Nouvelles d'Arménie
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Union européenne


DIPLOMATIE
Traiter avec l’UE renforcera le statut de l’Arménie, d’après Jonathan Lacôte

La politique arménienne de recherche d’une relation “privilégiée“ avec l’Union européenne, tout en faisant partie du bloc dirigé par la Russie, renforcera ses positions dans la région et la rendra plus attractive pour les investisseurs, a assuré hier l’ambassadeur de France à Erevan.

Jonathan Lacôte a évoqué l’accord de partenariat élargi et renforcé entre l’UE et l’Arménie qui a été signé à Bruxelles le 24 novembre.

“L’élément clé de cet accord est que tout en étant membre de l’Union économique eurasienne (UEE), l’Arménie peut également avoir des relations privilégiées avec l’UE“, s’est-il réjoui lors d’une conférence de presse.

“Je pense que, grâce à cet accord, l’Arménie peut devenir un acteur très important dans la région“, a souligné Lacôte. “C’est ce que j’ai réalisé surtout après avoir rencontré des hommes d’affaires français en Arménie. Les choses deviendront plus faciles pour eux parce que l’Arménie se rapprochera des normes européennes grâce aux réformes liées à l’accord de partenariat élargi et renforcé. “

Le diplomate a ajouté que les entreprises françaises qui font des affaires en Arménie sont avant tout intéressées par l’accès aux marchés de Russie et d’autres pays de l’ex-Union soviétique. “Et si l’Arménie peut offrir un environnement commercial sûr, elle jouera certainement le rôle de pont“, a-t-il prédit. “A notre avis, l’adhésion aux deux systèmes renforce l’Arménie“.

Les investisseurs français incluent le géant de l’alcool, Pernod Ricard, qui a acheté la plus grande société d’eau-de-vie d’Arménie il y a une vingtaine d’années. Plus de 80% de la production de la filiale arménienne est exportée vers la Russie.

L’accord de partenariat élargi et renforcé ne prévoit pas de régime de libre-échange entre l’UE et l’Arménie en raison de l’appartenance de ce dernier au bloc commercial dirigé par la Russie. Au lieu de cela, les deux parties chercheront à réduire les obstacles non tarifaires au commerce mutuel tels que les règlements techniques et les exigences en matière de licences et d’étiquetage.

Citant les « valeurs communes » partagées par les deux parties, l’accord de 350 pages engage le gouvernement arménien à mettre en œuvre des réformes politiques et à « rapprocher » les lois et réglementations économiques nationales de celles de l’UE. Erevan fera régulièrement rapport à Bruxelles sur « les progrès réalisés en matière de rapprochement » précisés dans plusieurs annexes de l’accord. Cette « harmonisation réglementaire » couvrira la réglementation des entreprises, l’agriculture, les transports, l’environnement, la protection des consommateurs et même l’énergie.

Lacôte a souligné l’importance des engagements de réforme pris par Erevan dans le cadre de l’accord de partenariat élargi et renforcé.

posté le 13 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COMMERCE
L’Arménie s’attend à plus d’aide de la part de l’UE

L’Union européenne apportera à l’Arménie 176 millions d’euros d’aide au cours des trois prochaines années à la suite d’un accord historique signé à la fin du mois dernier, a annoncé hier le vice-Premier ministre Vache Gabrielian.

M. Gabrielian a indiqué que l’aide servira à soutenir les vastes réformes du gouvernement pour faciliter une croissance économique plus rapide.

Le gouvernement s’attend également à une forte augmentation des exportations arméniennes vers l’UE, a t-il ajouté.

L’accord de partenariat global et renforcé engage le gouvernement à mettre en œuvre des réformes politiques et à « rapprocher » les lois et réglementations économiques nationales de celles de l’UE. Cette « harmonisation réglementaire » couvrira la réglementation des entreprises, l’agriculture, les transports, l’environnement, la protection des consommateurs et même l’énergie.

“Nous mettrons en œuvre des réformes dans certains domaines politiques grâce à l’aide de l’UE, à une capacité technique accrue et à une meilleure législation“, a déclaré M. Gabrielian. Cela permettra à son tour d’accroître et de diversifier les exportations arméniennes, a-t-il ajouté.

