Nouvelles d'Arménie
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KARABAGH
Une croissance économique à deux chiffres pour l’Artsakh

L’économie de l’Artsakh (Haut-Karabagh) a enregistré au cours de la dernière décennie, un taux de croissance de l’ordre de 10%, a indiqué Tigrane Abrahamyan, conseiller du président de la République de l’Artsakh Bako Sahakian, sur sa page Facebook. En 2015, le PIB per-capita était estimé à quelque 3000 dollars, soit quatre fois plus que celui enregistré en 2006. Toujours selon le conseiller présidentiel, la croissance annuelle des investissements était estimée à quelque 30% sur la période allant de 2006 à 2015. Plus de 31,7% des investissements ont été injectés dans le secteur industriel, ce qui fait monter à 33 % la part des investissements dans le PIB.

Peu avant, le président Sahakian avait déclaré qu’en dépit des difficultés, les indices du développement économiques prévus avaient été validés pour 2016, et qu’une croissance de 9% était garantie. A titre de comparaison, l’Arménie, frappée de plein fouet par la crise mondiale dont son partenaire et allié russe subit toujours les effets, a enregistré une croissance de 0,2% seulement en 2016. Il est vrai que l’Arménie, qui s’était flattée jusqu’en 2008, d’afficher une croissance à deux chiffres deux décennies durant, a dû s’extraire d’un épisode douloureux de récession. L’économie de l’Artsakh, qui n’est pas vraiment intégrée au système mondial en raison du statut politique et économique ambigu du territoire, non reconnu sur le plan international, a été donc plutôt épargnée par les turbulences qui sont agité l’économie mondiale et s’en sort paradoxalement plutôt bien.

posté le 24 mars 2017 par Gari/armenews


POLITIQUE
Tsaroukian se dit prêt à faire partie d’une nouvelle coalition avec le parti républicain

L’homme d’affaires Gagik Tsaroukian a indiqué hier qu’il était prêt, sur le principe, à conclure un nouveau pacte de partage du pouvoir avec le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) après les élections législatives du mois prochain.

Tsaroukian a déclaré que son bloc électoral est ouvert à un accord de coalition avec toute autre force politique qui embrasserait son manifeste de 15 points appelant à des exemptions fiscales, des augmentations de salaires et de pensions et des réductions des prix des services publics dans le pays.

“Si mes partenaires, ceux qui forment une coalition, acceptent de mettre en œuvre mes 15 points, alors je vais les rejoindre. Sinon, je ne formerai pas de coalition avec quiconque“, a-t-il expliqué lors d’un déplacement pour sa campagne dans les provinces du sud-est de Syunik et de Vayots Dzor.

Tsaroukian a également précisé qu’il n’aurait pas nécessairement aspiré au poste de Premier ministre dans un accord de coalition avec le HHK ou d’autres forces. “Je n’ai pas besoin d’un poste au gouvernement“, a t-il assuré.

Ces remarques contredisaient les déclarations faites à maintes reprises par Naira Zohrabian, membre de haut rang du Bloc de Tsaroukian. “Le Bloc de Tsaroukian exclut catégoriquement la coopération post-électorale avec une seule force, le Parti républicain, quel que soit le format“, avait-elle tenu à insister le 17 mars.

Le Parti Arménie prospère de Tsaroukian (BHK), la force dominante de son alliance électorale, faisait déjà partie du gouvernement de coalition de Sarkissian de 2008 à 2012. Il s’est retiré du gouvernement au milieu des tensions croissantes entre le magnat et le président. Ils ont culminé dans une confrontation amère en février 2014 qui a conduit Tsaroukian à démissionner de son poste de chef de BHK et à se retirer de la politique.

Tsaroukian a annoncé son retour à l’arène politique en janvier de cette année. Les commentateurs ont alimenté la spéculation que son retour fait partie d’un accord secret avec Sarkissian. Les représentants du BHK ont nié.

