Nouvelles d'Arménie
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DIPLOMATIE
Garo Paylan veut tenter d’instaurer un dialogue entre Ankara et Erevan

Garo Paylan, député d’origine arménienne de l’opposition au sein du Parlement turc, s’est engagé vendredi à tenter de « construire des ponts » entre la Turquie et l’Arménie, tout en rappelant qu’il était peu probable qu’Ankara normalise ses relations avec Erevan prochainement.

“J’aimerais ouvrir, même légèrement, la porte du dialogue. Je sais que ce sera difficile, mais même dans les moments les plus sombres, la porte du dialogue doit être un peu ouverte “, a déclaré Paylan lors d’une conférence de presse tenue à la fin de sa longue visite en Arménie.

“Je vois que le leadership de l’Arménie est préparé pour un tel dialogue“, a-t-il ajouté. “Lorsque je retournerai en Turquie, je demanderai à notre gouvernement s’ils sont disposés à cela ou non“.

Paylan est arrivé à Erevan pour participer à une conférence organisée par le gouvernement qui a rassemblé quelque 1 800 Arméniens du monde entier. Ils ont discuté avec les représentants du gouvernement arménien des relations de l’Arménie avec sa diaspora.

Paylan a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian et le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, en marge du forum de trois jours qui s’est terminé mercredi. Il a été reçu par le président Serge Sarkissian vendredi.

S’exprimant à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York mardi, Sarkissian a annoncé son intention d’annuler officiellement les accords négociés aux États-Unis visant à normaliser les relations de l’Arménie avec la Turquie. Il a cité le refus continu du gouvernement turc de les ratifier avant qu’une résolution au conflit du Haut-Karabagh acceptable pour l’Azerbaïdjan ne soit trouvée. Ankara n’a toujours pas réagi officiellement à cette annonce.

Les protocoles signés à Zurich en 2009 ont engagé la Turquie et l’Arménie dans l’établissement de relations diplomatiques et l’ouverture de leur frontière que les Turcs ont totalement fermé depuis 1993.

“Les protocoles de 2009 étaient des documents très importants“, a précisé Paylan lorsqu’on lui a demandé de commenter les déclarations de Sarkissian. “Mais nous avons maintenant besoin d’une feuille de route vierge. Cela nécessite un dialogue.“

Le parlementaire de 44 ans affilié au Parti démocratique populaire (HDP) pro-kurde a exprimé sa position, lors de la conférence d’Erevan, que seule une « Turquie démocratique » pourrait ouvrir la frontière turco-arménienne et reconnaître le génocide arménien de 1915. Il était profondément pessimiste à propos d’une telle perspective, expliquant que le règne du président Recep Tayyip Erdogan fait glisser la Turquie sur un “chemin dictatorial“.

Erdogan a déclenché une répression massive contre ses ennemis réels et présumés après avoir contré la tentative de coup d’Etat en juillet 2016. Quelque 150 000 personnes ont été licenciées ou suspendues, et plus de 50 000 personnes détenues pour des liens allégués avec le putsch.

Les autorités turques ont également arrêté l’année dernière plus une quinzaine de députés du HDP, y compris le leader du parti, Selahattin Demirtas. Ils sont surtout accusés d’avoir des liens avec le groupe militant kurde PKK, une accusation qu’ils refusent fortement.

“Les médias et les tribunaux indépendants ne fonctionnent pas actuellement en Turquie“, a commenté Paylan. “Ils sont tous contrôlés par Erdogan. Le chef de mon parti et nombreux de mes amis sont maintenant en prison. Beaucoup de journalistes y sont également. “

“Les Kurdes exigent maintenant ce que nous [les Arméniens] exigeons il y a 105-110 ans : la Turquie doit devenir démocratique“, a-t-il souligné. Et ils sont maintenant confrontés aux mêmes risques que les Arméniens à la veille du génocide de 1915, a regretté l’ancien directeur de l’école arménienne d’Istanbul.

Paylan a également insisté sur le fait que le HDP est le seul grand parti turc véritablement engagé envers la démocratie et les droits des minorités.

