Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Etats-Unis


People
Serena Williams et Alexis Ohanian se sont dit oui

La championne de tennis Serena Williams et le co-fondateur de la plateforme Reddit, Alexis Ohanian, fiancés depuis décembre 2016, se sont mariés jeudi à la Nouvelle Orleans en présence de nombreuses stars, dont Kim Kardashian. Un événement qui aurait coûté plus d’un million de dollars.

Le 1er septembre 2017, Serena Williams a donné naissance à leur premier enfant, une petite fille prénommée Alexis Olympia Ohanian Jr.

Alexis Ohanian, né le 24 avril 1983 à New York, est un entrepreneur américain d’origine arménienne né à Brooklyn et vivant à San Francisco. Il est connu pour être l’un des co-fondateurs du site Reddit, créé en 2005, alors qu’il n’a que 22 ans.

C’est un site web communautaire de partage de signets permettant aux utilisateurs de soumettre leurs liens et de voter pour les liens proposés par les autres utilisateurs. Il s’agit généralement de liens pointant vers un article de presse, un article encyclopédique, ou bien vers du contenu multimédia tels qu’une image ou une vidéo. Les utilisateurs peuvent alors voter pour ou contre le lien pour en noter la pertinence.

posté le 18 novembre 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Etats-Unis 


TURQUIE/ETATS-UNIS/IRAN
Spéculations sur le sort d’un homme d’affaires turco-iranien détenu aux Etats-Unis

New York, 2017 (AFP) - Où est Reza Zarrab, l’homme d’affaires turco-iranien inculpé aux Etats-Unis pour avoir enfreint les sanctions contre l’Iran, au coeur d’une affaire potentiellement explosive pour le pouvoir turc, dont le procès doit s’ouvrir lundi à New York ?

La dernière audience de préparation du procès qui s’est tenue jeudi devant le juge fédéral new-yorkais Richard Berman a alimenté les spéculations des médias américains sur un retournement de Reza Zarrab, qu’ils soupçonnent d’avoir accepté de plaider coupable et de coopérer avec la justice américaine. Un porte-parole du procureur, James Margolin, a ainsi confirmé que M.  Zarrab n’était pas présent à cette audience, comme il aurait dû. Il a ajouté que Reza Zarrab était toujours “aux mains de la justice américaine“, mais sans préciser où.

Lors de l’audience jeudi, l’avocat d’un co-accusé, Mehmet Akan Attila, a aussi interrogé le juge sur la présence de M. Zarrab au procès. Richard Berman a répondu de façon sibylline, lui conseillant de “surveiller les nouvelles pièces versées au dossier“, a rapporté James Margolin. Sollicité, l’avocat de Reza Zarrab, le célèbre Ben Brafman, a décliné tout commentaire.

Le ministère turc des Affaires étrangères a aussi indiqué mercredi que son ambassade à Washington avait fait “une demande officielle auprès des autorités américaines pour obtenir des informations au sujet de Reza Zarrab“. “Nous attendons toujours une réponse“, a ajouté le ministère.

Le retournement de Reza Zarrab constituerait un nouveau rebondissement dans cette affaire complexe, au coeur des tensions turco-américaines actuelles. En décembre 2013, M. Zarrab avait été arrêté et détenu pendant plus de deux mois en Turquie, avec des dizaines d’autres proches du pouvoir, pour s’être livré à un trafic illicite d’or avec l’Iran, facilité par des ministres du gouvernement islamo-conservateur d’Ankara. Quatre d’entre eux avaient alors démissionné ou été remerciés.

Son arrestation lors d’une visite aux Etats-Unis en 2016, ainsi que celle, en mars, du banquier Mehmet Akan Atilla, avaient suscité l’ire du président Erdogan et exacerbé les tensions entre Ankara-Washington.

Depuis Reza Zarrab a été cité en connexion avec une des grandes sources de tensions américano-turques : l’extradition du prédicateur Fethullah Gülen, qui vit en Pennsylvanie et est accusé par Ankara d’avoir fomenté le putsch manqué contre Erdogan de juillet 2016.

De sombres négociations sur la remise éventuelle de Fethullah Gülen à Ankara se seraient déroulées juste après l’élection de Donald Trump en novembre 2016 entre l’ex-conseiller américain à la sécurité nationale Michael Flynn et le gouvernement turc, lors desquelles la libération de Reza Zarrab aurait été évoquée.

