Nouvelles d'Arménie
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Union eurasienne


COOPERATION
L’Arménie et l’UE sur le point de signer l’accord de partenariat global et renforcé

L’Union européenne et l’Arménie vont certainement signer le mois prochain un accord visant à approfondir considérablement leurs relations, s’est réjoui jeudi un haut responsable de l’UE.

Johannes Hahn, commissaire européen chargé de la politique européenne de voisinage, a confirmé que l’accord de partenariat global et renforcé devait être signé au cours ou en marge d’un sommet européen prévu le 24 novembre à Bruxelles.

“Cet accord avec l’Arménie sera signé, cela ne fait aucun doute“, a assuré M. Hahn lors d’une réunion avec des membres de la société civile d’Arménie et d’autres pays de l’ex-Union soviétique, à Tallinn, capitale de l’Estonie.

“Je pense qu’il est presque certain que cela se fera autour du sommet ou lors du sommet“, a t-il ajouté.

Dans une référence évidente à la Russie, M. Hahn a suggéré que les “voisins“ de l’UE et de l’Arménie ne s’opposent pas à l’accord. “Du moins, ils l’acceptent“, a-t-il dit.

La pression exercée par la Russie sur Erevan aurait saboté un accord d’association plus ambitieux que l’Arménie et l’UE avaient presque finalisé en 2013. Le président Serge Sarkissian avait fait une volte-face inattendue en rejoignant l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Le porte-parole du Parti républicain (HHK) a clairement indiqué jeudi qu’Erevan “planifiait“ de signer l’accord de partenariat global et renforcé à Bruxelles. “Si nous avions vu des problèmes dans l’accord, nous ne l’aurions pas paraphé en mars“, a-t-il commenté.

Contrairement à l’accord d’association, l’accord de partenariat global et renforcé ne ferait pas de l’Arménie une « zone de libre-échange approfondie et complète » avec l’UE. Néanmoins, le document de 350 pages engage Erevan à « rapprocher » les lois et règlements économiques arméniens de ceux de l’UE.

M. Hahn a souligné que l’Arménie est le premier Etat membre de l’UEE à signer un “accord de grande envergure“ avec l’UE. “C’est important ... Cela montre que la coexistence est possible“, a-t-il mis en avant.

M. Hahn a réitéré son point de vue selon lequel l’accord de partenariat global et renforcé servira de “plan directeur“ pour d’autres pays intéressés par des liens plus étroits avec l’UE.

posté le 30 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Selon un proche de Poutine, l’adhésion à l’UEE est une bonne chose pour l’Arménie

L’adhésion à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie est “très bénéfique“ pour l’Arménie et son économie en difficulté, a assuré vendredi un conseiller du président russe Vladimir Poutine.

En parlant au service arménien de RFE/RL à Erevan, le fonctionnaire Sergey Glazyev a également prétendu que l’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc commercial faciliterait une résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Glazyev a soutenu qu’en faisant partie de l’UEE, l’Arménie est en mesure d’attirer les investisseurs étrangers intéressés par l’accès sans droits de douane au vaste marché russe. “L’Arménie a des relations uniques dans le monde“, a-t-il expliqué. “Nous connaissons l’influence omniprésente de la diaspora arménienne. Nous connaissons les avantages concurrentiels dont bénéficient les milieux commerciaux arméniens dans divers pays du monde, y compris aux Etats-Unis, pays qui brandit la menace d’une guerre économique contre nous “.

“Donc, pour les investisseurs internationaux, l’Arménie est un point d’entrée très intéressant dans le marché eurasien“, a préicsé Glazyev, faisant écho aux déclarations de dirigeants arméniens.

Les critiques pro-occidentaux du gouvernement pensent, eux, que l’adhésion à l’UEE entrave au contraire le développement économique du pays. Ils soutiennent que la croissance économique ne s’est pas accélérée après l’adhésion de l’Arménie au bloc en janvier 2015. Certains de ses indicateurs macroéconomiques se sont réellement aggravés depuis, disent-ils.

“Si l’Arménie n’avait pas fait partie de l’UEE, la situation aurait été pire“, a répondu Glazyev. Il a affirmé que la politique monétaire restrictive de la Banque centrale russe est principalement responsable du ralentissement économique des dernières années en Russie, qui a affecté l’Arménie et d’autres États membres de l’UEE.