L’accord de partenariat global et renforcé ne prévoit pas de régime de libre-échange entre l’UE et l’Arménie en raison de son appartenance à un bloc commercial dirigé par la Russie. Au lieu de cela, a précisé M. Gabrielian, les deux parties chercheront à réduire les obstacles non tarifaires au commerce mutuel tels que les règlements techniques et les exigences en matière de licences et d’étiquetage.

L’UE est déjà le principal marché d’exportation de l’Arménie, ayant importé pour 496 millions de dollars de biens et marchandises arméniens au cours des dix premiers mois de l’année. Le cuivre, les autres métaux non ferreux et les concentrés de minerai représentent la majeure partie des exportations arméniennes vers les pays de l’UE.

Gabrielian a suggéré que l’introduction prévue des normes de l’UE devrait conduire à plus d’exportations de la production manufacturière arménienne. Certaines entreprises arméniennes se sont déjà « restructurées » à cette fin, a-t-il dit.

posté le 7 décembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
La majorité parlementaire bloque le débat sur l’UEE voulu par Yelk

Le Parlement arménien a, hier, refusé massivement de débattre des appels d’une alliance de l’opposition pro-occidentale au retrait de l’Arménie de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Une déclaration parlementaire rédigée par l’alliance Yelk indique que l’adhésion à l’UEE, effective depuis le janvier 2015, a nui à l’économie et à la sécurité du pays. Les députés représentant la majorité pro-gouvernementale à l’Assemblée nationale se sont prononcés contre le document lors de sa première lecture en septembre.

Néanmoins, Yelk a continué à faire pression pour un débat parlementaire à part entière sur la question. Le comité du Parlement sur les relations étrangères a discuté et a donné une évaluation négative de la motion de Yelk le 29 novembre.

Seuls six députés, tous issus de Yelk, ont voté en faveur de l’inscription de la question à l’ordre du jour au Parlement. 76 autres ont voté contre. Ces derniers représentent non seulement le parti républicain au pouvoir (HHK) mais aussi son partenaire de coalition junior, la Fédération révolutionnaire arménienne, et l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian.

Juste avant le vote, Samvel Farmanian du parti HHK s’est adressé à ses collègues députés et a défendu la politique étrangère des dirigeants arméniens qui vise à compléter l’alliance de l’Arménie avec la Russie par des liens plus étroits avec l’Occident. Il s’est référé implicitement à l’Accord de partenariat global et renforcé signé par l’Arménie et l’Union européenne le 24 novembre.

“Une concurrence artificielle de l’UEE et de l’UE n’est pas dans l’intérêt de l’Arménie, et je suis sûr que la faction assise à notre gauche [Yelk] est tout à fait consciente de cela“, a commentéé Farmanian.

Edmon Marukian de Yelk a réfuté cette réclamation. Il a insisté sur le fait que l’UEE est responsable de la hausse des prix à la consommation et d’autres problèmes économiques auxquels l’Arménie est confrontée.

Selon les statistiques officielles arméniennes, la Russie et d’autres États membres de l’UEE représentaient environ 28% du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et octobre 2017. La part de l’UE dans le total s’élevait à un peu plus de 24%.

Immédiatement après avoir refusé de discuter de l’initiative de Yelk, le Parlement a commencé à débattre d’un nouveau code douanier uniforme qui devrait être adopté par les États membres de l’UEE. Le projet prévoit, entre autres, le dépôt électronique des déclarations en douane et autres documents à partir de 2020. Vakhtang Mirumian, vice-président du Comité des impôts de l’Arménie, a assuré que cela faciliterait l’importation et l’exportation des entreprises arméniennes.

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews


COOPERATION
Des responsables arméniens assurent que les liens avec la Russie et l’UE ne sont pas incompatibles

L’accord historique de l’Arménie avec l’Union européenne, signé la semaine dernière, ne compliquera ni ne nuira à ses étroites relations politiques et économiques avec la Russie, ont assuré de nouveau vendredi de hauts responsables arméniens.

Le président du Parlement Ara Babloyan et de hauts responsables du gouvernement ont souligné l’importance de l’Accord de partenariat élargi et renforcé lors des auditions parlementaires visant à sensibiliser le public à cet accord. Des diplomates européens de haut rang basés à Erevan ont également assisté et ont pris la parole aux audiences.

