Nouvelles d'Arménie
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Union européenne


ARMENIE/UE
Selon le gouvernement, la Russie ne fait pas pression pour annuler l’accord

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, a rejeté hier la spéculation de l’opposition selon laquelle l’Arménie pourrait être pressée par la Russie pour abandonner un accord planifié sur l’approfondissement de ses liens politiques et économiques avec l’Union européenne.

Ces spéculations de l’opposition sont venues après avoir noté les réactions de colère du parti républicain contre les critiques de l’ambassadeur de l’UE, Piotr Switalski, concernant les récentes élections législatives en Arménie.

Switalski s’est interrogé le 15 juin sur la “crédibilité“ de la Commission électorale centrale (CEC) contrôlée par le gouvernement, affirmant qu’il devrait être élargi pour inclure les représentants de la société civile. Il a également dénoncé l’achat de voix et d’autres irrégularités signalées lors des élections du 2 avril.

Harutiunian et le Parti républicain au pouvoir (HHK) ont répondu en accusant Switalski de s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Arménie. Le diplomate a rejeté les critiques mardi.

Des hommes politiques de l’opposition arménienne ont défendu les déclarations de Switalski. L’un d’eux, Aram Sarkisian, a affirmé hier qu’il craint que le gouvernement ne veuille utiliser cette tension pour éviter de signer l’accord de partenariat global et élargi (CEPA) avec l’UE.

Harutiunian a rejeté ces insinuations, expliquant qu’elles sont « le résultat d’une brillante imagination ». « Je ne vois aucun problème avec cette signature en dehors des problèmes techniques, qui avancent aussi bien que prévu », a t-il commenté.

Interrogé sur la question de savoir si Erevan pourrait abandonner l’accord sous la pression possible de la Russie, le ministre a rétorqué : “Je ne vois pas de telles conditions préalables“.

L’accord est censée servir de substitut moins ambitieux à un accord d’association négocié par des responsables arméniens et de l’UE au cours de l’été 2013. Le président Serge Sarkissian avait fait volte-face en septembre 2013, et avait rejoint l’UEE dirigée par la Russie. Ce virage a été attribué à la pression russe.

L’accord alternatif contient apparemment les principales dispositions politiques de l’Accord d’association annulé. Il devrait être signé à Bruxelles en novembre.

Selon Naira Zohrabian, député et principal représentant du bloc Tsarukian d’opposition, Erevan a « discuté“ des dispositions clés de ce nouvel accord avec Moscou et celui-ci ne s’y oppose pas. “Par conséquent, à l’heure actuelle, je ne vois aucun risque que l’Accord de partenariat global et renforcé ne soit pas signé à Bruxelles le 24 novembre“, a assuré Zohrabian.

Hier en fin de journée, le président Sarkisian s’est rendu à Bruxelles pour participer à un sommet du Parti populaire européen (PPE), un groupe de partis d’Europe centrale de premier plan, y compris les démocrates-chrétiens dominants de l’Allemagne.

posté le 22 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Le parti républicain accuse un diplomate européen d’ingérence

Le chef de la mission de l’Union européenne en Arménie, Piotr Switalski, a rejeté hier la réaction menaçante des autorités arméniennes suite à sa critique publique de la conduite des récentes élections législatives dans le pays.

Switalski s’est interrogé le 15 juin sur la « crédibilité » de la Commission électorale centrale (CEC) contrôlée par le gouvernement, affirmant qu’elle devrait être élargie pour inclure les représentants de la société civile. Il a également dénoncé l’achat du vote et autres irrégularités signalées lors des élections du 2 avril et a suggéré que le système électoral compliqué du pays devait être révisé.

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, et le Parti républicain au pouvoir (HHK) ont répondu en accusant Switalski de s’immiscer dans les affaires internes de l’Arménie.

Switalski a nié ces accusations, affirmant que ses commentaires « amicaux et constructifs » étaient en accord avec les déclarations antérieures faites par d’autres responsables européens. “Il y a des problèmes sur lesquels nous, en tant qu’Europe, avons non seulement le droit, mais aussi le devoir de parler“, a t-il commenté lors d’une conférence de presse. “Nous le faisons parce que nos partenaires arméniens ont accepté certains arrangements pour notre engagement“.

Le diplomate a soutenu que le bon déroulement des élections faisait partie des réformes politiques que les autorités arméniennes avaient entrepris de mettre en œuvre en contrepartie de l’aide financière fournie par l’UE. “Ces accords de financement ne sont pas imposés“, a-t-il ajouté. “Ils sont négociés et convenus par les deux parties“.

