le carnage à un crime financier : selon lui, certaines personnes devaient 100 000 $ à Kalashian. Toujours d’après Tamoyan, Kalashian a crié juste avant d’ouvrir le feu : “Je ne vais pas vous tirer dessus si vous me donnez mon argent“. Trois des quatre hommes assassinés étaient liés l’un à l’autre, a ajouté Tamoyan, qui s’est rendu hier en début de journée à Shamiram.

“Je connais très bien le père de Telman“, a précisé Tamoyan. “Telman est une personne gentille et bonne, un individu merveilleux. Je ne comprends pas pourquoi il a fait cela. “

Pendant ce temps, le maire du village a affirmé que le suspect fugitif était un berger qui n’était pas connu pour avoir une conduite violente. “C’est un travailleur normal, qui élève du bétail“, a révélé Tigran Baghdasarian. “Il a une femme, trois filles et un fils“.

Le maire a également déclaré que le domicile de Kalachian ainsi que ceux de leurs proches avaient été placés sous surveillance peu de temps après l’attaque meurtrière.

posté le 3 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Chasse à l’homme pour retrouver celui qui a tué 4 personnes en tirant dans la foule

Les autorités armées d’application de la loi recherchent un homme qui a tué quatre personnes et blessé sept autres dans un village à environ 50 kilomètres à l’ouest d’Erevan.

L’homme armé a ouvert le feu dans un bâtiment du village de Shamiram, village peuplé de Yézidis, où des centaines d’hommes étaient rassemblés dans la matinée pour une fête religieuse Yézidie. Il a fui la scène mais a laissé sa voiture, vide, dans la périphérie du village.

“Un homme s’est approché de quelqu’un et a tiré les premiers coups de feu“, a relaté un témoin à la presse. “Au moment où nous avons entendu les coups de feu, nous nous sommes tous jetés sous les tables“.

Les agents de police et les experts légistes ont fouillé la scène du crime dans les heures suivantes. Dans un communiqué, la police a affirmé que l’homme armé a ouvert le feu avec un fusil de chasse. “Des mesures sont prises pour retrouver le suspect“, poursuit le communiqué.

Un autre communiqué de police publié plus tard dans la journée a identifié le suspect comme étant Telman Kalashian, un résident de 50 ans d’un autre village. La photo de l’homme a été diffusée.

Un autre organe chargé de l’application de la loi, le Comité d’enquête, a déclaré que “des opérations d’enquête et des recherches à grande échelle“ étaient en cours. Il a affirmé que ces tirs dans la foule résultait des « relations personnelles hostiles » de l’homme armé avec les victimes, sans plus de précisions.

Certains habitants de Shamiram ont suggéré qu’un conflit financier était lié aux meurtres qui ont profondément choqué le pays. Un homme qui était présent au rassemblement a expliqué que le tireur a crié “remettez-moi mon argent“ avant de tirer les premiers coups de feu.

D’autres villageois ont confirmé que l’homme armé n’était pas un résidant de Shamiram. Ils ont ajouté que deux des victimes vivaient à Shamiram tandis que les deux autres étaient des visiteurs venant de Russie.

posté le 2 août 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
Nouvelles turbulences lors du procès des tireurs de la prise d’otage d’Erevan

Le procès des membres clés d’un groupe d’opposition armé qui ont pris en otage un poste de police à Erevan l’année dernière est resté paralysé mercredi à cause de querelles entre le président et les avocats de la défense.

Deux des avocats, Arayik Papikian et Mushegh Shushanian, n’ont pas été autorisés à assister à la dernière audience de la Cour pour avoir refusé de laisser les huissiers de justice vérifier le contenu de leurs sacs pour des raisons de sécurité. Les deux avocats, ainsi que leurs collègues estiment que cela représente une fouille interdite par la loi arménienne.

Le juge, Arthur Gabrielian, a sanctionné Papikian et Shushanian et a annoncé qu’il demanderait également à la Chambre des Avocats Arméniens de prendre des mesures disciplinaires pour outrage à la cour. Trois autres avocats sont sortis de la salle d’audience en signe de protestation, conduisant Gabrielian à mettre fin à l’audience.

