Nouvelles d'Arménie
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France


PARIS
L’ANACRA et l’Aumonerie israélite rendent hommage aux héros de l’Affiche Rouge

A l’initiative de l’Aumônerie Israélite des Armées (AIA) et de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants Arméniens (ANACRA), une cérémonie a été organisée hier à la salle Nourham Fringhian de la Cathédrale arménienne de la rue Jean Goujon à Paris à l’occasion du 73e anniversaire de l’exécution du Groupe Manouchian (21 février 1944). Cette cinquième cérémonie conjointe entre Juifs et Arméniens a été célébrée par le Rabbin Joël Jonas de l’aumônerie israélite des armées et Monseigneur Vahan Hovanessian, Primat du diocèse arménien de France qui ont prié pour les morts en arménien et en hébreu. Au cours de la cérémonie les noms des 23 fusillés du 21 février 1944 ont été énumérés, suivi d’une minute de silence. Garbis Nigoghossian de l’Anacra a récité l’Affiche rouge, poème d’Aragon qui immortalisa cet épisode héroïque de la Résistance.

Des personnalités des deux communautés ont assisté à cette commémoration dont le Grand Rabbin de France Haïm Korsia, Francis Kalifat, président du Crif, Joël Mergui, président du consistoire israélite, Marc Attali, ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Israël, SE Viguen Tchiterchian ambassadeur d’Arménie en France, Antoine Bagdikian, président de l’ANACRA, organisateur de la célébration, Ara Toranian coprésident du CCAF, Lévon Sayan délégué permanent de la République d’Arménie à l’UNESCO, Philippe Kaltenbach, sénateur, président du groupe d’amitié avec l’Arménie au Sénat, Armen Pétrossian des Etablissements Petrossian, Léon Hovnanian, adjoint au maire de Meudon et des responsables d’association et de l’ armée française.
Antoine Bagdiguian a de nouveau rappelé cette année la mémoire partagée des Arméniens et des Juifs sur cet épisode tragique de la résistance ainsi que sur l’expérience génocidaire. Le Rabbin Joël à plaidé pour la défense de la vie humaine, évoquant le 6e commandement : « tu ne tueras point ». Enfin le Grand Rabbin Khaïm Korsia a renchéri sur l’amitié arméno-juive, fustigeant l’indifférence et citant la formule : « Maudit soient les yeux fermés ». Il a conclu son intervention en souhaitant paix et Bonheur à tous, en arménien.

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posté le 22 février 2017 par Ara/armenews

PHOTO DE JEAN YEREMIAN

THEMES ABORDES : France 


COMMUNIQUÉ DU CERCLE D’AMITIÉ FRANCE-KARABAGH
« La France se prononce pour l’autodétermination du Haut-Karabagh »

Mercredi 8 février, François Hollande a évoqué le Haut-Karabagh lors du dîner organisé par le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (C.C.A.F.). Le Président de la République a en effet déclaré : « Nous devons trouver les éléments du règlement du conflit. Nous les connaissons. Ils ont été fixés. Ce sont les principes de Madrid, je ne vais pas les énoncer ici, mais nous savons qu’ils déboucheront s’ils sont appliqués sur l’autodétermination du Haut-Karabagh. La France va donc organiser une rencontre pour que nous puissions avancer sur cette voie avec l’Azerbaïdjan et l’Arménie ».

Le Cercle d’Amitié France-Karabagh se félicite de cette prise de position qui correspond en grande partie à la vision qu’il a toujours exprimée.

« En se constituant en République dès 1991, le peuple karabaghiote a déjà fait usage de son droit inaliénable à l’autodétermination » a précisé François Rochebloine, le Président du Cercle d’Amitié, « mais il faut se féliciter de ce que le Président de la République reconnaisse, en l’édictant clairement, la perspective de la reconnaissance internationale de cette indépendance ». a-t-il ajouté.

Le Cercle d’Amitié rappelle que la responsabilité particulière de la France dans la région en sa fonction de co-présidente du groupe de Minsk de l’OSCE en charge d’assister les parties à trouver les conditions d’une paix définitive.

