Nouvelles d'Arménie
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ARMENIE
Un diplomate européen loue de nouveau la tenue des élections législatives

Un haut diplomate européen a réaffirmé hier l’évaluation largement positive émise par l’Union européenne concernant la conduite des récentes élections parlementaires en Arménie, qui ont vu la victoire du Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK).

Herbert Salber, représentant spécial de l’UE au Caucase du Sud, a discuté avec Sarkissian des élections du 2 avril et les relations de l’Arménie avec l’UE lors de sa dernière visite à Erevan.

Le service de presse présidentiel a déclaré que Salber a félicité Sarkisian pour « la conduite réussie » du vote et l’a qualifié d’« un pas en avant formidable en ce qui concerne le renforcement de la stabilité et de la démocratie dans le pays ». Il a précisé que le diplomate a exprimé également l’espoir que les autorités arméniennes aborderont “certains des problèmes“ observés pendant la campagne parlementaire.

Le porte-parole de Federica Mogherini, chef de la politique étrangère de l’UE, a complété à la conclusion préliminaire des observateurs européens selon laquelle les élections ont été marquées par des « informations crédibles sur l’achat de vote » et l’intimidation des électeurs, même si les « libertés fondamentales ont généralement été respectées ». “Le résultat de l’élection reflète néanmoins la volonté générale du peuple arménien“, avait-elle dit dans un communiqué.

La déclaration explique clairement que l’UE travaillera en étroite collaboration avec le « Parlement et le gouvernement » démocratiquement élus de l’Arménie afin de « renforcer notre dialogue politique et poursuivre notre soutien à la réforme économique et sociale ». Il a cité l’Accord de partenariat global et renforcé entre l’UE et l’Arménie (CEPA) qui a été paraphé à Erevan deux semaines avant les élections.

La plupart des groupes d’opposition disent que le résultat de l’élection a été principalement décidé par les achats de vote à grande échelle par le HHK. Certains d’entre eux, notamment l’alliance Congrès-HZhK, ont également allégué des irrégularités plus graves telles que le vote multiple. L’alliance Congrès-HZhK a exigé que la Cour constitutionnelle d’Arménie annule les résultats officiels du vote. Le tribunal a ouvert des audiences mardi.

Après sa rencontre avec Salber, Sarkissian a remercié l’UE d’avoir fourni à l’Arménie un financement de plus de 7 millions de dollars pour l’achat de dispositifs d’authentification d’électeurs et de caméras qui ont été installées dans des bureaux de vote à travers le pays. Il a ajouté que cela a aidé les autorités à veiller à ce que les élections respectent les “normes internationales“.

Le 4 avril, Mogherini a insisté sur le fait que les équipements électroniques ont empêché de nombreuses irrégularités. “En dépit de quelques problèmes techniques mineurs, il y a eu moins d’irrégularités concernant le remplissage des urnes, le double vote“, a t-elle conclu.

posté le 27 avril 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le gouvernement communique ses objectifs ambitieux pour les exportations

Le gouvernement arménien s’est engagé à contribuer à une augmentation constante et rapide des exportations qui éliminerait l’énorme déficit commercial de l’Arménie au cours des cinq prochaines années.

Les hauts fonctionnaires du ministère du Développement économique et des Réformes ont déclaré au Premier ministre Karen Karapetian le week-end dernier que ce sera le moteur principal d’une croissance économique plus rapide envisagée par son gouvernement.

“Vous dites que nos exportations devraient dépasser les importations d’ici 2022“, a déclaré Karapetian lors d’une réunion avec le ministre du Développement économique, Suren Karayan, et d’autres hauts fonctionnaires du ministère. “Vous faites une très bonne affirmation“.

“Mais connaissez-vous les exportations des marchandises que nous allons augmenter et quelles importations nous allons réduire ? “, a-t-il demandé avant de recevoir ce que la déclaration appelle une “ réponse positive “.

Selon le Service national des statistiques, les exportations arméniennes ont augmenté de 20% pour atteindre près de 1,8 milliard de dollars l’année dernière. Mais elles sont toujours loin des importations qui totalisent 3,3 milliards de dollars. L’Arménie a eu encore des déficits commerciaux plus importants dans le passé, même si son économie a progressé à des taux de deux chiffres jusqu’à la crise financière mondiale de 2008-2009.

Karayan et ses cadres supérieurs ont estimé que le déficit serait plus que nullisé si les exportations augmentaient en moyenne de 20 % par année pendant cinq années consécutives. Ils prévoient que les recettes d’exportation de l’Arménie dépasseront la barre symbolique des 2 milliards de dollars cette année et augmenteront d’environ 450 millions de dollars en 2018. Cela se traduira par 15 000 nouveaux emplois.

