Nouvelles d'Arménie
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ARMENIE
L’insoumission passible d’une amende en Arménie

Les tire au flanc, objecteurs de conscience et autres insoumis réfractaires au service militaire en Arménie, mais aussi les étudiants sursitaires, n’ont qu’a bien se tenir, rentrer dans le rang ou mettre la main à la poche. Dans le cadre du projet de loi controversé relatif au sursis dans le service national, le Parlement arménien a vote vendredi 17 novembre, un nouvel amendement en vertu duquel tout citoyen de sexe masculin, allant sur ses 27 ans à la date du 1er décembre et qui se serait soustrait jusque là à ses obligations militaires pourrait bénéficier d’une amnistie, mais à condition de s’acquitter d’une lourde amende. Le Parlement arménien comptant 105 députés a voté à une large majorité l’extension de la législation en vigueur, avec cet amendement qui se présente comme un compromis après la fronde qu’avait suscitée le nouveau texte de loi dans le monde étudiant, en accordant à des centaines de jeunes gens dans une situation incertaine en raison du sursis que leur avaient valu leurs études, l’opportunité d’échapper à des poursuites judiciaires, voire de retourner en toute légalité en Arménie, pour ceux qui en étaient partis sans avoir répondu à l’appel sous les drapeaux, moyennant finance toutefois.

Le risque d’une discrimination par l’argent, que le projet de loi de faisait fort de conjurer en visant ceux qui avaient échappé à leurs obligations militaires en usant de leur fortune ou de leurs relations, se profile toutefois derrière cet amendement. Car l’amende proposée est plutôt lourde pour le budget de l’étudiant moyen, qui devra s’acquitter de la somme de 200 000 drams (environ 400 euros ) pour chaque période de conscription à laquelle il se serait dérobé illégalement (soit un total de 3,6 millions de drams, ou 7,200 euros, pour les périodes cumulées). Une députée du Parti républicain d’Arménie (HHK) majoritaire au Parlement arménien, Karine Achemian, qui a présenté le texte devant le Parlement, a précisé que l’il entrera en vigueur au 31 décembre 2019. Le texte original adopté en 2004 a été amendé à 8 reprises. Durant cette période, des milliers de citoyens sont retournés en Arménie beneficiant de l’amnistie proposée dans le cadre de cette loi, dont les dernières provisions étaient arrivées à échéance en mai 2015. Le ministère de la défense avait proposé que le Parlement offre une telle opportunité une dernière fois tout en augmentant le « prix » légal de cette amnistie jusqu’à quelque 9 millions de drams (environ 19 000 euros). Mais cette proposition avait été rejetée par la commission parlementaire sur la défense et la sécurité et les députés se sont montrés un peu moins sévères, en réduisant de plus de moitié le plafond de l’amende proposée par le ministère. Le président de cette commission, Koryun Nahapetian et plusieurs autres députés affiliés au HHK ont ouvertement critiqué pourtant l’amendement la semaine dernière. K.Achemian a aussi fait valoir que l’amendement proposé par le ministère de la défense limiterait le droit constitutionnel des députés. K.Nahapetian avait indiqué la semaine dernière que 700 à 800 “insoumis” avaient bénéficié chaque année d’une telle amnistie depuis 2004. Il a precise que quelque 9 500 autres étaient sous le coup de poursuites pour insoumission.

posté le 21 novembre 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
Parouyr Hayrikian entame une grève de la faim

L’une des grandes figures de la dissidence arménienne de l’ère soviétique, Parouyr Hayrikian, qui dirige actuellement un parti d’opposition non représenté au Parlement, a entamé une grève de la faim illimitée devant le siège de la Commission électorale centrale (CEC) à Erevan, pour protester contre le comportement jugé “anti-constitutionnel” de cette instance. P.Hayrikian, qui est le fondateur et le leader de l’Union pour l’auto-détermination nationale et a été candidat à la présidence de la République, affirme que la CEC contrevient aux articles de la Constitution récemment amendée en refusant de lui fournir les documents nécessaires pour la campagne de pétition qu’il a lancée en vue d’obtenir des autorités qu’elles engagent une réforme constitutionnelle.