“Nous n’avons pas pour but de construire et de renforcer ces relations avec l’UE au détriment de notre coopération avec tout autre pays ou structure“, a déclaré M. Babloyan. “L’Arménie n’a jamais suivi la voie qui consiste à opposer les intérêts de ses partenaires, sans parler de ses amis, les uns aux autres.“

“Nous faisons partie intégrante de l’espace eurasien et de l’Europe, et nous ne pouvons rester à l’écart des processus eurasiens et paneuropéens“, a-t-il ajouté.

Le vice-Premier ministre Vache Gabrielian a qualifié l’accord avec l’UE de “grande réussite“ pour l’Arménie, affirmant que cela contribuerait à la démocratisation et au développement économique du pays. Il est également “compatible“ avec les obligations internationales de l’Arménie, a-t-il affirmé dans une référence claire à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

“Cette compatibilité nous permet de développer des relations à la fois dans le cadre de l’Union économique eurasienne et en termes de coopération plus profonde avec l’Europe“, a précisé Gabrielian.

L’Accord de partenariat élargi et renforcé engage le gouvernement arménien à mettre en œuvre des réformes politiques et à « rapprocher » les lois et réglementations économiques nationales de celles de l’UE. Cette « harmonisation réglementaire » couvrira la réglementation des entreprises, l’agriculture, les transports, l’environnement, la protection des consommateurs et même l’énergie.

Le document de 350 pages ne contient pas de dispositions relatives au libre-échange de grande portée, contrairement à un accord d’association négocié par les dirigeants arméniens et européens à l’été 2013. Cet accord a échoué après que les dirigeants arméniens ont décidé de rejoindre l’UEE.

L’ambassadeur de Russie en Arménie a admis la semaine dernière que les dispositions de l’Accord de partenariat élargi et renforcé ne vont pas à l’encontre des engagements pris par Erevan en matière d’adhésion à l’UEE. Pour sa part, une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que Moscou « respecte » la volonté de son allié sud-caucasien d’approfondir ses liens avec l’UE.

Malgré cela, les commentateurs russes ont dénoncé l’accord entre l’UE et l’Arménie dans des talk-shows diffusés par les principales chaînes de télévision contrôlées par l’Etat ces derniers jours. Les hauts représentants du Parti républicain d’Arménie au pouvoir ont rejeté les critiques sévères.

posté le 4 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



D’APRES LE GOUVERNEMENT ARMENIEN
L’augmentation des droits d’importation n’ira pas avec hausse des prix

L’adoption prochaine par l’Arménie de droits d’importation plus élevés fixés par l’Union économique eurasienne (UEE) n’augmentera pas de manière significative les prix de certaines denrées alimentaires de base, a tenu à souligner vendredi un haut responsable du gouvernement.

L’appartenance au bloc commercial dirigé par la Russie oblige l’Arménie, qui a traditionnellement un régime libéral pour son commerce extérieur, à appliquer les taux d’imposition uniformes de l’UEE pour pratiquement tous les biens et marchandises importés des pays tiers. Le gouvernement arménien a obtenu des exemptions temporaires pour environ 900 articles lors de son adhésion à l’UEE en janvier 2015. Les droits de douane qui en découlent doivent être progressivement augmentés pour atteindre les niveaux de l’UEE d’ici 2024.

Environ 40 types de produits importés - notamment l’huile de cuisson, le beurre, la volaille et le thé - seront taxés conformément aux taux de l’UEE dès le mois prochain. Cela fait craindre des hausses de prix qui toucheraient durement de nombreux Arméniens. Les prix du beurre dans le pays ont déjà grimpé de 40 % cette année en raison de ce que les fonctionnaires du gouvernement appellent des facteurs externes.

Le vice-ministre du Développement économique, Hovannes Azizian, a cherché à apaiser ces craintes, estimant que les prix de détail des produits en question ne pourraient augmenter que de 2% en moyenne. Il a également affirmé que les droits plus élevés stimuleront les fabricants arméniens et se traduiront par plus d’emplois.

Dans une interview avec le service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am), Azizian a distingué l’industrie avicole arménienne qui a lutté ces dernières années pour concurrencer les volailles moins chères importées des pays non-UEE. “Beaucoup pensent que nos produits locaux sont meilleurs que les produits importés“, s’est-il félicité.