Tsaroukian a critiqué la situation socio-économique dans le pays mais a évité de blâmer explicitement Sarkissian ou le gouvernement. Il a déclaré hier que les Arméniens ordinaires, et non les autorités, sont principalement responsables de leurs épreuves.

“Les gens doivent se blâmer parce qu’ils ne votent pas aux élections ou ne lisent pas les programmes qui leur sont présentés“, a-t-il déploré.

posté le 23 mars 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Ter-Petrosian réaffirme son soutien à une solution de compromis en Artsakh

L’ancien président Levon Ter-Petrosian a réaffirmé son ferme soutien à une solution de compromis au conflit du Haut-Karabagh proposé par les Etats-Unis, la Russie et la France depuis une décennie.

“Il ne peut y avoir aucune autre solution réaliste“, a déclaré Ter-Petrosian dans une rare interview avec la télévision publique arménienne diffusée mardi soir.

Le chef de l’opposition a évoqué les principes de base de la résolution du conflit qui ont été proposés pour la première fois par les coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE à Madrid en 2007. L’accord-cadre demande un règlement progressif qui commencerait avec le retrait arménien de pratiquement tous les districts autour du Karabagh. Il se terminerait par un référendum dans lequel la population majoritairement arménienne du Karabagh déterminerait le statut internationalement reconnu du territoire contesté.

Ter-Petrosian a décrit le référendum proposé comme étant une “grande victoire et accomplissement“ pour le côté arménien. “Nous ne pouvions en rêver qu’en 1988“, a t-il déclaré à la chaîne de télévision officielle.

« Les peuples ont élu ce gouvernement et ils doivent exiger une chose : « Résolvez ce problème, mettez fin à nos souffrances et à la mort quotidienne de nos fils. » Les peuples de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan doivent forcer leurs gouvernements à opter pour la paix ».

Ter-Petrosian, qui a été le premier président de l’Arménie de 1991 à 1998, a souligné que seule son alliance avec le Congrès-HZhK et le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) appuient cette formule de paix d’une manière ou d’une autre. Il a critiqué d’autres candidats majeurs aux élections législatives arméniennes, affirmant que leurs positions plus dures sur la question du Karabagh étaient des « contes de fées qui n’ont rien à voir avec la réalité ».

Le porte-parole du HHK (au pouvoir), Eduard Sharmazanov, a salué les propos de l’ex-président hier. “Il est très important que le premier président de la République reconnaisse que les autorités actuelles ont été élues et ne prennent aucune mesure dans le conflit du Nagorno-Karabakh qui va à l’encontre de nos intérêts nationaux“, a-t-il déclaré.

“En outre, il a souligné que le traité de Madrid adopté par notre gouvernement comme base pour de nouvelles négociations n’est pas une capitulation“, a ajouté Sharmazanov.

Ter-Petrosian a déjà exprimé sa disposition à aider l’administration de Sarkissian à conclure un accord de paix avec l’Azerbaïdjan dans ce sens dans un discours prononcé en décembre dernier. Il est d’avis que la paix avec l’Azerbaïdjan est vitale pour la sécurité et la prospérité de l’Arménie. Un règlement du conflit du Karabagh est le thème central de la campagne électorale de son alliance.

Le discours de décembre a suscité des critiques de la part d’autres groupes d’opposition et du HHK. En particulier, les représentants du parti au pouvoir ont déclaré que les dirigeants azerbaïdjanais ne sont pas prêts à réciproquer les concessions arméniennes.

Dans ses dernières remarques télévisées, Ter-Petrosian a affirmé qu’Erévan et Bakou ne sont pas d’accord sur “deux ou trois questions“ concernant les Principes fondamentaux modifiés à plusieurs reprises. Il a refusé de divulguer ces points de divergence, tout en exprimant la confiance que les parties en conflit les surmonteront bientôt.

