Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Aliev


DIPLOMATIE
Aliev accuse les Arméniens de « crimes contre l’ensemble du monde musulman »

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a remercié les États islamiques d’avoir soutenu l’Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabagh et a accusé les Arméniens de commettre des « crimes contre l’ensemble du monde musulman ».

“L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a adopté de nombreux documents et résolutions sur le conflit“, a déclaré Aliev hier face à des ambassadeurs des nations musulmanes basés à Bakou. “Ces documents appuient la juste position de l’Azerbaïdjan“.

“Le soutien et la solidarité manifestés par les pays musulmans sont très importants pour nous. Je remercie les membres de l’organisation pour ce soutien “, a-t-il ajouté.

Aliev a rappelé la déclaration commune adoptée par les chefs des Etats membres de l’OCI lors d’un sommet tenu à Istanbul en avril dernier. Il a qualifié l’Arménie d’« agresseur » et a appelé à des mesures plus « coercitives » qui aideraient l’Azerbaïdjan à prendre le contrôle du Karabagh. La déclaration accuse Erevan pour les hostilités de quatre jours au Karabagh qui ont éclaté plus tôt en avril 2016.

Le gouvernement arménien a répondu en accusant le bloc islamique de “déformer complètement l’essence du conflit du Haut-Karabagh“. L’Arménie entretient des relations cordiales avec certains Etats membres de l’OCI, notamment l’Iran.

Alors qu’il rencontrait les émissaires étrangers, Aliev a également allégué que les Arméniens ont détruit les mosquées azerbaïdjanaises dans la ville de Shushi (Shusha) au Karabakgh, Aghdam et d’autres “villes occupées“. “C’est un crime contre l’ensemble du monde musulman“, a-t-il chargé. “Nous voulons que tous les musulmans du monde sachent cela“.

Les dirigeants du Karabagh ont affirmé en 2010 qu’ils avaient dépensé plus de 80 000 $ pour rénover ces édifices religieux ainsi qu’un ancien bâtiment scolaire islamique à Shushi. Ils ont ajouté que les réparations étaient également parrainées par le diocèse de Karabagh de l’Église apostolique arménienne.

Les autorités de Stepanakert ont annoncé en décembre dernier qu’ils avaient contracté une société iranienne pour compléter la reconstruction de la mosquée Yukhari Govhar Agha du 19e siècle de Shushi.

posté le 14 juin 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Ter-Petrosian réaffirme son soutien pour un compromis au Haut-Karabagh

L’ancien président Levon Ter-Petrosian a de nouveau déclaré hier être en faveur d’une solution de compromis au conflit du Haut-Karabagh qui conduirait à des concessions territoriales arméniennes à l’Azerbaïdjan.

Il est d’avis que cette solution recherchée par les États-Unis, la Russie et la France est vitale pour l’Arménie.

S’adressant à une conférence de son parti le Congrès national arménien (HAK) le 17 décembre, Ter-Petrosian avait exprimé son désir d’aider le président Serge Sarkissian à parvenir à un accord de paix correspondant avec Bakou. La paix avec l’Azerbaïdjan est « la principale condition préalable à la sécurité de l’Arménie et du Karabagh, au développement économique et à l’amélioration de la situation démographique », avait-il déclaré.

Le discours a suscité des critiques d’autres groupes d’opposition et du parti républicain (HHK) de Sarkissian. En particulier, les représentants de HHK ont déclaré que les dirigeants azerbaïdjanais ne sont pas prêts à discuter de concessions arméniennes et que le discours de paix renouvelé de Ter-Petrosian n’est donc pas opportun. Les groupes favorables à une position plus dure sur le Karabagh allaient plus loin, accusant le chef du Congrès national de vouloir “trahir“ le Karabagh.

Ter-Petrosian, qui a été le chef de l’Etat de 1991 à 1998, a rejeté la critique comme étant “ridicule“ dans des commentaires postés sur Ilur.am. Il a soutenu que l’administration de Sarkissian elle-même a avoué à plusieurs reprises que les propositions de paix des médiateurs américains, russes et françaises étaient largement acceptables pour l’Arménie.

