Nouvelles d'Arménie
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Culture


ARMENIE-CULTURE
Le célèbre chorégraphe Boris Gevorgyan fondateur de l’ensemble « Berd » repose désormais au Panthéon d’Erévan

Boris Gevorgyan, le célèbre chorégraphe fondateur de la troupe « Berd » d’Arménie et Artiste populaire d’Arménie qui a disparu le 11 juillet à Erévan à l’âge de 80 ans repose désormais au Panthéon d’Erévan. Après la cérémonie en l’église Sourp Hovhannès de Gond (Erévan), Boris Gevorgyan fut enterré -un comité gouvernemental s’était crée pour l’occasion- au Panthéon d’Erévan.

Boris Gevorgyan était né le 2 janvier 1938 à Erévan. En 1948, à l’âge de 10 ans il débutait l’apprentissage de la danse au Palais des jeunes pionniers à Erévan. De 1956 à 1957 il effectuait son service militaire dans l’armée soviétique. De retour du service, il intégrait l’ensemble de danses et chants traditionnels dirigé par les maîtres Vania Gharibyan et Yervant Saharouni. Très vite, il en devenait l’un des meilleurs danseurs. De 1960 à 1963 il était le soliste de la troupe de « Hayfilharmonie ». En 1963 il fondait l’ensemble « Berd » de danses traditionnelles et folkloriques arméniennes. Boris Gevorgyan créait de nombreuses danses telles que « Berd », « Noubar-Noubar », « Hataghner », « Spasoum », « Hayastan », « Lorva shourtchbar », « Mokats harsner ».

Par ses créations il enrichissait le patrimoine des danses traditionnelles nationales de l’Arménie. De 1970 à 1992 l’ensemble « Berd » sous sa direction participait à de nombreuses tournées et festivals en Europe et ailleurs, et se produisait en Pologne, Grèce, Chypre, Bulgarie, Hongrie, Algérie, Autriche, Russie et une dizaine d’autres pays. « Berd » était récompensée pour ses prestations par de nombreux prix et médailles. En 1975 était décerné à l’ensemble « Berd » le titre de « Collectif populaire » d’Union soviétique. En 1973 Boris Gevorgyan fondait l’ensemble de danses « Sevan » destiné aux jeunes. En 1976 il terminait des études supérieures de l’art de la danse à Léningrad. Depuis 1995 il était membre de la direction de l’Union des danses nationales d’Arménie.

Durant ses près de 60 ans de carrière, il a éduqué à l’art de la danse des milliers de jeunes. Nombre de ses élèves de cette « école Gevorgyan » dirigent aujourd’hui les plus grandes troupes de danses en Arménie et en diaspora.

Boris Gevorgyan cumulait médailles et titres. Ainsi en 1990 il était récompensé du titre « Maître émérite de la Culture en Arménie ». En 2013 à l’occasion du 50e anniversaire de la fondation de « Berd » il recevait le titre prestigieux d’« Artiste populaire d’Arménie ».

Mais sa disparition ne met pas un terme à l’ensemble « Berd » puisque la transmission s’est effectuée depuis plusieurs années déjà, son fils le maître chorégraphe Karen Gevorgyan président de l’Union des danses nationales et populaires d’Arménie aidé de son frère directeur artistique ont pris la relève de l’ensemble « Berd » qui s’apprête à effectuer en automne une tournée en France.

Krikor Amirzayan

posté le 15 juillet 2018 par Krikor Amirzayan/armenews


ROMANS (DRÔME)-ART
Inauguration à Romans (Drôme) de « La Femme en bleu » de Toros sa 38e oeuvre dans l’espace public français

Vendredi 6 juillet 2018, le sculpteur romanais et ami de notoriété internationale Toros (Toros Rastklan) a inauguré sa dernière œuvre de plus de deux mètres réalisée en feuilles de laiton martelée -sa 38e sur l’espace public français- « La Femme en bleu » place Jean Jaurès en plein centre de Romans (Drôme). “Le Femme en bleu“ avait été exposée fin 2017 à Paris dans le cadre de la rétrospective dédiée à l’artiste Toros par l’Unesco.

