Nouvelles d'Arménie
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Culture


CINEMA
La participation de Dan Gharibian au film Django

Etonnant que la vie si romanesque de Django Reinhardt, guitariste hors-norme, n’avait encore jamais été portée sur grand écran. C’est désormais chose faite avec le film Django d’Etienne Comar, dans lequel Reda Kateb joue ce musicien génial et insouciant. Grâce à son swing aérien, il triomphe dans les grandes salles parisiennes en 1943, alors que dans toute l’Europe ses frères Tsiganes sont persécutés.

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Parmi ces Tsiganes, on retrouve à l’écran Dan Gharibian dans la séquence qui commence le film. L’ancien leader de Bratsch joue un vieil aveugle et interprète un magnifique air tsigane (Mer Ham Sinti), avec ses compagnons, autour d’un feu dans une forêt des Ardennes. “J’ai vraiment pensé la première séquence du film comme une ouverture au sens musical du terme, qui raconte ce qu’est le film, avec ce musicien aveugle qui ne veut pas entendre le danger qui se rapproche, au point d’y laisser sa vie“, a expliqué le réalisateur. Cette scène est probablement la meilleure du film, une des seules où une forme de tension saisit le spectateur.

Django, d’Etienne Comar
Avec Reda Kated, Cécile de France, Beata Palya, Bimbam Merstein, ...
1h55 - En salles en ce moment

posté le 22 mai 2017 par Claire/armenews


PARIS
« Un siècle après » d’Araxe Sassoun : Respect des racines et envie d’ailleurs

L’ensemble de danse et de musique arménienne de la JAF Marseille, Araxe Sassoun, a conquis le public du Casino de Paris samedi 13 mai.

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La danse du Sabre.

Véritable hymne à la vie, ce spectacle a été créé en 2015 à Marseille pour commémorer le génocide. Démontrer la force d’un peuple par la culture, tel était l’objectif d’Araxe Sassoun. Pari réussi à travers une suite de 24 tableaux dans lesquels les 100 artistes ont démontré avec talent la vitalité et la créativité des descendants des survivants de la tragédie.

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Michaël Vémian, Marion et Pascal Chamassian.

Il a fallu deux ans de préparation à Pascal Chamassian entouré de la chorégraphe Marion Chamassian et du chef d’orchestre et compositeur Michaël Vémian, pour concevoir Un siècle après. Le spectacle juxtapose tradition et modernité, respect des racines et envie d’ailleurs.

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Les Guindos, Arméniens de Tiflis, rivalisent pour les beaux yeux d’une Européenne.

Le ton est donné dès le début du spectacle : le chant liturgique des défunts qu’interprète la soprano Naïra Abrahamian de sa voix cristalline, réveille l’âme de femmes qui se déplacent selon une chorégraphie résolument moderne, vêtues de costumes d’une grande sobriété.

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La soprano Naïra Abrahamian.

Les 40 danseurs ont interprétés des chorégraphies du grand maître d’Arménie - Vanouch Khanamirian - ainsi que les créations de Norayr Mehrabyan, Felix et Thérésa Grigoryan, Marion et Pascal Chamassian. Sans oublier Alessandra Delle Monache à qui l’on doit un tango arméno-argentin composé par Michaël Vémian.

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Chant tzigane avec Milesys Pinto.

L’un des grands atouts d’Araxe Sassoun est son orchestre composé de 35 musiciens où les instruments traditionnels côtoient guitare et trombone. La troupe est également riche de 25 choristes qui apportent une ampleur au spectacle.

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L’orchestre composé de 35 musiciens.

Une grande cohésion ainsi qu’une maturité artistique émanent de la centaine d’artistes qui ont transmis leur passion au public.

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Le murmure des montagnes avec vue sur le Mont Ararat.

Parmi les spectateurs du Casino de Paris : Viguen Tchitechian, ambassadeur d’Arménie en France ; Pauline Véron, adjointe à la mairie de Paris ; Alexis Govciyan, premier adjoint à la mairie du 9e, Yves Ternon, Liz Sarian, Gilbert Léonian, Elise Boghossian, présidente d’EliseCare. A noter également la présence de Philippe Khoubesserian et de Patrice Djololian du Ballet arménien Navassart et de Christina Galstian de la compagnie de danse Yeraz. Le spectacle s’est achevé par une standing ovation méritée. Une soirée sous le signe du métissage musical et chorégraphique qui restera dans les mémoires.

