Nouvelles d'Arménie
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Culture


Coopération
Arménia : le don de l’association ARAM au Centre National de la Mémoire Arménienne

La mémoire se protège, la mémoire se partage. Début janvier 2017, l’association pour la recherche et l’archivage de la mémoire arménienne (ARAM) qui dispose dans ses archives de nombreux documents en double, a offert au Centre National de la Mémoire Arménienne (CNMA) des exemplaires manquants du magazine « Arménia ».

Pour Jacques Ouloussian, le président de l’association ARAM « il était normal de partager notre fonds, en permettant au CNMA de compléter sa collection. Nous sommes soucieux de ne pas jeter nos doublons et d’en faire profiter ceux qui peuvent en avoir besoin ».

Le mensuel « Arménia » a été fondé par Hamazasp Kapriélian, Jacques Kassabalian et Ohan Hékimian. Ce dernier en a été son directeur de la publication. Ce magazine a été publié à Marseille de décembre 1974 à septembre 1990, soit 114 numéros.

Dans les mois à venir, l’association pour la recherche et l’archivage de la mémoire arménienne (ARAM) mettra en chantier la numérisation de ce journal, afin de poursuivre la conservation digitale de la presse arménienne publiée en France.

posté le 18 janvier 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Culture 


ARMENEWS TV
Interview du scénariste, réalisateur et auteur jeunesse Yann Coridian

En salles depuis le 4 janvier, le film Primaire avec Sara Forestier et Vincent Elbaz brosse le portrait d’une professeure de CM2 totalement dévouée à sa classe, et plus particulièrement à un enfant abandonné par sa mère.

La réalisatrice Hélène Angel a travaillé avec Yann Coridian pour écrire un scénario qui livre magistralement l’univers scolaire.

Yann Coridian, directeur de casting pour Aram de Robert Kechichian, réalisateur de Ouf qui raconte l’histoire du gentil illuminé François Dovedian (joué par Eric Elmosnino) et auteur de livres pour enfants (publiés par l’Ecole des Loisirs) nous a reçus chez lui pour parler de son parcours au cinéma, de ce qui l’a amené à l’écriture, de son prochain documentaire diffusé sur Arte et de son rapport avec son arménité.

posté le 17 janvier 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



Exposition de Ludvig Sahakyan à Lyon

Ludvig Sahakyan propose pour sa première exposition personnelle à la Fondation Bullukian un riche corpus d’œuvres nouvelles, du dessin à la broderie, de la sculpture à la performance. “Ce qui est au cœur de ma recherche, c’est le point de rencontre entre la matière et le souvenir du monde arménien, qui du lointain passé souffle à présent et à travers le geste du sous-venir, et donne à voir une forme“, explique l’artiste né en 1988, lauréat du Prix de Paris 2016 - Ecole nationale supérieure des Beaux arts de Lyon.

“Հով, hov c’est la brise. Mais dire que hov c’est la brise, c’est donner un mot pour un autre mot, dans une autre langue et réduire son sens. C’est que hov est plus que la brise. Ce souffle discret n’est pas encore vent, քամի qami, celui qui siffle à travers toits et fenêtres, parfois dans le calme, parfois en rafale et qui arrache toits et maisons.

Hov c’est la brise discrète, qui chuchote à travers les feuilles d’arbres, accompagne les mouvements d’eaux et caresse les champs montagneux de l’Arménie au printemps.

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Le jardin suspendu.

Hover, c’est plus que les brises, plus que les vents légers. Sur la langue de celui qui connaît ce mot, il devient un souffle, une adresse, une demande mais aussi un abri. C’est qu’en demandant aux montagnes d’envoyer un hov, celui qui appelle espère s’abriter հովին hovin.

S’asseoir, hovin, pourrait-on dire, c’est s’asseoir à l’ombre, mais ce n’est pas vraiment l’ombre, ստվեր stver, dont on parle ici, mais davantage d’un lieu, lieu d’un abri, à l’abri de l’aveuglant soleil du désert, dont les pieds nus de tout un peuple, qui marche au fil des jours, sur la terre brûlante, du sable asséché de toute vie, cherche, espère, demande aux montagnes un refuge. Parfois sans réponse.