“Cela signifie que ceux qui considèrent les concessions mutuelles et la remise des territoires comme du défaitisme et une trahison discutent entre eux, plutôt qu’avec nous“, a t-il conclue.

Ter-Petrosian a réaffirmé hier également son soutien aux Principes fondamentaux, en expliquant que “l’Arménie et le Karabagh affaibliraient davantage en cas de retards“ dans l’acceptation de cet accord-cadre.

Ter-Petrosian a également maintenu ses affirmations du 17 décembre selon lesquelles la Russie « détient la clé » de la résolution du conflit et que le président azerbaïdjanais Ilham Aliev est un « homme d’État rationnel capable de faire un pas adéquat vers la paix ».

Artak Zakarian, un député du HHK, a affirmé le 19 décembre que “il n’y a pas de signes de rationalisme dans la politique d’Aliev.“ Il a ajouté qu’Aliev non seulement publiquement s’oppose au droit des Arméniens du Karabagh à l’autodétermination, mais parle d’Erevan et d’autres parties de l’Arménie comme de « terres historiques de l’Azerbaïdjan » qui finiront par revenir sous le contrôle de l’Azerbaïdjan.

posté le 29 décembre 2016 par Claire/armenews


ARMENIE/AZERBAIDJAN
Le processus de paix au Haut-Karabagh dans une impasse ?

Le processus de paix du Haut-Karabagh sera bloqué jusqu’à ce que l’Azerbaïdjan accepte les mesures de confiance visant à empêcher les violations du cessez-le-feu dans la zone de conflit, a déclaré hier un haut responsable arménien.

Les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont entendus sur ces mesures lorsqu’ils se sont réunis à Vienne en mai dernier, peu de temps après les pires affrontements au Karabagh depuis 1994. Il s’agissait d’accepter les enquêtes internationales sur des incidents armés, une idée avancée depuis longtemps par les médiateurs américain, russe et français.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré la semaine dernière que le président azerbaïdjanais Ilham Aliev s’est opposé à la tenue de telles enquêtes lors d’une réunion de suivi avec son homologue arménien Serge Sarkissian, qui s’est tenue à Saint-Pétersbourg en juin.

Aliev et Sarkissian se sont encore engagés à renforcer le régime de cessez-le-feu dans une déclaration conjointe avec le président russe Vladimir Poutine qui a été publiée après cette réunion. Ils ont également laissé entendre qu’il y avait des progrès vers une résolution pacifique du conflit du Karabagh.

Selon des responsables arméniens, le processus de paix n’a pas progressé depuis le sommet de Saint-Pétersbourg en raison du refus de Bakou de se conformer aux accords de confiance.

“Il n’y a toujours pas de progrès dans le processus de négociation“, a déclaré à la presse le ministre adjoint des Affaires étrangères Shavarsh Kocharian. “En outre, à ce stade, il n’est pas possible d’attendre des progrès tant que les accords conclus à Vienne et à Saint-Pétersbourg ne seront pas mis en œuvre“.

“Il n’est pas possible de s’attendre à des progrès dans le processus de négociation tant qu’il y a une menace de guerre renouvelée et pas de confiance entre les parties, tant qu’ils tirent et organisent des provocations sur la ligne de contact“ autour de Karabagh.

Kocharian a également déclaré à cet égard qu’il n’est pas encore sûr que les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais tiennent une réunion en face à face en marge de la conférence ministérielle annuelle de l’OSCE qui se tiendra à Hambourg les 8 et 9 décembre.

Les médiateurs américain, russe et français qui co-dirigent le Groupe de Minsk de l’OSCE n’ont jusqu’à présent programmé que des entretiens séparés dans la ville allemande entre Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov. Ils ont expliqué le 26 octobre qu’ils discuteraient avec Mammadyarov et Nalbandian de la possibilité d’organiser un autre sommet arménien-azerbaïdjanais “à la première occasion“.

Les deux ministres se sont mutuellement accusés lorsqu’ils ont reçu le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni à Erevan et à Bakou au début du mois. Nalbandian a souligné la réticence de Bakou à accepter les garanties contre les violations de la trêve, tandis que Mammadyarov a affirmé que la partie arménienne était désireuse de préserver le statu quo du Karabagh.

posté le 24 novembre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Les ministres des Affaires étrangères arménien et azéri s’accusent mutuellement

Les ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan ont échangé de nouvelles accusations d’obstruction au processus de paix du Haut-Karabagh, et ce avant leur éventuelle rencontre en Allemagne au début du mois prochain.

