Nouvelles d'Arménie
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ARMENIE
Vartan Oskanian en butte à des problèmes familiaux plutôt embarrassants

La troika de l’opposition récemment constituée par trois anciens ministres, Raffi Hovannissian, Vartan Oskanian et Seyran Ohanian, qui ont constitué une alliance électorale pour affronter le Parti Républicain d’Arménie (HHK), favori pour les élections legislatives du 2 avril, est décidément mal partie. Alors que cette alliance provoque des divisions au sein du plus influent des 3 partis d’opposition partenaires, Jarankoutioun de R. Hovannissian, dont un haut responsable, Zarouhi Postandjian, a quitté les rangs, V. Oskanian se trouve quant à lui en difficuté pour des raisons familiales qui pourraient ternir son image. L’un des fils du leader de l’opposition, ainsi que l’un de ses proches, ont en effet été accusés d’enlèvement lundi 20 février, après trois jours de garde à vue dans les locaux de la police arménienne.

Le Comité d’enquêtes d’Arménie a indiqué durant le weekend que la victim, identifiée sous le nom de N. Berberian, affirme que Ara Oskanian et son cousin H. Siradarian l’auraient entraîné de force dans une voiture à bord de laquelle il aurait été conduit jeudi 16 février, dans une maison des faubourgs de Erevan où il aurait été détenu par ses ravisseurs, qui auraient exigé le remboursement d’une dette de 1,6 million de drams (3 400 $). N.Berberian affirme avoir été brutalisé durant sa captivité. A.Oskanian comme H. Siradarian ont été remis en liberté lundi 20 février, en dépit du fait qu’ils ont été officiellement reconnus coupables d’un délit relevant d’un article du Code pénal arménien relatif aux kidnappings, passible de 2 à 5 ans d’ emprisonnement.

Le Comité d’enquêtes a indiqué qu’il devait désormais rassembler “un plus grand nombre de preuves”. L’avocat d’Ara Oskanian, Tigran Atanesian, avait déclaré un peu plus tôt dans la journée, qu’il pensait que son client avait démenti les allégations durant la confrontation avec sa prétendue victime. L’arrestation de A.Oskanian intervient au plus mauvais moment, alors que son père se prépare activement pour le scrutin du 2 avril. Certains de ses partisans n’ont pas tardé pour dénoncer les motivations politiques de cette arrestation. Mais l’ancien ministre lui-même s’est gardé de faire des déclarations en ce sens. T.Atanesian, pour sa part, a indiqué qu’il ne voyait pas de motivations politiques derrière cette affaire, “pour le moment”, laissant ouverte l’hypothèse d’un délit crapuleux. Ara Oskanian avait déjà cause quelque embarras à son père en 2005 quand il avait renversé et blessé un passant à Erevan alors qu’il était au volant d’une voiture de fonction appartenant au ministère des affaires étrangères d’Arménie, dont son père était le patron...

posté le 21 février 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
Vent de fronde au Parti Héritage

Zaruhi Postanjian, une grande figure de l’opposition parlementaire arménienne, a quitté lundi 20 février le Parti Jarankoutiun (Héritage) de Raffi Hovannisian, marquant ainsi son désaccord avec les choix stratégiques électoraux du leader de son parti, qui avait conclu peu avant un accord avec deux autres anciens ministres pour former une alliance et présenter une liste commune aux législatives du 2 avril. R.Hovannisian, qui avait été lui-même le premier ministre des affaires étrangères de l’Arménie indépendante, l’ancien ministre de la défense Seyran Ohanian, qui a rallié les rangs de l’opposition en octobre 2016 faute d’avoir été reconduit dans le nouveau gouvernement et l’ancien ministre des affaires étrangères Vartan Oskanian, dans l’opposition depuis un peu plus longtemps, avaient annoncé la création d’une alliance électorale le 13 février à deux mois du scrutin. Dans une déclaration commune, les trois leaders de l’opposition ont appelé à un changement de régime et à un “nouveau type de gouvernement” dans le pays. Z.Postanjian, qui fut une alliée de la première heure de R. Hovannissian, avait ouvertement dénoncé cette alliance avec MM. Ohanian et Oskanian alors même qu’elle était en discussion. Elle avait tout particulièrement souligné le fait que les deux nouveaux partenaires avaient été membres de l’équipe de l’ancien président Robert Kotcharian, et qu’ils portaient donc la responsabilité de la répression violente qui avait visé à Erevan les manifestants de l’opposition qui avaient refusé de reconnaître la victoire de Serge Sarkissian, alors son poulain, aux élections présidentielles de 2008 ; les violences policières avaient couté la vie à dix personnes, des milliers d’autres ayant été arrêtées et pour nombre d’entre elles emprisonnées.

