Nouvelles d'Arménie
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Education


Arménie
100 professeurs de français reçus à l’ambassade de France à Erevan
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Jeudi 28 juin, à l’invitation de S.E Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en Arménie, 100 professeurs de Français et enseignants se sont réunis, pour la première fois à l’ambassade de France, rue Grigor Loussavoritch.

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En saluant leur travail pour le rayonnement de la langue française l’Ambassadeur a assuré les professeurs du soutien de l’Ambassade.

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« Je suis très honoré aussi d’avoir rencontré parmi les professeurs de français d’Arménie celle qui à Ljevan fut pendant 6 ans la professeure de Nikol Pachinian le 1er Ministre ! », a souligné l’ambassadeur.

posté le 30 juin 2018 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Education 


PARIS
Retour sur le colloque des écoles journalières arméniennes de France

Le colloque débute par un verre de bienvenue dans les salons de l’Hôtel Atala, à 10 heures, ce samedi 2 juin.

A 10h30, un mot de bienvenue est prononcé par Monsieur Ara Toranian, Co-Président du CCAF, qui, à l’occasion, a rappelé le profond respect et l’admiration du CCAF pour ceux qui se sont engagés au service des écoles arméniennes. Monsieur Toranian a insisté sur l’importance du rôle des écoles dans la communauté.

Il a par ailleurs précisé que l’initiative de ce colloque venait du CCAF, le but étant de pouvoir venir en soutien aux écoles auprès des pouvoirs publics, dès qu’un consensus sur leurs besoins se créerait parmi elles.

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La parole a ensuite été donnée à Monseigneur Norvan Zakarian, qui a beaucoup œuvré pour l’ouverture d’écoles journalières arméniennes en France. Il a décrit l’état d’esprit de la communauté arménienne de France vis-à-vis de ses écoles et évoqué les besoins de ces institutions scolaires.

Depuis 1923 existent dans les comptes rendus de diverses réunions d’associations arméniennes une volonté de construire des écoles. La plupart des initiatives de constructions d’écoles ont cependant été des projets individuels, souvent sans soutien particulier de la part de la communauté, qui parfois n’a appuyé le projet qu’une fois la construction de l’école achevée.

Ainsi, ce qui semble manquer à la communauté arménienne c’est la reconnaissance de l’importance de l’éducation arménienne au sein de la Diaspora. En 1988, au moment-même où le projet d’une école était créée, se fermait à Sèvres une école qui avait plus de 150 ans, c’est un constat qui nous pousse à réfléchir.

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Le colloque s’est poursuivi par des prises de paroles en réaction aux constats évoqués par Monseigneur Norvan Zakarian.

Depuis 2004, un directeur d’école arménienne de France a fait en moyenne plus de 22 réunions avec différentes institutions arméniennes, traitant des mêmes ordres du jour et aboutissant aux mêmes conclusions. Si l’on veut que la situation évolue, il faudrait sortir de l’aspect théorique et commencer à effectuer de réels progrès.

Nous avons des exemples de comment d’autres communautés ont pu évoluer dans ce domaine et par quels moyens nous pouvons à notre tour avancer.

Devant le gouvernement français, si l’on souhaite pouvoir mener à bien nos projets et aboutir dans nos demandes, il faut montrer que nous sommes unis et que nos demandes ne correspondent pas qu’à des problèmes locaux ou particuliers, mais relèvent de questions beaucoup plus globales qui concernent toutes les écoles arméniennes de France.

Il faut professionnaliser notre lien avec le Gouvernement ainsi qu’avec le Ministère de l’Education et arrêter de compter sur des appuis individuels qui ne sont, par définition, pas pérennes.

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La parole a ensuite été donnée à Monsieur Gérard Achdjian qui avait pris l’initiative, en 2004, de créer une fédération des écoles journalières arméniennes de France, initiative qu’il a dû abandonner après deux années d’efforts. Afin d’éviter la reproduction des mêmes erreurs, il a été invité à exposer les raisons de cet échec.

Intervention de M. Gérard Achdjian, Maître de conférence :

Etant très sensible à l’enseignement de l’arménien et des écoles arméniennes de France, Monsieur Gérard Achdjian a eu pour mission d’essayer de créer une synergie entre elles.

Les premières réunions avec les écoles parisiennes ont débuté en 2004.