Les responsables du ministère ont également expliqué que la Russie et d’autres membres de l’Union économique eurasienne (UEE) absorberaient la plupart des exportations supplémentaires prévues. Pour eux, les exportations arméniennes annuelles vers ces ex-pays soviétiques doubleront pour atteindre près de 800 millions de dollars en trois ans.

Les données du Service national des statistiques montrent que l’Arménie a exporté pour 371 millions de dollars de produits vers la Russie l’année dernière, en hausse de plus de 50% par rapport à 2015. Les produits agricoles frais, les denrées alimentaires préparées, les textiles et les boissons alcoolisées représentaient la majeure partie d’entre eux.

Malgré cette forte hausse, l’Union européenne est restée le premier marché d’exportation de l’Arménie en 2016. Elle a acheté pour environ 480 millions de dollars de biens et de produits arméniens. L’Etat du Caucase du Sud lui fournit principalement les concentrés de cuivre, de molybdène et de minerai non ferreux, notamment pour l’Allemagne.

Les ambitieux objectifs d’exportation fixés par le ministère du Développement économique et des Réformes sont probablement liés à des investissements à grande échelle que Karapetian s’est engagé à attirer dans le marché intérieur. Il a promis spécifiquement un financement de 3,2 milliards de dollars pour environ 350 projets d’investissement nationaux à mettre en œuvre dans les années à venir. Plus de 800 millions de dollars de cette somme devraient être investis cette année.

Le Premier ministre et d’autres fonctionnaires du gouvernement n’ont pas encore précisé toutes les sources des investissements promis. Karayan a déclaré le 13 avril qu’un fonds d’investissement mis en place récemment par des hommes d’affaires russes riches d’ascendance arménienne passera 300 millions de dollars à des achats d’actions ou à des prêts à faible taux d’intérêt pour les entreprises locales en 2017.

Karapetian a déclaré aux fonctionnaires du ministère que le gouvernement s’efforcerait également de stimuler les exportations plus importantes en améliorant l’administration fiscale. Il a également discuté avec eux des efforts déployés par le gouvernement pour améliorer l’environnement commercial élargi du pays.

L’ancien dirigeant d’entreprise s’est engagé à plusieurs reprises à créer des « conditions égales » pour tous les entrepreneurs. Les politiciens de l’opposition rejettent cependant son ambitieux programme de réforme. Ils disent en particulier que les hommes d’affaires riches proches du gouvernement continuent de bénéficier d’un monopole sur les importations lucratives de carburant et de denrées alimentaires de base.

Un haut fonctionnaire du Fonds monétaire international a insisté à Erevan le 12 avril sur le fait que le cabinet de Karapetian s’est engagé à mettre en œuvre les réformes clés nécessaires pour accélérer la croissance économique.

La croissance économique en Arménie a été arrêtée l’année dernière au milieu d’une récession continue en Russie. Le FMI s’attend à ce qu’il s’accélère à environ 3 % en 2017.

posté le 26 avril 2017 par Claire/armenews


LEGISLATIVES
La Cour constitutionnelle auditionne les opposants qui rejettent les résultats officiels

La Cour constitutionnelle de l’Arménie a commencé hier les auditions suite au recours de l’opposition contre les résultats officiels des élections législatives du début du mois, qui ont donné la victoire au Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK).

L’alliance Congrès-HZhK dirigée par l’ancien président Levon Ter-Petrosian a accusé le HHK d’avoir intimidé les électeurs et utilisé les ressources administratives à ses propres fins. Il a présenté au tribunal plus de 40 pages de documents écrits ainsi que des documents vidéo et audio qui prouveraient les fraudes.

Dans son discours face à la Cour, Levon Zurabian, haut représentant du Congrès-HZhK, a affirmé que le scrutin du 2 avril laissait la plupart des Arméniens avec un sentiment de déjà vu.

“Chaque fois, les élections sont truquées, chaque fois l’opposition fait appel à la Cour constitutionnelle et chaque fois la Cour constitutionnelle conclut que les irrégularités signalées n’ont pas influencé les résultats des élections ou que les preuves présentées sont fausses“, a regretté Zurabian face au jury de neuf juges.

“En conséquence, les gens sont constamment déçus par les institutions de l’État et perdent confiance dans les processus électoraux“, a-t-il ajouté.

