Nouvelles d'Arménie
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Cinéma


Cinéma
Map of Salvation : un film qui fait chaud au cœur

Par Appo Jabarian

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Directeur de la publication

Responsable de l’édition

USA Armenian Life Magazine (en anglais)

Hay Kiank Armenian Weekly (en arménien)

13 février 2017

Tandis qu’à Los Angeles, j’assistais il y a quelque temps à la projection privée de Map of Salvation [Une Carte pour le Salut], je ne pensais vraiment pas que je serais rivé à mon fauteuil pendant toute la durée de la projection de ce docudrame-long métrage. Je ne pensais qu’au succès qu’il pourra rencontrer, étant donnés son thème, sa qualité artistique et la grandeur de son message.

Je dois l’admettre, j’ai été sidéré, agréablement surpris par la méthode et le caractère inédits de ce film, une reconstitution émouvante de l’histoire de personnes amies. Bien sûr, je suis heureux de l’avoir vu. Je souhaitais avoir d’autres occasions de le voir.

Plus tard, m’étant rendu à New-York, mandaté pour une super production hollywoodienne, j’ai été invité à une seconde projection privée dans une salle de la Grosse Pomme ; j’ai sauté sur l’occasion.

Tout comme la première fois, au cours de la seconde projection privée, j’ai trouvé le film passionnant.

Cette histoire de l’insoumission et du courage humains redonne vie sur le grand écran à cinq jeunes femmes européennes, presque cent ans après leur mission incroyable en Arménie occidentale et en Cilicie, occupées alors par l’Empire turc ottoman.

Beaucoup d’Arméniens en Arménie, au Liban, en Syrie, en Iraq, en Grèce, à Chypre, en France, en Russie, aux États-Unis, au Canada, en Argentine, au Brésil, en Égypte, au Mexique, en Chine, ainsi qu’en beaucoup d’autres endroits du monde et leurs descendants, doivent leur existence à ces généreuses femmes qui au tournant du 20ème siècle, au début des années 1900, ont quitté le confort de leur foyer et leur famille en divers lieux d’Europe, et se sont dirigés vers des horizons inconnus pour venir en aide à des enfants dans l’Empire ottoman.

Indépendamment les unes des autres, sans plan préétabli, elles ont convergé vers l’Arménie occidentale et la Cilicie alors occupées par la Turquie pour y exercer leur mission.

C’est alors qu’éclata la Première Guerre Mondiale (1914-1918) ; elles ont observé, sous le couvert de la guerre, le génocide systématique déclenché contre une nation entière - les Arméniens.

À ce moment-là, chacune d’elles se retrouvait confrontée à une décision difficile : soit rester, soit s’en retourner vers la sécurité de leur pays de naissance et de leur famille, en Europe occidentale. Héroïquement, elles décidèrent individuellement de rester.

Au risque de leur propre vie, la Danoise âgée de 27 ans Karen Jeppe, l’Estonienne Anna Hedvig Buhl de 24 ans, la Norvégienne de 33 ans Bodil Katharine Biorn, la Danoise de 25 ans Maria Jacobsen et la Suédoise de 21 ans Alma Johansson décidèrent non seulement de rester, mais de poursuivre leur mission avec encore plus de courage et de détermination.

Résultat inespéré pour les rescapés d’une nation assassinée : des milliers de vies sauvées des griffes de la mort et de la destruction à grande échelle.

Tourné dans 10 pays, la langue originale du film est l’anglais. Tous les acteurs et le narrateur internationalement connu pour sa noblesse d’esprit, Svante Lundgren, sont non-Arméniens.

En un mot, en racontant l’histoire d’héroïnes non-Arméniennes d’un point de vue non-arménien, le film donne au spectateur un regard vintage tout neuf pour regarder l’histoire arménienne telle qu’elle apparaît sur la scène mondiale.

À la fin de la projection, je me suis senti submergé et pendant un moment, j’ai pensé que je le surestimais. Ayant entendu d’autres spectateurs, j’ai compris que je n’étais pas seul.

En vérité, ce film est fait pour un auditoire international. Il n’appartient pas au ghetto arménien.