Le juge s’est régulièrement opposé à Papikian et Shushanian, ainsi qu’à d’autres avocats de la défense pour des raisons similaires depuis le début du procès. Il a également empêché la plupart des 14 accusés d’accéder à la salle d’audience en raison de leur refus de se lever par signe de respect pour le tribunal. Les avocats affirment que les autorités ont délibérément provoqué ces turbulences afin de continuer le procès en l’absence des accusés et de leurs défendeurs.

Papikian et Shushanian sont déjà confrontés à des procédures disciplinaires lancées par la Chambre des Avocats, justifiées en partie par les propos de Shushanian, qui a décrit la police arménienne tel un « groupe armé » prêt à exécuter « tout ordre criminel ».

Les accusations à l’encontre d’officiers de police qui auraient passé à tabac un des tireurs de la prise d’otage après l’audience du 28 juin a aggravé les tensions. Le Service Spécial d’Enquête Arménien s’est engagé à enquêter sur l’incident, condamné par des groupes locaux et internationaux de défense des droits de l’homme.

posté le 20 juillet 2017 par Claire/armenews

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SOTCHI - RUSSIE
Soupçonné d’activités mafieuses, Tatulian sort un passeport diplomatique arménien

Un homme d’affaires arménien basé en Russie, suspecté d’entretenir des liens avec le monde criminel, a reçu un passeport diplomatique de l’Arménie conformément à la loi, a révélé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Tigran Balayan, lors d’un entretien avec le service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) hier.

Ruben Tatulian, qui réside à Sotchi au sud de la Russie, a été détenu par les autorités tchèques après son arrivée dans la station balnéaire de Karlovy Vary pour une réunion avec de grands responsables de la criminalité post-soviétique connus sous le nom de “voleurs dans la loi“, réunion durant laquelle a eu lieu une descente de police.

Selon les médias russes, les autorités de la République tchèque ont constaté que Tatulian avait un passeport diplomatique arménien lorsqu’ils l’ont arrêté.

Le responsable du ministère arménien des Affaires étrangères n’a pas spécifié pour quelle raison on avait délivré à Tatulian un passeport diplomatique. Balayan a seulement fait référence à la loi correspondante.

En vertu de l’article 49 de la loi arménienne sur le service diplomatique, certaines personnes ont le droit de transporter un passeport diplomatique avec l’autorisation du président de la République d’Arménie.

Les médias russes prétendent que Tatulian, qui nie publiquement tous liens avec la mafia, est un personnage criminel à Sotchi, où il aurait même été promu par le chef du crime, Aslan Usoyan, également connu sous le nom de Ded Khasan, qui a été tué à Moscou en 2013 dans un conflit qui ressemblait à un règlement de compte entre mafieux.

posté le 18 mai 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
L’ombudsman remet en cause l’utilisation de la force contre Zaruhi Postanjian

L’ombudsman des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, a remis en question l’utilisation de la force par la police contre Zaruhi Postanjian, candidate de l’opposition aux élections municipales d’Erevan de dimanche dernier. Elle s’était faite expulsée de force d’un bureau de campagne du parti républicain (HHK), qu’elle accusait de soudoyer les électeurs.

Postanjian, députée du Parlement sortant et chef du parti Yerkir Tsirani qu’elle a récemment créé, et sa fille, Lilit Drampian, ont été expulsées des locaux utilisés pour la campagne du maire Taron Markarian.

Postanjian et Drampian ont été agressées au cours du processus d’expulsion. La fille de 22 ans de la candidate a été hospitalisée après l’incident, elle aurait eu une commotion cérébrale.

“Postanjian est encore membre du Parlement et candidate aux élections. C’est très important et cela aurait dû être pris en compte par la police pour prendre les mesures appropriées“, a déclaré Tatoyan dans un entretien hier.

