Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Image 450


ARMENIE-AGRICULTURE
Les producteurs de lait en Arménie protestent contre la baisse du prix d’achat du lait de 200 à 140 drams

Les producteurs de lait en Arménie sont mécontents de la baisse des prix d’achat du litre de lait par les coopératives passant de 200 à 140 drams le litre. Ces producteurs ont rencontré le ministre de l’Agriculture pour faire part de leur colère. Gayané Manoukyan la porte-parole du ministère de l’Agriculture a déclaré que « les rencontres sont en cours depuis deux jours. Nous connaissons les problèmes soulevés par les producteurs de lait. Nous espérons trouver une issue rapide à ces négociations. » G. Manoukyan a affirmé que son ministère rencontrait également les sociétés chargées d’acheter cette production de lait en essayant de trouver des solutions. Les protestataires demandent au gouvernement arménien de surveiller et contrôler le prix du litre de lait afin que les producteurs puissent dégager un bénéfice et pouvoir vivre de cette production.

Krikor Amirzayan

posté le 19 juin 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Agriculture  Arménie  Image 450 


BOXE
Artiom Dallakyan conserve son titre mondial WBA des super-légers

Artiom Dallakyan (30 ans, 17 victoires dont 12 par K.O.) représentant l’Ukraine, a conservé son titre de champion du monde WBA des super-légers. A Kiev le 16 juin, Artiom Dallakyan s’est imposé par arrêt technique face au Thaïlandais Siritchaï Tayen (50 victoires dont 35 avant la limite et 4 défaites). En février dernier, Artiom Dallakyan avait conquis Inglwood (Etats-Unis) sa ceinture WBA s’imposant sur l’Américain Bryan Viloria.

Krikor Amirzayan

posté le 19 juin 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Sports 


ARMENIE
Le président arménien au Royaume-Uni, en France et aux États-Unis

Le président arménien Armen Sarkissian a quitté le pays le 18 juin pour la Grande-Bretagne, où son service de presse a indiqué qu’il tiendra plusieurs réunions officielles et non officielles et qu’il sera également reçu au palais de Buckingham.

Son service de presse a indiqué qu’il tiendra également un certain nombre de réunions avec des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères en tant qu’ancien ambassadeur d’Arménie au Royaume-Uni.

De Londres, le président arménien se dirigera vers la France. A Paris, Armen Sarkissian doit rencontrer des représentants du monde des affaires français et présenter les avantages concurrentiels et les opportunités d’investissement de l’Arménie.

À Paris, M. Sarkissian tiendra également des réunions de travail avec le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie Mikaelle Jean pour discuter de la tenue d’un forum d’affaires en marge du sommet de la francophonie prévu du 7 au 12 octobre dans la capitale arménienne.

Le 26 juin, Armen Sarkissian se rendra à Washington, aux États-Unis, pour prendre part à un événement organisé par la Smithsonian Institution, dédiée au patrimoine culturel arménien.

À Washington, le président participera également à une réception au Sénat américain consacrée au 100e anniversaire de la première République d’Arménie. Dans tous les pays, que le président envisage de visiter, il a l’intention de tenir des réunions avec les ministres des affaires étrangères de ces pays

posté le 18 juin 2018 par Stéphane/armenews


PARIS
Retour sur le colloque des écoles journalières arméniennes de France

Le colloque débute par un verre de bienvenue dans les salons de l’Hôtel Atala, à 10 heures, ce samedi 2 juin.

A 10h30, un mot de bienvenue est prononcé par Monsieur Ara Toranian, Co-Président du CCAF, qui, à l’occasion, a rappelé le profond respect et l’admiration du CCAF pour ceux qui se sont engagés au service des écoles arméniennes. Monsieur Toranian a insisté sur l’importance du rôle des écoles dans la communauté.

Il a par ailleurs précisé que l’initiative de ce colloque venait du CCAF, le but étant de pouvoir venir en soutien aux écoles auprès des pouvoirs publics, dès qu’un consensus sur leurs besoins se créerait parmi elles.