En 2007, un compte-rendu a été effectué sur ce qu’il s’est passé durant ces deux années et demi. Des situations spécifiques étaient difficiles à surmonter : notamment, des prises de contact difficiles puisque chaque école attendait que des réunions soient organisées au sein de son conseil d’administration pour prendre position ce qui était particulièrement chronophage.

Par ailleurs, un certain nombre de difficultés financières étaient à relever. Chaque école travaillant pour soi, avait peur que le bénéfice de son travail aille aux autres et, voulant garder son « fonds de commerce », ne souhaitait pas qu’une autre puisse se servir de son fichier de contacts.

Un quart d’heure a ensuite été attribué aux représentants de chaque école pour présenter son établissement.

Chaque représentant a fait un exposé sommaire de l’activité de son école notamment le nombre d’élèves, de professeurs d’arméniens, de classes sous contrats et le budget alloué.

A 13 heures, cette présentation s’est achevée pour le déjeuner, interruption qui a permis aux participants d’avoir des discussions en petit comité.

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Reprise à 14h30 du colloque.

L’ordre du jour étant très exhaustif et les points le composant, complexes, il a été décidé de se focaliser davantage sur quelques sujets brûlants qui préoccupaient l’ensemble des représentants des écoles et pour lesquels il fallait trouver des solutions.

Parmi eux :

* Le manque de professeurs d’arménien et la question de leur formation

* La difficulté de trouver des professeurs d’origine arménienne qui pourraient suivre le programme scolaire mis en place par l’Éducation nationale et créer en parallèle un lien supplémentaire avec les élèves.

o Si chaque professeur d’origine arménienne, associait à ses exemples une illustration qui concernait l’Arménie, les élèves se sentiraient davantage dans l’état d’esprit d’une école bilingue.

o Par exemple, étudiant la globalisation et la France, en cours de géographie, pourquoi ne pas aborder également l’Arménie dans la globalisation. On n’apprend pas une langue en la sanctifiant, mais en l’utilisant à travers des exemples concrets.

* L’implication de la communauté dans les écoles arméniennes

* L’implication des élèves dans la communauté

* L’absolue nécessité d’effectuer un suivi des élèves jusqu’à la fin de leur scolarité, en les accompagnant jusqu’au baccalauréat, justifiant l’importance de l’ouverture de lycées.

Chaque école ayant fait un état des lieux de ses problèmes, la question est maintenant celle de savoir comment on pourrait synthétiser une problématique commune. Comment trouver quelque chose qui puisse nous rassembler et donner plus de poids à nos demandes ? Comment est-on capable de synthétiser nos problèmes pour avoir un socle commun et travailler dessus ?

Qui pourrait nous représenter ? Va-t-on créer une strate supplémentaire ? Une sorte « fédération des écoles arméniennes de France » ? On sait que dans le passé cette forme d’initiative a échoué.

Une proposition a aussi été faite de signer une Charte entre les écoles.

Un consensus est quoiqu’il en soit formé autour du fait que nous gagnerions en efficacité si nous présentions ensemble nos demandes. Cependant, il existe en France plus de 8.000 écoles catholiques, plus de 300 écoles juives, 120 écoles laïques regroupées autour d’une fédération nationale et une centaine d’écoles musulmanes. Quel poids représenterait alors la réunion de 7 ou 8 écoles arméniennes ?

Le CCAF a déjà une oreille auprès du Gouvernement, il a déjà une prise politique. Ne devrait-on pas s’y investir en créant une commission autonome des écoles arméniennes de France ?

Il s’agirait alors d’y travailler pour synthétiser nos problèmes et utiliser le « carnet d’adresses » du CCAF pour aller toquer aux bonnes portes, aller défendre les écoles directement auprès des personnes concernées.

En tant qu’écoles, cela peut nous servir parce qu’on fait notre travail mais chacun de manière non professionnelle.

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Les arméniens de France font partie de la mixité grandissante, c’est une carte à jouer et on a peut-être là une fenêtre de tir pour trouver des réponses à nos demandes. L’État nous accepte comme une communauté intégrée. Il faut lui dire que nos écoles peuvent lui apporter quelque chose. Elles ont un niveau largement au-dessus de la moyenne, et sont bien placées dans le classement des écoles en France. Il s’agirait alors ensuite de formuler ensemble la synthèse de nos besoins, et aller les présenter aux personnes concernées.