Hovin, est le lieu où il y a encore le souffle vivant, souvenir du temps, d’un lieu où l’on peut se réfugier, et au printemps qui nous re-vient, repenser à ce que le monde est : des mondes, un autrui, une rencontre.“ Ludvig Sahakyan.

Fondation Bullukian - 26 place Bellecour - 69002 Lyon
Vernissage le 18 janvier à 18h30 en présence de l’artiste
Exposition ouverte du 18 janvier au 25 mars 2017
Entrée libre du mardi au vendredi de 14h à 18h30 et le samedi de 13h à 19h
Visites commentées gratuites tous les samedis à 16h

posté le 16 janvier 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture  Exposition  Lyon 


UGAB PARIS
Exposition du sculpteur Raffy Sarkissian
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Bronze “Odyssée d’une ville sans terre“.

Le sculpteur Raffi Sarkissian expose à l’UGAB Paris.

Gérard Xuriguera, historien et critique d’art, a dit de lui : “Ses thèmes, comme autant de naissances, témoignent de ce qu’il porte en tréfonds. La feuille, surmontée d’un double masque étoilé, ou couronné de branches en extension, offre ses robes givrées à la solitude. Sa structure anthropomorphe, au torse évasé ou longiligne, émet souvent quelque chose de hiératique. De leur côté, les amoncellements rigoureux de maisons inégalement étagées, parfois émergent d’une enveloppe ou d’une pomme croquée, nous renvoient à tout un passé aux parfums orientaux.

Autre motif particulier, l’alphabet arménien, qui permit à un peuple de s’unir autour d’un sentiment national, dévide ses lettres savamment intriquées au-dessus de son fondateur, posé à l’horizontal et couvert de bandelettes. D’autres fois, ce sont les racines de l’homme, avec leurs reliefs torsadés prisonniers du métal, qui martèlent les flancs des armatures, en nous ramenant à l’âge premier.

Enfin, le portrait du père, austère et altier, dans sa cape nervurée, étire la vie jusqu’aux cimes de son visage, en nous reconduisant au relatif, à la conscience du temps qui passe, à une mémoire qui n’oublie rien“.

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Exposition du 4 au 11 février, de 14h à 19h
Centre culturel Alex Manoogian - 118 rue de Courcelles - 75017 Paris
Tél. : 01 42 27 12 26 ou 01 45 75 55 61

posté le 15 janvier 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture  Paris 


CE SOIR SUR NRJ12
« Céline et René, la vie sans lui », réalisé par Aurélie Badémian

Ce samedi à 20h55, NRJ 12 diffusera Céline et René : la vie sans lui, un documentaire inédit réalisé par Aurélie Badémian et produit par Mad Productions.

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La journaliste Aurélie Badémian.

Il y a un an jour pour jour disparaissait le producteur René Angélil, époux de la chanteuse Céline Dion. Si les rumeurs les plus folles ont couru sur la vie privée de l’artiste depuis un an, qu’en est-il réellement ? Côté professionnel, René Angélil a-t-il laissé des instructions pour la carrière de son épouse ? Qui est Aldo Gianpaolo, le producteur italien qui a repris les affaires du couple ? Des confidences d’amis intimes, parmi lesquels l’animateur Michel Drucker et l’imitatrice Véronic DiCaire, permettent de retracer la vie de Céline Dion depuis la mort de son mari.

Diffusion ce soir à 20h55 sur NRJ12
Rediffusion jeudi 19 janvier à 22h50

posté le 14 janvier 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture  France  Image 450  Médias  Musique 


PEINTURE
Exposition d’Isabelle Manoukian à la mairie du Ve arrondissement de Paris

La peintre Isabelle Manoukian expose à la mairie du Ve arrondissement de Paris sa série “Les parquets du Louvre“.

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La résurrection de Lazare, 2014, acrylique et feuille d’or sur toile.

L’artiste explique : “ Dans cette série, mon travail consiste, entre autre, à perturber les espaces et le temps, en revisitant les thématiques religieuses. Les personnages, à quelques exceptions, sont tous situés dans un espace non identifiable, il n’existe aucun élément nous indiquant si l’on est dans un espace fermé ou ouvert, le seul indice étant ces bandes de couleur, lignes diagonales, qui simulent une illusion de parquet, jouant par moment le rôle de sol ou bien de mur.