JPEG - 197.7 ko

La parole a ensuite été donnée à Monseigneur Norvan Zakarian, qui a beaucoup œuvré pour l’ouverture d’écoles journalières arméniennes en France. Il a décrit l’état d’esprit de la communauté arménienne de France vis-à-vis de ses écoles et évoqué les besoins de ces institutions scolaires.

Depuis 1923 existent dans les comptes rendus de diverses réunions d’associations arméniennes une volonté de construire des écoles. La plupart des initiatives de constructions d’écoles ont cependant été des projets individuels, souvent sans soutien particulier de la part de la communauté, qui parfois n’a appuyé le projet qu’une fois la construction de l’école achevée.

Ainsi, ce qui semble manquer à la communauté arménienne c’est la reconnaissance de l’importance de l’éducation arménienne au sein de la Diaspora. En 1988, au moment-même où le projet d’une école était créée, se fermait à Sèvres une école qui avait plus de 150 ans, c’est un constat qui nous pousse à réfléchir.

JPEG - 84.5 ko

Le colloque s’est poursuivi par des prises de paroles en réaction aux constats évoqués par Monseigneur Norvan Zakarian.

Depuis 2004, un directeur d’école arménienne de France a fait en moyenne plus de 22 réunions avec différentes institutions arméniennes, traitant des mêmes ordres du jour et aboutissant aux mêmes conclusions. Si l’on veut que la situation évolue, il faudrait sortir de l’aspect théorique et commencer à effectuer de réels progrès.

Nous avons des exemples de comment d’autres communautés ont pu évoluer dans ce domaine et par quels moyens nous pouvons à notre tour avancer.

Devant le gouvernement français, si l’on souhaite pouvoir mener à bien nos projets et aboutir dans nos demandes, il faut montrer que nous sommes unis et que nos demandes ne correspondent pas qu’à des problèmes locaux ou particuliers, mais relèvent de questions beaucoup plus globales qui concernent toutes les écoles arméniennes de France.

Il faut professionnaliser notre lien avec le Gouvernement ainsi qu’avec le Ministère de l’Education et arrêter de compter sur des appuis individuels qui ne sont, par définition, pas pérennes.

JPEG - 200.7 ko

La parole a ensuite été donnée à Monsieur Gérard Achdjian qui avait pris l’initiative, en 2004, de créer une fédération des écoles journalières arméniennes de France, initiative qu’il a dû abandonner après deux années d’efforts. Afin d’éviter la reproduction des mêmes erreurs, il a été invité à exposer les raisons de cet échec.

Intervention de M. Gérard Achdjian, Maître de conférence :

Etant très sensible à l’enseignement de l’arménien et des écoles arméniennes de France, Monsieur Gérard Achdjian a eu pour mission d’essayer de créer une synergie entre elles.

Les premières réunions avec les écoles parisiennes ont débuté en 2004.

En 2007, un compte-rendu a été effectué sur ce qu’il s’est passé durant ces deux années et demi. Des situations spécifiques étaient difficiles à surmonter : notamment, des prises de contact difficiles puisque chaque école attendait que des réunions soient organisées au sein de son conseil d’administration pour prendre position ce qui était particulièrement chronophage.

Par ailleurs, un certain nombre de difficultés financières étaient à relever. Chaque école travaillant pour soi, avait peur que le bénéfice de son travail aille aux autres et, voulant garder son « fonds de commerce », ne souhaitait pas qu’une autre puisse se servir de son fichier de contacts.

Un quart d’heure a ensuite été attribué aux représentants de chaque école pour présenter son établissement.

Chaque représentant a fait un exposé sommaire de l’activité de son école notamment le nombre d’élèves, de professeurs d’arméniens, de classes sous contrats et le budget alloué.

A 13 heures, cette présentation s’est achevée pour le déjeuner, interruption qui a permis aux participants d’avoir des discussions en petit comité.

JPEG - 89.1 ko

Reprise à 14h30 du colloque.

L’ordre du jour étant très exhaustif et les points le composant, complexes, il a été décidé de se focaliser davantage sur quelques sujets brûlants qui préoccupaient l’ensemble des représentants des écoles et pour lesquels il fallait trouver des solutions.