Au début de cette année, l’UE a fourni aux autorités arméniennes plus de 7 millions de dollars pour l’achat de matériel électronique spécial utilisé lors des élections législatives. Dans sa réaction officielle suite au vote, la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a affirmé que les dispositifs d’authentification des électeurs et les caméras installées dans les bureaux de vote avaient minimisé certaines fraudes graves telles que le vote multiple.

Une déclaration du 4 avril du porte-parole de Mogherini déplore cependant “des informations crédibles sur l’achat de vote“ et l’intimidation des électeurs signalées par les observateurs européens. Pourtant, il a conclu que le résultat officiel des élections, qui a donné une victoire écrasante au HHK, “reflétait la volonté globale du peuple arménien“.

Switalski a également déclaré que le financement de l’UE a entraîné “quelques améliorations“ dans le processus électoral. « Nous vivons dans un monde interconnecté », a poursuivi le diplomate. “Nous devons accepter qu’il existe des mécanismes, des conventions, des traités, des arrangements de travail qui permettent à d’autres d’exprimer leur point de vue sur ce qui se passe dans l’un ou l’autre pays“.

“Nous sommes très heureux que tant d’Arméniens ordinaires le comprennent. Et je ne suis pas surpris parce que les Arméniens comprennent parfaitement que les menaces à la souveraineté de leur pays se trouvent ailleurs et non pas dans notre soutien amical », a t-il souligné.

Pendant ce temps, un haut représentant du HHK, Armen Ashotian, a insisté sur le fait que les élections législatifs avaient été démocratiques. “Tout le monde pourrait pointer le scepticisme croissant des Européens envers les institutions européennes“, a t-il objecté. “Mais aucun fonctionnaire arménien ne se permettrait de parler de cela avec ses partenaires européens parce qu’ils considèrent que les défis auxquels sont confrontées les institutions européennes sont une affaire européenne interne“.

Ashotian, qui préside le comité des relations extérieures du Parlement, a également exprimé sa conviction que cet emportement public ne compromettrait pas les efforts d’Erevan pour tisser des liens plus étroits avec l’UE. La prochaine signature d’un accord de partenariat global et renforcé permettra de relancer le partenariat UE-Arménie, a-t-il assuré.

L’accord démontrera également qu’“il est possible de construire un lien avec l’Europe, même pour un Etat qui est dans la zone économique eurasienne“, a précisé Ashotian.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HUMANITAIRE
L’UE va aider financièrement les Syriens réfugiés en Arménie

L’Union européenne a annoncé hier qu’elle allait allouer 3 millions d’euros (3,3 millions de dollars) pour venir en aide aux milliers de citoyens arméniens de Syrie qui se sont réfugiés en Arménie au cours des dernières années.

Cette aide fait partie d’un ensemble de 275 millions d’euros que l’Europe va donner pour aider des millions de réfugiés syriens installés en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et dans d’autres pays.

La Commission européenne a déclaré que la somme réservée aux Arméniens syriens vivant dans leur patrie ancestrale permettra « d’améliorer l’accès à la santé et aux services psychosociaux, les conditions de logement, d’augmenter l’accès aux opportunités économiques et de faciliter l’intégration des écoliers et des étudiants ».

La Syrie a accueilli environ 80 000 Arméniens avant le déclenchement de la guerre civile dévastatrice il y a cinq ans. Pas plus de 10 000 d’entre eux seraient encore dans le pays ravagé par la guerre désormais.

Plus de 16 000 Arméniens syriens ont fui vers l’Arménie. Beaucoup d’entre eux se battent pour joindre les deux bouts dans le pays frappé par le chômage.

Le gouvernement arménien a été incapable de leur fournir une assistance matérielle d’importance. Il n’a même pas réussi jusqu’à maintenant à recueillir une aide à grande échelle pour les migrants en demandant à des sources extérieures. Le financement de l’UE est la plus importante allocation d’aide étrangère à ce jour.

S’appuyant sur leur expérience commerciale en Syrie, certains Arméniens syriens ont ouvert de petites entreprises comme des restaurants et des entreprises de fabrication en Arménie. Le gouvernement a encouragé l’entrepreneuriat en subventionnant les prêts commerciaux qui leur sont accordés par les banques commerciales locales.

