Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Etats-Unis


DEFENSE NATIONALE
Une agence turque dévoile la localisation de troupes américaines et françaises en Syrie

L’agence de presse progouvernementale turque Anadolu a révélé lundi la localisation de forces spéciales américaines et françaises au nord de la Syrie, provoquant ainsi la colère des Etats-Unis, qui craignent pour la sécurité de leurs soldats.

Anadolu a donné l’emplacement de 10 installations militaires américaines, allant même jusqu’à révéler parfois le nombre de soldats des forces spéciales s’y trouvant.

Selon Anadolu, 200 soldats américains et 75 soldats des forces spéciales françaises se trouveraient ainsi dans un avant-poste à une trentaine de kilomètres au nord de Raqa, capitale autoproclamée de l’organisation Etat Islamique (EI).

La divulgation de ces informations confidentielles expose les forces de la coalition à des “risques inutiles“, selon le porte-parole du Pentagone, Adrian Rankine-Galloway.

“Nous serions très inquiets si des responsables d’un allié de l’Otan mettaient volontairement en danger nos troupes en divulguant des informations confidentielles“, a-t-il déclaré.

“Nous avons fait part de nos inquiétudes au gouvernement turc“, a-t-il ajouté, en refusant de commenter l’exactitude des localisations dévoilées par Anadolu.

Ces 10 bases militaires (deux aérodromes et huit avant-postes) sont utilisées pour apporter un soutien au Parti de l’union démocratique kurde (PYD), et à sa branche armée, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), qu’Ankara considère comme liée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

La Turquie considère les séparatistes kurdes du PKK comme une organisation “terroriste“, alors que le conflit kurde en Turquie a coûté la vie à plus de 40.000 personnes depuis son déclenchement en 1984.

La relation entre les Etats-Unis et la Turquie, pourtant alliés au sein de l’Otan, s’est refroidie depuis l’intervention en Syrie de la coalition mise en place par Washington pour défaire l’EI.

Les Etats-Unis comptent en effet sur le YPG et d’autres groupes kurdes pour combattre l’EI au sol. Pour cela, ils ont envoyé des armes aux Kurdes, mais cela inquiète Ankara qui craint que ces armes finissent au main du PKK.

Washington, (AFP) -

posté le 20 juillet 2017 par Ara/armenews


USA - Turquie
Chambre des Représentants US : Feu Vert pour le Vote d’une Annulation de vente d’armes à la Turquie

Armenian Weekly

13 juillet 2017

WASHINGTON - La commission des lois a donné son feu vert à l’amendement sur les sanctions à la Turquie déposé cette semaine par le congressiste Dave Trott (R-Michigan) coprésident du groupe d’amitié avec l’Arménie, afin qu’il soit soumis au vote de l’assemblée plénière, avec trois autres mesures présentées par les Représentants Don Beyer (D-Virginie), David Cicilline (D-Rhode Island) et Dana Rohrabacher (R- Calif.), mis à l’ordre du jour dans la journée, a informé l’Armenian National Committee of América ANCA).

“Nous devons bloquer cette vente d’armes et une fois pour toutes montrer du doigt la personne d’Erdogan et lui dire qu’un emplacement stratégique ne met pas la Turquie au-dessus des lois“ Représentant Dave Trott (R-Michgan).

L’amendement Trott s’oppose à la vente pour 1,2 millions de dollars de fusils semi-automatiques pour les équipes de sécurité de Recep Erdogan, en réponse à leur agression du 16 mai contre des manifestants pacifiques à Washington D.C.

“Dans les quelques mois qui ont précédé, nous avons vu nos alliés de l’Otan prendre des mesures extraordinaires contre la Turquie, et il est temps pour l’ Département d’état de faire de même“, dit le Représentant Trott. “Nous devons bloquer cette vente d’armes et une fois pour toutes montrer du doigt la personne d’Erdogan et lui dire qu’un emplacement stratégique ne met pas la Turquie au-dessus des lois“.

Le Représentant Trott a poursuivi en relevant qu’ “il y a juste deux mois, les hommes de main d’Erdogan, qui observait complaisamment en personne la scène à quelques mètres de là, lançaient une attaque violente contre des manifestants pacifiques exerçant les droits que leur donne le premier amendement. Une atteinte primaire aux libertés et droits de l’homme fondamentaux. Erdogan importait de ce fait ses comportements néfastes dans la capitale de notre nation. Tandis que les agissements d’Erdogan se multiplient sans entrave à Ankara, ici, ce sont les états-Unis d’Amérique et cela est tout à fait inacceptable“.

