Nouvelles d'Arménie
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Union européenne


POLITIQUE
Le gouvernement tient à libéraliser le secteur énergétique arménien

Le gouvernement envisage de libéraliser le secteur énergétique arménien dans l’espoir d’attirer d’importants investissements des États-Unis et d’autres entreprises étrangères, a déclaré mercredi un haut responsable d’Erevan.

« Le gouvernement a lancé un processus de libéralisation du marché de l’énergie », a déclaré le Ministre des Infrastructures Énergétiques, Hayk Harutiunian. « Nous avons déjà présenté un plan d’actions qui garantira le passage du secteur énergétique à un nouveau modèle libéral d’ici 2021 ».

L’ambassadeur des États-Unis en Arménie, Richard Mills, a déclaré le mois dernier que les entreprises énergétiques américaines pourraient investir jusqu’à 8 milliards de dollars dans le secteur s’il était ouvert à la concurrence et si les autorités d’Erevan éliminent tous les obstacles aux exportations d’électricité vers la Géorgie et l’Iran.

Harutiunian a rejeté les suggestions selon lesquelles Mills a plaidé en faveur de la réduction de la dépendance de l’Arménie vis-à-vis de l’énergie russe. « Je crois que l’ambassadeur faisait référence au processus de libéralisation du marché de l’énergie que nous avons lancé. Le marché de l’énergie est entièrement réglementé et il n’y a pas de concurrence libre à ce jour ».

« Le chiffre de 8 milliards de dollars était une estimation faite par notre ministère principalement sur le potentiel commercial de l’énergie solaire », a déclaré le responsable. « Ce potentiel peut certainement être atteint. Mais il sera réalisé de manière progressive et cela dépendra grandement des prix internationaux ».

« Il y a des rencontres régulières entre l’ambassadeur américain et les entreprises américaines pour trouver les moyens de développer les activités des entreprises américaines dans le secteur énergétique arménien », a-t-il ajouté.

Harutiunian a précisé qu’une entreprise américaine, ContourGlobal, a déjà privatisé le plus grand complexe hydroélectrique d’Arménie il y a deux ans lors d’un accord de 250 millions de dollars, fortement soutenu par le gouvernement américain. Il a ajouté qu’une entreprise italienne a commencé à construire une centrale thermique à Erevan en mars.

Le gaz naturel et le combustible nucléaire russe génèrent au moins 60% de l’électricité en Arménie. En outre, le monopole russe Gazprom est propriétaire du réseau de distribution de gaz du pays.

L’Union Européenne soutient également une plus grande utilisation des énergies renouvelables en Arménie. Dans le cadre de cet effort, une délégation de l’UE à Erevan a installé deux arrêts de bus solaires à Erevan ce mois-ci. Le chef de la délégation, Piotr Switalski, a déclaré que l’UE « contribue ainsi à l’indépendance énergétique de l’Arménie ».

Harutiunian a insisté sur le fait que Switalski ne cherchait pas à transmettre des messages géopolitiques au gouvernement arménien. « Le développement des énergies renouvelables ne doit pas être envisagé uniquement par le prisme de la sécurité énergétique », a-t-il déclaré. « Il devrait également être envisagé en termes de réduction des prix et de mesures prises contre le changement climatique. Je ne pense donc pas qu’il soit approprié de politiser ces déclarations ».

Harutiunian a ajouté que plus de 100 petites centrales solaires opèrent déjà en Arménie.

posté le 27 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ÉNERGIE
L’Union Européenne promeut l’électricité solaire en Arménie

L’Union Européenne a installé les premiers arrêts de bus à énergie solaire d’Erevan pour favoriser l’utilisation accrue des énergies renouvelables en Arménie.

Le chef de la délégation de l’Union Européenne en Arménie, Piotr Switalski, a réaffirmé l’engagement de l’Europe à l’égard de la sécurité énergétique du pays alors qu’il a inauguré et testé l’une des deux installations situées dans le centre-ville. « Le message est très clair : l’Union Européenne promeut une énergie moins chère et plus propre et contribue à l’indépendance énergétique de l’Arménie », a déclaré Switalski aux journalistes.