En vertu de l’Article 202 de la nouvelle Consitution de l’Arménie adoptée par référendum fin 2015, une telle campagne en vue de faire adopter une nouvelle Constitution ou des amendements à la Constitution en vigueur serait possible dès lors qu’elle s’appuie sur les signatures de 200 000 citoyens au moins. « Nous avons reçu une réponse pour le moins curieuse, qui montre qu’ils ne reconnaissent pas les termes du referendum constitutionnel de 2015 et donc qu’ils n’acceptent pas la nouvelle Constitution ou qu’on puisse mettre en cause la légitimité de la nouvelle Constitution”, a expliqué P. Hayrikian en annonçant sa grève de la faim. Les chapitres et articles de la Constitution réformée depuis 2015 ne sont pourtant pas tous entrés en vigueur à ce jour. Ainsi, l’article qu’invoque P. Hayrikian ne devrait entrer en vigueur que lorsque le nouveau président arménien sera investi, au printemps 2018. Mais P. Hayrikian insiste sur son droit à commencer la collecte des signatures en vertu de l’article de la Constitution mentionné, même s’il ne dispose pas encore d’un cadre législatif.

Le président de la CEC, Tigran Mukuchian, a pour sa part indiqué sur les ondes de RFE/RL (Azatutyun.am) ce week end que les documents nécessaires n’avaient pas été fournis à P.Hayrikian car la législation actuelle sur les référendums ne prévoit pas une telle procédure. P.Hayrikian, qui a passé 18 ans dans les geôles soviétiques et a été blessé par balles alors qu’il briguait la présidence en 2013, milite depuis des années pour une réforme de fond de la Constitution arménienne, de telle sorte que le pays devienne une “démocratie absolue” dans laquelle “aucune voix d’électeur ne se perdra en raison d’un système électoral frauduleux”. Ce n’est pas la première fois que P.Hayrikian a recours à la grève de la faim pour faire valoir ses revendications politiques. La dernière fois, c’était en 2014, pour protester contre la décision du president arménien de rallier l’Union eurasienne dirigée par la Russie ; P. Hayrikian avait fait une grève de la faim d’une semaine pour demander la démission du président Serge Sarkissian et le renversement de son régime au profit des forces politiques pro-européennes... sans succès !

posté le 21 novembre 2017 par Gari/armenews


POLITIQUE
Vers la fin de l’impasse au sein du conseil municipal de Vanadzor ?

Le parti au pouvoir en Arménie a annoncé avoir conclu un accord avec l’un des partis de l’opposition dans la ville de Vanadzor, espérant mettre fin à l’impasse au sein du conseil municipal local.

Le Parti républicain (HHK) et son partenaire de coalition Dashnaktsutyun ont une minorité dans ce conseil formé à la suite des élections d’octobre 2016.

Le conseil a élu le maire de la troisième plus grande ville du pays, Mamikon Aslanian, candidat au HHK, alors qu’il ne contrôle que 15 des 33 sièges. Les 18 autres sièges ont été remportés par les partis d’opposition Lumineuse Arménie, Arménie prospère et Renaissance arménienne.

Aslanian a reçu 19 votes du conseil au scrutin secret, ce qui signifie que quatre conseillers de l’opposition ont secrètement cassé les rangs. On ne sait toujours pas qui ils sont. Les leaders de l’opposition pensent qu’on les a forcé à voter pour le candidat du HHK.

Depuis ce scrutin, les 18 conseillers de l’opposition ont boycotté les sessions de la législature de Vanadzor. Mais malgré l’absence de quorum, les 15 autres conseillers pro-gouvernementaux ont tenu des sessions du conseil et ont adopté des décisions en son nom depuis mars. La municipalité de Vanadzor a insisté pour dire que ces décisions sont valables, citant un article de la loi sur l’autonomie locale de l’Arménie.

Par sa décision du 10 novembre, la Cour constitutionnelle d’Arménie a toutefois soutenu l’argument de l’opposition selon lequel l’article est inconstitutionnel et a effectivement donné jusqu’au 31 mars 2018 pour redresser la situation.