Gagik Harutiunian, président de la Cour constitutionnelle, a interrompu Zurabian, disant qu’il ne pouvait pas faire de déclarations politiques et critiquer des décisions judiciaires antérieures au cours de la procédure judiciaire. “Au lieu de prononcer un discours politique, essayez de justifier les réclamations que vous avez présentées à la Cour constitutionnelle“, a-t-il demandé.

Zurabian a indiqué le 14 avril qu’il ne croit pas que le tribunal va annuler les résultats officiels, qui indiquent que le bloc de Ter-Petrosian recueille 1,65% du vote. “Nous n’avons pas d’illusions, mais il est de notre devoir d’aller jusqu’au bout“, s’est-il défendu.

La plupart des partis et blocs d’opposition arméniens pensent que le résultat des élections s’est principalement joué grâce à l’achat de votes à grande échelle du HHK, une affirmation rejetée par le parti au pouvoir.

Dans une déclaration du 7 avril, le bloc du Congrès-HZhK a également allégué “de nombreux cas enregistrés de vote multiple“ par des loyalistes du gouvernement. Il avait pourtant été assuré au cours de la campagne électorale que ce type de fraude serait pratiquement impossible en raison des amendements soutenus par l’opposition au Code électoral promulgués par les autorités l’automne dernier.

Ces changements ont conduit à l’installation de dispositifs électroniques d’authentification des électeurs dans tous les bureaux de vote. Les autorités ont également accepté de publier les listes signées des électeurs qui ont voté le 2 avril. Cela a permis aux partis d’opposition de vérifier si quelqu’un d’autre a voté à la place d’Arméniens absents du pays ou qui se sont tout simplement abstenus.

Les observateurs électoraux européens n’ont pas signalé de cas importants de vote multiple dans leurs conclusions préliminaires publiées le 3 avril. Ils ont cité par contre des informations crédibles sur l’achat de vote et la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées.

Les documents soumis par le Congrès-HZhK à la plus haute cour du pays incluent également des informations enregistrées secrètement indiquant que les employés d’un homme d’affaires riche affilié à la HHK ont été forcés de faire campagne pour sa réélection au Parlement, sous peine de perdre leur emploi. Le Service spécial d’enquête de l’Arménie (SIS) a lancé la semaine dernière une enquête criminelle.

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 26 avril 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Erevan reste prudente sur le potentiel poids de Khachaturov à la tête de l’OTSC

L’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) n’assurera pas nécessairement un soutien accru pour l’Arménie dans le cadre du conflit du Haut-Karabagh malgré la nomination de son nouveau secrétaire général arménien, a déclaré vendredi le ministre de la Défense Vigen Sargsian.

Ces dernières années, l’Arménie a critiqué à plusieurs reprises la position d’autres ex-États soviétiques alignés dans l’alliance dirigée par la Russie, car certains n’ont pas ouvertement critiqué l’Azerbaïdjan pour les violations du cessez-le-feu dans la zone de conflit. L’Arménie a également dénoncé certains États membres de l’OTSC pour avoir signé des déclarations pro-azerbaïdjanaises par les pays musulmans ou turcs.

À cet égard, Sargsian a mis en garde contre les attentes excessives qui pèsent sur Yuri Khachaturov, l’ancien général de l’armée arménienne qui assumera le poste de nouveau secrétaire de l’OTSC à partir du mois prochain. Il a expliqué que les déclarations possibles de Khachaturov pourraient porter moins de poids en dehors de l’Arménie que celles faites par son prédécesseur russe, Nikolay Bordyuzha.

“Cela peut même compliquer les choses parce que les déclarations du citoyen russe Nikolay Bordyuzha ont eu énormément de poids et ont été perçues différemment que n’importe quelle déclaration potentielle du secrétaire général arménien“, a expliqué Sargsian lors d’une conférence de presse.

“De toute évidence, beaucoup penseront que Khachaturov est un citoyen arménien et qu’il ne pouvait tout simplement pas agir autrement, même s’il n’agira pas en tant que citoyen arménien, mais en tant que fonctionnaire international contraint par les règlements de l’OTSC“, a-t-il ajouté.

Les Etats membres de l’OTSC ont convenu en 2015 que leur représentant se relayera pour exécuter l’organisation. Un fonctionnaire arménien devait remplacer Bordyuzha peu de temps après. Cependant, ce n’est que la semaine dernière que les présidents de la Russie, de l’Arménie, de la Biélorussie, du Kazakhstan, du Kirghizistan et du Tadjikistan ont approuvé à l’unanimité la candidature de Khachaturov.

