Nouvelles d'Arménie
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Aliev


NEW YORK
Aliev parle de l’Arménie comme d’une « dictature corrompue » devant l’ONU

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de nouveau critiqué vivement la communauté internationale hier car elle n’aide pas selon lui l’Azerbaïdjan à reprendre le contrôle du Haut-Karabagh.

Dans un discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, il a également attaqué l’Arménie, qui est selon lui une “dictature corrompue“ et “fasciste“, et parlant de son homologue arménien Serge Sarkissian comme d’un “criminel de guerre“.

Aliev a répété les allégations régulières de Bakou selon lesquelles l’Arménie ignore les résolutions liées au Karabagh adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU en 1993-1994 et essaie de maintenir le statu quo.

“La question est de savoir comment cet Etat corrompu, régi par un régime despotique et médiéval, peut influer sur le droit international depuis tant d’années et ignorer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et les déclarations des principaux pays du monde“, a t-il déclaré.

Il a ajouté : “Il n’y a pas de pression internationale sur l’agresseur, pas de sanctions internationales imposées à la dictature arménienne. Cette politique doit être arrêtée. “

“La communauté internationale doit arrêter le fascisme arménien et la terreur“, a t-il quémandé.

Aliev, qui doit faire face de plus en plus aux accusations internationales de corruption et de critiques pour avoir réprimé sévèrement la dissidence, n’a pas nommé de puissances mondiales présumées sous la coupe d’Erevan. Il a réaffirmé plutôt que « l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan doit être complètement restaurée » à la suite d’un règlement du Karabagh.

Sarkissian a exclu une telle option lorsqu’il s’était adressé la veille à l’assemblée de l’ONU. Il a été fidèle à la ligne arménienne officielle qui assure que le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh devait être au cœur de tout accord de paix.

Sarkissian a précisé que le Karabagh ne peut pas être replacé sous le joug de l’Azerbaïdjan, notamment parce que le régime d’Aliev est un « symbole d’un retour en arrière à l’époque médiévale ». « L’Azerbaïdjan n’a aucun fondement juridique et moral pour revendiquer l’Artsakh », a t-il poursuivi. “L’Artsakh n’a jamais fait partie d’un Azerbaïdjan indépendante“.

“Quelle que soit la variante de règlement à laquelle nous aboutirons, la République d’Artsakh ne peut pas avoir un statut inférieur et avoir moins de liberté que maintenant“, a maintenu le leader arménien.

Les propositions de paix faites conjointement par les États-Unis, la Russie et la France au cours de la dernière décennie appellent à une résolution par étapes du différend arméno-azerbaïdjanais. Il commencerait par une libération progressive de l’ensemble pratiquement des sept districts autour du Karabagh occupés par les forces arméniennes en 1992-1994. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh serait en mesure de déterminer le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un référendum.

Aliev et Sarkissian ont échangé des attaques verbales avant une éventuelle rencontre à New York de leur ministre des Affaires étrangères. Les coprésidents américain, russe et français du groupe Minsk de l’OSCE espèrent que la réunion préparera le terrain pour un sommet arméno-azerbaïdjanais plus tard cette année.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews


GÉOPOLITIQUE
Les derniers combats au Karabagh inquiètent les médiateurs

Une équipe de négociateurs américains, russe et français a demandé mercredi aux parties au conflit du Haut-Karabagh d’observer le cessez-le-feu à la suite d’escarmouches qui auraient provoqué la mort de deux civils azéris.

« Les coprésidents du groupe de Minsk demandent d’urgence aux parties de cesser leurs actions militaires », ont déclaré les médiateurs dans un communiqué conjoint. « La violence ne génère que de la violence et n’aboutit à rien ».

« La seule manière responsable et humaine de résoudre ce conflit de longue date est le retour de bonne foi des parties à la table des négociations », a-t-il ajouté.

Le ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan a déclaré qu’une femme de 50 ans et sa petite-fille de 2 ans ont été tuées mardi soir par des bombardements arméniens sur leur village d’Alkhanli, juste au sud-est du Karabagh. Un autre résident local, également une femme, a été grièvement blessé, a déclaré le ministère, ajoutant que le camp azéri avait riposté contre les forces arméniennes près de « la ligne de contact ».

