Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Union eurasienne


ARMENIE
La majorité parlementaire bloque le débat sur l’UEE voulu par Yelk

Le Parlement arménien a, hier, refusé massivement de débattre des appels d’une alliance de l’opposition pro-occidentale au retrait de l’Arménie de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Une déclaration parlementaire rédigée par l’alliance Yelk indique que l’adhésion à l’UEE, effective depuis le janvier 2015, a nui à l’économie et à la sécurité du pays. Les députés représentant la majorité pro-gouvernementale à l’Assemblée nationale se sont prononcés contre le document lors de sa première lecture en septembre.

Néanmoins, Yelk a continué à faire pression pour un débat parlementaire à part entière sur la question. Le comité du Parlement sur les relations étrangères a discuté et a donné une évaluation négative de la motion de Yelk le 29 novembre.

Seuls six députés, tous issus de Yelk, ont voté en faveur de l’inscription de la question à l’ordre du jour au Parlement. 76 autres ont voté contre. Ces derniers représentent non seulement le parti républicain au pouvoir (HHK) mais aussi son partenaire de coalition junior, la Fédération révolutionnaire arménienne, et l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian.

Juste avant le vote, Samvel Farmanian du parti HHK s’est adressé à ses collègues députés et a défendu la politique étrangère des dirigeants arméniens qui vise à compléter l’alliance de l’Arménie avec la Russie par des liens plus étroits avec l’Occident. Il s’est référé implicitement à l’Accord de partenariat global et renforcé signé par l’Arménie et l’Union européenne le 24 novembre.

“Une concurrence artificielle de l’UEE et de l’UE n’est pas dans l’intérêt de l’Arménie, et je suis sûr que la faction assise à notre gauche [Yelk] est tout à fait consciente de cela“, a commentéé Farmanian.

Edmon Marukian de Yelk a réfuté cette réclamation. Il a insisté sur le fait que l’UEE est responsable de la hausse des prix à la consommation et d’autres problèmes économiques auxquels l’Arménie est confrontée.

Selon les statistiques officielles arméniennes, la Russie et d’autres États membres de l’UEE représentaient environ 28% du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et octobre 2017. La part de l’UE dans le total s’élevait à un peu plus de 24%.

Immédiatement après avoir refusé de discuter de l’initiative de Yelk, le Parlement a commencé à débattre d’un nouveau code douanier uniforme qui devrait être adopté par les États membres de l’UEE. Le projet prévoit, entre autres, le dépôt électronique des déclarations en douane et autres documents à partir de 2020. Vakhtang Mirumian, vice-président du Comité des impôts de l’Arménie, a assuré que cela faciliterait l’importation et l’exportation des entreprises arméniennes.

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews


D’APRES LE GOUVERNEMENT ARMENIEN
L’augmentation des droits d’importation n’ira pas avec hausse des prix

L’adoption prochaine par l’Arménie de droits d’importation plus élevés fixés par l’Union économique eurasienne (UEE) n’augmentera pas de manière significative les prix de certaines denrées alimentaires de base, a tenu à souligner vendredi un haut responsable du gouvernement.

L’appartenance au bloc commercial dirigé par la Russie oblige l’Arménie, qui a traditionnellement un régime libéral pour son commerce extérieur, à appliquer les taux d’imposition uniformes de l’UEE pour pratiquement tous les biens et marchandises importés des pays tiers. Le gouvernement arménien a obtenu des exemptions temporaires pour environ 900 articles lors de son adhésion à l’UEE en janvier 2015. Les droits de douane qui en découlent doivent être progressivement augmentés pour atteindre les niveaux de l’UEE d’ici 2024.

Environ 40 types de produits importés - notamment l’huile de cuisson, le beurre, la volaille et le thé - seront taxés conformément aux taux de l’UEE dès le mois prochain. Cela fait craindre des hausses de prix qui toucheraient durement de nombreux Arméniens. Les prix du beurre dans le pays ont déjà grimpé de 40 % cette année en raison de ce que les fonctionnaires du gouvernement appellent des facteurs externes.

Le vice-ministre du Développement économique, Hovannes Azizian, a cherché à apaiser ces craintes, estimant que les prix de détail des produits en question ne pourraient augmenter que de 2% en moyenne. Il a également affirmé que les droits plus élevés stimuleront les fabricants arméniens et se traduiront par plus d’emplois.