Parmi eux :

* Le manque de professeurs d’arménien et la question de leur formation

* La difficulté de trouver des professeurs d’origine arménienne qui pourraient suivre le programme scolaire mis en place par l’Éducation nationale et créer en parallèle un lien supplémentaire avec les élèves.

o Si chaque professeur d’origine arménienne, associait à ses exemples une illustration qui concernait l’Arménie, les élèves se sentiraient davantage dans l’état d’esprit d’une école bilingue.

o Par exemple, étudiant la globalisation et la France, en cours de géographie, pourquoi ne pas aborder également l’Arménie dans la globalisation. On n’apprend pas une langue en la sanctifiant, mais en l’utilisant à travers des exemples concrets.

* L’implication de la communauté dans les écoles arméniennes

* L’implication des élèves dans la communauté

* L’absolue nécessité d’effectuer un suivi des élèves jusqu’à la fin de leur scolarité, en les accompagnant jusqu’au baccalauréat, justifiant l’importance de l’ouverture de lycées.

Chaque école ayant fait un état des lieux de ses problèmes, la question est maintenant celle de savoir comment on pourrait synthétiser une problématique commune. Comment trouver quelque chose qui puisse nous rassembler et donner plus de poids à nos demandes ? Comment est-on capable de synthétiser nos problèmes pour avoir un socle commun et travailler dessus ?

Qui pourrait nous représenter ? Va-t-on créer une strate supplémentaire ? Une sorte « fédération des écoles arméniennes de France » ? On sait que dans le passé cette forme d’initiative a échoué.

Une proposition a aussi été faite de signer une Charte entre les écoles.

Un consensus est quoiqu’il en soit formé autour du fait que nous gagnerions en efficacité si nous présentions ensemble nos demandes. Cependant, il existe en France plus de 8.000 écoles catholiques, plus de 300 écoles juives, 120 écoles laïques regroupées autour d’une fédération nationale et une centaine d’écoles musulmanes. Quel poids représenterait alors la réunion de 7 ou 8 écoles arméniennes ?

Le CCAF a déjà une oreille auprès du Gouvernement, il a déjà une prise politique. Ne devrait-on pas s’y investir en créant une commission autonome des écoles arméniennes de France ?

Il s’agirait alors d’y travailler pour synthétiser nos problèmes et utiliser le « carnet d’adresses » du CCAF pour aller toquer aux bonnes portes, aller défendre les écoles directement auprès des personnes concernées.

En tant qu’écoles, cela peut nous servir parce qu’on fait notre travail mais chacun de manière non professionnelle.

JPEG - 271.8 ko

Les arméniens de France font partie de la mixité grandissante, c’est une carte à jouer et on a peut-être là une fenêtre de tir pour trouver des réponses à nos demandes. L’État nous accepte comme une communauté intégrée. Il faut lui dire que nos écoles peuvent lui apporter quelque chose. Elles ont un niveau largement au-dessus de la moyenne, et sont bien placées dans le classement des écoles en France. Il s’agirait alors ensuite de formuler ensemble la synthèse de nos besoins, et aller les présenter aux personnes concernées.

On peut par ailleurs remarquer dans un certain nombre de nos écoles une croissance d’inscription. Est-ce dû à un regain d’arménité ou une désaffection de l’école publique ? Mélange sans doute des deux phénomènes puisque nous savons que les écoles privées sont prises d’assaut aujourd’hui.

Or nous avons 7 écoles bientôt 8, qui rassemblent 1.300 élèves, soit seulement 1% d’inscrit sur ceux qui auraient l’âge de la scolarité parmi les 500.000 arméniens en France.

Est-ce que nos écoles ne sont pas en train de survivre grâce aux différentes vagues migratoires ? A-t-on des statistiques des arméniens de France qui inscrivent leurs enfants, 3, 4 générations après avoir immigré ? Va-t-on attendre une prochaine catastrophe pour remplir nos écoles ?

Le plus gros problème des écoles en France est la qualité de l’enseignement en général, il y a une pénurie d’enseignants dans toutes les académies tant en primaire, qu’en secondaire.