Des dizaines d’entreprises créées par les Arméniens syriens ont démontré leurs produits et services lors d’une foire parrainée par l’Allemagne qui s’est tenue à Erevan en mai 2016. L’exposition de quatre jours visait à faciliter leur intégration économique en Arménie.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
L’UE loue les changements constitutionnels prévus en Arménie

L’Union européenne a loué les changements constitutionnels radicaux effectués par le président Serge Sarkissian qui transformeront l’Arménie en une république parlementaire.

Des représentants supérieurs de l’UE ont mentionné la réforme constitutionnelle, dénoncée par l’opposition arménienne, lors d’un « dialogue sur les droits de l’homme » annuel avec les responsables arméniens tenue à Bruxelles cette semaine. La délégation arménienne à la réunion était dirigée par la vice-ministre des Affaires étrangères Karen Nazarian et l’ombudsman des droits de l’homme, Arman Tatoyan.

“L’Union européenne et l’Arménie se sont félicité des progrès continus en matière de droits de l’homme en Arménie“, a déclaré le Service européen d’action extérieure (SEAE) dans un communiqué publié mardi.

“L’UE a souscrit à la Commission de Venise [du Conseil de l’Europe] selon laquelle la nouvelle Constitution représente un développement positif et a souligné l’importance de sa mise en œuvre rapide et efficace“, a t-il ajouté.

Les amendements constitutionnels adoptés lors d’un référendum disputé de décembre 2015 appellent à la transition de l’Arménie d’un système de gouvernement semi-présidentiel à parlementaire. La plupart des groupes d’opposition arméniens se sont opposés à la réforme, en disant qu’elle vise principalement à permettre à Sarkissian de continuer à rester au pouvoit.

Le président et ses alliés ont assuré que ce n’était pas là leur motivation. Ils ont en même temps précisé que Sarkissian ne se retirerait pas de l’arène politique après son dernier mandat présidentiel en avril 2018.

La déclaration du SEAE précise que la réunion de Bruxelles a également abordé la conduite des récentes élections législatives de l’Arménie et la situation des droits de l’homme dans le pays. “Le Dialogue a souligné l’importance d’un environnement médiatique libre et pluraliste, et le pluralisme politique comme condition préalable à la conduite d’élections démocratiques“, peut-on lire.

L’UE a donné une évaluation largement positive des élections du 2 avril, tout en exprimant son inquiétude face aux achats de vote signalés. Son chef de la politique étrangère, Federica Mogherini, a déclaré par l’intermédiaire d’un porte-parole le 4 avril que les résultats officiels du vote, qui ont donné une victoire écrasante au Parti républicain d’Arménie de Sarkissian, reflètent “la volonté générale du peuple arménien“.

posté le 1er juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



RELATIONS UE/ARMENIE
Rencontre diplomatique entre Mogherini et Nalbandian à Bruxelles

L’Union européenne et l’Arménie ont réitéré leur attachement à des valeurs partagées et ont salué le travail actuel pour un nouvel accord qui sera signé plus tard cette année, lors d’une réunion entre leurs représentants diplomatiques hier à Bruxelles.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, après la 17ème réunion du Conseil de coopération Arménie-UE, Federica Mogherini (représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité) a déclaré que l’UE “attend avec impatience la position active et constructive de l’Arménie, en préparation du prochain sommet du partenariat oriental“ qui se tiendra à Bruxelles en novembre.

Le nouvel accord de partenariat global et renforcé entre l’UE et l’Arménie, dont les négociations ont été lancées à la fin de 2015, a été paraphé à Erevan en mars. Sa signature est attendue à ce sommet de Bruxelles.

“L’Union européenne est disposée à élargir et à approfondir la coopération avec l’Arménie. Nous sommes déjà le premier partenaire commercial du pays, le premier donateur international et le principal partisan des réformes. Nous sommes prêts à continuer de soutenir le processus de réforme de l’Arménie concernant diverses questions, y compris le développement économique, l’environnement des affaires, le système judiciaire, les droits de l’homme, la lutte contre la corruption - des questions très concrètes et pertinentes pour les citoyens arméniens“, a assuré Mogherini.

