Nouvelles d'Arménie
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Travail


ÉCONOMIE
Les États-Unis espèrent un audit impartial du projet minier

Commentant la situation bloquée à Amulsar, l’ambassadeur des Etats-Unis en Arménie, Richard Mills, a déclaré : « Nous sommes heureux que le gouvernement mène un audit environnemental du projet Amulsar de Lydian, qui a été demandé par les personnes concernées par l’impact environnemental du projet. Cela doit devenir la norme pour de tels projets. »

« Nous espérons que cela se fera en stricte conformité avec la loi, en engageant une expertise professionnelle et impartiale. Nous nous attendons également à ce que ces audits soient appliqués unilatéralement dans le secteur minier », a ajouté M. Mills.

Pachinian a promis à la fin du mois de mai des inspections approfondies de « toutes les mines de métaux » visant à vérifier et à s’assurer de leur conformité aux normes de protection environnementales, ainsi qu’à leurs obligations fiscales. Il a confié cette tâche à Arthur Grigorian, le nouveau directeur d’une agence gouvernementale de protection de l’environnement.

Grigorian est un écologiste renommé qui milite depuis des années contre le projet Amulsar. Il a déclaré le mois dernier que Lydian sera la première entreprise à être auditée par un groupe de travail formé par ses soins.

Le groupe comprend des représentants de divers ministères du gouvernement arménien, des représentants de Lydian ainsi que des militants non gouvernementaux fortement opposés à l’extraction d’or à Amulsar. Il devra soumettre des recommandations au gouvernement de Pachinian avant la fin du mois d’août.

Pachinian a déclaré le 6 juillet que les décisions du gouvernement concernant Amulsar doivent être basées sur « des faits plutôt que des émotions. »

Lydian, qui prétend avoir déjà investi plus de 300 millions de dollars dans Amulsar, n’exclut pas la possibilité d’une action en droit internationale contre l’Etat arménien, qui lui avait accordé des droits exclusifs pour y extraire de l’or. Lydian annonce avoir déjà perdu au moins 14 millions de dollars en raison de la perturbation continue de ses opérations.

Les groupes de protection de l’environnement affirment que le projet Amulsar, s’il est mis en œuvre, contaminera l’air, l’eau et le sol de la région. Ils soulignent également la proximité du site de Jermuk, la station thermale la plus populaire du pays.

Lydian maintient qu’elle utilisera une technologie de pointe pour éviter tout dommage à l’écosystème local. La société est enregistrée dans un paradis fiscal britannique, mais son siège social est situé dans l’État américain du Colorado. Ses actionnaires comprennent des fonds d’investissement américains, canadiens et européens ainsi que la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD).

Le projet minier a été soutenu par les gouvernements américain et britannique. Mills a exprimé sa confiance en 2016 que Lydian « continuera à servir d’exemple d’exploitation minière responsable, opérant de manière transparente conformément aux normes environnementales et sociales internationales ».

« L’exploitation minière en Arménie est une opportunité pour diversifier l’économie nationale et augmenter le nombre d’emplois bien rémunérés, mais seulement si les opérations minières sont menées selon les normes internationales les plus élevées pour protéger l’environnement », a déclaré mercredi l’ambassadeur américain.

Mills n’a pas précisé si la décision éventuelle du gouvernement de révoquer la licence d’exploitation de Lydian pourrait nuire aux relations d’affaires américano-arméniennes et effrayer d’autres investisseurs étrangers.

Lydian a promis d’investir plus de 400 millions de dollars dans ce qui serait l’un des plus grands projets d’affaires dans l’histoire de l’Arménie. Il a déclaré qu’il prévoyait extraire environ 250 millions de dollars d’or et payer 50 millions de dollars en impôts chaque année.