Artak Manukian, un économiste indépendant, a répliqué que les barrières commerciales sont une mauvaise façon de stimuler l’économie arménienne. “Les fabricants domestiques devraient être stimulés, mais il existe un certain nombre d’outils indirects pour y parvenir : des prêts flexibles, des conditions plus souples pour les garanties de prêt et bien d’autres choses“, a-t-il expliqué. “La pire chose à faire est d’entraver artificiellement l’émergence de concurrents sur votre marché.“

Selon les statistiques officielles arméniennes, la Russie et les autres États membres de l’UEE représentaient environ 28% du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et octobre 2017. En comparaison, la part de l’Union européenne dans le total s’élevait à un peu plus de 24%.

posté le 4 décembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Erevan réagit contre certains commentaires russes sur l’accord entre Erevan et Bruxelles

Le porte-parole du Parti républicain d’Arménie (HHK) du président Serge Sarkissian a vivement réagi à certains commentaires peu aimables de media russes dénonçant l’accord de Partenariat que signait le 24 novembre à Bruxelles l’Arménie en vue de renforcer son intégration dans l’Union européenne.

u moins deux des chaînes dépendant de la télévision d’Etat russe ont consacré des émissions à cet accord, le CEPA, pour le critiquer et le présenter comme une atteinte aux relations traditionnellement amicales entre la Russie et l’Arménie. Certains commentateurs n’ont pas hésité à comparer l’Arménie à une épouse infidèle trompant son mari.

“Si l’Arménie veut survivre, elle doit rester dans la sphère d’influence de la Russie”, a notamment déclaré un des spécialistes intervenant sur le plateau de l’une de ces émissions diffusée par la Première chaîne russe, Sergey Kurginyan.

Appelé par les journalistes à réagir à de tels propos à l’issue de la réunion hebdomadaire des instances dirigeantes du parti au pouvoir en Arménie, le mercredi 29 novembre, Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK et vice-président du Parlement arménien, a déclaré notamment : « Il s’agit là de propos sans intérêt, de commentaires stupides qui ne trouvent pas leur inspiration en tout cas dans l’alliance amicale entre nos peuples”.

Il a ajouté comme pour couper court : “Et je ne crois pas que ces propos émanant de politiciens ou politologues douteux méritent quelque commentaire du vice-président de l’Assemblée nationale ou de quelque autre représentant de notre Etat”...

« On n’a pas de temps à perdre avec de telles inepties », a-t-il ajouté, en rappelant que les autorités russes avaient accueilli positivement la signature du CEPA.

Il en a voulu pour preuves les déclarations à ce sujet du ministère russe des affaires étrangères et de l’ambassadeur de Russie à Erevan, Ivan Volynkin.

Ce dernier avait déclaré la semaine précédente que les termes du CEPA ne contrevenaient pas aux engagements pris par l’Arménie en adhérant à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

“L’Arménie est un pays souverain et elle a le droit d’intégrer l’alliance de son choix tant que cela ne contredit pas les obligations qu’elle a prises avant”, avait déclaré l’ambassadeur russe, cité par l’agence de presse Arminfo.

Les autorités arméniennes n’ont eu de cesse d’affirmer que l’alliance avec la Russie restait la pierre angulaire de la politique étrangère et de la sécurité de l’Arménie, même si celle-ci s’emploie à resserrer ses liens avec l’UE.

Le président Sarkissian avait visité Moscou où il avait rencontré le président russe Vladimir Poutine neuf jours avant d’assister à la cérémonie de signature du CEPA à Bruxelles.

posté le 1er décembre 2017 par Gari/armenews


COOPERATION
L’accord UE-Arménie est bénéfique pour la Russie, selon un diplomate européen

L’accord historique visant à approfondir les liens politiques et économiques entre l’Arménie et l’Union européenne pourrait également bénéficier à la Russie, a déclaré hier un haut diplomate européen.

Dans un entretien avec le service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am), Piotr Switalski, chef de la délégation de l’UE à Erevan, a insisté sur le fait que l’accord de partenariat global signé le 24 novembre n’est “dirigé contre aucun tiers“.

