Nouvelles d'Arménie
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Réforme


ARMENIE
C’est le HHK qui aura la majorité dans le nouvel organe parlementaire

Le parti républicain du président Serge Sarkissian, qui jouit de la majorité dans le Parlement actuel, sera également à la tête d’un nouvel organe qui sera créé dans le cadre de la récente réforme.

“Le rôle d’un individu sera également réduit au Parlement“, a nuancé Vahram Baghdasarian, chef de faction parlementaire du HHK, lors d’une entrevue avec le service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am), en commentant la création prévue d’un Conseil de l’Assemblée nationale.

Selon la loi révisée sur les règlements de l’Assemblée nationale, cette Chambre aura un Conseil qui détiendra de vastes pouvoirs. Ce corps composé du président du Parlement, de ses députés, d’un représentant de chaque comité permanent et d’une faction parlementaire approuvera l’ordre du jour des sessions ordinaires de l’Assemblée nationale, s’adressera à la Cour constitutionnelle pour mettre fin aux mandats d’un député, approuvera l’accréditation des journalistes et la tenue de conférences de presse.

Les décisions au Conseil devront être prises par vote. Conformément à la loi, le Conseil se réunira le lundi au cours des sessions ordinaires, à l’heure fixée par le président du Parlement.

Baghdasarian, qui représentera le HHK au Conseil, estime que ce corps augmentera l’efficacité du travail de l’Assemblée nationale. Le HHK et son partenaire de coalition, la FRA, devraient avoir une majorité dans ce corps : 11 des 17 membres du Conseil représenteront la majorité pro-gouvernementale.

« Nous essayons de réduire le rôle d’un individu dans toutes les sphères, y compris à l’Assemblée nationale, en privilégiant des organes plus collégiaux afin que les décisions soient prises à la suite de discussions », a expliqué le chef de la faction parlementaire du HHK.

Selon Baghdasarian, les réunions du Conseil seront ouvertes aux journalistes.

Quant à la majorité que le parti au pouvoir aura au Conseil, Baghdasarian a répliqué : “Ce n’est pas nous qui l’avons déterminée. Cela a été décidé à la suite des élections. Les gens l’ont déterminé. Si une majorité stable a été formée à la suite des élections, la force politique qui assume la responsabilité du pays doit jouer un rôle hégémonique. Je considère qu’il serait illogique que nous assumons la responsabilité et que les autres prennent les décisions.“

Edmon Marukian, de la faction d’opposition Yelk, a déclaré qu’avec un seul représentant dans le nouveau Conseil, ils n’auraient aucune influence sur le vote.

“Nous aurons notre voix là-bas... Mais il est clair que nous n’aurons aucune influence pendant le vote. Nous allons bien sûr essayer d’avoir un impact grâce à nos arguments, mais au niveau du vote, ils peuvent voter comme ils le souhaitent. Et ce qui s’est passé dans la Chambre se produira aussi là“, a prédit Marukian.

Pendant ce temps, la deuxième plus grande faction parlementaire représentée par l’Alliance Tsarukian, considère la formation du Conseil comme un progrès. “Je considère que la formation de ce Conseil est un pas en avant au motif que, en termes de prise de décision, cela assurera son caractère collégial“, a déclaré Mikael Melkumian (vice-président de l’Alliance).

posté le 25 mai 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le FMI encourage le gouvernement à mettre en oeuvre les réformes annoncées

Le gouvernement actuel de l’Arménie s’est engagé à mettre en œuvre les réformes clés nécessaires pour accélérer la croissance économique du pays et réduire la pauvreté, a commenté hier un haut responsable du Fonds monétaire international.

Ce responsable en question, Hossein Samiei, dirigeait l’équipe du FMI qui a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian et d’autres hauts responsables arméniens lors d’une mission de deux semaines à Erevan.

Les discussions ont ouvert la voie au décaissement de la tranche finale de 20 millions de dollars d’un crédit du FMI d’une valeur totale d’environ 115 millions de dollars. Le Fonds élargi (FEP) approuvé il y a trois ans est conçu pour soutenir la stabilité macroéconomique en Arménie.