« La mission de notre Cercle est de soutenir toute démarche favorisant la paix et la sécurité dans la région. Nous ne pouvons donc que souscrire à la proposition du Président Hollande d’organiser une rencontre comme il le propose » a commenté le Président du Cercle d’Amitié « mais nous croyons qu’il serait plus efficace et plus conforme à l’esprit comme à la lettre des accords de 1994 d’y convier les trois parties prenantes au conflit, c’est-à-dire l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Haut-Karabagh. » a-t-il conclu.

Le Cercle d’Amitié apportera son soutien à toute initiative de conciliation respectant l’expression démocratique de la volonté des Etats parties au conflit.

posté le 21 février 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  France  Image 450  Karabagh 


MARSEILLE
Rassemblement devant le buste profané de Missak Manouchian

Samedi 18 Février à Marseille il étaient nombreux, réunis pour le 73ème Anniversaire de la commémoration de l’exécution du groupe Manouchian. Répondant ainsi à l’appel de l’Association des Anciens Combattants et Résistants Français (ANACR), de l’Association des Anciens Combattants et Résistants Français d’Origine Arménienne (AACROA), l’Union Culturelle des Arméniens de France (UCFAF), et la Jeunesse Arménienne de France (JAF), c’est plus de 500 personnes qui se sont rassemblées pour rendre hommage au héros de l’Affiche rouge.

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De nombreuses personnalités et responsables se sont succédés à la tribune : Simon Azilazian (AACROA), Jean Paul Chiny (ANACR), Joseph Pietrucci (Adjoint au Marie des 1-7ème), Jean Marc Coppola (PCF), Henri Jibrayel (Député), Colonel Gilbert Minassian (AACROA) et Anahid Kaloudjian (JAF).

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On notera aussi la présence de la Sénatrice-Maire des 15-16ème Samia Ghali, du Président du CCAF Sud Azad Balalas, des Scouts Apostoliques Arméniens et de l’organisation syndicale CGT.

Tous les orateurs ont rappelé la nécessité de ce rassemblement, et l’importance de faire entrer Manouchian et ses camarades au Panthéon français. En effet, cette commémoration intervient tout juste après une nouvelle profanation du buste de Manouchian, qui a provoqué une profonde indignation de la part des organisateurs et de nombreux parlementaires.

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On retiendra également ce moment d’émotion, lorsque deux élèves du Collège François Villon, emmenés par leur professeur d’histoire Aurore Bruna, ont récité à la tribune (et dans le cadre de leur oral du brevet des collèges), le poème d’Aragon « l’Affiche rouge ».

La cérémonie s’est clôturée par une traditionnelle Marseillaise chantée par le ténor Antranik Minassian et repris par la foule.

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posté le 20 février 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : France  Image 450  Maillé 


Enseignement
Victor Der Megreditchian, 24 ans, crée un site intéractif entre élèves et enseignants

Le phénomène d’uberisation fait des émules dans tous les secteurs de l’économie, notamment dans celui de l’enseignement à distance.

Des devoirs rédigés à la place des élèves

Le jeune Victor Der Megreditchian, 24 ans, amoureux de l’Arménie, fils d’un financier d’origine russo-arménienne, vient de créer la plateforme Bonnenote.fr ICI mettant en relation des étudiants et des enseignants. Le but : aider, contre rétribution, collégiens, lycéens et étudiants à faire leurs devoirs. Dans les faits, ce sont les enseignants, recrutés par le site du fondateur, qui rédigent les dits-devoirs des « clients ». Les prix varient entre 7 et 60 euros selon le niveau, le nombre de pages à rendre et le temps imparti pour la réponse . Un devoir qui ne peut être utilisé en l’état à l’école ou à l’université. Il s’agit seulement de s’en inspirer et le rédiger soi-même avant de le rendre à l’établissement scolaire, précise Victor. Tout un chacun peut donc commander, en deux minutes, la réponse à un devoir sur un sujet déterminé ou commander un exposé.