“Nous avons discuté aujourd’hui de nos valeurs partagées, y compris notre engagement envers la démocratie et les droits de l’homme, qui sous-tendent le nouvel accord et notre coopération future. Nous avons lancé des négociations en décembre 2015, nous deux ici à Bruxelles, et nous revenons aujourd’hui avec de bons résultats grâce au dur travail de nos équipes respectives, que j’aimerais également remercier pour tout ce que nous avons réussi à faire.“

Le responsable de l’UE a déclaré que la résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh a également été discutée lors de son entretien avec le représentant de l’Arménie. “L’Union européenne estime que le statu quo est insoutenable et que le conflit nécessite un règlement politique précoce conformément au droit international. L’Union européenne continue de soutenir pleinement les efforts de médiation et les propositions des Coprésidents du Groupe Minsk de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe].

“Nous avons également échangé sur des questions régionales : nous avons discuté de la situation autour du conflit en Syrie, ainsi que des problèmes régionaux plus larges. L’UE a également réitéré son engagement à soutenir la normalisation des relations entre l’Arménie et la Turquie et nos encouragements aux deux parties à s’engager dans ce processus sans conditions préalables “, a ajouté Mogherini.

Pour sa part, le ministre Nalbandian a déclaré que “l’Arménie demeure déterminée à atteindre les objectifs du Partenariat oriental et continue de contribuer lui-même aux efforts conjoints dans ce cadre multilatéral“.

En particulier, il a parlé des élections législatives du 2 avril en Arménie qui ont été marquées par la présence sans précédent d’observateurs internationaux “, ce qui a permis selon le ministre que les élections soient bien administrées, que les libertés fondamentales soient respectées et que les résultats reflètent la volonté de la population “. Il a également remercié l’Union européenne pour « une importante assistance financière et technique pour soutenir l’organisation d’un processus de vote gratuit et transparent ».

Nalbandian a confirmé que lors des discussions avec Mogherini, les parties ont abordé un certain nombre de grands problèmes régionaux et internationaux, notamment le Moyen-Orient, la Turquie, l’Iran, ainsi que le conflit du Haut-Karabagh.

“L’offensive militaire à grande échelle de l’Azerbaïdjan contre le Haut-Karabagh en avril 2016 a été l’escalade le plus dangereuse du conflit depuis 1994, date à laquelle un accord de cessez-le-feu a été signé entre l’Azerbaïdjan, le Haut-Karabagh et l’Arménie. L’agression azerbaïdjanaise a été accompagnée de violations flagrantes du droit international humanitaire dans une tentative apparente de terroriser les habitants du Haut-Karabagh“, a souligné le haut diplomate arménien lors de la conférence de presse.

“Deux sommets ont été convoqués après l’agression d’avril de l’Azerbaïdjan, où des accords ont été conclus pour créer des conditions appropriées pour l’avancement du processus de paix. Bakou refuse de mettre en œuvre ces accords, bien que leur importance ait été soulignée à de nombreuses reprises, notamment lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de Russie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan du 28 avril. En outre, Bakou poursuit les violations flagrantes des accords trilatéraux de cessez-le-feu en défiant les appels cohérents des pays coprésidents du Groupe de Minsk et de la communauté internationale.

“Dans ce contexte, nous apprécions fortement la position de principe de l’Union européenne sur le règlement exclusivement pacifique du conflit du Haut-Karabagh et son soutien continu aux activités de la coprésidence du groupe de Minsk“, a rappelé Nalbandian.

Ce dernier a conclu ses remarques en disant que “l’Arménie attend avec intérêt de poursuivre la coopération fructueuse avec l’UE“.

Mogherini et Nalbandian ont commencé la conférence de presse en exprimant leur ferme condamnation de l’acte terroriste au Royaume-Uni, où au moins 22 personnes ont été tuées et 59 blessées lors d’un attentat-suicide à la fin d’un concert à Manchester.

posté le 24 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
L’UE loue les efforts démocratiques lors des élections législatives

Les résultats officiels des récentes élections parlementaires qui se sont déroulées en Arménie reflètent en grande partie la volonté de son peuple, a tenu à insister vendredi un diplomate européen.

Dans une interview au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am), Herbert Salber, représentant spécial de l’UE pour le Caucase du Sud, a défendu l’évaluation largement positive de l’UE sur la conduite des élections du 2 avril. Il a suggéré que les irrégularités signalées par les observateurs internationaux n’étaient pas suffisamment sérieuses pour influer de manière significative les résultats.

“Personne ne dit que ces élections ont été parfaites“, a concédé M. Salber lors de sa dernière visite en Arménie. “Même pas ceux qui dirige le pays. Ils reconnaissent qu’il y a des choses qui doivent être améliorées à l’avenir “.