“Une chose positive que nous avons observée est que nous pensons que le nouveau gouvernement met en place des réformes et s’est engagé à améliorer l’environnement structurel“, a déclaré Samiei aux journalistes à la fin de la mission.

Il a souligné les efforts continus du cabinet de Karapetian pour améliorer l’environnement commercial du pays, s’attaquer à l’évasion fiscale et attirer les investissements étrangers, notamment par la création de fonds d’investissement russo-arméniens.

Samiei s’est dit particulièrement encouragé par une augmentation de plus de 10 % des recettes fiscales au premier trimestre de cette année. “Espérons que, au fil du temps, le système de taxation deviendra plus juste afin que les gens paient leur juste part des impôts“, a-t-il souhaité.

“Bien sûr, beaucoup de défis restent“, a ajouté le responsable du FMI. “Je ne dis pas que tout est parfait. Mais j’espère que les choses avanceront dans la bonne direction “.

Karapetian s’est engagé à plusieurs reprises à créer des « conditions égales » pour toutes les entreprises, depuis sa nomination au poste de Premier ministre en septembre.

Les membres de l’opposition rejettent l’ambitieux programme de réforme du Premier ministre. Selon certains, les hommes d’affaires riches proches du gouvernement continuent à bénéficier d’un monopole sur les importations lucratives de biens et de produits essentiels.

Le Cabinet de Karapetian a annoncé la semaine dernière qu’il allait probablement dépenser environ 100 millions de dollars de plus que prévu cette année en raison des recettes supplémentaires réalisées grâce à l’amélioration de l’administration fiscale.

« La croissance, comme nous l’avons vu au cours de l’année 2016, est volatile », a mis en garde Samiei. “Le secteur des exportations doit se diversifier davantage. Le chômage et la pauvreté doivent être réduits. “

Les « actions décisives » promises par le gouvernement sont essentielles pour une croissance plus rapide et plus durable, a souligné le représentant du FMI. “Actuellement, nous estimons une croissance potentielle - le maximum que l’Arménie pourrait actuellement atteindre - à environ 4 %“, a-t-il jugé. “Cependant, à mon avis, l’Arménie a le potentiel de croître beaucoup plus rapidement - 6%, 7% - si les réformes structurelles ont lieu“.

posté le 13 avril 2017 par Claire/armenews

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POLITIQUE
Le Premier ministre Karen Karapetian veut créer une « Nouvelle Arménie »

Le Premier ministre Karen Karapetian a déclaré hier que son gouvernement avait reçu un « mandat pour un changement » et s’efforcera de transformer l’Arménie suite à la victoire du Parti républicain aux élections législatives de dimanche.

“Nous sommes déterminés à mettre en pratique le mandat de changement qui nous a été donné par la population“, a assuré Karapetian dans un message publié sur sa page Facebook.

“Un travail cohérent et dur nous attend“, a-t-il écrit. “Sans aucun doute, beaucoup doit être fait, mais nous n’avons pas peur du chemin difficile qu’il nous faut parcourir“.

“Je promets que nous n’épargnerons aucun effort pour créer une NOUVELLE ARMÉNIE afin que chaque citoyen de notre pays se sente mieux qu’avant“, a ajouté le vice-président du parti républicain au pouvoir.

Karapetian a mené personnellement la campagne électorale du parti HHK, promettant de mettre en œuvre des « réformes sérieuses » et attirant des investissements de grande envergure dans l’économie arménienne.

Il avait déjà dévoilé un programme de réforme ambitieux peu après avoir été nommé Premier ministre en septembre. Les dirigeants de l’opposition ont rejeté ce programme comme étant un coup de publicité visant à faciliter la victoire du HHK lors des élections du 2 avril.

Les dirigeants du HHK ont clairement indiqué que Karapetian continuera à être Premier ministre au moins jusqu’à ce que le président Serge Sarkissian termine son dernier mandat et que l’Arménie devienne une république parlementaire en avril 2018. Sarkissian, également président du HHK, n’a toujours pas précisé s’il envisageait de remplacer Karapetian après cette date. Il a seulement déclaré qu’il continuerait à jouer un rôle majeur pour « la sécurité de nos concitoyens ».

Karapetian a indiqué précédemment qu’il aimerait conserver son poste après avril 2018.