La Turquie comme les avocats de M. Flynn - un personnage-clé dans l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion entre la campagne Trump et la Russie - ont démenti l’existence de telles négociations.

posté le 17 novembre 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Etats-Unis  Turquie 


États Unis
La représentante Gabbard partage ses impressions de voyage en Arménie et en Artsakh au Forum de l’ANCA à San Francisco

USA Armenian Life Magazine n°1598

Publié le 7 novembre 2017

SAN FRANCISCO - Au cours d’un forum public organisé le 9 octobre par l’Armenian National Committee of America-San Francisco, la congressiste d’Hawaï Tulsi Gabbard (Démocrate - Hawaï) a fait part des sentiments que son récent voyage en Arménie et en Artsakh lui ont inspirés ; la Représentante a en outre soutenu une nécessaire réaffirmation par les USA du Génocide des Arméniens.

“De toutes ces visites et rencontres, vraiment, la force et l’endurance du peuple arménien ressortaient haut et fort“, a déclaré la représentante Gabbard, qui accompagnait pour ce voyage les membres de la Chambre des représentants de Bay Area d’ascendance arménienne Jackie Speier et Anna Eshoo, ainsi que les représentants Frank Pallone, David Valadeo et James Sensenbrenner, un voyage organisé pour célébrer le Jour de l’Indépendance Arménienne, le 21 septembre. La délégation du Congrès a rencontré les officiels élus, les membres de la société civile et les industriels, pour examiner les possibilités de développement des relations politiques et économiques entre les États-Unis et l’Arménie. Commentant la visite d’une école d’enseignement professionnel de Chouchi et d’autres rencontres avec des élus et fonctionnaires à Stépanakert, la Représentante Gabbard a dit : “Partout où nous sommes allés, nous avons pu voir à quel point ces personnes sont attachées-elles le sont littéralement... il ne s’agit pas ici d’une figure de style - à la construction d’un futur brillant. Littéralement, c’est cela qui est engagé, avec leurs mains, avec leurs pieds et avec leur cœur“.

La Représentante Gabbard a dénoncé l’œuvre de déstabilisation de l’Azerbaïdjan dans la région, fustigeant le comportement d’Aliyev dont “les incessantes agressions le long de la frontière ont sapé la totalité du processus [de paix] et tout le travail fait pendant des décennies pour arriver à un accord“. Elle a rappelé qu’en 2016, Hawaï s’était joint au nombre des états américains ayant reconnu l’indépendance de l’Artsakh. Au cours de son intervention, la Représentante Gabbard a fait part de ses discussions avec les dirigeants arméniens à propos de de la nécessaire réaffirmation, aujourd’hui, par les États-Unis, du Génocide des Arméniens, expliquant : “Il ne s’agit pas simplement d’une reconnaissance de façade d’un acte passé. Il s’agit d’une décision qui a un impact très réel sur ce qui se passe aujourd’hui dans la région et dans le monde, et sauf à le reconnaître et à le condamner, l’histoire se répètera indéfiniment“.

La représentante Gabbard a parlé de la nécessité d’une réévaluation des relations entre les USA et la Turquie, “étant donné tout ce qui se passe sous le règne d’Erdogan - qui soutient directement et indirectement des groupes terroristes en Syrie et en d’autres lieux ; les objectifs de la Turquie dans la région sont souvent incompatibles avec nos propres objectifs - aux États-Unis — pour la sécurité et le bien-être de notre peuple, et pour abattre ces groupes terroristes qui nous menacent constamment“. Répondant à une question sur l’agression en mai 2017 à Washington contre des manifestants par le service de sécurité du président turc Erdogan, la représentante Gabbard a déclaré : “La réaction du Département d’état a été trop tardive et trop faible, et la réponse et l’action qui auraient dû être prises ne l’ont franchement pas été“. La représentante Gabbard a été présentée par Haig Bagdassarian, membre du Conseil juridique de l’ANCA de l’Ouest et l’ANCA San-Francisco. Il a remercié l’élue pour sa participation à la délégation du Congrès et aussi pour son soutien à H.Res 220, (Résolution pour la Prévention des génocides), et au Groupe pour les Questions arméniennes du Congrès. La section SF de l’ANCA a offert à la représentante Gabbard une photo du char arméno-américain lors de la parade de San Francisco du 4 juillet 1918.