Le nivellement par le bas que dénonce le Ministère de l’Education Nationale est un problème qui touche toute la France et tout le système éducatif.

Comment faire alors pour trouver des professeurs de qualité ?

Difficile d’ouvrir un centre de formation pour les professeurs d’arménien. Comment former ces professeurs ? Cibler des candidats, payer des bourses, payer leurs études, faire le suivi, les inciter à s’implanter dans les écoles arméniennes... En somme, réfléchir à l’établissement de « contrats » avec des étudiants pour qu’ils deviennent professeurs dans des écoles arméniennes, en échange du financement de leurs études.

Combien d’enseignants dans les classes sous contrats sont arméniens ? Peut-être que l’enfant comprendrait mieux le sens du bilinguisme si les profs étaient arméniens eux aussi ?

> Pourquoi ne pas créer un fond pour subvenir à ce besoin de formation des professeurs ?

* L’UGAB est prêt à financer pendant 4 ans des étudiants qui seraient désireux de suivre des cours à l’INALCO et d’effectuer des stages dans nos écoles arméniennes. Aujourd’hui, la différence de salaires entre un professeur dans une école arménienne en comparaison avec celui d’une école française publique est très importante et

empêche la valorisation de nos postes. Le niveau des écoles est aussi directement lié aux salaires des professeurs.

* En Turquie, il y a quelques temps il y avait également un manque de professeurs d’arméniens. Des associations arméniennes ont levé des fonds et payé les études de quinze étudiants. Le besoin de la communauté en professeurs d’arménien est maintenant comblé pour les prochaines années.

Souvent, on mélange la pédagogie et l’avenir du peuple arménien. Aujourd’hui, aucune organisation ne peut répondre à quelqu’un qui se demande ce que ça lui donne de rester arménien ? Pour ramener vers l’arménité, j’ai besoin de forgerons que sont les écoles. Il faut donc intellectualiser notre communauté, donner du sens à notre histoire.

Le constat est difficile : des 1.500 élèves, en moyenne à peine 20 s’engagent dans la communauté.

JPEG - 243.1 ko

> Quelles sont les attentes des écoles du Ministère de la Diaspora ?

Rappel du programme Ari Doun, échange avec les enfants de France et d’Arménie, pour renforcer les liens.

Existent des possibilités de suivre des cours d’arménien en version numérique (l’UGAB a déjà mis en place ce format). Cas de cours virtuels à distance avec des professeurs situés en Arménie : méga écrans, micros multi-orientés : les élèves peuvent participer aux cours transmis par internet, notamment pour des cours spéciaux en petit effectif ou lorsqu’une difficulté se présente pour trouver des enseignants d’arménien. Investissement dans une salle interactive dans les écoles arméniennes du Liban pour mettre en place ce format.

Par ailleurs, l’Arménie a beaucoup de choses à transmettre au système éducatif français. Cas de traduction dans une école arménienne de l’un des meilleurs livres en mathématiques de Singapour. Les élèves, en plus d’apprendre l’arménien, s’exercent sur les meilleurs exposés de mathématiques au niveau de classements mondiaux.

De la même manière, il est aussi possible de s’inspirer de ce qu’il se fait à Tumo, et d’autres innovations technologiques afin que nos adolescents aient conscience qu’il y a dans les écoles arméniennes quelque chose qu’il n’y a pas ailleurs.

> Comment avancer pour que les écoles travaillent ensemble ?

Plus que la volonté de s’organiser en structure, il y a la volonté de communiquer.

Il est indispensable pour l’Etat d’avoir en tant qu’interlocuteur une entité qui représente les écoles et non des cas spécifiques.

Le CCAF a la possibilité de prendre contact avec les pouvoirs publics mais ne doit pas interférer dans les questions pédagogiques, son travail reste alors celui de simplement utiliser sa position auprès des pouvoirs publics comme relai pour résoudre les problèmes présentés par les écoles.

Si on est autour de la table, c’est pour faire table rase de tout ce qu’il s’est passé avant. On a une fenêtre de tir à saisir : trouver des problématiques communes qui soient défendables afin d’avancer les intérêts de nos écoles.