L’ANCA a reçu favorablement la décision de la Commission des lois. “Nous nous réjouissons que l’amendement Trott soit admis pour être discuté cette semaine et espérons que la Commission des Lois fournira à ses collègues une possibilité de retenir pour discussion les autres sanctions contre la Turquie proposées par les représentants Cicilline, Rohrabacher et Beyer“ a déclaré le Directeur exécutif de l’ANCA Aram Hamparian.

“Jusqu’à la Colline du Capitole, et au sein de toute la communauté politique de Washington D.C., et jusqu’à même les effectifs des officiels permanents du Pentagone, il est de plus en plus clair que le 16 mai marque une étape critique dans les relations USA-Turquie - un épisode anti-américain profondément troublant qui dans les mois et années à venir, continuera à infléchir, dans le domaine de leurs engagements respectifs, les relations entre décideurs politiques des USA et leurs homologues turcs.

La Commission des Lois avait prévu de se réunir le 12 juillet à quinze heures pour envisager les autres sanctions contre la Turquie, parmi les 300 amendements proposés sur le fondement du National Defense Authorization Act (NDAA - HR2810). L’assemblée plénière aura examiné les mesures les 15 et 14 juillet 2017.

L’amendement du Républicain Beyer tend à l’interdiction de l’attribution de visas d’entrée aux USA aux membres des forces de sécurité d’Erdogan qui ont participé à l’agression du 16 mai. Le Républicain Beyer a été tout à fait clair pour condamner ces violences brutales, demandant l’expulsion de l’ambassadeur turc et signant de nombreuses lettres issues du Congrès condamnant les agressions.

La proposition du Représentant Cicilline tend à interdire la vente en attente d’avions à réaction F-35 à la Turquie “jusqu’à ce que le président des États-Unis certifie que le gouvernement de Turquie coopère à l’enquête criminelle et à la mise en accusation des employés du gouvernement turc impliqués dans l’agression de civils à Washington, D.C ? Le Représentant Cicilline n’a pas mâché ses mots pour condamner ces agressions, relevant qu’ “il s’agit d’un acte particulièrement effronté, à la suite d’une réunion largement rendue publique avec notre Président, et on se demande pourquoi le président Erdogan s’est comporté de façon aussi hardie, dans cette matinée ensoleillée du D.C., devant les caméras et des centaines de personnes, pour lâcher ainsi les chiens... Comme l’a dit le Secrétaire Tillerson l’a dit, cela est tout simplement inacceptable“.

L’amendement du Représentant Rohrabacher tend à interdire le transfert d’articles de défense à la Turquie, et au contraire, les tenir à la disposition des forces Peshmergas kurdes, qui ont joué un rôle essentiel dans le combat contre l’état islamique (Daesh). Le Représentant Rohrabacher qui tient la présidence du la Sous-commission des Affaires étrangères pour l’Europe, a présidé les auditions relatives aux agressions de mai ordonnées par Erdogan.

L’ANCA avait lancé une campagne en ligne appelant les membres de la Commission des lois et plus largement les membres de la Chambre pour soutenir le vote de ces mesures. En plus de cette campagne, Leo Sarkissian de l’ANCA recommandait avait pris contact avec les membres de la Commission des lois de la Chambre pour les encourager à faire part de leur préoccupation aux législateurs.

Hamparian, de l’ANCA, a fait des enregistrements vidéo de la scène de l’agression du 16 mai qui se s’est déroulée devant la résidence de l’ambassadeur turc ; une réunion à huis-clos y était prévue avec les représentants d’un groupe de réflexion du Conseil Atlantique à Washington D.C qui reçoit des subsides de la Turquie. La vidéo Hamparian a été utilisée comme document sur le vif dans les reportages de CNN, AP et d’autres media, donnant à ce violent incident les dimensions d’un événement mondial, mettant l’accent sur la violence, l’intolérance et l’agressivité de la Turquie.

Hamparian a témoigné devant une audition de la sous-commission des Affaires étrangères le 26 mai relativement à cette affaire. Avec lui témoignaient Mme Lusik Usoyan, fondatrice et présidente du fonds d’aide Yézidi, M. Mourat Yusa, homme d’affaire local et organisateur de la manifestation, et Mme Ruth Wedgwood, Edward B. Burling, professeur de droit international et de diplomatie à l’École Johns Hopkins d’études internationales approfondies. Usoyan et Yusa ont été des victimes de l’agression violente du 16 mai par les gardes du corps d’Erdogan.

Le 6 juin, par le vote de 397 contre zéro, les Représentants unanimes de la Chambre ont condamné les attaques de la Turquie, prenant une position ferme contre les tentatives d’Ankara d’exporter sa violence et son intolérance sur les rives de l’Amérique. La résolution H.Res 354, présentée par le président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre Ed Royce (R. Calif), le distingué démocrate Eliot Engel (D-N.Y.), le chef du groupe de la majorité Kevin McCarthy (R-Calif), et le démocrate Whip Steny Hoyer (D- Md) a reçu le soutien public du président dela Chambre Paul Ryan (R-Wis). Une mesure parallèle a été introduite au Sénat par le sénateur Ed Markey (D-Mass.).