Les arrêts de bus permettront aux résidents et aux visiteurs d’Erevan de charger leurs téléphones mobiles et autres gadgets numériques avec de l’énergie solaire gratuite. Chaque installation peut charger jusqu’à 24 téléphones par jour.

Les arrêts de bus ont été inaugurés à la fin des Journées de l’Énergie de l’Union Européenne de la capitale arménienne, organisée par la délégation pour présenter les réformes financées par l’Europe dans le secteur énergétique arménien. Selon Switalski, l’Union Européenne a déjà alloué plus de 30 millions d’euros (33 millions de dollars) à cette fin.

La majeure partie de cette aide est consacrée à la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité qui reliera l’Arménie à la Géorgie. L’Union Européenne finance également des projets d’énergie renouvelable dans les villes arméniennes de Spitak et Vayk.

L’énergie solaire et éolienne ne constituent actuellement qu’une petite part de l’électricité produite en Arménie. Le gouvernement arménien a déclaré que le développement de ces sources d’énergie renouvelables est une priorité.

La semaine dernière, le premier ministre Karen Karapetian, a assisté à l’ouverture officielle de la première usine arménienne de fabrication de panneaux solaires. Une entreprise privée affirme avoir investi 2 millions de dollars dans l’usine qui emploie actuellement environ 50 personnes. Plus tôt cette année, le gouvernement a exempté le matériel et les matières premières importés par la société des droits de douane.

La majeure partie de l’électricité arménienne est générée par le gaz naturel et le combustible nucléaire importés de Russie. En outre, Gazprom possède le réseau de distribution de gaz du pays ainsi que l’une de ses plus grandes centrales thermiques.

Interrogé pour savoir si l’aide de l’Union Européenne vise à atténuer la dépendance de l’Arménie à l’égard de l’énergie russe, Switalski a déclaré : « Nous ne pensons pas en termes politiques ou géopolitiques en tant que tels. Nous pensons aux Arméniens ordinaires afin qu’ils aient une énergie moins chère et plus propre ».

« Nous croyons que l’efficacité énergétique et les nouvelles technologies améliorent simplement la qualité de vie des Arméniens ordinaires », a ajouté le diplomate.

Richard Mills, ambassadeur des États-Unis à Erevan, a déclaré le mois dernier que l’Arménie peut attirer des milliards de dollars d’investissements d’entreprises américaines si elle libéralise son secteur énergétique. Selon ses propos, les investissements américains pourraient également être dirigés vers les énergies renouvelables.

Une entreprise américaine, ContourGlobal, a fait l’acquisition du plus grand complexe hydroélectrique du pays il y a plus d’un an pour 250 millions de dollars .

posté le 10 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
Karapetian a discuté des réformes prévues avec les envoyés européens

Vendredi, le premier ministre Karen Karapetian a rencontré des diplomates européens à Erevan pour discuter du dernier programme politique de son gouvernement, qui appelle à des réformes majeures visant à améliorer la situation socioéconomique de l’Arménie.

Le plan quinquennal approuvé par le parlement arménien à la fin du mois dernier engage le gouvernement à faire en sorte que l’économie arménienne augmente à un rythme annuel moyen d’environ 5%. Le cabinet de Karapetian s’est engagé à atteindre ces objectifs en améliorant l’investissement national, en aidant les fabricants orientés vers l’exportation et en luttant contre la corruption. Il a également promis une réforme du système judiciaire arménien.

Karapetian a présenté ce programme de réforme lors d’une réunion avec le chef de la délégation de l’Union Européenne en Arménie et avec les ambassadeurs allemands, français et de plusieurs autres États membres de l’UE.

Une déclaration de cette délégation a annoncé que les diplomates ont assuré au premier ministre que l’UE est prête à « continuer à soutenir l’Arménie sur son chemin de réforme ». Ils ont discuté avec lui des « plans concrets du gouvernement pour l’amélioration de l’économie et du développement des entreprises, de l’augmentation de la lutte contre la corruption, de l’amélioration de la protection des droits de l’homme ainsi que de l’accroissement de l’indépendance et de l’efficacité du système judiciaire ».