En annonçant son départ de Jarankoutioun, Z.Postanjian a indiqué que la déclaration commune de R.Hovannissian et des deux ex-ministres allait à l’encontre de la plateforme du parti et de son parcours et credo politique. Elle a aussi souligné que ni M. Ohanian ni M. Oskanian n’étaient “porteurs de l’idéologie de Jarankoutioun” et qu’ils avaient un « système de valeurs » différent. Notre problème ne tient pas tant dans les personnes que dans le programme que porte Jarankoutioun et qu’il est censé mettre en oeuvre”, a déclaré l’opposante sur les ondes du service arménien de RFE/RL (Azatutyun.am). La direction du parti a dévié de ce programne”, a-t-elle regretté. V.Oskanian, qui dirige une autre formation appelée Hamakhmbum (Rassemblement), depuis qu’il a rompu avec le Parti Arménie prospère (BHK) dont il avait intégré l’équipe dirigeante après avoir pris ses distances avec le pouvoir en place, a été ministre des affaires étrangères de 1998 à 2008, alors que S. Ohanian devenait ministre de la défense peu après la passation de pouvoir entre R. Kotcharian et le président Serge Sarkissian an avril 2008. S.Ohanian a été remercié du gouvernement en octobre 2016 et s’est montré depuis toujours plus critique à l’encontre du pouvoir qu’il a longtemps servi.

posté le 21 février 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
Le gouvernement promet une réforme fondamentale du régime fiscal

Le gouvernement arménien envisage des changements « fondamentaux » dans ses services fiscaux et douaniers visant à lutter contre la corruption parmi ses employés, a déclaré vendredi le Premier ministre Karen Karapetian.

M. Karapetian a fait ces assurances lors d’une réunion ordinaire de son Conseil de lutte contre la corruption comprenant non seulement des représentants du gouvernement mais aussi des représentants de la société civile. La corruption chronique au sein du Comité du Revenu de l’Etat (SRC) était l’une des questions à l’ordre du jour de la réunion.

Karen Zadoyan, de l’Association des avocats arméniens, a présenté les conclusions d’une étude sur les « risques de corruption » dans la SRC et a proposé des mesures pour y remédier.

Armen Sakapetoyan, chef adjoint de la SRC, a déclaré que certaines de ces propositions sont en retard parce que son agence composée des services nationaux de la fiscalité et des douanes est déjà en pleine réforme.

Karapetian a fait écho à cette affirmation, expliquant que le nouveau leadership de SRC installé par lui récemment a mis au point un « document plus vaste sur les risques de corruption dans le système de taxe. » « Croyez-moi, nos intentions concernant les changements dans la SRC sont beaucoup plus profondes et beaucoup plus fondamentales, », a t-il assurer.

La corruption au sein de l’agence de recouvrement des impôts est depuis longtemps endémique. Beaucoup de cadres supérieurs de la SRC sont soupçonnés d’avoir de nombreux intérêts commerciaux à cause de cela.

Vartan Harutiunian, le chef actuel de la SRC nommé en octobre, est un personnage proche de Karapetian. Harutiunian a déclaré fin décembre qu’il a l’intention de supprimer les “éléments corrompus et malsains“ de la SRC. Il a également promis une action plus sévère contre l’évasion fiscale.

Zadoyan a déclaré que le ministère arménien des Finances a accepté de prendre au moins la moitié des 36 mesures de lutte contre la corruption dans ce domaine qui ont été recommandées par lui. Karapetian, pour sa part, a chargé le ministère de présenter de telles mesures à la prochaine réunion du conseil.

Artak Manukian, expert économique de la filiale arménienne de Transparency International, a salué la volonté de Karapetian de coopérer avec les groupes civiques dans sa lutte déclarée contre la corruption.