Il faut une structure souple et maniable, qui soit facile à gérer pour des représentants d’école qui sont déjà débordés.

Sous l’égide du Conseil national du CCAF, créer une commission des écoles arméniennes qui sera composée des représentants de chaque école. Ces derniers seront l’interface entre leurs écoles et la commission. Au sein de cette commission, réfléchir indépendamment aux besoins prioritaires à présenter et pour lesquels il faut trouver des solutions. Il faudrait que ces problèmes concernent l’ensemble des écoles afin que les solutions apportées puissent bénéficier à tous.

En parallèle, le CCAF peut communiquer auprès de la communauté arménienne en se prononçant sur le fait que la priorité de la communauté doit être tournée vers nos écoles, ce qui marquerait un véritable bouleversement. Il faut améliorer notre communication, montrer que nos écoles sont de qualités exceptionnelles pour que les arméniens qui s’en désintéressent s’en rapprochent.

Cette commission sera amenée à réfléchir sur l’opportunité de créer un fond pour former des professeurs arméniens à la fois pour le cursus français et pour le cursus arménien.

Chaque école doit désormais se prononcer sur ses attentes et ses besoins et en parallèle réfléchir au nerf de la guerre, à savoir comment former le groupe d’enseignants qui nous manque aujourd’hui. Répondre de manière durable à ces difficultés ne pourra être possible que si nous restons unis. Chaque représentant d’école doit donc informer son conseil d’administration des avantages de ce mode de fonctionnement afin que nous puissions arriver à un résultat efficace.

JPEG - 249.9 ko

Ce compte-rendu sera envoyé à toutes les écoles journalières arméniennes de France, afin qu’ils communiquent leur réponse sur le projet.

Les problèmes évoqués étant particulièrement complexes, le colloque s’est néanmoins déroulé dans une ambiance sereine et constructive. Si nous souhaitons aboutir à des avancées significatives, l’effort de chacun est plus que jamais nécessaire pour maintenir cet état d’esprit.

posté le 18 juin 2018 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : CCAF  Education  France  Image 450 


RESEAUX SOCIAUX
Jacques Marilossian : 1er jour en Arménie avec ma collègue Danièle Cazarian.
JPEG - 74.2 ko
JPEG - 96.3 ko
JPEG - 79.5 ko
JPEG - 55.8 ko
JPEG - 51.1 ko
posté le 18 juin 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Image 450 


POLICE
Deux nouveaux courtiers en douane accusés de fraude fiscale

Deux autres sociétés de courtage en douane opérant en Arménie ont été accusées d’avoir évité des millions de dollars d’impôts, a-t-on appris vendredi.

Le Comité de Revenus d’État a déclaré que ses enquêteurs ont perquisitionné les bureaux d’Erevan des deux firmes privées, Sargsian Import et Arm And Man, principalement engagés dans le transport de cargaisons en provenance de Chine et de Turquie, entre autres. Ils ont confisqué des documents financiers et convoqué « de nombreuses personnes », pour les interroger dans le cadre d’une enquête criminelle sur « l’évasion fiscale à grande échelle », a indiqué l’agence gouvernementale dans un communiqué.

« Selon des calculs préliminaires, les dégâts infligés à l’Etat dépassent 2 milliards de drams (4,1 millions de dollars) », peut-on lire dans la déclaration. Elle n’a pas précisé si quelqu’un a déjà été formellement accusé.

De nombreuses entreprises arméniennes ainsi que des entrepreneurs individuels utilisent les services de sociétés de courtage pour payer les droits d’importation ainsi que d’autres taxes à la frontière. La corruption généralisée au sein du Service National des Douanes - qui fait partie du Comité de Revenus d’État - n’a fait qu’accroître leur dépendance vis-à-vis de ces intermédiaires.

Selon la déclaration du Comité de Revenus d’État, l’une des deux entreprises est contrôlé par Bagrat Navoyan, un riche homme d’affaires qui possède une agence de voyages et une société de transport public. Navoyan est également propriétaire d’un important club de football arménien, le FC Alashkert.