Le film étant prévu pour être présenté le dimanche 5 mars lors de la Los Angeles World Premiere au Théâtre de renommée mondiale Paramount Pictures Studios d’Hollywood, la capitale universelle du cinéma, les Arméniens d’Amérique devraient non-seulement faire tout leur possible pour diffuser le film internationalement, mais pour atteindre les objectifs suivants :

1) Montrer au monde qu’un siècle après avoir bénéficié des efforts pleins d’humanité de cinq jeunes femmes généreuses non-Arméniennes, les Arméniens dispersés dans le monde n’ont pas oublié leurs héros non-Arméniens et continuent à exprimer leur gratitude envers leurs bienfaiteurs.

2) Étant un projet de film commun européen et arménien, le succès du film sur la scène internationale pourrait produire une nécessaire stimulation de l’industrie cinématographique arménienne si prometteuse. L’Arménie peut vraiment devenir une ’Ville Phare’ ou une Hollywood du Caucase.

3) Favoriser l’accès de réalisateurs non-Arméniens dans le champ des connaissances du public international et encourager les spectateurs non-Arméniens à connaître les récits émouvants de compassion impliquant des Arméniens.

4) À travers ce film, les Arméniens du monde peuvent exprimer leur gratitude éternelle envers les personnes et les nations qui ont accueilli leurs grands-parents survivants.

5) Mettre à profit ce film pour ranimer et engager partout les membres de la génération millénaire, pour entreprendre des actions humanitaires afin d’éviter autant que possible à l’humanité les souffrances et les génocides futurs, auxquels hélas plusieurs nations sont exposées, dans les régions contrôlées par les terroristes, ceux de l’état islamique en Iraq et en Syrie, en Afrique du nord, dans le Kurdistan occupé par la Turquie, et le génocide culturel dans la partie nord de Chypre occupée par la Turquie, en Arménie de l’ouest, en Cilicie, à Smyrne-la-Grecque, le Pont et le territoire arménien du Nakhitchevan occupé par l’Azerbaïdjan.

Qui aurait pensé qu’on puisse intéresser les spectateurs à la vie et aux luttes de jeunes femmes ? Franchement, c’est une idée géniale de la part du réalisateur Saribekyan qui imagina ce retour dans la vie de ces personnages amies, avec leurs journaux oubliés pendant longtemps et de leur anglais (la langue originale du film) teinté de l’accent de leur origine.

La communauté doit aider ce cinéaste visionnaire afin que soit organisée des premières dans diverses villes importantes des USA et que les communautés arméniennes travaillent à la présentation du film a) à une audience la plus large possible b) aux principaux media des USA et du monde c) aux représentations diplomatiques - aux élus des USA, aux consulats généraux de Los Angeles I) des pays qui ont gracieusement coopéré à la production de ce film brillant : Danemark, Norvège, Suisse, Allemagne, Estonie, Grèce, Liban, Turquie, Syrie et Arménie II) les pays qui ont gracieusement accueilli des milliers d’orphelins survivants du Génocide des Arméniens par la Turquie de 1915-1923, tels les États-Unis, la Russie, l’Iran, le Liban et la Syrie parmi beaucoup d’autres.

Le Liban, la Grèce et la Syrie se sont distingués, tout comme le Danemark, la Norvège, la Suède, l’Allemagne, l’Estonie, l’Arménie Occidentale, la République d’Arménie, et en particulier... la Turquie ! Il est intéressant de savoir comment l’équipe du film s’y est prise pour ’voler’ en dessous des radars et réussit à tourner de longs passages en Turquie.

Il n’y a pas de doute, ce film mérite toute l’attention et le soutien des militants contre le génocide du monde entier, de toutes origines, ethnies, partis politiques ou religions.

Les efforts énormes de l’équipe de ce film tout à fait unique ne doivent rester inconnus d’aucune communauté.

Ces cinq généreuses femmes ont sacrifié leur jeune existence pour sauver des milliers de vies. Leur modèle de ’style de vie’ est mis en valeur par MAP OF SALVATION afin de le proposer comme une source d’inspiration pour des générations successives, leur permettant d’avancer et de marquer les différences dans ce monde vicieux et dangereux.

