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Aliev


RUSSIE
Moscou critique Aliev sur les « terres azéries historiques »

La Russie a critiqué le président azerbaïdjanais Ilham Aliev pour avoir de nouveau déclaré publiquement qu’Erevan et d’autres parties de l’Arménie sont des « terres historiques azerbaïdjanaises ».

M. Aliev s’est engagé à « rapatrier les Azerbaïdjanais » à Erevan, dans la province de Siounik, au sud-est de l’Arménie, et dans les environs du lac Sevan, lors d’un congrès préélectoral organisé jeudi par son parti Yeni Azerbaycan. Il s’agit d’un « objectif stratégique » de son régime, a-t-il déclaré.

L’Arménie a condamné cette déclaration : le président Serge Sarkissian disant qu’elle montre que Bakou n’est pas engagé dans une solution de compromis au conflit du Haut-Karabakh.

« Des reportages sur le discours du président azerbaïdjanais Ilham Aliev lors d’un congrès du parti au pouvoir ont certainement été vus à Moscou », a déclaré jeudi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. « Nous sommes bien conscients que les relations de l’Azerbaïdjan avec l’Arménie voisine sont extrêmement tendues. Le commentaire en question n’aidera certainement pas à réduire les tensions. » Le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a rejeté la critique russe vendredi. Un porte-parole du ministère, Hikmet Hajiyev, a déclaré qu’il comptait sur le « partenariat stratégique » de la Russie avec l’Azerbaïdjan.

Les médias azerbaïdjanais ont affirmé qu’Aliev ne revendiquait pas l’Arménie et ne parlait que d’un éventuel « retour des Azerbaïdjanais dans leurs terres historiques ». Dans le passé, le président azéri avait fait à plusieurs reprises des déclarations similaires. En 2014, par exemple, il avait déclaré que Bakou finirait par prendre le contrôle non seulement du Karabakh, mais aussi de certaines parties de l’Etat arménien « fasciste » qui, selon lui, avait été créé sur des « terres historiques azerbaïdjanaises ».

Les médiateurs russes, américains et français ont peut-être évoqué la dernière revendication du dirigeant azerbaïdjanais qui a exhorté les parties au conflit du Karabakh à éviter des « déclarations incendiaires » après avoir conclu leur dernière tournée régionale le 11 février. Aliev et Sarkissian se sont engagés à intensifier le processus de paix au Karabakh lors de leur dernière rencontre à Genève en octobre. Leurs ministres des Affaires étrangères ont eu des entretiens de suivi en décembre et en janvier. M. Aliev cherchera un quatrième mandat dans le cadre d’une élection présidentielle anticipée prévue le 11 avril. Le scrutin aura lieu deux jours après que M. Sarkissian aura achevé son second et dernier mandat présidentiel.

posté le 19 février 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Erevan condamne les revendications d’Aliev à propos des « terres azéries » en Arménie

Le Président Ilham Aliev au 6ème Congrès de son nouveau parti azerbaïdjanais, le 8 février.

L’Arménie a accusé vendredi le président azerbaïdjanais de saper les efforts internationaux pour résoudre le conflit du Nagorno-Karabakh après qu’il ait de nouveau affirmé qu’Erevan et d’autres parties de l’Arménie étaient des « terres historiques azerbaïdjanaises ».

Ilham Aliev s’est engagé à « rapatrier les Azerbaïdjanais » à Erevan, dans la province de Siounik, dans le sud-est de l’Arménie, et dans la zone entourant le lac Sevan, lors d’un congrès préélectoral organisé jeudi par son parti Yeni Azerbayacan. « Nous ne devons pas et n’oublierons pas nos terres historiques », a-t-il déclaré. « Cela doit déterminer notre activité future, et nous travaillons déjà dans cette direction. Nos terres historiques sont le khanat d’Erevan, Zanguezour et Geycha. C’est notre objectif stratégique et nous devons progressivement nous en rapprocher », a-t-il ajouté.

Aliev a fait à plusieurs reprises des déclarations similaires dans le passé. En 2014, par exemple, il avait déclaré que Bakou finirait par prendre le contrôle non seulement du Karabakh, mais aussi de certaines parties de l’Etat arménien « fasciste » qui, selon lui, avait été créé sur des « terres historiques azerbaïdjanaises ».