Selon une déclaration distincte publiée par le gouvernement, Karapetian a également informé les envoyés de l’UE des mesures anti-corruption et d’autres réformes déjà engagées par son gouvernement. « Se félicitant des mesures prises par le gouvernement arménien dans le cadre de sa politique anti-corruption ... l’UE a souligné qu’elle continuerait à aider l’Arménie dans les domaines clés susmentionnés », a annoncé le communiqué.

Le programme gouvernemental a été rejeté par la minorité d’opposition du parlement arménien. Les législateurs de l’opposition ont déclaré que les autorités ne réfléchissent pas sérieusement aux réformes promises et ne respecteront pas les objectifs socio-économiques ambitieux fixés dans le document de 120 pages. Certains d’entre eux ont également soutenu qu’il n’est toujours pas clair si Karapetian conservera son poste après la fin du mandat du président Serge Sarkissian en avril 2018.

posté le 10 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Parlement européen
Suspension des négociations avec la Turquie si les « Critères de Copenhague » ne sont pas respectés

L’Agence Reuters rapporte que le Parlement européen s’est prononcé jeudi à Strasbourg pour une suspension des négociations d’adhésion à l’Union européenne de la Turquie si celle-ci met en œuvre sa réforme constitutionnelle, comme prévu en 2019.

Voulue par le président Recep Tayyip Erdogan après la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016, cette modification de la Constitution élargirait considérablement ses pouvoirs au détriment du parlement et des instances judiciaires.

La réforme a été approuvée à une courte majorité (51,4%) le 16 avril dernier à l’issue d’un référendum dont le déroulement a été émaillé d’irrégularités relevées par les observateurs internationaux.

Dans une résolution adoptée par 477 voix contre 64 et 97 abstentions, le Parlement européen “ demande à la Commission et aux Etats membres de suspendre formellement les négociations d’adhésion avec la Turquie sans plus attendre si le paquet de réformes constitutionnelles est mis en œuvre tel quel “.

Son entrée en vigueur doit intervenir à l’issue des élections présidentielles de 2019.

Alors que les eurodéputés avaient demandé, en novembre dernier, un simple “ gel “ des négociations, qui s’était déjà imposé de facto, ils estiment qu’une décision formelle, passant par un vote des Etats membres à la majorité qualifiée, devrait cette fois être adoptée

“ Le train de mesures proposé à la population turque est en contradiction totale avec les critères de Copenhague qui valent pour tous les pays candidats et pour tous les Etats membres “, a affirmé la social-démocrate Kati Piri (Pays-Bas), rapporteur du projet de résolution, lors d’une conférence de presse mercredi.

Les “ critères de Copenhague “ comprennent notamment les ceux relatifs à l’Etat de droit, à la démocratie et aux droits de l’homme qui sont requis comme préalable à l’ouverture des négociations d’adhésion, une étape franchie par la Turquie en décembre 2004.

Plus de 50.000 personnes, dont environ 150 journalistes et quatorze députés, ont été incarcérées depuis le coup d’Etat en Turquie et plus de 150.000 fonctionnaires ont été limogés ou suspendus.

posté le 6 juillet 2017 par Jean Eckian/armenews


DIPLOMATIE
L’ambassadeur polonais attend le nouvel accord entre l’Arménie et l’Union Européenne « les doigts croisés »

L’ambassadeur de Pologne à Erevan a exprimé mercredi son espoir qu’un nouvel accord visant à approfondir les liens politiques et économiques entre l’Arménie et l’Union Européenne soit signé comme prévu cet automne.

« Nous attendons la signature du document », a déclaré Jerzy Nowakowski aux journalistes. « Et comme l’ambassadeur Piotr Switalski l’a souligné, nous n’attendons pas de promesses mais des mesures concrètes de la part de nos partenaires arméniens ».

L’accord de partenariat global et amélioré (LCPE) est une alternative moins ambitieuse à un accord d’association négocié par des responsables arméniens et européens au cours de l’été 2013. Le président Serge Sarkissian a empêché la signature de cet accord avec sa décision inattendue en septembre 2013 d’intégrer l’Arménie à l’Union Économique Eurasienne (EEU), dirigée par les Russes. Ce retournement de situation a largement été attribué à une forte pression de la part de la Russie.

L’accord alternatif contient apparemment les principales dispositions politiques de l’Accord d’Association annulé. Il a été finalisé à Erevan en mars et devrait être signé à Bruxelles en novembre.

