Nouvelles d'Arménie
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Allemagne


GENOCIDE DES ARMENIENS
Un livre présenté à Berlin sur la responsabilité de l’Allemagne dans le génocide des Arméniens

A la Fondation Heinrich Böll à Berlin fut présenté le livre « Das Deutsche Reich und der Völkermord and den Armeniern » (Le Reich allemand et le génocide des Arméniens) qui regroupe de nombreux articles sur le rôle de l’Allemagne lors du génocide des Arméniens. Le sujet est devenu d’actualité après le vote de reconnaissance du génocide des Arméniens par le Parlement allemand le 2 juin 2016 et surtout l’affirmation dans le texte du Bundestag de la « part de responsabilité de l’Allemagne » lors du génocide. Même si le vote a créé la colère de la Turquie, cette reconnaissance de la part de responsabilité de l’Allemagne -allié de la Turquie lors du génocide- est d’une importance capitale et ouvre de nouvelles voies d’études sur le génocide.

Que savait l’Allemagne lors des crimes de 1915 ? Il s’avère au regard des articles de presse allemande et étrangère de l’époque des faits que Berlin n’ignorait pas les massacres de masse et la déportation des Arméniens. L’historienne Kristin Pchikkoltz qui a fait des recherches dans les archives allemandes affirme que le gouvernement de l’Allemagne comprenait la nécessité de la déportation des Arméniens de l’Empire ottoman et savait que ces déportations réalisées par les Jeune-turcs signifiaient l’anéantissement du peuple arménien. « L’Allemagne avait un réseau important de consulats dans l’Empire ottoman dont les agents informaient régulièrement Berlin de la situation des Arméniens et non seulement lors de la Première guerre mondiale, mais même avant cela. Le gouvernement allemand savait dans quelle situation difficile se trouvaient les Arméniens et combien la situation était explosive » affirme l’historienne allemande.
Lors de la présentation du livre, Rolf Hosfeld le directeur de la Fondation Heinrich Böll à Berlin a affirmé que le 7 juillet 1915 l’Ambassadeur d’Allemagne était revenu de Constantinople à Berlin. Le diplomate écrivait alors que la volonté des dirigeants turcs était l’élimination de la nation arménienne dans l’Empire ottoman. Il a également affirmé que les diplomates allemands avaient à l’époque présenté de façon très juste ce qui a été nommé plus tard par le terme génocide. Il a rappelé que les parlementaires allemands avaient non seulement qualifié du terme de « génocide » ce qui s’était produit en 1915-1916 dans l’Empire ottoman mais avaient également admis la responsabilité de l’Allemagne qui était l’alliée de la Turquie. Les députés allemands avaient également considéré que Berlin n’avait rien entrepris pour sauver les Arméniens des massacres et de la déportation.

Krikor Amirzayan

posté le 10 juin 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


GENOCIDE DES ARMENIENS
Levina la représentante de l’Allemagne à l’Eurovision 2017 était hier au mémorial du génocide des Arméniens à Erévan

La chanteuse Levina, la représentante de l’Allemagne au Concours Eurovision de la chanson 2017 qui se déroulera en mai à Kiev (Ukraine), Levina qui chantera « Perfect Life » était jeudi 13 avril en Arménie dans le cadre de sa tournée de présentation avant le concours de l’Eurovision. En compagnie d’Ardsvik la représentante de l’Arménie à l’Eurovision 2017, vendredi 14 avril Levina s’est rendue à Dzidernagapert au mémorial du génocide des Arméniens à Erévan.

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Levina la représentante de l’Allemagne à l’Eurovision 2017 était hier au mémorial du génocide des Arméniens à Erévan

Levina s’est recueillie devant la flamme éternelle du souvenir des 1,5 millions d’innocentes victimes de la barbarie turque en 1915. « J’ai déjà entendu au sujet du génocide des Arméniens avant même de venir en Arménie puisque dernièrement l’Allemagne l’a reconnu. C’est très émouvant de se trouver ici au mémorial » dit Levina émue.

Krikor Amirzayan

posté le 15 avril 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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Turquie-Allemagne
Qui dit mieux ?

La guerre des communiqués et autres amabilités entre la Turquie et l’Allemagne vont bon train.

Sur son site internet le quotidien turc Günes avait publié un photomontage de la chancelière avec une moustache en brosse effectuant le salut nazi, sous le titre : « Il n’y a pas de différence avec Hitler“. L’hôpital qui se fout de la charité..

De son côté la Turquie avait condamné une Une du journal allemand Bild qui revendiquait dire “la vérité en face“ au président Erdogan, le proclamant persona non grata en Allemagne et dénonçant sa “folie du pouvoir“.

