Nouvelles d'Arménie
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Police


SECURITE
Les fausses alertes qui ont perturbé le métro d’Erevan hier

Le métro d’Erevan a été brièvement interrompu hier à la suite de deux incidents, qui ont été qualifiés après coup de “fausses alertes“.

Dans la matinée, la police arménienne a reçu un appel de quelqu’un qui aurait vu dans une station de métro un homme armé qui menaçait les passagers avec un couteau et une arme à feu.

La police a déclaré que l’appel s’est avéré être une fausse alerte. Selon un rapport de police, l’identité de l’appelant a été établie et cette personne a été amenée à un poste de police pour être interrogée.

Par ailleurs, le ministère des Situations d’urgence en Arménie a déclaré qu’il y a également eu une intervention suite à une alerte concernant une explosion dans l’une des stations de métro d’Erevan.

Selon le ministère, un groupe est parti rapidement sur les lieux et ses responsables ont contacté les meilleurs gestionnaires de métro qui leur ont expliqué qu’un train quittant l’une des gares devait être arrêté en raison d’un problème technique. “Tous les passagers ont quitté le train et sont indemnes“, ajoute le rapport, sans donner de détails.

Le travail normal du métro d’Erevan a été restauré en milieu d’après-midi.

La ligne de métro d’Erevan, longue de 13,4 kilomètres, dessert environ 50 000 passagers par jour.

posté le 20 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



VENTE DE DRONES A BAKOU
La police israélienne aurait ouvert une enquête sur l’entreprise ADS

La police israélienne a ouvert une enquête sur une importante société de fabrication de drone-suicide. Cette dernière avait conclu un accord avec l’Azerbaïdjan concernant la fourniture de drones, qui auraient été utilisés contre les forces arméniennes.

Aéronautique Défense Systèmes (ADS) a été au centre d’un scandale en août dernier lorsque le journal israélien Haaretz a rapporté que, lors de la visite des responsables de l’entreprise à Bakou, les capacités des drones Orbiter 1K ont été démontrées en étant utilisés sur les positions de l’armée arménienne.

Un autre journal israélien, Maariv, a affirmé que deux opérateurs de drones israéliens travaillant pour la compagnie ont repoussé la demande des autorités azerbaïdjanaises de démontrer l’utilisation du drone “suicide“ en frappant une position arménienne. Mais d’autres cadres supérieurs d’ADS ont accepté de lancer l’engin meurtrier sur la cible, même si la frappe a manqué son objectif, a précisé Maariv. ADS a nié cela.

Hier, une semaine après la visite du ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, en Israël, la police du pays a publié une déclaration officielle : “Une enquête est en cours contre Aeronautics Defence Systems Ltd concernant un accord avec un client important“.

Même si la police israélienne ne précise pas le nom du “client important“, la plupart des médias locaux pensent que l’affaire concerne l’Azerbaïdjan.

Selon le Times of Israel, l’entreprise fait l’objet d’une enquête depuis au moins le 4 septembre, quelques semaines après les premières allégations concernant sa manifestation de tir réel contre une position militaire arménienne.

Toujours en septembre, un haut responsable militaire arménien a salué la décision des autorités israéliennes d’arrêter les exportations de drones israéliens vers l’Azerbaïdjan. Le vice-ministre de la Défense, David Pakhchanian, a affirmé que les trafiquants d’armes israéliens ont frappé à plusieurs reprises des cibles arméniennes à la demande des autorités azerbaïdjanaises.

Au cours de sa visite en Israël la semaine dernière, le ministre arménien des Affaires étrangères Nalbandian a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres hauts responsables israéliens. Dans un entretien avec la télévision publique israélienne, le haut diplomate arménien a déclaré que l’Arménie avait tenu des discussions “très ouvertes et positives“ avec Israël concernant les ventes à grande échelle d’armes fabriquées par Israël à l’Azerbaïdjan.