“Il y a maintenant de nouvelles circonstances qui me rendent optimiste sur le fait que ce problème sera définitivement résolu dans un proche avenir“, a t-il dit. “Je ne peux pas dire si cela se produira dans les jours, les semaines ou les mois qui viennent, mais il sera résolu.“

Ter-Petrosian a ajouté que son optimisme est basé sur sa conviction que la Russie est de plus en plus désireuse de mettre fin au statu quo du Karabagh.

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 23 mars 2017 par Claire/armenews


ELECTIONS
Le bloc de Tsaroukian soutenu par un groupe européen eurosceptique

Les dirigeants d’une coalition de partis politiques de droite européenne critiques vis-à-vis de l’Union européenne ont approuvé l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian, l’un des principaux candidats aux prochaines élections législatives arméniennes.

Le président de l’Alliance des conservateurs et des réformistes d’Europe (ACRE), Jan Zahradil, et des politiciens représentant les partis membres de l’ACRE, y compris les conservateurs britanniques, ont tenu une conférence avec Tsaroukian et ses alliés politiques près d’Erevan.

Un porte-parole du magnat a déclaré qu’ils sont arrivés en Arménie « pour exprimer leur soutien au Bloc de Tsaroukian et pour lui souhaiter la victoire lors des prochaines élections ».

Le bloc a diffusé une vidéo de campagne de 15 minutes avec des extraits des discours prononcés par Tsaroukian, Zahradil et d’autres participants à la réunion.

« Cher M. Tsaroukian, nous sommes ici pour vous aider à gagner », a déclaré Zahradil. « Nous sommes ici pour exprimer notre soutien et notre amitié. Nous sommes ici pour montrer que nous sommes une famille politique unie ».

“ Nous vous souhaitons la victoire lors des prochaines élections “, a affirmé Ryszard Czarnecki, affilié au parti polonais de Droit et Justice (PiS).

Membre du Groupe parlementaire des Conservateurs et réformistes européens, l’ACRE a été créé par le Tchèque Jan Zahradil en 2009. Le groupe eurosceptique comprend actuellement plus d’une douzaine de mouvances non seulement des pays de l’UE mais aussi des trois pays du Caucase du Sud et de la Turquie.

Le parti Arménie prospère de Tsaroukian (BHK), force dominante de son bloc, a rejoint l’ACRE en 2014. Un membre du BHK, Naira Zohrabian, préside la Commission Permanente du Parlement arménien sur l’intégration européenne.

Parmi les participants à la réunion pré-électorale avec Tsaroukian, étaient présents deux politiciens conservateurs britanniques qui ont fait campagne pour le Brexit. L’un d’entre eux, Martin Callanan, pris la parole lors de la réunion.

Dans un manifeste en 15 points, le bloc de Tsaroukian promet d’augmenter considérablement les pensions et le salaire minimum national, de réduire les redevances et d’exempter toutes les petites et moyennes entreprises de l’Arménie d’impôts pendant au moins trois ans. Ses opposants ont désigné ces promesses comme étant populistes et irréalistes.

Le BHK de Tsaroukian a terminé deuxième des deux dernières élections parlementaires arméniennes, capitalisant sur les activités caritatives dénoncées comme s’apparentant à des pots de vin par ses opposants. Le magnat a de nouveau promis de l’argent et d’autres aides matérielles aux électeurs appauvris lors de sa campagne au début du mois. La Commission électorale centrale de l’Arménie (CEC) l’a averti que de tels engagements violaient les dispositions légales qui interdisent l’achat de vote.