On peut par ailleurs remarquer dans un certain nombre de nos écoles une croissance d’inscription. Est-ce dû à un regain d’arménité ou une désaffection de l’école publique ? Mélange sans doute des deux phénomènes puisque nous savons que les écoles privées sont prises d’assaut aujourd’hui.

Or nous avons 7 écoles bientôt 8, qui rassemblent 1.300 élèves, soit seulement 1% d’inscrit sur ceux qui auraient l’âge de la scolarité parmi les 500.000 arméniens en France.

Est-ce que nos écoles ne sont pas en train de survivre grâce aux différentes vagues migratoires ? A-t-on des statistiques des arméniens de France qui inscrivent leurs enfants, 3, 4 générations après avoir immigré ? Va-t-on attendre une prochaine catastrophe pour remplir nos écoles ?

Le plus gros problème des écoles en France est la qualité de l’enseignement en général, il y a une pénurie d’enseignants dans toutes les académies tant en primaire, qu’en secondaire.

Le nivellement par le bas que dénonce le Ministère de l’Education Nationale est un problème qui touche toute la France et tout le système éducatif.

Comment faire alors pour trouver des professeurs de qualité ?

Difficile d’ouvrir un centre de formation pour les professeurs d’arménien. Comment former ces professeurs ? Cibler des candidats, payer des bourses, payer leurs études, faire le suivi, les inciter à s’implanter dans les écoles arméniennes... En somme, réfléchir à l’établissement de « contrats » avec des étudiants pour qu’ils deviennent professeurs dans des écoles arméniennes, en échange du financement de leurs études.

Combien d’enseignants dans les classes sous contrats sont arméniens ? Peut-être que l’enfant comprendrait mieux le sens du bilinguisme si les profs étaient arméniens eux aussi ?

> Pourquoi ne pas créer un fond pour subvenir à ce besoin de formation des professeurs ?

* L’UGAB est prêt à financer pendant 4 ans des étudiants qui seraient désireux de suivre des cours à l’INALCO et d’effectuer des stages dans nos écoles arméniennes. Aujourd’hui, la différence de salaires entre un professeur dans une école arménienne en comparaison avec celui d’une école française publique est très importante et

empêche la valorisation de nos postes. Le niveau des écoles est aussi directement lié aux salaires des professeurs.

* En Turquie, il y a quelques temps il y avait également un manque de professeurs d’arméniens. Des associations arméniennes ont levé des fonds et payé les études de quinze étudiants. Le besoin de la communauté en professeurs d’arménien est maintenant comblé pour les prochaines années.

Souvent, on mélange la pédagogie et l’avenir du peuple arménien. Aujourd’hui, aucune organisation ne peut répondre à quelqu’un qui se demande ce que ça lui donne de rester arménien ? Pour ramener vers l’arménité, j’ai besoin de forgerons que sont les écoles. Il faut donc intellectualiser notre communauté, donner du sens à notre histoire.

Le constat est difficile : des 1.500 élèves, en moyenne à peine 20 s’engagent dans la communauté.

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> Quelles sont les attentes des écoles du Ministère de la Diaspora ?

Rappel du programme Ari Doun, échange avec les enfants de France et d’Arménie, pour renforcer les liens.

Existent des possibilités de suivre des cours d’arménien en version numérique (l’UGAB a déjà mis en place ce format). Cas de cours virtuels à distance avec des professeurs situés en Arménie : méga écrans, micros multi-orientés : les élèves peuvent participer aux cours transmis par internet, notamment pour des cours spéciaux en petit effectif ou lorsqu’une difficulté se présente pour trouver des enseignants d’arménien. Investissement dans une salle interactive dans les écoles arméniennes du Liban pour mettre en place ce format.

Par ailleurs, l’Arménie a beaucoup de choses à transmettre au système éducatif français. Cas de traduction dans une école arménienne de l’un des meilleurs livres en mathématiques de Singapour. Les élèves, en plus d’apprendre l’arménien, s’exercent sur les meilleurs exposés de mathématiques au niveau de classements mondiaux.

De la même manière, il est aussi possible de s’inspirer de ce qu’il se fait à Tumo, et d’autres innovations technologiques afin que nos adolescents aient conscience qu’il y a dans les écoles arméniennes quelque chose qu’il n’y a pas ailleurs.

> Comment avancer pour que les écoles travaillent ensemble ?