“L’accord ne contient aucune disposition qui saperait ou influencerait négativement les intérêts des autres pays qui coopèrent avec l’Arménie“, a déclaré M. Switalski à propos de la Russie. “Je peux dire encore plus ouvertement : nous ne voulons pas monopoliser les avantages découlant de la mise en œuvre de cet accord.“

“Nous croyons que si cet accord est mis en œuvre, si l’Arménie a une démocratie plus forte, de bons et forts tribunaux, un environnement commercial prévisible et équitable, des conditions justes pour mener des affaires dans des domaines tels que l’énergie, les partenaires de l’Arménie ne peuvent que bénéficier de cela“, a-t-il soutenu.

“Je crois donc que les commentaires officiels d’autres pays, y compris la Russie, selon lesquels cet accord est bon pour l’Arménie sont des conclusions logiques découlant de l’accord“, a ajouté le diplomate.

Une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré la semaine dernière que Moscou “respecte“ la volonté d’Erevan de forger des liens plus étroits avec l’UE. L’ambassadeur de Russie à Erevan, Ivan Volynkin, a également déclaré que les dispositions de l’accord ne vont pas à l’encontre de l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

La réaction officielle russe a contrasté avec les critiques exprimées par certains commentateurs russes fidèles au Kremlin. Dans des remarques diffusées par les chaînes de télévision russes gérées par l’Etat ces derniers jours, ils ont affirmé que l’accord avec l’UE portait atteinte à l’alliance militaire et politique de l’Arménie avec la Russie.

En visite à Erevan plus tôt cette semaine, un haut représentant du parti du président Vladimir Poutine aurait assuré aux dirigeants arméniens que de tels commentaires ne reflètaient pas la position de Moscou sur la question.

posté le 30 novembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Un groupe parlementaire défend l’adhésion à l’Union eurasienne

Le comité du Parlement arménien sur les relations extérieures s’est opposé formellement hier aux appels de l’alliance Yelk de l’opposition au retrait de l’Arménie de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Une déclaration parlementaire rédigée par l’alliance pro-occidentale assure que l’adhésion à l’UEE, effective à partir de janvier 2015, a nui à l’économie et à la sécurité du pays. Le document a été rejeté par le parti républicain au pouvoir (HHK) et les deux autres partis représentés à l’Assemblée nationale lors de sa première diffusion en septembre.

Néanmoins, Yelk a continué à faire pression pour un débat parlementaire à part entière sur la question. Le comité du Parlement, dominé par les députés pro-gouvernementaux, a discuté et a massivement voté pour donner une évaluation négative de la motion proposée par Yelk.

“Cette question ne figurera pas dans l’agenda politique de l’Arménie tant que le Parti républicain (HHK) et son partenaire de coalition (Dashnaktsutyun) seront au pouvoir. A savoir, au moins jusqu’en 2022“, a affirmé Armen Ashotian, président de la commission.

Ashotian a insisté sur le fait que l’appartenance à l’UEE découle des intérêts nationaux de l’Arménie, même si cela n’a pas encore répondu aux attentes économiques du pays. Une sortie du bloc ne ferait que nuire au pays, a-t-il précisé.

Pour leur part, les députés de Yelk ont ​​réitéré leurs arguments contre l’adhésion à l’UEE. L’un d’entre eux, Edmon Marukian, a affirmé que l’économie arménienne non seulement n’en bénéficiait pas, mais qu’elle souffrait également des droits d’importation uniformes plus élevés des États membres de l’UEE.

Marukian a déclaré qu’Erevan devrait non seulement quitter le bloc commercial de cinq ex-États soviétiques, mais aussi rechercher un accord d’association avec l’Union européenne. À cet égard, un autre dirigeant de Yelk, Nikol Pashinian, a minimisé l’importance de l’accord moins ambitieux que l’Arménie a signé avec l’UE la semaine dernière.

Armen Rustamian, dirigeant de Dashnaktsutyun, n’était pas d’accord, affirmant que l’Arménie pouvait tirer parti de l’Accord de partenariat global et renforcé. “Est apparue une nouvelle situation où l’Arménie peut profiter des opportunités et acquérir de nouvelles ressources pour le développement“, s’est-il félicité.

Le président Sarkissian et les membres de son gouvernement ont affirmé à plusieurs reprises que l’économie de l’Arménie a bénéficié de l’adhésion à l’UEE. En particulier, ils ont cité des augmentations à deux chiffres des exportations arméniennes vers la Russie enregistrées en 2016 et, jusqu’à présent, également cette année.