L’Armée de Défense soutenue par les arméniens du Karabagh a présenté une version différente des événements, affirmant que les forces azéris avaient tiré cinq roquettes vers l’un de ses points de commandement, à partir d’un poste d’artillerie situé à Alkhanli. L’armée a déclaré que ses troupes de première ligne ont ciblé ce poste en représailles.

Dans une déclaration distincte, l’Armée de Défense a accusé l’armée azéri d’utiliser les habitants d’Alkhanli comme « boucliers humains ». Elle a également publié une courte vidéo qui montrerait deux roquettes azéries atterrissant près des tranchées arméniennes du Karabagh, surplombant le village azéri. Il a déclaré que c’était la première fois que les Azéris utilisaient des systèmes de roquet à lance multiple TR-107 depuis les hostilités d’avril 2016 dans la région du Karabagh.

« Si l’ennemi a vraiment subi des pertes chez les civils, nous le regrettons », a déclaré le commandant de l’armée du Karabagh, le Lieutenant-Général Levon Mnatsakanian. « Cependant, je tiens à préciser que les forces armées d’Artsakh (Karabagh) ... continueront à exercer pleinement leur droit de se défendre et, le cas échéant, à répondre aux actions offensives de l’ennemi de manière ciblée et disproportionnée ».

Mercredi, le ministère des Affaires Étrangères azéri a cependant affirmé que les Arméniens visaient délibérément les civils azéris vivant près des lignes de front du Karabagh. Il a déclaré que les décès des deux villageois « ont confirmé la nature terroriste » de l’Arménie. Le ministère a également déclaré que les médiateurs américains, français et russes doivent maintenant exiger « le retrait immédiat des forces armées arméniennes des territoires occupés de l’Azerbaïdjan et un changement du statu quo ».

Le ministre des Affaires Étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a discuté de l’incident lors de conversations téléphoniques avec les coprésidents du groupe de Minsk. Le bureau de presse de Nalbandian a déclaré qu’il les a informés sur « la situation suite à la provocation azérie ».

Le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères arménien, Tigran Balayan, a déclaré que, pour éviter d’autres effusions de sang, Bakou devrait se conformer aux accords de confiance conclus par les présidents arménien et azéri l’année dernière.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont expressément accepté d’autoriser l’OSCE à déployer plus d’observateurs de terrain dans la zone de conflit et à enquêter sur les violations de la trêve qui se produisent là-bas. Le pouvoir azéri a depuis été réticent à mettre en œuvre ces garanties, en affirmant qu’elles allaient cimenter le statu quo en l’absence de progrès dans les pourparlers de paix arméniens-azéris.

Cette d’escarmouche a eu lieu juste avant une réunion des ministres des Affaires Étrangères arménien et azéri, attendue avant la fin du mois. Les coprésidents du groupe de Minsk espèrent que les deux ministres aideront à préparer un nouveau sommet arménien-azéri. La troïka médiatrice a déclaré après avoir visité Bakou, Erevan et Stepanakert le mois dernier que Aliev et Sarkissian « ont exprimé leur intention de reprendre le dialogue politique dans le but de trouver une solution de compromis sur les point les plus controversés de l’accord de paix ».

Le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères Azéri, Hikmet Hajiyev, a déclaré plus tard dans la journée que Bakou ne prévoit pas d’annuler la réunion ministérielle qui pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine. « Nous voulons des négociations substantielles », a-t-il ajouté.

posté le 6 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Possibilité d’une nouvelle rencontre entre les ministres des affaires étrangères arménien et azéri

Le ministre des affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a déclaré vendredi qu’il pourrait rencontrer son homologue azéri, Elmar Mammadyarov, dans les prochaines semaines pour aborder des questions non résolues concernant le conflit du Haut-Karabagh.

« Une réunion des ministres des affaires étrangères pourrait avoir lieu prochainement », a-t-il précisé aux journalistes. « Peut-être en juillet ».

Les coprésidents américains, russes et français du groupe de Minsk de l’OSCE ont annoncé le 19 juin qu’ils ont l’intention de bientôt rencontrer Nalbandian et Mammadyarov pour discuter des « modalités des travaux à venir ». Ils ont souvent été présents aux entretiens entre les deux ministres.

Les trois médiateurs ont publié cette déclaration à la fin de leur dernière visite à Bakou, Erevan et Stepanakert. Ils ont annoncé que les présidents arménien et azéri avaient « exprimé leurs intentions de reprendre le dialogue politique afin de trouver une solution de compromis sur les points les plus controversés de l’accord ».