“Bien sûr, nous continuons à nous battre contre ces manières fascistes, mais cela ne suffit pas“, a t-il poursuivi. « Nous avons vraiment besoin de soutien venant de partout dans le monde. Ll’Occident a fermé les yeux sur les violations des droits de l’homme en Turquie et dans d’autres pays à majorité musulmane. C’est le problème.“

Le HDP est le seul grand parti en Turquie qui a reconnu la mort d’environ 1,5 million d’Arméniens comme étant un génocide. Paylan a demandé à maintes reprises la reconnaissance du génocide par le Parlement turc. En juillet, le parti d’Erdogan a poussé le Parlement à voter une loi interdisant aux députés turcs de mentionner le génocide arménien dans l’enceinte de la Chambre.

posté le 25 septembre 2017 par Claire/armenews


EREVAN
Terry George, le réalisateur de « La Promesse » et le producteur du film, Eric Esrailian à Erévan

Lors de la conférence de presse tenue dans les locaux de l’UGAB Arménie en présence de son Président Berj Sétrakian, Terry George n’a pas caché vendredi son émotion de se trouver à Yérevan maintenant que le film est en train de sortir progressivement sur (presque) tous les écrans mondiaux (ce sera bientôt le cas en France, en novembre prochain).

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Avec Eric Esraelian, qui travaillait déjà à la production du film avec Kirk Kerkorian et a continué après le décès de celui-ci, les deux piliers de cette œuvre cinématographique unique sur le génocide des Arméniens sont revenus tant sur les problèmes de distribution rencontrés que sur le film lui-même.

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Pour le réalisateur du magistral « Hôtel Rwanda », le film « la Promesse » a souvent suscité dans le public non arménien deux types de réactions : « beaucoup m’ont dit tout simplement ‘je ne savais pas, ou alors, de manière vraiment trop vague ‘ - d’autres ‘je savais, mais je me doutais pas de toute cette horreur’ ». Preuve, s’il en était besoin, de la nécessité d’un tel film, que tous les Arméniens attendaient depuis longtemps... Il a également insisté sur le fait que les acteurs choisis, dont Charlotte Le Bon et Christian Bale, portent littéralement le film, et que sa quasi « invisibilité » (choisie) sur les réseaux sociaux l’a relativement protégé de toutes les campagnes anti-arméniennes et négationnistes qui ont pu viser le film. Pour lui, plus qu’un film, La Promesse est avant tout un message au monde sur le génocide des Arméniens et sur le fait que l’horreur de ce crime contre l’Humanité et de tous les crimes contre l’Humanité ne peut rester ignorée.

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A propos de la genèse comme de la réalisation de « La Promesse », Eric Esrailian a pour sa part expliqué qu’aucune pression, d’où qu’elle vienne, n’a jamais pu les empêcher d’avancer : ce professeur de médecine d’UCLA a également mis l’accent sur le fait que des films de ce type se heurtent aussi à la logique marketing de l’industrie du cinéma. « On ne produit plus aujourd’hui, sur de telles tragédies, des films comme la Promesse de peur qu’ils ne soient justement pas rentables, et ce sont les circuits de distribution qui sont là pris en compte avant tout (...) mais le film ne visait pas de rentabilité commerciale - il est là pour faire savoir au monde ce qui s’est passé en 1915, c’était le but de Kirk Kerkorian et le nôtre depuis le début » a-t-il rappelé.

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Le 22 septembre au soir, Terry George et Eric Esrailian ont été les hôtes de la première mondiale d’une performance musicale qui s’est tenue à l’Opéra d’Erévan, « We Promise » (Nous promettons), un spectacle directement inspiré du film. Aujourd’hui samedi, Terry George et Eric Esrailian se rendent au Mémorial du génocide le matin et dans l’après midi, l’UGAB et Creative Armenia proposent une Master class de Terry George, master class qui sera animée par Garin Hovannisian, fondateur de Creative Armenia, co-scénariste et réalisateur du film “1915“.

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Terry George, réalisateur en 2004 de « Hôtel Rwanda » sur le génocide des Tutsi, nominé pour ce film aux Oscars, est né en 1952 à Belfast et a réalisé, en substance, un autre chef d’œuvre avec « Au nom du père » sorti en 1993. Non seulement réalisateur de talent mais aussi scénariste, il a confié lors de la conférence de presse du 22 septembre à Erévan réfléchir à se consacrer désormais à un film sur la catastrophe syrienne et la tragédie des millions de réfugiés de l’interminable guerre qui a ravagé le pays.