Tsaroukian déplore régulièrement la situation socio-économique du pays. Mais jusqu’à présent, il n’a pas blâmé explicitement le président Serge Sarkissian ou le parti républicain au pouvoir de l’Arménie pour ces difficultés persistantes.

posté le 22 mars 2017 par Claire/armenews


TURQUIE
Washington appelle Ankara à respecter les droits de l’homme

Si le president turc R.T. Erdogan pensait compter sur la complaisance du nouveau locataire de la Maison Blanche, le très populiste Donald Trump, pour s’arroger les pouvoirs d’un dictateur en Turquie dans le mépris des engagements démocratiques du pays, les rappels à l’ordre du Département d’Etat américain, qui l’a appelé à respecter les droits de l’homme et à garantir les libertés fondamentales, ont dû faire l’effet d’une douche froide. Sans doute le nouveau président américain n’a-t-il jamais affiché sa sympathie pour le président Erdogan, qui le lui rendait d’ailleurs bien, en dénonçant ouvertement les déclarations hostiles aux musulmans qu’il avait faites durant sa campagne pour l’élection présidentielle de 2016 et qu’il a voulu traduire dans les actes en tentant d’imposer un décret interdisant l’entrée du territoire américain aux ressortissants de 6 pays musulmans.

Mais le désintérêt manifeste affiché par D. Trump pour les violations des droits de l’homme dans un monde dont les Etats-Unis entendent se mettre en retrait, son mépris, voire sa haine déclarée pour les media, sa volonté de renouer les liens avec des dirigeants pour le moins autoritaires, tels V. Poutine, ainsi que ses déclarations hostiles à l’Union européenne constituaient des éléments encourageants pour le président turc, engagé dans une campagne électorale pour le référendum du 16 avril visant à renforcer ses pouvoirs qui a donné lieu à une crise sans précédent dans les relations entre Ankara et l’Europe. “Nous appelons la Turquie à respecter et à garantir la liberté d’expression, une justice équitable relevant d’une institution judiciaire indépendante, et d’autres libertés fondamentales. Nous sommes aussi profondément attachés à la liberté d’expression, et sommes convaincus que la liberté d’expression, dont la liberté de la presse - aussi controversés et désagréables qu’on puisse juger les discours tenus - ne peut que renforcer la démocratie et doit être protégée”, a déclaré le porte-parole du Département d’Etat américain Mark Toner le 16 mars en réponse à une question posée dans un éditorial du Washington Post sous le titre “Les Etats-Unis vont-ils se prononcer contre la spirale infernale dans laquelle est entraînée la Turquie ?” et à l’arrestation de quelque 150 journalistes dans le pays.

Concernant le référendum constitutionnel turc d’avril, M.Toner a réitéré la position de Washington selon laquelle le peuple turc et lui seul devait discuter et décider des changements dans son pays. “Avec le respect dû au référendum constitutionnel, je l’ai déjà dit avant, et le le répète ici : c’est une question dont le people turc, et lui seul, est habilité à débattre et trancher”, a ajouté le diplomate américain. La Turquie affiche le plus mauvais bilan en matière de droits de l’homme et est le pays qui a le plus régressé dans ce domaine en 2016 parmi les 195 pays dont Freedom House, dont le siège est à Washington, a établi le classement dans son rapport annuel publié en janvier. La Platform for Independent Journalism (P24), basée à Istanbul, a de son côté souligné qu’à la date du 10 mars, la Turquie comptait quelque 155 journalistes emprisonnés.

Garo Paylan interpelle le ministre turc de l’intérieur concernant l’ingérence de l’Etat dans l’élection du

posté le 21 mars 2017 par Gari/armenews


TURQUIE
Garo Paylan interpelle le ministre turc de l’intérieur concernant l’ingérence de l’Etat dans l’élection du patriarche arménien d’Istanbul

Le député d’origine arménienne du Parlement turc Garo Paylan a adressé une requête écrite le 20 mars au ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu, pour l’appeler à s’expliquer sur son ingérence dans la procédure d’élection du nouveau patriarche arménien d’Istanbul. Immediatement après l’élection du Locum Tenens, le patriarcat avait reçu une lettre du vice-gouverneur turc Aziz Merjan portant le cachet de l’administration du département officiel du gouvernorat d’Istanbul. Cette lettre avait suscité la surprise au sein de la communauté arménienne et avait été considérée comme une interférence dans une élection déjà organisée.