Plus que la volonté de s’organiser en structure, il y a la volonté de communiquer.

Il est indispensable pour l’Etat d’avoir en tant qu’interlocuteur une entité qui représente les écoles et non des cas spécifiques.

Le CCAF a la possibilité de prendre contact avec les pouvoirs publics mais ne doit pas interférer dans les questions pédagogiques, son travail reste alors celui de simplement utiliser sa position auprès des pouvoirs publics comme relai pour résoudre les problèmes présentés par les écoles.

Si on est autour de la table, c’est pour faire table rase de tout ce qu’il s’est passé avant. On a une fenêtre de tir à saisir : trouver des problématiques communes qui soient défendables afin d’avancer les intérêts de nos écoles.

Il faut une structure souple et maniable, qui soit facile à gérer pour des représentants d’école qui sont déjà débordés.

Sous l’égide du Conseil national du CCAF, créer une commission des écoles arméniennes qui sera composée des représentants de chaque école. Ces derniers seront l’interface entre leurs écoles et la commission. Au sein de cette commission, réfléchir indépendamment aux besoins prioritaires à présenter et pour lesquels il faut trouver des solutions. Il faudrait que ces problèmes concernent l’ensemble des écoles afin que les solutions apportées puissent bénéficier à tous.

En parallèle, le CCAF peut communiquer auprès de la communauté arménienne en se prononçant sur le fait que la priorité de la communauté doit être tournée vers nos écoles, ce qui marquerait un véritable bouleversement. Il faut améliorer notre communication, montrer que nos écoles sont de qualités exceptionnelles pour que les arméniens qui s’en désintéressent s’en rapprochent.

Cette commission sera amenée à réfléchir sur l’opportunité de créer un fond pour former des professeurs arméniens à la fois pour le cursus français et pour le cursus arménien.

Chaque école doit désormais se prononcer sur ses attentes et ses besoins et en parallèle réfléchir au nerf de la guerre, à savoir comment former le groupe d’enseignants qui nous manque aujourd’hui. Répondre de manière durable à ces difficultés ne pourra être possible que si nous restons unis. Chaque représentant d’école doit donc informer son conseil d’administration des avantages de ce mode de fonctionnement afin que nous puissions arriver à un résultat efficace.

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Ce compte-rendu sera envoyé à toutes les écoles journalières arméniennes de France, afin qu’ils communiquent leur réponse sur le projet.

Les problèmes évoqués étant particulièrement complexes, le colloque s’est néanmoins déroulé dans une ambiance sereine et constructive. Si nous souhaitons aboutir à des avancées significatives, l’effort de chacun est plus que jamais nécessaire pour maintenir cet état d’esprit.

posté le 18 juin 2018 par Claire/armenews


EREVAN
Le gouvernement accusé de « pression politique » sur un directeur d’université

Hier, l’administration de l’Université d’Etat d’Erevan a accusé le nouveau gouvernement arménien d’exercer une “pression politique“ sur son recteur, Aram Simonian, après avoir été confronté à des étudiants en colère exigeant sa démission.

Simonian, qui est affilié au Parti républicain (HHK), fait face à des pressions croissantes pour qu’il démissionne depuis la démission du Premier ministre Serge Sarkissian, le 23 avril, suite à des manifestations anti-gouvernementales massives.

Les étudiants impliqués dans la révolution populaire menée par le successeur de Sarkissian, Nikol Pashinian, pointent du doigt une mauvaise gestion et de la corruption. Ils l’accusent également d’avoir abusé de ses pouvoirs pour répandre l’influence du HHK au sein de la plus grande et la plus ancienne université d’Arménie au cours de son mandat de dix ans.

Plus d’une centaine d’entre eux ont manifesté devant le bâtiment principal de l’université à Erevan hier matin, avant de tenir une réunion tendue avec Simonian dans une salle de conférence de l’université. Ils ont refusé de quitter l’auditorium et ont commencé un sit-in lorsque leurs demandes ont été rejetées. La manifestation s’est poursuivie jusqu’à tard dans la soirée.

