Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
France


EDITORIAL
Ce que l’on peut attendre d’Emmanuel Macron, par Ara Toranian

La France s’est donc dotée d’un nouveau président et les législatives des 11 et 18 juin ont confirmé ce choix en accordant à son mouvement une large majorité. Emmanuel Macron aura par conséquent les coudées franches pour mettre en œuvre son programme et tenir ses promesses, pour le pays et pour ses différentes composantes, de toute nature. Gageons que les amis de la cause arménienne élus à l’Assemblée nationale, en particulier ceux qu’il a lui-même contribué à faire élire, n’hésiteront pas à les lui rappeler, dans le domaine qui leur est cher. Au besoin.

 A la lumière des propos tenus par Emmanuel Macron dans l’interview qu’il avait accordée à NAM en février 2017 , il semblerait que la nouvelle ère qui s’ouvre devant nous se situera dans le prolongement des jalons posés par Nicolas Sarkozy, et des initiatives prises par François Hollande, avec leurs zones d’intérêt (dans le domaine de la mémoire) et leurs limites, notamment sur les sujets du Haut Karabagh, de l’Azerbaïdjan et de la Turquie. En ce qui concerne cette dernière, le rôle moteur qu’avait joué le gouvernement socialiste dans la relance des négociations d’adhésion à l’Europe ne restera pas au nombre des meilleurs souvenirs du quinquennat. Du moins pour la communauté arménienne qui n’acceptera jamais de vivre sous la tutelle (fut-elle partagée) d’un État négationniste à Bruxelles.

Quant à la politique socialiste sur la question du Haut Karabagh, son bilan n’est guère plus brillant. Les intérêts du complexe militaro-industriel l’ont en effet emporté sur l’obligation de réserve qui aurait dû découler, en bonne logique, du statut de médiateur de la France à la coprésidence groupe de Minsk. Conséquence : Paris a vendu des armes à l’Azerbaïdjan. Comme la Russie, même si les volumes ne sont pas comparables. En revanche Moscou avait compensé cet avantage militaire consenti à la pétro-dictature en aidant militairement l’Arménie, à moindre coût. Ce qui n’a pas été le cas de notre Etat, pour ce que l’on en sait. 

Aggravant ce déséquilibre, le Quai d’Orsay a pris l’initiative en 2015 d’isoler encore davantage la République du Haut Karabagh, en interdisant notamment aux communes françaises d’y faire des jumelages. Une mesure mal ressentie par nombre de députés socialistes (dont Bruno Le Roux, chef du groupe ps à l’AN), qui ont réagi en se rendant à Stepanakert, tandis que la diplomatie économique de Fabius fermait complaisamment les yeux sur les abominations du régime Aliev... 

Voilà donc le bilan, guère reluisant, dont va hériter Emmanuel Macron sur la question des relations avec l’Azerbaïdjan et le Haut-Karabagh. Sa politique suivra-t-elle cette pente peu digne de nos valeurs ? On avait pu comprendre, à travers l’interview à NAM du candidat à la présidence, que son appréhension du dossier oscillait entre deux sentiments : d’un côté la perception des contraintes économico-diplomatiques inhérentes au sujet, de l’autre un tropisme favorable aux Arméniens. Sera-ce suffisant pour combler la marge de progression de la République dans ce dossier ? Faudra-t-il se satisfaire du manque d’empathie récurrent du Quai d’Orsay à l’égard des Arméniens en générale et de l’Artsakh en particulier ?

Certainement pas. Et ce pour plusieurs raisons, nonobstant la justesse intrinsèque de la cause de l’Artsakh. La première tient au fait que la France, comme nombre de nations, a une dette morale envers le peuple arménien, dont elle n’a pu prévenir l’extermination prévisible, en dépit de ses engagements diplomatiques durant le demi-siècle qui a précédé 1915. Une dette aussi, du fait de sa complaisance avec l’État criminel turc auquel elle a offert en 1939 sur un plateau le Sandjak d’Alexandrette (territoire de l’ex-Cilicie), où subsistaient encore des Arméniens.