Les médiateurs américain, russe et français qui co-dirigent le Groupe de Minsk de l’OSCE ont déclaré la semaine dernière qu’ils vont s’entretenir avec les deux hommes en marge de la conférence ministérielle annuelle de l’OSCE qui se tiendra à Hambourg les 8 et 9 décembre. Selon les responsables azerbaïdjanais, les ministres des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov doivent tenir une réunion en face à face.

“Le format de la réunion sur le Haut-Karabagh qui pourrait avoir lieu à Hambourg n’a pas encore été déterminé“, a précisé quant à lui Nalbandian hier.

“Nous allons attendre et voir les développements et les propositions des coprésidents sur la tenue d’une telle réunion. Ce qui est certain, c’est qu’il y aura des réunions séparées avec les trois coprésidents du groupe Minsk“, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni.

Nalbandian a affirmé que l’Azerbaïdjan entrave les progrès dans les pourparlers de paix en faisant des « déclarations maximalistes » sur le Karabagh et en refusant de se souscrire aux mesures de confiance qui ont pourtant été acceptées par les présidents arménien et azerbaïdjanais lors de leurs deux dernières réunions tenues en mai et juin.

Nalbandian a également souligné la tenue d’exercices militaires à grande échelle lancés par l’Azerbaïdjan cette semaine. Il les a dépeints comme une preuve supplémentaire que Bakou souhaite « une nouvelle escalade de la situation » sur les lignes de front du Karabagh.

Mammadyarov a prétendu le contraire après avoir rencontré Gentiloni à Bakou lundi. “Les Arméniens eux-mêmes disent qu’ils ne sont pas préparés à changer le statu quo du Karabagh“, a-t-il déclaré.

“J’aurais aimé faire une déclaration optimiste, mais la partie arménienne continue de faire traîner la résolution du conflit“, a ajouté le ministre azerbaïdjanais.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont accepté de permettre à l’OSCE de déployer davantage d’observateurs dans la zone de conflit et d’enquêter sur des incidents armés lors de leur réunion de mai tenue à Vienne. La réunion présidée par le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéi Lavrov, avait eu lieu plus d’un mois après le déclenchement des combats les plus lourds autour du Karabagh depuis 1994.

posté le 9 novembre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Les médiateurs du Groupe de Minsk appellent à un nouveau sommet arméno-azéri

Les médiateurs internationaux du Groupe de Minsk, qui cherchent une solution au conflit du Haut-Karabagh, ont appelé à un nouveau sommet arméno-azerbaïdjanais, qu’ils jugent “nécessaire“ en vue de l’avancement dans le processus de paix en cours.

Dans un communiqué publié à partir de Paris, après leur visite dans la région entre les 23 et 25 octobre, les coprésidents du Groupe de Minsk (le Russe Igor Popov, l’Américain James Warlick, et le Français Pierre Andrieu) ont annoncé leur intention de rencontrer les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, en marge d’une réunion du Conseil ministériel de l’OSCE en décembre à Hambourg, en Allemagne, pour discuter d’un éventuel sommet entre les présidents arménien Serge Sarkissian et azerbaïdjanais Ilham Aliev, “le plus tôt possible“.

“Un tel dialogue au plus haut niveau est nécessaire pour faire des progrès vers un règlement du conflit“, assure la troïka de médiation, selon le site officiel de l’OSCE.

Les trois médiateurs conjointement avec le représentant personnel du président de l’OSCE en exercice, l’ambassadeur Andrzej Kasprzyk, se sont rendus dans la région “pour discuter de la situation après les violences sans précédent qui ont eu lieu en avril dernier, et clarifier les positions sur le processus de négociation.“

A Bakou, Erevan et Stepanakert, ils ont tenu des réunions avec les présidents et les ministres des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie, le ministre de la Défense nouvellement nommé en Arménie, et les autorités du Haut-Karabagh.