La représentante Tulsi Gabbard a été élue au Congrès titre du 2ème district d’Hawaï en 2012. Elle est l’une des deux premiers combattants vétérans femmes jamais élues au Congrès des états-Unis, et son premier élu d’origine indienne. Au cours de son actuel troisième mandat, Gabbard est membre de la Commission des Forces armées de la Chambre des représentants et de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants.

posté le 13 novembre 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Etats-Unis  Image 450  Karabagh 


ARMENIE
Inauguration d’un centre de formation militaire principalement financé par les Etats-Unis

De hauts responsables militaires arméniens et américains ont inauguré hier le centre de formation récemment rénové d’une brigade arménienne qui fournit des troupes à des missions dirigées par l’OTAN en Afghanistan et au Kosovo.

Le bâtiment principal de trois étages du centre de formation militaire de Zar a été rénové et équipé dans le cadre de la première phase de la rénovation financée principalement par les États-Unis.

S’exprimant lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre de la Défense Vigen Sargsian et le brigadier général Dawne Deskins du commandement européen de l’armée américaine ont salué le développement comme une nouvelle étape dans la coopération arméno-américaine. Sargsian a déclaré que le centre sera encore élargi et modernisé dans les années à venir.

Le travail de reconstruction a été officiellement lancé en mars de cette année en présence de Sargsian, de l’ambassadeur des États-Unis en Arménie Richard Mills et d’officiers supérieurs du Corps des ingénieurs de l’armée américaine.

La brigade de maintien de la paix de l’armée arménienne a reçu une aide financière et technique considérable de la part des États-Unis et d’autres États membres de l’OTAN depuis sa création au début des années 2000. L’OTAN a assigné à la brigade un degré plus élevé de préparation au combat et d’interopérabilité après avoir suivi un exercice de quatre jours qu’elle a tenu à Zar en 2015.

Plus de 130 soldats de la brigade sont actuellement déployés au Kosovo, en Afghanistan et au Liban.

“Nous apprécions grandement la participation de l’Arménie aux opérations internationales de maintien de la paix et aux exercices multinationaux dirigés par l’OTAN“, a déclaré le président américain Donald Trump dans une lettre datée du 21 septembre adressée à son homologue arménien Serge Sarkissian.

L’Arménie envisage de rejoindre plus de missions de maintien de la paix à l’étranger avec des unités médicales et de déminage spécialisées dans un proche avenir. Ils suivront une formation aux États-Unis avant un tel déploiement.

En octobre 2016, Sargsian et Mills ont inauguré une nouvelle école paramédicale des forces armées arméniennes. Des instructeurs militaires américains ont formé le premier groupe de personnel enseignant en arménien pour l’école en août 2015.

M. Mills a déclaré en juillet que l’alliance militaire et politique entre l’Arménie et la Russie ne l’empêchait pas d’établir des liens de sécurité plus étroits avec les États-Unis : “La coopération entre les Etats-Unis et l’Arménie a progressé et s’est intensifiée ces dernières années“.

posté le 1er novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Los Angeles
Des manifestants américains exigent que l’assassin à la hache azéri, Ramil Safarov, soit de nouveau arrêté et réincarcéré

30 octobre 2017

Par APPO JABARIAN

Directeur de la publication/ Responsable de l’édition

- USA Armenian Life Magazine (édition en anglais)
- Hye Kiank Armenian Weekly (édition en arménien)

Le dimanche 22 octobre, Lajos Kosa, membre du gouvernement du Premier ministre hongrois corrompu, Victor Orban, a été “accueilli“ par une manifestation organisée par un groupe d’Américains de Los Angeles. Des manifestants Hongrois-Américains et Arméniens-Américains, avec d’autres, participaient à la manifestation.

Bien que les membres de la communauté n’aient été informés de la visite du ministre Kosa que 72 heures avant son arrivée, ils ont tenu à organiser une manifestation pour exprimer avec force leur réprobation, suscitée par l’extradition vers l’Azerbaïdjan, suspecte et entachée de corruption de Ramil Safarov, l’assassin à la hache azéri, concédée par la Hongrie.

Les manifestants ont exigé que Ramil Safarov soit de nouveau arrêté et remis en prison. Ils ont exigé également que le gouvernement corrompu de la Hongrie du premier ministre Orban, exprime ses regrets d’avoir terni l’image glorieuse que le peuple hongrois a mis des siècles à construire, qu’il demande formellement pardon à la famille du lieutenant de l’armée arménienne Gourguen Margaryan, victime du tueur azéri Safarov, et enfin qu’il demande pardon à la communauté internationale pour avoir créé le très regrettable précédent de cette extradition déguisée d’un coupable de crime, avant qu’il ait accompli la peine incompressible de prison de 30 ans à laquelle il avait été condamné.