Le Premier ministre de 53 ans n’a pas déclaré hier si son cabinet, formé en octobre, serait soumis à des changements à la suite des élections. Sarkissian et le HHK n’ont pas encore fait de déclarations publiques à ce jour.

posté le 5 avril 2017 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Nouvelle Constitution : les Karabaghtsis disent massivement oui par référendum

Les électeurs du Haut-Karabagh ont appuyé massivement les changements constitutionnels controversés lors du référendum organisé lundi, ont révélé des responsables de Stepanakert hier.

Selon les résultats officiels préliminaires du référendum publié par la Commission électorale centrale (CEC), plus de 87% d’entre eux ont voté pour la nouvelle constitution de la République non reconnue qui permet à son président, Bako Sahakian, d’étendre son pouvoir. La CEC a annoncé que la participation électorale avait été de 76,5 %.

La présidente de la commission, Srbuhi Arzumanian, a déclaré qu’elle n’a reçu aucun rapport formel d’irrégularités par les observateurs locaux (que ce soit les Arméniens ou la centaine d’étrangers). Ces derniers ont surtout suivi le vote à titre personnel.

“Rien de problématique ne peut être dit au sujet de ce référendum“, a commenté Frank Engel, membre luxembourgeois et pro-arménien du Parlement européen.

“J’espère que d’autres acteurs de la communauté internationale prendront acte du fait que, dans cette partie du Caucase du Sud, les citoyens décident librement“, a ajouté Engel face aux journalistes à Stepanakert.

Les observateurs étrangers comprenaient également Reiner Morell, ancien ambassadeur d’Allemagne en Arménie. “À mon avis, c’était un référendum juste, normal et démocratique“, a déclaré M. Morell. Selon lui, le vote a démontré “l’efficacité de l’État“ établie par les Arméniens du Karabagh.

Comme ce fut le cas lors des précédents scrutins du Karabagh, l’Azerbaïdjan a condamné le référendum comme étant illégal. Le gouvernement azerbaïdjanais a déclaré cette semaine qu’il ajouterait les observateurs non-Arméniens à sa liste de ressortissants étrangers qui ont été déclarés personae non grata en Azerbaïdjan en raison de leurs voyages au Karabagh.

Morell a déclaré qu’il n’était “pas du tout inquiet“ d’être mis sur cette liste noire par Bakou.

Les Etats-Unis, la Russie et la France - les trois nations essayant de trouver une solution au conflit du Karabagh - ont commenté avec précaution le référendum la semaine dernière. Dans une déclaration conjointe, les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE des Etats-Unis, de la Russie et de la France ont noté que “les autorités de facto du Haut-Karabagh considèrent l’utilisation d’une telle procédure comme un effort pour organiser la vie publique de leur population“.

Mais ils ont souligné que les résultats du référendum “ne préjugeront en aucun cas le statut définitif du Haut-Karabagh ou le résultat des négociations en cours“ sur une résolution pacifique du conflit arméno-azerbaïdjanais.

L’Arménie, quant à elle, a salué la gestion de l’élection hier. “Une fois de plus, les gens d’Artsakh ont démontré que leur volonté de construire une société démocratique est irréversible malgré toutes les difficultés résultant de l’utilisation continue de la force et des menaces, du blocus économique et d’autres actions hostiles de l’Azerbaïdjan“, a déclaré Edouard Nalbandian.

Il a précisé que Bakou condamne régulièrement les “processus démocratiques“ au Karabagh en raison de son propre bilan des droits de l’homme.

La nouvelle constitution rédigée par Sahakian et soutenue par la plupart des partis au Karabagh envisage la transition du territoire vers un système présidentiel. Les partisans de ce changement disent qu’un système de gouvernement entièrement présidentiel mettra au Karabagh d’être dans une meilleure position pour faire face au conflit non résolu avec l’Azerbaïdjan.

Les opposants politiques de Sahakian soutiennent cependant que le but principal de la réforme est de lui permettre de rester au pouvoir après avoir terminé son second mandat, qui était censé arriver à terme en septembre 2017. La constitution précédente du Karabagh interdisait un troisième mandat.