“Mais cela ne signifie pas nécessairement que les choses s’amélioreront immédiatement“, a nuancé Manukian. “Cela signifie simplement que nous avons la possibilité d’améliorer la législation.“

Manukian a mis en garde que les changements législatifs à eux seuls ne feront pas la différence à moins qu’ils ne soient dûment appliqués par les autorités. “Si la loi vous permet de punir les fonctionnaires corrompus, mais que vous ne les punissez pas, vous ne parviendrez jamais à améliorer le processus“, a t-il averti.

posté le 20 février 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
Tsarukian toujours vague sur ses objectifs électoraux

L’homme d’affaires Gagik Tsarukian a refusé de préciser ses objectifs politiques jeudi alors qu’il dévoilait sa nouvelle alliance qui formera l’une des principales forces en compétition aux prochaines élections législatives en Arménie.

Tsarukian s’est adressé aux journalistes après l’annonce de l’alliance de son Parti de l’Arménie prospère (BHK) avec deux petits partis. Les alliés politiques du tycoon avaient prédit la formation d’un bloc plus large.

A la question de savoir s’il peut gagner les élections du 2 avril et obtenir un changement de régime, Tsarukian a déclaré : « J’ai déjà tout dit ... sur les problèmes les plus importants que vous ressentez également dans votre vie quotidienne. J’ai dit que nous voulions ... résoudre ces problèmes extrêmement importants pour aider notre peuple à se remettre sur pied.

“Il ne s’agit pas de penser à des individus particuliers, pour savoir s’ils vont conserver leur poste ou devenir député du Parlement. Il s’agit de la nation et de l’État. ”

« J’aime notre peuple », a ajouté le chef du BHK. « Si nous réussissons à mener notre campagne correctement et à informer les gens, alors ce sera aux gens de décider de leur avenir. Tout dépend de notre peuple, de nous. Nos coéquipiers doivent mener notre campagne correctement, écouter nos concitoyens et leur présenter notre programme ».

Tsarukian a également évité de demander un changement de régime quand il a réintégré en tant que président BHK deux ans après l’annonce de sa retraite de la politique après une forte pression gouvernementale. Dans son discours, il s’est plaint des difficultés socio-économiques persistantes dans le pays, mais a arrêté d’en rendre directement et ouvertement responsable le président Serzh Sarkisian ou le gouvernement.

Tsarukian a annoncé sa décision de revenir dans l’arène politique le mois dernier après une amélioration visible de ses rapports avec Sarkisian. Certains commentateurs arméniens et politiciens de l’opposition ont prétendu son retour fait partie d’un accord secret avec Sarkisian. Les membres principaux du BHK ont rejeté ces critiques, disant que leur parti demeure dans l’opposition au gouvernement.

Réuni avec des membres de haut rang du parti républicain au pouvoir (HHK) à la fin du mois dernier, Sarkissian a déclaré qu’il “ne se félicite pas” de la décision de Tsarukian de retourner à la politique. Mais il n’a pas explicitement critiqué ou averti le magnat.

Interrogé sur le fait de savoir si la remarque du président aura un impact sur ses activités politiques, Tsarukian a déclaré : “Je ne sais pas. Demandez au peuple.

- C’est le président de notre pays, continua-t-il. ‘C’est sa position. Encore une fois - et je l’ai dit à mes coéquipiers - seule une personne faible peut insulter ou jeter de la boue à n’importe quelle partie, pas seulement le président. »

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 19 février 2017 par Ara/armenews


RUSSIE
En Russie, un député accuse les juifs d’avoir cuit les chrétiens dans des chaudrons

En Russie, un député accuse les juifs d’avoir “cuit les chrétiens dans des chaudrons“

Un député russe, connu pour ses propos homophobes, a provoqué la colère de la communauté juive en Russie en accusant les ancêtres de ce peuple d’avoir “cuit les chrétiens dans des chaudrons“.

Le député Vitali Milonov, connu pour avoir rédigé la loi sanctionnant la “propagande homosexuelle“, s’en est violemment pris à deux élus du conseil municipal de Saint-Pétersbourg (nord-ouest), Boris Vichnevski et Maksim Reznik, tous les deux d’origine juive, lors d’une manifestation pour le retour d’une célèbre cathédrale de cette deuxième ville de Russie à l’Eglise orthodoxe.

“Les chrétiens ont survécu malgré le fait que les ancêtres de Boris Vichnevski et de Maksim Reznik nous ont cuits dans des chaudrons et nous ont jetés pour être déchirés par des bêtes sauvages“, a ainsi affirmé M. Milonov.