Le conseiller du Kremlin, qui traite de l’intégration économique post-soviétique défendue par Moscou, préconise depuis longtemps une intervention gouvernementale plus forte dans l’économie.

S’exprimant en marge d’un forum intergouvernemental russo-arménien à Erevan, Glazyev a également plaidé en faveur de l’adhésion d’autres ex-Républiques soviétiques dans l’EEU.

« L’élargissement de l’UEE est un processus naturel parce que tous les pays de l’espace post-soviétique existent depuis des siècles, se connaissent bien, savent comment s’entendre, utilisent le russe comme langue de communication et partagent l’ancienne culture de l’activité commune et la construction commune d’immenses empires. Nous avons construit ensemble l’Empire russe, l’Union soviétique, et nous pouvons construire notre avenir pour les 100 prochaines années “, a-t-il déclaré.

Glazyev a en même temps rejeté comme étant des “absurdités“ les propos qui sous-tendent que la volonté de Poutine vise à restaurer l’Union soviétique. Il a insisté sur le fait que l’UEE restera une « union économique » de nations souveraines.

Glazyev a ajouté : “Si nous voulons avoir la paix, une assistance mutuelle et une coopération bénéfique qui contribuerait également à mettre fin aux problèmes politiques, nous devrions intégrer tout le Caucase dans l’UEE“.

“Je crois que si nous formons un espace économique commun, si des relations de coopération à long terme apparaissent entre les entreprises et les gens, si nos entrepreneurs font des affaires ensemble, nous renforcerons la confiance mutuelle, l’économie va commencer à aller de l’avant“, a-t-il commenté. L’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc créerait donc des “possibilités supplémentaires“ de résoudre le conflit du Karabagh.

Le leadership de l’Azerbaïdjan a montré peu d’intérêt à l’idée de rejoindre l’UEE jusqu’à présent.

posté le 9 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Yelk insiste sur la nécessité de sortir de l’UEE

L’alliance de l’opposition Yelk a obligé hier le Parlement arménien à débattre de ses demandes pour que l’Arménie quitte l’Union économique eurasienne (UEE). Une demande qui s’oppose toujours aux désirs de trois autres groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale.

Le débat de 90 minutes s’est déroulé quelques jours seulement après que le comité du Parlement sur les relations étrangères a rejeté une proposition de Yelk visant à créer une commission ad hoc qui examinerait les conséquences de l’adhésion du pays au bloc dirigé par la Russie.

Plus tôt en septembre, Yelk a rédigé une déclaration parlementaire indiquant que les autorités arméniennes devaient se lancer dans un “processus“ d’invalidation de leur traité d’adhésion avec l’UEE. Il a déclaré que cette adhésion, à compter de janvier 2015, a nuit à l’économie et à la sécurité du pays. Les dirigeants de Yelk ont ​​décidé de reporter les discussions parlementaires sur le document pour l’instant et se concentrent plutôt sur l’idée de la commission spéciale.

L’un d’entre eux, Nikol Pashinian, a déclaré lors du débat d’hier que l’enquête parlementaire proposée visait à « protéger la souveraineté de l’Arménie » qui a reçu des « coups très graves » par l’UEE. L’Arménie doit non seulement quitter l’UEE, mais également demander un accord d’association avec l’Union européenne, a-t-il ajouté.

Les dirigeants parlementaires du parti républicain de l’Arménie (HHK) ont à nouveau rejeté l’initiative. L’un d’entre eux, le vice-président Eduard Sharmazanov, a insisté sur le fait que la plupart des partis arméniens et des citoyens s’opposaient à une sortie de l’UEE.

“C’est l’un des rares problèmes sur lesquels les autorités et la majorité de l’opposition sont d’accord“, a commenté Sharmazanov face à d’autres députés. “Deuxièmement, ce dont nous devrions discuter tout d’abord n’est pas la question de savoir ce que l’UEE nous a donné, mais ce que cela nous coûtera en cas de sortie“.

Un autre membre de HHK, Armen Ashotian, a affirmé que c’est le gouvernement arménien, et non l’UEE, qui est principalement responsable des malheurs économiques du pays. “Pourquoi ne demandez-vous pas la démission du gouvernement et préférez-vous demander la sortie de l’UEE“, a-t-il questionné.