La nouvelle Constitution retire cette restriction. Elle entrera pleinement en vigueur après que le Parlement actuel du Karabagh, dominé par les partisans de Sahakian, finisse leur mandat en 2020. Le Karabagh sera gouverné par un président intérimaire choisi par le Parlement jusqu’alors. Sahakian sera en mesure de se présenter à la présidence en 2020 et d’occuper le poste de Premier ministre pour deux mandats consécutifs.

S’adressant aux journalistes lundi, le chef du Karabagh a refusé de préciser s’il a l’intention de rester au pouvoir après septembre.

posté le 22 février 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le gouvernement promet une réforme fondamentale du régime fiscal

Le gouvernement arménien envisage des changements « fondamentaux » dans ses services fiscaux et douaniers visant à lutter contre la corruption parmi ses employés, a déclaré vendredi le Premier ministre Karen Karapetian.

M. Karapetian a fait ces assurances lors d’une réunion ordinaire de son Conseil de lutte contre la corruption comprenant non seulement des représentants du gouvernement mais aussi des représentants de la société civile. La corruption chronique au sein du Comité du Revenu de l’Etat (SRC) était l’une des questions à l’ordre du jour de la réunion.

Karen Zadoyan, de l’Association des avocats arméniens, a présenté les conclusions d’une étude sur les « risques de corruption » dans la SRC et a proposé des mesures pour y remédier.

Armen Sakapetoyan, chef adjoint de la SRC, a déclaré que certaines de ces propositions sont en retard parce que son agence composée des services nationaux de la fiscalité et des douanes est déjà en pleine réforme.

Karapetian a fait écho à cette affirmation, expliquant que le nouveau leadership de SRC installé par lui récemment a mis au point un « document plus vaste sur les risques de corruption dans le système de taxe. » « Croyez-moi, nos intentions concernant les changements dans la SRC sont beaucoup plus profondes et beaucoup plus fondamentales, », a t-il assurer.

La corruption au sein de l’agence de recouvrement des impôts est depuis longtemps endémique. Beaucoup de cadres supérieurs de la SRC sont soupçonnés d’avoir de nombreux intérêts commerciaux à cause de cela.

Vartan Harutiunian, le chef actuel de la SRC nommé en octobre, est un personnage proche de Karapetian. Harutiunian a déclaré fin décembre qu’il a l’intention de supprimer les “éléments corrompus et malsains“ de la SRC. Il a également promis une action plus sévère contre l’évasion fiscale.

Zadoyan a déclaré que le ministère arménien des Finances a accepté de prendre au moins la moitié des 36 mesures de lutte contre la corruption dans ce domaine qui ont été recommandées par lui. Karapetian, pour sa part, a chargé le ministère de présenter de telles mesures à la prochaine réunion du conseil.

Artak Manukian, expert économique de la filiale arménienne de Transparency International, a salué la volonté de Karapetian de coopérer avec les groupes civiques dans sa lutte déclarée contre la corruption.

“Mais cela ne signifie pas nécessairement que les choses s’amélioreront immédiatement“, a nuancé Manukian. “Cela signifie simplement que nous avons la possibilité d’améliorer la législation.“

Manukian a mis en garde que les changements législatifs à eux seuls ne feront pas la différence à moins qu’ils ne soient dûment appliqués par les autorités. “Si la loi vous permet de punir les fonctionnaires corrompus, mais que vous ne les punissez pas, vous ne parviendrez jamais à améliorer le processus“, a t-il averti.

posté le 20 février 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
9 mouvances en lice pour les élections législatives d’avril prochain

Cinq partis politiques et quatre blocs seront en lice lors des élections législatives du 2 avril, a annoncé vendredi la Commission électorale centrale (CEC).

Tous ont soumis leurs listes de candidats aux élections et d’autres documents d’inscription à la CEC juste avant l’expiration de la date limite légale, à savoir jeudi soir.

“Tous les documents soumis seront examinés et, par conséquent, un processus d’enregistrement des partis participant aux élections sera achevé d’ici le 26 février“, a déclaré le président de la CCE, Tigran Mukuchian, aux journalistes.

L’Arménie va passer à un système parlementaire. Le vote déterminera qui gouvernera le pays une fois que le président Serge Sarkissian aura fini son deuxième et dernier mandat en avril 2018. Le Parti républicain de Sarkissian a clairement indiqué qu’il s’attend à garder le contrôle du Parlement.