Les exportations totales de l’Arménie s’élevaient à 2,2 milliards de dollars en 2017, selon les statistiques officielles. Les métaux non ferreux et les concentrés de minerai représentaient environ la moitié de ces exportations.

posté le 12 juillet 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Le gouvernement de Pachinian fait face à une première démission

Un mois après être devenue ministre du Travail et des Affaires sociales de l’Arménie, Mane Tandilian a démissionné hier, exprimant son opposition à l’intention du Premier ministre Nikol Pachinian de poursuivre sa réforme impopulaire du système de retraite national.

Tandilian était l’une des organisatrices des manifestations de rue en 2014 contre la décision de l’ancien gouvernement arménien exigeant des citoyens nés après 1973 de financer une grande partie de leurs retraites futures par des paiements d’impôts supplémentaires. Les protestations ont forcé le nouveau gouvernement à rendre le nouveau système, recommandé par les donateurs occidentaux, facultatif pour les employés du secteur privé jusqu’en juillet 2018.

Peu de temps après que Pachinian l’a nommée ministre le mois dernier, Tandilian a proposé que ce délai soit prolongé d’une année de plus. Elle a déclaré que d’autres “discussions publiques“ sur la question devraient avoir lieu entre-temps.

Le gouvernement de Pachinian a toutefois décidé lundi que le nouveau système de retraite deviendrait obligatoire pour tous les Arméniens âgés de 44 ans et moins le mois prochain. La seule concession qu’il a faite a été de demander au Parlement de réduire le taux d’imposition des nouveaux retraites de 5% à 2,5%.

Tandilian a cité la décision du gouvernement lorsqu’elle a annoncé sa démission sur sa page Facebook. “Après de longues discussions, il est devenu évident que ma proposition n’était pas soutenue par le gouvernement“, a-t-elle écrit. “Au lieu de cela, une autre variante a été proposée et approuvée lors de la réunion du gouvernement.“

“Cette question est de la plus haute importance pour moi“, a-t-elle expliqué, affirmant que la plupart des Arméniens s’opposent à la réforme des retraites et que les personnes touchées doivent donc être libres de choisir un mécanisme pour déterminer leurs prestations de retraite.

Tandilian, 40 ans, a également déclaré qu’elle met fin à son adhésion au parti Lumineuse Arménie, qui s’est allié avec le Contrat civil de Pachinian et un autre parti d’opposition pour les élections parlementaires de l’année dernière. Leur alliance avec Yelk était arrivée en troisième position dans les élections.

Tandilian a été élu au Parlement arménien sur l’étiquette Yelk. Elle a dû démissionner de l’Assemblée nationale après avoir accepté de se joindre au gouvernement de Pachinian, formé à la suite de la démission du Premier ministre Serge Sarkissian le 23 avril.

Ni Pachinian ni d’autres leaders du Yelk n’ont immédiatement réagi à sa démission.

Tandilian ne s’est pas ouvertement opposé à la décision du gouvernement sur la réforme des retraites lors de la réunion du cabinet de lundi. La décision a été ouvertement contestée par un autre membre du cabinet, le ministre du Développement économique Artsvik Minasian.

Les objections de Minasian ont clairement irrité Pachinian, qui a souligné que tous les ministres doivent partager la « responsabilité collective » pour toutes les actions du gouvernement. “Ceux qui n’assument pas cette responsabilité ne sont pas avec nous“, a mis en garde le Premier ministre.

posté le 13 juin 2018 par Claire/armenews

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ECONOMIE
Le géant minier arménien pourrait réembaucher des travailleurs licenciés

Exploitation à ciel ouvert du gisement de cuivre de Teghut.

Une importante compagnie minière arménienne a déclaré mardi qu’elle espérait reprendre rapidement ses activités de production dans une grande mine de cuivre dans le nord de l’Arménie et réembaucher des centaines de personnes qui y travaillaient jusqu’à ce mois.

L’entreprise, Vallex Group, avait envoyé la grande majorité de ses 1 200 employés travaillant au gisement de Teghut en congé à durée indéterminée le 12 janvier, invoquant le besoin de « réparations prophylactiques planifiées » des installations d’élimination des déchets de la mine. Le 2 février, elle avait annoncé qu’elle mettrait fin à ses activités en raison d’un « arrêt prolongé » de l’exploitation minière et du traitement du minerai à Teghut.