Cet article est « le produit d’une mentalité alimentée par le racisme et la xénophobie“, a affirmé dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères. On croit rêver... quand on se souvient que le “Mein Kempf“ de Hitler s’est vendu à plus de cent mille exemplaires en Turquie.

posté le 17 mars 2017 par Jean Eckian/armenews
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Cem Ozdemir : Sans Hrant Dink, le Bundestag n’aurait probablement jamais voté la Résolution sur le Génocide

Publié e 17 février 2017

massispost.com

TORONTO --- Pour le 10ème anniversaire de l’assassinat de Hrant Dink, les organisations arméniennes politiques, culturelles, religieuses, philanthropiques et économiques de Toronto et de Montréal se sont réunies pour commémorer Hrant Dink et se rappeler son immense contribution aux droits de l’homme.

L’Institut Zoryan du Canada avait préparé la présentation audio-visuelle contextuelle, qui retraçait la vie de Hrant Dink, les événements qui conduisirent à son assassinat et l’étendue de sa perte, vis-à-vis des droits de l’homme dans le monde.

À cette occasion, M. Cem Ozdemir, co-président du parti allemand des Verts, et sa collègue, le Dr Henriette Rytz, sont venus de Berlin pour assister à cette manifestation et exprimer leur solidarité envers les principes défendus par Hrant Dink. M. Ozdemir fait parie des élus qui avaient pris fait et cause pour la résolution parlementaire en Allemagne qui reconnaît le massacre des Arméniens comme constitutif du crime de Génocide et la complicité de l’Allemagne avec les Turcs ottomans.

À cette même occasion, la veuve de Hrant Dink, Mme Rakel Dink, avait envoyé un message vidéo disant sa gratitude envers les personnes venues assister à la manifestation et à M. Ozdemir en particulier : “Je voudrais saluer chacun d’entre vous, organisateurs, participants et tout ceux qui ont travaillé à réaliser cet événement dans l’unité. Tout au long des dix ans passés, les militants des communautés et des droits de l’homme ont ensemble combattu la discrimination et accru leur efficacité. Je remercie spécialement Cem Ozdemir qui est parmi vous aujourd’hui. Il était constamment du côté de Hrant Dink il y a dix ans... Il a toujours pris une part importante dans cette lutte. Merci “.

Mme Megan Reid, Coordinatrice de l’assistance au Zoryan Institute, a ouvert la réunion en accueillant la délégation allemande conduite par M. Ozdemir et décrit le lien entre l’Institut et Hrant Dink.

“ L’Institut Zoryan partage les valeurs promues par Hrant Dink qui avait compris que la paix véritable ne peut être atteinte que si Turcs et Arméniens peuvent librement parler de leur passé “.

M. Raffi Bedrosyan, initiateur du programme et Conseiller spécial au Zoryan Institute pour les questions turques, était le modérateur de la soirée ; il a résumé la signification de la réunion : “ L’objectif de cette journée n’est pas seulement de commémorer Hrant Dink, il est aussi de réaffirmer notre engagement de poursuivre sa mission de réconciliation de peuples d’ethnies, de cultures et de religions différentes, en particulier les Arméniens et les Turcs “. Il a développé la façon dont Hrant Dink, fondateur et éditeur en chef d’Agos, travaillait à éliminer toute la haine, les discriminations et les stéréotypes prônés par les officiels turcs du niveau le plus élevé, rappelant le passage d’un discours de Recep Erdogan, président de Turquie, évoquant les gens qui le qualifiaient, “ suprême insulte, d’être un Arménien “.

L’orateur principal, M. Cem Ozdemir, ami proche de Hrant Dink, expliqua en termes sensibles les raisons de sa participation à cette rencontre, et les raisons de ce vote par le Bundestag allemand. Évoquant son passé et les valeurs qu’on lui a enseignées, il en a parlé en ces termes :

“ J’ai grandi dans une famille turque. Mes parents se sont rendus en Allemagne avec le statut de travailleurs invités, comme on disait. Ils m’ont appris que je ne devais pas choisir mes amis d’après leur nationalité ou religion mais en fonction de leurs qualités de cœur Ma mère avait grandi à Istanbul et avait vu, alors âgée de 6 à 7 ans, les pogroms de 1955 subis par les Grecs. Elle m’a raconté qu’ils étaient voisins avec eux et qu’ils vivaient ensemble. Ils leur rendaient visite à l’occasion de Noël et ils venaient chez eux les jours de fêtes musulmanes. Puis les nationalistes sont venus au pouvoir. Bien sûr, les voisins ne s’attaquaient pas à leurs voisins et il leur a fallu aller chercher des détenus de prisons lointaines pour agresser les Grecs. Ma mère qui était croyante musulmane m’a appris que mon devoir était de protéger les gens, même si leur religion est différente ou même... si ce sont des mauvais musulmans “.