“Le commerce des armes n’est pas un commerce de légumes et il a toujours un côté sombre qui pourrait avoir des conséquences négatives“, a commenté M. Nalbandian à la chaîne de télévision israélienne. “Ce qui est important dans les relations de l’Arménie avec Israël, c’est que nous n’avons pas de questions taboues dans nos discussions, et nous discutons même des questions sensibles ouvertement et essayons de trouver des solutions.“

Nalbandian n’a pas précisé s’il avait discuté avec Netanyahou du récent scandale impliquant les tests d’un drone israélien sur une position de l’armée arménienne l’été dernier.

posté le 16 novembre 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
Saisie massive d’héroïne

Le service des douanes arménien a annoncé hier avoir trouvé plus de 100 kilogrammes d’héroïne provenant d’un camion appartenant à des Turcs et qui a traversé l’Iran pour rejoindre l’Arménie.

Le Comité des recettes de l’Etat (SRC) a confié que le camion conduit par un Turc a été soumis à une inspection aux rayons X au passage de Meghri à la frontière arméno-iranienne avant d’être escorté à un entrepôt douanier à Erevan. Les douaniers l’ont alors examiné plus minutieusement et ont trouvé 105 kilogrammes d’héroïne cachés dans la carrosserie du véhicule lourd.

La déclaration du SRC ajoute que l’affaire de contrebande a été renvoyée au Service de sécurité nationale (SSN). Ce dernier n’a publié aucune déclaration sur cet énorme trafic de drogue. Il n’était donc pas clair si le conducteur du camion, identifié comme se nommant Ferdi Ozdemir, a été arrêté.

Le SRC a publié des photos du camion et de la drogue qui aurait été trouvé à l’intérieur. Il a également affirmé que le véhicule appartient à une société de fret enregistrée en Géorgie. Le nom de l’entreprise, Omertransport, suggère qu’il a des propriétaires turcs.

Des ressortissants turcs ont déjà été impliqués dans la plus grande saisie d’héroïne de l’histoire de l’Arménie rapportée par les autorités à Erevan en janvier 2014. Les douaniers arméniens ont alors confisqué jusqu’à 850 kilogrammes de la drogue de classe A dans un camion immatriculé en Géorgie et entré dans le pays via l’Iran.

Le chauffeur géorgien du camion ainsi qu’un citoyen turc, Osman Ugurlu, avaient été arrêtés puis condamnés par un tribunal arménien à 17 et 19 ans de prison respectivement.

Au cours du procès, les procureurs arméniens ont affirmé qu’Ugurlu avait conspiré avec deux autres Turcs pour transporter d’énormes quantités d’héroïne d’Iran vers l’Europe via l’Arménie, la Géorgie et l’Ukraine. Ils ont déclaré que les Turcs avaient créé une entreprise de fret en Géorgie à cette fin en 2013. Les deux accusés ont plaidé non coupables.

L’Iran serait la principale source de trafic de drogue à travers l’Arménie. Des dizaines d’Iraniens ont été emprisonnés en Arménie au cours des deux dernières décennies.

“La plupart des drogues sont introduites clandestinement dans des camions qui traversent le poste frontalier iranien à Meghri“, a indiqué le département d’Etat américain dans son rapport sur la stratégie internationale de contrôle des stupéfiants de 2016. Il a déclaré qu’avec l’aide des États-Unis et de l’Union européenne, l’Arménie “améliore sa capacité à détecter les envois illicites de stupéfiants“.

Le rapport a également noté que la fermeture des frontières avec la Turquie et l’Azerbaïdjan rend l’Arménie “moins attrayante pour le trafic de drogue“ et que l’abus de drogue parmi les Arméniens est “modeste“.

posté le 2 novembre 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
Un tribunal d’Erevan refuse de libérer Jirayr Sefilian

Un tribunal d’Erevan a refusé vendredi de libérer Jirayr Sefilian, un opposant radical accusé d’avoir comploté une révolte armée contre le gouvernement.

Le procès de Sefilian et de six autres hommes a commencé en mai dernier, près d’un an après leur arrestation. Ils sont accusés d’avoir former un groupe armé pour s’emparer de bâtiments gouvernementaux et d’installations militaires.