En 2004, à Budapest, l’Azéri Safarov avait tué Gourguen Margaryan. Une nuit, Safarov s’était introduit dans le dortoir où dormait Margaryan, et l’avait frappé à mort avec une hache. Ils suivaient le même stage de langue organisé par l’Otan. En avril 2006, la justice hongroise avait jugé Safarov coupable d’assassinat avec préméditation et l’avait condamné à la prison à perpétuité. Ses avocats avaient perdu le procès en appel qu’ils avaient interjeté l’année suivante.

Cependant en 2012, le gouvernement de la Hongrie Orban accepta d’extrader Safarov vers l’Azerbaïdjan, une extradition qui provoqua quelques froncements de sourcils. Dès son arrivée à Bakou, Safarov avait été gracié par le dictateur président azerbaïdjanais Aliyev, déclaré “héros national“ et gratifié d’une promotion.

L’acte du gouvernement Orban d’extrader Safarov avait provoqué la colère des Arméniens du monde, les critiques de l’opinion en Hongrie, celles de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, de gouvernements étrangers, et d’associations humanistes à travers le monde ; le gouvernement arménien avait décidé la rupture de ses relations diplomatiques avec la Hongrie. Selon certaines sources, l’affaire Safarov a été organisée par le premier ministre Orban.

Le Comité Permanent de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a condamné le recours à la Convention sur le transfert de condamnés par l’Azerbaïdjan, afin de relâcher et gracier le criminel azéri Safarov après son transfert depuis sa prison hongroise en Azerbaïdjan. La résolution de l’APCE, fondée sur le rapport de Christopher Choppe (Royaume-Uni ; groupe Démocrate européen) et adoptée par le Comité permanent, qualifie l’emploi du traité par l’Azerbaïdjan de “violation des principes de bonne foi dans les relations internationales et de la séparation des pouvoirs“.

Les manifestants brandissaient des banderoles et des affiches déclarant : “Nous n’avons pas oublié l’extradition suspectée de corruption depuis la Hongrie vers l’Azerbaïdjan, du tueur à la hache azéri Safarov, et : “Nous demandons que le condamné tueur à la hache azéri Ramil Safarov soit arrêté de nouveau et remis en prison“.

Ils ont également déployé des grandes affiches montrant “Le criminel-condamné azerbaïdjanais tueur-à-la-hache Safarov“, “la victime- tuée en Hongrie, le lieutenant de l’armée arménienne Gourguen Margaryan“, et “le PM corrompu de Hongrie ; Orban“.

Une autre banderole présentée par les manifestants rendait hommage aux héros du soulèvement hongrois de 1956 ; plus tôt dans la journée, un groupe d’Arméniens Américains de Los Angeles participaient à une cérémonie rappelant cet événement. Ils ont déposé des fleurs avec une étiquette “Arméniens Américains de Los Angeles“.

Joseph Novak, pasteur de l’Église baptiste hongroise à Alhambra, Californie, a déclaré : “Je suis ici pour soutenir les Arméniens... Le Premier ministre Orban est sur le point d’être élu pour un quatrième mandat. Les décisions que son parti a prises dans les années récentes sont profondément immorales. Dans cette affaire, après la condamnation de ce tueur par un tribunal hongrois, et après que son appel ait été rejeté par une cour hongroise, il a été extradé en Azerbaïdjan par le gouvernement Orban. Une fois en Azerbaïdjan, on lui a fourni une maison et on l’a traité en héros ; c’est l’œuvre du gouvernement Orban, et comme ministre chrétien, l’Azerbaïdjan me pose problème. Je suis ici pour soutenir les Arméniens Américains dressés pour obtenir justice“.

JPEG - 24.1 ko

Répondant à une question posée par Globalist Films sur sa participation à la fête qui aurait lieu dans les salons d’United Hungarian House, le pasteur Novak a répondu : “non !“. Plus tôt dans la journée, il avait pris part à la cérémonie du mémorial Mindszenty du parc MacArthur, dressé en souvenir du soulèvement hongrois de 1956. Il a ajouté que sa conscience lui commandait de se joindre à ses amis Arméniens dans les termes suivants : “Nous (Arméniens et Hongrois) étions ensemble au Mémorial, rendant un hommage à ceux qui donnèrent leur vie pour la liberté, et maintenant, je suis auprès de la communauté arménienne, demandant justice“.