“Au cours des réunions, les parties ont confirmé que la situation sur le terrain reste relativement calme. Les coprésidents ont souligné que le respect du cessez-le-feu constitue une base essentielle pour les négociations en cours“, peut-on lire dans la déclaration.

“Les coprésidents ont également discuté des propositions de travail en cours pour faire avancer les négociations de fond en vue d’une paix durable. Les présidents ont chacun exprimé leur point de vue sur la façon de faire avancer le processus de règlement. Les présidents ont aussi réaffirmé leur accord pour étendre le Bureau du Représentant personnel du président de l’OSCE en exercice, et les détails opérationnels sont encore en discussion.“

Selon la déclaration, les coprésidents ont également rencontré le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) “pour discuter du travail que l’organisation a entrepris sur l’échange de données sur les personnes disparues, une mesure humanitaire que les coprésidents ont pleinement soutenue lors des réunions avec des responsables à tous les niveaux “.

posté le 27 octobre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Aliev condamne des propos de John Kerry

Ilham Aliev a condamné vendredi le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui avait déclaré que le président azerbaïdjanais et son homologue arménien Serge Sarkissian n’étaient pas prêts pour trouver un compromis au conflit du Haut-Karabagh.

Aliev a également affirmé que Bakou est confrontée à une pression internationale pour qu’il se réconcilie avec le territoire indépendant de facto du Karabagh.

Kerry a brièvement mentionné la question du Karabagh quand il a parlé lors d’un forum sur la sécurité internationale à Washington la semaine dernière. “Il y a des conflits gelés dans le monde d’aujourd’hui : celui du Haut-Karabagh, qui oppose l’Azerbaïdjan et l’Arménie, en fait partie car l’on ne peut pas voir de progrès décisifs en ce moment parce que les dirigeants ne sont pas prêts, parce que les tensions sont là“.

Aliev a dénoncé ces remarques de Kerry comme étant pro-arménienne au cours d’une réunion de son cabinet à Bakou. “Accuser l’Azerbaïdjan de ne pas vouloir régler le conflit est malhonnête“, a t-il réagi, selon l’agence de presse APA. Blâmer les deux parties en conflit de l’impasse revient à “montrer le soutien manifeste pour la politique d’occupation de l’Arménie“, a t-il vilipendé.

“Nous n’acceptons pas ces déclarations“, a continué Aliev. “Nous croyons que celles-ci doivent être corrigées au plus haut niveau et le plus rapidement possible. Ou bien, le rôle des Etats-Unis dans la mission de médiation pourrait être remise en question “.

“Cette thèse a été exprimée officiellement. Mais, derrière les portes closes, des conversations ont lieu, et la pression est exercée sur l’Azerbaïdjan pour qu’il accepte l’indépendance du Haut-Karabagh“, s’est-il plaint.

Kerry s’est personnellement impliqué dans les efforts conjoints du Groupe de Minsk pour mettre fin au conflit arméno-azerbaïdjanais suite à la guerre de 4 jours début avril. Lui et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ont médié la réunion à Vienne entre les présidents arménien et azerbaïdjanais le 16 mai.

Le sommet de Vienne visait à désamorcer les tensions sur le front du Karabagh. Sarkissian et Aliev ont eu des entretiens ensuite en Russie le 20 juin.

Kerry a tenu des réunions séparées avec Aliev et Sarkissian en marge d’un sommet de l’OTAN à Varsovie début juillet. Aucun progrès vers un règlement du conflit du Karabagh n’a été signalé depuis.

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov se sont mutuellement accusés pour cette impasse quand ils ont rencontré séparément les coprésidents du Groupe de Minsk à New York le mois dernier.

posté le 10 octobre 2016 par Claire/armenews


HAUT-KARABAGH
Le Groupe de Minsk espère un sommet entre les présidents arménien et azéri

Les Etats-Unis, la Russie et la France sont prêts à accueillir une autre réunion entre les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, ont assuré jeudi soir des diplomates des trois nations qui tentent ensemble de résoudre le conflit du Haut-Karabagh.

Les co-présidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE n’ont pas donné de dates possibles pour un tel sommet.