Sefilian a également été accusé d’avoir provoqué des “troubles de masse“ à Erevan en 2015. Lui et son groupe d’opposition, le Parlement fondateur, ont démenti les accusations, qui d’après eux sont motivées politiquement.

Le procès très médiatisé a été régulièrement interrompu à cause de différends entre le juge, Tatevik Grigorian, et les défendeurs ainsi que leurs avocats alléguant de graves violations de la procédure. Sefilian a été à plusieurs reprises exclu de la salle d’audience pour outrage au tribunal.

L’avocat de Sefilian, Tigran Hayrapetian, a exigé à la dernière audience que son client soit libéré au moins jusqu’au verdict. Grigorian a rejeté cette demande.

Il a également rejeté la demande d’Hayrapetian de quitter le procès pour laisser un autre juge reprendre l’affaire. L’avocat a insisté sur le fait qu’il n’était pas impartiale et favorisait les poursuites.

L’arrestation de Sefilian en juin 2016 a eu lieu moins d’un mois avant qu’une trentaine d’hommes armés, pour la plupart affiliés au Parlement fondateur, ne s’emparent d’un poste de police à Erevan. Les hommes armés ont exigé que le président Serge Sarkissian libère leur chef et démissionne. Ils se sont rendus aux autorités policières après une impasse de deux semaines qui a fait trois morts parmi les policiers.

posté le 16 octobre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Des images satellite des USA pourraient aider à comprendre l’incendie de l’été

Les images satellite fournies par les Etats-Unis pourraient aider les forces de l’ordre arméniennes à identifier les causes d’un récent incendie massif dans une réserve naturelle au sud-est d’Erevan, a avancé hier le ministre de la Protection de l’Environnement, Artsvik Minasian.

L’incendie dans la réserve forestière de Khosrov a éclaté le 12 août et a fait rage pendant au moins quatre jours avant d’être éteint par les secouristes arméniens avec l’aide d’un Canadair russe. Des centaines d’hectares de bois ont été brûlé.

Minasian a déclaré que son ministère a demandé aux autorités compétentes des États-Unis de partager des photographies aériennes de la région montagneuse prises par les satellites de surveillance américains.

“Nous avons reçu des photographies prises le 13 août, le matin après l’incendie“, a-t-il expliqué. “Ils montrent trois sources de feu séparées. Cela suggère que quelque chose a été provoqué là par les humains.“

« Naturellement, nous avons transmis cette information aux organismes d’enquête (...) et nous espérons qu’il y aura des révélations majeures sur les causes de l’incendie », a ajouté le ministre.

Le Comité d’enquête de l’Arménie, qui mène une enquête criminelle sur l’incendie de Khosrov, a confirmé qu’il avait reçu les images en haute résolution. Sa porte-parole, Sona Truzian, a toutefois déclaré qu’il ne s’agissait que de copies et que les enquêteurs ont demandé au ministère de la Protection de l’environnement de fournir des originaux.

Truzian a également révélé que, dans le cadre de l’enquête en cours, une personne a été inculpée en vertu d’un article du Code pénal traitant des graves dommages causés à une forêt. Elle n’a pas précisé si le suspect est accusé d’avoir délibérément mis le feu. Elle a dit au contraire que les enquêteurs examinent encore différentes théories qui ont pu être à l’origine de ce qui fut l’un des pires incendies de l’Arménie depuis des décennies.

Minasian a suggéré à cet égard que le feu était le résultat d’un déclenchement criminel ou d’une négligence humaine. “La cause n’était absolument pas naturelle“, a assuré le ministre. “Il n’y avait pas d’éclairs ou de tonnerre ce jour-là. C’est un fait. Il est donc probablee qu’il y ait eu de la malveillance ou de la négligence. “

La réserve de Khosrov occupe environ 25 000 hectares de terres. Environ 9 000 hectares sont des forêts qui ont été plantées à l’origine sous le règne d’un roi arménien du IVe siècle, Khosrov III.

posté le 12 octobre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Près de 200 avocats en grève

Plus de 180 avocats arméniens se sont mis en grève hier pour protester contre la polémique des contrôles de sécurité des avocats représentant des membres d’opposition radicaux lors de trois procès en cours.

