Nouvelles d'Arménie
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Aliev


GEOPOLITIQUE
Aliev menace de nouveau le Haut-Karabagh de frappes militaires

Mardi, le Président azéri Ilham Aliev a eu un discours agressif lors d’un défilé militaire à Bakou, menaçant d’ordonner des frappes militaires contre des cibles arméniennes « stratégiques » et affirmant que l’Azerbaïdjan « rétablira son contrôle » sur le Haut-Karabagh.

« Nous sommes pour le règlement pacifique du conflit [du Haut-Karabagh] mais [l’Arménie] doit comprendre qu’il n’y a aucun objet militaire ou stratégique que l’armée azérie n’est pas capable de détruire », a déclaré Aliev.

« La guerre n’est pas finie, seule sa première phase est terminée », a-t-il annoncé, qualifiant le Karabagh de « territoire essentiellement azéri ».

L’Arménie a rapidement condamné ces menaces. « Les propagandes de guerre et les cliquetis de sabres sont hors de propos, déplorables, voire absurdes », a écrit le Ministre des Affaires Étrangères Zohrab Mnatsakanian sur sa page Twitter. « L’incohérence de discours entre la communication interne et les négociations internationales ne fonctionne pas. Besoin d’un interlocuteur plus responsable et raisonnable à l’autre bout de la table des négociations. »

Aliev a pris la parole lors d’un grand défilé militaire marquant ce que son gouvernement considère comme le centenaire des forces armées de l’Azerbaïdjan. Il a souligné que Bakou continuera d’acheter des armes à l’étranger pour renforcer son armée.

Quelque 4 000 militaires ont pris part à la parade et 240 pièces d’équipement militaire, dont des Polonez de fabrication biélorusse et des missiles LORA fabriqués en Israël, ont été exposées.

Les hauts responsables militaires d’Erevan et de Stepanakert affirment que l’armée azérie a déployé de nouvelles troupes le long de la « ligne de contact » autour du Karabagh depuis avril. Ils ont mis Bakou en garde contre le lancement d’opérations offensives dans la région, précisant que le camp arménien est prêt à tout scénario.

Il n’y a pas eu de négociations dimplomatiques entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan depuis le récent changement de gouvernement arménien. Les médiateurs américains, russes et français ont indiqué leur intention d’organiser rapidement une réunion des Ministres des Affaires Étrangères arménien et azéri lors de leur visite à Erevan, il y a deux semaines.

posté le 27 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



AZERBAÏDJAN
La visite du ministre Jean-Yves Le Drian à Bakou

A la veille de sa visite à Erevan, où il devait être l’hôte des cérémonies marquant le 100e anniversaire de la 1ère République d’Arménie, le 28 mai, le ministre français des affaires étrangères Jean Yves Le Drian se trouvait à Bakou, pour assister aux cérémonies marquant le centenaire de la République d’Azerbaïdjan.

Le calendrier caucasien des fêtes nationales a fort opportunément légitimé ce parcours désormais convenu, mais que la diplomatie ne saurait toujours justifier, emprunté aussi par la délégation française dirigée par M. Le Drian, qui inscrivait dans une même tournée les deux capitales ennemies du Sud Caucase.

Les trois Républiques du Sud Caucase ayant proclamé leur indépendance cent ans auparavant l’une après l’autre, à un jour d’intervalle, le calendrier dictait l’agenda de la tournée régionale de la délégation française, dont la première étape fut d’ailleurs Tbilissi, capitale de la Géorgie, la première des trois Républiques du Sud Caucase à s’être émancipée de la tutelle de la Russie tsariste et à avoir proclamé son indépendance, le 26 mai 1918.

Reçu le dimanche 27 mai à Bakou par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev ainsi que par son ministre des affaires étrangères Elmar Mammadyarov, Jean-Yves Le Drian s’est félicité de la teneur de discussions jugées « très fructueuses », selon le ministère azéri cité par l’agence APA, tout en félicitant le gouvernement et le peuple d’Azerbaïdjan à l’occasion du 100e anniversaire de la proclamation de la « République démocratique d’Azerbaïdjan ».

Saluant le développement des relations bilatérales entre l’Azerbaïdjan et la France, les deux parties ont souligné l’importance de rencontres au plus haut niveau pour les renforcer.