En fusionnant avec le fond-parquet, librement inspiré des parquets du Louvre, les personnages (sous les traits de mes proches pour la plupart), rejouent l’histoire de l’art, et les titres invitent le regardeur à interpréter la toile autrement que ce qu’elle représente. C’est dans ce sens que le décalage est omniprésent dans mon travail.

Je peins essentiellement d’après des photos de la vie quotidienne, instants précaires d’un bonheur qui n’a absolument rien à voir avec les sujets religieux choisis, si ce n’est l’association que j’en fais.

Le décalage s’installe entre le « titre » choisi et « l’image » présentée.

Ce que vous regardez avant de connaître le titre n’est qu’une figure sur un fond, et pourtant une fois le titre associé, le profane devient sacré. Il y a donc un avant et un après. Un avant, lorsque nous étions vierge de toute connaissance devant l’image, et un après lorsque malgré nous, une connaissance (ici un titre) nous est imposée et nous oblige à réinterpréter l’image autrement. Ce décalage nous renvoie à la condition humaine de la Genèse ; une fois la connaissance dévoilée nous sommes définitivement chassés du Paradis.“

Née en 1969, après avoir obtenu un diplôme en BTS Impression Textile à l’Ecole d’Arts Appliqués Olivier de Serres, Isabelle Manoukian poursuit sa démarche picturale tout en suivant les Ateliers Beaux-arts de Montparnasse et de Glacière. En 2002, elle obtient un DEA en Arts plastiques à Paris 8. C’est en 2004, qu’elle découvre la miniature persane, qu’elle étudie pendant 5 ans auprès d’Abbâs Moayeri. Cette approche des couleurs alliant la précision de la ligne va par la suite fortement influencer sa démarche personnelle.

Du 24 janvier au 4 février
Salle René Capitant - Mairie du Ve arrondissement de Paris - 21 place du Panthéon
Du lundi au vendredi, de 11h à 18h, jeudi jusqu’à 19h30 et le samedi de 11h à 13h - Entrée libre

posté le 13 janvier 2017 par Claire/armenews


PREMIER TRIMESTRE 2017
Un agenda chargé pour le pianiste Jean-Paul Gasparian

Après un concert le 1er décembre 2016 au Petit Palais à Paris très bien accueilli par le public et la critique, Jean-Paul Gasparian affiche un agenda attirant pour le 1er trimestre 2017.

Le pianiste Jean-Paul Gasparian, 21 ans, déplace un public toujours plus nombreux lors de ses récitals, puisqu’on dut refuser du monde le 1er décembre dernier au Petit Palais. Après Genève le 24 novembre 2016 au Palais de l’Athénée, et l’auditorium du Petit Palais le 1er décembre, il se produira à la saison de l’Opéra de Rouen les 27 et 28 janvier 2017 au Théâtre des Arts, à Noisy le Grand le 31 janvier à l’Espace Michel Simon, avec orchestre au Montenegro pour la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov, puis à Friedrichshafen, au bord du lac de Constance en Allemagne, le 12 mars, sans oublier le festival “Piano en Saintonge“ le 17 Mars (tous les détails sur le site www.jeanpaulgasparian.com).

Né de parents musiciens, Jean-Paul Gasparian appartient à la jeune génération des pianistes français, dont il est l’un des représentants remarqués. Admis à l’unanimité au CNSM de Paris à l’âge de 14 ans, il en sort diplômé d’un Master en 2015. Ses maitres sont Jacques Rouvier, Michel Beroff, puis Claire Désert et Michel Dalberto dans le cadre d’un troisième cycle. Il reçoit également les conseils occasionnels de Tatiana Selikman.

2ème Prix du Concours de Brême en 2014 (1er Prix non décerné) et Prix de la Fondation Georges Cziffra la même année après un 3ème Prix au Concours international de Lyon en juillet 2013, il n’a que 18 ans quand il reçoit parallèlement le 1er Prix du Concours général de Philosophie des lycées de France. Il est aujourd’hui pianiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis septembre 2016 avec le trio Cantor.