Les avocats de la défense ont été obligés de passer à travers des détecteurs de métaux et de montrer leurs sacs avant d’entrer dans les salles d’audience. Ils trouvent que cette procédure équivaut à des contrôles non autorisés par la loi arménienne. Beaucoup d’entre eux ont refusé d’assister à des audiences dans les procès de Zhirayr Sefilian, leader du mouvement du Parlement fondateur, et ses loyalistes qui ont saisi un poste de police à Erevan l’année dernière.

“Nous espérons que cette manifestation d’une journée sera suffisante pour que les organes de l’État examinent le problème plus en profondeur et trouvent une solution acceptable pour tous“, a commenté l’un des avocats en grève, Tigran Atanesian. Ou bien, a t-il averti, ils continueront à lutter contre la pratique.

Le Département judiciaire de l’Arménie insiste sur le fait que les « inspections » de sécurité ne sont donc légales. La direction de la Chambre des avocats, l’association nationale des barreaux, s’est rangée du côté du ministère.

Le président nouvellement réélu de la chambre, Ara Zohrabian, a réaffirmé cette position lorsqu’il a parlé au cours d’une table ronde avec toutes les parties.

Mushegh Shushanian, l’un des avocats représentant les hommes armés de l’opposition, a dénoncé cette position. “On a l’impression que le président de la Chambre des avocats est chargé de faire campagne contre des avocats indépendants“, a commenté Shushanian.

La grève d’une journée a perturbé la dernière audience dans l’un des deux procès des hommes armés.

Le juge présidant, Artush Gabrielian, a cité l’absence de 15 avocats participant à la grève. “Le tribunal ne considère pas comme positif l’absence des avocats à l’audience d’aujourd’hui parce qu’ils étaient obligés de se présenter“, a regretté Gabrielian, ajoutant qu’il pourrait prendre des mesures disciplinaires contre eux.

posté le 14 septembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Tirs lors d’une fête yézidie : le présumé coupable arrêté

La police a retrouvé et arrêté vendredi un homme accusé d’avoir tué quatre personnes et blessé sept autres dans un village arménien il y a presque un mois.

Le suspect de 50 ans, Telman Kalashian, aurait ouvert le feu le 1er août alors que plusieurs centaines d’hommes étaient rassemblés à Shamiram, un village à environ 50 kilomètres à l’ouest d’Erevan, pour célébrer une fête religieuse Yézidiz. Les autorités chargées de l’application de la loi expliquent qu’il a fui la scène avec l’aide de son oncle. Ce dernier a été arrêté le 2 août.

Kalashian, qui vivait dans un autre village principalement peuplé par des Yézidis, est resté en cavale pendant plus de trois semaines. Un porte-parole de la police arménienne a révélé qu’il avait été arrêté dans sa province natale, Armavir, mais n’a donné aucun détail sur cette arrestation.

Un autre organe chargé de l’application de la loi, le Comité d’enquête, a officiellement mis en examen Kalashian avec plusieurs chefs d’accusation dont meurtre plus tard dans la journée. On ne sait pas s’il a avoué.

Dans un communiqué, le Comité d’enquête confie que la cause du tir était l’argent : Kalashian avait prêté en 2013 75 000 $ à cinq frères arméniens, qui vivaient et travaillaient en Russie. Il ajoute que les frères Khudoyan n’avaient remboursé que 45 000 $, amenant les frères de Kalashian à faire pression sur leurs proches et leurs amis en Arménie pour l’aider à retrouver le reste de la somme.

Le suspect aurait eu des échanges virulents avec un ami allemand des Khudoyan, par téléphone, quelques heures seulement avant de se diriger vers Shamiram et d’ouvrir le feu.