Produit dans sa version originale en anglais, le film a déjà été produit avec doublage en Arménien et en Russe. Afin de contribuer à donner à MAP OF SALVATION l’audience la plus large possible dans les pays hôtes de langue différente, il faut que ce film soit produit avec des voix doublées en plusieurs versions telles le français, l’espagnol, le chinois, le japonais, le coréen, l’italien, le danois, le suédois, le norvégien, le finnois, l’allemand, le grec, l’arabe, le farsi, l’indou ; le libanais, le portugais et d’autres langues.

Ayant capturé une audience mondiale dans plus de treize pays, Map of Salvation vient à présent d’arriver aux États-Unis. Et la balle est dans le camp des Arméniens d’Amérique.

Le message de Map of Salvation est universel et mérite évangélisation.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 14 février 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Cinéma  Génocide  Image 450  USA 


ARMEE ARMENIENNE
Le président arménien a assisté à la première du film sur la formation de l’Armée arménienne

Le président arménien Serge Sarkissian accompagné de la Première dame d’Arménie, Rita Sarkissian a assisté au cinéma « Moscou » d’Erévan à la première du film « Կյանք ու կռիվ 2. 25 տարի անց » (Vie et Guerre 2,25 ans après » du réalisateur Mher Mkrdtchyan. Le film évoque la formation des Forces armées arméniennes il y a plus de 25 ans qui donna lieu à la création de l’Armée arménienne.

Krikor Amirzayan

posté le 29 janvier 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Armée  Cinéma 


USA
Mike Connors (Krikor Ohanian) est mort

Le célèbre acteur, héros, entre autres, de la série télévisée “Mannix“, est décédé le 26 janvier 2017, d’une leucémie à l’âge de 91 ans.

Mike Connors a reçu quatre nominations aux Emmy de 1970 à 1973 et six aux Golden Globe de 1970 à 1975, mais il n’ a remporté qu’une récompense décernée par la Hollywood Foreign Press Association en 1970. La série Mannix mettait également en scène sa charmante secrétaire Peggy (Gail Fischer), qui fut l’une des premières actrices afro-américaines du petit écran aux Etats-Unis.

Outre Mannix, qui fut son rôle le plus célèbre, il a joué également dans d’autres séries comme Tightrope (1959-60) ou Today’s FBI (1981-82) et il est apparu dans « Les Incorruptibles », « L’homme qui tombe à pic », « La Croisière s’amuse ». Au cinéma, on a pu le voir dans « Island in the Sky » (1953) avec John Wayne et « Les Dix Commandements » (1956) avec Charlton Heston. D’origine arménienne, Mike Connors, de son vrai nom, Krikor Ohanian est né à Fresno en Californie, le 15 août 1925. Marié, il était père de deux enfants. Il était également le cousin de Charles Aznavour.

Aux États-Unis, il a été l’un des pionniers de la défense de la cause arménienne, comme le souligne, Aram Hamparian, directeur exécutif de l’Anca.

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posté le 27 janvier 2017 par Jean Eckian/armenews


PARIS
Projection du film Les chemins arides

Dans le cadre du Festival Regards sur le cinéma du monde, le film Les chemins arides sera projeté au Desperado à Paris.

Le jeune réalisateur Arnaud Khayadjanian entame un périple en Turquie, sur la terre de ses ancêtres, rescapés du génocide arménien. À partir d’un tableau, de ses rencontres et de témoignages familiaux, il explore la situation méconnue des Justes, ces anonymes qui ont sauvé des vies en 1915. Bande annonce ici : https://vimeo.com/77810726.

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Mardi 31 janvier à 20h
au Desperado, 23 rue des Ecoles - 75005 Paris

posté le 22 janvier 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Cinéma  Culture  Paris 


ARMENEWS TV
Interview du scénariste, réalisateur et auteur jeunesse Yann Coridian

En salles depuis le 4 janvier, le film Primaire avec Sara Forestier et Vincent Elbaz brosse le portrait d’une professeure de CM2 totalement dévouée à sa classe, et plus particulièrement à un enfant abandonné par sa mère.