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Prochaines représentations :
20 mai : Théâtre Sébastopol de Lille
9 et 10 juin : Théâtre National des Salins à Martigues
7 octobre : Opéra Berlioz, Corum de Montpellier

Texte : Elisabeth Baudourian
Photos : Jean Yérémian

posté le 16 mai 2017 par Claire/armenews


EXPOSITION
L’artiste Ludvig Sahakyan au Salon de Montrouge

Tapisserie sur la déforestation, vidéo de survivalistes, exposition de factures impayées... Le 62e Salon de Montrouge, brosse le paysage d’une jeune création plastique versée dans l’activisme soft. Un panorama riche et parfois sombre, dans un parcours chapitré par affinités électives.

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Elaborée et élégante, la scénographie du parcours a été réalisée par Ramy Fischler et Vincent Le Bourdon et se veut un outil de médiation entre le public, les créations et le discours curatorial. Son enjeu est aussi de proposer une expérience renouvelée pour un salon qui existe depuis soixante-deux ans dans le même lieu. Pour y parvenir, les deux scénographes ont imaginé un parcours ludique qui repose sur des jeux de miroir et de symétrie et qui exploite l’architecture particulière du lieu, le Beffroi, superbe édifice des années 1930.

Cette nouvelle édition du Salon de Montrouge s’inscrit dans le profond renouvellement entamé en 2016, avec la nomination d’Ami Barak à sa direction artistique. Plus que jamais, le salon a la vocation de soutenir la création actuelle en en dressant une cartographie et en encourageant son émergence et son rayonnement à l’échelle nationale et internationale, par le biais d’une vraie reconnaissance tant par le milieu de l’art que par le grand public. Ainsi, sur les 1500 mètres carrés du Beffroi, une véritable exposition collective organisée en quatre grands chapitres permet aux artistes et à leurs œuvres d’engager un dialogue physique et sémantique et aux visiteurs de découvrir les propos et tendances majeures actuelles.

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Parmi ces talents émergents, on trouve Ludvig Sahakyan (voir NAM238), jeune diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon (avec les félicitations du jury) et lauréat du Prix de Paris. Son travail se développe autour de dessins, performances, installations et sculptures.

Il introduit son travail ainsi : “Tout ce qu’on possède est tout ce qu’on a reçu. Le rêve avant-gardiste d’une table rase totale et d’un nouveau commencement est une absurdité. On ne peut pas créer, on peut transformer, mais on ne peut trans-former que ce qu’on a déjà en tant que forme. Le rêve de la table rase ne peut qu’être le désert, où rien ne peut naître puisque rien n’a le souvenir de la forme à faire naître. L’avancement est toujours un retour vers un recommencement, de la trans-formation, de la trans-mission. Mais ce retour, qui se fait par transmission, ne peut se faire n’importe comment, afin de pouvoir revenir, il faut connaître le chemin, et plus que connaître le chemin, il faut qu’il y ait déjà un lieu où retourner. Pour faire un chemin de retour dans le lieu d’où on peut recommencer, d’où on peut recevoir ce qu’on pourra ensuite donner, il faut pouvoir se déplacer, mais pour le faire il faut qu’on soit déjà placé.

Jusqu’au 24 mai au Beffroi de Montrouge

posté le 11 mai 2017 par Claire/armenews


CINEMA
Jour J : oui à cette comédie écrite par Reem Kherici et Stéphane Kazandjian

Stéphane Kazandjian a prêté main-forte à Reem Kherici pour écrire le scénario du film Jour J, en salles.

« Dès la lecture du scénario, cette histoire m’a fait rire. Le côté irrévérencieux me parlait » : c’est la première fois que l’on voit Nicolas Duvauchelle dans une comédie. Dans Jour J réalisé par Reem Kherici (Paris à tout prix) et coscénarisé par Stéphane Kazandjian, son personnage est en couple avec Julia Piaton... Mais, lors d’une soirée arrosée, il la trompe avec une wedding planner. Le lendemain, sa compagne trouve une carte de visite de celle-ci dans la poche de son homme et établit logiquement le lien entre wedding planner et mariage. Et c’est ainsi que l’homme se retrouve à agencer ses noces avec son amante...

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Stéphane Kazandjian revient à ses premiers amours de la comédie (Sexy Boys, Modern Love), pour ce feel good movie déjà en salles... Et ça marche ! Dialogues dans un rythme soutenu (on sent clairement que Remm Kherici et Stéphane Kazandjian, aidés par Philippe Lacheau se sont éclatés dans l’écriture), costumes, décors, direction des comédiens, tout est au service du script découpé avec précision par une mise en scène sobre et efficace. Un bon mélange des structures de la comédie américaine à celles de son homologue français.