Edmon Marukian, un député de l’opposition et leader du parti Lumineuse Arménie, a déclaré que la seule façon de se conformer à la décision de la Cour était de tenir de nouvelles élections dans la ville.

Dans un nouveau développement au cours du week-end, les sections de Vanadzor du HHK et su parti Renaissance arménienne ont signé un mémorandum de coopération pour partager la responsabilité du travail de la législature de la ville. Le HHK obtient ainsi une majorité de voix et une occasion d’officialiser son pouvoir.

Le maire de Vanadzor, Aslanian, a déclaré samedi dans un message sur Facebook que le chef de la section locale de Renaissance arménienne Arkady Peleshian, également chef de la faction du parti au conseil municipal, a répondu à son appel pour arrêter le boycott.

Une session spéciale du conseil est prévue pour le 21 novembre. Il devrait envisager d’installer Peleshian en tant que premier adjoint au maire.

Le chef de Lumineuse Arménie, Marukian, a déclaré que le conseil municipal de Vanadzor doit être dissous et que de nouvelles élections doivent avoir lieu parce que l’organe n’a pas fonctionné depuis un an. Aslanian et son équipe ne sont cependant pas d’accord avec ce point de vue.

posté le 20 novembre 2017 par Claire/armenews


REGLEMENT DU CONFLIT DU KARABAGH
Nalbandian parle des différences d’approche entre l’UE et l’Azerbaïdjan

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian pense qu’il est plus approprié de parler des différences entre les approches de l’Azerbaïdjan et de l’Union européenne, plutôt que de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie, en ce qui concerne le règlement du conflit du Nagorno-Karabakh.

S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe à Erevan avec son homologue brésilien vendredi, M. Nalbandian a également commenté les rapports suggérant que les ambassadeurs des 28 pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur le texte de la déclaration du 24 novembre, à part un paragraphe, qui a trait aux conflits régionaux, et sur lequel l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont proposé un langage contradictoire.

“En ce qui concerne la déclaration, des négociations sont en cours et, jusqu’à l’achèvement de ces négociations, il est trop tôt pour en parler. Nous avons encore quelques jours à venir, voyons ce qui se passe“, a déclaré le haut diplomate arménien.

Dans le même temps, Nalbandian a insisté sur le fait que l’approche de l’Azerbaïdjan diffère de celle de l’UE autant qu’elle diffère de celle de l’Arménie.

“Ici, nous devrions plutôt parler des différences d’approche du règlement du conflit du Haut-Karabagh entre l’Azerbaïdjan et l’UE, l’Azerbaïdjan et la communauté internationale plutôt que l’Azerbaïdjan et l’Arménie“, a-t-il expliqué.

“ Cette différence est apparue à plusieurs reprises, y compris lors des précédents sommets ... La position de l’UE sur le règlement du conflit du Haut-Karabagh a toujours été la même - à l’appui des efforts et des approches des pays coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE. Ce n’est pas une position situationnelle, mais c’est une approche bien réfléchie et consciente qui ne nuit pas au règlement du conflit du Haut-Karabagh, mais qui contribue aux efforts et aux approches des pays coprésidents et promeut une approche uniquement pacifique à la résolution du conflit. L’UE n’a jamais changé cette position. “

M. Nalbandian s’est entretenu la semaine dernière avec les coprésidents américain, russe et français du groupe de Minsk après son voyage à Moscou. Il aurait convenu d’une rencontre avec son homologue azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov, en marge d’une réunion ministérielle de l’OSCE à Vienne, en Autriche, le mois prochain.

En vue de sa rencontre séparée avec les médiateurs le 16 novembre, Mammadyarov a souligné que lors des négociations avec Erevan, Bakou exige des « résultats concrets » et ne veut pas que « des négociations soient organisées juste pour dire qu’il y a eu des négociations ».

Nalbandian, à cet égard, a rappelé à son homologue azerbaïdjanais que « les pays coprésidents au plus haut niveau ont exhorté les parties à s’abstenir d’approches destructrices si elles veulent le règlement du conflit ».

