Nouvelles d'Arménie
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Théâtre


PIECE DE FRANCIS VEBER
Le nouveau Pignon est ... un poisson rouge !

« C’est au cours de l’émission Qui veut gagner des millions ? que fut posée la question : “Quel est l’animal de compagnie le plus apprécié des Français ?”. Eh bien, c’était le poisson rouge ! Il y a là de quoi vous laisser rêveur ! » : c’est ainsi que Francis Veber imagine l’histoire d’un couple de Parisiens aisés qui se déchirent et se balancent leurs frustrations autour d’un poisson rouge devenu confident. Le pensionnaire de l’aquarium est renommé... Pignon ! L’animal auquel prête sa voix Gérard Jugnot n’est pas le plus drôle ni le plus réussi de la longue liste des Pignon inventés par Francis Veber, mais le talent des acteurs donne du poids à cette comédie.

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Francis Veber - Par Bernard Richebé.

Et pour la première fois, Francis Veber ose - timidement - aborder sur scène ses origines : l’un des personnages vient en effet d’Armavir, même s’il est seulement dit que la ville se trouve « au Caucase », sans plus de précision... Rappelons que Francis Veber a déclaré dernièrement au Parisien : “Né d’un père juif et d’une mère arménienne, deux génocides, tout pour faire un comique...

Un animal de compagnie, écrit et mis en scène par Francis Veber
Avec Stéphane Freiss, Noémie de Lattre, Philippe Vieux, Dinara Droukarova
Théâtre des Nouveautés - 24 bd Poissonnière - Paris 9e
Jusqu’au 30 avril 2017

posté le 2 mars 2017 par Claire/armenews


THEATRE DE LA VILLETTE
Mikaël Chirinian et sa quête intime des origines

“On a tous une histoire. Et on connaît tous des fables. Nos histoires sont vraies, et nos fables des mensonges. Pourtant, ces mensonges nous éclairent sur nos propres histoires“ : c’est par ces mots que Mikaël Chirinian commence sa pièce L’ombre de la baleine, son troisième “Seul en scène“ (après Rapport sur moi en 2007 et La liste de mes envies en 2013). Comme à son habitude, le comédien s’amuse à jouer une multitude de rôles de façon magistrale (femme, homme, enfant), mais cette fois des rôles beaucoup plus personnels puisqu’il s’agit de membres d’une même famille, très inspirée par la propre famille du comédien.

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Une marionnette qui ressemble trait pour trait à un Mikaël Chirinian avec quelques années de moins se trouve en plein cataclysme familial, pris en étau entre une sœur aux portes de la folie et des parents, dépassés, qui se réfugient dans les westerns et la cuisine. Tous deux portent eux-mêmes un lourd poids sur leurs épaules puisque le père est d’origine arménienne alors que la mère est Juive. “Je ne lui avais jamais dit... J’ai épousé un mari qui lui aussi avait vécu un génocide - comme quoi, il y a des sensibilités“, exprimera la mère jouée par Mikaël Chirinian. La folie semble ainsi être une composante de l’histoire familiale, puisque le fils rappelle l’histoire du grand-père Babik, qui avait 10 ans lorsque son père a été décapité sous ses yeux par les Turcs. “Quand j’entends ma sœur qui crie, c’est encore et toujours les mêmes cris“, maugréera le fils qui, pour échapper au drame familial, embarque pour un voyage intérieur en mer avec Moby Dick. Les scènes familiales puissantes sont ainsi entrechoquées par ces scènes poétiques tout aussi tragiques en mer, grâce à une sobre mise en scène d’Anne Bouvier et une belle mise en lumière de Denis Koransky.

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“En plongeant dans Moby Dick, c’est l’ombre de mon enfance qui m’est apparue“, confie Mikaël Chirinian. C’est une vraie quête intime des origines que le comédien propose. Après avoir décrit et campé les névroses des autres, il aborde avec beaucoup de poésie et de justesse sa propre histoire. Jusqu’à une sublime fin, avec un pop-up réalisé par Natacha Markoff qui nous fait plonger dans un beau décor à la Michel Ocelot et lance un beau message de résilience...