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Inauguration à Romans (Drôme) de « La Femme en bleu » de Toros

Le dévoilement de cette superbe œuvre de Toros s’est déroulé en présence de l’artiste Toros, de son épouse Marie, des élus et d’un grand public. Par sa qualité et sa présence, cette œuvre rend hommage à la femme -l’un des thèmes favoris de Toros avec l’Arménie, la France et sa Syrie natale- ainsi qu’à sa ville de Romans où Toros dispose de son atelier et de plusieurs œuvres déjà mais une ville qui vient d’accueillir l’œuvre de l’artiste franco-arménien sur l’une de ses meilleures places.

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Inauguration à Romans (Drôme) de « La Femme en bleu » de Toros

Un juste retour pour cet artiste chaleureux et au grand cœur qui manie l’art et l’âme avec dextérité et une grande générosité et de sagesse. Chapeau l’artiste !

Krikor Amirzayan

posté le 10 juillet 2018 par Krikor Amirzayan/armenews


QUAND TOUT SE NOUE ET SE DENOUE
Autotraduction par Yvette-Nvart Vartanian. Préface de Serge Venturini. Coll. Lettres arméniennes

« Las cadenas que más nos encadenan son las cadenas que hemos roto. » Antonio Porchia, poète argentin (1885-1968), Voces, 1947. (Les chaînes qui nous retiennent le mieux sont celles que nous avons brisées. Antonio Porchia, Voix.)

La courageuse Yvette Vartanian ! On parle peu des traducteurs et de leur travail. Ils demeurent dans l’ombre. Ils sont nombreux ceux qui par leur savoir ont fait rayonner notre langue, notre culture et notre civilisation hors de l’Hexagone et hors d’Europe. Yvette Vartanian a bien accompli sa tâche. Elle a beaucoup et fort bien traduit. Je n’en citerai que quelques exemples de livres et non des moindres : “Phèdre“ de Racine, “De l’amour“ de Stendhal, les “Sonnets“ de Nerval, la “Recherche“ de Proust, “L’Art“ de Rodin, “Le Voyage“ de Céline, des poèmes de Char, d’Éluard et de Supervielle, jusqu’aux contemporains, des “Lambeaux“ de Juliet à “Tous les matins du monde“ de Quignard.

Née à Marseille, Yvette vit aujourd’hui en Arménie, où elle continue de vivre et de traduire, d’écrire et de publier. Cette philologue arménienne est toujours vivante de passion pour la langue française. Sa vie a pourtant connu de rudes et multiples épreuves. Enfant encore, elle quitta son doux pays de France pour les griffes du totalitarisme stalinien. Un choix familial lourd de conséquences et de sacrifices. La terre promise annoncée, l’Arménie soviétique fut aussi pour elle et sa famille une rude expérience. Retrouver la terre ancestrale, au pied du mont Ararat, cela ne fut pas de tout repos.

Elle œuvra malgré tant de difficultés et de vicissitudes quotidiennes, contre vents et marées, malgré menaces et pressions en tout genre, à réaliser ses objectifs et ses désirs. Yvette Vartanian a pu s’accomplir grâce à son inflexible caractère, fort bien trempé, surtout au cœur des plus terribles et des plus sombres périodes. Plus de cent ans après le génocide de 1915, le gouvernement turc refuse toujours de reconnaître le génocide. Pire encore, il poursuit son travail de haine et de crime, de sape et de destruction, avec l’aide de ses cousins azéris.
— Le génocide se perpétue.

Yvette Vartanian a sans cesse préféré tourner sa fraîcheur d’âme et sa vive sensibilité, son ouverture d’esprit et son goût des autres, vers le bonheur et la création. — Traduire, n’est-ce pas d’abord et avant tout aimer l’Autre ? Chaque étranger avec son monde singulier. — Traduire, n’est-ce pas partager ? Son travail d’humaniste et sa volonté de paix font d’elle une haute figure résistante de la francophonie.