A cet égard, les ministres des affaires étrangères des deux pays ont salué le rôle des groupes d’amitié interparlementaires pour le développement de la coopération entre Bakou et Paris, qui disposerait d’un fort potentiel économique qui ne demande qu’à être stimulé par des investissements. Les deux parties ont aussi souligné que les compagnies françaises pourraient s’implanter dans des sites industriels ou des zones franches en Azerbaïdjan ou y créer des joint ventures.

E. Mammadyarov n’a pas manqué d’attirer l’attention de son homologue français sur les ressources énergétiques de son pays et sur les projets en cours ou réalisés dans ce domaine, comme dans le domaine des transports, dont il a affirmé qu’ils contribuaient à la stabilité et au développement de la région.

Il a exprimé l’espoir que ces projets contribueront à développer le commerce ainsi que les relations entre les peuples de la région et l’Union européenne. La question de la coopération entre l’Azerbaïdjan et l’Union européenne figurait d’ailleurs en bonne place dans ces discussions, la partie azérie saluant le rôle de la France dans le processus d’intégration de l’Azerbaïdjan à l’Europe. La question du Haut Karabagh figurait bien sûr elle aussi à l’agenda de ces discussions.

E. Mammadyarov a souligné à ce propos qu’il avait rencontré les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE à Paris le 15 mai et qu’il leur avait rappelé la position de Bakou selon laquelle, pour avancer dans le processus de règlement du conflit, il fallait mettre un terme à « l’occupation des territoires azéris » par les forces armées arméniennes, qui devaient s’en retirer sans condition et sans délai, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu, de telle sorte que les personnes déplacées et les réfugiés puissent retourner dans leurs foyers.

E.Mammadyarov a souligné que les tentatives de changer par la force des frontières internationalement reconnues étaient inacceptables. Evoquant les “actions illégales menées par l’Arménie dans les territoires occupés de l’Azerbaïdjan” et l’entrée de « représentants de ce régime illégal sur les territoires de pays de l’Union européenne », le ministre azéri a souligné la nécessité de prendre des mesures afin d’empêcher de tels actes dans le cadre du processus de règlement négocié du conflit du Karabagh.

Les agences de presse azéries ont été pour le moins discrètes concernant la position de J.Y. Le Drian sur ces différents points, préférant souligner la visite prévue à Paris de I. Aliev et les engagements pris en vue de renforcer la coopération dans les domaines des sciences, de l’ éducation, de l’agriculture ou encore du tourisme.

Bakou, qui ne veut jamais être en reste par rapport à son voisin arménien, qui va accueillir le sommet de la francophonie en octobre, a également tenu à souligner les efforts déployé pour l’apprentissage de la langue française en Azerbaïdjan. Les deux ministres ont donné une conférence de presse conjointe à l’issue de leur rencontre.

posté le 29 mai 2018 par Gari/armenews


RUSSIE
Moscou critique Aliev sur les « terres azéries historiques »

La Russie a critiqué le président azerbaïdjanais Ilham Aliev pour avoir de nouveau déclaré publiquement qu’Erevan et d’autres parties de l’Arménie sont des « terres historiques azerbaïdjanaises ».

M. Aliev s’est engagé à « rapatrier les Azerbaïdjanais » à Erevan, dans la province de Siounik, au sud-est de l’Arménie, et dans les environs du lac Sevan, lors d’un congrès préélectoral organisé jeudi par son parti Yeni Azerbaycan. Il s’agit d’un « objectif stratégique » de son régime, a-t-il déclaré.

L’Arménie a condamné cette déclaration : le président Serge Sarkissian disant qu’elle montre que Bakou n’est pas engagé dans une solution de compromis au conflit du Haut-Karabakh.

« Des reportages sur le discours du président azerbaïdjanais Ilham Aliev lors d’un congrès du parti au pouvoir ont certainement été vus à Moscou », a déclaré jeudi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. « Nous sommes bien conscients que les relations de l’Azerbaïdjan avec l’Arménie voisine sont extrêmement tendues. Le commentaire en question n’aidera certainement pas à réduire les tensions. » Le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a rejeté la critique russe vendredi. Un porte-parole du ministère, Hikmet Hajiyev, a déclaré qu’il comptait sur le « partenariat stratégique » de la Russie avec l’Azerbaïdjan.