Dans une interview avec le service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am), Azizian a distingué l’industrie avicole arménienne qui a lutté ces dernières années pour concurrencer les volailles moins chères importées des pays non-UEE. “Beaucoup pensent que nos produits locaux sont meilleurs que les produits importés“, s’est-il félicité.

Artak Manukian, un économiste indépendant, a répliqué que les barrières commerciales sont une mauvaise façon de stimuler l’économie arménienne. “Les fabricants domestiques devraient être stimulés, mais il existe un certain nombre d’outils indirects pour y parvenir : des prêts flexibles, des conditions plus souples pour les garanties de prêt et bien d’autres choses“, a-t-il expliqué. “La pire chose à faire est d’entraver artificiellement l’émergence de concurrents sur votre marché.“

Selon les statistiques officielles arméniennes, la Russie et les autres États membres de l’UEE représentaient environ 28% du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et octobre 2017. En comparaison, la part de l’Union européenne dans le total s’élevait à un peu plus de 24%.

posté le 4 décembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Un groupe parlementaire défend l’adhésion à l’Union eurasienne

Le comité du Parlement arménien sur les relations extérieures s’est opposé formellement hier aux appels de l’alliance Yelk de l’opposition au retrait de l’Arménie de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Une déclaration parlementaire rédigée par l’alliance pro-occidentale assure que l’adhésion à l’UEE, effective à partir de janvier 2015, a nui à l’économie et à la sécurité du pays. Le document a été rejeté par le parti républicain au pouvoir (HHK) et les deux autres partis représentés à l’Assemblée nationale lors de sa première diffusion en septembre.

Néanmoins, Yelk a continué à faire pression pour un débat parlementaire à part entière sur la question. Le comité du Parlement, dominé par les députés pro-gouvernementaux, a discuté et a massivement voté pour donner une évaluation négative de la motion proposée par Yelk.

“Cette question ne figurera pas dans l’agenda politique de l’Arménie tant que le Parti républicain (HHK) et son partenaire de coalition (Dashnaktsutyun) seront au pouvoir. A savoir, au moins jusqu’en 2022“, a affirmé Armen Ashotian, président de la commission.

Ashotian a insisté sur le fait que l’appartenance à l’UEE découle des intérêts nationaux de l’Arménie, même si cela n’a pas encore répondu aux attentes économiques du pays. Une sortie du bloc ne ferait que nuire au pays, a-t-il précisé.

Pour leur part, les députés de Yelk ont ​​réitéré leurs arguments contre l’adhésion à l’UEE. L’un d’entre eux, Edmon Marukian, a affirmé que l’économie arménienne non seulement n’en bénéficiait pas, mais qu’elle souffrait également des droits d’importation uniformes plus élevés des États membres de l’UEE.

Marukian a déclaré qu’Erevan devrait non seulement quitter le bloc commercial de cinq ex-États soviétiques, mais aussi rechercher un accord d’association avec l’Union européenne. À cet égard, un autre dirigeant de Yelk, Nikol Pashinian, a minimisé l’importance de l’accord moins ambitieux que l’Arménie a signé avec l’UE la semaine dernière.

Armen Rustamian, dirigeant de Dashnaktsutyun, n’était pas d’accord, affirmant que l’Arménie pouvait tirer parti de l’Accord de partenariat global et renforcé. “Est apparue une nouvelle situation où l’Arménie peut profiter des opportunités et acquérir de nouvelles ressources pour le développement“, s’est-il félicité.

Le président Sarkissian et les membres de son gouvernement ont affirmé à plusieurs reprises que l’économie de l’Arménie a bénéficié de l’adhésion à l’UEE. En particulier, ils ont cité des augmentations à deux chiffres des exportations arméniennes vers la Russie enregistrées en 2016 et, jusqu’à présent, également cette année.

Yelk détient 9 sièges dans l’Assemblée nationale composée de 105 membres. Marukian a admis que le vote du comité du Parlement signifiait qu’il n’inclurait probablement pas la question à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale la semaine prochaine.

posté le 30 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
L’Arménie et l’UE sur le point de signer l’accord de partenariat global et renforcé

L’Union européenne et l’Arménie vont certainement signer le mois prochain un accord visant à approfondir considérablement leurs relations, s’est réjoui jeudi un haut responsable de l’UE.