On pense que le conflit du Karabagh est la raison principale de ce retard. Certains États de l’OTSC, dont le Kazakhstan et la Biélorussie, auraient été réticents à voir un Arménien occuper le poste en raison de leurs liens chaleureux avec l’Azerbaïdjan.

posté le 24 avril 2017 par Claire/armenews


RUSSIE
Un homme d’affaires arménien assassiné à Moscou

Un homme d’affaires arménien resident en Russie, Alexander Baghiryan, a été assassiné le 19 avril à Moscou, où il est le propriétaire d’un supermarché situé dans la partie sud de la capitale russe. A. Baghiryan a été grièvement blessé sous les yeux de ses gardes du corps et de témoins, alors qu’il se trouvait non loin du siège de son enterprise. Les gardes du corps n’ont pas réagi car l’auteur de ses coups mortels n’était autre qu’un ancien asssocié, dont ils ne s’attendaient pas à ce qu’il fasse usage de son arme contre lui. Alexander Baghiryan, âgé de 61 ans, avait quitté son entreprise en compagnie de ses gardes du corps vers 21h00, heure locale, lorsqu’il a été victime de cette agression. Il ne devait pas réchapper aux quelque cinq balles qui l’ont visé.

Selon certaines informations, l’auteur des coups de feu serait un ancien partenaire d’affaires d’A.Baghiryan, avec lequel il aurait dirigé une petite usine dans la région de Moscou produisant des bouteilles pour boissons alcoolisées et liqueurs. Il aurait réclamé en vain à son ancien associé A. Baghiryan le règlement d’une dette d’un montant de 3 millions de dollars. Peu avant, il avait pourtant rencontré dans son bureau A. Baghiryan avec lequel il aurait eu une discussion manifestement amicale, qui se serait conclue sur une promesse de règlement de la dette. Mais selon son ancien associé, A.Baghiryan se serait aussitôt après ravisé pour lui signifier qu’il ne rendrait pas cet argent ; c’est là que sous le coup de la colère, il aurait tiré sur lui.

A.Baghiryan a été conduit à l’hôpital dans un état critique, et il devait succomber peu après des suites de ses blessures. Le garde du corps de l’homme d’affaires a pu neutraliser l’agresseur et le remettre en les mains de la police locale. Une enquête criminelle est en cours sur les circonstances exactes de ce drame. On a ainsi appris que A. Baghiryan avait rencontré des sévères difficultés dans ses affaires au cours des dernières années et accumulé beaucoup de dettes, et sans doute autant d’ennemis. Peut-être un effet de la crise lancinante que connaît la Russie sous l’effet des sanctions et de la baisse des cours du pétrole. Une crise qui ne semble pas avoir d’effets en tout cas sur les 6 grands hommes d’affaires russes d’origine arménienne, qui comptent selon le dernier classement, parmi les 200 plus grosses fortunes de Russie.

posté le 21 avril 2017 par Gari/armenews


POLITIQUE
Le tout jeune parti de Zaruhi Postanjian nie être financé par un magnat russe

Zaruhi Postanjian, femme politique de l’opposition, a nié hier les affirmations des médias : selon eux, son parti politique nouvellement créé est financé par un riche homme d’affaires d’origine russe et d’ascendance arménienne, connu pour ses positions très critiques vis-à-vis du gouvernement actuel.

Elle a convenu en même temps que le magnat en question, Ruben Grigorian, est un « bon ami » et « l’un des meilleurs représentants du peuple arménien », et qu’il approuve ses activités politiques.

Postanjian a tenu le congrès fondateur du parti Yerkir Tsirani (Pays de l’abricot) le 15 mars dernier, un mois après avoir quitté le parti Zharangutyun (Patrimoine) de Raffi Hovannisian, qu’elle représentait au Parlement depuis dix ans. Le nouveau parti n’a pas présenté de candidats lors des élections législatives du 2 avril. Mais c’est l’un des deux opposants au parti républicain aux prochaines municipales d’Erevan.

Postanjian a déclaré lors du congrès que Yerkir Tsirani s’efforcerait de renverser le gouvernement par une « révolution de velours ». Elle a réaffirmé son soutien aux hommes armés radicaux de l’opposition qui ont saisi un poste de police à Erevan en juillet dernier. Le parti favorise une ligne dure concernant le conflit du Haut-Karabagh et les relations de l’Arménie avec la Turquie.

Postanjian a ajouté que Yerkir Tsirani s’attend à être financé et soutenu par de nombreux Arméniens de la Diaspora. Elle n’a cependant donné aucun nom.