Les médias azerbaïdjanais ont affirmé qu’Aliev ne revendiquait pas l’Arménie et ne parlait que d’un éventuel « retour des Azerbaïdjanais dans leurs terres historiques ». Dans le passé, le président azéri avait fait à plusieurs reprises des déclarations similaires. En 2014, par exemple, il avait déclaré que Bakou finirait par prendre le contrôle non seulement du Karabakh, mais aussi de certaines parties de l’Etat arménien « fasciste » qui, selon lui, avait été créé sur des « terres historiques azerbaïdjanaises ».

Les médiateurs russes, américains et français ont peut-être évoqué la dernière revendication du dirigeant azerbaïdjanais qui a exhorté les parties au conflit du Karabakh à éviter des « déclarations incendiaires » après avoir conclu leur dernière tournée régionale le 11 février. Aliev et Sarkissian se sont engagés à intensifier le processus de paix au Karabakh lors de leur dernière rencontre à Genève en octobre. Leurs ministres des Affaires étrangères ont eu des entretiens de suivi en décembre et en janvier. M. Aliev cherchera un quatrième mandat dans le cadre d’une élection présidentielle anticipée prévue le 11 avril. Le scrutin aura lieu deux jours après que M. Sarkissian aura achevé son second et dernier mandat présidentiel.

posté le 19 février 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Erevan condamne les revendications d’Aliev à propos des « terres azéries » en Arménie

Le Président Ilham Aliev au 6ème Congrès de son nouveau parti azerbaïdjanais, le 8 février.

L’Arménie a accusé vendredi le président azerbaïdjanais de saper les efforts internationaux pour résoudre le conflit du Nagorno-Karabakh après qu’il ait de nouveau affirmé qu’Erevan et d’autres parties de l’Arménie étaient des « terres historiques azerbaïdjanaises ».

Ilham Aliev s’est engagé à « rapatrier les Azerbaïdjanais » à Erevan, dans la province de Siounik, dans le sud-est de l’Arménie, et dans la zone entourant le lac Sevan, lors d’un congrès préélectoral organisé jeudi par son parti Yeni Azerbayacan. « Nous ne devons pas et n’oublierons pas nos terres historiques », a-t-il déclaré. « Cela doit déterminer notre activité future, et nous travaillons déjà dans cette direction. Nos terres historiques sont le khanat d’Erevan, Zanguezour et Geycha. C’est notre objectif stratégique et nous devons progressivement nous en rapprocher », a-t-il ajouté.

Aliev a fait à plusieurs reprises des déclarations similaires dans le passé. En 2014, par exemple, il avait déclaré que Bakou finirait par prendre le contrôle non seulement du Karabakh, mais aussi de certaines parties de l’Etat arménien « fasciste » qui, selon lui, avait été créé sur des « terres historiques azerbaïdjanaises ».

A Erevan, des personnalités officielles ont immédiatement condamné ses dernières remarques. Edouard Sharmazanov, porte-parole du Parti républicain d’Arménie (HHK), a critiqué jeudi le « sultan azerbaïdjanais », le comparant à Adolf Hitler. « Avant de parler de terres historiques, il faut avoir une histoire d’Etat, et l’Etat azerbaïdjanais n’a même pas 100 ans », a déclaré Sharmazanov aux journalistes. « Le lieu de naissance des Azerbaïdjanais et d’autres peuples turcs est l’Asie centrale, pas l’Arménie », a-t-il ajouté.

Le ministère arménien des Affaires étrangères, pour sa part, a déclaré que la déclaration d’Aliev équivalait à des revendications territoriales en Arménie. Il a également démontré « l’essence raciste du régime au pouvoir à Bakou » selon les termesd’un porte-parole du ministère cité par l’agence de presse russe RBC.

Le président Serge Sarkissian a également mentionné « les dernières déclarations venant de Bakou » lorsqu’il a rencontré vendredi des diplomates américains, russes et français cherchant à négocier une solution pacifique au conflit du Karabakh. Selon son bureau de presse, M. Sarkissian a déclaré qu’ils soulignaient la réticence de Bakou à accepter un règlement avancé par les médiateurs internationaux. Selon le président arménien, Aliev défie également les appels des médiateurs à préparer les sociétés arménienne et azerbaïdjanaise pour la paix.

Un communiqué du bureau a également indiqué que les trois co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE ont informé le chef arménien de leurs entretiens avec Aliev qui se sont tenus mercredi à Bakou.