La réalisatrice Hélène Angel a travaillé avec Yann Coridian pour écrire un scénario qui livre magistralement l’univers scolaire.

Yann Coridian, directeur de casting pour Aram de Robert Kechichian, réalisateur de Ouf qui raconte l’histoire du gentil illuminé François Dovedian (joué par Eric Elmosnino) et auteur de livres pour enfants (publiés par l’Ecole des Loisirs) nous a reçus chez lui pour parler de son parcours au cinéma, de ce qui l’a amené à l’écriture, de son prochain documentaire diffusé sur Arte et de son rapport avec son arménité.

posté le 17 janvier 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



LU SUR TELERAMA.FR
Aux frontières du réel : Sur les traces d’Artavazd Péléchian

Avec une belle exigence et nulle compromission, le cinéaste arménien Artavazd Péléchian a construit une œuvre magnifique et magnétique...

Farfouillez dans les bacs des derniers vendeurs de DVD. Cherchez-y des titres d’Artavazd Péléchian. Si, par bonheur, vous en trouvez, n’hésitez pas à vous les procurer et faites-moi profiter de votre découverte. La rareté de ses films, qui circulent sur le Net dans des versions souvent calamiteuses, n’a d’égale que la beauté d’une œuvre connue de par le monde d’un cercle d’amateurs abusivement restreint. Car si les occasions de découvrir Les Habitants ou Notre siècle ne courent pas les écrans, la force avec laquelle son cinéma attrape le spectateur et l’entraîne dans un flot sensoriel digne des grands maîtres soviétiques en fait un cinéaste somme toute accessible. Assister à la projection d’un de ses courts ou moyens métrages revient à vivre une expérience mémorable. Une expérience de cinéma, comme le relève Marguerite Vappereau dans son introduction au premier livre en français qui lui soit consacré.

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Lire l’intégralité de l’article : http://television.telerama.fr/television/sur-les-traces-d-artavazd-pelechian,151043.php

posté le 5 janvier 2017 par Claire/armenews

Photo : Zivago Media/Kinesis FIlm



EN SALLES LE 11 JANVIER
Simon Abkarian dans un thriller avec François Cluzet

Casting 4 étoiles pour le thriller La Mécanique de l’ombre, premier film de Thomas Kruithof. Aux côtés du personnage principal interprété par François Cluzet, trois grands autres acteurs gravitent : Denis Podalydès, Sami Bouajila et Simon Abkarian.

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Deux ans après un burn-out, Duval - joué par François Cluzet - est toujours au chômage. Contacté par un homme d’affaire énigmatique, il se voit proposer un travail simple et bien rémunéré : retranscrire des écoutes téléphoniques. Aux abois financièrement, Duval accepte sans s’interroger sur la finalité de l’organisation qui l’emploie. Précipité au cœur d’un complot politique, il doit affronter la mécanique brutale du monde souterrain des services secrets.

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“Pendant les lectures, c’était intéressant de voir ce qui rendait chaque personnage unique et quelles relations s’établissaient entre eux, confie François Cluzet. Mon personnage a de la sympathie pour celui que joue Simon Abkarian. Parce que, pour la première fois, on le traite comme un collègue. Il se dit : « Je ne suis pas tout seul, je suis en confiance... » Il va être d’autant plus surpris...“

Le réalisateur Thomas Kruithof, qui signe un premier long-métrage prometteur, assure que le choix de Simon Abkarian s’est imposé pour le personnage de Gerfaut, “ce barbouze, qui est moins retenu, moins en contrôle que les autres protagonistes, plus physique : ses blousons, sa façon de parler, sa gestuelle lui donnent un côté « homme de terrain »“. En salles le 11 janvier 2017.

A noter que le mois prochain revient - enfin, après trois ans d’absence - la série Kaboul Kitchen sur Canal+. Un premier extrait mettant en scène le Colonel détraqué incarné par Simon Abkarian et le nouveau venu dans la série Stéphane De Groodt est à découvrir sur le site de Canal+ : http://www.canalplus.fr/series/news-series/cid1428919-kaboul-kitchen-l-affiche-et-le-teaser-de-la-nouvelle-saison.html

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posté le 3 janvier 2017 par Claire/armenews


INITIATIVE
Concours de court métrage organisé par Aurora

L’Initiative Humanitaire Aurora inaugure un concours international de court métrage ouvert à tous les genres.