A Erevan, des personnalités officielles ont immédiatement condamné ses dernières remarques. Edouard Sharmazanov, porte-parole du Parti républicain d’Arménie (HHK), a critiqué jeudi le « sultan azerbaïdjanais », le comparant à Adolf Hitler. « Avant de parler de terres historiques, il faut avoir une histoire d’Etat, et l’Etat azerbaïdjanais n’a même pas 100 ans », a déclaré Sharmazanov aux journalistes. « Le lieu de naissance des Azerbaïdjanais et d’autres peuples turcs est l’Asie centrale, pas l’Arménie », a-t-il ajouté.

Le ministère arménien des Affaires étrangères, pour sa part, a déclaré que la déclaration d’Aliev équivalait à des revendications territoriales en Arménie. Il a également démontré « l’essence raciste du régime au pouvoir à Bakou » selon les termesd’un porte-parole du ministère cité par l’agence de presse russe RBC.

Le président Serge Sarkissian a également mentionné « les dernières déclarations venant de Bakou » lorsqu’il a rencontré vendredi des diplomates américains, russes et français cherchant à négocier une solution pacifique au conflit du Karabakh. Selon son bureau de presse, M. Sarkissian a déclaré qu’ils soulignaient la réticence de Bakou à accepter un règlement avancé par les médiateurs internationaux. Selon le président arménien, Aliev défie également les appels des médiateurs à préparer les sociétés arménienne et azerbaïdjanaise pour la paix.

Un communiqué du bureau a également indiqué que les trois co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE ont informé le chef arménien de leurs entretiens avec Aliev qui se sont tenus mercredi à Bakou.

Aliev et Sarkissian s’étaient engagés à intensifier la recherche prolongée d’un règlement du Karabakh lors de leur dernière réunion tenue à Genève en octobre. Leurs ministres des affaires étrangères ont eu des entretiens de suivi en décembre et en janvier.

Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Elmar Mammadyarov, avait qualifié ces discussions de « positives » Dans un entretien de presse cité par les médias azerbaïdjanais vendredi, Mammadyarov a noté avec satisfaction « l’intensité et la cohérence concrète et logique » de l’étape actuelle du processus de négociation.

Selon le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Aliev et les coprésidents du groupe de Minsk « sont parvenus à un accord sur la poursuite des négociations intensives après les élections présidentielles en Arménie et en Azerbaïdjan ».

Dans un décret annoncé lundi 5 février, Aliev a fait avancer la date de la prochaine élection présidentielle en Azerbaïdjan de plus de six mois, jusqu’au 11 avril sans expliquer les raisons de cette décision inattendue. Ces élections auront lieu deux jours après que Sarkisian aura terminé son second et dernier mandat présidentiel.

posté le 12 février 2018 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Aliev demande aux pays musulmans d’éviter les relations avec l’Arménie

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a exhorté les pays musulmans à éviter les relations étroites avec l’Arménie, alors qu’il assistait hier à un sommet d’urgence de leurs dirigeants en réponse à la décision des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

S’adressant au sommet d’Istanbul organisé par le président turc Recep Tayyip Erdogan, Aliev a de nouveau dénoncé “l’occupation“ arménienne du Haut-Karabagh et ce qu’il a appelé la destruction des monuments islamiques sur “la terre historique de l’Azerbaïdjan“.

Il a décrit comme « hypocrite » le désir de l’Arménie de forger des liens amicaux avec les États islamiques. “Les musulmans du monde doivent savoir qu’une Arménie qui détruit des mosquées ne peut pas être une amie des pays musulmans“, a-t-il déclaré, selon les agences de presse azerbaïdjanaises.

Aliev n’a pas précisé quelles mosquées azerbaïdjanaises ont été détruites pendant ou après la guerre de 1991-1994 au Karabagh.

Les plus grandes mosquées chiites de la région sont situées dans les villes de Shushi (Shusha) et Aghdam, ravagées par la guerre. Alors qu’ils ont besoin de réparations, elles n’ont pas été démolies après que ces villes passent sous contrôle des forces arméniennes du Karabagh. Au moins l’une d’entre elles a même subi des réparations.

La direction du Karabagh a annoncé la fin de l’année dernière qu’elle avait engagé une société iranienne anonyme pour achever la reconstruction de la mosquée Yukhari Govhar Agha de Shushi datant du 19e siècle.