Ces déclarations ont été qualifiées d’“insultantes“ par le Congrès juif russe, qui réunit des hommes d’affaires, des militants et des dignitaires religieux juifs en Russie. “Il a insulté les élus du conseil municipal de Saint-Pétersbourg (...), ses collègues députés doivent cesser de lui dire bonjour“, a déclaré lundi à l’AFP Iouri Kanner, président du Congrès juif russe.

“C’est la première fois que j’entends que les juifs auraient cuit les chrétiens dans des chaudrons ou les auraient donnés comme nourriture à des bêtes sauvages“, a-t-il ajouté.

La Russie compte actuellement près d’un million de juifs, selon la Fédération des communautés juives de Russie (FEOR).

Environ un million de juifs ont quitté l’URSS pour Israël à l’époque soviétique, selon le grand rabbin de Russie, Berl Lazar.

En 2016, près de 7.000 de juifs russes ont immigré en Israël, a affirmé un récent rapport de l’antenne russe de l’Agence juive, assurant que la Russie est ainsi devenue le premier pays de provenance de l’immigration juive dans l’Etat hébreu.

posté le 17 février 2017 par Stéphane/armenews


COMPTE-RENDU DU RDV DES NAM
Jacques Faure : « Le président de la République a tout dit dans son discours au dîner du CCAF »

Salle comble, vendredi 10 février, au Rendez-Vous des NAM, pour venir écouter Jacques Faure, ancien ambassadeur de France et coprésident français du Groupe de Minsk, chargé par l’OSCE de rétablir la paix dans le conflit du Haut-Karabakh. En partenariat avec l’UGAB-France, la conférence dont le thème était “le Quai d’Orsay et la Question arménienne“ s’est ouverte par une introduction de Claire Mouradian, directrice de recherche au CNRS, dans laquelle l’historienne, qui travaille sur les archives diplomatiques françaises, a présenté les grandes lignes de la diplomatie française dans l’histoire de la Question arménienne de la deuxième moitié du XIXe siècle à la fin de la Première guerre mondiale en 1918, avec quelques éclairages sur la période soviétique.

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Mais l’essentiel de la soirée a été consacré aux analyses de Jacques Faure dont l’exposé très précis et réaliste a été l’occasion de rappeler que le président François Hollande, lors du dîner du CCAF, avait dit l’essentiel avec une nouveauté d’importance capitale selon laquelle “les principes de Madrid (base de travail du conflit du HK - comme on l’appelle au Quai d’Orsay - je ne vais pas les énoncer ici, mais nous savons qu’ils déboucheront s’ils sont appliquées sur l’autodétermination du Haut-Karabakh“. C’est en effet la première fois depuis le début du processus de paix que l’un des Chefs d’Etat qui coprésident le Groupe de Minsk évoque publiquement, explicitement et personnellement le droit à l’autodétermination du Haut-Karabakh.

L’ambassadeur Jacques Faure a aussi détaillé certains volets du processus de paix, notamment le poids de l’histoire et l’obsession de la sécurité des Arméniens, l’affaire Safarov pour laquelle Bakou n’a pas mesuré l’impact de sa décision d’élever cet assassin au rang de “héros national“, “Ilham Aliev tirant là une balle dans le pied de son argumentaire sur l’autonomie du Haut-Karabakh dans le cadre de l’Azerbaïdjan“, a-t-il ajouté. Il a également évoqué le volet équivoque du droit international à propos des quatre résolutions du Conseil de sécurité sur le conflit du Haut-Karabakh, résolutions (822, 853, 874, 884) qui, rappelons-le, ne mentionnent jamais l’Arménie comme actrice du conflit, sauf une seule fois et encore puisqu’on lui demande d’user de son influence auprès des autorités de facto du Haut-Karabakh pour apaiser les tensions. Se pose alors la question du pourquoi d’un tel investissement de l’Arménie dans le dossier alors que les textes officiels du droit ne lui imposent rien puisqu’elle n’est même pas reconnue comme actrice du conflit... A Erevan de répondre...