Un journal arménien a assuré hier que Grigorian, qui possède une grande société de construction russe, Rustog Invest, est le sponsor principal du parti.

“Non, nous n’avons pas reçu d’aide financière de sa part, mais il est l’un de mes meilleurs amis“, a répondu Postanjian.

“Il comprend que le système politique doit être changé et il a parlé publiquement de ça“, a affirmé la quadra. “Je pense qu’il va partager mes points de vue idéologiques parce que nous sommes amis et avons parlé de tout cela“, a précisé la mère de quatre enfants.

Dans un appel du 15 mars aux ressortissants arméniens vivant en Russie, Grigorian a vilipendé les leaders actuels de l’Arménie en les traitant de « pillards » qui doivent être évincés à la suite des élections du 2 avril. Il les a exhortés à se rendre en Arménie et à voter pour une “patrie prospère“.

Grigorian a publié une autre déclaration sur Armmuseum.ru le 26 mars, après qu’une trentaine d’autres entrepreneurs russo-arméniens ont créé un fonds d’investissement multimillionnaire qui financera divers projets d’affaires en Arménie. Il les a dénoncés comme étant un « club qui mènera le pays à une catastrophe ».

La force motrice derrière le fonds est Samvel Karapetian, l’homme d’affaires arménien le plus riche de Russie. Le milliardaire est un fort soutien du Premier ministre Karen Karapetian (sans relation familiale).

posté le 20 avril 2017 par Claire/armenews


PRESIDENTIELLE 2017
Questionnaire de Nouvelles d’Arménie : les réponses de Benoît Hamon

Comme nous nous en étions convenus avec les candidats à la présidentielle qui ont accepté de répondre aux questionnaires de Nouvelles d’Arménie Magazine (CF NAM 238), nous republions durant toute cette semaine leurs réponses sur armenews.com. Elles sont classées par ordre alphabétique. Mardi 18 avril : Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon. Mercredi 19 avril : Benoît Hamon, Marine Le Pen. Jeudi 20 avril : Emmanuel Macron Jean-Luc Mélenchon.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Depuis 2012, le génocide des Arméniens est commémoré tous les 24 avril par la République, avec la participation du président de la République et/ou par un ministre. Si vous êtes élu, comptez-vous poursuivre cette tradition ? Pouvez-vous vous engager à ce que le 24 avril soit officiellement considéré comme une journée nationale de commémoration du génocide arménien et soit inscrit à ce titre dans le calendrier républicain ?

Benoît Hamon : Le génocide des Arméniens de 1915 est un événement majeur de l’histoire du XXe siècle, un traumatisme pour l’humanité entière et bien sûr plus particulièrement pour les Français d’origine arménienne et donc, pour la France. Si je suis élu président de la République, je continuerai bien évidemment à participer à cette commémoration pour que ce génocide ne soit jamais oublié. J’espère d’ailleurs pouvoir me rendre un jour au mémorial du génocide à Erevan. François Hollande a proposé lors du dîner du CCAF auquel j’étais présent, l’inscription dans le calendrier républicain d’une journée nationale de commémoration de tous les génocides, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Je soutiens pleinement cette idée. Élu président de la République, je poursuivrai bien entendu le travail engagé dans cette perspective.

NAM : Quel est votre regard sur la communauté arménienne de France, constituée par les rescapés du génocide de 1915 ? Face au négationnisme de l’État turc, comprenez-vous son combat pour la reconnaissance internationale du génocide et estimez-vous qu’il est juste pour la France de le soutenir ?

Benoît Hamon : La communauté arménienne de France a toute mon admiration car elle est un modèle d’intégration exemplaire. Les Français d’origine arménienne ont beaucoup apporté à la France, dans des domaines divers. Ils ont montré bien souvent leur amour de la France et je pense bien évidemment, à quelques jours de la commémoration du 73e anniversaire de son exécution par l’occupant nazi, au résistant Missak Manouchian mais aussi à ses vingt-deux camarades, qui ont également donné leur vie pour la France. Je tiens d’ailleurs à dire mon émotion lorsque j’ai appris que la mémoire de Missak Manouchian et de ses camarades avait une nouvelle fois été salie à Marseille. Ceux qui salissent cette mémoire salissent la France. S’agissant du combat pour la reconnaissance du génocide arménien, les efforts que déploient, non seulement les Français d’origine arménienne, mais également nombre de nos concitoyens de toutes origines, sont admirables et légitimes. Si la France a été l’un des premiers pays à reconnaître le génocide arménien en 2001, j’ai aussi conscience, qu’aujourd’hui plus que jamais, il faut aller plus loin. Pour reprendre les mots de Jean Jaurès, « l’humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné » et c’était en 1897, 18 ans avant le génocide de 1915. Même si les voies juridiques pour permettre la pénalisation de la négation du crime de génocide ont rencontré les obstacles que nous connaissons, nous ne devons pas baisser les bras. Par ailleurs, il y a de nombreuses manières de faire vivre cette mémoire, pour que les crimes de masse commis dans le passé ne puissent jamais se reproduire. C’est pourquoi je suis favorable par exemple, comme je vous le disais plus tôt, à l’inscription, dans le calendrier républicain, d’une journée nationale de commémoration des crimes de masse sur la base des conclusions qui seront remises par la mission de réflexion dirigée par l’historien Vincent Duclert. Il en va du respect de nos valeurs républicaines.