L’ombre de la baleine - De et avec Mikaël Chirinian (et Océaneromarie en co-auteure), Mise en scène par Anne Bouvier
Jusqu’au 11 février (du mardi au samedi à 20h - Le dimanche à 16h)
Théâtre de la Villette - 211 avenue Jean Jaurès - 75019 Paris
Infos et réservations : 01 40 03 72 23 ou resa@theatre-paris-villette.fr

posté le 2 février 2017 par Claire/armenews

Texte : Claire Barbuti / Photos : William K.



MAIRIE DU 9E ARR. DE PARIS
Pièce de théâtre Bosphore, inspirée par la vie et les écrits de Hrant Dink

A l’occasion de la commémoration du 10e anniversaire de l’assassinat de Hrant Dink, l’association Hamazkaïne, avec le soutien de la mairie du 9e arrondissement de Paris, vous invite à la lecture de la pièce en 6 actes Bosphore de Gorune Aprikian et Eric de Roquefeuil, avec les comédiens Jérémie Covillault, Karim Belkhadra et Emmanuelle Rivière. Une fiction inspirée de la vie et des écrits de Hrant Dink.

Sur un quai d’Istanbul, Hrant attend son ami Nédim, un pêcheur turc, afin de faire une balade en mer avec lui. Nédim s’interroge sur les raisons de cette visite. Que vient donc lui réclamer son ami ? Les deux hommes ne se sont plus revus depuis quelques années. Et les raisons de leur rupture restent obscures. N’osant rien refuser à son ami, Nédim entreprend avec Hrant une ultime traversée du Bosphore.

Figure emblématique de la réconciliation arméno-turque, le journaliste Hrant Dink a été assassiné le 19 janvier 2007 à Istanbul. Sa disparition soudaine a suscité une profonde émotion en Turquie et en Arménie, également dans le monde entier. Homme de paix et de raison, la colombe Dink a ouvert la voie (voix) de la réconciliation au milieu des hurlements des loups ultra-nationalistes.

Bosphore lui rend hommage en dressant son portrait dans ce road-movie théâtral. Pour autant, Bosphore est avant tout une pièce sur l’amitié entre deux hommes qui se trouvent confrontés aux aléas de la vie quotidienne, à leurs propres choix politiques et à la fatalité du destin, donnant à ce texte une dimension métaphysique.

Vendredi 20 janvier à 19h30
Mairie du 9e arrondissement de Paris - Salle Rossini - 6 rue Drouot - 75009 Paris
Réservations : 06 25 40 70 44 / 01 45 17 23 22 / akrik@orange.fr

posté le 9 janvier 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture  Paris  Théâtre 


THEATRE
Isabelle Sadoyan et Robert Hirsch : un couple épatant

Les deux grands comédiens réunis dans une pièce tendre sur l’amour, la vieillesse et la peur de voir partir l’autre. Plus qu’un mois pour les voir au Théâtre de l’Œuvre.

Le temps qui passe, Isabelle Sadoyan et Robert Hirsch le conjurent en continuant leur art, car c’est sur scène qu’ils se sentent pleinement vivants. Et ça se voit ! Les deux comédiens, qui ont 179 ans à eux deux, sont admirables dans Avant de s’envoler, pièce tendre sur l’amour et la vieillesse écrite par Florian Zeller. Lorsque le rideau se lève, Robert Hirsch - alias André - est debout, le regard perdu, tandis que sa fille tente de le persuader qu’il est temps de « modifier l’organisation » face à « la situation ». Des fleurs arrivent, on croit comprendre que sa femme Madeleine - jouée par Isabelle Sadoyan - est morte, qu’il reste seul et désemparé. Mais voici Madeleine qui rentre guillerette des courses avec leur autre fille. Le spectateur, déboussolé, bascule alors dans une pièce teintée de fantastique, où les personnages pourtant ordinaires naviguent dans un entre-deux, convoqués ou renvoyés dans l’au-delà selon les pensées de chacun et les scènes, qui se passent toutes dans l’appartement remplis de souvenirs du couple.

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A 88 ans, Isabelle Sadoyan réussit pourtant une prestation magistrale sur scène. Touchante quand il faut, mais aussi malicieuse et déstabilisante à souhait, elle campe à merveille Madeleine, dans une pièce pourtant difficile à appréhender. « Je n’y suis pour rien, c’est le texte qui fait tout », tente de justifier Isabelle Sadoyan. Peut-être aura-t-elle enfin le Molière de meilleure comédienne tant mérité pour cette prestation aux côtés de Robert Hirsch, deux ans après celui du meilleur second rôle pour L’Origine du monde...