Les représentants de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun), le partenaire de coalition junior de HHK, et le groupe de l’homme d’affaire Gagik Tsarukian, qui prétend s’opposer au gouvernement, ont également précisé qu’ils voteraient contre la motion proposée par Yelk.

Yelk détient 9 sièges dans le Parlement qui en compte 105.

posté le 4 octobre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le comité permanent du Parlement rejete l’idée d’enquêter sur l’adhésion à l’UEE

Un comité permanent du Parlement arménien a rejeté hier la demande faite par l’alliance Yelk pour une enquête parlementaire sur les conséquences de l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Les représentants du bloc pro-occidental ont proposé plus tôt ce mois-ci la création de la commission ad hoc, juste après que la majorité pro-gouvernementale à l’Assemblée nationale s’est opposée à son projet exigeant que les autorités arméniennes se lancent dans un “processus“ d’invalidation de leur adhésion à l’UEE.

Le projet proposé indique que l’adhésion à l’UEE, à compter de janvier 2015, a nuit à l’économie et à la sécurité du pays. Les dirigeants de Yelk ont ​​décidé de reporter les discussions parlementaires sur le document pour se concentrer plutôt sur l’idée de créer la commission.

L’un d’entre eux, Nikol Pashinian, a demandé une enquête relative à l’UEE lors d’une réunion du comité parlementaire sur les relations extérieures. Tous les membres du comité, sauf un, ont voté contre la proposition de Yelk après un débat animé avec Pashinian. Ils sont affiliés au parti républicain (HHK), à son partenaire de coalition (FRA) et au groupe de Gaguik Tsaroukian, qui assure s’opposer au gouvernement.

“Nous devrions être prudent face à cette question“, a déclaré Ararat Zurabian, député du bloc Tsarukian.

Le chef parlementaire de la FRA, Armen Rustamian, s’est opposé à la fois à la proposition, et au moment choisi par Yelk pour le présenter. Il a prétendu qu’il pourrait mettre en danger la prochaine signature d’un accord historique entre l’Arménie et l’Union européenne.

Artashes Geghamian, député pro-russe du HHK, a affirmé que l’Arménie aurait enduré le genre de conflits armés et les turbulences qui se poursuivent en Ukraine si le président Serge Sarkissian n’avait pas décidé de rejoindre l’UEE en septembre 2013. La décision de Sarkissian a annulé un accord d’association négocié par des responsables arméniens et européens au début de 2013.

Pashinian a saisi les remarques de Geghamian comme preuve supplémentaire que l’adhésion de l’Arménie à l’UEE est le résultat d’un “chantage“ de la Russie.

Malgré le verdict négatif du comité, Yelk est autorisé par les statuts de l’Assemblée nationale à lancer un débat de 90 minutes sur la question au Parlement. Edmon Marukian, autre leader de Yelk, a affirmé que le bloc forcerait la tenue d’un tel débat.

Yelk détient 9 sièges sur 105 dans le Parlement. Les trois autres groupes politiques représentés dans la Chambre s’opposent à la sortie de l’UEE par l’Arménie.

posté le 28 septembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le parti républicain s’oppose à la sortie de l’Union économique eurasienne

Le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) a rejeté hier les appels d’une alliance de l’opposition pour mettre fin à l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par les Russes.

L’alliance Yelk a présenté la semaine dernière un projet de déclaration parlementaire demandant aux autorités arméniennes de s’engager dans un « processus » d’invalidation du traité d’adhésion de l’Arménie au bloc commercial comprenant cinq ex-États soviétiques. Le projet indique que l’adhésion à l’UEE, depuis janvier 2015, nuit à l’économie et à la sécurité du pays.

“Le retrait de l’UEE entraînerait de très graves problèmes pour l’Arménie“, a répondu le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov. “Cela entraînerait une augmentation sans précédent du prix du gaz [russe]. De plus, cela changerait les volumes commerciaux. Il n’y a pas de marché alternatif pour les produits que nous vendons maintenant sur les marchés de l’UEE. Peut-être y en aura-t-il dans cinq ou dix ans, mais pas actuellement. “

“Les autorités arméniennes ne ressentent pas le besoin de changer le vecteur de la politique étrangère arménienne“, a ajouté Sharmazanov. “Au contraire, nous devrions continuer à approfondir nos relations avec l’UEE“.