Si certains arguent que cela s’apparente à de la triche, d’autres, malgré le prix, s’en félicitent sur letudiant.fr, notant que « cela peut nous aider à voir ce que le prof attendait de nous et à avoir une bonne note », estime Maeva.

Victor Der Megreditchian ne souhaite absolument pas en rester là. Le site, fort de 200 rédacteurs pour plus de 100 matières est en pleine évolution, et proposera prochainement un véritable accompagnement pédagogique qui pourra également aider les élèves en difficulté à « s’améliorer », assistés de leurs parents.

La start-up, basée à Londres, s’est inspirée d’un site londonien qui remporte un certain succès outre-manche. Bonnenote.fr compte d’ores et déjà plus d’une centaine de commandes en ligne.

Diplômé en Affaires et Finances, de l’ European Business School, à Londres, Victor Der Megreditchian a obtenu son baccalauréat au Lycée français de Moscou.

Jean Eckian

posté le 19 février 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Education  Enseignement  France  Image 450 


COMPTE-RENDU DU RDV DES NAM
Jacques Faure : « Le président de la République a tout dit dans son discours au dîner du CCAF »

Salle comble, vendredi 10 février, au Rendez-Vous des NAM, pour venir écouter Jacques Faure, ancien ambassadeur de France et coprésident français du Groupe de Minsk, chargé par l’OSCE de rétablir la paix dans le conflit du Haut-Karabakh. En partenariat avec l’UGAB-France, la conférence dont le thème était “le Quai d’Orsay et la Question arménienne“ s’est ouverte par une introduction de Claire Mouradian, directrice de recherche au CNRS, dans laquelle l’historienne, qui travaille sur les archives diplomatiques françaises, a présenté les grandes lignes de la diplomatie française dans l’histoire de la Question arménienne de la deuxième moitié du XIXe siècle à la fin de la Première guerre mondiale en 1918, avec quelques éclairages sur la période soviétique.

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Mais l’essentiel de la soirée a été consacré aux analyses de Jacques Faure dont l’exposé très précis et réaliste a été l’occasion de rappeler que le président François Hollande, lors du dîner du CCAF, avait dit l’essentiel avec une nouveauté d’importance capitale selon laquelle “les principes de Madrid (base de travail du conflit du HK - comme on l’appelle au Quai d’Orsay - je ne vais pas les énoncer ici, mais nous savons qu’ils déboucheront s’ils sont appliquées sur l’autodétermination du Haut-Karabakh“. C’est en effet la première fois depuis le début du processus de paix que l’un des Chefs d’Etat qui coprésident le Groupe de Minsk évoque publiquement, explicitement et personnellement le droit à l’autodétermination du Haut-Karabakh.

L’ambassadeur Jacques Faure a aussi détaillé certains volets du processus de paix, notamment le poids de l’histoire et l’obsession de la sécurité des Arméniens, l’affaire Safarov pour laquelle Bakou n’a pas mesuré l’impact de sa décision d’élever cet assassin au rang de “héros national“, “Ilham Aliev tirant là une balle dans le pied de son argumentaire sur l’autonomie du Haut-Karabakh dans le cadre de l’Azerbaïdjan“, a-t-il ajouté. Il a également évoqué le volet équivoque du droit international à propos des quatre résolutions du Conseil de sécurité sur le conflit du Haut-Karabakh, résolutions (822, 853, 874, 884) qui, rappelons-le, ne mentionnent jamais l’Arménie comme actrice du conflit, sauf une seule fois et encore puisqu’on lui demande d’user de son influence auprès des autorités de facto du Haut-Karabakh pour apaiser les tensions. Se pose alors la question du pourquoi d’un tel investissement de l’Arménie dans le dossier alors que les textes officiels du droit ne lui imposent rien puisqu’elle n’est même pas reconnue comme actrice du conflit... A Erevan de répondre...