Yelk détient 9 sièges dans l’Assemblée nationale composée de 105 membres. Marukian a admis que le vote du comité du Parlement signifiait qu’il n’inclurait probablement pas la question à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale la semaine prochaine.

posté le 30 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



PARTENARIAT ELARGI ET RENFORCE
L’UE et l’Arménie ont signé un accord historique

L’Union européenne et l’Arménie ont signé un accord visant à approfondir sensiblement leurs relations lors d’une cérémonie qui s’est tenue vendredi à Bruxelles en marge du sommet du partenariat oriental.

La représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, et le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, ont signé le document intitulé « Accord de partenariat élargi et renforcé ».

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du président du Conseil européen, Donald Tusk, et du président arménien Serge Sarkissian.

Dans ses remarques après la signature du document, Mogherini a déclaré que l’Accord de partenariat élargi et renforcé “est basée sur notre engagement commun en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de la primauté du droit“.

“Cet accord est le premier de ce type conclu avec un pays qui est également membre de l’Union économique eurasienne. Il sera désormais très important de le mettre en œuvre “, a réagi la chef de la politique étrangère de l’UE.

Nalbandian, pour sa part, a qualifié le “document ambitieux“ d’“entreprise commune qui ouvre un nouveau chapitre dans les relations bilatérales entre la République d’Arménie et l’Union européenne“.

“L’accord établit une base juridique solide pour renforcer le dialogue politique, élargir la portée de la coopération économique et sectorielle, créer un cadre pour de nouvelles opportunités commerciales et d’investissements et une mobilité accrue au profit de nos citoyens“, a déclaré le diplomate arménien.

Selon Nalbandian, “il est important que l’Accord réaffirme l’engagement déclaré de l’Union européenne à soutenir les efforts et les approches des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE pour le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh sur la base des normes et des principes du droit international, en particulier le non-recours à la force ou à la menace de la force, l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples et l’intégrité territoriale. “

“L’Arménie est déterminée à développer et renforcer une coopération globale avec l’UE dans tous les domaines d’intérêt mutuel sur la base de cet accord“, a souligné M. Nalbandian.

La cérémonie est devenue l’un des points focaux du sommet du partenariat oriental de l’UE qui a réuni les dirigeants de six pays d’Europe de l’Est et du Caucase du Sud dans la capitale belge le 24 novembre.

Depuis le lancement du programme du Partenariat oriental en 2009, la Russie le considère comme une menace potentielle pour ses intérêts géopolitiques sur le territoire post-soviétique.

Dans le cas de l’Arménie, des responsables d’Erevan et de Bruxelles ont déclaré à plusieurs reprises que l’accord ne contredit pas les relations d’Erevan avec Moscou ni l’adhésion de la nation du Sud-Caucase à l’Union économique eurasienne, un bloc commercial dirigé par la Russie.

La pression exercée par la Russie sur Erevan aurait largement saboté un accord d’association plus ambitieux que l’Arménie et l’UE avaient presque finalisé en 2013. Le président Sarkissian a refusé cet accord au dernier moment, préférant rejoindre l’union douanière dirigée par la Russie.

S’adressant au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) avant le sommet, le président Sarkissian a de nouveau nié toute pression russe dans les négociations entre l’Arménie et l’UE.

L’ambassadeur de Russie en Arménie, Ivan Volynkin, a déclaré quant à lui à l’agence de presse Arminfo que “l’Arménie est une nation souveraine“ et “a le droit de participer à tous les pactes et associations qui ne violent pas ses engagements“.

Pendant ce temps, la chancelière allemande Angela Merkel, qui a également assisté au sommet à Bruxelles, a reconnu le “rôle central“ de la Russie pour des pays comme l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Contrairement à l’accord d’association qu’Erevan a négocié mais n’a pas signé avec Bruxelles il y a quatre ans, l’Accord de partenariat élargi et renforcé ne fait pas de l’Arménie une « zone de libre-échange profonde et complète » avec l’UE. Néanmoins, le document de 350 pages engage Erevan à « rapprocher » les lois et règlements économiques arméniens de ceux de l’Union européenne.

posté le 27 novembre 2017 par Claire/armenews

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