Les quatre autres partis candidats aux législatives sont le partenaire de la coalition de Sarkissian, la Fédération révolutionnaire arménienne, Arménie Nouvelle, le Parti communiste et les démocrates libres pro-occidentaux.

Les quatre alliances électorales ont été formées récemment. Deux d’entre elles sont dirigées par l’homme d’affaires Gagik Tsarukian (à la tête du BHK, deuxième plus grande faction au Parlement actuellement), et l’ancien président Levon Ter-Petrosian. Ce dernier a été en opposition avec Sarkissian tout au long de son règne de neuf ans.

Le HHK sera également mis au défi par l’alliance Yelk qui regroupe le Contrat civil, Arménie Lumineuse et les partis de la République, ainsi qu’un bloc dirigé par l’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian et les anciens ministres des Affaires étrangères Vartan Oskanian et Raffi Hovannisian.

En vertu du Code électoral arménien promulgué l’an dernier, la prochaine Assemblée nationale sera élue dans le cadre d’un système complexe de représentation proportionnelle. Les Arméniens voteront non seulement pour les partis et les blocs, mais aussi pour les candidats individuels désignés par eux dans une douzaine de circonscriptions à travers le pays.

Selon la CEC, près de 1 200 candidats ont été sélectionnés dans ces circonscriptions et près de 350 autres se présenteront à l’Assemblée sur la base d’une liste nationale de partis.

Le nouveau Parlement aura au moins 101 sièges. Les partis et les blocs devront gagner au moins 5% et 7% du vote respectivement pour y être représentés.

La campagne pour les élections débutera officiellement le 5 mars.

Presque toutes les élections nationales organisées en Arménie au cours des deux dernières décennies ont été entachées par les allégations de l’opposition de fraude grave et critiquées comme telles par des observateurs occidentaux.

Dans le cadre d’un accord historique conclu avec l’opposition parlementaire, les autorités arméniennes ont promulgué l’année dernière une série d’amendements au Code électoral visant à prévenir les irrégularités graves, notamment le vote multiple. En particulier, ils ont convenu d’introduire une vérification électronique de l’identité des électeurs et des retransmissions en direct des votes en ligne dans la majorité des bureaux de vote.

Les États-Unis et l’Union européenne ont alloué jusqu’à 10 millions de dollars pour l’achat d’équipements appropriés. Tout en se félicitant de l’accord entre le gouvernement et l’opposition, ils ont prévenu que ces mesures antifraude ne sauraient à elles seules garantir la liberté et l’équité du vote.

“Les élections ne seront libres et équitables que si le gouvernement démontre la volonté politique de le faire et si l’opposition politique et la société civile agissent de manière responsable pour préserver le processus“, a déclaré l’ambassadeur américain en Arménie, Richard Mills.

posté le 20 février 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Selon le HHK, la nouvelle Constitution n’empêchera pas Karen Karapetian de rester PM

La Constitution nouvellement amendée n’empêchera pas le Premier ministre Karen Karapetian de conserver son poste l’année prochaine après l’entrée en vigueur de ces changements, a souligné hier un des principaux membres du Parti républicain.

Les amendements constitutionnels permettent, entre autres, le passage de l’Arménie à un système de gouvernement parlementaire dès la fin du second mandat du président Serge Sarkissian en avril 2018.

L’un des amendements exige que tous les membres du nouveau gouvernement qui sera formé à ce moment-là aient « résidé de façon permanente » en Arménie depuis quatre ans. Le Code électoral arménien précise qu’ils doivent avoir séjourné dans le pays pendant au moins 731 jours sur une période de quatre ans.

Karapetian a travaillé en Russie à partir de 2011 jusqu’à ce que Sarkissian le nomme Premier ministre en septembre 2016. Les commentateurs arméniens ont suggéré qu’il ne serait donc pas éligible pour garder ce poste en avril 2018.

Vahram Baghdasarian, qui dirige la faction parlementaire du parti HHK, a contesté ce point de vue. “Nous avons encore environ deux ans avant avril 2018, et si nous faisons ces calculs conformément à la lettre de la loi, cette question sera réglée“, a t-il commenté.