Ce livre « Quand tout se noue et se dénoue » est une belle trace des combats menés par Yvette Vartanian au cours du demi-siècle précédent. Sa plume témoigne des bouleversements du monde en plusieurs paliers. Le lecteur franchit lentement ces irréversibles seuils. - Tenir. — Main-tenir ! semble nous dire Yvette Vartanian. — Ne rien lâcher ! Faut vivre ! Gardons notre capacité à nous émerveiller, à nous étonner chaque jour. Car, Yvette Vartanian a su garder son regard d’enfant, celle de la petite fille née à Marseille, quand le ciel bleu se mêle au sel de l’air marin, qu’une légère brise se lève.

Vivre en Arménie aujourd’hui est chaque jour un combat. Elle a choisi de rester là-bas, sans doute parce qu’il lui en a coûté beaucoup pour y venir et peut-être beaucoup aussi pour y rester. Là-bas, au Caucase, où l’on vit sur un volcan, dans un pays encore enclavé, avec des frontières voisines poreuses et si difficiles à surveiller, où toutes les semaines meurent de jeunes gens sur les lignes de contact. Avec son courage de femme, d’être humain, elle se révèle tout entière dans ce livre pluriel.

— Puisse le lecteur francophone partager à son tour — ce livre d’un cœur audacieux.

Serge Venturini, Paris, avril 2018.

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Yvette-Nvart Vartanian
posté le 1er juillet 2018 par coucounian/armenews


EXPOSITION
Fécamp : couleurs et lumières autour des vitraux de Sarkis

Le Musée des Pêcheries de Fécamp présente 94 vitraux de l’artiste Sarkis dans sa salle d’exposition du premier étage.

La ville, riche des vitraux de l’église abbatiale, de Saint-Etienne et du Palais Bénédictine, présente désormais des vitraux de Sarkis. Un lien entre la ville et l’art du vitrail qui entre en résonance.

Sarkis a beaucoup travaillé autour du détournement de matériaux, de la conceptualisation de l’espace et des effets de lumière et de couleur. Ces préoccupations l’ont naturellement amené, au début des années 2000, vers la technique du vitrail qui apparaît comme un jalon primordial de ses recherches.

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D’un genre nouveau avec ses photographies mais aussi anciennes avec sa technique de vitrail au plomb, les œuvres jouent au fil des heures avec la lumière et les couleurs tel un saisissant kaléidoscope. L’artiste français d’origine arménienne, né à Istanbul en 1928, met ainsi de la couleur sur les murs vitrés de l’ancien bâtiment industriel devant lequel il est tombé en admiration lors d’une première visite en 2014. Une exposition intimiste pour ce travail d’artiste qui a connu d’autres cimaises prestigieuses telles que le Centre Pompidou, la biennale de Venise mais aussi Rome, Genève.... Sarkis ne s’interdisant aucune technique pour explorer l’art de la sculpture, l’aquarelle, la photographie, les films, les néons etc. Une de ses installations, l’arc-en-ciel, est d’ailleurs exposée au sol au pied d’une série de vitraux totem. Tout au long de cette exposition, une série de conférences et des ateliers pour enfants, sont organisés sur le thème du vitrail (renseignement et réservation au 02 35 28 31 99).

Time lapse du montage de l’exposition :

Musée des Pécheries - 3 Quai Capitaine Jean Recher, 76400 Fécamp
Horaires d’été jusqu’au 16 septembre : tous les jours de 11 h à 19 h.
Tarif : plein tarif 7 € ; tarif réduit 4 € ; gratuit pour les moins de 18 ans.

posté le 11 juin 2018 par Claire/armenews


DOCUMENTAIRE SUR ARTE
Immersion dans une troupe de danse arménienne composée de retraités

Regarder One, two, three, c’est partir à la rencontre d’une petite troupe de danse traditionnelle arménienne uniquement composée de retraités.