Une affaire criminelle similaire a été intentée le mois dernier contre une autre grande société de courtage en douane liée à l’ancien chef de la CRS, Vartan Harutiunian. Le Service National de Sécurité (SNS) arménien a affirmé que la société Norfolk Consulting avait évité 7 millions de dollars de taxes depuis sa création l’été dernier et obtenu des droits exclusifs pour traiter les importations en provenance de Chine, des Emirats Arabes Unis et de Turquie.

Le directeur exécutif de Norfolk, Armen Unanian, et deux chefs comptables ont été arrêtés le 27 mai. Ils ont tous été libérés le 5 juin.

La semaine dernière, Unanian a reconnu l’évasion fiscale et a déclaré avoir déjà payé l’équivalent de 3 millions de dollars au gouvernement. Il a ajouté qu’il compensera également l’état pour le reste du déficit fiscal annoncé par le SNS.

Harutiunian, un proche de l’ancien Premier Ministre Karen Karapetian, a démissionné de la tête de la CRS peu après l’élection de Nikol Pachinian le 8 mai. Le nouveau chef de la SRC, Davit Ananian, a promis une répression plus sévère contre les entreprises et les particuliers ne déclarant pas la totalité de leurs revenus.

Ananian a déclaré le 24 mai que les recettes fiscales de l’Arménie seront « sensiblement plus élevées que prévu » cette année.

posté le 18 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLICE
L’ancien parti au pouvoir inquiété par des enquêtes de corruption

Le Parti Républicain (HHK) de l’ancien Président Serge Sarkissian a exprimé vendredi son inquiétude à propos d’une enquête sur la corruption d’un fonds municipal supervisé par le maire de Erevan, Taron Markarian.

Ashot Ghazarian, le directeur exécutif du Fonds d’Erevan, et Khachatur Kirakosian, chef adjoint du district de Davitashen, ont été arrêtés jeudi dans le cadre de l’enquête menée par le Service National de Sécurité (SNS).

Les arrestations ont eu lieu le lendemain de la perquisition effectuée par les agents de la SNS dans les locaux du fonds d’Erevan, situé dans le bâtiment principal de l’administration de la capitale. Un rapport du Service National de Sécurité a indiqué que deux individus ont été récemment forcés d’effectuer de gros paiements à l’organisation caritative en échange de permis de construire délivrés par le bureau du maire.

Le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov, a critiqué le raid du SNS dont ont été témoins des journalistes, affirmant qu’il avait été trop médiatisé. « L’ampleur des actions du SNS n’était pas proportionnée », a ajouté M. Sharmazanov.

« Il ne s’agit pas de dire que les documents ne doivent pas être confisqués ou que la municipalité ou tout autre organe ne doit pas faire l’objet d’une enquête ... Nous pensons simplement que cela aurait pu être fait un peu plus discrètement », a-t-il annoncé.

« Nous n’excluons pas les motifs politiques [derrière l’enquête] », a ajouté le vice-président du Parlement arménien.

Le maire d’Erevan, qui dirige le conseil d’administration du fonds, est un membre important du HHK. Il a subi de fortes pressions pour démissionner depuis les manifestations de masse qui ont forcé Sarkissian à démissionner fin avril.

Même avant le changement de gouvernement, les hauts responsables du parti Contrat Civil accusaient l’administration municipale d’extorquer des paiements illégaux à des entreprises et à des citoyens. Deux de ces politiciens, Arayik Harutiunian et Lena Nazarian, ont poursuivi le fonds en mars suite à son refus de divulguer l’identité de ses donateurs.

Harutiunian, qui a été nommé ministre de l’Education le mois dernier, a défendu l’enquête du SNS vendredi. « Je pense que les forces de l’ordre ont agi dans le cadre de leurs pouvoirs », a-t-il déclaré.

posté le 18 juin 2018 par Claire/armenews


POLICE
Un ancien général arrêté lors de confrontations à Echmiadzin

Manvel Grigorian, un général de l’armée à la retraite mais toujours influent, et un parrain du crime ont été arrêtés samedi au milieu de manifestations rivales tenues par leurs partisans respectifs à Echmiadzin.