Si l’on fait en général bonne part à l’épopée du Moussa-Dagh, au cours duquel la flotte française a sauvé 4000 Arméniens en septembre 1915, comment oublier les épisodes moins glorieux de Marach et de Hadjine en février 1920 qui ont débouché sur le massacre d’environ 20 000 Arméniens, après l’évacuation sur la pointe des pieds de l’armée française ? Et comment faire aussi abstraction du rapprochement franco-turc honteux qui avait été ourdi dans l’ombre dès les années 20, sur le dos du cadavre encore fumant du peuple arménien ? Et ce, sans parler de l’abandon du traité de Sèvres et de la signature de l’inique traité de Lausanne qui entérina la trahison envers les victimes.

Alors oui, bien sûr, la France, comme l’Allemagne, comme l’Angleterre, chacune à des niveaux différents, a des obligations morales à l’égard de la nation arménienne. Et si la reconnaissance du génocide a constitué une forme de réparation, la sécurité pour les Arméniens encore en danger sur leurs terres historiques, comme au Haut Karabagh, en constitue une autre, aujourd’hui impérative. 

Mais, la nécessité pour la France et l’Europe de protéger les Arméniens du Haut Karabagh ne relève pas uniquement du devoir moral, de la dette d’honneur. Elle procède aussi de la cohérence politique. Le droit à l’autodétermination s’inscrit dans le registre des droits de l’homme, pierre angulaire de la construction républicaine. La diplomatie française a prôné tout récemment ce principe pour toutes les régions de l’ex-Yougoslavie. L’ignorer à propos du Haut-Karabakh, participerait là encore de ce pur prosaïsme économique qui caractérise la relation entre Paris et la pétro-dictature de Bakou. Or, cynisme pour cynisme, cet opportunisme sous-tendu par une logique mercantile se justifie de moins en moins, eu égard à la crise financière de l’Azerbaïdjan et au fait que son « peak oil » est très largement derrière lui. 

Enfin, d’un simple point de vue géopolitique, la chute du verrou stratégique que représente le Haut Karabagh risquerait d’avoir un effet domino désastreux pour la sécurité de l’Europe, et donc de la France. Si, qu’à Dieu ne plaise, ce qu’il reste de la digue arménienne venait à sauter, comme s’y emploient historiquement les forces du panturquisme, le vieux continent se retrouverait dans un face à face explosif avec un espace pan turc territorialement unifié et un Moyen-Orient en butte à l’ottomanisation. Un rêve impérialiste dont la réalisation a été et demeure la clé de voûte des politiques criminelles d’Ankara envers les Arméniens, les Kurdes et les minorités.

L’Europe - et la France avec elle - peuvent-elles prendre le risque de laisser se développer cette perspective totalitaire, alors qu’elles parviennent à peine à contenir l’arrogance d’Erdogan, qui ne fait pas mystère de ses visées panturquistes et de sa volonté d’enrôler, partout où c’est possible, l’Islamisme politique sous la bannière turque ? 

Les premiers pas diplomatiques d’Emmanuel Macron tendraient à montrer qu’il n’entend pas être une sorte de « capitaine de pédalo dans la tempête ». Il semble au contraire s’inscrire dans une réflexion stratégique et une vision historique, notamment à l’égard de l’Europe. Puisse cette volonté de prendre de la hauteur déteindre sur le Quai d’Orsay et l’amener à voir les choses autrement que par le petit bout de l’oléoduc...

posté le 24 juin 2017 par Ara/armenews


FRANCE
Quatre décisions judiciaires en un an

La Cour d’Appel de Versailles a confirmé ce jeudi l’ordonnance de non-lieu prononcée l’année dernière par un juge d’instruction parisien dans une affaire de violences volontaires à l’Assemblée nationale.

Le 26 février 2013, une réunion avait été organisée salle Colbert de l’Assemblée par le BFCA (Bureau français de la Cause arménienne) et René Rouquet, Député du Val-de-Marne et Président du Groupe d’Amitié France-Arménie. Elle avait pour objet la commémoration du 25ème anniversaire des pogroms de Soumgaït. François Rochebloine, député de la Loire, participait à cette rencontre, comme d’autres collègues parlementaires et une assemblée de personnes présentes sur invitation et inscrite sur une liste déposée à l’accueil de l’Assemblée nationale. Au terme de la réunion, l’assistance fut invitée à observer une minute de silence. Deux personnes étaient restées assises. Elles furent immédiatement remarquées par l’assistance et priées de se lever. Elles refusèrent et une altercation s’en suivit. La gendarmerie fut dépêchée et des plaintes furent déposées de part et d’autres.