Aziz Tamoyan, chef de file de la communauté Yézidie en Arménie, a également attribué l’incident à Kalashian lorsqu’il a parlé aux journalistes à Erevan le 2 août.

posté le 28 août 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
La police toujours à la recherche de celui qui a tué 4 personnes à Shamiram

Des meurtres ont été commis mardi à Shamiram, un village peuplé de Yézidis à 50 kilomètres à l’ouest d’Erevan, lors d’un rassemblement de plusieurs centaines d’hommes locaux à l’occasion d’une fête religieuse. Quatre personnes ont été abattues, et sept autres ont été blessées par un homme armé qui a fui la scène.

La police arménienne a identifié le tireur présumé comme étant Telman Kalashian, un résident de 50 ans d’un autre village. Kalashian était toujours activement recherché hier soir.

Aziz Tamoyan, qui dirige la plus grande organisation de Yézidis en Arménie, a attribué le carnage à un crime financier : selon lui, certaines personnes devaient 100 000 $ à Kalashian. Toujours d’après Tamoyan, Kalashian a crié juste avant d’ouvrir le feu : “Je ne vais pas vous tirer dessus si vous me donnez mon argent“. Trois des quatre hommes assassinés étaient liés l’un à l’autre, a ajouté Tamoyan, qui s’est rendu hier en début de journée à Shamiram.

“Je connais très bien le père de Telman“, a précisé Tamoyan. “Telman est une personne gentille et bonne, un individu merveilleux. Je ne comprends pas pourquoi il a fait cela. “

Pendant ce temps, le maire du village a affirmé que le suspect fugitif était un berger qui n’était pas connu pour avoir une conduite violente. “C’est un travailleur normal, qui élève du bétail“, a révélé Tigran Baghdasarian. “Il a une femme, trois filles et un fils“.

Le maire a également déclaré que le domicile de Kalachian ainsi que ceux de leurs proches avaient été placés sous surveillance peu de temps après l’attaque meurtrière.

posté le 3 août 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Chasse à l’homme pour retrouver celui qui a tué 4 personnes en tirant dans la foule

Les autorités armées d’application de la loi recherchent un homme qui a tué quatre personnes et blessé sept autres dans un village à environ 50 kilomètres à l’ouest d’Erevan.

L’homme armé a ouvert le feu dans un bâtiment du village de Shamiram, village peuplé de Yézidis, où des centaines d’hommes étaient rassemblés dans la matinée pour une fête religieuse Yézidie. Il a fui la scène mais a laissé sa voiture, vide, dans la périphérie du village.

“Un homme s’est approché de quelqu’un et a tiré les premiers coups de feu“, a relaté un témoin à la presse. “Au moment où nous avons entendu les coups de feu, nous nous sommes tous jetés sous les tables“.

Les agents de police et les experts légistes ont fouillé la scène du crime dans les heures suivantes. Dans un communiqué, la police a affirmé que l’homme armé a ouvert le feu avec un fusil de chasse. “Des mesures sont prises pour retrouver le suspect“, poursuit le communiqué.

Un autre communiqué de police publié plus tard dans la journée a identifié le suspect comme étant Telman Kalashian, un résident de 50 ans d’un autre village. La photo de l’homme a été diffusée.

Un autre organe chargé de l’application de la loi, le Comité d’enquête, a déclaré que “des opérations d’enquête et des recherches à grande échelle“ étaient en cours. Il a affirmé que ces tirs dans la foule résultait des « relations personnelles hostiles » de l’homme armé avec les victimes, sans plus de précisions.

Certains habitants de Shamiram ont suggéré qu’un conflit financier était lié aux meurtres qui ont profondément choqué le pays. Un homme qui était présent au rassemblement a expliqué que le tireur a crié “remettez-moi mon argent“ avant de tirer les premiers coups de feu.

D’autres villageois ont confirmé que l’homme armé n’était pas un résidant de Shamiram. Ils ont ajouté que deux des victimes vivaient à Shamiram tandis que les deux autres étaient des visiteurs venant de Russie.

posté le 2 août 2017 par Claire/armenews

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