NAM : Êtes-vous pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ?

Benoît Hamon : Aujourd’hui, la question se pose moins à l’Europe qu’à la Turquie elle-même. C’est à la Turquie de nous dire le chemin qu’elle veut emprunter. Est-ce celui de l’État de droit, des libertés fondamentales ou est-ce celui d’une fuite en avant dans la répression, dans le repli, dans le nationalisme ? La Turquie est un grand pays mais l’Europe, ce sont des valeurs et des principes au cœur de son pacte politique.

NAM : Pensez-vous que la France doive continuer à entretenir une relation privilégiée avec l’Arménie ?

Benoît Hamon : Bien évidemment ! Les relations d’amitiés entre la France et l’Arménie sont très fortes et je souhaite qu’elles se développent. N’oublions pas que l’histoire nous lie : le dernier roi d’Arménie repose dans la basilique de Saint-Denis, au côté des rois de France et en 1915, la marine française a aidé les Arméniens de Cilicie. Je souhaite renforcer cette relation avec l’Arménie, à qui on a trop souvent demandé de faire un « choix civilisationnel » entre la Russie et l’Union européenne. Les choses ne sont pas aussi simples et je suis persuadé que la France doit être un partenaire privilégié de l’Arménie. Cela se fait au niveau économique bien sûr puisque la France est le premier investisseur européen en Arménie. Mais cela peut se faire aussi au niveau de la coopération décentralisée entre les collectivités territoriales françaises et arméniennes. Dans le domaine de l’éducation par exemple, l’université française en Arménie fait un travail formidable pour la francophonie et les échanges d’étudiants. La maire de Paris, Anne Hidalgo, souhaite quant à elle dupliquer le Centre Tumo à Paris : ce serait un formidable symbole pour l’amitié entre nos pays ! C’est par ce type de projets que je souhaite renforcer la coopération entre l’Arménie et la France et j’espère que le prochain sommet de la Francophonie à Erevan en 2018 sera une belle occasion de réaffirmer cette volonté.

NAM : Êtes-vous favorable à la reconnaissance par la France de la République du Haut-Karabagh ?

Benoît Hamon : L’urgence de trouver une solution à ce conflit est venue brutalement se rappeler à nous lors des affrontements violents - les plus violents depuis 20 ans - qui se sont déroulés du 2 au 5 avril dernier. Nous avons eu la preuve que l’expression de « conflit gelé » était inadéquate pour décrire une situation qui fait chaque année de nombreux morts. La France a une responsabilité particulière en tant que coprésidente du Groupe de Minsk aux côtés de la Russie et des États-Unis. Elle s’est d’ailleurs immédiatement mobilisée avec ses partenaires pour obtenir le cessez-le-feu du 5 avril dernier. Pour autant, ce serait une faute grave et dangereuse de considérer que la situation est aujourd’hui stabilisée. Les affrontements peuvent reprendre à tout moment, avec des conséquences incalculables pour l’ensemble de la région. Cette situation impose à tous de trouver une solution à ce conflit qui n’a que trop duré. Les éléments d’un règlement sont connus. Ce sont les principes de Madrid rendus publics en 2010. Élu président de la République, je serais bien entendu prêt à organiser une nouvelle rencontre pour avancer concrètement sur cette voie. Alors que, sur le plan international, les facteurs d’incertitude se multiplient, il n’est que temps de mettre un terme à ce conflit qui pénalise les populations, qui entrave le développement des deux États, et qui maintient un climat d’instabilité préjudiciable à toute la région. L’heure est donc aujourd’hui à ce que chacun prenne ses responsabilités. C’est ce qu’il faudra dire au président Aliev et au président Sarkissian. Les bases d’un accord sont possibles.