Aliev et Sarkissian s’étaient engagés à intensifier la recherche prolongée d’un règlement du Karabakh lors de leur dernière réunion tenue à Genève en octobre. Leurs ministres des affaires étrangères ont eu des entretiens de suivi en décembre et en janvier.

Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Elmar Mammadyarov, avait qualifié ces discussions de « positives » Dans un entretien de presse cité par les médias azerbaïdjanais vendredi, Mammadyarov a noté avec satisfaction « l’intensité et la cohérence concrète et logique » de l’étape actuelle du processus de négociation.

Selon le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Aliev et les coprésidents du groupe de Minsk « sont parvenus à un accord sur la poursuite des négociations intensives après les élections présidentielles en Arménie et en Azerbaïdjan ».

Dans un décret annoncé lundi 5 février, Aliev a fait avancer la date de la prochaine élection présidentielle en Azerbaïdjan de plus de six mois, jusqu’au 11 avril sans expliquer les raisons de cette décision inattendue. Ces élections auront lieu deux jours après que Sarkisian aura terminé son second et dernier mandat présidentiel.

posté le 12 février 2018 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Aliev demande aux pays musulmans d’éviter les relations avec l’Arménie

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a exhorté les pays musulmans à éviter les relations étroites avec l’Arménie, alors qu’il assistait hier à un sommet d’urgence de leurs dirigeants en réponse à la décision des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

S’adressant au sommet d’Istanbul organisé par le président turc Recep Tayyip Erdogan, Aliev a de nouveau dénoncé “l’occupation“ arménienne du Haut-Karabagh et ce qu’il a appelé la destruction des monuments islamiques sur “la terre historique de l’Azerbaïdjan“.

Il a décrit comme « hypocrite » le désir de l’Arménie de forger des liens amicaux avec les États islamiques. “Les musulmans du monde doivent savoir qu’une Arménie qui détruit des mosquées ne peut pas être une amie des pays musulmans“, a-t-il déclaré, selon les agences de presse azerbaïdjanaises.

Aliev n’a pas précisé quelles mosquées azerbaïdjanaises ont été détruites pendant ou après la guerre de 1991-1994 au Karabagh.

Les plus grandes mosquées chiites de la région sont situées dans les villes de Shushi (Shusha) et Aghdam, ravagées par la guerre. Alors qu’ils ont besoin de réparations, elles n’ont pas été démolies après que ces villes passent sous contrôle des forces arméniennes du Karabagh. Au moins l’une d’entre elles a même subi des réparations.

La direction du Karabagh a annoncé la fin de l’année dernière qu’elle avait engagé une société iranienne anonyme pour achever la reconstruction de la mosquée Yukhari Govhar Agha de Shushi datant du 19e siècle.

Dans son discours, Aliev a également remercié les pays composant l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) pour soutenir la position de l’Azerbaïdjan sur le conflit du Karabagh. Trois d’entre eux - la Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan - refusent d’établir des relations diplomatiques avec l’Arménie par solidarité avec l’Azerbaïdjan.

Une déclaration conjointe adoptée par les dirigeants des États membres de l’OCI lors d’un sommet de 2016 a qualifié l’Arménie d’« agresseur » et a appelé à davantage de mesures « coercitives » qui aideraient l’Azerbaïdjan à reprendre le contrôle du Karabagh. Le gouvernement arménien a répondu en accusant le bloc musulman de “déformer complètement l’essence du conflit du Haut-Karabagh“.

L’Arménie, en majorité chrétienne, entretient des relations cordiales avec certains Etats membres de l’OCI, notamment l’Iran voisin. Ce dernier entretient des relations difficiles avec l’Azerbaïdjan.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews

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MOSCOU
Rencontre entre Serge Sarkissian et Vladimir Poutine

Le président arménien Serge Sarkissian a rencontré hier son homologue russe Vladimir Poutine au Kremlin dans le cadre de sa visite de travail à Moscou.

Selon un rapport publié par le Kremlin, les deux dirigeants ont discuté de “l’interaction des deux pays dans les sphères politiques et économiques, dans le domaine de la sécurité et de la coopération humanitaire“.

Poutine aurait également remercié le président arménien pour ses efforts en vue de l’organisation à Moscou d’une exposition consacrée à l’ouverture des Journées de la culture arménienne en Russie.