Dans son discours, Aliev a également remercié les pays composant l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) pour soutenir la position de l’Azerbaïdjan sur le conflit du Karabagh. Trois d’entre eux - la Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan - refusent d’établir des relations diplomatiques avec l’Arménie par solidarité avec l’Azerbaïdjan.

Une déclaration conjointe adoptée par les dirigeants des États membres de l’OCI lors d’un sommet de 2016 a qualifié l’Arménie d’« agresseur » et a appelé à davantage de mesures « coercitives » qui aideraient l’Azerbaïdjan à reprendre le contrôle du Karabagh. Le gouvernement arménien a répondu en accusant le bloc musulman de “déformer complètement l’essence du conflit du Haut-Karabagh“.

L’Arménie, en majorité chrétienne, entretient des relations cordiales avec certains Etats membres de l’OCI, notamment l’Iran voisin. Ce dernier entretient des relations difficiles avec l’Azerbaïdjan.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews

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MOSCOU
Rencontre entre Serge Sarkissian et Vladimir Poutine

Le président arménien Serge Sarkissian a rencontré hier son homologue russe Vladimir Poutine au Kremlin dans le cadre de sa visite de travail à Moscou.

Selon un rapport publié par le Kremlin, les deux dirigeants ont discuté de “l’interaction des deux pays dans les sphères politiques et économiques, dans le domaine de la sécurité et de la coopération humanitaire“.

Poutine aurait également remercié le président arménien pour ses efforts en vue de l’organisation à Moscou d’une exposition consacrée à l’ouverture des Journées de la culture arménienne en Russie.

“L’avancement de la coopération russo-arménienne est évident“, a s’est réjoui le président Sarkissian. “Les contacts étroits entre nos deux peuples, les liens culturels, éducatifs, scientifiques sont particulièrement importants pour nous.“

Plus tard dans la journée, les dirigeants arménien et russe se sont rendus dans la galerie Tretyakov où sont actuellement exposées des œuvres du peintre arménien Martiros Sarian.

Selon les informations publiées par le bureau de presse du président arménien, au cours de la réunion, les deux parties ont également abordé le processus de règlement du Haut-Karabagh.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov, devraient discuter de la question du Karabagh aujourd’hui lors d’une réunion qui se tiendra à Moscou, par l’intermédiaire du Groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Lors d’une conférence de presse à Bakou, Mammadyarov a déclaré que l’Azerbaïdjan ne voulait pas qu’il “y ait des négociations juste pour dire qu’il y a eu des négociations“. “Nous demandons des résultats concrets“, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, devrait effectuer des visites en Arménie et en Azerbaïdjan en début de semaine prochaine.

L’agence de presse russe TASS a rapporté mardi que M. Lavrov avait déclaré que ses voyages à Erevan et à Bakou seraient liés au 25ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques russo-arméniennes et russo-azerbaïdjanaises.

Pourtant, le haut diplomate russe a affirmé que les questions internationales seront également discutées au cours des réunions. “Nous allons essayer de comprendre à quel stade nos efforts sur le règlement du Haut-Karabagh sont, et ce après la réunion des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à Genève“, a expliqué M. Lavrov.

Le président arménien Sarkissian et son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Haut-Karabagh lorsqu’ils se sont rencontrés dans la ville suisse le 16 octobre.

posté le 16 novembre 2017 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Bakou et Erevan se préparent pour de nouveaux pourparlers

Un haut responsable d’Erevan a déclaré vendredi que les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan envisageaient de tenir de nouveaux pourparlers sur le conflit du Haut-Karabagh afin de renforcer les accords conclus par leur président le mois dernier.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont promis d’intensifier le processus de paix et de renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit lors de leur rencontre à Genève le 16 octobre. Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé la tenue de “séances de travail de suivi“ avec le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov.

Mammadyarov a déclaré en début de semaine dernière qu’il pourrait rencontrer Nalbandian à Moscou le 16 novembre. Le ministre azerbaïdjanais devrait rencontrer les médiateurs ce jour-là. Nalbandian accompagnera Sarkissian lors d’un voyage dans la capitale russe.

Le vice-ministre des Affaires étrangères arménien, Shavarsh Kocharian, a confirmé qu’une réunion des deux ministres des Affaires étrangères était “prévue“. “Elle sera annoncée dès qu’il y aura un accord sur sa tenue, a t-il précisé aux journalistes.