Évoquant l’influence que Hrant Dink a eue sur lui, Cem Ozdemir expliqua la façon dont Hrant “ lui apprit l’essentiel sur le Génocide des Arméniens et ce qui était arrivé aux autres minorités chrétiennes en Turquie. Sans Hrant, je ne serais pas ici. Sans Hrant, beaucoup d’Arméniens de Turquie, croyez-moi, ne parleraient pas du Génocide. Sans Hrant, beaucoup de gens d’origine turque n’auraient jamais entendu parler de Génocide, et sans Hrant, le Bundestag allemand n’aurait probablement jamais voté la résolution du génocide “.

“ Il ne faut pas accuser la Turquie. Nous [Allemands] devrions également parler de notre implication. Nous étions témoins oculaires ; nos diplomates, missionnaires savaient exactement ce qui se passait. Ils nous ont dit précisément et grâce à M. Wolfgang Gust, sa femme et l’Institut Zoryan, tout cela est documenté “, a dit Ozdemir.

M. Ozdemir a expliqué qu’il est important “... de parler de la culpabilité de l’Allemagne et de la responsabilité de l’Allemagne. C’est pour cela que nous avons parlé de la responsabilité de l’Allemagne, pour que nous fassions tout, et bien sûr aussi l’UE, pour que l’Arménie, le pays que Hrant aimait tant, tout comme il aimait son autre pays, la Turquie, pour que ces deux pays que Hrant aimait tant ouvrent un jour leur frontière et qu’il soit facile de passer en Turquie depuis l’Arménie et en Arménie depuis la Turquie. Tout aussi facilement pour moi d’aller d’Allemagne en France et de France en Pologne “.

Réaffirmant la mission que s’était fixée Hrant Dink, Ozdemir a déclaré que : “ si nous avions la chance d’entendre l’autre côté de l’histoire, même ayant subi un lavage de cerveau, je suis certain que les questions commenceront à se poser. C’est ainsi que commencent les réflexions et les prises de conscience “.

Il a ensuite ajouté “... ayez confiance dans l’Institut Zoryan, ayez confiance dans ce que vos pères, mères et grands parents vous ont appris, personne ne peut le mettre en doute et personne ne peut le réduire à néant “.

Il a terminé son éloge de Hrant Dink sur une déclaration émouvante. “ Je veux à cette occasion remercier Hrant Dink et dire à quel point il me manque. Je suis certain qu’il vous manque aussi “.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 22 février 2017 par Jean Eckian/armenews


ALLEMAGNE-TURQUIE
Ankara refuse que l’Allemagne investisse 58 millions d’euros pour la rénovation de la base d’Incirlik

C’est sans aucun doute la réponse d’Ankara au vote de la reconnaissance du génocide des Arméniens par le Bundestag. Les autorités turques refusent le plan de rénovation de la base aérienne d’Incirlik proposée par l’Allemagne écrit le journal allemand « Welt ». L’Allemagne prévoyait d’apporter une participation de 58 millions d’euros pour la rénovation d’Incirlik. Des travaux prévus par les Allemands essentiellement pour la réfection de la piste afin que ses avions bombardiers Tornado puissent atterrir et décoller dans des conditions optimales ainsi que des bâtiments de contrôle des vols. Au lendemain du vote de reconnaissance du génocide des Arméniens par le Parlement allemand, la Turquie avait interdit la visite de la base d’Incirlik par les députés Allemands.

Krikor Amirzayan

posté le 5 novembre 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Allemagne  Génocide  Turquie 


ALLEMAGNE-TURQUIE
Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier rejette la demande de la Turquie de voir Berlin se désolidariser le la reconnaissance du génocide des Arméniens par le Bundestag

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a rejeté la demande d’Ankara de voir Berlin se désolidariser de la décision du Bundestag qui a reconnu le 2 juin dernier le génocide des Arméniens. La Turquie par son ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuþoðlu demandait au gouvernement allemand son rejet de cette résolution afin qu’Ankara autorise l’entrée de sa base aérienne militaire d’Inçirlik aux députés allemands désireux de rendre visite à des soldats allemands qui y stationnent. « Nous ne devons pas lier ces éléments et j’ai déjà dit à mes collègues Turcs » dit le chef de la diplomatie allemande dans une interview à la radio-télévision allemande, la German Deutsche Welle (DW) TV-Radio. Le ministre allemand qui reste ainsi ferme sur ses positions et celle de la plus haute institution politique d’Allemagne qui a reconnu le génocide des Arméniens de 1915 ainsi que « la responsabilité de l’Allemagne » dans ce génocide.