“L’avancement de la coopération russo-arménienne est évident“, a s’est réjoui le président Sarkissian. “Les contacts étroits entre nos deux peuples, les liens culturels, éducatifs, scientifiques sont particulièrement importants pour nous.“

Plus tard dans la journée, les dirigeants arménien et russe se sont rendus dans la galerie Tretyakov où sont actuellement exposées des œuvres du peintre arménien Martiros Sarian.

Selon les informations publiées par le bureau de presse du président arménien, au cours de la réunion, les deux parties ont également abordé le processus de règlement du Haut-Karabagh.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov, devraient discuter de la question du Karabagh aujourd’hui lors d’une réunion qui se tiendra à Moscou, par l’intermédiaire du Groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Lors d’une conférence de presse à Bakou, Mammadyarov a déclaré que l’Azerbaïdjan ne voulait pas qu’il “y ait des négociations juste pour dire qu’il y a eu des négociations“. “Nous demandons des résultats concrets“, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, devrait effectuer des visites en Arménie et en Azerbaïdjan en début de semaine prochaine.

L’agence de presse russe TASS a rapporté mardi que M. Lavrov avait déclaré que ses voyages à Erevan et à Bakou seraient liés au 25ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques russo-arméniennes et russo-azerbaïdjanaises.

Pourtant, le haut diplomate russe a affirmé que les questions internationales seront également discutées au cours des réunions. “Nous allons essayer de comprendre à quel stade nos efforts sur le règlement du Haut-Karabagh sont, et ce après la réunion des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à Genève“, a expliqué M. Lavrov.

Le président arménien Sarkissian et son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Haut-Karabagh lorsqu’ils se sont rencontrés dans la ville suisse le 16 octobre.

posté le 16 novembre 2017 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Bakou et Erevan se préparent pour de nouveaux pourparlers

Un haut responsable d’Erevan a déclaré vendredi que les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan envisageaient de tenir de nouveaux pourparlers sur le conflit du Haut-Karabagh afin de renforcer les accords conclus par leur président le mois dernier.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont promis d’intensifier le processus de paix et de renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit lors de leur rencontre à Genève le 16 octobre. Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé la tenue de “séances de travail de suivi“ avec le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov.

Mammadyarov a déclaré en début de semaine dernière qu’il pourrait rencontrer Nalbandian à Moscou le 16 novembre. Le ministre azerbaïdjanais devrait rencontrer les médiateurs ce jour-là. Nalbandian accompagnera Sarkissian lors d’un voyage dans la capitale russe.

Le vice-ministre des Affaires étrangères arménien, Shavarsh Kocharian, a confirmé qu’une réunion des deux ministres des Affaires étrangères était “prévue“. “Elle sera annoncée dès qu’il y aura un accord sur sa tenue, a t-il précisé aux journalistes.

Interrogé sur la date et le lieu des pourparlers, Kotcharian a rétorqué : “Je ne peux pas le dire tant qu’il n’y aura pas d’accord concret.“

Rencontrant de jeunes membres et partisans de son parti républicain (HHK) la semaine dernière, M. Sarkissian a déclaré qu’une résolution pacifique du conflit du Karabagh ne pouvait être que “douloureuse“ pour les deux parties en conflit.

Commentant cette remarque, Kotcharian a souligné que le président arménien faisait référence à un règlement du Karabagh fondé sur des concessions mutuelles. “Si l’Azerbaïdjan revient à la raison et s’il existe vraiment une solution de compromis, il est normal que cela soit douloureux pour les deux parties“, a-t-il déclaré. “Il n’y a aucun signe de cela aujourd’hui, cependant.“

S’exprimant juste après le sommet de Genève, Sarkissian a de nouveau exclu tout accord de paix qui conduirait au contrôle azerbaïdjanais sur le Karabagh. Cette affirmation a irrité les autorités azerbaïdjanaises. Ils ont accusé le président arménien d’avoir violé les accords conclus avec Aliev.

Sarkissian a ignoré cela. “Je n’ai même pas dit un mot de notre conversation [avec Aliev] à qui que ce soit“, a-t-il commenté le 26 octobre.

posté le 6 novembre 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Rencontre entre Serge Sarkissian et Ilham Aliev aujourd’hui

Les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan se rencontreront aujourd’hui à Genève pour de nouvelles négociations sur le conflit du Haut-Karabagh.

Les annonces officielles de la date de cette rencontre par le bureau du président Serge Sarkissian et du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères sont arrivées une semaine après le dernier voyage des médiateurs américain, russe et français dans la région.