La revue Pianiste note à propos de l’interprétation de la pièce de Franz Liszt Après une lecture de Dante lors de son concert du 1er décembre au Petit Palais : “Chez ce pianiste, la réserve de puissance paraît considérable, maitrisée et jamais agressive. Il possède la capacité de passer d’un déferlement sonore, tel une course à l’abime, à la séduction paradisiaque. Il restitue toute la dimension littéraire et imagée de l’œuvre.“

J.J.Karagueuzian

posté le 10 janvier 2017 par Claire/armenews


MAIRIE DU 9E ARR. DE PARIS
Pièce de théâtre Bosphore, inspirée par la vie et les écrits de Hrant Dink

A l’occasion de la commémoration du 10e anniversaire de l’assassinat de Hrant Dink, l’association Hamazkaïne, avec le soutien de la mairie du 9e arrondissement de Paris, vous invite à la lecture de la pièce en 6 actes Bosphore de Gorune Aprikian et Eric de Roquefeuil, avec les comédiens Jérémie Covillault, Karim Belkhadra et Emmanuelle Rivière. Une fiction inspirée de la vie et des écrits de Hrant Dink.

Sur un quai d’Istanbul, Hrant attend son ami Nédim, un pêcheur turc, afin de faire une balade en mer avec lui. Nédim s’interroge sur les raisons de cette visite. Que vient donc lui réclamer son ami ? Les deux hommes ne se sont plus revus depuis quelques années. Et les raisons de leur rupture restent obscures. N’osant rien refuser à son ami, Nédim entreprend avec Hrant une ultime traversée du Bosphore.

Figure emblématique de la réconciliation arméno-turque, le journaliste Hrant Dink a été assassiné le 19 janvier 2007 à Istanbul. Sa disparition soudaine a suscité une profonde émotion en Turquie et en Arménie, également dans le monde entier. Homme de paix et de raison, la colombe Dink a ouvert la voie (voix) de la réconciliation au milieu des hurlements des loups ultra-nationalistes.

Bosphore lui rend hommage en dressant son portrait dans ce road-movie théâtral. Pour autant, Bosphore est avant tout une pièce sur l’amitié entre deux hommes qui se trouvent confrontés aux aléas de la vie quotidienne, à leurs propres choix politiques et à la fatalité du destin, donnant à ce texte une dimension métaphysique.

Vendredi 20 janvier à 19h30
Mairie du 9e arrondissement de Paris - Salle Rossini - 6 rue Drouot - 75009 Paris
Réservations : 06 25 40 70 44 / 01 45 17 23 22 / akrik@orange.fr

posté le 9 janvier 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture  Paris  Théâtre 


LU SUR LIBERATION.FR
Asli Erdogan, là où le combat blesse

Lu sur Libé.fr

Un recueil de chroniques de la romancière turque, publié au lendemain de sa sortie de prison, dépeint la lutte quotidienne d’une femme face à toute forme d’oppression.

(...)

Les vingt-sept textes d’Asli Erdogan rassemblés ici sont parus au cours des dix dernières années dans le journal Özgün Güden, quotidien soutenant les revendications kurdes et dont la justice turque a ordonné la fermeture et l’arrestation des collaborateurs pour « appartenance à une organisation terroriste ». Le titre choisi, Le silence même n’est plus à toi, est celui de l’une des chroniques où l’auteure reprend un vers du poète grec Georges Séféris (1900-1971), prix Nobel de littérature en 1963.

(...)

Les horreurs dont elle est témoin l’amènent à comparer les villes kurdes attaquées à Auschwitz. La référence aux nazis revient, parfois excessive en rapport avec la Turquie, sous sa plume. Il est vrai qu’en cette même année 2015, son engagement lui vaut d’être invitée en résidence d’écrivain à Cracovie où elle découvre les anciens camps de la mort. Elle se souvient d’un autre génocide, celui des Arméniens qui a eu lieu en Turquie un siècle auparavant et reste un sujet de déni national et de tension internationale avec les pays européens. « Dans ce pays, nous sommes coupables (nous avons éradiqué un peuple) [...]. En niant nos agissements, nous avons commis un crime plus grand encore. »

Lire l’intégralité de l’article : http://next.liberation.fr/livres/2017/01/04/asli-erdogan-la-ou-le-combat-blesse_1539106

posté le 5 janvier 2017 par Claire/armenews

Photo : Photo Kenzo Tribouilard - IP3