“Nous avons attendu environ un mois, en espérant qu’il y aura des réformes dans l’université et qu’il y aura des déclarations en faveur des étudiants“, a expliqué Davit Petrosian, un des leaders des étudiants protestataires. “Mais c’est le contraire qui est arrivé.“

Simonian a insisté sur le fait que les demandes, selon lui, ne sont pas “légitimes“ et que seulement un petit pourcentage des 17 000 étudiants de l’université manifestent contre lui. “Ce n’est pas la démocratie, c’est la répression, y compris pour mes opinions politiques et mon affiliation à un parti“, a-t-il déclaré aux journalistes. “Je ne ferai aucune concession sous la contrainte.“

Simonian a continué à accuser le gouvernement de Pashinian d’être derrière ces protestations. Il a fait valoir que deux fonctionnaires du gouvernement récemment nommés se sont joints à eux dans l’auditorium de l’université.

Dans une déclaration publiée plus tard dans la journée, l’administration a également accusé les manifestations d’être “guidées“ par le nouveau gouvernement. Il a assuré que les manifestants n’avaient pas trouvé de “bases légales“ pour la démission de Simonian et le ciblaient en raison de son affiliation au HHK.

posté le 30 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Turquie
Représailles d’Ankara après des souhaits français de suppression de passages du Coran
En représailles des demandes de certains politiciens et intellectuels français de supprimer du Coran des versets controversés appelant à la violence, le Conseil supérieur de l’éducation (YÖK) a décidé de restreindre l’enseignement de la langue française dans les universités et écoles supérieures turques.
posté le 11 mai 2018 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Education  France  Image 450  Turquie 


Le Raincy
Faire passer l’Asso gérant l’École Tebrotzassere au statut d’Utilité publique

Dans le but de mettre à la disposition de l’Association des Dames Arméniennes Amies des Ecole Tebrotzassere (ADAAET), les moyens humains, logistiques et financiers afin que Tebrotzassere puisse assurer à nos jeunes, le meilleur enseignement biculturel et une parfaite éducation, il est indispensable que celle-ci passe au statut national d’Utilité publique.

Pour ce faire l’association doit compter au moins 200 membres avec un budget équilibré qui fait apparaître majoritairement des financements d’origine privée.

Dans le cas de l’ADAAET, il manque 80 adhésions pour que celle-ci puisse accéder au statut “Utilité publique“.

La cotisation annuelle est de 30 € par personne. Un reçu Cerfa vous sera délivré pour déduction fiscale.

Pour adhérer, envoyer votre cotisation annuelle à : Ecole Tebrotzassère, sise 1 Bd du Nord, Carrefour d’Arménie, 93340 Le Raincy. Indiquez sur papier libre “Adhésion Tebrotzassere“ : Nom, prénom et adresse postale.

Trebotzassere c’est :

- Une école Maternelle qui accueille 50 élèves.
- Une école Primaire qui accueille 103 élèves.
- Un Collège qui accueille 104 élèves et dont les classes de 6ème, de 5ème et de 4ème ont été dédoublées suite à une forte augmentation des inscriptions.
- Un service de ramassage scolaire assuré dans la mesure du possible.
- Plus de 50.000 repas par an sont préparés dans ses cuisines.

La reconnaissance d’utilité publique constitue un acte fort, par lequel l’Etat entend montrer son attachement, valoriser et légitimer l’activité de l’association.

La reconnaissance d’utilité publique permet de recevoir des dons et des legs.

posté le 28 mars 2018 par Jean Eckian/armenews


EDUCATION ET SANTE
L’opposition veut interdire toute campagne pour les professionnels des deux secteurs

Un député de l’opposition a prétendu que la nouvelle modification législative proposée par le gouvernement limitant la capacité des travailleurs de l’éducation et des services médicaux à faire campagne pour un candidat pendant les élections laissait encore la place à des actes criminels et anti-démocratiques.

Pendant des années, les travailleurs des écoles publiques, des jardins d’enfants et des institutions de santé publiques en Arménie ont été considérés comme des agents d’influence clés du gouvernement pendant les élections.

A l’approche des élections parlementaires de l’année dernière, un groupe civique local a déclaré que ses militants se présentant comme des représentants du Parti républicain (HHK) avaient téléphoné à 136 écoles et directeurs de jardins d’enfants en Arménie.

L’Union des Citoyens informés (UIC) a déclaré que des listes ont été soumises à des organismes gouvernementaux locaux ou à des bureaux de campagne du HHK. Ils ont également diffusé des enregistrements audio de ces conversations téléphoniques.