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Avant de s’envoler de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat.
Avec Robert Hirsch, Isabelle Sadoyan, Claire Nadeau, Anne Loiret, François Feroleto et Léna Bréban
Jusqu’au 15 janvier 2017- Du mercredi au samedi à 21 h - dimanche à 16 h
Théâtre de l’Œuvre, 55 rue de Clichy, 75 009 Paris
Rés. : 01 44 53 88 88

Retrouver l’interview des deux comédiens accordée à TéléMatin : https://www.youtube.com/watch ?v=LiGlYZh3V9g

posté le 15 décembre 2016 par Claire/armenews

Claire Barbuti



ARMENEWS TV
Théâtre : interview de Gérald Papasian, qui a monté du Sacha Guitry à Erevan

S’il est ce 18 novembre à Reims dans L’Amazone de Fabrice Melkio et qu’il brille toujours en grand méchant de la nouvelle saison de Braquo actuellement sur Canal +, Gérald Papasian a surtout adapté et monté une très belle pièce de Sacha Guitry, Faisons un rêve. 100 ans après sa présentation aux Bouffes-Parisiens, la pièce a été traduite par Gérald Papasian pour l’occasion.

La première a eu lieu le 27 septembre, et depuis elle est dans le répertoire du théâtre d’Etat Hamaskaïne d’Erevan et ce pour plusieurs années, comme l’espère Gérald Papasian. Agréablement surpris par une nouvelle génération de comédiens, le Parisien souhaite y retourner très prochainement, pourquoi pas pour de nouveaux projets... Avec une espérance : qu’une Fondation pour financer la venue d’artistes arméniens de diaspora qui viennent partager leur expérience sur place voit le jour.

posté le 13 novembre 2016 par Claire/armenews

Texte, photo et vidéo : Claire Barbuti

THEMES ABORDES : Arménie  Culture  Erevan  Théâtre 


LA COMEDIENNE ISABELLE SADOYAN
Dans une pièce de Koltès sur la mémoire coloniale et notre culpabilité

Arnaud Meunier fait briller d’un nouvel éclat la noire comédie de Bernard-Marie Koltès. Ne ratez pas ce Retour au désert à l’affiche jusqu’au 31 janvier au Théâtre de la Ville, avant de partir en tournée en province. Une pièce sur notre mémoire coloniale et notre culpabilité, d’une mécanique implacable.

Dedans, sur fond de guerre d’Algérie, Catherine Hiegel et Didier Bezace interprètent un frère et une soeur qui s’aiment autant qu’ils se déchirent. Parmi la dizaine de comédiens qui se succède à leurs côtés, on note la performance de l’excellente d’Isabelle Sadoyan, toujours aussi pétillante à 87 ans. Comment a-t-elle découvert Koltès ? Qu’est-ce que son Molière reçu l’année dernière a changé dans sa façon de jouer ? Comment cette fille bègue de rescapés du génocide des Arméniens a osé franchir la porte du Conservatoire de Lyon ? Celle qui regrette de ne pas avoir fait assez de cinéma et qui espère rejouer Bélise dans Les femmes savantes avant de tirer sa référence - le plus tard possible, ne lui parlez pas de retraite - revient sur son parcours dans une interview qui alterne émotion et humour.

posté le 22 octobre 2016 par Claire/armenews

Claire Barbuti



Syrie-Jordanie
l’Art est plus fort que la guerre

En 2015 le journaliste François-Xavier Trigan a réalisé pour Arte un reportage à Homs (Syrie) et à Amman (Jordanie) mettant en images une expérience unique en son genre : faire jouer par des enfants Roméo et Juliette en ces deux lieux simultanément par le truchement de Skype. Un pari fou et improbable dont l’idée est venue de Nawar Bulbul, un acteur, metteur-en-scène et fondateur de la troupe de Théâtre Al-Khareef très célèbre à Damas.

Partisan de l’opposition syrienne en 2011, le dramaturge deviendra persona non grata et devra se réfugier à Amman en Jordanie en 2012. C’est là que pour la première fois il fera jouer Le roi Lear, de Shakespeare, à des enfants du camp de réfugiés Zaatari.