S’adressant à divers media, Appo Jabarian, parlant au nom de cette communauté, a déclaré qu’ “en libérant par une extradition déguisée, un assassin condamné comme le tueur à la hache Ramil Safarov, le Premier ministre de Hongrie et son gouvernement corrompu ont fait un précédent dangereux, adressant aux futurs criminels et tueurs à la hache le signal délétère qu’ils peuvent littéralement se libérer de leurs crimes par le biais d’extraditions malodorantes“.

L’affaire aurait été différente si Safarov avait d’abord purgé les 30 années incompressibles de son emprisonnement à vie, une condamnation prononcée par un tribunal hongrois en 2006, et s’il avait bénéficié d’une libération sur parole. Ce qui maintient cette colère et cette incompréhension est le fait que Safarov n’ait pas effectué ces 30 années incompressibles de sa condamnation de 2006. Il a été libéré par la Hongrie sous couvert d’une extradition frauduleuse.

Tandis que débutait la réunion de dimanche, le journaliste deux fois lauréat du prix Emmy, Peter Musurlian de Globalist Films, caméra en main, se trouvait là pour couvrir la manifestation. La réception, qui dans les locaux de l’United Hungarian House (UHH) devait commencer à 17 heures, était organisée en l’honneur des héros de la révolution hongroise de 1956 qui s’étaient battus contre l’oppression des soviets. L’ambiance était quelque peu surréaliste, l’orateur invité Lojos Kosa représentant un gouvernement dont certains disent qu’il est tout aussi autoritaire que le gouvernement soviétique de 1956.

Musurlian s’est rapproché de Kosa vers 16:45 près de l’entrée de l’UHH, lui demandant la faveur d’un court commentaire sur la manifestation qui se déroulait sur le trottoir à une quinzaine de mètres. Kosa a répondu qu’il n’avait pas de commentaires mais qu’il se rendrait lui-même volontiers disponible à un autre moment. Cette interview à un “autre moment“ n’a jamais pu se produire.

“Nous avons eu une cordiale conversation de deux minutes, tandis que je m’efforçais de le convaincre de faire un bref commentaire“, m’a dit Musurlian. “Il avait le temps de le faire, n’étant pas en retard pour l’évocation des événements de 1956. Il ne fera, tout simplement, aucun commentaire sur la façon dont un assassin s’est retrouvé libre malgré sa condamnation à perpétuité en Hongrie“.

Le ministre Kosa a-t-il refusé d’accorder une interview à Globalist Films pour éviter que soit enregistrée la nature frauduleuse de l’extradition de Safarov ?

Le gouvernement Orban de la Hongrie a longtemps nié savoir à l’avance ce qui se passerait à la suite de leur extradition inconsidérée de 2012. Portant gravement atteinte à la crédibilité du Premier ministre Orban et à celle de son gouvernement, on suspecte depuis longtemps, aussitôt l’atterrissage à Bakou de l’avion transportant Safarov depuis la Hongrie, qu’il ait reçu un accueil normalement réservé aux héros et libéré sans attendre la fin de la peine prononcée par le tribunal

Depuis de nombreuses années, avant l’extradition, beaucoup d’indicateurs montraient la haine anti-arménienne accumulée en Azerbaïdjan au sein de la population ; la perception de Safarov, auteur de ce crime anti-Arménien, comme un héros national découle de cette même haine.

En transférant Safarov, criminel condamné, à l’Azerbaïdjan, moyennant cette extradition truquée, la Hongrie a porté un coup à l’intégrité de l’Union Européenne, repoussant la Hongrie au rang de partenaire indésirable.

Le peuple hongrois, l’Arménie, les Arméniens du monde, l’Europe et la communauté internationale méritent de meilleurs dirigeants pour la Hongrie ; ils sont fondés à demander justice par la ré-extradition, la ré-arrestation et le réincarcération de l’assassin Safarov.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 1er novembre 2017 par Jean Eckian/armenews


ARMENIE
Le catholicos Karékine II en mission pontificale et pastorale aux Etats-Unis

Le catholicos Karékine II est arrivé mercredi 25 octobre à Los Angeles, où il a été accueilli avec ferveur par la communauté arménienne de Californie, l’un des foyers les plus actifs de la diaspora, qui rassemble plus d’un million d’Arméniens sur la côte Ouest des Etats-Unis. Le chef de l’Eglise apostolique arménienne a été accueilli à son arrivée par le Primat diocésain, l’Archevêque Hovnan Derderian, ainsi que par des représentants du haut clergé arménien local. Le catholicos lui-même conduisait une importante délégation constituée de représentants du clergé du Saint-Siège d’Etchmiadzine, qui a été escortée par l’Archevêque Khajag Barsamian, Primat du Diocèse de l’Est de l’Eglise arménienne d’Amérique du Nord, l’Evêque Abgar Hovakimyan, Primat du Diocèse de l’Eglise arménienne du Canada, l’Archevêque Vicken Aykazian, directeur œcuménique et représentant du Diocèse de l’Est de l’Eglise arménienne d’Amérique du Nord.