Ils ont eu des entretiens séparés avec les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

“Au cours des réunions, nous avons prêté une attention particulière à la mise en œuvre des décisions prises lors des sommets récents à Vienne (mai 2016) et Saint-Pétersbourg (Juin 2016)“, ont-ils expliqué dans une déclaration commune. “En particulier, nous avons discuté d’autres mesures qui pourraient créer une atmosphère favorable pour faire avancer les négociations et pour conduire à un règlement.“

“Nous avons également échangé nos points de vues sur les propositions qui pourraient être discutés entre les parties“, peut-on lire dans la déclaration.

Les trois puissances médiatrices ont déclaré après la réunion de Vienne que les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont convenu de mesures concrètes pour renforcer le régime fragile de cessez-le-feu dans la zone de conflit. Celles-ci incluent des enquêtes internationales de violations de la trêve là-bas.

Aliev et Sarkissian ont signalé des progrès après leur réunion de suivi à Saint-Pétersbourg organisé par le président russe Vladimir Poutine. Le président François Hollande a proposé d’organiser une autre rencontre Sarkissian-Aliev peu après.

“ Nos gouvernements sont prêts à accueillir une autre réunion des ministres des Affaires étrangères ou des présidents au moment opportun“, assurent les coprésidents du Groupe de Minsk. “Nous prévoyons de nous rendre dans la région très prochainement.“

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov se sont mutuellement accusés d’obstruction du processus de paix lors de leurs entretiens séparés avec les médiateurs la semaine dernière.

En particulier, Nalbandian a déclaré que Bakou refuse d’honorer les ententes de renforcement de la confiance. Il a répété cette critique lors d’une réunion avec la chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Federica Mogherini, à New York jeudi.

Mogherini a également eu une réunion distincte avec Mammadyarov. Le ministre azerbaïdjanais a parlé de la “politique destructrice et provocatrice“ de l’Arménie.

posté le 26 septembre 2016 par Claire/armenews


DIPLOMACIE
L’indépendance du Karbagh toujours soutenue par les médiateurs

Les médiateurs internationaux continuent de considérer que le statut final du Haut-Karabagh doit être déterminé par sa population, majoritairement arménienne, lors d’un référendum, a insisté mercredi un fonctionnaire arménien.

« Il n’y a pas de document [proposé par les médiateurs] qui nie ou remet en question le droit à l’autodétermination du peuple du Karabagh par un plébiscite, un référendum ou tout autre moyen“, a déclaré Armen Ashotian, un vice-président du Parti républicain d’Arménie (HHK).

Ashotian a ajouté que les Etats-Unis, la Russie et la France ont mis cette auto-détermination au cœur des principes fondamentaux de la résolution du conflit du Karabagh qui ont été sur la table pour la dernière décennie.

Un futur référendum sur le statut du Karabagh a été un élément clé de l’accord de paix proposé. Il aurait lieu après la restauration du contrôle azerbaïdjanais sur presque sept districts à travers le territoire contesté qui étaient entièrement ou partiellement occupés par les forces arméniennes du Karabagh en 1992-1994.

Tatul Hakobian, un journaliste arménien qui a beaucoup écrit sur le conflit, a affirmé que la Russie a modifié seule les principes de base pour les rendre beaucoup plus favorables à l’Azerbaïdjan et tente maintenant d’obtenir des Arméniens qu’ils les acceptent. Citant des sources diplomatiques anonymes, il affirme que l’idée du référendum du Karabagh est “relégué à l’arrière-plan“ dans le “plan russe de paix.“

Le Vice-ministre des affaires étrangères arménien, Shavarsh Kocharian, a insisté ce week-end que Moscou - qui a organisé la dernière réunion entre les présidents arménien et azéri, n’a pas établi un tel plan.

« Les autorités arméniennes actuelles ne feront pas de concessions sur la question du Karabagh qui remettrait en cause l’existence de la République du Haut-Karabagh“, a souligné Ashotian.

Pour sa part, le président azerbaïdjanais llham Aliev a réitéré dimanche que Bakou ne reconnaîtra jamais la sécession du Karabagh de l’Azerbaïdjan. « Le Karabagh n’accédera jamais à l’indépendance,“ a-t-il déclaré.