Interrogé sur la date et le lieu des pourparlers, Kotcharian a rétorqué : “Je ne peux pas le dire tant qu’il n’y aura pas d’accord concret.“

Rencontrant de jeunes membres et partisans de son parti républicain (HHK) la semaine dernière, M. Sarkissian a déclaré qu’une résolution pacifique du conflit du Karabagh ne pouvait être que “douloureuse“ pour les deux parties en conflit.

Commentant cette remarque, Kotcharian a souligné que le président arménien faisait référence à un règlement du Karabagh fondé sur des concessions mutuelles. “Si l’Azerbaïdjan revient à la raison et s’il existe vraiment une solution de compromis, il est normal que cela soit douloureux pour les deux parties“, a-t-il déclaré. “Il n’y a aucun signe de cela aujourd’hui, cependant.“

S’exprimant juste après le sommet de Genève, Sarkissian a de nouveau exclu tout accord de paix qui conduirait au contrôle azerbaïdjanais sur le Karabagh. Cette affirmation a irrité les autorités azerbaïdjanaises. Ils ont accusé le président arménien d’avoir violé les accords conclus avec Aliev.

Sarkissian a ignoré cela. “Je n’ai même pas dit un mot de notre conversation [avec Aliev] à qui que ce soit“, a-t-il commenté le 26 octobre.

posté le 6 novembre 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Rencontre entre Serge Sarkissian et Ilham Aliev aujourd’hui

Les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan se rencontreront aujourd’hui à Genève pour de nouvelles négociations sur le conflit du Haut-Karabagh.

Les annonces officielles de la date de cette rencontre par le bureau du président Serge Sarkissian et du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères sont arrivées une semaine après le dernier voyage des médiateurs américain, russe et français dans la région.

Dans une déclaration du 7 octobre, les trois coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE annonçait que Sarkissian et Aliev “ont confirmé leur volonté de reprendre les négociations en vue de parvenir à un règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh“.

Les deux présidents se sont rencontrés en mai et en juin 2016, peu de temps après la Guerre des Quatre jours. Ils ont accepté de permettre à l’OSCE de déployer plus d’observateurs sur le terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations de la trêve qui s’y produisent. Ils ont également fait allusion aux progrès vers un règlement pacifique.

Le processus de paix a cependant encore été bloqué dans les mois qui ont suivi. Le gouvernement azerbaïdjanais a depuis hésité à mettre en œuvre les garanties convenues contre la reprise des combats, affirmant qu’ils allaient cimenter le statu quo.

Le vice-ministre arménien des Affaires étrangères, Shavarsh Kotcharian, a exprimé son pessimisme quant aux perspectives d’un règlement du conflit du Karabagh lorsqu’il a parlé à des journalistes à Erevan jeudi. Il a affirmé que des progrès décisifs vers un accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan seraient “impossibles“ tant que Bakou refusera de renforcer le régime du cessez-le-feu.

posté le 16 octobre 2017 par Claire/armenews

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NEW YORK
Aliev parle de l’Arménie comme d’une « dictature corrompue » devant l’ONU

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de nouveau critiqué vivement la communauté internationale hier car elle n’aide pas selon lui l’Azerbaïdjan à reprendre le contrôle du Haut-Karabagh.

Dans un discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, il a également attaqué l’Arménie, qui est selon lui une “dictature corrompue“ et “fasciste“, et parlant de son homologue arménien Serge Sarkissian comme d’un “criminel de guerre“.

Aliev a répété les allégations régulières de Bakou selon lesquelles l’Arménie ignore les résolutions liées au Karabagh adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU en 1993-1994 et essaie de maintenir le statu quo.

“La question est de savoir comment cet Etat corrompu, régi par un régime despotique et médiéval, peut influer sur le droit international depuis tant d’années et ignorer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et les déclarations des principaux pays du monde“, a t-il déclaré.

Il a ajouté : “Il n’y a pas de pression internationale sur l’agresseur, pas de sanctions internationales imposées à la dictature arménienne. Cette politique doit être arrêtée. “

“La communauté internationale doit arrêter le fascisme arménien et la terreur“, a t-il quémandé.