Krikor Amirzayan (Գրիգոր Ամիրզայեան)

posté le 1er septembre 2016 par Krikor Amirzayan/armenews


TURQUIE-ALLEMAGNE
La Turquie exige de l’Allemagne le retrait de la résolution de reconnaissance du génocide des Arméniens par le Bundestag...pour ouvrir la base d’Incirlik aux députés Allemands

La Turquie se déclare prête à ouvrir la base militaire aérienne d’Incirlik aux députés Allemands, si l’Allemagne revenait sur la décision de reconnaissance du génocide des Arméniens par le Bundestag écrit le site allemand Spiegel.online.

« La Turquie réclame du gouvernement allemand pas moins que le retrait de la résolution de reconnaissance du génocide des Arméniens par le Parlement allemand » écrit Spiegel.online.

Le site allemand ajoute que lors d’un dernier déplacement du vice-ministre allemand des Affaires étrangères Mikhaïl Roth en Turquie, il avait affirmé que la résolution adoptée par le Bundestag engageait également la responsabilité de l’Allemagne dans les crimes de 1915 et que cette résolution n’était en rien dirigée contre les dirigeants actuels de la Turquie. Peine perdue semble-t-il puisqu’Ankara revient à son négationnisme et exige de l’Allemagne le retrait de cette résolution.

Krikor Amirzayan

posté le 30 août 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
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Crise
Nouveau chantage turc sur l’Allemagne

Le gouvernement allemand a insisté lundi pour qu’Ankara lève son opposition à une visite de députés allemands sur une base militaire turque, apparue après la récente reconnaissance par le Bundestag du génocide arménien.

“Il est nécessaire que nos députés puissent se rendre auprès de la Bundeswehr sur la base d’Incirlik“ dans le sud de la Turquie où sont stationnés des soldats allemands dans le cadre de la lutte contre l’organisation Etat islamique, a déclaré le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, lors d’un point de presse régulier.

Il a rappelé que les missions de la Bundeswehr étaien strictement encadrées par les députés allemands et même employé l’expression “armée parlementaire“.

La chancelière a tenté en vain elle-même d’obtenir le feu vert de la Turquie lors d’une rencontre dimanche en marge du sommet de l’Otan à Varsovie avec le président Recep Tayyip Erdogan, au terme de laquelle elle a reconnu devant les médias allemands qu’il n’y avait pas encore d’accord. “Les dissensions ne disparaissent pas après seulement un tel entretien“, a-t-elle déclaré.

La base aérienne turque d’Incirlik est utilisée par l’Otan dans le cadre de la lutte contre l’EI. Des chasseurs turcs, américains, britanniques mais aussi allemands y sont déployés. Les Tornados allemands sont chargés de mission de surveillance et l’Allemagne contribue aussi au ravitaillement des appareils en vol dans la zone.

La Turquie a refusé récemment à un secrétaire d’Etat parlementaire allemand à la Défense et à une délégation de députés de se rendre sur la base, provoquant un incident avec l’Allemagne. Cette mesure fait suite au vote le 2 juin par les députés allemands d’une résolution reconnaissant le génocide arménien de 1915 sous l’empire ottoman, qui avait ulcéré Ankara.

Le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus a expliqué lundi le blocage de la visite par le fait que seuls des militaires ou responsables directs des questions de défense pouvaient se rendre sur la base du point de vue d’Ankara.

“Pour nous il s’agit d’un dossier militaire“, a-t-il dit, alors que “du côté allemand la question d’Incirlik ou de l’envoi de soldats allemands est sous l’autorité du parlement allemand“, a-t-il ajouté, “la visite n’est pas encore certaine, les discussions continuent“.

AFP

posté le 11 juillet 2016 par Jean Eckian/armenews


Allemagne-Turquie
Après la reconnaissance du génocide arménien, quel avenir pour le couple germano-turc ?

Quelques heures seulement après le vote du Bundestag reconnaissant le génocide arménien de 1915, le président turc Erdoğan n’a pas tardé à contre-attaquer, en promettant, comme à son habitude, des sanctions. Certes, l’ambassadeur de Turquie en Allemagne a aussitôt été rappelé. Mais un mois après ce vote polémique, Ankara est bien silencieuse.

Pour l’instant, à l’exception de la décision de la chaîne de télévision Kanal D (contrôlée par le pouvoir) de mettre fin à sa collaboration avec la chaîne allemande ZDF, aucune sanction économique n’a été annoncée. “Il s’agit d’une menace en l’air d’Erdoğan, dans le cadre d’un discours destiné à son électorat“, observe Deniz Akagül, économiste et maître de conférences à l’université de Lille. “Il y a sans doute ici ou là des menaces mises à exécution de portée symbolique, sans conséquences sur les rapports économiques turco-allemands“, poursuit-il. “Ce sont des gesticulations“, note de son côté Bayram Balci, chercheur au Ceri (Centre d’études et de recherches internationales de Sciences Po).

Le précédent français

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posté le 7 juillet 2016 par Jean Eckian/armenews