“Dans toute situation, la police doit montrer une attitude respectueuse vis-à-vis des citoyens. Cela est, après tout, un facteur important pour la confiance de la population envers la police. En ce qui concerne cette situation particulière, nous avons immédiatement rédigé un rapport et l’avons envoyé à la police pour qu’une enquête interne soit lancée le plus tôt possible “, a ajouté Tatoyan.

L’ombudsman a souligné que son bureau a contacté la police sur ce sujet et a déclaré qu’une enquête était actuellement en cours.

Pendant ce temps, Postanjian elle-même a publié une déclaration lundi, déplorant le manque de réponse appropriée des organes d’application de la loi.

Plus tôt, le HHK avait déclaré que l’entrée de Postanjian au bureau de campagne était injustifiée et que ses activistes avaient agi correctement en contactant la police. Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK et directeur de la campagne électorale de la ville pour le parti au pouvoir, a même déclaré qu’il avait demandé à son personnel de ne pas la laisser entrer les locaux.

“Le comportement de Postanjian était illégal. Pendant une heure entière, le travail de notre bureau de campagne dans le district d’Avan a été perturbé en raison de la conduite inappropriée et anormale de Postanjian“, a-t-il déclaré.

Sharmazanov a également défendu les actions de la police. “Ce ne fut pas un usage d’une force grossière. Les organismes d’application de la loi ont fait ce qu’ils devraient faire. De plus, ils auraient dû le faire plus tôt “, a-t-il ajouté.

Le chef de la Commission électorale centrale, Tigran Mukuchian, n’a pas déclaré que le Code électoral interdit aux citoyens d’entrer dans les bureaux de campagne des partis politiques, mais il a insisté lundi sur la « présomption de raisonnabilité ». “ En d’autres termes, s’il s’agit d’un territoire où quelqu’un travaille, et si quelqu’un d’autre veut y pénétrer, alors que la personne qui possède légalement le territoire ne veut pas, la personne qui veut entrer ne peut pas le faire “, a t-il explicité.

posté le 17 mai 2017 par Claire/armenews

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GUMRI
Un homme arménien souffrant de troubles mentaux aurait tué un soldat russe

Un homme arménien souffrant de troubles mentaux a été formellement inculpé hier d’avoir frappé à mort un soldat russe à Gumri.

Le soldat de 21 ans, Dmitry Yalpayev, a été retrouvé mort à l’extérieur d’un magasin dans la deuxième plus grande ville d’Arménie samedi. Selon les autorités armées de l’application de la loi, il a subit huit blessures au coups de couteau sur le dos, le cou et la tête.

Peu de temps après, un résident de Stepanavan âgé de 20 ans, une petite ville à 85 kilomètres à l’est de Gumri, a été arrêté et interrogé comme suspect. L’homme, identifié par le Comité d’enquête de l’Arménie comme A. Janjughazian, a été formellement inculpé et placé en détention préventive.

“Le suspect a été interrogé et a avoué un lien avec l’incident“, a déclaré le comité dans un communiqué. “Des actions d’enquête nécessaires sont menées dans le but de vérifier les circonstances indiquées dans le témoignage“.

“Une enquête préliminaire a établi que le suspect avait certains problèmes de santé mentale“, ajoute le communiqué.

L’agence d’application de la loi a également confirmé les rapports des médias selon lesquels Janjughazian a quitté l’armée arménienne le mois dernier après avoir été diagnostiqué pour ces « troubles mentaux ». Elle précise qu’il a subi une évaluation psychiatrique lors de son service obligatoire en raison de plusieurs cas d’auto-mutilation.

Dans une lettre envoyée dimanche au ministre russe de la Défense Sergey Shoygu, le ministre de la Défense arménien, Vigen Sargsian, a exprimé ses condoléances dans le cadre de la mort du soldat russe. Sargsian a assuré Shoygu que les autorités arméniennes mettaient tout en oeuvre pour résoudre le meurtre et “punir le coupable“.