Au cours de l’élection, le Primat du diocese arménien d’Allemagne, l’archevêque Karekin Bekdjian , avait été désigné le 13 mars locum tenens du Patriarche arménien d’Istanbul. “Quelle est la justification d’une telle ingérence quand un accord existe déjà au sein de la communauté arménienne sur le lancement du processus d’élection d’un Patriarche ?”, a notamment demandé G. Paylan dans sa lettre. “En accord avec la Constitution nationale de 1863 et le Traité de Lausanne, l’Archevêque Karekin Bekdjian a été élu locum tenens par le clergé le 15 mars 2017, dans le but de lancer le processus d’élection d’un nouveau Patriarche”, poursuit la lettre du député du parti d’opposition HDP, qui a déjà eu des démêlées avec la justice pour ses propos relatifs à la reconnaissance du génocide des Arméniens. Le Patriarche arménien d’Istanbul Mesrop Mutafyan est dans l’incapacité d’assumer ses fonctions patriarcales depuis neuf ans en raison de problèmes de santé. La requite de G. Paylan souligne que la lettre émanant du gouvernorat adressée au Patriarcat “a constitué une immense surprise pour la communauté arménienne, qui ne s’attendait pas à une telle volonté d’ingérence dans le processus électoral”.

Le bureau du gouverneur indiquait dans cette lettre qu’il considérait comme “légalement impossible” le coup d’envoi de procédure électorale. L’Archevêque Aram Ateshian était allé contre la volonté du Catholicossat d’Etchamiadzine, dont depend le Patriarcat d’ Istanbul, en donnant plus de crédit à cette lettre inspirée par le ministère turc de l’intérieur, qu’à la demande du Catholicos de tous les Arméniens de régler la question de la succession au Patriarcat en élisant un locum tenens.La balle semble être désormais dans le camps de ce locum tenens, K. Bekdjian, autorité religieuse élue et donc responsable aux yeux de la communauté.

posté le 21 mars 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
Ouverture d’une enquête suite à des violences pré-électorales

Les autorités arméniennes ont déclaré vendredi qu’elles enquêtaient sur un conflit violent signalé à Erevan entre des militants du parti républicain (HHK) et un candidat à l’élection de l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian.

Un porte-parole de l’alliance, Vanik Elizbarian, a déclaré que le candidat, Vahan Karapetian, avait été “pris dans une embuscade“ et attaqué dans le quartier ouest d’Ajapnyak, jeudi, par un groupe d’hommes liés à son rival du HHK, Arman Sahakian. Karapetian et Sahakian sont candidat à l’élection parlementaire dans une circonscription électorale regroupant Ajapnyak et les voisinages voisins.

Sahakian, qui dirige le département du gouvernement arménien sur la gestion des biens de l’État, a déclaré que ni lui ni ses « proches » ont été impliqués dans la lutte. Il a également nié que cette agression pouvait être liée aux élections législatives du 2 avril.

Une déclaration écrite publiée par la branche locale du HHK a affirmé que Karapetian s’est montré violent avec “l’un de ses anciens associés“ près d’un bureau de campagne local du HHK. Il a blâmé l’allié de Tsaroukian pour la violence, assurant qu’il a fait des « provocations » avant sa « défaite imminente à Ajapnyak ».

Un membre de haut rang du Bloc de Tsaroukian, Vahe Enfiajian, a prétendu le contraire : “L’approbation pour le Bloc Tsaroukian est assez élevée, et avec de tels incidents et obstacles ils essaient de jeter une ombre sur les candidats représentant notre parti“.

Un porte-parole du procureur général Artur Davtian a déclaré qu’il avait chargé la police arménienne d’enquêter sur l’affrontement violent.