Il apparaissait, au cours de l’enquête, que ces deux personnes étaient Mirvari Fataliyeva, Présidente de la Maison de l’Azerbaïdjan en France, et un homme de corpulence qui l’accompagnait. Leurs noms ne figuraient pas sur la liste dactylographiée remise à l’accueil et avaient été rajoutés de manière manuscrite. Mirvari Fataliyeva portait plainte pour violences le 27 février 2013 sans pouvoir identifier d’agresseur allégué. Une semaine plus tard, le 4 mars 2013, elle déposait une nouvelle plainte, cette fois-ci en visant nommément François Rochebloine. Elle prétendait alors que le député lui aurait « tirer les cheveux ».

Dans une plainte déposée contre Mirvari Fataliyeva pour dénonciation calomnieuse, l’avocat de François Rochebloine, Maître Sévag Torossian, avait expliqué au Procureur de Paris que « l’accusation insidieuse (« tirer les cheveux ») auraient été risible s’il ne s’était agi d’une intolérable tentative de politisation consistant à mettre en cause, de manière parfaitement mensongère et calomnieuse, un élu de la République ». L’enquête est toujours en cours et pourrait être mise à jour avec la décision de jeudi.

JPEG - 98.3 ko
Maître Sevag Torossian

L’arrêt du 22 juin 2017 vient de clore une année chargée. Quatre décisions judiciaires ont été rendues dans deux affaires en apparence sans lien. Parallèlement à l’ordonnance du juge d’instruction parisien du 29 juin 2016, confirmée par l’arrêt du 22 juin 2017, un juge d’instruction de Nanterre avait également prononcé un non-lieu, suite à une déclaration du député de la Loire publiée sur le site d’armenews selon laquelle l’Azerbaïdjan se comportait « comme un Etat terroriste ». Le 9 février 2017, le juge d’instruction de Nanterre avait déclaré irrecevable la plainte de l’Etat étranger. Le 16 mai 2017, la Cour d’appel de Versailles avait confirmé cette décision.

Tout en saluant la lucidité de « tous les magistrats français qui ont eu à connaître de ces dossiers », Sévag Torossian évoque une « véritable stratégie judiciaire des milieux avertis, en France et ailleurs » qui n’est néanmoins qu’une « phase de test ». Le 5 septembre prochain, ce sont des journalistes de France 2 qui seront jugés devant le Tribunal correctionnel de Nanterre, dans une affaire de diffamation jumelle, aucune nullité de procédure n’ayant été soulevée pendant l’information judiciaire. Dans un communiqué de presse, l’avocat de l’Etat caucasien s’était en effet ému que Cash investigations présente « la République d’Azerbaïdjan comme une dictature avec un despote » et avait déposé plainte à la même époque.

Paul Nazarian

posté le 23 juin 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Azerbaïdjan  France  Image 450  Justice  Karabagh 


REVUE DE PRESSE - L’HISTOIRE
L’empire oublié de Tigrane

La revue L’Histoire publie dans son numéro de juin un article de six pages, abondamment illustré, consacré au roi Tigrane dit le Grand, sous le règne duquel le royaume d’Arménie connut une formidable expansion, du Caucase à la Méditerranée orientale.

JPEG - 168.7 ko

Pourtant, celui qui est considéré comme un héros national chez les Arméniens, reste assez méconnu. «  En fait, comme les sources romaines tendent à mettre en valeur le personnage de Mithridate VI, Tigrane apparaît comme un personnage secondaire dans l’ombre du roi du Pont », explique Giusto Traina, professeur d’histoire romaine à l’université Paris-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France. En confrontant ces textes avec des découvertes archéologiques, l’historien livre une vision approfondie de ce souverain, allié de Mithridate, dont il épousa la fille.