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Jour J réalisé par Reem Kherici
Scénarisé par Reem Kherici et Stéphane Kazandjian (avec l’aide de Philippe Lacheau)
Avec : Reem Kherici, Nicolas Duvauchelle, Julia Piaton, Chantal Lauby, Sylvie Testud, François-Xavier Maison, Lionnel Astier, ...
En salles depuis le 26 avril

posté le 10 mai 2017 par Claire/armenews


CAMPAGNE DE FINANCEMENT
Documentaire sur la problématique de la frontière entre l’Arménie et la Turquie

Le projet “Armenia - Crossing Borders” [Arménie, traverser la frontière] a été présenté en 2015 à la compétition de FuoriRotta, dans l’intention de réaliser un film documentaire sur la Turquie et l’Arménie, avec la volonté de comprendre la relation entre ces deux pays.

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Un groupe d’amis issus de différents pays d’Europe ont vécu et voyagé en Turquie et en Arménie en 2015. La question de la reconnaissance du génocide a été présente dans beaucoup des discussions qu’ils ont eu avec les différents personnalités rencontrées. “D’Istanbul à Erevan, la problématique de la frontière nous a également amenés à questionner les enjeux diplomatiques et géopolitiques de la région“, explique la photographe et vidéaste Diane Lentin, l’une des membres françaises du projet.

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Diane Lentin.

Le film, en phase d’être terminé, durera 50 minutes. L’équipe lance une campagne de financement par crowdfunding, dans l’espoir de faire voyager ce film dans différents pays et festivals. Une exposition photographique accompagnant le documentaire est également envisagée.

Pour plus d’informations et pour aider le projet : https://www.indiegogo.com/projects/cows-don-t-care-about-borders#/

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posté le 5 mai 2017 par Claire/armenews


LIVRE
L’incroyable récit d’Aurora Mardiganian enfin traduit et disponible en France

Paru en 1918 à New York sous le titre Ravished Armenia, écoulé à plus de 900 000 exemplaires, l’incroyable récit d’Aurora Mardiganian était resté inédit en France. Apocalypse Arménie vient combler cette lacune et donne au génocide des Arméniens un récit emblématique et universel en français.

Apocalypse Arménie relate l’incroyable histoire d’Aurora Mardiganian, jeune Arménienne âgée de 14 ans, dans le chaos qui s’empara de l’Empire ottoman en 1915. Au prix de quatre évasions héroïques, Aurora parvint à s’échapper des colonnes de la mort : une fois en se jetant du haut d’une falaise dans l’Euphrate, une autre en poignardant un officier turc qui l’agresse... Dans un empire en guerre où les femmes étaient la cible de toutes les exactions, la jeune Aurora réussit à survivre près de deux ans. Puis, à Erzeroum, le général Andranik, héros militaire national arménien, lui propose de se rendre en mission aux États-Unis pour alerter sur la situation du peuple arménien, dépêcher les secours et lever des fonds. Ce périple comprend une traversée de la Russie en proie au chaos de la révolution. Aurora parvient à New York et après avoir livré son récit, accepte de jouer son propre rôle dans le film qui est réalisé à la suite de la sortie du livre, toujours dans le souci de lever le maximum de fonds. Le livre devient rapidement un best-seller et le film est un succès. Les recettes, qui s’élèvent à 30 millions de dollars (de 1919), sont reversées au Near East Relief, à l’origine du projet. Aurora est surnommée la Jeanne d’Arc de l’Arménie.

Évoquant à la fois l’innocence d’Anne Frank et le réalisme de Primo Levi, Aurora Mardiganian compte parmi les grands témoins de l’histoire de l’humanité. Son récit est non seulement emblématique de l’apocalypse arménienne de 1915 mais sa dimension épique hors du commun en fait un classique de la littérature mondiale. Apocalypse Arménie appartient à l’inconscient collectif de l’humanité.

En 2016, la République d’Arménie a choisi Aurora pour égérie de l’Aurora Prize for Awakening Humanity, prix visant à éveiller l’humanité aux actions héroïques de ceux qui se lèvent face à l’adversité.

Disponible :
- Version numérique : 4,99 €, sur 180 plateformes

- Version papier 13,8 x 21,6 cm, 257 pages, 17,90 €, déjà disponible sur www.librinova.com, et prochainement sur Amazon.fr, Fnac.com et chez les 5 000 libraires du réseau Dilicom.

posté le 5 mai 2017 par Claire/armenews


PHOTOGRAPHIE
Lucie Khahoutian finaliste du Prix American Vintage au Festival d’Hyères

Lucie Khahoutian, artiste arménienne du Live Wild Collective connue pour ses collages inspirée du dadaïsme, présente une série de photographies au nom emprunt d’une citation de Samuel Beckett : « With all this darkness round me I feel less alone ». Une introduction de sa plume précède les photographies, qui par leur composition, leur atmosphère mystique et des drapés fantasmagoriques, surprennent le regard et l’invitent à la contemplation.