Interrogé sur ses craintes que la LCPE puisse être effacée comme l’accord d’association, Nowakowski a déclaré : « Je croise les doigts et dis non [il n’y a pas de tel risque]. Mais je croise les doigts ».

En parlant au Parlement arménien la semaine dernière, le vice-ministre des Affaires Étrangères Shavarsh Kocharian a insisté sur le fait que la LCPE devrait être signée cet automne. « Nous parlerons des résultats l’année prochaine », a-t-il ajouté avec un sourire.

Naira Zohrabian, présidente d’un comité du Parlement arménien sur l’intégration européenne, a déclaré le 21 juin que l’Arménie « a discuté » des principales dispositions de la LCPE avec la Russie et que celle-ci ne s’y oppose pas. « Par conséquent, à l’heure actuelle, je ne vois aucun risque que l’accord de partenariat global et amélioré ne soit pas signé à Bruxelles le 24 novembre », a-t-elle ajouté.

posté le 6 juillet 2017 par Claire/armenews


ARMENIE/UE
Selon le gouvernement, la Russie ne fait pas pression pour annuler l’accord

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, a rejeté hier la spéculation de l’opposition selon laquelle l’Arménie pourrait être pressée par la Russie pour abandonner un accord planifié sur l’approfondissement de ses liens politiques et économiques avec l’Union européenne.

Ces spéculations de l’opposition sont venues après avoir noté les réactions de colère du parti républicain contre les critiques de l’ambassadeur de l’UE, Piotr Switalski, concernant les récentes élections législatives en Arménie.

Switalski s’est interrogé le 15 juin sur la “crédibilité“ de la Commission électorale centrale (CEC) contrôlée par le gouvernement, affirmant qu’il devrait être élargi pour inclure les représentants de la société civile. Il a également dénoncé l’achat de voix et d’autres irrégularités signalées lors des élections du 2 avril.

Harutiunian et le Parti républicain au pouvoir (HHK) ont répondu en accusant Switalski de s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Arménie. Le diplomate a rejeté les critiques mardi.

Des hommes politiques de l’opposition arménienne ont défendu les déclarations de Switalski. L’un d’eux, Aram Sarkisian, a affirmé hier qu’il craint que le gouvernement ne veuille utiliser cette tension pour éviter de signer l’accord de partenariat global et élargi (CEPA) avec l’UE.

Harutiunian a rejeté ces insinuations, expliquant qu’elles sont « le résultat d’une brillante imagination ». « Je ne vois aucun problème avec cette signature en dehors des problèmes techniques, qui avancent aussi bien que prévu », a t-il commenté.

Interrogé sur la question de savoir si Erevan pourrait abandonner l’accord sous la pression possible de la Russie, le ministre a rétorqué : “Je ne vois pas de telles conditions préalables“.

L’accord est censée servir de substitut moins ambitieux à un accord d’association négocié par des responsables arméniens et de l’UE au cours de l’été 2013. Le président Serge Sarkissian avait fait volte-face en septembre 2013, et avait rejoint l’UEE dirigée par la Russie. Ce virage a été attribué à la pression russe.

L’accord alternatif contient apparemment les principales dispositions politiques de l’Accord d’association annulé. Il devrait être signé à Bruxelles en novembre.

Selon Naira Zohrabian, député et principal représentant du bloc Tsarukian d’opposition, Erevan a « discuté“ des dispositions clés de ce nouvel accord avec Moscou et celui-ci ne s’y oppose pas. “Par conséquent, à l’heure actuelle, je ne vois aucun risque que l’Accord de partenariat global et renforcé ne soit pas signé à Bruxelles le 24 novembre“, a assuré Zohrabian.

Hier en fin de journée, le président Sarkisian s’est rendu à Bruxelles pour participer à un sommet du Parti populaire européen (PPE), un groupe de partis d’Europe centrale de premier plan, y compris les démocrates-chrétiens dominants de l’Allemagne.

posté le 22 juin 2017 par Claire/armenews

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COOPERATION
Le parti républicain accuse un diplomate européen d’ingérence

Le chef de la mission de l’Union européenne en Arménie, Piotr Switalski, a rejeté hier la réaction menaçante des autorités arméniennes suite à sa critique publique de la conduite des récentes élections législatives dans le pays.