“Les coprésidents ont exhorté les parties à réaffirmer leur engagement en faveur du règlement pacifique du conflit. L’Azerbaïdjan a-t-il fait cela ? Les coprésidents les ont exhorté à réaffirmer leur attachement aux trois principes bien connus du droit international : le non-recours à la force ou à la menace de la force, le droit des nations à l’autodétermination et l’intégrité territoriale. L’Azerbaïdjan a-t-il fait cela ? Les coprésidents réclament le respect inconditionnel et la mise en œuvre d’accords trilatéraux de cessez-le-feu à durée indéterminée. L’Azerbaïdjan fait-il cela ? Les coprésidents exhortent les parties à respecter les accords conclus précédemment. L’Azerbaïdjan fait-il cela ? », a accusé le ministre arménien des Affaires étrangères, Nalbandian.

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 20 novembre 2017 par Claire/armenews


PRIX SUR LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION
Sarkissian appel à une économie basée sur la connaissance

Des milliers d’hommes et de femmes impliqués dans le secteur des technologies de l’information aident l’Arménie à s’orienter vers une économie basée sur la connaissance, a déclaré jeudi le président Serzh Sarkisian à Tony Fadell, inventeur, designer et entrepreneur libano-américain, aussi connu comme “l’un des pères de l’iPod“.

S’adressant aux invités d’une cérémonie qui a eu lieu au Palais présidentiel, Sarkisian a poursuivi en décrivant le secteur des technologies de l’information comme la locomotive potentiellement majeure de la croissance pour l’Arménie.

“Environ 600 entreprises sont impliquées dans ce secteur [en Arménie] et parmi elles se trouvent des bureaux de nombreuses organisations de renommée mondiale. Ils fournissent des emplois à près de 20 000 personnes. Nous constatons en moyenne une croissance de 20-25% dans ce secteur depuis plusieurs années “, a déclaré le président arménien. “Mais tout en fournissant de tels taux de développement, nous ne devrions pas nous limiter à de tels indices. Nous devrions rêver, penser et créer de nouveaux projets et les mettre en œuvre. Le nombre d’entreprises travaillant dans le secteur des TI devrait atteindre des milliers et le nombre de leurs employés devrait être dans les centaines de milliers. “

Dans cette optique, Sarkissian met l’accent sur la mise en place d’un « système dynamique » d’éducation professionnelle. “Je pense que nos spécialistes devraient s’intéresser aux solutions de M. Fadell en termes d’iPod ou d’autres innovations“, a-t-il ajouté.

En 2010, l’ancien ingénieur Apple, Fadell, a cofondé une start-up, Nest Labs, qui fabrique des thermostats, des détecteurs de fumée, des caméras de sécurité et des thermostats programmables, et équipés de capteurs Wi-Fi et d’autres systèmes de sécurité.

Alphabet Inc. (Google) a fait l’acquisition de Nest Labs pour 3,2 milliards de dollars américains en janvier 2014, alors qu’elle comptait 280 employés, ce qui a permis de maintenir l’identité de la marque Nest. En novembre 2015, Nest Labs comptait plus de 1 100 employés, avec un nouveau centre d’ingénierie à Seattle.

Fadell est la huitième personnalité internationale de l’informatique honorée en Arménie depuis 2010 avec le prix présidentiel qui est décerné à des personnes qui ont apporté des contributions extraordinaires à l’humanité en faisant progresser le monde de l’informatique.

Parmi les lauréats précédents, figurent notamment Craig Barrett, PDG / Président du Conseil d’administration d’Intel Corporation, co-fondateur d’Apple Computers, Inc. Steve Wozniak, PDG de Kaspersky Lab Eugene Kaspersky et d’autres.

L’un des objectifs de ce prix est d’amener en Arménie des individus de premier plan du secteur informatique, ce qui rehausse le profil du pays et sa reconnaissance dans l’industrie informatique mondiale.

posté le 19 novembre 2017 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



SYRIE/TURQUIE/KURDISTAN
Le porte-parole d’une milice syrienne aux mains d’Ankara

Une figure importante d’une milice arabo-kurde syrien combattant le groupe Etat islamique (EI) avec l’appui de Washington, mais honni d’Ankara, est “aux mains“ des services secrets turcs (MIT), a rapporté vendredi le quotidien turc Hürriyet.