Ils étaient artisans, ouvriers, médecins ou enseignants. Si Maryam, Hovsep, Aida, Anahit et Mikhail ne sont plus tout jeunes - ils ont entre 60 et 80 ans -, leur âge ne les a pas empêchés de rejoindre un groupe amateur de danse traditionnelle, sous la houlette de la dynamique professeure Jasmina. Originaires d’Erevan, les membres de cette petite troupe pleine d’entrain n’ont rien perdu de leur optimisme et de leur humour.

Sous le regard tendre d’Arman Yeritsyan, qui a suivi pendant de longs mois les préparatifs de leur spectacle, ils partagent leurs souvenirs et leurs rêves, toujours vivaces malgré le temps qui passe. Il s’agit du second documentaire sur le patrimoine de la danse en Arménie du réalisateur, après The Last Tightrope Daner in Armenia (2010).

A revoir en replay ici : https://www.arte.tv/fr/videos/074582-000-A/one-two-three/
Rediffusé sur Arte mardi 12 juin à 00h25

posté le 11 juin 2018 par Claire/armenews


MUSIQUE
Duo Jatekok : « Un concert en Arménie ? On en rêve ! »

Le duo Jatekok rend hommage dans leur second album à deux pianistes américains des années 50, “les Boys“. Il est composé d’Adelaïde Panaget et Naïri Badal, Arménienne par sa mère. Rencontre avec deux passionnées.

NAM : Quelle reprise des Boys vous a procuré le plus de plaisir, et pourquoi ? Comment avez-vous eu l’idée de reprendre des titres de ce duo de pianistes ?
Duo Jatekok :
Nous avons découvert “les boys“ lors d’un concours international qui avait imposé au programme les Souvenirs de Barber. En regardant la dédicace à Arthur Gold et Robert Fizdale, nous avons voulu savoir qui étaient ces 2 personnes et avons découvert qu’ils formaient un duo de piano très connu dans les années 50. Tellement connus qu’ils avaient pleins d’oeuvres à 4 mains et 2 pianos dédiées pour eux ! Et par les plus grands noms tels que Poulenc, John Cage, Barber, Tailleferre, Milhaud, Berio... Lors de l’exposition Misia Sert à Paris, nous avons de nouveau croisé leur nom car ces deux pianistes se sont essayés à l’écriture de biographies de Misia Sert et Sarah Bernhardt. Nous avons voulu les faire revivre à travers notre disque car ils sont tombés dans l’oubli et, par la même occasion, faire revivre un répertoire peu joué. Nous avons apprécié enregistrer chacune de ces pièces car elles ont toutes une spécificité que ce soit le côté jazzy de Brubeck, la modernité et difficulté de Poulenc ou la rencontre avec Baptiste Trotignon qui nous a guidé pour l’interprétation de sa pièce.

NAM : Vous avez suivi l’enseignement d’Avédis Kouyoumdjian. Qu’en retenez-vous ?
Duo Jatekok :
Avedis est un musicien extra ! Il est très généreux, dynamique, exigent. Et il est également un chambriste génial. Il est très attentif à la balance entre les différentes voix et il nous pousse à exagérer nos intentions musicales pour qu’elles soient claires et précises.