Interrogé sur la question de savoir s’il croit que Karapetian peut demeurer Premier ministre en 2018, Baghdasarian a répondu : “J’en suis sûr et je ne suis pas le seul, c’est le cas aussi de spécialistes font ces calculs. Je pense que la question ne se posera pas.“

L’obligation de résidence de quatre ans s’applique déjà aux personnes souhaitant participer aux prochaines élections législatives arméniennes. Les représentants du HHK expliquent que c’est la raison pour laquelle Karapetian n’a pas été inclus sur la liste des candidats du parti. A la tête de cette liste se trouve le ministre de la Défense, Vigen Sargsian.

Le président Sarkissian a clairement indiqué en novembre que Karapetian resterait Premier ministre si le parti au pouvoir remporte les élections de 2017. Mais il n’a pas dit s’il a l’intention de succéder à Karapetian ou d’installer un autre Premier ministre en avril 2018.

Certains dirigeants arméniens de l’opposition prétendent que Sarkissian a amendé la constitution en 2015 afin de pouvoir étendre son pouvoir en devenant Premier ministre ou président du Parlement. Mais il a également été suggéré qu’il envisage de continuer à exercer une forte influence sur les affaires gouvernementales après avril 2018 seulement en sa qualité de président du HHK.

Baghdasarian a refusé de faire la lumière sur l’avenir politique de Sarkissian, en lâchant seulement que ce dernier ne sera certainement pas le président de la prochaine Assemblée nationale. Il a également souligné le fait que Sarkissian n’est pas parmi les candidats du HHK aux prochaines élections. Le président veut ainsi éviter les nouvelles allégations de l’opposition selon lesquelles le parti au pouvoir utiliserait les ressources du gouvernement pour remporter les élections du 2 avril, a ajouté Baghdasarian.

posté le 16 février 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Un plan pour stimuler le secteur informatique présenté au gouvernement

Une équipe de responsables gouvernementaux et de cadres technologiques a proposé une vaste réforme de l’enseignement de l’ingénierie en Arménie qui, selon elle, augmenterait de façon spectaculaire l’industrie des technologies de l’informatique, déjà en plein essor.

Les membres du groupe de travail ont présenté lundi au Premier ministre Karen Karapetian un plan d’actions gouvernementales destinées à faire face à la pénurie de personnel qualifié dans les entreprises informatiques locales et dans les filiales arméniennes de géants étrangers du secteur du hi-tech.

Le secteur informatique est déjà le secteur de l’économie arménienne qui connaît la croissance la plus rapide. Il a augmenté en moyenne de plus de 20% par an au cours de la dernière décennie. Selon les chiffres du gouvernement, le secteur employant environ 15 000 personnes a généré en 2015 un chiffre d’affaires combiné de 560 millions de dollars, équivalant à plus de 5% du produit intérieur brut. Les fonctionnaires affirment qu’il a continué à croître à un taux à deux chiffres l’année dernière.

Les cadres de l’industrie expliquent que le niveau professionnel inadéquat de nombreux diplômés des départements informatiques des universités arméniennes entrave une croissance encore plus rapide. Selon leurs estimations, il y a actuellement entre 2 000 et 4 000 emplois vacants dans le secteur.

“Il y a une forte croissance dans le secteur technologique, mais il y a aussi un manque de ressources humaines“, a regretté Matt Bartelsian, directeur de la société de développement de logiciels basée à Erevan, Volo, après la rencontre avec Karapetian.

Dans une déclaration qui a suivi cet échange, le bureau de presse de Karapetian a expliqué que le groupe de travail informatique voulait que le gouvernement entreprenne de grandes réformes au niveau de l’éducation et qu’il mette en œuvre des projets connexes en étroite collaboration avec le secteur privé. Un ensemble de propositions concrètes indique que les réformes, si elles sont mises en œuvre, aideront à créer jusqu’à 40 000 nouveaux emplois informatiques en Arménie d’ici 2025.

Bartelsian a ajouté que seulement la moitié des 1 300 étudiants en informatique qui sortent des universités arméniennes chaque année sont suffisamment qualifiés pour travailler dans le secteur. Il a précisé que le nombre annuel de diplômés qualifiés en ingénierie technique pourrait être porté à 5000.