En accueillant le catholicos, l’Archevêque Derederian a prononcé ces mots : “Nous accueillons une fois encore le souverain pontife du peuple arménien qui rend visite à la plus importante communauté arménienne hors des frontières de la République d’Arménie. La bénédiction pontificale sera assurément source d’inspiration et nous renforcera alors que nous renouvelons notre engagement à servir le Christ, notre Seigneur, et l’Eglise apostolique arménienne”. La cérémonie officielle d’accueil du catholicos devait avoir lieu le lendemain, à l’initiative du Diocèse de l’Ouest des Etats-Unis, dans la cathédrale arménienne Saint Leon de Burbank, dans les faubourgs de Los Angeles. Une célébration pontificale de la Divine Liturgie doit avoir lieu le dimanche 29 octobre au matin, dans la même cathédrale St. Leon.

posté le 27 octobre 2017 par Gari/armenews


REFORME
Karapetian discute des mesures anti-corruption avec le diplomate américain

L’ambassadeur des États-Unis à Erevan, Richard Mills, a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian vendredi pour discuter des efforts déclarés du gouvernement pour lutter contre la corruption endémique en Arménie.

Karapetian aurait informé M. Mills de la « politique cohérente » du gouvernement visant à réduire les « risques de corruption » grâce à l’adoption d’une législation appropriée et au « travail actif » de son Conseil de lutte contre la corruption. Une déclaration du gouvernement l’a également cité comme appelant à l’aide les États-Unis pour aiguiller sur le Conseil et son programme de réforme plus large.

Selon le communiqué, M. Mills a salué les efforts du gouvernement arménien pour renforcer l’état de droit et améliorer l’environnement des affaires, affirmant qu’ils ont déjà accru les intérêts des investisseurs américains en Arménie. “Il a expliqué qu’au cours des 8-10 derniers mois, il a reçu des signaux positifs de la part d’entreprises américaines opérant en Arménie, notamment en ce qui concerne les réformes en cours dans le secteur des douanes“, ajoute le communiqué.

Mills a exhorté les autorités à Erevan à s’attaquer sérieusement à la corruption dans un discours prononcé en février. Il avait alors dit qu’ils devraient envoyer “un message clair d’en haut que la corruption ne sera pas tolérée et que personne n’est au-dessus de la loi“. À cet égard, l’émissaire a suggéré que le gouvernement établisse un “organisme anti-corruption totalement indépendant, qui peut à la fois enquêter et poursuivre.“

Les autorités ont plutôt décidé de former un organe qui entrera en fonction au début de l’année prochaine. La Commission sur la prévention de la corruption doit examiner les déclarations de revenus et d’avoirs soumises par plus de 2 000 hauts fonctionnaires et enquêter sur d’éventuels conflits d’intérêts entre eux. En vertu d’un projet de loi du gouvernement adopté par le Parlement arménien en juin, il sera habilité à demander aux organes de répression de poursuivre les fonctionnaires soupçonnés de corruption.

Le Conseil anti-corruption distinct était auparavant supervisé par le prédécesseur de Karapetian, Hovik Abrahamian. Il a approuvé en 2015 un plan d’action triennal contre diverses pratiques de corruption.

Malgré le scepticisme exprimé par de nombreux membres de la société civile arménienne, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) s’est engagée en février 2016 à soutenir la mise en œuvre du programme avec une subvention de 750 000 dollars. Mills a déclaré en février que l’USAID avait depuis attribué moins de 2,5% de cet argent en raison d’un manque de “progrès concrets“ dans le travail de cet organe.

La directrice actuelle de l’USAID pour l’Arménie, Deborah Grieser, était également présente à la dernière réunion de Mills avec Karapetian.

L’Arménie s’est classée, avec la Bolivie et le Vietnam, au 113ème rang sur 176 pays évalués dans le dernier indice de perception de la corruption de Transparency International publié en janvier.

posté le 23 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Un membre corrompu du gouvernement hongrois, un modèle pour le tueur à la hache azéri Ramil Safarov, s’invite ce dimanche à Los Angeles...