Johannes Hahn, commissaire européen chargé de la politique européenne de voisinage, a confirmé que l’accord de partenariat global et renforcé devait être signé au cours ou en marge d’un sommet européen prévu le 24 novembre à Bruxelles.

“Cet accord avec l’Arménie sera signé, cela ne fait aucun doute“, a assuré M. Hahn lors d’une réunion avec des membres de la société civile d’Arménie et d’autres pays de l’ex-Union soviétique, à Tallinn, capitale de l’Estonie.

“Je pense qu’il est presque certain que cela se fera autour du sommet ou lors du sommet“, a t-il ajouté.

Dans une référence évidente à la Russie, M. Hahn a suggéré que les “voisins“ de l’UE et de l’Arménie ne s’opposent pas à l’accord. “Du moins, ils l’acceptent“, a-t-il dit.

La pression exercée par la Russie sur Erevan aurait saboté un accord d’association plus ambitieux que l’Arménie et l’UE avaient presque finalisé en 2013. Le président Serge Sarkissian avait fait une volte-face inattendue en rejoignant l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Le porte-parole du Parti républicain (HHK) a clairement indiqué jeudi qu’Erevan “planifiait“ de signer l’accord de partenariat global et renforcé à Bruxelles. “Si nous avions vu des problèmes dans l’accord, nous ne l’aurions pas paraphé en mars“, a-t-il commenté.

Contrairement à l’accord d’association, l’accord de partenariat global et renforcé ne ferait pas de l’Arménie une « zone de libre-échange approfondie et complète » avec l’UE. Néanmoins, le document de 350 pages engage Erevan à « rapprocher » les lois et règlements économiques arméniens de ceux de l’UE.

M. Hahn a souligné que l’Arménie est le premier Etat membre de l’UEE à signer un “accord de grande envergure“ avec l’UE. “C’est important ... Cela montre que la coexistence est possible“, a-t-il mis en avant.

M. Hahn a réitéré son point de vue selon lequel l’accord de partenariat global et renforcé servira de “plan directeur“ pour d’autres pays intéressés par des liens plus étroits avec l’UE.

posté le 30 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Selon un proche de Poutine, l’adhésion à l’UEE est une bonne chose pour l’Arménie

L’adhésion à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie est “très bénéfique“ pour l’Arménie et son économie en difficulté, a assuré vendredi un conseiller du président russe Vladimir Poutine.

En parlant au service arménien de RFE/RL à Erevan, le fonctionnaire Sergey Glazyev a également prétendu que l’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc commercial faciliterait une résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Glazyev a soutenu qu’en faisant partie de l’UEE, l’Arménie est en mesure d’attirer les investisseurs étrangers intéressés par l’accès sans droits de douane au vaste marché russe. “L’Arménie a des relations uniques dans le monde“, a-t-il expliqué. “Nous connaissons l’influence omniprésente de la diaspora arménienne. Nous connaissons les avantages concurrentiels dont bénéficient les milieux commerciaux arméniens dans divers pays du monde, y compris aux Etats-Unis, pays qui brandit la menace d’une guerre économique contre nous “.

“Donc, pour les investisseurs internationaux, l’Arménie est un point d’entrée très intéressant dans le marché eurasien“, a préicsé Glazyev, faisant écho aux déclarations de dirigeants arméniens.

Les critiques pro-occidentaux du gouvernement pensent, eux, que l’adhésion à l’UEE entrave au contraire le développement économique du pays. Ils soutiennent que la croissance économique ne s’est pas accélérée après l’adhésion de l’Arménie au bloc en janvier 2015. Certains de ses indicateurs macroéconomiques se sont réellement aggravés depuis, disent-ils.

“Si l’Arménie n’avait pas fait partie de l’UEE, la situation aurait été pire“, a répondu Glazyev. Il a affirmé que la politique monétaire restrictive de la Banque centrale russe est principalement responsable du ralentissement économique des dernières années en Russie, qui a affecté l’Arménie et d’autres États membres de l’UEE.

Le conseiller du Kremlin, qui traite de l’intégration économique post-soviétique défendue par Moscou, préconise depuis longtemps une intervention gouvernementale plus forte dans l’économie.

S’exprimant en marge d’un forum intergouvernemental russo-arménien à Erevan, Glazyev a également plaidé en faveur de l’adhésion d’autres ex-Républiques soviétiques dans l’EEU.

