Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Article complet reservé aux abonnés


Le Conseil de l’Europe nomme des experts pour enquêter sur des soupçons de corruption

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a décidé lundi de confier à trois experts indépendants une enquête sur des allégations de corruption visant certains de ses membres, soupçonnés d’avoir accepté de somptueux cadeaux des autorités azerbaïdjanaises.

Réunie en session plénière à Strasbourg, l’APCE a validé le nom de ces trois experts : l’ex-juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière, le Britannique Nicolas Bratza, ancien président de la Cour européenne des droits de l’homme, et la juriste suédoise Elisabet Fura.

Ils seront chargés de vérifier si certains membres ou anciens membres de l’APCE ont violé leur code de conduite, si des sanctions doivent être prises et quelles mesures peuvent être mises en oeuvre pour combler les lacunes du cadre déontologique de l’Assemblée.

L’APCE est une instance de concertation entre 324 parlementaires issus des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, qui se réunit quatre fois par an à Strasbourg pour débattre de l’Etat de droit, de la défense des droits de l’homme et de la lutte contre la corruption.

Le scandale qui l’éclabousse, surnommé “Caviargate“ par certains médias, remonte à janvier 2013 : des membres ou ex-membres de l’Assemblée sont soupçonnés d’avoir été “achetés“ par le gouvernement azerbaïdjanais, en échange de leur vote négatif contre un rapport dénonçant la situation des prisonniers politiques en Azerbaïdjan. Ce rapport, très critique à l’égard de Bakou, avait été largement rejeté par les élus européens.

Certains parlementaires auraient reçu en échange des avantages qui, selon une source proche de l’institution paneuropéenne, aurait notamment consisté en caviar, tapis ou nuits dans des hôtels de luxe à Bakou.

Le cas d’un ancien élu en particulier suscite la polémique : le chrétien-démocrate italien Luca Volontè est soupçonné d’avoir accepté près de 2,4 millions d’euros de la part de Bakou. Il fait l’objet d’une procédure judiciaire dans son pays pour blanchiment d’argent, car il n’a pas su expliquer de manière précise la provenance de cette somme. L’accusation de corruption n’a en revanche pas été retenue par la justice, selon la presse italienne.

La mission d’enquête pourra également être amenée à s’intéresser au rôle de l’actuel président de l’APCE, l’Espagnol Pedro Agramunt. Selon l’ONG allemande ESI, M. Agramunt a constamment pris la défense du régime de Bakou lorsqu’il a pris part à des missions d’observation des élections en Azerbaïdjan en tant que parlementaire du Conseil de l’Europe. Or, depuis qu’a éclaté le “Caviargate“, il n’a pas ordonné la moindre enquête interne, ce qui est très critiqué par de nombreux élus.

M. Agramunt pourrait être destitué cette semaine du “perchoir“ de l’assemblée strasbourgeoise à cause des répercussions du “Caviargate“, mais aussi d’un voyage controversé à Damas où le sénateur espagnol s’est affiché en mars au côté de Bachar el Assad.

Strasbourg, (AFP) -

posté le 27 juin 2017 par Ara/armenews


POLITIQUE
Hovannisian cherche à consolider l’opposition

Le chef de l’opposition, Raffi Hovannisian, appellera à nouveau les groupes d’opposition arméniens à s’associer lors du prochain congrès de son parti, Héritage, qui n’est plus représenté au parlement national.

Susanna Muradian, du parti Héritage, a déclaré vendredi que l’appel sera adressé aux forces « parlementaires et extraparlementaires » opposées au président Serge Sarkissian. Le parti de Hovannisian négocie déjà avec certains d’entre eux, a-t-elle ajouté.

« Héritage ne s’attend pas à ce qu’ils se rallient autour de lui », a précisé Muradian. « S’il s’avère que les discussions montrent qu’il est préférable de se rallier à quelqu’un d’autre ... nous serons prêts à nous rallier à celui qui proposera un meilleur plan d’action ».

Héritage s’est déjà associé à l’ancien Ministre de la Défense, Seyran Ohanian, et à l’ex-Ministre des Affaires Étrangères, Vartan Oskanian, pour se lancer dans les élections législatives du 2 avril. L’Alliance ORO a obtenu seulement 2% du vote, soit beaucoup moins que le seuil minimum de 7% qui permet d’obtenir des sièges dans le nouveau parlement arménien.