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Après avoir longuement rappelé le fonctionnement de l’OSCE, dont les dispositions ne sont pas contraignantes - il faut insister sur ce point - l’ancien co-président a également rappelé que les bases d’un accord doivent reposer sur le compromis. Et à la question, “quels sont les gestes de compromis fournis par le président Aliev ?“, Jacques Faure est resté évasif dans sa réponse alors que dans ces échanges avec la salle il s’est montré plus à l’aise, notamment sur le fait que la procédure par étape est dans une impasse. Il a également rappelé qu’une reprise des hostilités n’était pas à prendre à la légère avant de s’interroger sur la fermeté des autorités azerbaïdjanaises qui font leur possible pour que le bureau de l’OSCE à Erevan soit fermé comme à Bakou. Or Erevan et les autres pays de l’OSCE souhaitent maintenir cette représentation, mais comme les décisions se prennent à l’unanimité à l’OSCE, le dossier est aujourd’hui bloqué, malgré les pressions de Washington et le jeu équivoque de la Russie, qui ne voit pas d’un mauvais oeil la fermeture de ce bureau, car cela permettrait de réduire le caractère international du conflit, de surcroît quand les Etats-Unis sont membres de l’OSCE.

Enfin, l’ancien coprésident a rappelé comment le Groupe de Minsk était intervenu pour écarter deux des trois résolutions anti-arméniennes et anti-Groupe de Minsk présentées par l’Azerbaïdjan au Conseil de l’Europe, quelques semaines avant le déclenchement de la Guerre des Quatre jours par Bakou.

Prochain Rendez-Vous des NAM, le vendredi 19 mai, à 20h, avec Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’EHESS et Galia Ackerman, historienne et journaliste à RFI, autour du thème “Turquie-Russie, Erdogan-Poutine, je t’aime moi non plus“.

posté le 17 février 2017 par Claire/armenews


TWITTER
Stèle Missak Manouchian profanée à Marseille : la réaction de Benoît Hamon

Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle de 2017, a réagi sur sa page Twitter suite à la profanation de la stèle Missak Manouchian à Marseille le 13 février 2017.

Il a ainsi écrit : “Honte à ceux qui ont profané la stèle de Missak Manouchian. Lui et ses camarades fusillés par les nazis étaient la France. #AfficheRouge“

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posté le 15 février 2017 par Claire/armenews


VIDEO
Hommage de Puzant Findikian à son ami l’accordéoniste Bernard Dedejian

Hommage du guitariste et chanteur Puzant Findikian à son ami l’accordéoniste Bernard Dedejian, qui s’est éteint à Valence le 3 février dernier :

posté le 15 février 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : France 


MARSEILLE
La Stèle de Missak Manouchian de nouveau profanée

Le 13 février 2017, la stèle Missak Manouchian, située sur le square éponyme au coeur du 7ème arrondissement de Marseille a de nouveau été profanée.

Cet acte fait suite à ceux perpétrés en 2014 par des groupuscules d’extrême droite.

Nous condamnons fermement cette nouvelle violation, et demandons la recherche et la punition des auteurs de ces faits inqualifiables. Cette profanation est une nouvelle atteinte à la mémoire des Résistants, morts pour la France pendant la deuxième Guerre Mondiale.

Missak Manouchian était le chef d’un réseau de 23 résistants, composé exclusivement d’immigrés, tristement rendus célèbres par l’Affiche Rouge. Engagés dans un combat pour libérer la France du nazisme, ils furent chassés, arrêtés puis exécutés au Mont Valérien le 21 février 1944.

Depuis plusieurs années, nous appelons l’Etat Français à transférer les cendres du Groupe Manouchian au Panthéon. Afin de sacraliser une fois pour toutes leur mémoire, adresser un message fort aux jeunes générations en perte de repères, et affirmer par ce geste symbolique la volonté de la France de conserver intactes, contre toutes les atteintes à venir, les valeurs qui ont fondé notre République.