La Russie est le partenaire commercial numéro un de l’Arménie. Cela représentait 26% de son commerce extérieur entre janvier et juillet 2017, selon les statistiques officielles arméniennes. Les exportations du pays vers la Russie - pour la plupart des denrées alimentaires et des boissons alcoolisées - ont augmenté de près de 31 %.

En comparaison, la part de l’Union européenne dans le total était de 24,3 %. Le commerce de l’Arménie avec les États membres de l’UEE a également fortement augmenté au cours des sept mois.

Yelk reproche à l’UEE le fait que le produit intérieur brut de l’Arménie a diminué en dollars américains alors que la dette publique a augmenté depuis 2015. Les autorités d’Erevan ont enregistré une croissance du PIB réel de seulement 0,2 % l’an dernier.

“Si nous n’avions pas rejoint l’UEE, la dynamique négative aurait été encore plus prononcée“, a insisté Sharmazanov.

Ce dernier a également écarté l’affirmation de Yelk selon laquelle l’adhésion à l’UEE n’avait pas renforcé la sécurité de l’Arménie, comme en témoigne la poursuite des ventes d’armes russes à l’Azerbaïdjan et les combats d’avril 2016 au Haut-Karabagh.

“L’Arménie a reçu depuis 2015 de nombreuses armes et munitions modernes qui garantissent, avec les forces armées arméniennes, sa sécurité. Le système de sécurité de l’Arménie s’est renforcé depuis que nous avons rejoint l’UEE “, a au contraire souligné le porte-parole de HHK, qui est également vice-président du Parlement.

L’ambassadeur de Russie à Erevan, Ivan Volynkin, a également raillé l’initiative Yelk. “S’ils veulent créer une telle initiative, pas de problème, personne ne les entrave“, a commenté Volynkin. “Mais je pense que la majorité de la population de l’Arménie est en désaccord avec cette initiative parce qu’ils peuvent voir les avantages évidents de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE“.

Yelk détient 9 sièges dans le Parlement composé de 105 membres. Aucun des autres groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale n’a exprimé de soutien à l’initiative.

posté le 13 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Yelk demande la sortie de l’Arménie de l’Union économique eurasienne

L’alliance Yelk de l’opposition a officiellement appelé à mettre fin à l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par les Russes, affirmant que cela a entravé l’économie et la sécurité du pays.

La faction parlementaire de Yelk a approuvé un projet de déclaration de l’Assemblée nationale demandant aux autorités arméniennes de s’engager dans un « processus » d’invalidation du traité d’adhésion de l’Arménie avec l’UEE.

Le projet reproche à l’UEE le fait que le produit intérieur brut (PIB) du pays a diminué en dollars américains alors que la dette publique a augmenté depuis 2015. L’adhésion à l’UEE limite également, celui lui, le commerce de l’Arménie avec la Géorgie et l’Iran.

La déclaration indique en outre que d’autres États membres de l’UEE ne soutiennent pas l’Arménie concernant le Haut-Karabagh. Il souligne la poursuite des ventes d’armes de la Russie pour l’Azerbaïdjan.

La décision de Yelk intervient deux mois après que l’un de ses dirigeants, Edmon Marukian, a déclaré que l’Arménie devrait quitter l’UEE en raison de la décision controversée de Moscou de cesser de reconnaître la validité des permis de conduire arméniens utilisés par les travailleurs migrants en Russie. Plusieurs autres membres du bloc de l’opposition ont soutenu l’idée.

Eduard Sharmazanov, député parlementaire et porte-parole du parti républicain (HHK), a rejeté ces appels le mois dernier. Il a insisté sur le fait que le bloc commercial avec la Russie et deux autres ex-États soviétiques est bon pour l’économie arménienne.

Sharmazanov, dont le parti a une majorité confortable à l’Assemblée nationale, a de nouveau écarté la sortie de l’Arménie de l’UEE lorsqu’il a rencontré un groupe d’étudiants universitaires à Erevan vendredi.

Yelk a été créé par trois partis d’opposition fin 2016 et a remporté 9 des 105 sièges du Parlement actuel de l’Arménie élu en avril. Deux de ces partis, celui d’Aram Sarkisian et Arménie Lumineuse de Marukian, ont une orientation pro-occidentale, tandis que le troisième, Contrat civil, préconise une politique étrangère plus neutre.