“Mais si nous mettons les élections en comparaison avec ce qui s’est passé auparavant et avec ce qui se passe dans d’autres pays de la région, il est juste de dire que ces élections ont été raisonnablement bien organisées, que les processus qui ont eu lieu lors des élections étaient corrects, et que ces élections reflètent plus ou moins la volonté du peuple“, a-t-il ajouté.

Le porte-parole de Federica Mogherini, chef de la politique étrangère de l’UE, a été dans le sens de la conclusion préliminaire des observateurs européens selon laquelle les élections ont été marquées par des « informations crédibles sur l’achat de vote » et l’intimidation des électeurs, même si les « libertés fondamentales ont généralement été respectées ». “Le résultat de l’élection reflète néanmoins la volonté générale du peuple arménien“, a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Salber a également assuré qu’il ressort clairement des constatations des observateurs que les irrégularités “n’ont probablement pas modifié de manière significative le résultat“. “Personne ne nie les lacunes“, a-t-il prétendu. “Mais en comparaison avec ce que nous avons vu auparavant en Arménie, nous pouvons dire qu’il y a eu des progrès“.

La plupart des groupes d’opposition arméniens disent que le Parti républicain du pouvoir (HHK) a remporté les élections principalement en raison de l’achat de vote. Certains d’entre eux ont également allégué des irrégularités plus graves.

posté le 1er mai 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
Pour l’UE, « le résultat de l’élection reflète la volonté générale des Arméniens »

Malgré les irrégularités signalées par les observateurs internationaux, les résultats officiels des élections parlementaires de l’Arménie, qui donnnent la victoire au parti républicain (HHK), reflètent “la volonté générale du peuple arménien“, a déclaré l’Union européenne lundi soir.

Un porte-parole de Federica Mogherini, chef de la politique étrangère de l’UE, a assuré que l’Union européenne travaillerait en étroite collaboration avec le « Parlement et le gouvernement démocratiquement élus » de l’Arménie.

Dans un communiqué, le fonctionnaire a cité la conclusion préliminaire des observateurs européens selon laquelle les élections de dimanche ont été marquées par des « informations crédibles sur l’achat de vote » et l’intimidation des électeurs, même si les « libertés fondamentales ont généralement été respectées ».

“Le résultat de l’élection reflète néanmoins la volonté générale du peuple arménien“, ajoute le communiqué.

La déclaration insiste sur le fait que les équipements électroniques installés dans les bureaux de vote à travers le pays ont empêché des irrégularités plus graves. “En dépit de quelques problèmes techniques mineurs, il y a eu moins d’irrégularités enregistrés par les observateurs concernant le remplissage des urnes, le double vote, et le dépouillement des résultats“, a t-il expliqué.

Plus tôt cette année, l’UE a fourni aux autorités arméniennes plus de 7 millions de dollars pour l’achat d’appareils d’authentification et de caméras qui ont enregistré et diffusé sur le net la tenue des élections dans la grande majorité des bureaux de vote.

Il y a eu de sérieux problèmes dans la diffusion en direct pendant les premières heures de vote. Les responsables arméniens ont attribué ces perturbations aux problèmes techniques. Cependant, les hommes de l’opposition soupçonnent des raisons politiques.

La réaction officielle de l’UE aux élections constitue un indicatif important pour la légitimité internationale des élections et du gouvernement arménien. La plupart des candidats aux élections de l’opposition arménienne ont déclaré que le scrutin n’était pas démocratique parce que le gouvernement l’a gagné grâce à l’achat de vote et à l’abus de ses ressources administratives. Les représentants de HHK ont écarté les revendications de l’opposition.

La déclaration de l’UE précise également que le bloc de 28 pays signera le nouvel accord pour approfondir ses liens politiques et économiques avec l’Arménie. L’accord a été paraphé à Erevan deux semaines avant les élections.

“Une fois le processus électoral terminé, nous sommes impatients de travailler avec le nouveau Parlement et le gouvernement démocratiquement élu pour renforcer notre dialogue politique et poursuivre notre soutien aux réformes économiques et sociales, y compris sur la base de l’accord UE-Arménie récemment paraphé“, explique le communiqué.