« L’élargissement de l’UEE est un processus naturel parce que tous les pays de l’espace post-soviétique existent depuis des siècles, se connaissent bien, savent comment s’entendre, utilisent le russe comme langue de communication et partagent l’ancienne culture de l’activité commune et la construction commune d’immenses empires. Nous avons construit ensemble l’Empire russe, l’Union soviétique, et nous pouvons construire notre avenir pour les 100 prochaines années “, a-t-il déclaré.

Glazyev a en même temps rejeté comme étant des “absurdités“ les propos qui sous-tendent que la volonté de Poutine vise à restaurer l’Union soviétique. Il a insisté sur le fait que l’UEE restera une « union économique » de nations souveraines.

Glazyev a ajouté : “Si nous voulons avoir la paix, une assistance mutuelle et une coopération bénéfique qui contribuerait également à mettre fin aux problèmes politiques, nous devrions intégrer tout le Caucase dans l’UEE“.

“Je crois que si nous formons un espace économique commun, si des relations de coopération à long terme apparaissent entre les entreprises et les gens, si nos entrepreneurs font des affaires ensemble, nous renforcerons la confiance mutuelle, l’économie va commencer à aller de l’avant“, a-t-il commenté. L’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc créerait donc des “possibilités supplémentaires“ de résoudre le conflit du Karabagh.

Le leadership de l’Azerbaïdjan a montré peu d’intérêt à l’idée de rejoindre l’UEE jusqu’à présent.

posté le 9 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Yelk insiste sur la nécessité de sortir de l’UEE

L’alliance de l’opposition Yelk a obligé hier le Parlement arménien à débattre de ses demandes pour que l’Arménie quitte l’Union économique eurasienne (UEE). Une demande qui s’oppose toujours aux désirs de trois autres groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale.

Le débat de 90 minutes s’est déroulé quelques jours seulement après que le comité du Parlement sur les relations étrangères a rejeté une proposition de Yelk visant à créer une commission ad hoc qui examinerait les conséquences de l’adhésion du pays au bloc dirigé par la Russie.

Plus tôt en septembre, Yelk a rédigé une déclaration parlementaire indiquant que les autorités arméniennes devaient se lancer dans un “processus“ d’invalidation de leur traité d’adhésion avec l’UEE. Il a déclaré que cette adhésion, à compter de janvier 2015, a nuit à l’économie et à la sécurité du pays. Les dirigeants de Yelk ont ​​décidé de reporter les discussions parlementaires sur le document pour l’instant et se concentrent plutôt sur l’idée de la commission spéciale.

L’un d’entre eux, Nikol Pashinian, a déclaré lors du débat d’hier que l’enquête parlementaire proposée visait à « protéger la souveraineté de l’Arménie » qui a reçu des « coups très graves » par l’UEE. L’Arménie doit non seulement quitter l’UEE, mais également demander un accord d’association avec l’Union européenne, a-t-il ajouté.

Les dirigeants parlementaires du parti républicain de l’Arménie (HHK) ont à nouveau rejeté l’initiative. L’un d’entre eux, le vice-président Eduard Sharmazanov, a insisté sur le fait que la plupart des partis arméniens et des citoyens s’opposaient à une sortie de l’UEE.

“C’est l’un des rares problèmes sur lesquels les autorités et la majorité de l’opposition sont d’accord“, a commenté Sharmazanov face à d’autres députés. “Deuxièmement, ce dont nous devrions discuter tout d’abord n’est pas la question de savoir ce que l’UEE nous a donné, mais ce que cela nous coûtera en cas de sortie“.

Un autre membre de HHK, Armen Ashotian, a affirmé que c’est le gouvernement arménien, et non l’UEE, qui est principalement responsable des malheurs économiques du pays. “Pourquoi ne demandez-vous pas la démission du gouvernement et préférez-vous demander la sortie de l’UEE“, a-t-il questionné.

Les représentants de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun), le partenaire de coalition junior de HHK, et le groupe de l’homme d’affaire Gagik Tsarukian, qui prétend s’opposer au gouvernement, ont également précisé qu’ils voteraient contre la motion proposée par Yelk.