Les dirigeants d’ORO ont rejeté les résultats des votes officiels pour cause de fraude mais se sont abstenus de mettre en place des manifestations post-électorales. Ils font cependant profil bas depuis.

Jusqu’à présent, la proposition d’Hovannisian n’a pas reçu de réponse positive de la part des autres forces de l’opposition, y compris celles qui ont gagné des sièges à l’Assemblée Nationale.

Plus tôt ce mois-ci, Ohanian n’a pas exclu la possibilité de la transformation d’ORO en un seul parti politique. Il a également déclaré que l’opposition arménienne doit être préparée pour « une situation de force majeure » qui nécessiterait des manifestations anti-gouvernementales.

Muradien a également déclaré que les manifestations de rue risquaient d’être le seul moyen réaliste pour que l’opposition conteste le gouvernement. « Si les prétendues réformes constitutionnelles (promulguées en 2015) étaient censées conduire à de telles “élections“, nous devrons opter pour d’autres méthodes et moyens de lutte », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Hovannisian s’est réuni vendredi avec l’ambassadeur des États-Unis en Arménie, Richard Mills. « Mills et Hovannisian ont discuté d’un large éventail de questions relatives aux relations américano-arméniennes, à la sécurité régionale et aux développements mondiaux pressants », a déclaré le bureau du leader de l’opposition dans un court communiqué.

posté le 26 juin 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
L’Inde et l’Arménie coopèrent dans le domaine de la defense
L’Arménie et l’Inde poursuivent leurs discussions sur les modalités d’une cooperation militaire sur les bases de l’“excellente” relation liant les deux pays, a indiqué l’ambassadeur d’Inde à Erevan le jeudi 22 juin. “Les deux parties discutent de la coopération dans ce domaine”, a indiqué Yogeshwar Sangwan interrogé par le service arménien de RFE/RL (Azatutyun.am). “Je ne dispose pas d’un agenda clair [pour la coopération indo-arménienne dans le domaine de la défense] mais cela aura lieu en temps sur la base de négociations bilatérales”. Sangwan a indiqué que l’Inde était désireuse de renforcer ses relations « amicales » avec l’Arménie dans tous les domaines”. “Même dans le domaine de la défense, nous sommes ouverts à une coopération avec l’Arménie”, a ajouté le diplomate, en précisant que “la question a déjà été discutée par les gouvernements arménien et indien et nous progresserons sur cette base. Nous ferons tout ce qu’il est possible de faire”. Visitant Erevan à la fin du mois d’avril, le vice-président indien Mohammad Hamid Ansari avait indiqué que la coopération militaire figurait sur l’agenda des discussions intergouvernementales entre l’Inde et l’Arménie, en ajoutant que les deux parties prévoyaient de “renforcer notre coopération dans tous les domaines d’intérêt commun”.
posté le 23 juin 2017 par Gari/armenews


ECONOMIQUE
Selon un diplomate américain, l’Arménie devrait libéraliser le secteur énergétique

L’Arménie peut attirer des milliards de dollars d’investissements des entreprises américaines si elle libéralise son secteur de l’énergie, a souligné hier l’ambassadeur américain à Erevan, Richard Mills.

Ce dernier a affirmé que de tels investissements pourraient atteindre jusqu’à 8 milliards de dollars. “Ce chiffre est le montant potentiel qui peut être investi ici si les marchés de l’électricité sont totalement ouverts, s’il existe une concurrence libre et s’il n’y a pas d’obstacles aux exportations d’énergie vers la Géorgie et l’Iran“, a t-il déclaré aux journalistes.

“Ceci est très important et l’infrastructure doit être mise en place pour le faire“, a-t-il ajouté.

Mills a déclaré que le chiffre est basé sur les estimations du ministère arménien de l’Energie que l’ambassade des États-Unis à Erevan estime être réalistes. “Une partie de cet investissement de 8 milliards de dollars consiste à construire cette infrastructure“, a-t-il précisé, se référant à des installations de transmission de puissance qui permettraient une plus grande fourniture d’électricité en Géorgie.