Joignez-vous aux efforts du mouvement humanitaire planétaire pour démontrer votre talent votre imagination dans les films qui expriment les principaux critères de sélection du Prix Aurora for Awakening Humanity : courage, engagement, impact.

Indépendamment des frontières des États, des religions, de l’ethnicité et de la couleur de peau, une douzaine de personnes désintéressées prouvent par leur action courageuse en sauvant des milliers de vies combien la vie humaine est d’une valeur irremplaçable. Les films doivent refléter vos idées sur l’humanisme, l’espoir, la générosité et la foi en un avenir meilleur.

Conditions générales :
Âge : moins de 40 ans
Durée du film : Jusqu’à 5 minutes
Genre : Documentaire, fiction, animation (3D, 2D), autre.
Date limite : 20 mars 2017.
Les films doivent avoir été produits au plus tôt le 1er janvier 2016.
Les films doivent être remis via un lien caché sur You Tube ou Vimeo.

Pour tous les détails sur les conditions générales du Concours Aurora du court métrage veuillez cliquer ici.

Par la sélection d’un jury professionnel, l’Initiative Humanitaire Aurora accordera un prix de 4000 dollars à l’auteur du meilleur film. Les second et troisième concurrents recevront respectivement un prix de 2000 et 1500 dollars. Les auteurs des cinq meilleurs films auront l’opportunité d’assister à la Cérémonie de remise du Prix Aurora qui aura lieu à Erevan le 28 mai 2017.

Pour s’inscrire au concours veuillez cliquer ici.

Pour toute question :
film@auroraprize.com
+374 98 909417

posté le 21 décembre 2016 par Claire/armenews


CINEMA ST ANDRE DES ARTS DE PARIS
Documentaire Choeurs en exil sur le couple Kerovpyan

Pour transmettre une tradition de chant ancestral, Aram et Virginia, un couple d’Arméniens de la diaspora, emmènent une troupe d’acteurs européens de l’Institut Grotowski de Wroclaw dans un voyage initiatique en Anatolie sur les lieux où autrefois cet art prospérait.

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Chemin faisant, leur questionnement fait réémerger la richesse d’une culture anéantie : le chant et le théâtre deviennent alors langue de création et de partage, souffle de vie. Une quête immortalisée par le documentaire Choeurs en exil réalisé par Nathalie Rossetti et Turi Finocchiaro, projeté au cinéma St André des Arts de Paris, dans le cadre du cycle découverte.

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Tout le long de leur cheminement, Aram et Virginia vont à la rencontre de témoins du passé, des restes oubliés sur les traces du génocide arménien. Ils se souviennent et tentent de reculer le temps où le chant traditionnel et liturgique disparaîtra.

Cet art menacé est de moins en moins employé dans les offices des églises arméniennes et les générations actuelles s’intéressent peu à la transmission de cette culture même si certains continuent d’y croire. Ces derniers forment une minorité, à Paris, à Istanbul, et peut-être ailleurs...

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Aram et Virginia chantent non seulement pour les Arméniens, à l’intérieur des églises, mais aussi dans des workshops, partout en Europe, dans des concerts, ou lors de rencontres avec des villageois kurdes ou turcs ; et leurs chants sont un souffle de vérité. Des chants « religieux » dans le plus beau sens du terme, c’est-à-dire qu’ils relient. Ils relient la terre au ciel, les morts aux vivants, les Arméniens aux Turcs, les fils des victimes aux fils des bourreaux.

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Après avoir été projeter pendant le Cycle Découverte du 21 novembre au 13 décembre, le Cinéma Saint André des Arts a décidé de reprogrammer le film pendant les vacances scolaires. Les séances, toutes à 11h30 du matin, sont les jours suivants : lundi 19 décembre, samedi 24 décembre, lundi 26 décembre, samedi 31 décembre et lundi 2 janvier.
30 Rue Saint-André des Arts, 75006 Paris.

posté le 19 décembre 2016 par Claire/armenews