NAM : Seriez-vous pour la création à Paris d’un centre arménien de civilisation et de mémoire et seriez-vous prêt à aider à sa réalisation ?

Benoît Hamon : Je suis bien sûr favorable à la création d’un centre qui permettrait aux Arméniens et surtout aux non Arméniens de mieux connaître l’histoire et la culture de ce peuple et qui soit un lieu d’échanges. Il est légitime que la communauté arménienne ait un lieu de mémoire du génocide arménien en France, qui permette plus largement de lutter contre tous les crimes contre l’humanité. Le succès de l’exposition de la mairie de Paris en 2015 sur le génocide arménien montre l’intérêt pour cette question. La création de ce centre était un engagement de François Hollande et je sais que les équipes de la mairie de Paris se mobilisent activement pour qu’il puisse voir le jour, de concert avec les représentants du Conseil de Coordination des Arméniens de France (CCAF). Je me soucie également de l’avenir du Musée arménien de France, consacré à l’histoire et à la culture arménienne, qui trace 3 000 ans d’histoire et regroupe près de 1 200 œuvres. Ces œuvres sont d’ailleurs reconnues d’utilité publique.

NAM : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux 500 000 Français d’origine arménienne ?

Benoît Hamon : J’aimerais conclure en reprenant humblement les mots d’Aragon dans son poème sur l’Affiche Rouge : « Nul ne semblait vous voir français de préférence ». L’identité française ne tient pas aux origines ethniques ni à la religion. L’identité française tient dans ce que l’on apporte à la France autant que dans ce que la France apporte. L’épopée des Arméniens en France nous rappelle, en ces moments tragiques de notre histoire méditerranéenne, en ces temps graves de montée des populismes, que notre pays a toujours été un phare pour ceux qui luttent pour leur liberté, et un havre pour ceux qui sont persécutés. Elle nous rappelle qu’accueillir les pourchassés, les menacés, les rescapés de la barbarie est toujours un devoir, et peut devenir une chance. Elle me conforte dans mes convictions et dans ma volonté de porter encore plus haut ces valeurs dans cette campagne présidentielle.

posté le 19 avril 2017 par Ara/armenews


PRESIDENTIELLE 2017
Questionnaire de Nouvelles d’Arménie : les réponses de Mme Marine Le Pen

Comme nous nous en étions convenus avec les candidats à la présidentielle qui ont accepté de répondre aux questionnaires de Nouvelles d’Arménie Magazine (CF NAM 238), nous republions durant toute cette semaine leurs réponses sur armenews.com. Elles sont classées par ordre alphabétique. Mardi 18 avril : Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon. Mercredi 19 avril : Benoît Hamon Marine Le Pen. Jeudi 20 avril : Emmanuel Macron Jean-Luc Mélenchon.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Depuis 2012, le génocide des Arméniens est commémoré tous les 24 avril par la République, avec la participation du président de la République et/ou par un ministre. Si vous êtes élu, comptez-vous poursuivre cette tradition ? Pouvez-vous vous engager à ce que le 24 avril soit officiellement considéré comme une journée nationale de commémoration du génocide arménien et soit inscrit à ce titre dans le calendrier républicain ?

Marine Le Pen : Je continuerai à commémorer le génocide dont le peuple arménien a été victime car il s’agit du premier grand crime contre l’humanité du XXe siècle. De plus, l’arrivée de nombreux Arméniens en France en 1915 a été un événement important dans l’histoire de notre pays car ils ont beaucoup apporté à notre nation et ont contribué à sa reconstruction après la Première Guerre mondiale et se sont parfaitement assimilés. Je pense néanmoins que le calendrier de la République doit se limiter aux événements historiques qui constituent la mémoire collective du peuple français. Il est important d’entretenir la mémoire de la tragédie vécue par les Arméniens mais cela ne relève pas du calendrier officiel.

Nouvelles d’Arménie Magazine :Quel est votre regard sur la communauté arménienne de France, constituée par les rescapés du génocide de 1915 ? Face au négationnisme de l’État turc, comprenez-vous son combat pour la reconnaissance internationale du génocide et estimez-vous qu’il est juste pour la France de le soutenir ?