Il n’est pas certain que les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev soient prêts à se rencontrer dans un avenir proche. Les médiateurs ont insisté pour qu’une telle rencontre ait lieu dans l’espoir de relancer le processus de paix au Karabagh.

En mars, le coprésident américain du groupe de Minsk, Richard Hoagland, a exprimé l’espoir que Nalbandian et Mammadyarov « prépareront le terrain » pour un sommet arménien-azéri. Les diplomates arméniens et azéris n’ont signalé aucun accord dans ce sens après leur dernière rencontre à Moscou en avril.

Lors de son entrevue avec les législateurs arméniens, Nalbandian a réitéré que tout accord de paix entre Bakou et Erevan devrait être approuvé par les dirigeants du Karabagh. Il a déclaré que les propositions de paix officielles des médiateurs précisent clairement que « les représentants du Haut-Karabagh doivent participer à la rédaction finale de l’accord de paix ». « Aucun accord ne peut être signé sans cela », a-t-il ajouté.

posté le 3 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Aliev accuse les Arméniens de « crimes contre l’ensemble du monde musulman »

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a remercié les États islamiques d’avoir soutenu l’Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabagh et a accusé les Arméniens de commettre des « crimes contre l’ensemble du monde musulman ».

“L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a adopté de nombreux documents et résolutions sur le conflit“, a déclaré Aliev hier face à des ambassadeurs des nations musulmanes basés à Bakou. “Ces documents appuient la juste position de l’Azerbaïdjan“.

“Le soutien et la solidarité manifestés par les pays musulmans sont très importants pour nous. Je remercie les membres de l’organisation pour ce soutien “, a-t-il ajouté.

Aliev a rappelé la déclaration commune adoptée par les chefs des Etats membres de l’OCI lors d’un sommet tenu à Istanbul en avril dernier. Il a qualifié l’Arménie d’« agresseur » et a appelé à des mesures plus « coercitives » qui aideraient l’Azerbaïdjan à prendre le contrôle du Karabagh. La déclaration accuse Erevan pour les hostilités de quatre jours au Karabagh qui ont éclaté plus tôt en avril 2016.

Le gouvernement arménien a répondu en accusant le bloc islamique de “déformer complètement l’essence du conflit du Haut-Karabagh“. L’Arménie entretient des relations cordiales avec certains Etats membres de l’OCI, notamment l’Iran.

Alors qu’il rencontrait les émissaires étrangers, Aliev a également allégué que les Arméniens ont détruit les mosquées azerbaïdjanaises dans la ville de Shushi (Shusha) au Karabakgh, Aghdam et d’autres “villes occupées“. “C’est un crime contre l’ensemble du monde musulman“, a-t-il chargé. “Nous voulons que tous les musulmans du monde sachent cela“.

Les dirigeants du Karabagh ont affirmé en 2010 qu’ils avaient dépensé plus de 80 000 $ pour rénover ces édifices religieux ainsi qu’un ancien bâtiment scolaire islamique à Shushi. Ils ont ajouté que les réparations étaient également parrainées par le diocèse de Karabagh de l’Église apostolique arménienne.

Les autorités de Stepanakert ont annoncé en décembre dernier qu’ils avaient contracté une société iranienne pour compléter la reconstruction de la mosquée Yukhari Govhar Agha du 19e siècle de Shushi.

posté le 14 juin 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Ter-Petrosian réaffirme son soutien pour un compromis au Haut-Karabagh

L’ancien président Levon Ter-Petrosian a de nouveau déclaré hier être en faveur d’une solution de compromis au conflit du Haut-Karabagh qui conduirait à des concessions territoriales arméniennes à l’Azerbaïdjan.

Il est d’avis que cette solution recherchée par les États-Unis, la Russie et la France est vitale pour l’Arménie.

S’adressant à une conférence de son parti le Congrès national arménien (HAK) le 17 décembre, Ter-Petrosian avait exprimé son désir d’aider le président Serge Sarkissian à parvenir à un accord de paix correspondant avec Bakou. La paix avec l’Azerbaïdjan est « la principale condition préalable à la sécurité de l’Arménie et du Karabagh, au développement économique et à l’amélioration de la situation démographique », avait-il déclaré.