Cette violence à Ajapnyak a été la dernière d’une série d’incidents violents clairement liés à la campagne électorale en cours. Certains d’entre eux auraient impliqué des loyalistes de riches candidats du HHK.

Dans un autre incident, un militant de 23 ans du bloc de Tsaroukian a été poignardé et grièvement blessé dans un village près d’Erevan le 1er mars. Un haut collaborateur de Tsaroukian a déclaré que l’attaque était le travail d’hommes liés à un candidat local du HHK.

Le HHK a également été blâmé pour des violences préélectorales encore plus graves qui ont eu lieu dans un autre village le 14 mars. Trois partisans de l’opposition locale ont été attaqués et grièvement blessés. L’un d’eux a été abattu à la jambe tandis qu’un autre a frappé dans le dos. Le parti au pouvoir nie toute implication.

posté le 20 mars 2017 par Claire/armenews


SYRIE
Violents combats à Damas après une attaque surprise d’insurgés

Des affrontements violents ont eu lieu dimanche dans l’est de Damas après une attaque surprise de jihadistes et de rebelles qui ont tenté d’avancer vers le centre de la capitale. Ces combattants, menés par des jihadistes du Front Fateh al-Cham, l’ancienne branche syrienne d’el-Qaëda, ont lancé leur attaque contre les forces prorégime à partir de la position rebelle la plus proche du centre-ville, dans le quartier de Jobar, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Selon l’OSDH, il s’agit d’une offensive éclair destinée à soulager les insurgés qui subissent actuellement des bombardements par les forces du régime dans trois quartiers du nord de la capitale.

Ces combats dans la capitale syrienne font rage alors qu’un nouveau round de négociations intersyriennes est prévu à partir de mercredi à Genève, sous l’égide de l’ONU, en présence de représentants du régime de Bachar el-Assad et de l’opposition.

Tous les efforts diplomatiques, encadrés ou non par l’ONU, ont échoué à trouver une solution au conflit qui déchire la Syrie depuis six ans et a fait plus de 320.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés, engendrant une grave crise humanitaire. Un cessez-le-feu avait été négocié en décembre avec l’aide de la Russie, allié du régime, et la Turquie, qui soutient des groupes rebelles, mais les combats n’ont pas pour autant cessé dans le pays.

D’après le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane, des rebelles et des jihadistes ont lancé leur attaque dimanche dans le quartier de Jobar en envoyant sur les positions du régime “deux voitures piégées et plusieurs kamikazes“. “Ce n’est pas une escarmouche, c’est une tentative de gagner du terrain“ de la part des insurgés, a affirmé M. Abdel Rahmane, qui a précisé qu’ils avaient pris des bâtiments sur la place des Abbassides, d’où ils avaient tiré des roquettes vers plusieurs secteurs de la capitale. L’armée a répondu par près d’une douzaine de frappes aériennes, selon le directeur de l’OSDH.

“Epaisse fumée“

La télévision d’Etat a de son côté indiqué que l’armée était en train de “déjouer une attaque de terroristes“ grâce à des tirs d’artillerie et avait ordonné aux habitants de rester chez eux. Elle a diffusé des images de la place des Abbassides, d’ordinaire très fréquentée mais cette fois complètement vide et où les seuls bruits audibles étaient ceux des détonations.

Selon un correspondant de l’AFP à Damas, l’armée a bouclé tous les accès à cette place, de laquelle s’échappait une épaisse fumée.

Plusieurs écoles ont annoncé qu’elles fermaient jusqu’à mardi.

Le contrôle de Jobar est partagé entre, d’un côté, des rebelles alliés à des jihadistes et, de l’autre, les forces progouvernementales. “C’est une ligne de front importante“ à cause de sa proximité avec le centre-ville de Damas, a expliqué M. Abdel Rahmane, qui n’a pas été en mesure de fournir dans l’immédiat un bilan des affrontements à Jobar. Selon l’OSDH, l’attaque de Jobar doit notamment permettre de soulager les rebelles qui essuient des attaques de l’armée dans les quartiers de Barzé, Qaboun et Tichrine en détournant l’attention des forces prorégime de ce front au nord de la capitale. Les violents combats dans ces trois quartiers ont fait au moins 20 morts au cours des dernières 24 heures, d’après l’OSDH.