Selon le gouvernement, Karapetian s’est félicité du plan proposé, affirmant que “le gouvernement est prêt à prendre les mesures nécessaires pour former des spécialistes qualifiés et stimuler le secteur“. Il a encouragé le groupe de travail à proposer des moyens de rendre l’environnement des affaires plus favorable encore.

Le gouvernement a déjà introduit il y a deux ans des allégements fiscaux importants pour les start-ups informatiques employant jusqu’à 30 personnes. Ils peuvent être exonérés de la taxe sur les bénéfices jusqu’en 2020 et sont également admissibles à un taux d’imposition préférentiel pour leurs employés. Le prédécesseur de Karen Karapetian, Hovik Abrahamian, a déclaré en juin 2016 que plus d’une centaine d’entreprises informatiques ont été créées en Arménie depuis.

Karapetian a parlé de ses “grands espoirs pour ce secteur“, lorsqu’il avait rencontré des cadres et des fonctionnaires du secteur technologique en novembre. Il a concédé qu’une expansion plus rapide du secteur aiderait l’économie arménienne à faire un “bond en avant“.

posté le 18 janvier 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Débat au Parlement sur la loi anti-corruption

Le Parlement arménien a commencé hier à débattre d’un projet de loi qui criminaliserait l’enrichissement illégal des hauts fonctionnaires de l’Etat.

Les amendements au Code pénal arménien ont été rédigés par le ministère de la Justice et approuvés par le cabinet du Premier ministre Karen Karapetian le mois dernier. Ils s’appliqueraient à quelque 600 fonctionnaires, dont des ministres et des juges, qui sont légalement tenus de déclarer leurs biens à une commission spéciale de l’État.

Les fonctionnaires devront justifier l’origine de leurs avoirs si ceux-ci dépassent leurs salaires annuels d’au moins 5 millions de drams (10 500 dollars). Ils risqueraient jusqu’à six ans de prison en cas de non-respect de cette règle.

En présentant le projet de loi aux députés, le ministre de la Justice Arpine Hovannisian a déclaré qu’il réduirait la corruption gouvernementale. Les députés de l’opposition n’étaient pas convaincus.

En particulier, Hovannes Markarian, du Parti Orinats Yerkir, récemment rebaptisé Renaissance arménienne, s’est plaint du fait que le projet de loi n’aura aucun effet rétroactif. “Ils ont déjà pillé l’Etat et se sont enrichis“, a-t-il dénoncé. “Il ne reste plus rien.“

Hovannisian a soutenu que la Constitution de l’Arménie interdit l’application rétroactive des lois punitives.

Naira Zohrabian, leader du BHK, a également affirmé que les projets d’amendement ne feraient aucune différence. “ Regardez les déclarations de revenus de nombreux députés et ministres de l’Assemblée nationale “, a-t-elle déclaré. “ Ils attribuent leurs revenus à des prêts qu’ils auraient accordés à d’autres.“

Même Eduard Sharmazanov, parlementaire adjoint représentant le parti républicain, a remis en question l’efficacité des mesures proposées. Il a fait valoir que de nombreux fonctionnaires enregistrent leurs propriétés coûteuses au nom de leurs proches.

Beaucoup de hauts responsables arméniens sont considérés comme des personnes aisées malgré leurs salaires relativement modestes. Il n’est pas rare pour eux de posséder des entreprises par le biais de leurs proches.

La véracité de leurs déclarations de revenus déposées auprès de la Commission nationale pour l’éthique des hauts fonctionnaires a longtemps été remise en cause par les militants anti-corruption et les médias. Certains fonctionnaires ont attribué la richesse de leur famille et de leurs proches à des “cadeaux“ financiers reçus d’autres individus.

Le cabinet de Karapetian s’est engagé à criminaliser l’« enrichissement illégal » dans son programme politique approuvé par l’Assemblée nationale en octobre. Le programme promet « plus d’efforts pour éliminer le plus grand obstacle au développement de l’État : favoritisme, abus, corruption et autres manifestations de corruption ».

posté le 15 décembre 2016 par Claire/armenews

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