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Après avoir longuement rappelé le fonctionnement de l’OSCE, dont les dispositions ne sont pas contraignantes - il faut insister sur ce point - l’ancien co-président a également rappelé que les bases d’un accord doivent reposer sur le compromis. Et à la question, “quels sont les gestes de compromis fournis par le président Aliev ?“, Jacques Faure est resté évasif dans sa réponse alors que dans ces échanges avec la salle il s’est montré plus à l’aise, notamment sur le fait que la procédure par étape est dans une impasse. Il a également rappelé qu’une reprise des hostilités n’était pas à prendre à la légère avant de s’interroger sur la fermeté des autorités azerbaïdjanaises qui font leur possible pour que le bureau de l’OSCE à Erevan soit fermé comme à Bakou. Or Erevan et les autres pays de l’OSCE souhaitent maintenir cette représentation, mais comme les décisions se prennent à l’unanimité à l’OSCE, le dossier est aujourd’hui bloqué, malgré les pressions de Washington et le jeu équivoque de la Russie, qui ne voit pas d’un mauvais oeil la fermeture de ce bureau, car cela permettrait de réduire le caractère international du conflit, de surcroît quand les Etats-Unis sont membres de l’OSCE.

Enfin, l’ancien coprésident a rappelé comment le Groupe de Minsk était intervenu pour écarter deux des trois résolutions anti-arméniennes et anti-Groupe de Minsk présentées par l’Azerbaïdjan au Conseil de l’Europe, quelques semaines avant le déclenchement de la Guerre des Quatre jours par Bakou.

Prochain Rendez-Vous des NAM, le vendredi 19 mai, à 20h, avec Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’EHESS et Galia Ackerman, historienne et journaliste à RFI, autour du thème “Turquie-Russie, Erdogan-Poutine, je t’aime moi non plus“.

posté le 17 février 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
L’ex-Premier ministre ne se présentera pas aux législatives d’avril

L’ancien Premier ministre Hovik Abrahamian, qui a quitté le Parti républicain d’Arménie (HHK) après avoir démissionné, ne participera pas aux prochaines élections législatives, a déclaré jeudi son fils.

Abrahamian a quitté le HHK le mois dernier plus de quatre mois après avoir été démis de ses fonctions de premier ministre. Plus d’une douzaine de personnalités du HHK de sa province natale d’Ararat, y compris son gouverneur, l’ont suivie en janvier.

Sarkisian a lancé une attaque à peine voilée contre Abrahamian le 26 janvier. L’ex-premier ministre a de nouveau vivement le président le jour suivant, provoquant une réaction sévère d’un porte-parole du HHK.

Le fils d’Abrahamian, Argam, maire d’Artashat, a confirmé jeudi qu’il se présentera au Parlement en tant que candidat d’un nouveau bloc mis en place par l’homme d’affaires Gagik Tsarukian. Mais il a dit que son père ne participera pas à la course parlementaire.

Argam Abrahamian, qui est marié à une des filles de Tsarukian, ne tarit pas sur ses chances de vaincre les candidats du HHK dans la circonscription d’Ararat. “Celui qui est digne de confiance va gagner“, a déclaré l’impétrant de 30 ans au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am).

La famille Abrahamian a longtemps dominé la vie politique et économique à Ararat. Hovik Abrahamian était l’un des membres les plus influents du HHK avant d’être nommé Premier ministre en 2014. Les représentants de HHK affirment que sa sortie ne sera pas négative pour les chances du parti au pouvoir lors des élections prévues pour le 2 avril.

Dans une déclaration faite le 25 janvier, l’ex-premier ministre avait déclaré qu’il « continuerait à s’engager activement dans la politique.“

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 17 février 2017 par Ara/armenews


ARMENIE
La FRA vante les réformes politiques et économiques du gouvernement

La Fédération révolutionnaire arménienne, parti allié au président Serge Sarkissian, a vanté hier ce qu’elle a appelé “les réformes politiques et économiques de grande envergure“ lancées par le gouvernement arménien.

“Quelque chose a vraiment changé dans notre pays“, a assuré un de ses dirigeants, Aghvan Vartanian. “Regardez le programme du gouvernement, les politiques gouvernementales et le travail quotidien de nos ministres au sein de ce gouvernement“.