Talal Sello, un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), “s’est rendu“ cette semaine à des rebelles syriens pro-Ankara et a été transféré dans la province de Gaziantep (sud-est de la Turquie) où il est interrogé par le MIT, selon Hürriyet.

M. Sello a disparu il y a plusieurs jours dans des circonstances troubles, et d’intenses spéculations circulaient à son sujet, certains affirmant qu’il s’était livré à la Turquie, d’autres qu’il avait été capturé. Dans un communiqué publié jeudi, les FDS, une alliance essentiellement composée des milices kurdes YPG, ont estimé que la “disparition“ de M. Sello était “le résultat d’une opération spéciale des renseignements turcs, en collusion avec des membres de sa famille“.

Selon ce communiqué, M. Sello “faisait l’objet de beaucoup de pressions et de chantage de la part de l’Etat turc, jusqu’au point où il a reçu des menaces visant ses enfants qui se trouvent en Turquie“. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui s’appuie sur un vaste réseau de sources en Syrie, avait affirmé jeudi que M. Sello se trouvait “aux mains des renseignements turcs“.

“Il semble qu’il ait été attiré en Turquie par la ruse“, a indiqué l’OSDH. Les FDS sont soutenues par les Etats-Unis et ont été le fer de lance de la prise de Raqa, capitale autoproclamée de l’EI en Syrie.

Mais pour Ankara, cette structure n’est autre qu’un paravent visant à légitimer les YPG, considérées par la Turquie comme une “organisation terroriste“.

Le quotidien Hürriyet rapporte vendredi que M. Sello est interrogé par le MIT sur les positions défensives des YPG dans la zone d’Afrine, dans le nord de la Syrie, ainsi que sur ses alliances et son armement.

La Turquie a lancé l’an dernier une offensive dans le nord de la Syrie pour empêcher la jonction des différents territoires contrôlés par les YPG, et répète régulièrement qu’elle a l’intention de lancer ses forces sur Afrine. “Il nous faut nettoyer Afrine des organisations terroristes“, a ainsi déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan vendredi.

AFP

posté le 18 novembre 2017 par Ara/armenews


EUROPE/TURQUIE
UE : le budget 2018 en hausse, coupe dans les financements à la Turquie

Des représentants du Parlement européen et des Etats membres ont trouvé un compromis samedi sur le budget 2018 de l’UE qui acte une réduction des financements à la Turquie en raison de “la détérioration“ de la démocratie dans ce pays.

Ce budget de l’Union européenne atteint 160,1 milliards d’euros en termes d’engagements (sommes prévues pour des programmes qui peuvent s’étendre sur plus d’une année) et 144,7 milliards en termes de paiements (sommes effectivement dépensées).

“Le budget 2018 se concentre fortement sur des priorités comme soutenir la croissance économique et créer des emplois, renforcer la sécurité et répondre aux défis posés par la migration“, a affirmé le vice-ministre estonien des Finances Märt Kivine, qui a présidé les négociations, dans un communiqué.

Cet accord, conclu dans la nuit, doit encore être formellement adopté par le Conseil de l’UE, représentant les Etats membres, avant un vote du Parlement en session plénière, prévu le 30 novembre.

Pour les fonds destinés à aider la Turquie à mettre en oeuvre des réformes dans le cadre de ses négociations d’adhésion à l’UE, les Européens ont décidé une réduction en guise d’avertissement à Ankara.

Une coupe de 105 millions d’euros dans les paiements, et un blocage de 70 millions d’euros dans les engagements, ont été annoncés par les eurodéputés “qui jugent préoccupante la détérioration de la démocratie, de l’Etat de droit et de droits de l’homme“ en Turquie, selon un communiqué.

Des dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel, avaient plaidé en octobre pour une réduction ou une “réorientation“ des financements liés aux négociations d’adhésion avec la Turquie, afin de marquer leurs désaccords avec Ankara.