Gumri abrite le siège d’une base militaire russe stationnée en Arménie. On pense que la base compte jusqu’à 4 000 soldats.

posté le 26 avril 2017 par Claire/armenews

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LIBERTE DE LA PRESSE
Un homme accusé d’avoir agressé un journaliste

Les autorités de l’application de la loi ont officiellement accusé un homme d’avoir agressé un correspondant du service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) lors des élections parlementaires du 2 avril.

L’incident s’est produit après que le journaliste, Sisak Gabrielian, a remarqué que de nombreux électeurs du quartier de Kond d’Erevan se rendaient dans un bureau de campagne local du parti républicain juste avant d’entrer dans un bureau de vote voisin pour glisser leur bulletin dans l’urne. Certains d’entre eux avaient de l’argent dans leurs mains alors qu’ils quittaient ce bureau du HHK.

Plusieurs jeunes présents le bureau ont nié avoir versé des pots-de-vin aux résidents lorsque Gabrielian est entré et leur a demandé des commentaires. Ils ont affirmé qu’ils « versaient des salaires ».

Gabrielian a vu de longues listes de personnes contenant leurs numéros, adresses et signatures de leur passeport. Les militants du parti républicain l’ont ensuite obligé à quitter le bureau. Certains d’entre eux lui ont arraché son téléphone portable, alors qu’il enregistrait la conversation, puis l’ont frappé.

Le Service spécial d’enquête (SIS), un organe d’application de la loi, a déclaré hier que Gabrielian avait été agressé par un homme identifié comme étant Levon Gasparian. Il a expliqué que Gasparian entravait les « activités professionnelles légitimes d’un journaliste » et était accusé en vertu d’un article du Code criminel portant sur la violence liée aux élections. S’il est reconnu coupable, il risquera jusqu’à cinq ans de prison.

Une déclaration du SIS mentionnait Gasparian comme étant un simple “résident d’Erevan“ qui s’était dirigé vers le bureau de vote de Kond quand il a repéré Gabrielian à l’extérieur du bureau local du HHK et a exigé que le journaliste cesse de le filmer. La déclaration ne dit rien au sujet du lien du suspect avec le parti au pouvoir ou son candidat individuel dans la région, Hakob Beglarian. Ce dernier a nié toute responsabilité dans cette violence.

L’organe d’application de la loi n’a pas non plus indiqué si les loyalistes de Beglarian qui dirigent le bureau du HHK seront poursuivis pour achats de vote.

L’opposition arménienne et les groupes civiques disent que les achats de vote par le HHK ont été répandus pendant les élections. Les observateurs européens ont également cité des « informations crédibles sur l’achat de vote » dans un rapport publié le 3 avril.

Un porte-parole du HHK a admis le 5 avril que des pots-de-vin ont été distribués. Mais il a insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas un « impact substantiel » sur les résultats des élections qui ont donné la victoire au parti dirigé par le président Serge Sarkissian.

posté le 20 avril 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
L’homme détenu en Géorgie pour « contrebande arménienne »

La police géorgienne a arrêté un citoyen arménien recherché par les forces de l’ordre à Erevan dans le cadre de leur procès pénal contre Samvel Babayan, un membre arménien de l’opposition arrêté la semaine dernière.

Le ministère géorgien de l’Intérieur a déclaré que l’homme de 40 ans, identifié comme Robert A., a été emprisonné lundi à Tbilissi sur un mandat d’arrêt arménien relatif à la contrebande d’un système de missiles à l’épaule.

Le Service National de Sécurité de l’Arménie (SNS) a prétendu avoir confisqué un missile de surface russe Igla quelques heures avant d’annoncer l’arrestation de Babayan le 22 mars. Il a déclaré que Babayan, ancien commandant de l’armée du Haut-Karabagh, aurait payé deux autres suspects, aux aussi arrêtés, pour passer en contrebande l’arme depuis ou via la Géorgie.

Les trois hommes ont été accusés en vertu des articles correspondants du Code Pénal arménien la semaine dernière. Les procureurs arméniens ont déclaré qu’ils ont nié les accusations, mais « ont admis leur lien avec le trafic illégal ».