Après avoir passé quinze ans chez les Parthes comme otage, Tigrane, à la mort de son oncle Artawazd Ier, monta sur le trône en 95 avant J.-C. à l’âge de 45 ans. Une série de campagnes militaires lui permit de conquérir une bonne partie de l’Anatolie Orientale et de ce qui restait de l’empire des Séleucides. « Son chef d’œuvre politique fut l’annexion de la Syrie, où il installa un gouverneur arménien et prit possession de la grande métropole d’Antioche. L’Arménie royaume jusqu’à présent enraciné dans les montagnes de la Transcaucasie, obtenait ainsi une ouverture sur la Méditerranée », écrit Giusto Traina. Tigrane étendit son aire d’influence en Haute Mésopotamie et fit construire sa capitale Tigranocerte. Mais à la suite des guerres mithridatiques, et de son refus de livrer son beau-père aux Romains, Lucullus attaqua l’Arménie. Tigrane dut ainsi renoncer à La Syrie et à presque toutes ses conquêtes et se soumettre à Rome. « La capitulation de Tigrane s’avéra une démarche heureuse pour l’Arménie qui put ainsi conserver son indépendance », affirme Giusto Traina. Contrairement à la fin tragique de Mithridate, Tigrane mourut de maladie à l’âge respectable de 85 ans. Sauf quelques intervalles, le royaume demeura indépendant jusqu’en 428 ap. J.-C.

posté le 20 juin 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : France  Histoire  Médias 


GRENOBLE
Succès pour FAIR

A l’occasion de l’inauguration de son antenne à Grenoble le 15 juin 2017, FAIR (France Arménie International Réseau) a réuni ses membres et amis entrepreneurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes au Novotel de Grenoble-Nord-Voreppe pour un dîner-conférence autour du thème majeur de la relation Banque-Entreprise.

Aramazd Abedi, président de FAIR, a ouvert la soirée en saluant la présence importante de chefs d’entreprises et de professionnels représentant un grand spectre de domaines d’activité de l’économie régionale. Le Président a exposé les objectifs régionaux, nationaux et internationaux de l’association. Il a annoncé la création de FAIR à Grenoble comme une réponse aux demandes émanant de plusieurs entrepreneurs du Dauphiné. Cette étape sera suivie de l’extension prochaine de FAIR dans la Drôme.

Jean-Claude Parukanian, trésorier et responsable du développement local de FAIR, a remercié Richard Kaladjian et Daniel Marandjian d’avoir contribué à la préparation de cette première rencontre à Grenoble destinée à développer le réseau dans le Dauphiné. Il a appelé à de nouvelles adhésions afin de permettre à tous de tirer un maximum de bénéfices de l’effet réseau de FAIR.

Manoug Pamokdjian,administrateur et responsable des conférences et de l’événementiel de FAIR, a présenté le conférencier et le thème de la soirée.

L’invité de la soirée, Hervé Garabedian, associé et fondateur du cabinet Alfil & Gambit, expert de la relation Banque-Entreprise, spécialiste de la modélisation des flux et du cash management, du financement et de la couverture des risques, a exposé l’impact de la mondialisation, de la numérisation, du développement des télécoms sur l’industrie bancaire. Il a dévoilé les opportunités et les risques pour les entreprises soumises aux aléas de ces évolutions de l’univers bancaire. Hervé Garabedian a présenté aux participants l’application Tresaudit, élaboré par son cabinet, permettant d’analyser le positionnement de la société, et de programmer l’optimisation des coûts permettant de négocier avantageusement avec la banque. En conclusion, le conférencier a souligné l’importance du réseau ; il a encouragé les participants à profiter des opportunités offertes par FAIR afin de partager et de s’informer ensemble des difficultés rencontrées ainsi que des solutions trouvées par leurs pairs.

A l’issue de la conférence, Manoug Pamokdjian a soumis à l’assemblée présente le projet de FAIR de fédérer les TPE et PME permettant ainsi la mutualisation des solutions dans les relations avec le système bancaire.

La soirée s’est poursuivie par un buffet dînatoire qui a permis les contacts et échanges entre les professionnels venus de la région lyonnaise, stéphanoise et grenobloise.

Pour adhérer à FAIR : http://www.france-armenie-fair.com/rejoindre-notre-reseau/
FAIR 40 rue d’Arménie, 69003 Lyon - Tel : +33 (0) 9 72 52 12 70
mailto: contact@france-armenie-fair.com
www.france-armenie-fair.com/Facebook
Facebook : @fairreseau

posté le 19 juin 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : France  Grenoble 


LEGISLATIVES FRANÇAISES
La victoire de LREM profite aux candidats d’origine arménienne

Le deuxième tour de l’élection législative qui a élu pour 5 ans les prochains députés de l’Assemblée nationale s’est soldé par une nette victoire de La République en Marche (LREM) qui a obtenu au niveau national plus de 49,12 % des voix (avec le Modem) et 350 sièges ( sur 577) dont 308 pour LRM. Le LR arrive en seconde position avec 26,95% des voix (113 sièges pour LR, 18 pour l’UDI, et 6 pour les divers droites). le PS obtient 29 sièges avec 5,03% des voix. Le FN (8 sièges -1,39 des voix %. La France Insoumise (17 sièges-2,95% ). Le parti communiste : 10 sièges 1,73% et les régionalistes 5 sièges, 0,87, dont 3 sièges pour les élus corses.