Plusieurs pays européens ont connu des épisodes de graves tensions avec la Turquie depuis le coup d’Etat avorté de juillet 2016, auquel Ankara a répondu par de vastes purges et des dizaines de milliers d’incarcérations.

Plus de 4 milliards d’euros sont prévus dans le budget de l’UE, sur la période 2014-2020 pour aider le gouvernement turc à mettre en oeuvre des réformes visant à se rapprocher de l’UE, notamment pour améliorer la gouvernance et la démocratie, l’Etat de droit et le respect des droits fondamentaux.

Toutefois, en raison du blocage quasi complet des négociations depuis des années, moins de 400 millions d’euros ont été alloués à des projets.

En 2017, l’UE s’était dotée d’un budget global de 157,9 milliards d’euros en termes d’engagements et de 134,5 milliards en termes de paiements effectifs.

Bruxelles, 18 nov 2017 (AFP) -

posté le 18 novembre 2017 par Ara/armenews


DIPLOMATIE
La diplomatie russe se conforme au format du processus de Minsk, souligne Erevan

La tournée annoncée du ministre russe des affaires étrangères à Erevan et à Bakou où il doit discuter du processus de règlement du conflit du Karabagh s’inscrira “dans le strict format” du Groupe de Minsk de l’OSCE dont la Russie assume la coprésidence, a tenu à souligner jeudi 16 novembre un haut responsable arménien. S’exprimant devant les journalistes à l’issue de la reunion hebdoomadaire du conseil des ministres, le vice-ministre arménien des affaires étrangères Shavarsh Kocharian a admis qu’il y avait une certain agitation diplomatique autour du Karabagh, depuis l’annonce de la visite du chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov la semaine prochaine dans la zone du conflit où il rencontrera les présidents arménien et azéri dans leurs capitales respectives. Interrogé sur l’éventualité de nouvelles propositions russes motivant cette tournée, Sh. Kocharian a répondu : “Le ministre russe des affaires étrangères n’agit pas séparément.

Son action s’inscrit dans le format de la coprésidence [du Groupe de Minsk de l’OSCE]. Aussi, il paraît curieux que l’on cherche à chaque fois à trouver des motivations particulières [aux démarches de Lavrov]. Lui-même [Lavrov] a dû d’ailleurs opposer publiquement des démentis à ces allégations plus d’une fois ». Le conflit du Haut Karabagh a été évoqué dans le cadre de plusieurs sommets régionaux ces jours derniers, plus particulièrement à l’occasion de la rencontre à Sotchi des présidents russe V. Poutine et turc R.T. Erdogan le 13 novembre. Le lendemain, le ministre arménien des affaires étrangères Edward Nalbandian avait par ailleurs rencontré à Moscow les coprésidents russe, américain et français du Groupe de Minsk de l’OSCE, peu avant que le président arménien Serge Sarkissian rencontre son homologue russe V.Poutine. La question du Karabagh a bien sûr été au cœur de l’entretien, mais le service de presse de la présidence arménienne n’a donné aucun détail à ce sujet. Dans ce contexte diplomatique dynamique, l’annonce de la visite de S.Lavrov à Erevan et à Bakou prenait toutefois un sens particulier, même si à Erevan, on rappelle qu’elle s’inscrit aussi dans le cadre du 25e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre la Russie et les pays du Sud Caucase. Cette visite viserait à maintenir l’impulsion lancée par le sommet à Genève le 16 octobre des presidents arménien et azéri, qui avaient relancé un processus de paix dans l’impasse.

posté le 17 novembre 2017 par Gari/armenews


LOI SUR LE SERVICE MILITAIRE
Les étudiants, obtenant une table ronde, stoppent pour l’heure leurs protestations

Les dirigeants d’un mouvement étudiant protestant contre une loi controversée restreignant les droits des jeunes hommes à rédiger des demandes d’ajournement du service militaire à des fins académiques ont interrompu leurs manifestations, après avoir convenu avec un parlementaire d’organiser une table ronde la semaine prochaine.