Aliev, qui doit faire face de plus en plus aux accusations internationales de corruption et de critiques pour avoir réprimé sévèrement la dissidence, n’a pas nommé de puissances mondiales présumées sous la coupe d’Erevan. Il a réaffirmé plutôt que « l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan doit être complètement restaurée » à la suite d’un règlement du Karabagh.

Sarkissian a exclu une telle option lorsqu’il s’était adressé la veille à l’assemblée de l’ONU. Il a été fidèle à la ligne arménienne officielle qui assure que le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh devait être au cœur de tout accord de paix.

Sarkissian a précisé que le Karabagh ne peut pas être replacé sous le joug de l’Azerbaïdjan, notamment parce que le régime d’Aliev est un « symbole d’un retour en arrière à l’époque médiévale ». « L’Azerbaïdjan n’a aucun fondement juridique et moral pour revendiquer l’Artsakh », a t-il poursuivi. “L’Artsakh n’a jamais fait partie d’un Azerbaïdjan indépendante“.

“Quelle que soit la variante de règlement à laquelle nous aboutirons, la République d’Artsakh ne peut pas avoir un statut inférieur et avoir moins de liberté que maintenant“, a maintenu le leader arménien.

Les propositions de paix faites conjointement par les États-Unis, la Russie et la France au cours de la dernière décennie appellent à une résolution par étapes du différend arméno-azerbaïdjanais. Il commencerait par une libération progressive de l’ensemble pratiquement des sept districts autour du Karabagh occupés par les forces arméniennes en 1992-1994. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh serait en mesure de déterminer le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un référendum.

Aliev et Sarkissian ont échangé des attaques verbales avant une éventuelle rencontre à New York de leur ministre des Affaires étrangères. Les coprésidents américain, russe et français du groupe Minsk de l’OSCE espèrent que la réunion préparera le terrain pour un sommet arméno-azerbaïdjanais plus tard cette année.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews


GÉOPOLITIQUE
Les derniers combats au Karabagh inquiètent les médiateurs

Une équipe de négociateurs américains, russe et français a demandé mercredi aux parties au conflit du Haut-Karabagh d’observer le cessez-le-feu à la suite d’escarmouches qui auraient provoqué la mort de deux civils azéris.

« Les coprésidents du groupe de Minsk demandent d’urgence aux parties de cesser leurs actions militaires », ont déclaré les médiateurs dans un communiqué conjoint. « La violence ne génère que de la violence et n’aboutit à rien ».

« La seule manière responsable et humaine de résoudre ce conflit de longue date est le retour de bonne foi des parties à la table des négociations », a-t-il ajouté.

Le ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan a déclaré qu’une femme de 50 ans et sa petite-fille de 2 ans ont été tuées mardi soir par des bombardements arméniens sur leur village d’Alkhanli, juste au sud-est du Karabagh. Un autre résident local, également une femme, a été grièvement blessé, a déclaré le ministère, ajoutant que le camp azéri avait riposté contre les forces arméniennes près de « la ligne de contact ».

L’Armée de Défense soutenue par les arméniens du Karabagh a présenté une version différente des événements, affirmant que les forces azéris avaient tiré cinq roquettes vers l’un de ses points de commandement, à partir d’un poste d’artillerie situé à Alkhanli. L’armée a déclaré que ses troupes de première ligne ont ciblé ce poste en représailles.

Dans une déclaration distincte, l’Armée de Défense a accusé l’armée azéri d’utiliser les habitants d’Alkhanli comme « boucliers humains ». Elle a également publié une courte vidéo qui montrerait deux roquettes azéries atterrissant près des tranchées arméniennes du Karabagh, surplombant le village azéri. Il a déclaré que c’était la première fois que les Azéris utilisaient des systèmes de roquet à lance multiple TR-107 depuis les hostilités d’avril 2016 dans la région du Karabagh.

« Si l’ennemi a vraiment subi des pertes chez les civils, nous le regrettons », a déclaré le commandant de l’armée du Karabagh, le Lieutenant-Général Levon Mnatsakanian. « Cependant, je tiens à préciser que les forces armées d’Artsakh (Karabagh) ... continueront à exercer pleinement leur droit de se défendre et, le cas échéant, à répondre aux actions offensives de l’ennemi de manière ciblée et disproportionnée ».