Selon Mills, les investissements américains pourraient également être acheminés vers des énergies renouvelables. “L’Arménie a beaucoup de potentiel pour le développement des énergies renouvelables. Les investisseurs et les entreprises américaines s’intéressent vivement à développer ce potentiel“, a expliqué le diplomate.

Une entreprise américaine, ContourGlobal, est déjà impliquée dans le secteur énergétique arménien, après avoir acheté le plus grand complexe hydroélectrique du pays, il y a deux ans. Le gouvernement des États-Unis a fermement appuyé l’achat de la Cascade hydroélectrique de Vorotan (250 millions de dollars).

Les entreprises russes d’État ont encore une présence beaucoup plus forte dans le secteur. Ce sont les principaux fournisseurs de gaz naturel et de combustible nucléaire en Arménie.

Mills a révélé que le ministre de l’Énergie, Ashot Manukian, a suggéré deux projets d’investissement lors d’une rencontre récemment.

posté le 22 juin 2017 par Claire/armenews


HUMANITAIRE
L’UE va aider financièrement les Syriens réfugiés en Arménie

L’Union européenne a annoncé hier qu’elle allait allouer 3 millions d’euros (3,3 millions de dollars) pour venir en aide aux milliers de citoyens arméniens de Syrie qui se sont réfugiés en Arménie au cours des dernières années.

Cette aide fait partie d’un ensemble de 275 millions d’euros que l’Europe va donner pour aider des millions de réfugiés syriens installés en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et dans d’autres pays.

La Commission européenne a déclaré que la somme réservée aux Arméniens syriens vivant dans leur patrie ancestrale permettra « d’améliorer l’accès à la santé et aux services psychosociaux, les conditions de logement, d’augmenter l’accès aux opportunités économiques et de faciliter l’intégration des écoliers et des étudiants ».

La Syrie a accueilli environ 80 000 Arméniens avant le déclenchement de la guerre civile dévastatrice il y a cinq ans. Pas plus de 10 000 d’entre eux seraient encore dans le pays ravagé par la guerre désormais.

Plus de 16 000 Arméniens syriens ont fui vers l’Arménie. Beaucoup d’entre eux se battent pour joindre les deux bouts dans le pays frappé par le chômage.

Le gouvernement arménien a été incapable de leur fournir une assistance matérielle d’importance. Il n’a même pas réussi jusqu’à maintenant à recueillir une aide à grande échelle pour les migrants en demandant à des sources extérieures. Le financement de l’UE est la plus importante allocation d’aide étrangère à ce jour.

S’appuyant sur leur expérience commerciale en Syrie, certains Arméniens syriens ont ouvert de petites entreprises comme des restaurants et des entreprises de fabrication en Arménie. Le gouvernement a encouragé l’entrepreneuriat en subventionnant les prêts commerciaux qui leur sont accordés par les banques commerciales locales.

Des dizaines d’entreprises créées par les Arméniens syriens ont démontré leurs produits et services lors d’une foire parrainée par l’Allemagne qui s’est tenue à Erevan en mai 2016. L’exposition de quatre jours visait à faciliter leur intégration économique en Arménie.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le gouvernement arménien prêt à mettre en œuvre des réformes de grande envergure

Le gouvernement du premier ministre arménien Karen Karapetian s’est engagé à mettre en oeuvre des “réformes de grande envergure” en Arménie dans le cadre d’un programme politique nouveau qu’il a approuvé formellement le 19 juin. Le Parlement arménien devait dédier sa séance extraordinaire du 21 juin à ce plan d’action quinquennal.

L’approbation probable de ce programme par les deputes acquis majoritairement au gouvernement dominé par le Parti républicain d’Arménie (HHK) devrait donner lieu à un vote de confiance du gouvernement qui n’a été que très légèrement modifié au lendemain de la large victoire du HHK au pouvoir aux législatives du 2 avril, qui lui avaient permis de conserver la majorité absolue au Parlement arménien.

Présentant le texte de plus de 100 pages aux membres de son gouvernement, le vice premier ministre Vatché Gabrielian a indiqué que ces “réformes de grande envergure » sont au cœur de ambition : garantir un « développement net et régulier” à l’Arménie de 2017 à 2022. Il a ensuite énoncé les actions concrètes que le gouvernement prévoit de mettre en œuvre dans les domaines socioéconomiques, sécuritaire et diplomatique.