Le président Sarkissian a déclaré la semaine dernière que l’accord sera probablement signé lors du prochain sommet du Partenariat oriental de l’UE qui doit avoir lieu en novembre. Il a affirmé que son administration s’engageait à « construire un modèle de démocratie à l’européenne » en Arménie.

posté le 5 avril 2017 par Claire/armenews


La Turquie a utilisé ses imams pour espionner les partisans de Gülen en Belgique

Selon des informations révélées par le « Soir », cette surveillance clandestine entamée fin septembre a touché 38 pays dont une bonne moitié des pays de l’Union européenne.

a Turquie a bien utilisé ses imams, mosquées et « conseillers aux affaires religieuses » basés dans les ambassades et consulats turcs pour surveiller les partisans gülenistes installés en Europe de l’Ouest et ailleurs. Cette surveillance clandestine entamée fin septembre a touché 38 pays dont une bonne moitié des pays de l’Union européenne. Le conseiller religieux de l’ambassade turque de Bruxelles a produit le rapport le plus étoffé de tous.

L’ensemble de ces rapports et les documents qui les accompagnent sont parvenus au « Soir » via le réseau de ....

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posté le 1er avril 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Belgique  Etats-Unis  Turquie  Union européenne 


ELECTIONS
Le bloc de Tsaroukian soutenu par un groupe européen eurosceptique

Les dirigeants d’une coalition de partis politiques de droite européenne critiques vis-à-vis de l’Union européenne ont approuvé l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian, l’un des principaux candidats aux prochaines élections législatives arméniennes.

Le président de l’Alliance des conservateurs et des réformistes d’Europe (ACRE), Jan Zahradil, et des politiciens représentant les partis membres de l’ACRE, y compris les conservateurs britanniques, ont tenu une conférence avec Tsaroukian et ses alliés politiques près d’Erevan.

Un porte-parole du magnat a déclaré qu’ils sont arrivés en Arménie « pour exprimer leur soutien au Bloc de Tsaroukian et pour lui souhaiter la victoire lors des prochaines élections ».

Le bloc a diffusé une vidéo de campagne de 15 minutes avec des extraits des discours prononcés par Tsaroukian, Zahradil et d’autres participants à la réunion.

« Cher M. Tsaroukian, nous sommes ici pour vous aider à gagner », a déclaré Zahradil. « Nous sommes ici pour exprimer notre soutien et notre amitié. Nous sommes ici pour montrer que nous sommes une famille politique unie ».

“ Nous vous souhaitons la victoire lors des prochaines élections “, a affirmé Ryszard Czarnecki, affilié au parti polonais de Droit et Justice (PiS).

Membre du Groupe parlementaire des Conservateurs et réformistes européens, l’ACRE a été créé par le Tchèque Jan Zahradil en 2009. Le groupe eurosceptique comprend actuellement plus d’une douzaine de mouvances non seulement des pays de l’UE mais aussi des trois pays du Caucase du Sud et de la Turquie.

Le parti Arménie prospère de Tsaroukian (BHK), force dominante de son bloc, a rejoint l’ACRE en 2014. Un membre du BHK, Naira Zohrabian, préside la Commission Permanente du Parlement arménien sur l’intégration européenne.

Parmi les participants à la réunion pré-électorale avec Tsaroukian, étaient présents deux politiciens conservateurs britanniques qui ont fait campagne pour le Brexit. L’un d’entre eux, Martin Callanan, pris la parole lors de la réunion.

Dans un manifeste en 15 points, le bloc de Tsaroukian promet d’augmenter considérablement les pensions et le salaire minimum national, de réduire les redevances et d’exempter toutes les petites et moyennes entreprises de l’Arménie d’impôts pendant au moins trois ans. Ses opposants ont désigné ces promesses comme étant populistes et irréalistes.

Le BHK de Tsaroukian a terminé deuxième des deux dernières élections parlementaires arméniennes, capitalisant sur les activités caritatives dénoncées comme s’apparentant à des pots de vin par ses opposants. Le magnat a de nouveau promis de l’argent et d’autres aides matérielles aux électeurs appauvris lors de sa campagne au début du mois. La Commission électorale centrale de l’Arménie (CEC) l’a averti que de tels engagements violaient les dispositions légales qui interdisent l’achat de vote.

Tsaroukian déplore régulièrement la situation socio-économique du pays. Mais jusqu’à présent, il n’a pas blâmé explicitement le président Serge Sarkissian ou le parti républicain au pouvoir de l’Arménie pour ces difficultés persistantes.

posté le 22 mars 2017 par Claire/armenews