Le discours a suscité des critiques d’autres groupes d’opposition et du parti républicain (HHK) de Sarkissian. En particulier, les représentants de HHK ont déclaré que les dirigeants azerbaïdjanais ne sont pas prêts à discuter de concessions arméniennes et que le discours de paix renouvelé de Ter-Petrosian n’est donc pas opportun. Les groupes favorables à une position plus dure sur le Karabagh allaient plus loin, accusant le chef du Congrès national de vouloir “trahir“ le Karabagh.

Ter-Petrosian, qui a été le chef de l’Etat de 1991 à 1998, a rejeté la critique comme étant “ridicule“ dans des commentaires postés sur Ilur.am. Il a soutenu que l’administration de Sarkissian elle-même a avoué à plusieurs reprises que les propositions de paix des médiateurs américains, russes et françaises étaient largement acceptables pour l’Arménie.

“Cela signifie que ceux qui considèrent les concessions mutuelles et la remise des territoires comme du défaitisme et une trahison discutent entre eux, plutôt qu’avec nous“, a t-il conclue.

Ter-Petrosian a réaffirmé hier également son soutien aux Principes fondamentaux, en expliquant que “l’Arménie et le Karabagh affaibliraient davantage en cas de retards“ dans l’acceptation de cet accord-cadre.

Ter-Petrosian a également maintenu ses affirmations du 17 décembre selon lesquelles la Russie « détient la clé » de la résolution du conflit et que le président azerbaïdjanais Ilham Aliev est un « homme d’État rationnel capable de faire un pas adéquat vers la paix ».

Artak Zakarian, un député du HHK, a affirmé le 19 décembre que “il n’y a pas de signes de rationalisme dans la politique d’Aliev.“ Il a ajouté qu’Aliev non seulement publiquement s’oppose au droit des Arméniens du Karabagh à l’autodétermination, mais parle d’Erevan et d’autres parties de l’Arménie comme de « terres historiques de l’Azerbaïdjan » qui finiront par revenir sous le contrôle de l’Azerbaïdjan.

posté le 29 décembre 2016 par Claire/armenews


ARMENIE/AZERBAIDJAN
Le processus de paix au Haut-Karabagh dans une impasse ?

Le processus de paix du Haut-Karabagh sera bloqué jusqu’à ce que l’Azerbaïdjan accepte les mesures de confiance visant à empêcher les violations du cessez-le-feu dans la zone de conflit, a déclaré hier un haut responsable arménien.

Les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont entendus sur ces mesures lorsqu’ils se sont réunis à Vienne en mai dernier, peu de temps après les pires affrontements au Karabagh depuis 1994. Il s’agissait d’accepter les enquêtes internationales sur des incidents armés, une idée avancée depuis longtemps par les médiateurs américain, russe et français.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré la semaine dernière que le président azerbaïdjanais Ilham Aliev s’est opposé à la tenue de telles enquêtes lors d’une réunion de suivi avec son homologue arménien Serge Sarkissian, qui s’est tenue à Saint-Pétersbourg en juin.

Aliev et Sarkissian se sont encore engagés à renforcer le régime de cessez-le-feu dans une déclaration conjointe avec le président russe Vladimir Poutine qui a été publiée après cette réunion. Ils ont également laissé entendre qu’il y avait des progrès vers une résolution pacifique du conflit du Karabagh.

Selon des responsables arméniens, le processus de paix n’a pas progressé depuis le sommet de Saint-Pétersbourg en raison du refus de Bakou de se conformer aux accords de confiance.

“Il n’y a toujours pas de progrès dans le processus de négociation“, a déclaré à la presse le ministre adjoint des Affaires étrangères Shavarsh Kocharian. “En outre, à ce stade, il n’est pas possible d’attendre des progrès tant que les accords conclus à Vienne et à Saint-Pétersbourg ne seront pas mis en œuvre“.

“Il n’est pas possible de s’attendre à des progrès dans le processus de négociation tant qu’il y a une menace de guerre renouvelée et pas de confiance entre les parties, tant qu’ils tirent et organisent des provocations sur la ligne de contact“ autour de Karabagh.

Kocharian a également déclaré à cet égard qu’il n’est pas encore sûr que les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais tiennent une réunion en face à face en marge de la conférence ministérielle annuelle de l’OSCE qui se tiendra à Hambourg les 8 et 9 décembre.