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posté le 24 septembre 2017 par Ara/armenews

Texte : Laurence Ritter
Photos : Max Sivasllian



ARMENIE
Le premier ministre arménien se défend de vouloir encourager le russe à l’école

Le premier ministre arménien Karen Karapetian a répondu jeudi 21 septembre à ceux qui l’accusaient de vouloir encourager l’enseignement de la langue russe dans les écoles arméniennes. Le chef du gouvernement arménien, qui a des liens étroits avec la Russie, où il a occupé, des années durant, des fonctions importantes à la tête du géant gazier russe Gazprom, a souligné qu’il n’était pas à l’origine d’une initiative controversée du gouvernement visant à renforcer l’enseignement de la langue russe dans les écoles arméniennes, où il figure déjà en bonne place dans les programmes scolaires. Dans sa “conception” politique postée sur le site web du gouvernement le 11 septembre, le ministère arménien de l’éducation a souligné l’importance économique, culturelle, scientifique et même “géopolitique” d’une “popularisation du russe” dans le pays et s’engageait en conséquence à améliorer le niveau des classes russes dans les écoles publiques arméniennes. Le ministère a aussi précisé qu’il avait été chargé par le premier ministre arménien d’élaborer un tel concept. K.Karapetian, qui a résidé et travaillé en Russie de 2011 à 2016, l’a démenti. “IL n’y a aucune directive concernant la langue russe”, a-t-il déclaré devant les journalistes, en le répétant à plusieurs reprises.

L’initiative du ministère avait suscité de vives critiques dans les media indépendants et certaines personnalités avaient animé le débat public, en déclarant qu’une telle mesure tendrait à porter au statut de langue officielle unique de l’arménien dans le pays. Certains de ses détracteurs n’ont pas hésité à y voir la main de Moscou, qui chercherait ainsi à renforcer son emprise sur l’Arménie. Le ministre de l’éducation Levon Mkrtchian a balayé ce vent de critiques, en arguant qu’une connaissance approfondie des langues étrangères était importante pour les jeunes Arméniens. Mais ses détracteurs soulignent qu’il n’est fait mention que de la langue russe dans le concept présenté par son ministère. Le président du Parlement russe, Vyacheslav Volodin, avait provoqué une levée de boucliers à Erevan en juillet dernier, quand il avait suggéré que l’Arménie adopte le russe comme sa seconde langue officielle en vue de garantir la conformité parfaite des permis de conduire arméniens en Russie. Les autorités arméniennes avaient très vite rejeté cette idée.

posté le 22 septembre 2017 par Gari/armenews


NEW YORK
Aliev parle de l’Arménie comme d’une « dictature corrompue » devant l’ONU

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de nouveau critiqué vivement la communauté internationale hier car elle n’aide pas selon lui l’Azerbaïdjan à reprendre le contrôle du Haut-Karabagh.

Dans un discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, il a également attaqué l’Arménie, qui est selon lui une “dictature corrompue“ et “fasciste“, et parlant de son homologue arménien Serge Sarkissian comme d’un “criminel de guerre“.

Aliev a répété les allégations régulières de Bakou selon lesquelles l’Arménie ignore les résolutions liées au Karabagh adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU en 1993-1994 et essaie de maintenir le statu quo.

“La question est de savoir comment cet Etat corrompu, régi par un régime despotique et médiéval, peut influer sur le droit international depuis tant d’années et ignorer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et les déclarations des principaux pays du monde“, a t-il déclaré.

Il a ajouté : “Il n’y a pas de pression internationale sur l’agresseur, pas de sanctions internationales imposées à la dictature arménienne. Cette politique doit être arrêtée. “

“La communauté internationale doit arrêter le fascisme arménien et la terreur“, a t-il quémandé.

Aliev, qui doit faire face de plus en plus aux accusations internationales de corruption et de critiques pour avoir réprimé sévèrement la dissidence, n’a pas nommé de puissances mondiales présumées sous la coupe d’Erevan. Il a réaffirmé plutôt que « l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan doit être complètement restaurée » à la suite d’un règlement du Karabagh.

Sarkissian a exclu une telle option lorsqu’il s’était adressé la veille à l’assemblée de l’ONU. Il a été fidèle à la ligne arménienne officielle qui assure que le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh devait être au cœur de tout accord de paix.