Dans sa dernière déclaration, Vallex a précisé que les licenciements couvrent plus de 85% de ses effectifs de Teghut mais que près de 300 employés seraient préservés pour maintenir un équipement sophistiqué et garder le vaste site minier. La compagnie a également déclaré que 200 autres travailleurs licenciés seront transférés à d’autres entreprises minières lui. Il s’agit d’une fonderie de cuivre dans la ville voisine d’Alaverdi et de mines de métaux dans le Haut-Karabakh.

« L’entreprise espère que dans le cas d’un déroulement favorable des événements, elle parviendra à rétablir, dans un court laps de temps, le personnel [de Teghut] formé au fil des années », a précisé le communiqué. Aucun calendrier n’a été indiqué. Vallex a déclaré être en mesure de « relancer rapidement la production après avoir résolu les problèmes auxquels l’entreprise est confrontée ».

La société enregistrée au Liechtenstein a annoncé les licenciements plusieurs mois après avoir exprimé son intention d’augmenter de manière significative l’extraction du minerai de cuivre à Teghut. Il avait déclaré le 2 février qu’il devait engager des consultants arméniens et étrangers pour mener des « recherches scientifiques » à cette fin.

Au cours des derniers mois, des groupes de protection de l’environnement ont signalé à plusieurs reprises des fuites toxiques provenant de la décharge de Teghut contaminant une rivière avoisinante. Vallex a nié ces rapports. Les écologistes s’étaient opposés à l’exploitation minière à ciel ouvert à Teghut avant même son lancement en 2014. Ils avaient soutenu, entre autres, que le projet de plusieurs millions de dollars entraînera la destruction de centaines d’hectares de forêt riche.

Vallex s’est engagé à planter une nouvelle et plus grande forêt dans les zones adjacentes. La compagnie a également promis de créer 1 300 emplois, de construire de nouvelles écoles et de moderniser d’autres infrastructures dans les villages voisins. La mine Teghut a généré plus de 42% des revenus d’exploitation totaux de Vallex, qui ont grimpé d’environ 32% pour atteindre 358 millions de dollars l’an dernier. Le groupe minier a bénéficié de la hausse des prix internationaux du cuivre et d’autres métaux non ferreux. Un prêt, accordé par la banque commerciale russe VTB, a couvert la majeure partie des 380 millions de dollars d’investissements en capital que Vallex prétend avoir réalisés à Teghut. La société a également tenté d’obtenir, via VTB, un crédit de 62 millions de dollars auprès d’un fonds de pension danois pour l’achat de matériel minier danois. L’agence de crédit à l’exportation du Danemark (EKF) a initialement accepté de garantir le crédit à l’exportation. Cependant, EKF a retiré la garantie en octobre, accusant l’opérateur de Teghut de ne pas respecter les normes environnementales.

posté le 14 février 2018 par Claire/armenews

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Monde de l’entreprise
Chefs d’entreprise de Provence-Alpes-Côte d’Azur au Micro de Richard Findykian

L’ émission « Le CLUB ARARAT TV » de Richard Findykian sur RCF est consacrée à Bernard Kéklikian, fils du fondateur des sandales K.Jacques, célèbre enseigne de Saint-Tropez et actuel dirigeant de la marque tropézienne. Second invité du Club : Lionel Minassian, vice-président de The Camp à Aix-en-Provence, le campus nouvelle génération pensé pour que les entreprises mais aussi les startups, les étudiants et experts puissent travailler ensemble sur la technologie et la « ville de demain ».

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Photo de gauche : Richard Findykian avec Lionel Minassian, vice-président de The Camp et Corinne Vezzoni, architecte de THE CAMP à Aix-en-Provence

Photo de droite : Kate Moss, cliente de Jacques Kéklikian, patron de K’Jacques à Saint-Tropez