Mercredi, le ministère des Affaires Étrangères azéri a cependant affirmé que les Arméniens visaient délibérément les civils azéris vivant près des lignes de front du Karabagh. Il a déclaré que les décès des deux villageois « ont confirmé la nature terroriste » de l’Arménie. Le ministère a également déclaré que les médiateurs américains, français et russes doivent maintenant exiger « le retrait immédiat des forces armées arméniennes des territoires occupés de l’Azerbaïdjan et un changement du statu quo ».

Le ministre des Affaires Étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a discuté de l’incident lors de conversations téléphoniques avec les coprésidents du groupe de Minsk. Le bureau de presse de Nalbandian a déclaré qu’il les a informés sur « la situation suite à la provocation azérie ».

Le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères arménien, Tigran Balayan, a déclaré que, pour éviter d’autres effusions de sang, Bakou devrait se conformer aux accords de confiance conclus par les présidents arménien et azéri l’année dernière.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont expressément accepté d’autoriser l’OSCE à déployer plus d’observateurs de terrain dans la zone de conflit et à enquêter sur les violations de la trêve qui se produisent là-bas. Le pouvoir azéri a depuis été réticent à mettre en œuvre ces garanties, en affirmant qu’elles allaient cimenter le statu quo en l’absence de progrès dans les pourparlers de paix arméniens-azéris.

Cette d’escarmouche a eu lieu juste avant une réunion des ministres des Affaires Étrangères arménien et azéri, attendue avant la fin du mois. Les coprésidents du groupe de Minsk espèrent que les deux ministres aideront à préparer un nouveau sommet arménien-azéri. La troïka médiatrice a déclaré après avoir visité Bakou, Erevan et Stepanakert le mois dernier que Aliev et Sarkissian « ont exprimé leur intention de reprendre le dialogue politique dans le but de trouver une solution de compromis sur les point les plus controversés de l’accord de paix ».

Le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères Azéri, Hikmet Hajiyev, a déclaré plus tard dans la journée que Bakou ne prévoit pas d’annuler la réunion ministérielle qui pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine. « Nous voulons des négociations substantielles », a-t-il ajouté.

posté le 6 juillet 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Possibilité d’une nouvelle rencontre entre les ministres des affaires étrangères arménien et azéri

Le ministre des affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a déclaré vendredi qu’il pourrait rencontrer son homologue azéri, Elmar Mammadyarov, dans les prochaines semaines pour aborder des questions non résolues concernant le conflit du Haut-Karabagh.

« Une réunion des ministres des affaires étrangères pourrait avoir lieu prochainement », a-t-il précisé aux journalistes. « Peut-être en juillet ».

Les coprésidents américains, russes et français du groupe de Minsk de l’OSCE ont annoncé le 19 juin qu’ils ont l’intention de bientôt rencontrer Nalbandian et Mammadyarov pour discuter des « modalités des travaux à venir ». Ils ont souvent été présents aux entretiens entre les deux ministres.

Les trois médiateurs ont publié cette déclaration à la fin de leur dernière visite à Bakou, Erevan et Stepanakert. Ils ont annoncé que les présidents arménien et azéri avaient « exprimé leurs intentions de reprendre le dialogue politique afin de trouver une solution de compromis sur les points les plus controversés de l’accord ».

Il n’est pas certain que les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev soient prêts à se rencontrer dans un avenir proche. Les médiateurs ont insisté pour qu’une telle rencontre ait lieu dans l’espoir de relancer le processus de paix au Karabagh.

En mars, le coprésident américain du groupe de Minsk, Richard Hoagland, a exprimé l’espoir que Nalbandian et Mammadyarov « prépareront le terrain » pour un sommet arménien-azéri. Les diplomates arméniens et azéris n’ont signalé aucun accord dans ce sens après leur dernière rencontre à Moscou en avril.

Lors de son entrevue avec les législateurs arméniens, Nalbandian a réitéré que tout accord de paix entre Bakou et Erevan devrait être approuvé par les dirigeants du Karabagh. Il a déclaré que les propositions de paix officielles des médiateurs précisent clairement que « les représentants du Haut-Karabagh doivent participer à la rédaction finale de l’accord de paix ». « Aucun accord ne peut être signé sans cela », a-t-il ajouté.

posté le 3 juillet 2017 par Claire/armenews

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