Cette prise de position si originale lui a permis d’être parmi les neuf finalistes pour le tout nouveau Prix American Vintage du Festival de la Photographie d’Hyères.

Elle expose jusqu’à la fin du mois des œuvres qui intriguent par leur caractère mystique et fantasmagorique, flirtant avec l’absurde pour mieux révéler les thèmes majeurs de l’artiste, comme la tradition caucasienne, la place de la femme en Arménie, ... La photographe joue avec ses influences orientales, où les différentes pièces sont portées à la manière de voiles et de turbans, véritable portrait de touaregs 2.0. On perçoit également l’influence du cinéaste Paradjanov.

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La série est très inspirée de l’univers visuel de la tradition caucasienne. Je viens d’Arménie mais je vis actuellement à Tbilissi en Géorgie. J’aime beaucoup faire communiquer l’imagerie traditionnelle avec une esthétique contemporaine“, expliquait Lucie Khahoutian dans une interview donnée au site Manifesto 21.

Plus d’infos : https://www.thelivewildcollective.com/withallthisdarknessroundmeifeelless

Exposition jusqu’au 28 mai
Villa Noailles - Montée de Noailles - 83400 Hyères

posté le 4 mai 2017 par Claire/armenews


PARIS
Projection du documentaire Ceux du rivage sur les immigrés arméniens à Marseille

Dans le cadre du Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient, projection du documentaire Ceux du rivage, de Tamara Stepanyan et Jean-Christophe Ferrari le jeudi 4 mai à 20h au cinéma l’Entrepôt.

A Marseille, aujourd’hui, des dizaines d’arméniens attendent une réponse à leur demande de droit d’asile. Ils vivent dans un temps et un espace indéterminés : entre deux pays, entre deux lieux, entre un passé menaçant et un avenir incertain. Ils errent dans des limbes.

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Dans ce film, les réalisateurs s’intéressent à ces hommes et femmes arméniens qui tentent de survivre, en attendant que leur requête soit examinée. Pour la plupart, ils ont atterri à Marseille par hasard, au gré des caprices des passeurs. Il est difficile de savoir comment ils sont arrivés exactement. Beaucoup évoquent un long voyage à travers des forêts mais le récit qu’ils en font comporte bien des trous, bien des approximations. Ont-ils été conduits à travers l’Europe à leur insu ? Entretiennent-ils les confusions pour préserver l’avenir ? Difficile de savoir. De leur passé, rien ne filtre de leur propre histoire. Tous ont fui l’Arménie parce que, pour une raison ou pour une autre, ils encouraient un danger d’emprisonnement ou de mort.

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Ils sont là en famille, soudés par la nécessité de s’entraider, de ne pas sombrer pour ne pas entraîner les siens avec soi. Ils vivent d’expédients, au jour le jour, passant leur temps à remplir des documents administratifs auxquels ils ne comprennent pas grand-chose, dans l’espoir que l’un d’eux délivrera enfin le sésame tant attendu. Pendant les semaines, les mois que dure cette épreuve, ils trompent l’attente et l’angoisse dans des gestes infimes qui tentent de faire passer les journées. Mais parfois la peur et la frustration explosent dans des crises de colère ou d’agressivité.

Jeudi 4 mai à 20h
Cinéma l’Entrepôt
7 Rue Francis de Pressensé - 75014 Paris

posté le 25 avril 2017 par Claire/armenews


REVUE DE PRESSE - LECOURRIER.CH
Un livre de photos raconte la place des Nations à Genève

Les Editions Slatkine publient un ouvrage regroupant les photos prises par Demir Sönmez sur la place des Nations et qui avaient déjà eu l’honneur d’une exposition in situ.

L’ouvrage est tout chaud sorti de presse. Place des Nations, Places des Peuples, l’Honneur de Genève1, publié par les Editions Slatkine, se présente comme la compilation des photos qu’a prises Demir Sönmez dans ce lieu emblématique de la Genève internationale et des droits humains.

Depuis une dizaine d’années, la silhouette de ce Suisse d’origine arménienne et kurde installé à Genève est familière à toutes celles et ceux qui couvrent les multiples facettes du mouvement social au bout du lac. Pas une manif, pas une grève, pas une assemblée de parti ou de manifestations officielles qui ne voie débarquer le photographe, sa casquette à l’envers et son zoom baladeur qui cherche le bon angle.

Lire la suite : https://www.lecourrier.ch/148676/un_livre_de_photos_raconte_la_place_des_nations

posté le 21 avril 2017 par Claire/armenews