Devant ce nouvel acte odieux, et à l’aube de grandes échéances électorales en France, nous réaffirmons l’impérieuse nécessité de panthéoniser Missak Manouchian et ses camarades. Nous ne manquerons pas d’interpeler les candidats à l’élection présidentielle sur ce sujet, pour connaître leurs engagements. Nous appelons à une forte mobilisation citoyenne samedi 18 Février à 11h, au Square Missak Manouchian, Bd Charles Livon, 13007 Marseille, pour commémorer le 73ème anniversaire de l’exécution du groupe Manouchian.

Jeunesse Arménienne de France (JAF)
Union Culturelle Française des Arméniens de France (UCFAF)
Association des Anciens Combattants et Résistants Français d’Origine Arménienne (AACROA)
Contact presse 04 91 802 820

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posté le 14 février 2017 par Ara/armenews


FRANCE/AZERBAÏDJAN
L’Azerbaïdjan ne peut attaquer un député français en diffamation, estime un juge

Nanterre, 13 fév 2017 (AFP) - L’Azerbaïdjan, furieux de se voir qualifié d’“Etat terroriste“ par un député français, l’avait poursuivi en diffamation. Mais un juge français, estimant que la loi ne permet pas au pays d’attaquer, a ordonné un non-lieu, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Le pays du Caucase avait déposé plainte en octobre 2015 contre François Rochebloine, député UDI de la Loire, qui avait déclaré que “l’Azerbaïdjan se comporte comme un Etat terroriste“ dans le contexte du conflit au Nagorny-Karabakh, région séparatiste à majorité arménienne.

Le député et le directeur de publication du site armenews.com, sur lequel ses propos avaient été repris, avaient été mis en examen par un juge d’instruction de Nanterre en avril 2016 - procédure quasi automatique en matière de diffamation, où l’instruction du dossier se fait à l’audience.

Le député, par ailleurs président du cercle d’amitié France-Karabakh, avait alors interpellé le magistrat dans une déclaration écrite, lui demandant de juger qu’un Etat étranger ne saurait porter plainte pour “diffamation publique envers un +particulier+“.

“En concertation avec mon avocat, Me Sévag Torossian, j’ai décidé de demander à la justice de mettre un terme à cette nouvelle mode des plaintes fantaisistes des Etats étrangers qui se prennent pour des personnes physiques dont +l’honneur+ aurait été bafoué“, écrivait notamment l’élu. Saisi d’une demande d’“irrecevabilité“ de la plainte azerbaïdjanaise, le juge d’instruction a donné raison au député en rendant, jeudi dernier, un non-lieu dans cette affaire.

S’agissant de diffamation envers des personnes morales de droit public, la loi de 1881 sur la liberté de la presse ne s’applique que quand elles sont françaises. L’Etat d’Azerbaïdjan attaque donc pour diffamation envers un “particulier“. Or, estime le magistrat, le pays “ne s’entend pas comme une personne privée mais bien comme une personne morale de droit international public dont il n’est pas prévu par la loi qu’elle puisse se constituer partie civile“.

L’Azerbaïdjan va faire appel, selon son avocat Me Olivier Pardo. En juin, le tribunal correctionnel de Paris avait déclaré irrecevable une plainte en diffamation du Maroc contre un boxeur dénonçant la torture, jugeant là aussi que le royaume, ne pouvant “être assimilé à un particulier“, ne pouvait poursuivre en diffamation. Le Maroc avait fait appel.

Il est rarissime qu’un État poursuive un individu.

Régulièrement dénoncé par des ONG notamment pour sa répression des droits de l’Homme, l’Azerbaïdjan a également déposé plainte en diffamation contre l’émission de France 2 Cash Investigation, qui le présentait comme une “dictature“ et son dirigeant comme un “despote“. L’affaire devrait être plaidée le 5 septembre devant le tribunal correctionnel de Nanterre.

Une procédure en diffamation lancée à l’encontre du vice-président du FN Florian Philippot par le Qatar, qui l’accusait d’avoir laissé entendre que le pays finançait le terrorisme, s’est par ailleurs soldée à l’automne par un non-lieu.

posté le 14 février 2017 par Ara/armenews