Tract annonçant la manifestation hostile à la visite du premier ministre de Hongrie

Publié le 18 octobre 2017

Par Appo Jabarian

Rédacteur en chef et éditeur

USA Armenian Life Magazine

Un confrère et ami des Arméniens a informé aujourd’hui le magazine, de l’imminence d’une visite à Los Angeles : celle d’un membre du gouvernement corrompu qui a collaboré avec le régime criminel de Bakou, afin que le tueur à la hache Ramil Safarov, sous l’apparence d’une extradition, sois remis en liberté.

En 2004, l’officier de l’armée azérie Safarov avait assassiné le lieutenant de l’armée arménienne Gourguen Margaryan à Budapest. Ils participaient en Hongrie à un programme de langue organisé par l’Otan. En pleine nuit, Safarov était entré dans le dortoir de Margaryan et l’avait frappé à mort avec une hache.

En avril 2006, un tribunal hongrois jugeait Safarov coupable d’assassinat avec préméditation et l’avait condamné à la prison à vie. Cette peine avait été confirmée en appel un an plus tard.

En 2012, le gouvernement hongrois d’Orban accéda à la demande d’extradition de Safarov en Azerbaïdjan. À son arrivée là-bas, Safarov bénéficia de la grâce du président azerbaïdjanais et fut déclaré héros national, recevant même une promotion.

Le geste du gouvernement Orban, en acceptant d’extrader Safarov, avait provoqué la colère des Arméniens à travers le monde, soulevé un tollé parmi les Hongrois et les gouvernements étrangers, et décidé le gouvernement arménien à rompre ses relations diplomatiques avec la Hongrie.

Selon certaines sources, le dossier Safarov avait été géré par le premier ministre Victor Orban et le ministre des affaires économiques avec l’étranger de l’époque, Péter Szijarto.

La décision de la Hongrie d’organiser l’extradition-en dépit de l’atrocité de ce crime et sachant l’hostilité opposant Azerbaïdjan et Arménie - avait laissé perplexes de nombreux observateurs.

La Commission Permanente de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a condamné le recours abusif de l’Azerbaïdjan à la Convention sur le Transfert de Personnes Condamnées pour libérer et gracier le criminel azéri Safarov dès son transfert en Azerbaïdjan. La résolution de l’APCE, fondée sur le rapport de Christopher Chope (Royaume-Uni, groupe des Démocrates Européens) et adoptée par la Commission permanente, a qualifié le recours au traité par l’Azerbaïdjan de “violation du droit et des principes de la bonne foi dans les relations entre nations“.

Récemment, dans une série d’articles parus pour décrire le système azéri de blanchiment d’argent, “un collectif international de journalistes d’investigation a découvert des transferts de sommes d’argent à coup de millions de dollars vers la Hongrie lors de l’extradition de Safarov - tous issus de la caisse noire alimentée par l’élite politique azérie“.

Tenues en laisse par le gouvernement hongrois corrompu d’Orban, les autorités chargées de la conformité au droit des actes du gouvernement hongrois se refusent à toute enquête sur ces transferts.

Voir ce qu’écrit le portail Budapest Beacon de Benjamin Novak à propos des “Laveries“ azerbaïdjanaises dans :

https://budapestbeacon.com/azeri-slush-fund-reportedly-tied-deposits-mkb-account-around-time-safarov-extradition/

M. Novak a interviewé le député européen Frank Engel à propos de l’extradition de Safarov :

https://budapestbeacon.com/interview-mep-frank-engel-azerbaijan-hungarys-decision-extradite-ramil-safarov/ ?_sf_s=engel

Il y a quelques heures, l’attention d’USA Armenian Life Magazine était attirée sur le fait que “le siège de l’United Hungarian House [La Maison Unie de la Hongrie] de Los Angeles, une organisation étroitement liée au gouvernement Orban, se préparait à recevoir un ministre important du gouvernement, dimanche 22 octobre 2017. Selon cette source, cet événement aura lieu à 17 heures à l’United Hungarian House, 1975 W Washington Blvd, Los Angeles, CA 90018“.