Les médiateurs américain, russe et français qui co-dirigent le Groupe de Minsk de l’OSCE n’ont jusqu’à présent programmé que des entretiens séparés dans la ville allemande entre Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov. Ils ont expliqué le 26 octobre qu’ils discuteraient avec Mammadyarov et Nalbandian de la possibilité d’organiser un autre sommet arménien-azerbaïdjanais “à la première occasion“.

Les deux ministres se sont mutuellement accusés lorsqu’ils ont reçu le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni à Erevan et à Bakou au début du mois. Nalbandian a souligné la réticence de Bakou à accepter les garanties contre les violations de la trêve, tandis que Mammadyarov a affirmé que la partie arménienne était désireuse de préserver le statu quo du Karabagh.

posté le 24 novembre 2016 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Les ministres des Affaires étrangères arménien et azéri s’accusent mutuellement

Les ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan ont échangé de nouvelles accusations d’obstruction au processus de paix du Haut-Karabagh, et ce avant leur éventuelle rencontre en Allemagne au début du mois prochain.

Les médiateurs américain, russe et français qui co-dirigent le Groupe de Minsk de l’OSCE ont déclaré la semaine dernière qu’ils vont s’entretenir avec les deux hommes en marge de la conférence ministérielle annuelle de l’OSCE qui se tiendra à Hambourg les 8 et 9 décembre. Selon les responsables azerbaïdjanais, les ministres des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov doivent tenir une réunion en face à face.

“Le format de la réunion sur le Haut-Karabagh qui pourrait avoir lieu à Hambourg n’a pas encore été déterminé“, a précisé quant à lui Nalbandian hier.

“Nous allons attendre et voir les développements et les propositions des coprésidents sur la tenue d’une telle réunion. Ce qui est certain, c’est qu’il y aura des réunions séparées avec les trois coprésidents du groupe Minsk“, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni.

Nalbandian a affirmé que l’Azerbaïdjan entrave les progrès dans les pourparlers de paix en faisant des « déclarations maximalistes » sur le Karabagh et en refusant de se souscrire aux mesures de confiance qui ont pourtant été acceptées par les présidents arménien et azerbaïdjanais lors de leurs deux dernières réunions tenues en mai et juin.

Nalbandian a également souligné la tenue d’exercices militaires à grande échelle lancés par l’Azerbaïdjan cette semaine. Il les a dépeints comme une preuve supplémentaire que Bakou souhaite « une nouvelle escalade de la situation » sur les lignes de front du Karabagh.

Mammadyarov a prétendu le contraire après avoir rencontré Gentiloni à Bakou lundi. “Les Arméniens eux-mêmes disent qu’ils ne sont pas préparés à changer le statu quo du Karabagh“, a-t-il déclaré.

“J’aurais aimé faire une déclaration optimiste, mais la partie arménienne continue de faire traîner la résolution du conflit“, a ajouté le ministre azerbaïdjanais.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont accepté de permettre à l’OSCE de déployer davantage d’observateurs dans la zone de conflit et d’enquêter sur des incidents armés lors de leur réunion de mai tenue à Vienne. La réunion présidée par le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéi Lavrov, avait eu lieu plus d’un mois après le déclenchement des combats les plus lourds autour du Karabagh depuis 1994.

posté le 9 novembre 2016 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Les médiateurs du Groupe de Minsk appellent à un nouveau sommet arméno-azéri

Les médiateurs internationaux du Groupe de Minsk, qui cherchent une solution au conflit du Haut-Karabagh, ont appelé à un nouveau sommet arméno-azerbaïdjanais, qu’ils jugent “nécessaire“ en vue de l’avancement dans le processus de paix en cours.

Dans un communiqué publié à partir de Paris, après leur visite dans la région entre les 23 et 25 octobre, les coprésidents du Groupe de Minsk (le Russe Igor Popov, l’Américain James Warlick, et le Français Pierre Andrieu) ont annoncé leur intention de rencontrer les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, en marge d’une réunion du Conseil ministériel de l’OSCE en décembre à Hambourg, en Allemagne, pour discuter d’un éventuel sommet entre les présidents arménien Serge Sarkissian et azerbaïdjanais Ilham Aliev, “le plus tôt possible“.