La décision a été annoncée par David Petrosian, activiste de premier plan, après sa rencontre en compagnie de quatre autres manifestants avec Eduard Sharmazanov, vice-président du Parlement et membre important du Parti républicain (HHK).

Les représentants du HHK et de son partenaire de coalition, Dashnaktsutyun, qui jouissent d’une majorité confortable au sein de l’Assemblée nationale de 105 sièges, ont voté favorablement pour adopter le projet de loi controversé en deuxième et dernière lecture lors d’une séance au Parlement hier. Les seuls votes contre le projet de loi proviennent de la faction d’opposition Yelk.

En vertu de cette loi, pour obtenir un projet de report du service militaire, les étudiants qui veulent poursuivre leurs études doivent signer des contrats avec le ministère de la Défense et accepter de servir trois ans dans l’armée après avoir terminé leurs études à l’endroit choisi par le ministère. Sinon, la loi stipule que les étudiants seront enrôlés dans l’armée une fois qu’ils atteindront l’âge de 18 ans pour servir pendant deux ans.

Les critiques à cette législation affirment que la mesure découragera beaucoup d’étudiants de poursuivre une carrière universitaire et finira par nuire au développement de la science dans le pays. Les partisans de la loi, y compris le ministre de la Défense Vigen Sargsian, rejettent de tels risques. Ils soulignent que la loi donnera un traitement plus équitable à tous les étudiants et permettra de réduire la corruption en fermant une échappatoire clé pour éviter le service militaire obligatoire.

Les étudiants qui ont participé à des actions depuis le 7 novembre, notamment le boycott des cours et l’organisation de grèves de la faim, ont délégué cinq représentants pour une réunion avec les députés de l’Assemblée nationale après s’être rassemblés pendant plusieurs heures.

Après la réunion qui s’est tenue à huis clos, le militant Petrosian et le vice-président du Parlement, Sharmazanov, ont annoncé qu’une table ronde avec la participation de toutes les parties prenantes aura lieu le 22 novembre.

“Nous avons discuté de trois choses principales. Les jeunes ont proposé une table ronde et nous, en tant que membres de l’Assemblée nationale, un organe de dialogue, sommes prêts à nous engager à la faire“, a commenté M. Sharmazanov. “Cette table ronde sera suivie par toutes les parties prenantes, y compris les scientifiques, les universitaires et les conférenciers nommés par ces étudiants. La question des ajournements provisoires et diverses autres questions qui préoccupent les étudiants seront discutées. Tout cela sera public et transparent. Aujourd’hui, nous avons prouvé que nous sommes prêts à écouter chaque citoyen de la République d’Arménie, et en particulier nos étudiants. “

Sharmazanov a confié qu’ils ont, dans le même temps, demandé aux manifestants d’arrêter les boycotts des cours, les manifestations et les grèves de la faim, et ce “parce que nous entrons dans une phase constructive“.

Le haut responsable a convenu que beaucoup de choses prévues par la loi devront être élaborées par des décisions du gouvernement et qu’une offre a été faite aux membres du groupe d’étudiants de faire des propositions pertinentes pour discussions.

Petrosian, pour sa part, a affirmé : “Nous essayons d’être aussi constructifs que possible et de contribuer à la formation de notre culture civile et politique. Et notre objectif principal est d’avoir un impact positif. En ce moment, nous considérons que c’est la meilleure option parmi toutes celles possibles et déclarons que toutes les personnes qui souhaitent être présentes à la table ronde en tant que nos représentants peuvent nous contacter. Nous sommes prêts à nous asseoir avec tout le monde pour discuter du format afin que les gens qui ont vraiment des arguments puissent avoir l’occasion de les présenter.

“Quant à la grève de la faim, cétait, bien sûr, un moyen de faire entendre notre voix. En ce moment, ce moyen a fonctionné et c’est pourquoi il est nécessaire de l’arrêter et de se préparer pour la table ronde », a-t-il ajouté.

A la question de savoir s’il y aura d’autres protestations, Petrosian a rétorqué : “Le boycott des cours n’est pas d’actualité jusqu’à la tenue de la table ronde.“

posté le 16 novembre 2017 par Claire/armenews