La ville est gouvernée par le fils de Grigorian Karen depuis près d’une décennie. Des centaines de résidents locaux ont manifesté contre le maire ces derniers jours, l’accusant de corruption, ainsi que de mauvaise gestion et exigent sa démission.

Les maniestants ont également appelé à la fin de ce qu’ils considèrent être une atmosphère de peur créée par Manvel Grigorian, qui « règne » depuis longtemps à Echmiadzin et dans les villages voisins. Ils ont utilisé des slogans et les tactiques du soulèvement qui a récemment renversé le gouvernement arménien.

Le Premier Ministre Nikol Pachinian, tête de file de ce mouvement, a dénoncé ces agissements vendredi. « Il est inacceptable que des criminels profanent les symboles de notre révolution d’amour et de solidarité et exploitent la révolution dans des guerres mafieuses“, a-t-il écrit sur le réseau social Facebook. « Nous ne le permettrons pas. »

Pachinian a clairement fait allusion aux rumeurs selon lesquelles l’homme derrière ces manifestations serait Artur Asatrian, considéré depuis longtemps comme un parrain du crime par les médias arméniens.

Dans une déclaration écrite, le SNS a annoncé qu’Asatrian est soupçonné d’avoir détenu illégalement des armes, ainsi que d’avoir kidnappé trois individus qui auraient comploté son assassinat il y a quelques années.

Le SNS a également fouillé la villa de Manvel Grigorian. Ils y ont trouvé et confisqué de grandes quantités d’armes et de munitions « illégalement acquises » avant de conduire le général en garde à vue.

Le Service National de Sécurité a immédiatement informé le Président du Parlement arménien - dont Grigorian est membre - de l’arrestation. Il n’a pas précisé si des poursuites pénales seraient engagées contre l’ex-général, affilié au Parti Républicain de l’ancien Président Serge Sarkissian (HHK).

En vertu de la loi arménienne, il ne peut être formellement inculpé et détenu pendant plus de trois jours sans le consentement du parlement.

Grigorian, 61 ans, est un éminent vétéran de la guerre de 1991-1994 au Haut-Karabagh qui a été Vice-Ministre de la Défense de 2000 à 2008. Il est également président de l’Union des Anciens Combattants de Yerkrapah, une organisation particulièrement influente dans les années 1990 et au début des années 2000.

Le groupe parlementaire du HHK, le plus important du Parlement arménien, s’est déclaré gravement préoccupé par l’arrestation de Grigorian, affirmant qu’elle violait une disposition constitutionnelle qui réglemente la détention des législateurs. Il a suggéré que « des motifs principalement politiques » ont été la motivation à l’origine de cette affaire criminelle de grande envergure.

Les raids et les arrestations du SNS sont survenus alors que les opposants de Karen Grigorian ont intensifié la pression sur le maire d’Echmiadzin, bloquant les rues principales de la ville dans la matinée. Le maire assiégé a organisé une contre-manifestation sur la place centrale de la ville plus tard dans la journée. La police anti-émeute y était déployée pour éviter d’éventuels affrontements entre les groupes de manifestants.

Karen Grigorian a rejeté les demandes de sa démission et a défendu ses antécédents face aux journalistes. Il a également offert d’engager un dialogue avec ses détracteurs.

posté le 18 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE-DISPARITION
Disparition d’Igor Muradyan l’un des fondateurs du Mouvement Karabagh

Il était l’un des principaux fondateurs du Mouvement Karabagh dès 1987. Igor Muradyan était né le 29 avril 1957 en Artsakh et ayant grandi à Bakou et étudié à l’Institut d’Economie à Moscou, il était parmi les premiers à initier en compagnie de Zori Balayan, Silva Kaputikyan et Victor Hambardzumyan le Mouvement Karabagh.

Il avait ensuite préféré se retirer du Mouvement Karabagh car il était très critique pour l’indépendance de l’Artsakh (Haut Karabagh). Igor Muradyan vient de disparaître le 17 juin à Erévan des suites d’une longue maladie. Ces derniers mois il était soigné dans une clinique aux Etats-Unis. Revenu ces derniers jours en Arménie Igor Muradyan est ainsi mort en Arménie.

Krikor Amirzayan

posté le 18 juin 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450