Malgré les positions diamétralement opposées prises par les parties en conflit, le ministre russe des Affaires Étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré mardi que Bakou et Erevan sont maintenant plus près de trouver un accord de paix que jamais auparavant.

posté le 14 juillet 2016 par Claire/armenews


DIPLOMACIE
L’Arménie et l’Azerbaïdjan plus proches d’une résolution pacifiste d’après la Russie

Après de récentes réunions dntre leurs présidents, l’Arménie et l’Azerbaïdjan sont désormais plus proches de la résolution du conflit du Haut-Karabagh que jamais auparavant, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d’une visite à Bakou.

“Nous avons des raisons de penser que cette fois nous avançons beaucoup plus près de la perspective de succès qu’auparavant, » a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov.

Dans ses remarques médiatisées par le ministère russe des Affaires étrangères, M. Lavrov a qualifié de “très utile“ son entretien avec le président azerbaïdjanais Aliev llham, tenue lundi soir. “Cela nous aidera à aller de l’avant dans l’application de l’accord conclu par les présidents de la Russie, de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, lors de leur réunion à Saint-Pétersbourg le 20 juin,“ a-t-il précisé.

Mammadyarov a fait écho de l’optimisme prudent de Lavrov. Les dirigeants azerbaïdjanais espèrent que “l’intensification du processus de négociation“ offrira une percée.

Dans un communiqué conjoint publié après le sommet de Saint-Pétersbourg, les trois présidents ont annoncé qu’Aliev et son homologue arménien, Serge Sarkissian, on atteint un terrain d’entente sur les « problèmes » non spécifiés qui entravent un accord de paix sur le Karabagh. On ne sait pas s’ils ne visent que des mesures ayant pour but de renforcer le cessez-le autour du Karabagh ou encore un règlement global du conflit.

Lavrov a refusé d’aller dans les détails, en disant qu’Aliev, Sarkissian et le président russe, Vladimir Poutine, ont convenu de ne pas les communiquer pour l’instant, ni tout autre indication des progrès réalisés dans le processus de paix prolongée.

Poutine a téléphoné au président américain, Barack Obama, le 6 juillet pour l’informer des discussions de Saint Pétersbourg. Selon la Maison Blanche, Obama se serait déclaré prêt à “intensifier“ les efforts conjoints de Washington avec la Russie et la France dans la négociation arméno-azerbaïdjanaise d’un accord de paix.

Secrétaire d’Etat américain, John Kerry doit se rendre à Moscou jeudi. Kerry a eu des entretiens séparés avec Aliev et Sarkissian la semaine dernière, en marge d’un sommet de l’OTAN à Varsovie. Les États-Unis, la Russie et la France ont co-présidé le Groupe de Minsk de l’OSCE sur le Karabagh depuis la fin des années 1990. Le président français François Hollande aurait proposé d’accueillir la prochaine réunion Aliev-Sarkissian prévue plus tard cette année.

Vice-ministre des Affaires étrangères arménien, Shavarsh Kocharian a indiqué lundi que Erevan continue de considérer un accord-cadre avancé par les médiateurs américains, russes et français au cours de la dernière décennie, comme base de la résolution du conflit. Il a choisi un élément clé des médiateurs parmi les “principes de base“ : le statut du Karabagh sera déterminé par sa population, majoritairement arménienne, dans un futur référendum.

Dans ce contexte, Kocharian a balayé les appels récents d’Aliev pour une résolution “ par étapes “, qui ne pouvait donner au Karabagh que le statut de région autonome d’Azerbaïdjan.

Aliev et Sarkissian ont plus récemment été proches d’un accord sur les principes de base lors d’une réunion en 2011, tenue à Kazan, en Russie. Les fonctionnaires arméniens et russes ont dit qu’Aliev a sabordé l’accord à la dernière minute en exigeant des concessions supplémentaires du côté arménien.

On ignore encore si la Russie ou les deux autres puissances médiatrices ont apporté des changements majeurs dans le document de Kazan ces derniers mois. Ils ont accéléré leurs efforts de paix après les lourds combats d’avril autour de Karabagh, qui ont presque dégénéré en une guerre tous azimuts arméno-azerbaïdjanaise.

posté le 13 juillet 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200