Malgré un net mouvement de ressac de LREM par rapport au premier tour, ses résultats ont largement profité aux candidats d’origine arménienne qui avait été investis par le parti du président Macron, qui est le seul à en avoir présenté 5, quand ses principaux concurrents ( FN, LR, France Insoumise) n’en avait nommé aucun et le PS un seul(face à François Rochebloine...). Tous ont été élu à l’exception de Pascal Chamassian, qui avait bénéficié comme les autres de la vague LREM au niveau national mais qui a pâti de son reflux dans une région où la droite et l’extrême droite sont particulièrement bien implantées. Son résultat honorable, l’inscrit dans la durée pour les prochains combats de LREM dans sa région. Le siège de cette 1ere circonscription des Bouches-du-Rhone reste cependant au député sortant Valérie Boyer, dont le nom est associé au combat contre le négationnisme. Parmi les grand perdants des amis de la cause arménienne lors ce second tour , on regrettera particulièrement l’échec de François Rochebloine.

Voici leurs résultats :

1ère circonscription des Bouches-du-Rhône (Marseille)
Pascal Chamassian (LREM) 45%

Valérie Boyer (sortante LR) 55%

13e circonscription du Rhône :
Danièle Cazarian (LREM) 52,35%

Philippe Meunier (Sortant LR) 47,65%

1e circonsription d’Eure-et-Loir (Chartres)
Guillaume Kasbarian (REM) : 55,18 % 
Franck Masselus (LR) : 44,82 % 

7e circonscription des Hauts-de-Seine Rueil - Saint-Cloud - Garches)
Jacques Marilossian (LREM)
57,8%
Eric Berdoati (LR) 47,43%


2e circonscription du Cher
Nadia Essayan 52,57%
Nicolas Sansu (PCF) : 47,43%

Parmi les candidats sortants proches de la cause arménienne dans les autres circonscriptions on relèvera les résultats suivants ( liste non exhaustive) :

6e circonscription des Bouches-du-Rhône
 Guy Teissier (LR) 53,53%

Eléonore Leprettre (MoDem) 46,67%

10e circonscription des Bouches du Rhône
François Michel Lambert 58,27%

L.Jacobelli 41,73%

8e circonscription du Val-d’Oise
François Pupponi (PS) 65,9 %

Samy Debah (SE) 34,1%

9e circonscription du val de marne
 Jean-Luc Carvounas 58,7 %

Gaëlle Marseau 41,3 % (LREM)

3e circonscription de la Loire
Valéria Faure-Muntian (LREM) 52,64%

François Rochebloine (LR), député sortant 47,36 % 

1re circonscription de l’Eure

Bruno Le Maire 64,53

Fabienne Delacour (FN) 35,47 %

5eme cironcscription de Seine-Saint-Denis
Jean-Christophe Lagarde (UDI)
66,1%
Malikar Maalem-Chibane (Sortant LR) 19,5%

1ere circonscription de Paris (élu au 1er tour)
Sylvain Maillard 50,08%


Regrettons également l’échec de quelques amis de la cause arménienne ( liste non exhaustive) :
Erwan Binet ps isère
Michel Destot ps isère
Jean Marc Germain ps Haut-de-seine
Henri Jibrayel ps dans la 7e circonscription des Bouches du Rhône
Rudy salles (3e circonscription Porvence Alpes Cote d’Azur)
Yves Moraine, Marseille
Nathalie Kosciusko-Morizet
Najat vallaud-belkacem

Notons enfin que Patrick Devedjian ne s’était pas représenté en raison de la loi sur le non cumul des mandats. Ne se sont pas non plus représentés : Marie-Arlette Carlotti (PS, Bouche du Rhône),Patrick Labaune (LR, Drome),Bruno Le Roux (PS, Seine Saint Denis),René Rouquet (PS, Val de Marne), André Santini (UDI, Haut de Seine).
Prenons acte enfin des défaites des candidats réputés proches de l’Azerbaïdjan : Thierry Mariani et Alexis Mancel (fils et ex-attaché parlementaire de Jean-François Mancel, ex-président du groupe d’amitié avec l’Azerbaïdjan à l’AN).

posté le 19 juin 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : France 


Conférence
Justice pour les Chrétiens d’Orient !