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NAM : Naïri, vos origines arméniennes sont-elles importantes pour vous ?
Naïri Badal : Je suis très attachée à mes origines car je suis la première génération de ma famille à être née en France. Du côté de ma mère, ils viennent du Liban et, du côté de mon père, d’Iran. L’histoire et le parcours de ma famille me fascine et m’affecte, et plus généralement ceux des Arméniens. L’exil est un thème récurrent qui me bouleverse car je sens tous les jours le côté éphémère de ma culture au sein du pays où je vis et où je me suis intégrée. Mes parents m’ont transmis la langue (on parlait arménien à la maison), qui est pour moi un des plus grands vecteurs culturels. J’ai également fréquenté l’école Nareg qui se trouvait à Enghien et où ma mère enseignait l’arménien. A la JAF, j’ai pratiqué pendant plus de 10 ans la danse arménienne avec Arto Beckdjian. J’ai vu passer chez moi des livres de Saroyan, de Krikor Zohrab, Raffi, ... Ma grand-mère, Joyce Boujikanian, m’a appris le piano. Elle avait apporté du Liban plein de partitions de compositeurs arméniens connus comme Komitas, Babadjanian, Khatchadourian, et moins connus comme Terzian, Baghdassarian, Avetissian, ... Je remercie mes parents de l’effort qu’ils ont fourni pour me transmettre toute cette culture qui est pour moi la plus grande richesse que je possède.

NAM : Est-ce que cette culture a pu vous influencer dans votre travail artistique ?
Naïri Badal : D’une certaine manière elle m’influence car elle a forgé ma personnalité, mes émotions et mon goût, ce sont des choses importantes pour un interprète. Et j’espère que je pourrai l’exploiter encore plus au cours de ma vie et rendre hommage à cette culture merveilleuse.

NAM : Un concert en Arménie, ce serait envisageable ?
Duo Jatekok :
On en rêve ! Malheureusement nous n’avons pas encore de contacts là-bas.

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NAM : Quel est votre prochain projet ?
Duo Jatekok
 : Nous avons été contactées par le chorégraphe Anthony Egea de la compagnie hip hop Rêvolution pour monter un concert chorégraphique autour de la femme. Nous serons deux pianistes et deux danseuses sur scène, et nous jouerons des tubes de musique classique comme Carmen et le Boléro, revisités par le DJ Franck2louise. Le spectacle s’appelle Muses et est une ode à la femme et toutes ses facettes. La première est en octobre 2018 et nous tournerons ce spectacle un peu partout en France.

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Les Boys, Duo Jatekok, Alpha Classics, 19 €.

posté le 9 juin 2018 par Claire/armenews

Propos recueillis par Claire Barbuti



LITTERATURE
L’ouvrage de la chanteuse lyrique Mariam Sarkissian

Moscovite d’origine, parisienne depuis 1996, élève et disciple de la célèbre chambriste et rossinienne Zara Dolukhanova, diplômée de l’école normale de musique de Paris, la mezzo-soprano Mariam Sarkissian s’est spécialisée dans le belcanto et la musique de chambre.

Ces dernières années, elle a développé une démarche particulière de recherche et découverte d’un répertoire de musique de chambre vocale rare, nouveau ou injustement oublié. Elle enregistre plusieurs premières mondiales auprès des labels internationaux, participe à la renaissance de la tradition des salons, se produit en concert en Europe, aux Etats-Unis et en Israël.

Sa nouvelle démarche chambriste est saluée par la presse spécialisée. Elle est nommée “maître incontestable de la romance“ par le Gramophone Magazine, et reçoit l’Orphée d’Or de l’Académie du disque lyrique, la plus haute récompense française pour un enregistrement de musique vocale. Son autre vecteur est celui de l’enseignement, dans lequel elle se base sur les écoles de la tradition belcantiste - Lamperti, Everardi, Garcia - et crée le concept de Triangle de l’équilibre.

Un événement a involontairement emmené la chanteuse lyrique Mariam Sarkissian à puiser à la source : reprendre l’expérience empirique des grands professeurs de chant des siècles passés pour se reconstruire, en créant ensuite une méthode de synthèse d’enseignement de la technique vocale de l’équilibre, destinée à former l’outil d’expression des chanteurs et orateurs. Dans Je pense donc je pense ou la louange du belcanto cognitif, elle propose un aperçu de son travail avec les chanteurs lyriques solistes et choristes, amateurs et professionnels, débutants et confirmés, en carrière et en rééducation.