Le HHK a admis que de nombreux directeurs d’école ont participé à sa campagne électorale. Mais ils ont affirmé qu’ils l’ont fait « hors de leurs heures de travail et de leurs tâches ». Le parti dirigé par le président Serge Sarkissian a également nié avoir illégalement fait pression sur leurs états-majors et leurs proches.

Alors que les autorités n’ont pas donné suite aux informations communiquées par le groupe civique, 30 directeurs d’école ont intenté une poursuite en diffamation contre l’UIT et l’un de ses dirigeants, Daniel Ioannisian, demande des excuses officielles et 125 000 $ de dommages et intérêts pour leur « honneur et dignité ». Finalement, ils ont abandonné le procès et ont été fortement critiqués par l’opposition arménienne et la société civile, mais défendus par le HHK.

La loi électorale arménienne interdit totalement aux juges, aux employés des forces de l’ordre et aux militaires de faire campagne pendant les élections. Les amendements demandés par le gouvernement interdisent également aux professionnels de la santé, aux enseignants des universités, des écoles et des jardins d’enfants, ainsi qu’aux fonctionnaires, de faire campagne pendant leurs heures de travail ou à titre professionnel.

Lors d’un débat sur les amendements du Code électoral au comité parlementaire permanent sur les questions d’Etat et de droit jeudi, le député Gevork Petrosian de la faction d’opposition Tsarukian a exprimé sa préoccupation sur le fait que la mesure ne résoudra pas le problème, appelant à une interdiction totale des campagnes électorales pour les directeurs d’école, les enseignants et les travailleurs de la santé.

“S’il est adopté dans sa forme actuelle, le Code électoral laissera la place à l’utilisation généralisée du personnel enseignant dans les processus électoraux prétendument en dehors des heures de travail“, a prévenu M. Petrosian.

Le vice-ministre de la Justice Artur Hovannisian, qui a participé au débat, a expliqué que le fait d’empêcher totalement les enseignants et les médecins de faire campagne pendant les élections restreindra leurs droits constitutionnels. “Cela limiterait leurs droits fondamentaux, et nous ne pouvons pas le faire“, a tranché le responsable.

Gevork Kostanian, le chef du comité, a ajouté que l’interdiction faite aux enseignants et aux médecins de faire campagne pour les candidats dans le cadre de leur travail devrait dissiper les inquiétudes de l’opposition. “En d’autres termes, les enseignants ou les agents de santé ne peuvent pas téléphoner aux parents des enfants ou à leurs patients et leur demander quelque chose [lié aux élections] parce qu’ils n’auront aucun motif pour cela. Ils ne peuvent le faire que s’ils sont, par exemple, des amis “, a-t-il précisé.

Les amendements ont finalement été approuvés par le comité dominé par le HHK et ont été inclus dans l’ordre du jour du Parlement. Le projet de loi en question suggère également de criminaliser l’utilisation des ressources administratives pendant les élections : tout auteur de cela sera passible d’une peine d’emprisonnement de trois à cinq ans. Les amendements au Code électoral prévoient également une responsabilité pénale pour la médiation dans l’achat de voix, avec un risque de peine d’emprisonnement allant de 1 à 5 ans.

posté le 19 mars 2018 par Claire/armenews


LIVRE ENFANTS
Le conte arménien « Le Maître du Jardin » dans un magnifique pop-up

Une auteure et un illustrateur français redonnent vie au conte arménien Le Maître du Jardin. Une jolie histoire dans laquelle la bienveillance gagne sur la cupidité et la terreur.

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À coups de crayons, de colles et de ciseaux, l’illustrateur Damien Schoëvaërt-Brossault et l’auteure psychanalyste Danielle Dalloz livrent leur version du conte Le Maître du Jardin, qui montre la décadence du roi aveuglé par son désir de puissance, bien trop despotique pour comprendre ce dont le rosier magique, qui a le secret de l’éternité, a besoin pour s’épanouir... Des aventures pour rappeler que “l’éternité appartient à celui qui veille sur l’autre avec amour et sagesse.

Trente pages à tourner, déplier, refermer et admirer dans un magnifique pop-up (c’est-à-dire un livre animé contenant des mécanismes en volume ou mettant en mouvement certains des éléments). Cette composition en entrelacs invite l’œil au passage, à la transition indéfinie entre l’apparition et la disparition, jouant avec malice avec des motifs arméniens. L’original dessiné de sa main dans l’idée d’une adaptation théâtrale est finalement un projet littéraire numérisé en Italie puis assemblé en Chine. Le résultat ? 5 000 exemplaires d’un ouvrage lumineux et poétique, à la fois ludique et didactique, qui convient aux enfants dès l’âge de 2 ans.