La 4e conférence de la commission ouverte Paris-Arménie du Barreau de Paris organisée par Vincent Nioré et Sévag Torossian, s’est déroulée le 14 juin 2017 à la Maison du Barreau.

JPEG - 185.1 ko

« Quelle justice pénale pour les Chrétiens d’Orient ? » C’est autour de ce thème que sont intervenus d’éminents avocats et spécialistes en présence du Vice-Bâtonnier, Dominique Attias.

JPEG - 256.4 ko

Patrick Karam, Vice-Président du Conseil Régional d’Ile-de-France et Président de la CHREDO (Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger) a présenté un état des lieux concret de la situation des minorités persécutées en Orient, les enjeux géopolitiques et les procédures en cours incriminant Daech auprès des instances internationales telles que la Cour Pénale Internationale.

JPEG - 388.3 ko

EliseBoghossian, acupunctrice, Présidente de l’ONG EliseCare, a livré un témoignage poignant. Elle a partagé son expérience du terrain notamment dans les zones de guerre en Irak et en Syrie en évoquant les traumatismes irréparables des enfants et des femmes Chrétiennes et Yezidis victimes des pires sévices.

JPEG - 375.1 ko

Le Professeur agrégé Didier Rebut s’est interrogé sur la compétence juridictionnelle de la Cour pénale internationale, ainsi que des juridictions nationales, pour juger de crimes commis sur les territoires concernés. . Il a souligné la difficulté de l’apport de preuves dans le cadre de l’ouverture d’une enquête.

JPEG - 404 ko

David Lévy, Avocat au Barreau de Paris, s’est livré à un examen technique des incriminations qui pourraient être visées, la Cour pénale internationale ayant pour vocation de juger les crimes les plus graves, à savoir les crimes contre l’humanité, génocide et crimes de guerre. Il s’est aussi interrogé sur la nature juridique des victimes, à savoir si les « Chrétiens d’Orient » pouvaient être considérés comme un groupe visé par les textes.

JPEG - 456.6 ko

La destruction des biens culturels a été développée par Anne-Sophie Nardon, Avocat au Barreau de Paris, experte en droit de l’art. Elle a souligné le consensus qui entoure les questions relatives à la destruction du patrimoine culturel et religieux pouvant être une approche inédite de la quête de justice.

JPEG - 354.6 ko

Enfin Sévag Torossian, Avocat au Barreau de Paris, a conclu les travaux autour d’une question épineuse : vers le procès de Daech ? La Cour pénale internationale parait aujourd’hui incompétente pour juger de crimes commis sur les territoires de Syrie et d’Irak, sauf saisine par le Conseil de sécurité de l’ONU, bloqué par le véto de la Chine et de la Russie. Mais en réalité, un « procès pragmatique » a déjà commencé sous une autre forme que les « procès symboliques » du vingtième siècle, à savoir les racines financières, le gel des avoirs et le listing de toutes les personnes et entités liées à Daech, en application de la résolution 2253 de 2015.

JPEG - 364.1 ko

La soirée a été animée par Vincent Nioré, Avocat au Barreau de Paris, ancien Membre du Conseil de l’Ordre, qui a salué la qualité des interventions et conclu, après avoir donné la parole au public, en émettant le vœu que le gouvernement français se saisisse de cette question de la défense des minorités chrétiennes en Orient.

Reportage photo : Jean-Manouk Yérémian

posté le 18 juin 2017 par Jean Eckian/armenews

THEMES ABORDES : France  Irak  Syrie 


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Législatives : La JAF s’indigne des propos de Valérie Boyer à son endroit

La Jeunesse arménienne de France s’indigne des déclarations fausses et mensongères de la députée Valérie Boyer qualifiant le mouvement « d’association communiste » dans La Provence du jour et par le biais de tracts diffusés.

Le raccourci pris par la députée démontre une réelle méconnaissance du tissus associatif arménien !