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Je pense donc je chante, ou la louange du belcanto cognitif, par Mariam Sarkissian - Editions Kirk Publishing
Présentation de l’ouvrage le vendredi 22 juin de 18h30 à 21h à l’Espace Christiane Peugeot, 62 avenue de la Grande Armée - Paris

posté le 8 juin 2018 par Claire/armenews


PARIS
Les portraits envoûtants de l’Egyptien Chant Avedissian à la Philharmonie

Jusqu’au 19 août, les voix et musiques du monde arabe retentissent entre les murs de la Philharmonie de Paris, à la manière d’un voyage visuel et sonore dans le temps : des chants préislamiques à Oum Kalthoum en passant par la récente trap maghrébine, l’exposition passe en revue 
les courants musicaux qui ont bercé les Arabes, du Maghreb à la Syrie.

Entre tant d’autres merveilles, on découvre dans la salle “L’égypte mère du monde” de nombreux portraits de chanteuses, actrices, danseuses et musiciens, réalisés par l’artiste égyptien d’origine arménienne, Chant Avedissian. Particulièrement préoccupé par l’avenir du monde arabe et la disparition possible de sa culture au moment de la guerre du Golfe en 1991, Chant Avedissian entame alors cette série de portraits associés à des scènes de la vie quotidienne où affleure l’idéal socialiste prôné par Nasser. Réalisée au pochoir d’après des photographies anciennes, cette œuvre offre une vision kaléidoscopique de l’Egypte des années 1950 : à la fois populaire, glamour, révolutionnaire, patrimoniale et politique, marquée avant tout par le pouvoir de l’image.

“Al Musiqa. Voix et musiques du monde arabe“
Cité de la Musique-Philharmonie de Paris, 221, avenue Jean Jaurès, Paris-19e - 01 44 84 44 84
Jusqu’au 19 août

posté le 3 juin 2018 par Claire/armenews


PARIS
Don Quichotte Flamenco : hommage à Brel, avec Mika Apamian

Comédie musicale en 12 tableaux, un cheval et quelques batailles... Hommage à Jacques Brel dans un spectacle étonnant.

Le spectacle adapte dans les grandes lignes L’homme de la Mancha, numéro lui-même adapté en 1968 par Jacques Brel après l’avoir découvert à Broadway en 1967. Sur scène, une troupe de comédiens ambulants dresse ses tréteaux sur la place d’un village. Après la traditionnelle parade destinée à enflammer l’imagination des spectateurs sur une scène de fortune, la troupe conte avec fougue passion, guitares et chansons (Cie Tchanelas - Flamenco) quelques-unes des folles et cocasses aventures du “chevalier errant à la triste figure, Don Quichotte de la Mancha et son fidèle valet Sancho Pansa“.

Tragédies et comédies, contes et merveilles, épopée picaresque qui, à l’ombre du cheval de Don Quichotte, retrouvent la magie des romans de chevalerie : batailles contre les moulins à vent, chansons à boire, beuveries dans les auberges borgnes, gentes dames et vulgaires catins, soudards avinés et fieffés coquins, princesses inaccessibles...

Sur scène et dans les coulisses, à travers aventures et chansons, les comédiens jouent une fois encore “la comédie de la vie“ sous le regard inflexible et pur de Don Quichotte de la Mancha. À la poursuite éternelle de la gloire et de l’inaccessible Etoile...

Une des révélations de ce spectacle est Mika Apramian, dont le premier album était paru en 2014 sous le titre L’Année Du Taureau. D’origine arménienne, il entend dans son enfance les musiques de ce pays, ainsi que celles de la Grèce, pays dans lequel son père est né. Jean Ferrat, Johnny Clegg, Giorgos Dalaras, et le Top 50 constituent la bande originale de ses premières années.

Spectacle au théâtre du Gymnase à Paris jusqu’au 3 juin 2018

posté le 31 mai 2018 par Claire/armenews