Dans ce reportage on assiste aux préparatifs et répétitions de la pièce jouée uniquement par des enfants dans des conditions qui forcent l’admiration.

Brahim, 12 ans, est Roméo. Il a perdu sa mère et ses soeurs lors d’un bombardement sur Homs. Lui-même a été grièvement blessé, handicapé d’une jambe. A Homs, la jeune fille qui lui donne la réplique par écran interposé a 13 ans.

Il faut absolument voir ce document par lequel, grâce à la volonté d’un seul homme, l’espoir peut renaître dans le coeur d’enfants fracassés par la guerre. L’émotion est au rendez-vous.

Depuis ce tournage datant d’avril 2015, le jeune Brahim a émigré au Canada pour se faire soigner et rêve de devenir metteur-en-scène.

Jean Eckian

Voir en plein écran

posté le 28 février 2016 par Jean Eckian/armenews


L’AMOUR ARMENO-RUSSE N’A PAS D’ÂGE
Le célèbre acteur arméno-russe Armen Djigarkhanian s’est remarié à 80 ans avec Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskaya, 36 ans...

A 80 ans, le célèbre acteur Arménien du cinéma russe et arménien, Armen Djigarkhanian s’est remarié pour la 3e fois ! Armen Djigarkhanian s’est marié avec Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskaya, 36 ans...Le mariage civil s’est déroulé dans le secteur de Gagarine à Moscou en présence d’une poignée d’amis proches. Ils se sont mariés un samedi afin de ne pas porter préjudice aux activités du théâtre moscovite de Djigarkhanian dirigé par...Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskaya.

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L’acteur arméno-russe Armen Djigarkhanian (80 ans) s’est marié avec Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskaya (36 ans)

Le couple Armen Djigarkhanian- Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskayase fréquentait depuis 15 ans déjà. En septembre dernier Armen Djigarkhanian divorçait de sa deuxième femme, Dayana Vlassova. Il avait alors révélé ses relations avec Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskaya. A 4 fois vingt ans, Armen Djigarkhanian a ainsi officialisé ses relations avec l’élue de son cœur. Ah, l’Amour !

Krikor Amirzayan

posté le 26 février 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Cinéma  Image Panoramique  Rencontres  Santé  Théâtre 


BERNARD-HENRI LEVY
La Turquie doit reconnaître, se repentir et réparer

(JPEG) Dans Hotel Europe, la pièce de Bernard-Henri Lévy actuellement à l’affiche au Théatre de l’Atelier, l’auteur fait dire à son personnage principal que la Turquie pourrait entrer en Europe « si elle renonçait à son obstination criminelle à nier le génocide arménien ». Ara Toranian a demandé au philosophe d’expliciter son propos. Une occasion de revenir sur les grandes thématiques de la cause arménienne, dont la pénalisation du négationnisme. Bernard-Henri Lévy soutient le combat arménien. Et les Arméniens le soutiennent à leur tour, en particulier en ce moment où sa pièce, qui se termine tous les soirs par une standing ovation, est également très attaquée par les milieux les plus conservateurs du pays, qui appellent à son boycott.

A voir donc et à lire aussi, dans un ouvrage paru aux éditions Grasset et qui comprend de plus 10 chapitres supplémentaires de réflexions sur l’Europe.

Vidéo réalisée par Yann REVOL

Les lecteurs des Nouvelles d’Arménie et d’Armenews.com pourront bénéficier d’une offre spéciale à 15 euros (au lieu de 39 euros) pour voir la pièce de Bernard-Henri Lévy, Hotel Europe, avec Jacques Weber, qui se joue au théâtre de l’Atelier à Paris. Offre valable pour la représentation du vendredi 10 octobre à 20h30. Réservation sur administration@armenews.com

Ou

Du mardi au samedi 20h30 - dimanche-matinée 15H30

Auteur : Bernard-Henri LÉVY

Mise en scène : Dino MUSTAFIC

Avec : Jacques WEBER

Théâtre de l’Atelier 1, place Charles Dullin 75018 Paris

RÉSERVATIONS : 01 46 06 49 24

À propos de la pièce, voir lien plus bas

posté le 27 septembre 2014 par Jean Eckian/armenews