Sarkissian a précisé que le Karabagh ne peut pas être replacé sous le joug de l’Azerbaïdjan, notamment parce que le régime d’Aliev est un « symbole d’un retour en arrière à l’époque médiévale ». « L’Azerbaïdjan n’a aucun fondement juridique et moral pour revendiquer l’Artsakh », a t-il poursuivi. “L’Artsakh n’a jamais fait partie d’un Azerbaïdjan indépendante“.

“Quelle que soit la variante de règlement à laquelle nous aboutirons, la République d’Artsakh ne peut pas avoir un statut inférieur et avoir moins de liberté que maintenant“, a maintenu le leader arménien.

Les propositions de paix faites conjointement par les États-Unis, la Russie et la France au cours de la dernière décennie appellent à une résolution par étapes du différend arméno-azerbaïdjanais. Il commencerait par une libération progressive de l’ensemble pratiquement des sept districts autour du Karabagh occupés par les forces arméniennes en 1992-1994. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh serait en mesure de déterminer le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un référendum.

Aliev et Sarkissian ont échangé des attaques verbales avant une éventuelle rencontre à New York de leur ministre des Affaires étrangères. Les coprésidents américain, russe et français du groupe Minsk de l’OSCE espèrent que la réunion préparera le terrain pour un sommet arméno-azerbaïdjanais plus tard cette année.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews


DISCUSSIONS A EREVAN
Des législateurs américains discutent Karabagh et investissements en Arménie

Six membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont discuté du conflit du Haut-Karabagh et des obstacles à des liens commerciaux plus proches entre les États-Unis et l’Arménie avec des représentants du gouvernement arménien et des parlementaires lors d’une visite à Erevan hier.

La délégation du Congrès a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian, l’orateur du Parlement Ara Babloyan et plusieurs autres députés arméniens représentant divers partis politiques. La délégation comprenait trois des quatre coprésidents du Congrès s’occupant du Caucase et des questions arméniennes : Frank Pallone, Jackie Speier et David Valadao.

Le conflit non résolu du Karabagh était au premier rang des discussion. Karapetian et Babloayn ont loué la médiation américaine pour les pourparlers de paix entre Arménie et Azerbaïdjanais. Les deux parties ont convenu de la nécessité d’une résolution pacifique du conflit.

Anna Eshoo, autre membre de la délégation des États-Unis, a souligné l’importance d’un règlement du Karabagh pour le développement économique de l’Arménie. “Je pense que l’avenir de l’Arménie repose beaucoup sur une résolution pacifique“, a t-elle avancé.

Eshoo a insisté sur le fait qu’une solution de compromis au conflit est possible malgré l’impasse actuelle du processus de négociation. “Je pense que nous devons être optimistes“, a assuré le démocrate californien.

La plupart des députés invités ont fortement appuyé l’aide économique directe des États-Unis au Karabagh depuis presque deux décennies. Une partie de cette aide a été consacrée aux opérations humanitaires de déminage menées par HALO Trust, un organisme de bienfaisance britannique. Il y a deux semaines seulement, la Chambre des représentants a approuvé un financement de 1,5 million de dollars pour de nouvelles activités.

Valadao s’est rendu lundi au Karabagh pour inspecter ces activités de déminage. Il a rapporté qu’il ne s’inquiétait pas d’être mis sur la liste noire par l’Azerbaïdjan pour avoir visité le territoire peuplé d’Arménie sans la permission de Bakou.

“C’est leur choix“, a commenté le député républicain. “Je ne veux pas m’en occuper“.

Les députés des États-Unis ont également parlé avec leurs homologues arméniens des moyens de stimuler les investissements américains en Arménie. Ils ont souligné l’importance de lutter contre la corruption gouvernementale dans le pays.

“La corruption est un anathème pour les entreprises américaines“, a lâché Eshoo. “Ils ont écouté avec attention [...] Je pense qu’il est important de toujours dire à ses amis la vérité.“

La réunion avec Karapetian a également porté sur les perspectives de signature d’un accord entre les États-Unis et l’Arménie visant à éviter une double imposition.