La JAF est une association apolitique issue de la résistance de 1945 de Missak Manouchian. Depuis plus de 70 ans la JAF oeuvre pour le développement artistique des jeunes français d’origine arménienne. Qu’il s’agisse d’art ou de culture, la JAF s’est hissé au premier rang des associations par l’organisation d’événements majeurs à résonance nationales.

Comptant aujourd’hui plus de 300 membres et 2000 sympathisants,de tous bords politiques et dans sa diversité, elle fait office de référence dans la communauté arménienne de France. La JAF rappelle ici, en outre, que tous ses membres sont libres d’avoir leurs opinions politiques et n’a d’ailleurs pas pris de position officielle dans ces élections. Cependant l’association ne peut rester indifférente face à cette calomnie.

Elle veut aussi saluer le travail de Pascal Chamassian qui a présidé aux destinées de l’association pendant 10 ans et en reste un membre actif. Il a contribué au rayonnement de la JAF et de la communauté arménienne en France,et le remercie à ce titre.

Jeunesse Arménienne de France

posté le 15 juin 2017 par Ara/armenews


TURQUIE/FRANCE
Mathias Depardon dénonce une « chasse aux médias » en Turquie

Paris, 14 juin 2017 (AFP) - Le photojournaliste Mathias Depardon, expulsé vendredi vers la France après un mois de détention en Turquie, a estimé mercredi que le gouvernement de ce pays s’était lancé “dans une véritable chasse aux médias“.

“C’est devenu extrêmement compliqué voire impossible“ de faire librement son métier de journaliste en Turquie, a déclaré le photographe français sur Europe 1. “Les pressions sont énormes, qu’elles soient financières ou autres“.

“C’est une véritable chasse aux médias dans laquelle le gouvernement s’est lancé“, selon lui. Mathias Depardon avait été arrêté le 8 mai alors qu’il faisait un reportage dans le sud-est de la Turquie au motif qu’il travaillait sans carte de presse.

A son arrivée en France, il avait affirmé avoir été accusé “de propagande terroriste et d’aide et soutien à des groupes terroristes, à savoir le PKK, (Parti des travailleurs du Kurdistan, séparatistes kurdes) suite à des images“ réalisées ces dernières années.

Le président français Emmanuel Macron avait demandé le 3 juin à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan le retour “le plus vite possible“ du photojournaliste en France.

Mathias Depardon a précisé que ses conditions de détention étaient “relativement bonnes“ mais que le fait d’être à l’isolement était “psychologiquement assez compliqué“.

“Je savais que je ressortirai. C’était une question de temps“.

“Néanmoins j’ai commencé une grève de la faim pour essayer d’accélérer ce processus de libération“. “J’ai fait six jours (ndlr : de grève). C’était une semaine où j’étais très en forme psychologiquement. J’avais l’impression de mener un combat, d’avoir initié quelque chose, entamé presque un dialogue et un affront avec les autorités turques et un message de détresse envers la France“.

Interrogé sur le fait de savoir si l’Elysée était susceptible de le choisir pour réaliser la photo officielle du chef de l’Etat, Mathias Depardon a déclaré que cela ne lui avait “pas été proposé“ à ce jour. “Il n’y a que les journalistes qui m’en parlent“.

posté le 14 juin 2017 par Stéphane/armenews


FRANCE-CAUCASE DU SUD
Le président Macron a pris connaissance de l’état du dossier du Haut-Karabakh (Arstakh)

“Le président français Emmanuel Macron a pris connaissance de l’état du dossier du Haut-Karabakh“, a déclaré, le 12 juin, à Stépanakert, Stéphane Visconti, le co-président français du Groupe de Minsk dont la présidence se trouve actuellement dans la région pour une tournée en Arménie, en Artsakh et en Azerbaïdjan, rapporte Lragir, quotidien arménien de l’opposition, qui cite l’agence Armenpress.

L’ambassadeur français “prend du plaisir à se trouver en Artsakh“, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il prenait connaissance de la réalité sur le terrain. “Pour nous, la sécurité et le règlement pacifique du dossier sont des problèmes très importants. La France, les Etats-Unis et la Russie collaborent du mieux qu’ils peuvent pour que ce dossier enregistre des avancées“, a-t-il spécialement exprimé.

Il a également ajouté que la fermeture du bureau de l’OSCE à Erevan est traitée à Vienne, siège de l’OSCE.

La Rédaction des NAM

posté le 14 juin 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Caucase  France  Image 450