Yelk détient 9 sièges dans le Parlement qui en compte 105.

posté le 4 octobre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le comité permanent du Parlement rejete l’idée d’enquêter sur l’adhésion à l’UEE

Un comité permanent du Parlement arménien a rejeté hier la demande faite par l’alliance Yelk pour une enquête parlementaire sur les conséquences de l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Les représentants du bloc pro-occidental ont proposé plus tôt ce mois-ci la création de la commission ad hoc, juste après que la majorité pro-gouvernementale à l’Assemblée nationale s’est opposée à son projet exigeant que les autorités arméniennes se lancent dans un “processus“ d’invalidation de leur adhésion à l’UEE.

Le projet proposé indique que l’adhésion à l’UEE, à compter de janvier 2015, a nuit à l’économie et à la sécurité du pays. Les dirigeants de Yelk ont ​​décidé de reporter les discussions parlementaires sur le document pour se concentrer plutôt sur l’idée de créer la commission.

L’un d’entre eux, Nikol Pashinian, a demandé une enquête relative à l’UEE lors d’une réunion du comité parlementaire sur les relations extérieures. Tous les membres du comité, sauf un, ont voté contre la proposition de Yelk après un débat animé avec Pashinian. Ils sont affiliés au parti républicain (HHK), à son partenaire de coalition (FRA) et au groupe de Gaguik Tsaroukian, qui assure s’opposer au gouvernement.

“Nous devrions être prudent face à cette question“, a déclaré Ararat Zurabian, député du bloc Tsarukian.

Le chef parlementaire de la FRA, Armen Rustamian, s’est opposé à la fois à la proposition, et au moment choisi par Yelk pour le présenter. Il a prétendu qu’il pourrait mettre en danger la prochaine signature d’un accord historique entre l’Arménie et l’Union européenne.

Artashes Geghamian, député pro-russe du HHK, a affirmé que l’Arménie aurait enduré le genre de conflits armés et les turbulences qui se poursuivent en Ukraine si le président Serge Sarkissian n’avait pas décidé de rejoindre l’UEE en septembre 2013. La décision de Sarkissian a annulé un accord d’association négocié par des responsables arméniens et européens au début de 2013.

Pashinian a saisi les remarques de Geghamian comme preuve supplémentaire que l’adhésion de l’Arménie à l’UEE est le résultat d’un “chantage“ de la Russie.

Malgré le verdict négatif du comité, Yelk est autorisé par les statuts de l’Assemblée nationale à lancer un débat de 90 minutes sur la question au Parlement. Edmon Marukian, autre leader de Yelk, a affirmé que le bloc forcerait la tenue d’un tel débat.

Yelk détient 9 sièges sur 105 dans le Parlement. Les trois autres groupes politiques représentés dans la Chambre s’opposent à la sortie de l’UEE par l’Arménie.

posté le 28 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Le parti républicain s’oppose à la sortie de l’Union économique eurasienne

Le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) a rejeté hier les appels d’une alliance de l’opposition pour mettre fin à l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par les Russes.

L’alliance Yelk a présenté la semaine dernière un projet de déclaration parlementaire demandant aux autorités arméniennes de s’engager dans un « processus » d’invalidation du traité d’adhésion de l’Arménie au bloc commercial comprenant cinq ex-États soviétiques. Le projet indique que l’adhésion à l’UEE, depuis janvier 2015, nuit à l’économie et à la sécurité du pays.

“Le retrait de l’UEE entraînerait de très graves problèmes pour l’Arménie“, a répondu le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov. “Cela entraînerait une augmentation sans précédent du prix du gaz [russe]. De plus, cela changerait les volumes commerciaux. Il n’y a pas de marché alternatif pour les produits que nous vendons maintenant sur les marchés de l’UEE. Peut-être y en aura-t-il dans cinq ou dix ans, mais pas actuellement. “

“Les autorités arméniennes ne ressentent pas le besoin de changer le vecteur de la politique étrangère arménienne“, a ajouté Sharmazanov. “Au contraire, nous devrions continuer à approfondir nos relations avec l’UEE“.

La Russie est le partenaire commercial numéro un de l’Arménie. Cela représentait 26% de son commerce extérieur entre janvier et juillet 2017, selon les statistiques officielles arméniennes. Les exportations du pays vers la Russie - pour la plupart des denrées alimentaires et des boissons alcoolisées - ont augmenté de près de 31 %.