Le leader de Contrat civil, Nikol Pashinian, s’est opposé à l’adhésion de l’Arménie à l’UEE en janvier 2015. Mais il s’est opposé à plusieurs reprises l’année dernière à la sortie immédiate du pays demandée par des personnalités de l’opposition pro-occidentale.

posté le 11 septembre 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Le parti républicain écarte les appels de l’opposition pour quitter l’UEE

Le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) a écarté les appels des dirigeants de l’opposition souhaitant que l’Arménie quitte l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par les Russes.

Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK, a insisté sur le fait que, selon lui, l’adhésion au bloc commercial s’est avérée bénéfique pour l’Arménie et son économie. Il a déclaré que les autorités arméniennes prouveraient ceci avec des “informations beaucoup plus complètes“ qui seront publiées cet automne.

“Si nous n’avions pas adhéré à l’Union économique eurasienne, est-ce que nous vendrions le cognac arménien en France ou en Grande-Bretagne ?“, a expliqué Sharmazanov lors d’une réunion de la direction du HHK qui s’est tenue jeudi soir. “Après tout, nous avons rejoints un marché de 180 millions qui nous offre de grandes opportunités de développement“.

Il commentait les appels à la sortie du pays de l’UEE exprimés récemment par certains dirigeants de l’alliance Yelk de l’opposition. L’un d’eux, Edmon Marukian, a affirmé le mois dernier que l’Arménie devrait quitter l’UEE en raison de la décision controversée de Moscou de cesser de reconnaître la validité des permis de conduire arméniens utilisés par les travailleurs migrants en Russie. Un autre leader de Yelk, Aram Sarkisian, a semblé soutenir l’idée lorsqu’il a parlé au service arménien de RFE / RL au début du mois.

Yelk a été mis en place par trois partis d’opposition à la fin de l’année dernière et a remporté 9 des 105 sièges dans le Parlement actuel de l’Arménie élu en avril. Deux de ces partis, celui d’Aram Sarkisian et Renaissance arménienne, ont une orientation pro-occidentale, tandis que le troisième, Contrat Civil, préconise une politique étrangère arménienne plus neutre.

Le leader de ce dernier, Nikol Pashinian, s’est opposé à l’adhésion de l’Arménie à l’UEE en janvier 2015. Mais il s’est dit contre une sortie immédiate de l’UEE à plusieurs reprises l’année dernière, alors que c’est ce que préconisait des politiciens pro-occidentaux.

Sharmazanov a souligné ce fait, objectant que Yelk n’a toujours pas formulé de position officielle sur le sujet.

Lena Nazarian, parlementaire de Yelk affiliée au parti de Pashinian, a déclaré vendredi que les trois forces d’opposition qui composent le bloc croient que la décision inattendue du président Serge Sarkissian en 2013 de faire de l’Arménie un membre de l’UEE était une “grave erreur“ mettant la souveraineté du pays en danger. Mais elle a également reconnu : “Nous pouvons avoir des opinions différentes sur le moment opportun pour proposer de quitter l’Union“.

Selon les statistiques officielles, la Russie et d’autres grands Etats membres de l’UEE - Kazakhstan et Biélorussie - représentaient 27 % du commerce extérieur de l’Arménie au premier semestre de cette année. Par comparaison, la part de l’UE dans le total était d’un peu plus de 24 %.

posté le 21 août 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
L’Union économique eurasienne affiche sa croissance économique

Pour la première fois depuis l’établissement de l’Union Économique Eurasienne (UEE) en 2015, tous ses États membres ont enregistré une croissance économique, a annoncé Tigran Sargsian, président du Conseil de la Commission Économique Eurasienne, vendredi lors d’un rassemblement des premiers ministres de l’union commerciale dirigé par la Russie à Kazan.

Sargsian, qui représente l’Arménie à la présidence tournante de l’UEE, a déclaré que ce n’est qu’en 2016-2017 que les États membres ont accepté d’éliminer 60 obstacles du marché intérieur et ont conclu des accords majeurs dans les secteurs de l’électricité, du pétrole, du gaz et des transports.

L’UEE, dont les membres fondateurs sont la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, comprend également l’Arménie et le Kirghizistan.