“Un processus de changements sérieux et qualitatifs a vraiment commencé dans diverses directions, dans toutes les directions d’ailleurs“, a t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Un autre dirigeant de la FRA, Armen Rustamian, a déclaré que la transition continue de l’Arménie vers la république parlementaire devrait aboutir à un « nouveau gouvernement de qualité » qui maintiendra les réformes. Il a soutenu que le système de gouvernement parlementaire envisagé par la réforme constitutionnelle de 2015 signifiera une direction plus collective du pays.

“Le vainqueur de l’élection ne sera plus en mesure d’obtenir tout et de laisser le perdant sans rien“, a expliqué Rustamian.

La FRA, particulièrement influente au sein de la diaspora, a reçu trois postes ministériels suite à un nouvel accord de partage de pouvoir conclu avec Sarkissian en février 2016. L’accord a été conclu six mois avant que le président nomme un nouveau Premier ministre et remanie le gouvernement, avec l’objectif déclaré d’accélérer les réformes économiques.

Vartanian a insisté sur le fait que la présence depuis un an au sein du gouvernement n’a pas infléchi négativement sur la popularité du parti. Il a exprimé la confiance que la FRA aura une « présence de poids » dans le prochain Parlement de l’Arménie qui sera élu le 2 avril.

La FRA détient 5 sièges dans l’actuelle Assemblée nationale, qui en compte 131.

Sa liste des candidats aux élections annoncée lors de la conférence de presse sera à nouveau dirigée par Rustamian et Vartanian. Les trois membres du gouvernement affiliés à la FRA - le ministre de l’éducation, Levon Mkrtchian, le ministre de la Protection de l’environnement, Artsvik Minasian, et le ministre de l’Administration locale, Davit Lokian - figurent également sur la liste.

posté le 16 février 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
La ministre de la Justice défend les efforts anti-corruption

Le ministre de la Justice, Arpine Hovannisian, a exprimé son désaccord hier par rapport à Richard Mills, ambassadeur américain à Erevan, qui avait critiqué le principal organe anticorruption du gouvernement arménien.

Le Conseil anticorruption a approuvé en 2015 un plan triennal d’actions contre diverses pratiques de corruption peu de temps après sa création par le Premier ministre Hovik Abrahamian. L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) s’est engagée l’année dernière à soutenir la mise en œuvre du programme avec une subvention de 750 000 $.

Mills a révélé plus tôt ce mois-ci que l’USAID a depuis alloué moins de 2,5 % de cet argent en raison d’un manque de « progrès concrets » dans le travail de l’organisme anti-corruption. Il a déclaré qu’il “n’a pas démontré autant de progrès que nous l’avions espéré.“

Hovannisian a rejeté cette évaluation négative de Mills comme étant “un peu exagérée“, expliquant que le conseil actuellement supervisé par le Premier ministre Karen Karapetian a largement atteint ses objectifs. Elle a fait valoir qu’elle avait rédigé un certain nombre de projets de loi anti-corruption promulgués par les autorités arméniennes. Ces lois ont criminalisé l’« enrichissement illégal » des fonctionnaires de l’État, les transactions en espèces restreintes et élargi le cercle des fonctionnaires obligés de divulguer leurs biens.

“C’est pourquoi je ne partage pas ce point de vue, même si je comprends bien les préoccupations exprimées“, a affirmé Hovannisian aux journalistes. “Et nous continuons nos efforts dans cette direction.“

Karapetian, qui a été nommé Premier ministre en septembre, a rencontré Mills vendredi dernier pour discuter des efforts déclarés de son cabinet pour intensifier la lutte contre la corruption en Arménie. En particulier, le Premier ministre a informé l’envoyé américain de son intention de créer un « organisme indépendant de prévention contre la corruption ».

“Satisfait des mesures prises par le gouvernement dans la lutte contre la corruption, l’ambassadeur des États-Unis a salué les déclarations publiques et les mesures prises par le Premier ministre à cet égard“, a déclaré le bureau de presse de Karapetian dans un communiqué. Mills a averti en même temps qu’“il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine“, peut-on lire dans la déclaration.

Dans son discours du 1er février, Mills a suggéré que le gouvernement mette en place un “organisme de lutte contre la corruption entièrement indépendant qui peut à la fois enquêter et poursuivre“.

L’Arménie est classé, avec la Bolivie et le Vietnam, à la 113e place sur 176 pays évalués lors du dernier Indice de Perception de la Corruption de Transparency International publié le mois dernier.

posté le 15 février 2017 par Claire/armenews