Cet ambitieux programme a été présenté aussi par K. Karapetian, qui a résumé les objectifs de son programme politique, visant à soutenir et développer la croissance économique, lutter contre le chômage, instaurer un salaire minimum décent ou encore accroître le volume des exportations ”, et aussi lutter plus efficacement contre la corruption.

posté le 20 juin 2017 par Gari/armenews


GRENOBLE
Succès pour FAIR

A l’occasion de l’inauguration de son antenne à Grenoble le 15 juin 2017, FAIR (France Arménie International Réseau) a réuni ses membres et amis entrepreneurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes au Novotel de Grenoble-Nord-Voreppe pour un dîner-conférence autour du thème majeur de la relation Banque-Entreprise.

Aramazd Abedi, président de FAIR, a ouvert la soirée en saluant la présence importante de chefs d’entreprises et de professionnels représentant un grand spectre de domaines d’activité de l’économie régionale. Le Président a exposé les objectifs régionaux, nationaux et internationaux de l’association. Il a annoncé la création de FAIR à Grenoble comme une réponse aux demandes émanant de plusieurs entrepreneurs du Dauphiné. Cette étape sera suivie de l’extension prochaine de FAIR dans la Drôme.

Jean-Claude Parukanian, trésorier et responsable du développement local de FAIR, a remercié Richard Kaladjian et Daniel Marandjian d’avoir contribué à la préparation de cette première rencontre à Grenoble destinée à développer le réseau dans le Dauphiné. Il a appelé à de nouvelles adhésions afin de permettre à tous de tirer un maximum de bénéfices de l’effet réseau de FAIR.

Manoug Pamokdjian,administrateur et responsable des conférences et de l’événementiel de FAIR, a présenté le conférencier et le thème de la soirée.

L’invité de la soirée, Hervé Garabedian, associé et fondateur du cabinet Alfil & Gambit, expert de la relation Banque-Entreprise, spécialiste de la modélisation des flux et du cash management, du financement et de la couverture des risques, a exposé l’impact de la mondialisation, de la numérisation, du développement des télécoms sur l’industrie bancaire. Il a dévoilé les opportunités et les risques pour les entreprises soumises aux aléas de ces évolutions de l’univers bancaire. Hervé Garabedian a présenté aux participants l’application Tresaudit, élaboré par son cabinet, permettant d’analyser le positionnement de la société, et de programmer l’optimisation des coûts permettant de négocier avantageusement avec la banque. En conclusion, le conférencier a souligné l’importance du réseau ; il a encouragé les participants à profiter des opportunités offertes par FAIR afin de partager et de s’informer ensemble des difficultés rencontrées ainsi que des solutions trouvées par leurs pairs.

A l’issue de la conférence, Manoug Pamokdjian a soumis à l’assemblée présente le projet de FAIR de fédérer les TPE et PME permettant ainsi la mutualisation des solutions dans les relations avec le système bancaire.

La soirée s’est poursuivie par un buffet dînatoire qui a permis les contacts et échanges entre les professionnels venus de la région lyonnaise, stéphanoise et grenobloise.

Pour adhérer à FAIR : http://www.france-armenie-fair.com/rejoindre-notre-reseau/
FAIR 40 rue d’Arménie, 69003 Lyon - Tel : +33 (0) 9 72 52 12 70
mailto: contact@france-armenie-fair.com
www.france-armenie-fair.com/Facebook
Facebook : @fairreseau

posté le 19 juin 2017 par Claire/armenews


onu
Turquie : un tribunal de l’ONU regrette la condamnation d’un de ses juges

Un tribunal de l’ONU a condamné la peine de prison prononcée par la justice turque à l’encontre d’un de ses juges pour appartenance à la mouvance du prédicateur Gülen, accusé d’avoir ourdi le putsch manqué de juillet.

Le Turc Aydin Sefa Akay, l’un des magistrats du Mécanisme pour les tribunaux internationaux des Nations unies (MTPI), a écopé à Ankara mercredi d’une peine de sept ans et demi de prison.

Le président du MTPI, le juge Theodor Meron, “regrette profondément cet acte des autorités turques, une violation du statut protégé du juge Akay dans le cadre juridique international“, selon un communiqué du tribunal basé à La Haye.

L’arrestation de M. Akay en septembre dernier, sa détention et l’action en justice menée contre lui “sont incompatibles“ avec son “immunité diplomatique“, a affirmé le MTPI.

Theodor Meron reste “profondément préoccupé“, même s’il s’est réjoui de la remise en liberté provisoire du juge turc jusqu’à la fin des procédures en appel, parlant d’une “question humanitaire“. Il a appelé Ankara à “prendre des mesures urgentes pour respecter le statut protégé du juge Akay et pour résoudre la situation conformément au droit international“.

Aydin Sefa Akay a été reconnu coupable d’être “membre d’une organisation terroriste armée“. Il est accusé par les autorités turques de faire partie de la mouvance du prédicateur turc exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l’instigateur de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet.

M. Akay a farouchement nié ces accusations, ce qui a provoqué un tumulte parmi la communauté juridique internationale.

Le principal élément sur lequel s’est appuyé le tribunal d’Ankara pour condamner M. Akay est la présence dans son téléphone de l’application de messagerie cryptée Bylock, qui était, selon les autorités turques, l’outil de communication des putschistes.

Le tribunal a ordonné sa remise en liberté avec interdiction de sortie du territoire pendant la durée des procédures en appel, selon l’agence de presse Dogan. Si sa condamnation est confirmée, M. Akay retournera en prison pour purger sa peine.

Son incarcération a paralysé certaines procédures du MTPI. Le juge Akay était en effet chargé depuis juillet avec quatre autres juges d’examiner la demande en révision du jugement présentée par l’ancien ministre rwandais Augustin Ngirabatware, poursuivi par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour sa participation au génocide de 1994.

posté le 19 juin 2017 par Stéphane/armenews


TURQUIE
Turquie : l’opposition lance une longue marche pour la justice

Des milliers de personnes ont entamé à Ankara, à l’appel de la principale formation d’opposition, une longue marche qui doit les mener jusqu’à Istanbul, distante de 400 km, pour protester contre l’incarcération d’un député du parti.

Enis Berberoglu, du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), a été condamné mercredi à 25 ans de prison pour avoir fourni au quotidien d’opposition Cumhuriyet des informations confidentielles.

C’est la première fois qu’un député du CHP, parti fondé par le père de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Atatürk, est écroué depuis la levée de l’immunité parlementaire l’année dernière.

Le CHP s’est immédiatement soulevé contre cette décision, plusieurs députés la qualifiant de “politique“. Le dirigeant du parti, Kemal Kiliçdaroglu, a décidé, en protestation, de parcourir à pied les plus de 400 km qui séparent Ankara d’Istanbul où le député est incarcéré. “S’il y a un prix à payer, je le paierai en premier“, a déclaré M. Kiliçdaroglu. “Je vais marcher jusqu’à Istanbul. Et nous poursuivrons notre marche jusqu’à ce qu’il y ait de la justice en Turquie.“ Il a également appelé tous ceux qui veulent défendre la justice à soutenir sa démarche.

Plusieurs milliers de personnes ont marché avec lui depuis le centre-ville d’Ankara, brandissant des pancartes portant le mot “Justice“, selon une journaliste de l’AFP sur place. “Ne restez pas silencieux. Si vous êtes silencieux, votre tour viendra“, scandaient-ils, ainsi que “côte à côte contre le fascisme“.

Un rassemblement a également été organisé à Istanbul, où plusieurs centaines de personnes se sont réunies, scandant “nous gagnerons à travers la résistance“, a constaté une autre journaliste de l’AFP.

Enis Berberoglu est accusé d’avoir fourni au quotidien d’opposition Cumhuriyet une vidéo affirmant montrer l’interception, en janvier 2014 à la frontière syrienne, de camions appartenant aux services secrets turcs (MIT) et transportant des armes en Syrie.

Cette affaire avait fait scandale et provoqué la fureur du président Recep Tayyip Erdogan, qui avait promis au rédacteur en chef de Cumhuriyet de l’époque, Can Dündar, qu’il en “paierait le prix“.

M. Berberoglu, qui comparaissait libre mercredi, a été incarcéré immédiatement après l’annonce du verdict par le tribunal. L’avocat du député a fait appel de cette décision dès jeudi matin, a rapporté l’agence privée Dogan.

posté le 19 juin 2017 par Stéphane/armenews