Le vice-ministre arménien des Transports et des Communications, Boris Demirkhanian, a affirmé qu’un tel accord est particulièrement important pour le secteur de la technologie de l’information en plein essor en Arménie. Il a pris la parole lors de la réunion séparée de la délégation américaine avec des responsables techniques locaux. Les députés invités ont été informés de la forte présence américaine dans le secteur, selon une déclaration du ministère arménien des Transports, des Communications et des Technologies de l’information.

Le secteur a augmenté en moyenne de plus de 20 % par an au cours de la dernière décennie. Il est dominé par les branches arméniennes des géants technologiques américains comme Synopsys, National Instruments, Mentor Graphics et VMware.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews


KARABAGH
Un membre du Congrès américain visite le Karabagh
Un membre de la Chambre des Représentants du Congrès des Etats-Unis, qui avait largement contribué deux semaines avant à garantir le maintien du financement du gouvernement américain aux opérations humanitaires de déminage assurées au Haut-Karabagh par une ONG britannique, s’est rendu lundi 18 septembre en Artsakh, où il pourra notamment mesurer l’importance de la mission qu’il a défendue dans le Congrès américain. Les représentants de HALO Trust ont auparavant informé le membre du Congrès, David Valadao, des aspects très techniques de leur mission de déminage commencée au Karabagh il y a 16 ans. Depuis, l’organisation a nettoyé quelque 90 % des champs de mine répertoriés sur le territoire et situés à proximité de zones habitées. L’organisation revendique la destruction de plus de 11 000 mines anti-personnel et anti-tank qui étaient dispersées sur le territoire, le plus souvent près de la ligne de front, depuis la guerre sanglante que s’étaient livrés Arméniens et Azéris de 1991 à 1994. Le Congrès américain a finance cet effort dans le cadre de son aide humanitaire directe fournie au Karabakh malgré les vives objections de l’Azerbaïdjan. Au début du mois de septembre, la Chambre des Représentants avait accepté la proposition de D. Valadao concernant le versement d’une nouvelle d’un montant de 1,5 million de dollars au titre du financement des activités de déminage de HALO Trust au Karabagh, et ce sur fond de restrictions budgétaires voulues par l’administration Trump. La proposition avait été soutenue par les législateurs américains traditionnellement proches de l’Arménie et de la cause arménienne, dont Ed Royce, le président du Comité des affaires étrangères de la Chambre des Représentants. “C’est une réalité indéniable que les familles du Haut Karabagh vivent sous la menace constante de mines susceptibles de causer des accidents chaque jour”, a justifié D. Valadao dans une déclaration le 7 septembre, en ajoutant qu’il avait bon espoir qu’avec les financements assurés par l’amendement qu’il propose devant le Congrès, cette menace sera écartée et que la « région sera débarrassée de ces mines à l’horizon 2020”. Le Représentant démocrate de Californie D.Valadao est membre d’un groupe d’amitié avec l’Arménie du Congrès américain et sa circonscription compte un grand nombre d’administrés arméno-américains. Il s’est rendu au Karabagh accompagné de Raffi Hamparian, le president de l’ Armenian National Committee of America (ANCA), base à Washington. Dans un communiqué, l’ANCA a précisé que D.Valadao retrouverait 5 autres législateurs américains le jeudi 21 septembre à Erevan à l’occasion des cérémonies officielles marquant le 26e anniversaire de l’indépendance de l’Arménie.
posté le 19 septembre 2017 par Gari/armenews


JUSTICE
Nouvelle grève de la faim d’un activiste anti-gouvernemental

Hayk Kyureghian, 33 ans, avait été arrêté en juin 2014 et a condamné l’année suivante à 9 ans de prison pour avoir tiré des coups de feu fin de protester contre le procès de 14 militants qui avaient organisé une manifestation anti-gouvernementale violente à Erevan.

Kyureghian avait tiré avec pistolet à air comprimé sur des policiers en faction devant un tribunal d’Erevan après avoir exprimé son indignation contre ce qu’il considérait comme un procès injuste à l’égard de ces hommes. Il a été maitrisé et arrêté par les policiers. La police arménienne a déclaré par la suite que les tirs ont provoqué des blessures légères sur plusieurs de ses membres.

Le dur châtiment infligé à Kyureghian a été dénoncé comme injuste et politiquement motivé par sa famille, ses amis et les militants des droits de l’homme. Il a fait à plusieurs reprises des grèves de la faim depuis son arrestation.