“Un tel dialogue au plus haut niveau est nécessaire pour faire des progrès vers un règlement du conflit“, assure la troïka de médiation, selon le site officiel de l’OSCE.

Les trois médiateurs conjointement avec le représentant personnel du président de l’OSCE en exercice, l’ambassadeur Andrzej Kasprzyk, se sont rendus dans la région “pour discuter de la situation après les violences sans précédent qui ont eu lieu en avril dernier, et clarifier les positions sur le processus de négociation.“

A Bakou, Erevan et Stepanakert, ils ont tenu des réunions avec les présidents et les ministres des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie, le ministre de la Défense nouvellement nommé en Arménie, et les autorités du Haut-Karabagh.

“Au cours des réunions, les parties ont confirmé que la situation sur le terrain reste relativement calme. Les coprésidents ont souligné que le respect du cessez-le-feu constitue une base essentielle pour les négociations en cours“, peut-on lire dans la déclaration.

“Les coprésidents ont également discuté des propositions de travail en cours pour faire avancer les négociations de fond en vue d’une paix durable. Les présidents ont chacun exprimé leur point de vue sur la façon de faire avancer le processus de règlement. Les présidents ont aussi réaffirmé leur accord pour étendre le Bureau du Représentant personnel du président de l’OSCE en exercice, et les détails opérationnels sont encore en discussion.“

Selon la déclaration, les coprésidents ont également rencontré le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) “pour discuter du travail que l’organisation a entrepris sur l’échange de données sur les personnes disparues, une mesure humanitaire que les coprésidents ont pleinement soutenue lors des réunions avec des responsables à tous les niveaux “.

posté le 27 octobre 2016 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Aliev condamne des propos de John Kerry

Ilham Aliev a condamné vendredi le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui avait déclaré que le président azerbaïdjanais et son homologue arménien Serge Sarkissian n’étaient pas prêts pour trouver un compromis au conflit du Haut-Karabagh.

Aliev a également affirmé que Bakou est confrontée à une pression internationale pour qu’il se réconcilie avec le territoire indépendant de facto du Karabagh.

Kerry a brièvement mentionné la question du Karabagh quand il a parlé lors d’un forum sur la sécurité internationale à Washington la semaine dernière. “Il y a des conflits gelés dans le monde d’aujourd’hui : celui du Haut-Karabagh, qui oppose l’Azerbaïdjan et l’Arménie, en fait partie car l’on ne peut pas voir de progrès décisifs en ce moment parce que les dirigeants ne sont pas prêts, parce que les tensions sont là“.

Aliev a dénoncé ces remarques de Kerry comme étant pro-arménienne au cours d’une réunion de son cabinet à Bakou. “Accuser l’Azerbaïdjan de ne pas vouloir régler le conflit est malhonnête“, a t-il réagi, selon l’agence de presse APA. Blâmer les deux parties en conflit de l’impasse revient à “montrer le soutien manifeste pour la politique d’occupation de l’Arménie“, a t-il vilipendé.

“Nous n’acceptons pas ces déclarations“, a continué Aliev. “Nous croyons que celles-ci doivent être corrigées au plus haut niveau et le plus rapidement possible. Ou bien, le rôle des Etats-Unis dans la mission de médiation pourrait être remise en question “.

“Cette thèse a été exprimée officiellement. Mais, derrière les portes closes, des conversations ont lieu, et la pression est exercée sur l’Azerbaïdjan pour qu’il accepte l’indépendance du Haut-Karabagh“, s’est-il plaint.

Kerry s’est personnellement impliqué dans les efforts conjoints du Groupe de Minsk pour mettre fin au conflit arméno-azerbaïdjanais suite à la guerre de 4 jours début avril. Lui et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ont médié la réunion à Vienne entre les présidents arménien et azerbaïdjanais le 16 mai.

Le sommet de Vienne visait à désamorcer les tensions sur le front du Karabagh. Sarkissian et Aliev ont eu des entretiens ensuite en Russie le 20 juin.

Kerry a tenu des réunions séparées avec Aliev et Sarkissian en marge d’un sommet de l’OTAN à Varsovie début juillet. Aucun progrès vers un règlement du conflit du Karabagh n’a été signalé depuis.

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov se sont mutuellement accusés pour cette impasse quand ils ont rencontré séparément les coprésidents du Groupe de Minsk à New York le mois dernier.

posté le 10 octobre 2016 par Claire/armenews