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Le Maître du Jardin, Danielle Dalloz et Damien Schoëvaërt-Brossault, Éditions Kaléidoscote, 15,90 €.

posté le 5 mars 2018 par Claire/armenews

Claire Barbuti



ECOLE
Le gouvernement critiqué pour ne pas avoir financé plus de salles informatiques

Une association arménienne de technologie de l’information (IT) a critiqué le gouvernement vendredi car, d’après elle, il n’a pas financé assez de laboratoires d’ingénierie dans les écoles publiques, alors qu’ils sont essentiels pour la croissance rapide et continue du secteur informatique en Arménie.

L’Union des entreprises de technologie de l’information (UETI) a commencé à organiser des cours de robotique extrascolaire et de programmation informatique pour les écoliers en 2008. Plus de 5 000 étudiants étudient actuellement dans les laboratoires Armath de l’UETI dans 225 écoles du pays. Ils sont équipés d’ordinateurs, de pièces de robots et d’imprimantes 3D fournis par des entreprises de TI et d’autres donateurs privés.

La plupart des laboratoires ont été ouverts depuis 2014. Les instructeurs informatiques qui en gèrent 160 sont payés par le gouvernement. L’UETI paie les salaires de leurs collègues travaillant dans les autres écoles.

“Ces 65 laboratoires constituent un fardeau financier important : environ 60 millions de drams (125 000 dollars) par an“, a expliqué Karen Vartanian, présidente de l’UETI, au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am). “Si nous continuons à le faire nous-mêmes, nous ferons faillite.“ Il a ajouté que, dans un effort pour gagner des revenus et le financement, l’UETI a fait équipe avec une société technologique indienne pour ouvrir les laboratoires Armath dans les écoles en Inde.

Vartanian a fustigé le gouvernement arménien pour ne pas avoir augmenté son financement pour le programme Armath qui, selon lui, totalise actuellement 120 millions de drams (250 000 dollars) par an. Il a insisté sur le fait que les laboratoires aident à pallier la pénurie de personnel qualifié largement considéré comme le principal défi de l’industrie technologique arménienne.

L’informatique est le secteur de l’économie arménienne qui connaît la croissance la plus rapide, avec une augmentation de plus de 20% par an au cours de la dernière décennie. Les filiales locales de plusieurs géants américains de la technologie constituent un élément clé du secteur employant environ 15 000 jeunes ingénieurs.

Les cadres de l’industrie et les analystes disent que le secteur aurait connu une croissance encore plus rapide si la qualité de l’enseignement dans les départements informatiques des universités arméniennes était adéquate.

Selon l’UETI, beaucoup d’étudiants qui suivent des cours d’informatique dans les laboratoires d’Armath seront suffisamment qualifiés pour travailler pour des entreprises technologiques juste après la fin de leurs études. À l’origine, le syndicat espérait ouvrir de tels laboratoires dans les quelque 1 400 écoles arméniennes d’ici 2018.

Des milliers d’autres écoliers arméniens sont inscrits au Centre Tumo des technologies créatives d’Erevan, principalement pour étudier la programmation informatique, la robotique et l’animation. Le centre ultramoderne a été fondé par le philanthrope arméno-américain Sam Simonian en 2011 et a depuis ouvert plusieurs succursales dans d’autres parties du pays.

posté le 5 mars 2018 par Claire/armenews


ARMENEWS WEB TV
Interview de Mgr Marayati, archevêque arménien catholique d’Alep

Après des années de guerre, la vie à Alep reprend peu à peu ses droits. C’est en tout cas ce que nous décrit Monseigneur Boutros Marayati, archevêque arménien catholique d’Alep, rencontré lors de son passage en France il y a quelques jours. Après des mois de travaux, son école Al Iman, où plus de la moitié des élèves sont des Arméniens, a été reconstruite grâce au soutien de SOS Chrétiens d’Orient et accueille de nouveau les jeunes, l’avenir de la Syrie. Monseigneur Marayati nous dresse l’état des lieux de la situation sur place.

posté le 30 janvier 2018 par Claire/armenews

Texte, photo et vidéo : Claire Barbuti