En six ans, le conflit en Syrie, déclenché par la répression sanglante de manifestations pacifiques, s’est transformé en une guerre complexe impliquant une multitude d’acteurs et de groupes locaux, régionaux et internationaux.

Israël et la Syrie ont connu vendredi leur plus sérieux accrochage depuis le début du conflit, quand des missiles ont été tirés par l’armée syrienne contre des avions israéliens en opération en Syrie.

“La prochaine fois que les Syriens utilisent leurs systèmes de défense aérienne contre nos avions, nous les détruirons sans la moindre hésitation“, a prévenu dimanche le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman.

Israël répète régulièrement ne pas vouloir prendre parti dans la guerre en Syrie mais l’Etat hébreu voit d’un mauvais oeil le soutien qu’apportent deux de ses ennemis, le Hezbollah et l’Iran, au régime de Bachar el-Assad.

posté le 19 mars 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


Manifestation kurde : Ankara convoque l’ambassadeur d’Allemagne

La Turquie a convoqué dimanche l’ambassadeur d’Allemagne pour protester fermement au lendemain d’une manifestation de Kurdes à Francfort lors de laquelle des drapeaux des combattants kurdes ont été brandis, a annoncé le palais présidentiel, évoquant un “scandale“.

Quelque 30.000 personnes principalement d’origine kurde, selon la police, ont manifesté samedi dans la ville de l’ouest de l’Allemagne pour réclamer “la démocratie en Turquie“ et “la liberté pour le Kurdistan“. La manifestation, organisée à l’occasion de Newroz, jour de l’An du calendrier kurde, s’est déroulée dans le calme mais selon une porte-parole de la police, des drapeaux et des pancartes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit, ont été aperçus, ainsi que des portraits de son chef historique emprisonné, Abdullah Öcalan.

Des manifestants ont également appelé à voter non au référendum du 16 avril sur une extension des pouvoirs du président turc Recep Tayyip Erdogan. “Hier, l’Allemagne a donné son nom à un nouveau scandale“, a lancé le porte-parole de la présidence Ibrahim Kalin sur la chaîne CNN-Turk, se plaignant de l’apparition de l’insigne du “groupe séparatiste terroriste“, référence au PKK, lors de la manifestation.

“Hier l’ambassadeur d’Allemagne a été invité (en réalité convoqué) au ministère des Affaires étrangères et cela a été condamné de la manière la plus ferme“, a ajouté M. Kalin.

Le Newroz, qui ne tombe que mardi, a été utilisé comme “un prétexte“ à une manifestation kurde, a poursuivi le porte-parole. La police a précisé ne pas être intervenue pendant la manifestation pour saisir ces drapeaux afin de ne pas provoquer d’éventuels incidents. Mais elle a indiqué avoir notamment pris des photos qui pourront éventuellement servir à lancer des poursuites. Le PKK est considéré en Allemagne aussi comme une organisation terroriste. La Turquie accuse de longue date l’Allemagne de donner refuge à des militants de la cause kurde notamment. Berlin a jugé ces accusations aberrantes.

Le président Erdogan avait accusé lundi la chancelière allemande Angela Merkel de “soutenir les terroristes“, nouvelle escalade dans les relations envenimées qu’entretiennent depuis plusieurs semaines Ankara et Berlin.

Le Sud-Est en majorité kurde de la Turquie est ensanglanté par des combats quotidiens entre les rebelles du PKK, et les forces de sécurité. Le conflit kurde a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

Istanbul, 19 mars 2017 (AFP) -

posté le 19 mars 2017 par Ara/armenews