L’avocat de Babayan, Avetis Kalashian, a rejeté cette dernière revendication comme une « interprétation étrange » du témoignage de son client. Kalashian a poursuivi en déclarant lundi que le général, autrefois puissant, ne se considérait pas comme un prisonnier politique malgré son rejet des accusations.

Babayan est largement considéré comme un leader non officiel de l’Alliance ORO, l’un des principaux opposants lors des élections législatives arméniennes du 2 avril. Les dirigeants de l’ORO ont condamné son arrestation pour des motifs politiques, affirmant que les autorités tentent ainsi d’affaiblir leur bloc.

Certains médias arméniens ont cité des sources gouvernementales anonymes comme alléguant que Babayan aurait planifié des assassinats politiques ou une rébellion armée contre le gouvernement à la veille des élections. Les représentants d’ORO ont écarté ces revendications.

Le ministère de l’Intérieur de la Géorgie n’a pas précisé immédiatement quand l’homme arrêté sera extradé vers l’Arménie. Le ministre géorgien de l’Intérieur, Giorgi Mghebrishvili, a déclaré plus tôt que son ministère coopérait avec les autorités arméniennes chargées de l’application de la loi dans leur enquête sur la contrebande présumée.

posté le 29 mars 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Ouverture d’une enquête suite à des violences pré-électorales

Les autorités arméniennes ont déclaré vendredi qu’elles enquêtaient sur un conflit violent signalé à Erevan entre des militants du parti républicain (HHK) et un candidat à l’élection de l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian.

Un porte-parole de l’alliance, Vanik Elizbarian, a déclaré que le candidat, Vahan Karapetian, avait été “pris dans une embuscade“ et attaqué dans le quartier ouest d’Ajapnyak, jeudi, par un groupe d’hommes liés à son rival du HHK, Arman Sahakian. Karapetian et Sahakian sont candidat à l’élection parlementaire dans une circonscription électorale regroupant Ajapnyak et les voisinages voisins.

Sahakian, qui dirige le département du gouvernement arménien sur la gestion des biens de l’État, a déclaré que ni lui ni ses « proches » ont été impliqués dans la lutte. Il a également nié que cette agression pouvait être liée aux élections législatives du 2 avril.

Une déclaration écrite publiée par la branche locale du HHK a affirmé que Karapetian s’est montré violent avec “l’un de ses anciens associés“ près d’un bureau de campagne local du HHK. Il a blâmé l’allié de Tsaroukian pour la violence, assurant qu’il a fait des « provocations » avant sa « défaite imminente à Ajapnyak ».

Un membre de haut rang du Bloc de Tsaroukian, Vahe Enfiajian, a prétendu le contraire : “L’approbation pour le Bloc Tsaroukian est assez élevée, et avec de tels incidents et obstacles ils essaient de jeter une ombre sur les candidats représentant notre parti“.

Un porte-parole du procureur général Artur Davtian a déclaré qu’il avait chargé la police arménienne d’enquêter sur l’affrontement violent.

Cette violence à Ajapnyak a été la dernière d’une série d’incidents violents clairement liés à la campagne électorale en cours. Certains d’entre eux auraient impliqué des loyalistes de riches candidats du HHK.

Dans un autre incident, un militant de 23 ans du bloc de Tsaroukian a été poignardé et grièvement blessé dans un village près d’Erevan le 1er mars. Un haut collaborateur de Tsaroukian a déclaré que l’attaque était le travail d’hommes liés à un candidat local du HHK.

Le HHK a également été blâmé pour des violences préélectorales encore plus graves qui ont eu lieu dans un autre village le 14 mars. Trois partisans de l’opposition locale ont été attaqués et grièvement blessés. L’un d’eux a été abattu à la jambe tandis qu’un autre a frappé dans le dos. Le parti au pouvoir nie toute implication.

posté le 20 mars 2017 par Claire/armenews