En comparaison, la part de l’Union européenne dans le total était de 24,3 %. Le commerce de l’Arménie avec les États membres de l’UEE a également fortement augmenté au cours des sept mois.

Yelk reproche à l’UEE le fait que le produit intérieur brut de l’Arménie a diminué en dollars américains alors que la dette publique a augmenté depuis 2015. Les autorités d’Erevan ont enregistré une croissance du PIB réel de seulement 0,2 % l’an dernier.

“Si nous n’avions pas rejoint l’UEE, la dynamique négative aurait été encore plus prononcée“, a insisté Sharmazanov.

Ce dernier a également écarté l’affirmation de Yelk selon laquelle l’adhésion à l’UEE n’avait pas renforcé la sécurité de l’Arménie, comme en témoigne la poursuite des ventes d’armes russes à l’Azerbaïdjan et les combats d’avril 2016 au Haut-Karabagh.

“L’Arménie a reçu depuis 2015 de nombreuses armes et munitions modernes qui garantissent, avec les forces armées arméniennes, sa sécurité. Le système de sécurité de l’Arménie s’est renforcé depuis que nous avons rejoint l’UEE “, a au contraire souligné le porte-parole de HHK, qui est également vice-président du Parlement.

L’ambassadeur de Russie à Erevan, Ivan Volynkin, a également raillé l’initiative Yelk. “S’ils veulent créer une telle initiative, pas de problème, personne ne les entrave“, a commenté Volynkin. “Mais je pense que la majorité de la population de l’Arménie est en désaccord avec cette initiative parce qu’ils peuvent voir les avantages évidents de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE“.

Yelk détient 9 sièges dans le Parlement composé de 105 membres. Aucun des autres groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale n’a exprimé de soutien à l’initiative.

posté le 13 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Yelk demande la sortie de l’Arménie de l’Union économique eurasienne

L’alliance Yelk de l’opposition a officiellement appelé à mettre fin à l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par les Russes, affirmant que cela a entravé l’économie et la sécurité du pays.

La faction parlementaire de Yelk a approuvé un projet de déclaration de l’Assemblée nationale demandant aux autorités arméniennes de s’engager dans un « processus » d’invalidation du traité d’adhésion de l’Arménie avec l’UEE.

Le projet reproche à l’UEE le fait que le produit intérieur brut (PIB) du pays a diminué en dollars américains alors que la dette publique a augmenté depuis 2015. L’adhésion à l’UEE limite également, celui lui, le commerce de l’Arménie avec la Géorgie et l’Iran.

La déclaration indique en outre que d’autres États membres de l’UEE ne soutiennent pas l’Arménie concernant le Haut-Karabagh. Il souligne la poursuite des ventes d’armes de la Russie pour l’Azerbaïdjan.

La décision de Yelk intervient deux mois après que l’un de ses dirigeants, Edmon Marukian, a déclaré que l’Arménie devrait quitter l’UEE en raison de la décision controversée de Moscou de cesser de reconnaître la validité des permis de conduire arméniens utilisés par les travailleurs migrants en Russie. Plusieurs autres membres du bloc de l’opposition ont soutenu l’idée.

Eduard Sharmazanov, député parlementaire et porte-parole du parti républicain (HHK), a rejeté ces appels le mois dernier. Il a insisté sur le fait que le bloc commercial avec la Russie et deux autres ex-États soviétiques est bon pour l’économie arménienne.

Sharmazanov, dont le parti a une majorité confortable à l’Assemblée nationale, a de nouveau écarté la sortie de l’Arménie de l’UEE lorsqu’il a rencontré un groupe d’étudiants universitaires à Erevan vendredi.

Yelk a été créé par trois partis d’opposition fin 2016 et a remporté 9 des 105 sièges du Parlement actuel de l’Arménie élu en avril. Deux de ces partis, celui d’Aram Sarkisian et Arménie Lumineuse de Marukian, ont une orientation pro-occidentale, tandis que le troisième, Contrat civil, préconise une politique étrangère plus neutre.

Le leader de Contrat civil, Nikol Pashinian, s’est opposé à l’adhésion de l’Arménie à l’UEE en janvier 2015. Mais il s’est opposé à plusieurs reprises l’année dernière à la sortie immédiate du pays demandée par des personnalités de l’opposition pro-occidentale.

posté le 11 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200