Dans une déclaration du 7 octobre, les trois coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE annonçait que Sarkissian et Aliev “ont confirmé leur volonté de reprendre les négociations en vue de parvenir à un règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh“.

Les deux présidents se sont rencontrés en mai et en juin 2016, peu de temps après la Guerre des Quatre jours. Ils ont accepté de permettre à l’OSCE de déployer plus d’observateurs sur le terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations de la trêve qui s’y produisent. Ils ont également fait allusion aux progrès vers un règlement pacifique.

Le processus de paix a cependant encore été bloqué dans les mois qui ont suivi. Le gouvernement azerbaïdjanais a depuis hésité à mettre en œuvre les garanties convenues contre la reprise des combats, affirmant qu’ils allaient cimenter le statu quo.

Le vice-ministre arménien des Affaires étrangères, Shavarsh Kotcharian, a exprimé son pessimisme quant aux perspectives d’un règlement du conflit du Karabagh lorsqu’il a parlé à des journalistes à Erevan jeudi. Il a affirmé que des progrès décisifs vers un accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan seraient “impossibles“ tant que Bakou refusera de renforcer le régime du cessez-le-feu.

posté le 16 octobre 2017 par Claire/armenews

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NEW YORK
Aliev parle de l’Arménie comme d’une « dictature corrompue » devant l’ONU

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de nouveau critiqué vivement la communauté internationale hier car elle n’aide pas selon lui l’Azerbaïdjan à reprendre le contrôle du Haut-Karabagh.

Dans un discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, il a également attaqué l’Arménie, qui est selon lui une “dictature corrompue“ et “fasciste“, et parlant de son homologue arménien Serge Sarkissian comme d’un “criminel de guerre“.

Aliev a répété les allégations régulières de Bakou selon lesquelles l’Arménie ignore les résolutions liées au Karabagh adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU en 1993-1994 et essaie de maintenir le statu quo.

“La question est de savoir comment cet Etat corrompu, régi par un régime despotique et médiéval, peut influer sur le droit international depuis tant d’années et ignorer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et les déclarations des principaux pays du monde“, a t-il déclaré.

Il a ajouté : “Il n’y a pas de pression internationale sur l’agresseur, pas de sanctions internationales imposées à la dictature arménienne. Cette politique doit être arrêtée. “

“La communauté internationale doit arrêter le fascisme arménien et la terreur“, a t-il quémandé.

Aliev, qui doit faire face de plus en plus aux accusations internationales de corruption et de critiques pour avoir réprimé sévèrement la dissidence, n’a pas nommé de puissances mondiales présumées sous la coupe d’Erevan. Il a réaffirmé plutôt que « l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan doit être complètement restaurée » à la suite d’un règlement du Karabagh.

Sarkissian a exclu une telle option lorsqu’il s’était adressé la veille à l’assemblée de l’ONU. Il a été fidèle à la ligne arménienne officielle qui assure que le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh devait être au cœur de tout accord de paix.

Sarkissian a précisé que le Karabagh ne peut pas être replacé sous le joug de l’Azerbaïdjan, notamment parce que le régime d’Aliev est un « symbole d’un retour en arrière à l’époque médiévale ». « L’Azerbaïdjan n’a aucun fondement juridique et moral pour revendiquer l’Artsakh », a t-il poursuivi. “L’Artsakh n’a jamais fait partie d’un Azerbaïdjan indépendante“.

“Quelle que soit la variante de règlement à laquelle nous aboutirons, la République d’Artsakh ne peut pas avoir un statut inférieur et avoir moins de liberté que maintenant“, a maintenu le leader arménien.

Les propositions de paix faites conjointement par les États-Unis, la Russie et la France au cours de la dernière décennie appellent à une résolution par étapes du différend arméno-azerbaïdjanais. Il commencerait par une libération progressive de l’ensemble pratiquement des sept districts autour du Karabagh occupés par les forces arméniennes en 1992-1994. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh serait en mesure de déterminer le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un référendum.

Aliev et Sarkissian ont échangé des attaques verbales avant une éventuelle rencontre à New York de leur ministre des Affaires étrangères. Les coprésidents américain, russe et français du groupe Minsk de l’OSCE espèrent que la réunion préparera le terrain pour un sommet arméno-azerbaïdjanais plus tard cette année.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews