Nouvelles d'Arménie
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Union européenne


ELECTIONS
Le bloc de Tsaroukian soutenu par un groupe européen eurosceptique

Les dirigeants d’une coalition de partis politiques de droite européenne critiques vis-à-vis de l’Union européenne ont approuvé l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian, l’un des principaux candidats aux prochaines élections législatives arméniennes.

Le président de l’Alliance des conservateurs et des réformistes d’Europe (ACRE), Jan Zahradil, et des politiciens représentant les partis membres de l’ACRE, y compris les conservateurs britanniques, ont tenu une conférence avec Tsaroukian et ses alliés politiques près d’Erevan.

Un porte-parole du magnat a déclaré qu’ils sont arrivés en Arménie « pour exprimer leur soutien au Bloc de Tsaroukian et pour lui souhaiter la victoire lors des prochaines élections ».

Le bloc a diffusé une vidéo de campagne de 15 minutes avec des extraits des discours prononcés par Tsaroukian, Zahradil et d’autres participants à la réunion.

« Cher M. Tsaroukian, nous sommes ici pour vous aider à gagner », a déclaré Zahradil. « Nous sommes ici pour exprimer notre soutien et notre amitié. Nous sommes ici pour montrer que nous sommes une famille politique unie ».

“ Nous vous souhaitons la victoire lors des prochaines élections “, a affirmé Ryszard Czarnecki, affilié au parti polonais de Droit et Justice (PiS).

Membre du Groupe parlementaire des Conservateurs et réformistes européens, l’ACRE a été créé par le Tchèque Jan Zahradil en 2009. Le groupe eurosceptique comprend actuellement plus d’une douzaine de mouvances non seulement des pays de l’UE mais aussi des trois pays du Caucase du Sud et de la Turquie.

Le parti Arménie prospère de Tsaroukian (BHK), force dominante de son bloc, a rejoint l’ACRE en 2014. Un membre du BHK, Naira Zohrabian, préside la Commission Permanente du Parlement arménien sur l’intégration européenne.

Parmi les participants à la réunion pré-électorale avec Tsaroukian, étaient présents deux politiciens conservateurs britanniques qui ont fait campagne pour le Brexit. L’un d’entre eux, Martin Callanan, pris la parole lors de la réunion.

Dans un manifeste en 15 points, le bloc de Tsaroukian promet d’augmenter considérablement les pensions et le salaire minimum national, de réduire les redevances et d’exempter toutes les petites et moyennes entreprises de l’Arménie d’impôts pendant au moins trois ans. Ses opposants ont désigné ces promesses comme étant populistes et irréalistes.

Le BHK de Tsaroukian a terminé deuxième des deux dernières élections parlementaires arméniennes, capitalisant sur les activités caritatives dénoncées comme s’apparentant à des pots de vin par ses opposants. Le magnat a de nouveau promis de l’argent et d’autres aides matérielles aux électeurs appauvris lors de sa campagne au début du mois. La Commission électorale centrale de l’Arménie (CEC) l’a averti que de tels engagements violaient les dispositions légales qui interdisent l’achat de vote.

Tsaroukian déplore régulièrement la situation socio-économique du pays. Mais jusqu’à présent, il n’a pas blâmé explicitement le président Serge Sarkissian ou le parti républicain au pouvoir de l’Arménie pour ces difficultés persistantes.

posté le 22 mars 2017 par Claire/armenews


EREVAN
Signature officielle d’un nouvel accord entre l’Arménie et l’UE

L’Arménie et l’Union européenne ont officiellement paraphé hier le texte d’un nouvel accord sur l’approfondissement de leurs liens politiques et économiques.

Leurs négociations sur l’Accord de partenariat global et renforcé (CECP) ont été conclues avant la visite du président Serge Sarkissian à Bruxelles à la fin du mois dernier.

“L’accord sera une étape importante pour élargir la portée des relations bilatérales entre la République d’Arménie et l’Union européenne“, ont déclaré les deux parties dans une déclaration conjointe publiée après que leurs négociateurs aient paraphé l’accord lors d’une cérémonie à Erevan.

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a déclaré lors de la cérémonie que cet accord « ouvrirait une nouvelle page » dans les relations entre l’UE et l’Arménie.

Ce nouvel accord est censé servir de substitut moins ambitieux à l’accord d’association négocié par des fonctionnaires arméniens et européens à l’été 2013. Sarkissian avait décidé au dernier moment, en septembre 2013, de rejoindre finalement l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie (UEE).

L’autre accord, qui n’a pas encore été rendu public, contient apparemment les principales dispositions politiques et certaines dispositions économiques de l’accord d’association annulé. Mais elle n’a pas de composante liée au libre échange en raison de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE.

“De solides engagements en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de l’État de droit, sont à la base du nouvel accord et de la future coopération entre l’Arménie et l’UE“, peut-on lire dans une déclaration conjointe. L’accord ouvrira également la voie à une plus étroite coopération UE-Arménie dans les domaines de l’énergie, des transports et de la protection de l’environnement, ainsi qu’à de « nouvelles opportunités dans le commerce et les investissements ».

“Nos gens se considèrent comme des Européens“, a déclaré Sarkissian lors de son voyage à Bruxelles. Il a ajouté que les « valeurs partagées » sont au cœur de ce nouvel accord. Dans ce contexte, il a réaffirmé les promesses faites par son administration de veiller à ce que les prochaines élections législatives en Arménie soient conformes aux normes démocratiques.

Plus tôt cette année, l’UE a fourni à l’Arménie plus de 7 millions de dollars de financement pour l’achat d’équipements électroniques spéciaux destinés à prévenir certaines formes de fraude électorale.

posté le 22 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Un député russe conseille à l’Arménie d’être prudente dans ses relations avec l’UE

L’Arménie devrait s’efforcer de resserrer ses liens avec l’Union européenne, a déclaré un haut responsable de la Douma russe lors d’une visite à Erevan vendredi.

Leonid Kalashnikov, qui préside la commission parlementaire russe sur les relations avec les anciennes républiques soviétiques, a déclaré que Moscou ne s’opposerait pas à un accord planifié entre l’UE et l’Arménie s’il respecte les engagements de ce dernier envers l’Union économique eurasienne (UEE).

“Il vous suffit de respecter ces normes parce que sinon, vous pouvez voir, par exemple, ce qui se passe actuellement en Moldavie“, a expliqué Kalashnikov. “J’étais là-bas récemment. Après avoir signé l’accord d’association avec l’UE, ils ont perdu un tiers de leur PIB et l’ensemble du marché russe parce qu’ils n’étaient pas en accord avec la Russie“.

“Et qu’ont-ils reçu en retour ? Rien, sauf les visas“, a commenté le député affilié au Parti communiste russe, qui est officiellement en opposition au président Vladimir Poutine, mais qui le conteste rarement.

“Il faut juste faire attention à l’UE. Ils se soucient seulement de leur marché. Tous les capitalistes sont comme ça“, a-t-il dit.

L’Arménie avait négocié en 2013 un accord d’association avec l’UE qui lui aurait donné un accès permanent et sans droits de douane au plus grand et plus riche marché mondial. Le président Serge Sarkissian a cependant changé d’avis au dernier moment, préférant devenir membre du bloc commercial dirigé par la Russie.

Bruxelles et Erevan ont finalisé un accord alternatif le mois dernier. Il contient les principales dispositions politiques et certaines dispositions économiques de l’accord d’association annulé. Mais il n’a pas de composante liée au commerce libre en raison de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE.

L’ambassadeur de Russie à Erevan, Ivan Volynkin, a indiqué le 10 février que le nouvel accord ne porterait pas atteinte à l’alliance de l’Arménie avec la Russie.

Kalashnikov et plusieurs autres hauts parlementaires russes dirigés par le président de la Douma, Vyacheslav Volodin, sont arrivés vendredi à Erevan pour des entretiens avec leurs homologues arméniens. Volodin a décrit l’Arménie comme le « partenaire stratégique » de la Russie et a déclaré que les deux États devraient approfondir leurs liens.

posté le 6 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Serge Sarkissian : « Notre peuple se considère comme Européen »

Le président Serge Sarkissian a décrit hier l’Arménie comme une nation européenne, alors qu’il expliquait les efforts de son gouvernement pour approfondir les relations avec l’Union européenne à travers un nouveau traité finalisé lors de sa dernière visite à Bruxelles.

“Notre peuple se considère comme Européen : notre patrimoine culturel et spirituel et notre mode de vie sont européens“, a-t-il déclaré dans un discours prononcé au Carnegie Europe, un groupe de réflexion bruxellois.

Sarkissian y est intervenu le lendemain de l’annonce officielle de la conclusion entre l’Arménie et l’UE des négociations sur un « accord de partenariat global et renforcé ».

L’accord est censé être un substitut moins ambitieux que l’accord d’association que les deux parties ont presque signé en 2013. Sarkissian avait empêché la signature de cet accord d’association en 2013 lorsqu’il avait annoncé l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Sarkissian a déclaré que les « partenaires occidentaux » de l’Arménie ont depuis accepté ce choix géopolitique. “Nous sommes prêts à favoriser un rapprochement mutuellement bénéfique entre l’UE et l’UEE“, a-t-il déclaré dans ce contexte.

Le chef arménien a déclaré que les « valeurs partagées » sont au cœur du nouvel accord prévu avec l’UE. “Nous ne faisons que mettre en place un cadre juridique plus ferme pour la coopération existante. Nous sommes convaincus qu’il nous permettra et même nous obligera à avoir un Etat plus efficace », a t-il ajouté.

Dans son discours, Sarkissian a également remercié l’UE pour le financement de la mise en œuvre de l’accord historique de son gouvernement avec l’opposition arménienne visant à prévenir les fraudes graves lors des élections législatives du 2 avril. La majeure partie des 7,4 millions de dollars alloués par Bruxelles sera consacrée à l’équipement électronique spécial qui sera installé dans les bureaux de vote en Arménie.

Sarkissian a réaffirmé les promesses de son gouvernement de tenir un scrutin démocratique. « L’objectif que nous avons fixé est élevé : organiser des élections démocratiques, libres, équitables et transparentes. Je suis convaincu que nous allons atteindre cet objectif », a t-il dit.

posté le 1er mars 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
L’UE espère que les élections législatives seront libres et équitables le 2 avril

L’Union européenne espère que les autorités arméniennes tiendront des élections législatives libres et équitables le 2 avril. Elle a fourni une aide de plus de 7 millions de dollars à cette fin, a déclaré un haut diplomate de l’UE.

“Nous attendons vraiment de bonnes élections en Arménie“, a déclaré Piotr Switalski, le chef de la délégation de l’UE à Erevan.

« L’UE a fait beaucoup pour aider le gouvernement, la Commission électorale centrale et la société civile à rechercher des normes plus strictes. Et nous l’avons fait d’une manière sans précédent “, a t-il affirmé aux journalistes.

Switalski a souligné que 7 millions d’euros (7,4 millions de dollars) de financement de l’UE ont été alloués à la fin de l’année dernière à l’appui de l’accord historique du gouvernement arménien avec l’opposition visant à prévenir les fraudes graves lors des élections de 2017.

La majeure partie de cet argent, soit 4 millions d’euros, doit être consacrée à l’achat de dispositifs électroniques spéciaux qui serviront à vérifier l’identité des électeurs et donc à empêcher le vote multiple. Le vote et le dépouillement seront diffusés en ligne en direct le jour de l’élection.

Switalski a souligné qu’aucun autre voisin de l’UE n’a jamais reçu tant de financement et de “soutien politique“ pour la tenue d’élections démocratiques. « L’Arménie, en quelque sorte, est dans une position privilégiée », a déclaré le diplomate.

En annonçant cette aide dans une déclaration en décembre, la délégation de l’UE a averti que ces mesures antifraude ne suffiraient pas à garantir un vote propre. Elle a expliqué que les autorités à Erevan devraient également avoir la « volonté politique » pour assurer un « processus électoral juste ».

Switalski a exprimé l’espoir plus tôt en 2016 que les élections législatives seront « un tremplin important pour l’avenir démocratique de l’Arménie ».

Avec l’entrée en Arménie du système parlementaire de gouvernement en 2018, les élections détermineront qui gouvernera le pays après que le président Serge Sarkissian termine son dernier mandat. Sarkissian et son Parti républicain (HHK) disent qu’ils sont déterminés à faire en sorte que les élections soient libres et équitables. Leurs opposants politiques sont sceptiques quant à ces promesses.

posté le 27 février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



La Russie ne voit pas d’un mauvais oeil le rapprochement entre l’Arménie et l’UE

Les efforts continus de l’Arménie pour établir des liens plus étroits avec l’Union européenne ne nuiront pas à son alliance avec la Russie, a assuré vendredi l’ambassadeur russe à Erevan, Ivan Volynkin.

“La Russie et l’Arménie sont liées par une relation privilégiée, par une alliance, et les peuples russe et arménien sont des peuples frères“, a déclaré Volynkin à l’agence de presse TASS au sujet de la position de Moscou sur un nouvel accord arméno-européen qui devrait être signé plus tard cette année.

“Les deux États font partie de deux même structures d’intégration - l’Union économique eurasienne et l’Organisation du Traité de sécurité collective - dont les membres ont des obligations économiques et politiques“, a-t-il expliqué. “Sur la base de ces obligations, les relations avec l’UE sont naturellement construites non pas à leur détriment, et tout le monde s’en rend compte“.

L’Arménie et l’UE ont entrepris au cours de l’été 2013 des négociations sur un accord d’association de grande envergure. Le président Serge Sarkissian a changé d’avis au dernier moment, en demandant l’adhésion de l’Arménie à l’UEE. Pour beaucoup, cela est dû à une forte pression russe.

Un autre accord actuellement négocié par Erevan et Bruxelles contiendra vraisemblablement les principales dispositions politiques et certaines dispositions économiques de l’accord d’association annulé. Mais elle n’aura aucun élément lié au libre commerce en raison de l’adhésion de l’Arménie au bloc dirigé par la Russie.

Le président Serge Sarkissian a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à approfondir ses relations avec l’UE lors de sa rencontre avec le commissaire européen à la politique européenne de voisinage, Johannes Hahn, à Erevan en novembre. Le chef de la délégation de l’UE en Arménie, Piotr Switalski, a déclaré le mois dernier que les deux parties sont de plus en plus proche d’une nouvelle entente.

Volynkin est également convaincu que la politique étrangère arménienne ne subira pas de changements radicaux à la suite des élections parlementaires arméniennes prévues pour le 2 avril. Il a affirmé que le vote promet d’être “très intéressant“ car il viendra un an avant que l’Arménie finisse sa transition vers un système parlementaire.

Volynkin a noté une nouvelle disposition constitutionnelle qui exige l’existence d’une “majorité stable“ au Parlement arménien. Il pense que cela devrait “assurer la continuité dans le processus politique en Arménie.“ “Prenant ces faits en considération, nous ne voyons aucune raison majeure pour qu’Erevan change radicalement de politique étrangère “, a commenté le diplomate à TASS.

posté le 13 février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Un diplomate européen s’exprime sur la diffusion en direct des votes le 2 avril

Le gouvernement et l’opposition en Arménie s’efforcent de surmonter l’obstacle financier pour diffuser en direct les votes lors des prochaines élections législatives, a déclaré hier un diplomate de l’Union européenne.

Les autorités arméniennes ont accepté d’installer des caméras dans les quelque 2 000 bureaux de vote à travers le pays dans le cadre d’un accord signé en septembre 2016 avec l’opposition visant à prévenir les fraudes électorales graves.

Cependant, un haut fonctionnaire du gouvernement a averti la semaine dernière sur le fait qu’ils pourraient ne pas être en mesure de le faire pour des raisons financières. Il a ajouté qu’une seule entreprise privée était intéressée pour fournir les caméras et faire fonctionner l’équipement de radiodiffusion. L’entreprisue a fixé un prix disproportionnellement élevé pour ses services.

Une commission spéciale multipartite du Parlement arménien mettant en œuvre l’accord de septembre a cherché à abaisser le prix demandé.

“À ma connaissance, un dialogue très intense a été mené ces derniers jours“, a déclaré à la presse Piotr Switalski, chef de la délégation de l’UE à Erevan. Il a ajouté que la commission, dans laquelle l’opposition parlementaire et le gouvernement sont également représentés, semble avoir atteint un consensus sur “la meilleure solution“ à adopter.

“Je pense que d’ici la fin de cette semaine, nous aurons des éclaircissements sur ce qui est faisable“, a ajouté le diplomate.

Certains dirigeants de l’opposition ont suggéré que le gouvernement exempte les caméras web et autres équipements nécessaires pour les émissions prévues de droits d’importation. Selon Switalski, le gouvernement a réagi de manière constructive à cette idée.

Dans le cadre de son accord historique avec trois partis d’opposition, les autorités d’Erevan doivent également introduire une vérification électronique de l’identité des électeurs et la publication des noms des électeurs qui auront voté le jour des élections. Ces mesures sont destinées à éviter le vote multiple des loyalistes du gouvernement, une pratique illégale que l’opposition arménienne affirme être répandue lors d’élections précédentes.

Les autorités ont assuré à l’opposition et aux médias qu’elles allaient certainement installer des machines électroniques pour l’identification des électeurs. L’UE et les États-Unis ont promis des millions de dollars de financement pour l’achat de ces équipements.

Switalski a réaffirmé hier que la conduite d’élections « justes et transparentes » donnerait un coup de pouce important aux relations de l’Arménie avec l’UE.

posté le 25 janvier 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION POLITIQUE ET ECONOMIQUE
L’Arménie et l’UE sur le point de conclure un accord

L’Union européenne et l’Arménie sont sur le point de conclure leurs négociations sur un nouvel accord pour approfondir leurs liens politiques et économiques, a révélé hier un haut diplomate de l’UE.

Piotr Switalski, chef de la délégation de l’UE en Arménie, a déclaré que les deux parties tiendront une nouvelle série de négociations à Erevan d’ici la fin de la semaine. “Ce sont les derniers moments des négociations“, a t-il assuré.

L’accord prévu remplacera l’accord d’association négocié par des officiels arméniens et européens à l’été 2013. Le président Serge Sarkissian avait empêché sa signature lors d’une volte-face de dernière minute en septembre 2013, préférant rejoindre l’Union économique eurasienne.

Ce nouveau accord-cadre devrait contenir les principales dispositions politiques et certaines dispositions économiques de l’ancien accord d’association. Mais il n’aura aucun élément lié à la libre circulation commerciale en raison de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE.

Switalski n’a pas voulu donner de dates possibles pour la signature officielle de ce nouvel accord. Le diplomate a cependant noté que le ministre des Affaires étrangères arménien « n’était pas loin de la vérité » lorsqu’il a dit récemment que l’accord devrait être signé au premier trimestre de cette année.

Switalski a ajouté que les deux parties avaient encore besoin de s’entendre sur “plusieurs questions“ relatives au cadre de coopération Arménie-UE. Il a refusé de révéler de quelles questions il s’agissait, lâchant seulement que certaines d’entre elles nécessiteraient une « décision politique ».

Alors qu’on lui demandait laquelle des deux parties devait prendre une décision, il a répondu : “C’est un processus mutuel. Personne ne parle de concessions unilatérales.“

Serge Sarkissian a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à approfondir ses relations avec l’UE lors de sa rencontre avec le commissaire européen à la politique européenne de voisinage, Johannes Hahn, à Erevan, en novembre dernier.

Selon les données du gouvernement, l’UE représentait près de 24% du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et novembre 2016, faisant du bloc des 28 pays le deuxième partenaire commercial du pays après la Russie.

posté le 18 janvier 2017 par Claire/armenews


UNION EUROPEENNE
UE : la Commission propose d’avancer sur l’union douanière avec Ankara

La Commission européenne a proposé mercredi de faire avancer la coopération entre l’UE et la Turquie en matière de commerce et de droits de douane, à l’heure où les négociations d’adhésion du pays à l’Union semblent bloquées. Il s’agirait d’élargir aux secteurs de l’agriculture, des services et des marchés publics l’accord dit d’“union douanière“ en vigueur depuis 1996 entre Ankara et l’UE.

Dans un communiqué, l’exécutif européen a précisé avoir sollicité un mandat des 28 pays de l’UE pour pouvoir engager des négociations en ce sens, un geste salué par la Turquie. “Améliorer l’union douanière bénéficiera énormément aux deux parties“, a réagi dans un tweet la Représentation permanente de la Turquie auprès de l’UE. Elle a souligné avoir “hâte“ que le Conseil de l’UE, représentant les 28 Etats membres, délivre ce mandat de négociation.

Pour l’instant, l’union douanière se limite au secteur des biens industriels que s’échangent les deux blocs, et dans l’agriculture au marché des produits transformés. Les Etats membres de l’UE avaient déjà mandaté la Commission en novembre 1996 pour élargir le champ d’application aux services et aux marchés publics, mais sans succès à l’arrivée. Les négociations avec la Turquie avaient été suspendues en 2002.

Pour justifier cette nouvelle tentative, Bruxelles met en avant “des bénéfices économiques substantiels pour les deux partenaires“, rappelant que la Turquie est le cinquième partenaire commercial de l’UE, et l’Union le premier pour Ankara. L’UE et la Turquie s’échangent des biens pour un montant annuel estimé actuellement à 140 milliards d’euros, plus de quatre fois le montant d’il y a vingt ans, fait valoir l’exécutif européen, soulignant que l’UE enregistre un excédent commercial de 17 mds EUR. Cette proposition de la Commission intervient alors que l’UE et Ankara entretiennent des relations tendues, surtout depuis le coup d’Etat avorté du 15 juillet en Turquie et la répression qui a suivi.

La Turquie ne remplit toujours pas tous les critères qui justifieraient aux yeux de l’UE l’exemption de visas Schengen pour ses ressortissants, alors que le pacte migratoire UE-Turquie conclu en mars prévoyait d’accélérer ce processus de libéralisation.

Par ailleurs le Parlement européen a voté le 24 novembre une résolution —non contraignante— demandant le “gel provisoire“ des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE, ce que le président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement dénoncé, brandissant la menace de laisser passer à nouveau les migrants vers l’Europe.

La grande majorité des pays membres de l’UE se sont prononcés contre un tel “gel“, mais “dans les circonstances actuelles, l’ouverture de nouveaux chapitres“ dans les négociations d’adhésion “n’est pas envisagée“, a souligné le 13 décembre la présidence du Conseil de l’UE.

posté le 22 décembre 2016 par Stéphane/armenews