Marine Le Pen : Je n’aime pas beaucoup le terme de « communauté ». Je suis bien sûr sensible à l’histoire personnelle des individus, à l’importance qu’elle a dans leur vie et il me semble bien normal que les personnes d’origine arménienne entretiennent leur mémoire commune et cherchent à la faire vivre. Il me paraît en effet important que le génocide de 1915 soit largement reconnu par tous les pays du monde et que la Turquie entame enfin une réflexion sérieuse sur cette page terrible de son histoire. La France doit soutenir absolument le combat pour cette reconnaissance, en raison de son statut de patrie des droits de l’Homme et du grand nombre d’Arméniens qui y ont trouvé refuge et s’y sont intégrés avec succès.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Êtes-vous pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ?

Marine Le Pen : Très clairement, non. Contrairement aux autres grands partis, les députés européens du Front national ont toujours voté contre l’ouverture de nouveaux chapitres d’adhésion de la Turquie, nous sommes les seuls à nous y opposer fermement et sans ambiguïté. Sur ce sujet, je suis d’ailleurs la seule candidate à n’avoir jamais changé d’avis et à être crédible.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Pensez-vous que la France doive continuer à entretenir une relation privilégiée avec l’Arménie ?

Marine Le Pen : Oui, la France doit continuer à entretenir des relations diplomatiques spécifiques en fonction de l’histoire particulière qu’elle a avec les différents pays. Au Moyen-Orient, elle doit retrouver un rôle de premier plan et particulièrement celui de protectrice des chrétiens d’Orient, qu’elle assume depuis François Ier mais n’a que trop négligé ces dernières décennies.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Êtes-vous favorable à la reconnaissance par la France de la République du Haut-Karabakh ?

Marine Le Pen : Certes, les frontières administratives de l’ancienne URSS sont devenues trop vite et sans réflexion des frontières internationales mais, plutôt qu’une indépendance, je crois qu’il serait souhaitable que l’Azerbaïdjan et l’Arménie parviennent à un accord permettant que le Haut-Karabagh puisse être rattaché à l’Arménie.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Seriez-vous pour la création à Paris d’un centre arménien de civilisation et de mémoire et seriez-vous prêt à aider à sa réalisation ?

Marine Le Pen : Je ne suis pas opposée à la création de centres culturels, quels qu’ils soient, bien sûr, et celui-ci me semble parfaitement légitime. Il existe déjà par ailleurs plusieurs centres culturels arméniens en France. Leur développement n’est pas problématique en soi. En revanche, ce n’est pas, à mon sens, à l’État de le financer.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux 500 000 Français d’origine arménienne ?

Marine Le Pen : Je tiens à saluer ces Français si bien assimilés qui ont tant apporté à notre pays dans des domaines très divers, et notamment des secteurs aussi variés que la culture, la recherche ou même la politique ! Ils sont pour moi des exemples parfaits de ce que je dis souvent : la nationalité française s’hérite ou se mérite.

posté le 19 avril 2017 par Ara/armenews


TURQUIE
Turquie : l’opposition va demander l’annulation du référendum

Le principal parti d’opposition en Turquie, le CHP, va présenter au Haut-Conseil électoral (YSK) une demande d’annulation du référendum sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan, remporté dimanche de peu par ce dernier.

La demande sera déposée à 14H30 (11H30 GMT), a précisé dans un communiqué le CHP (social-démocrate), tandis qu’un cadre du parti devait rencontrer le président du YSK deux heures plus tôt.

Dès l’annonce des résultats, les deux principaux partis d’opposition, le CHP et le HDP (prokurde), avaient dénoncé des “manipulations“ lors du scrutin.

En cause, la décision du YSK de considérer comme valides les bulletins non marqués du sceau officiel des autorités électorales. L’opposition y a vu une manoeuvre rendant possibles des fraudes.

Peu après l’annonce de la décision du CHP, le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a déclaré mardi que “tout le monde, à commencer par le principal parti d’opposition, doit respecter (...) la parole de la nation“.

“Ceux qui s’efforcent de jeter une ombre sur le résultat du référendum en propageant des allégations (d’irrégularités) agissent en vain. La volonté de la nation s’est (exprimée) librement dans les urnes, cette affaire est terminée“, a déclaré le chef du gouvernement.

Par ailleurs, une mission commune d’observateurs de l’OSCE et du Conseil de l’Europe a estimé lundi que la campagne s’était déroulée dans des conditions inéquitables et que le scrutin n’avait pas été “à la hauteur des critères“ européens.

Le président Erdogan a immédiatement répliqué en appelant les observateurs européens à “rester à leur place“. “Nous ne voyons et nous ne tenons pas compte de tout rapport que vous pourriez préparer“, a-t-il ajouté.

posté le 19 avril 2017 par Stéphane/armenews