Switalski s’est interrogé le 15 juin sur la « crédibilité » de la Commission électorale centrale (CEC) contrôlée par le gouvernement, affirmant qu’elle devrait être élargie pour inclure les représentants de la société civile. Il a également dénoncé l’achat du vote et autres irrégularités signalées lors des élections du 2 avril et a suggéré que le système électoral compliqué du pays devait être révisé.

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, et le Parti républicain au pouvoir (HHK) ont répondu en accusant Switalski de s’immiscer dans les affaires internes de l’Arménie.

Switalski a nié ces accusations, affirmant que ses commentaires « amicaux et constructifs » étaient en accord avec les déclarations antérieures faites par d’autres responsables européens. “Il y a des problèmes sur lesquels nous, en tant qu’Europe, avons non seulement le droit, mais aussi le devoir de parler“, a t-il commenté lors d’une conférence de presse. “Nous le faisons parce que nos partenaires arméniens ont accepté certains arrangements pour notre engagement“.

Le diplomate a soutenu que le bon déroulement des élections faisait partie des réformes politiques que les autorités arméniennes avaient entrepris de mettre en œuvre en contrepartie de l’aide financière fournie par l’UE. “Ces accords de financement ne sont pas imposés“, a-t-il ajouté. “Ils sont négociés et convenus par les deux parties“.

Au début de cette année, l’UE a fourni aux autorités arméniennes plus de 7 millions de dollars pour l’achat de matériel électronique spécial utilisé lors des élections législatives. Dans sa réaction officielle suite au vote, la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a affirmé que les dispositifs d’authentification des électeurs et les caméras installées dans les bureaux de vote avaient minimisé certaines fraudes graves telles que le vote multiple.

Une déclaration du 4 avril du porte-parole de Mogherini déplore cependant “des informations crédibles sur l’achat de vote“ et l’intimidation des électeurs signalées par les observateurs européens. Pourtant, il a conclu que le résultat officiel des élections, qui a donné une victoire écrasante au HHK, “reflétait la volonté globale du peuple arménien“.

Switalski a également déclaré que le financement de l’UE a entraîné “quelques améliorations“ dans le processus électoral. « Nous vivons dans un monde interconnecté », a poursuivi le diplomate. “Nous devons accepter qu’il existe des mécanismes, des conventions, des traités, des arrangements de travail qui permettent à d’autres d’exprimer leur point de vue sur ce qui se passe dans l’un ou l’autre pays“.

“Nous sommes très heureux que tant d’Arméniens ordinaires le comprennent. Et je ne suis pas surpris parce que les Arméniens comprennent parfaitement que les menaces à la souveraineté de leur pays se trouvent ailleurs et non pas dans notre soutien amical », a t-il souligné.

Pendant ce temps, un haut représentant du HHK, Armen Ashotian, a insisté sur le fait que les élections législatifs avaient été démocratiques. “Tout le monde pourrait pointer le scepticisme croissant des Européens envers les institutions européennes“, a t-il objecté. “Mais aucun fonctionnaire arménien ne se permettrait de parler de cela avec ses partenaires européens parce qu’ils considèrent que les défis auxquels sont confrontées les institutions européennes sont une affaire européenne interne“.

Ashotian, qui préside le comité des relations extérieures du Parlement, a également exprimé sa conviction que cet emportement public ne compromettrait pas les efforts d’Erevan pour tisser des liens plus étroits avec l’UE. La prochaine signature d’un accord de partenariat global et renforcé permettra de relancer le partenariat UE-Arménie, a-t-il assuré.

L’accord démontrera également qu’“il est possible de construire un lien avec l’Europe, même pour un Etat qui est dans la zone économique eurasienne“, a précisé Ashotian.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews

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HUMANITAIRE
L’UE va aider financièrement les Syriens réfugiés en Arménie

L’Union européenne a annoncé hier qu’elle allait allouer 3 millions d’euros (3,3 millions de dollars) pour venir en aide aux milliers de citoyens arméniens de Syrie qui se sont réfugiés en Arménie au cours des dernières années.