Peu après réception de cette information, USA Armenian Life a contacté United Hungarian House pour vérifier de son côté la présence du ministre ainsi que les date et heure prévues pour cet événement. Un employé qui a répondu au téléphone a confirmé en disant : “Oui, le ministre Kosa sera là et prendra part à cet événement dimanche à 17 heures“ à l’adresse indiquée plus haut, prix de l’entrée 5 dollars par personne

Le ministre Lajos Kosa, né le 14 mars 1964, est un économiste et homme politique, maire de Debrecen entre 1998 et 2014. Il est membre du parlement depuis 1990. Kosa a été désigné l’un des quatre Vice Présidents du parti en 2007. Il est également titulaire d’un mandat individuel lors de l’élection de 2010. Il a été élu premier Vice président du Fidesz après la désignation du président du parti au poste de premier ministre de Hongrie, le 14 mai 2010.

Devenu chef du groupe parlementaire Fidesz en octobre 2015, il a été nommé le même mois ministre sans portefeuille chargé du programme Villes Modernes.

M. Kosa est actuellement Vice-président du parti Fidesz au pouvoir - le parti dont est issu le gouvernement autocratique et notoirement corrompu au pouvoir depuis 2010.

Il se rend à Los Angeles pour la célébration de la rébellion de 1956 contre le pouvoir d’occupation soviétique. La célébration sera patronnée en commun avec le Consulat général de Hongrie à Los Angeles.

Comme si la restitution de Safarov par la Hongrie à l’Azerbaïdjan n’était pas en soi une insulte suffisante, un officiel cynique rend à présent visite à Los Angeles.

Il convient de rappeler aux membres du gouvernement corrompu de Hongrie, au régime autocratique et criminel d’Aliyev à Bakou, et au consulat hongrois à Los Angeles que les Arméniens Américains et leurs amis n’ont pas oublié cette extradition, truquée et minée par la corruption, de l’officier militaire azerbaïdjanais Safarov.

Les techniques éculées de la banqueroute frauduleuse, employées par les autorités hongroises, sont détestables et ne font qu’apporter la honte face à tous les pays d’Europe et du monde civilisé.

Aucune excuse ne pourra compenser le sentiment d’injustice ressenti par la famille de la victime et par Arméniens à travers le monde.

Aussi longtemps que Safarov sera libre, les Arméniens du monde poursuivront leur quête de justice.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 22 octobre 2017 par Jean Eckian/armenews


TURQUIE/ETATS-UNIS
Erdogan accuse Washington de « sacrifier » ses relations avec Ankara

Ankara, 12 oct 2017 (AFP) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé jeudi que les Etats-Unis prenaient le risque de “sacrifier“ leurs relations avec la Turquie, accusant l’ambassadeur américain à Ankara d’être à l’origine des tensions actuelles entre les deux pays.

 “Je le dis très clairement : c’est l’ambassadeur (américain John Bass) ici qui est à l’origine“ des tensions, a-t-il déclaré.

 “Il est inacceptable que les Etats-Unis sacrifient un partenaire stratégique comme la Turquie, tout cela pour un ambassadeur effronté“, a ajouté M. Erdogan lors d’un discours particulièrement virulent à Ankara.

 Déjà tendues depuis plusieurs mois, les relations entre la Turquie et les Etats-Unis, deux pays partenaires au sein de l’Otan, ont viré à l’orage après l’inculpation pour “espionnage“, la semaine dernière, d’un employé turc du consulat américain à Istanbul.

 Il est accusé par la justice turque d’être lié au prédicateur en exil aux Etats-Unis Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016.

 En réaction à son arrestation, l’ambassade des Etats-Unis a annoncé dimanche la suspension de l’essentiel des services de délivrance des visas américains en Turquie. Ankara a pris une mesure similaire.

 Malgré sa colère, M. Erdogan a pris soin jusqu’ici de ne pas critiquer Donald Trump, imputant la suspension des visas à l’ambassadeur Bass, même si le département d’Etat a indiqué que la décision avait été prise “en coordination“ avec le gouvernement américain.

 “Si c’est l’ambassadeur à Ankara qui dirige les grands Etats-Unis d’Amérique, alors honte à vous“, a insisté M. Erdogan, qualifiant la suspension des visas d’“injuste“ et de “disproportionnée“.  M. Erdogan a également accusé le consulat américain à Istanbul de “cacher“ un deuxième “suspect“ recherché par la justice turque. La veille, l’ambassadeur américain avait démenti des informations de presse en ce sens.

 Dans le même temps, endossant le rôle de pompier, le porte-parole de M.  Erdogan, Ibrahim Kalin, a affirmé qu’il suffirait d’“une journée“ pour résoudre les tensions actuelles et indiqué que le gouvernement turc étudiait “une proposition américaine“ de sortie de crise.

posté le 12 octobre 2017 par Ara/armenews