Certains membres de l’opposition à Erevan ont critiqué la décision du gouvernement de rejoindre l’UEE malgré le fait que l’Arménie n’ait pas de frontière terrestre avec le reste des membres de l’union. En outre, certains critiques considèrent que l’Arménie, qui n’a pas de ressources énergétiques, n’a pas sa place dans une union douanière dirigée par de grands producteurs de pétrole et de gaz comme la Russie et le Kazakhstan. Ils ont souligné la mauvaise performance économique de l’Arménie après son adhésion à l’UEE. Le gouvernement arménien, au contraire, a toujours défendu sa décision concernant cette adhésion, arguant que sans cela le pays s’en serait moins bien sorti face aux conditions de turbulence économique mondiale.

Le Premier ministre arménien, Karen Karapetian, a assisté à la réunion des Premiers ministres de la Communauté des États indépendants (CEI) le 26 mai, ce qui inclus les Etats membres de l’UEE. La réunion a eu lieu dans la capitale du Tatarstan, Kazan.

Le Premier Ministre russe Dmitri Medvedev a déclaré que le commerce entre les pays membres a presque triplé.

À Kazan, les dirigeants des gouvernements des pays membres de la CEI ont signé un certain nombre de documents visant à approfondir la coopération dans divers domaines, en particulier ceux de la coopération innovante et du transport international. La prochaine réunion du Conseil des Chefs de Gouvernement de la CEI se tiendra en novembre.

La délégation gouvernementale arménienne dirigée par le Premier Ministre Karapetian a également participé à la réception officielle donnée au nom du Premier Ministre russe.

L’absence du Premier Ministre moldave, qui a boycotté l’événement en raison de certains désaccords entre la Russie et la Moldavie, a été remarquée.

À Kazan, Karapetian a également tenu une réunion bilatérale avec le Premier Ministre de la Biélarussie Andrei Kobyakov. Selon un communiqué de presse du gouvernement arménien, les premiers ministres des deux pays ont discuté de l’ordre du jour des relations économiques entre l’Arménie et la Biélorussie ainsi que des perspectives de leur développement ultérieur.

posté le 29 mai 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le BHK soutient l’Union eurasienne

Gagik Tsarukian (Parti Arménie prospère (BHK)) a souligné son soutien à une « Union eurasienne » des anciennes républiques soviétiques en parrainant une conférence internationale. La conférence de cinq jours, co-organisée par le BHK et le Forum de la jeunesse basé à Moscou, s’est déroulée dans la station balnéaire arménienne de Tsaghkadzor. Parmi les participants, il y a trois militants du parti au pouvoir, Russie unie. L’un d’eux, Andrei Smirnov, est également président du Fonds de coopération eurasienne. Ce dernier a déclaré vendredi que le but principal du forum de Tsaghkadzor est d’expliquer l’utilité de la mise en place de cette Union eurasienne. Le président russe Vladimir Poutine a lancé l’idée de l’Union eurasienne dans un article de journal publié l’année dernière. Serge Sakissian serait réticent face à cette organisation. En revanche, le BHK, qui possède la deuxième plus grande faction du Parlement arménien, a indiqué le mois dernier qu’il soutient l’idée de Poutine.

« L’Arménie doit agir comme un observateur. Nous sommes en train d’examiner les choses », a déclaré Vahe Enfiajian, le chef du BHK, lors d’une conférence de presse avec Smirnov.

Enfiajian a insisté sur le fait que l’union dirigée par la Russie n’entravait pas les efforts de l’Arménie pour nouer des liens plus étroits avec l’Union européenne et les États-Unis. « Nous n’avons aucun problème avec l’Occident », a-t-il dit. « Nous coopérons de la même manière avec les différentes organisations de jeunesse d’Europe. Nous croyons que l’Arménie doit mener une politique souple et doit participer à divers processus politiques internationaux. »

Stepan Safarian, un leader de l’opposition du parti Zharangutyun (Héritage), a rejeté ces assurances. Des diplomates européens auraient clairement fait savoir que l’adhésion à l’union eurasienne empêcherait l’établissement d’une zone de libre-échange approfondie entre l’UE et l’Arménie.

« L’adhésion de l’Arménie à l’Union eurasienne pourrait avoir de très graves conséquences géopolitiques pour le pays », a déclaré Safarian à RFE / RL (Azatutyun.am).

posté le 28 août 2012 par Laetitia/armenews

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