Cette aide fait partie d’un ensemble de 275 millions d’euros que l’Europe va donner pour aider des millions de réfugiés syriens installés en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et dans d’autres pays.

La Commission européenne a déclaré que la somme réservée aux Arméniens syriens vivant dans leur patrie ancestrale permettra « d’améliorer l’accès à la santé et aux services psychosociaux, les conditions de logement, d’augmenter l’accès aux opportunités économiques et de faciliter l’intégration des écoliers et des étudiants ».

La Syrie a accueilli environ 80 000 Arméniens avant le déclenchement de la guerre civile dévastatrice il y a cinq ans. Pas plus de 10 000 d’entre eux seraient encore dans le pays ravagé par la guerre désormais.

Plus de 16 000 Arméniens syriens ont fui vers l’Arménie. Beaucoup d’entre eux se battent pour joindre les deux bouts dans le pays frappé par le chômage.

Le gouvernement arménien a été incapable de leur fournir une assistance matérielle d’importance. Il n’a même pas réussi jusqu’à maintenant à recueillir une aide à grande échelle pour les migrants en demandant à des sources extérieures. Le financement de l’UE est la plus importante allocation d’aide étrangère à ce jour.

S’appuyant sur leur expérience commerciale en Syrie, certains Arméniens syriens ont ouvert de petites entreprises comme des restaurants et des entreprises de fabrication en Arménie. Le gouvernement a encouragé l’entrepreneuriat en subventionnant les prêts commerciaux qui leur sont accordés par les banques commerciales locales.

Des dizaines d’entreprises créées par les Arméniens syriens ont démontré leurs produits et services lors d’une foire parrainée par l’Allemagne qui s’est tenue à Erevan en mai 2016. L’exposition de quatre jours visait à faciliter leur intégration économique en Arménie.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
L’UE loue les changements constitutionnels prévus en Arménie

L’Union européenne a loué les changements constitutionnels radicaux effectués par le président Serge Sarkissian qui transformeront l’Arménie en une république parlementaire.

Des représentants supérieurs de l’UE ont mentionné la réforme constitutionnelle, dénoncée par l’opposition arménienne, lors d’un « dialogue sur les droits de l’homme » annuel avec les responsables arméniens tenue à Bruxelles cette semaine. La délégation arménienne à la réunion était dirigée par la vice-ministre des Affaires étrangères Karen Nazarian et l’ombudsman des droits de l’homme, Arman Tatoyan.

“L’Union européenne et l’Arménie se sont félicité des progrès continus en matière de droits de l’homme en Arménie“, a déclaré le Service européen d’action extérieure (SEAE) dans un communiqué publié mardi.

“L’UE a souscrit à la Commission de Venise [du Conseil de l’Europe] selon laquelle la nouvelle Constitution représente un développement positif et a souligné l’importance de sa mise en œuvre rapide et efficace“, a t-il ajouté.

Les amendements constitutionnels adoptés lors d’un référendum disputé de décembre 2015 appellent à la transition de l’Arménie d’un système de gouvernement semi-présidentiel à parlementaire. La plupart des groupes d’opposition arméniens se sont opposés à la réforme, en disant qu’elle vise principalement à permettre à Sarkissian de continuer à rester au pouvoit.

Le président et ses alliés ont assuré que ce n’était pas là leur motivation. Ils ont en même temps précisé que Sarkissian ne se retirerait pas de l’arène politique après son dernier mandat présidentiel en avril 2018.

La déclaration du SEAE précise que la réunion de Bruxelles a également abordé la conduite des récentes élections législatives de l’Arménie et la situation des droits de l’homme dans le pays. “Le Dialogue a souligné l’importance d’un environnement médiatique libre et pluraliste, et le pluralisme politique comme condition préalable à la conduite d’élections démocratiques“, peut-on lire.

L’UE a donné une évaluation largement positive des élections du 2 avril, tout en exprimant son inquiétude face aux achats de vote signalés. Son chef de la politique étrangère, Federica Mogherini, a déclaré par l’intermédiaire d’un porte-parole le 4 avril que les résultats officiels du vote, qui ont donné une victoire écrasante au Parti républicain d’Arménie de Sarkissian, reflètent “la volonté générale du peuple arménien“.

posté le 1er juin 2017 par Claire/armenews

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