Kyulian a recommencé à refuser toute nourriture dans sa cellule de la prison d’Armavir le 13 septembre. Nikol Pashinian, chef de file de l’alliance de l’opposition Yelk, a déclaré après l’avoir visité lundi que sa grève coïncidait avec l’anniversaire de l’indépendance de l’Arménie. Kyureghian a qualifié sa grève de la faim de « résistance contre les ennemis de notre indépendance », écrit Pashinian sur sa page Facebook.

Gor Ghlechian, un porte-parole d’une division du ministère de la Justice administrant les prisons d’Arménie a déclaré que Kyureghian a été transférée dans une cellule spéciale immédiatement après avoir informé l’administration pénitentiaire de sa décision de commencer une grève de la faim. Il n’a pas expliqué les raisons de l’initiative de Ghlechian au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am).

Les deux frères de Kyureghian étaient parmi les trois dizaines de membres et partisans d’un groupe d’opposition qui avait occupé un poste de police à Erevan en juillet 2015. Les hommes armés avaient déposé leurs armes après un bras de fer de deux semaines avec des forces de sécurité qui ont fait 3 morts dans les rangs de la police. Ils font depuis juin l’objet de deux procès séparés.

posté le 19 septembre 2017 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



EREVAN (ARMENIE)
Garo Paylan était présent à la réception au Paravon (Pharaon) par la ministre de la Diaspora Hranouche Hagopian

A l’occasion des festivités précédent l’ouverture de la 6ème Conférence Arménie-Diaspora qui s’ouvre lundi 18 septembre à Erévan, la ministre de la Diaspora, Hranouche Hagopian avait invité plus de 1200 représentants et personnalités de la diaspora arménienne afin pour une réception au complexe Paravon (Pharaon) à Abovian. Outre des personnalités de renom telles que Zori Balayan intellectuel, écrivain et homme public et l’un des fondateurs du Comité Karabagh, l’invité surprise de la soirée fut le député turc d’origine arménienne Garo Paylan. Le public lui réserva un standing-ovation à son entrée dans la salle. La foule l’entourant pour le féliciter et poser pour les photos avec Garo Paylan qui fit le tour de la salle avant de faire quelques pas de kotcharis. Garo Paylan qui ne fit aucun discours, sa présence étant largement suffisante pour créer l’évènement de la soirée.

Krikor Amirzayan reportage-photos à Erévan

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posté le 18 septembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


AZEBAÏDJAN
Un journaliste d’opposition condamné à neuf ans de prison

Bakou, 18 sept 2017 (AFP) - Un journaliste azerbaïdjanais critique du pouvoir a été condamné lundi à neuf ans de prison pour extorsion de fonds, à l’issue d’un procès que son avocat a dénoncé comme fabriqué de toutes pièces afin de le faire taire.

Eltchine Ismaïlli, fondateur d’un site internet dénonçant la corruption des autorités azerbaïdjanaises et membre du parti d’opposition Front populaire, a été reconnu coupable d’extorsion de fonds, d’abus de pouvoir et de corruption par un tribunal régional.

“Cette condamnation est infondée et illégale. Cette affaire a été fabriquée de toutes pièces“, a déclaré à l’AFP son avocat Eltchine Sadygov, ajoutant que son client avait été arrêté en raison de son activité professionnelle.

L’organisation de défense des droits des journalistes Reporters sans frontières (RSF) avait dénoncé en février l’arrestation de M. Ismailli, la qualifiant de dernier cas en date “sur une longue liste de journalistes azerbaïdjanais poursuivis en justice sous des prétextes fallacieux.“

La seule agence de presse indépendante d’Azerbaïdjan, Turan, a annoncé fin août devoir suspendre ses activités après l’emprisonnement de son directeur pour évasion fiscale et le gel de ses comptes par la justice de ce pays du Caucase au paysage médiatique très contrôlé.

L’Azerbaïdjan est souvent critiqué par les ONG internationales, qui dénoncent une répression menée par le pouvoir contre les défenseurs des droits de l’homme et les détracteurs du président Ilham Aliev, qui dirige d’une main de fer cette ex-république soviétique depuis 2003. Ce dernier rejette ces accusations.

Reporters sans frontières a placé l’Azerbaïdjan à la 162e place sur 180 pays dans son classement 2017 de la liberté de la presse.

posté le 18 septembre 2017 par Ara/armenews