Le vote à la Chambre a suivi une large expression d’indignation au Congrès par les déclarations publiques de plus de 100 membres du Sénat et de la Chambre, verbales, sur les media sociaux, ou par des séries de lettres de membres du Congrès.

Le 1- juin, les services de police ont émis 18 ordres d’arrestation - dont une douzaine s’applique aux gardes du corps d’Erdogan - liées à l’agression du 16 mai. Les Turcs d’Amérique ont déjà été arrêtés pour agression, et deux canadiens turcs ont également fait l’objet d’une mise en accusation. Au cours ’une conférence de presse du 15 juin à Washington D.C., le Maire Muriel Bowser et le chef de la police Peter Newsham ont donné les détails d’une enquête approfondie, conduite par le Metropolitan Police Department et d’autres structures de police qui a abouti aux autres mandats d’arrestation.

Le Maire Bowser a condamné les agressions, parlant à leur propos d’ “atteinte à nos valeurs comme Washingtoniens et comme Américains ; il s’agissait clairement d’une atteinte au Premier amendement“.

Le Chef Newsham pour sa part a expliqué “nous avons des dignitaires à l’intérieur et à l’extérieur de la cité. J’ai rarement vu en presque 28 ans de service dans la police, le genre de chose que j’ai vu au Sheridan Circle ce jour-là. Il y a eu des manifestants pacifiques qui ont été physiquement agressés et le message à ceux qui prévoient de venir dans notre ville soit d’un autre état soit d’un autre pays est qu’ils ne seront pas tolérés à Washington D.C.“.

En réponse à une question d’Armenian Weekly, le Chef Newsham a reconnu que les enquêteurs considèrent le rôle joué par le président Erdogan dans les attaques du 16 mai, tout en indiquant que malgré les vidéos et les autres preuves, il n’y a pas de raison suffisamment probante pour envisager son arrestation.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 16 juillet 2017 par Jean Eckian/armenews


États Unis
H.Res.354 : 4 amendements contre la Turquie

Le Comité national Arménien des États Unis appelle ses adhérents à saisir la Chambre des représentants afin qu’elle adopte 4 amendements relatifs à la Résolution H.354 produits par ses membres contre la Turquie. En substance :

1 - Amendement de David Cicilline [Dem] (# 30) : Blocage de la vente de jets F-35 à la Turquie

2 - Amendement de Don Beyer [Dem] (# 32) : Interdiction de visas aux forces de sécurité d’Erdogan qui ont participé à l’attaque du 16 Mai à Washington contre des armeno-américains.

3 - Amendement de David Alan Trott [Rep] (# 79) : Blocage de la vente de fusils semi-automatiques en Turquie, lesquels auraient pu servir à Washington le 16 Mai.

4 - Amendement de Dana Tyrone Rohrabacher [Rep] (# 289) : Interdiction du transfert d’articles de défense des États - Unis à la Turquie et, au contraire, les mettre à la disposition des forces kurdes peshmergas, qui ont joué un rôle déterminant dans la lutte contre l’État islamique (ISIS / ISIL).

Chacun de ces quatre amendements renforcent le message de base de la H.Res.354, condamnant la violence de la Turquie contre les Américains, qui a été adopté à l’ unanimité par la Chambre le mois dernier.

posté le 11 juillet 2017 par Jean Eckian/armenews


USA
Initiative au Congrès américain en vue de suspendre la vente d’armes au personnel en charge de la sécurité d’Erdogan

Les coprésidents du Caucus arménien du Congrès des Etats-Unis, les législateurs républicain du Michigan Dave Trott et démocrate du New Jersey Frank Pallone ont rallié le président du Comité en charge des renseignements de la Chambre des Représentants, le représentant républicain de Californie Devin Nunes et le représentant démocrate de Californie Adam Schiff, ainsi que le représentant démocrate du New Jersey Eliot Engel, qui occupent des fonctions majeures au sein de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des Représentants, à leur appel adressé au Département américain en vue d’annuler la vente en cours d’armes semi-automatiques destinées à équiper le personnel en charge de la sécurité du président turc Recep Erdogan.

Cette initiative, qui a été saluée par l’Armenian National Committee of America (ANCA) et les autres associations arméno-américaines, s’inscrit dans le cadre des mesures de rétorsion prises par les législateurs américains à l’encontre du président Erdogan, dont les gardes du corps étaient intervenus violemment dans une manifestation hostile au pouvoir turc qui se déroulait en mai à Washington où le président turc était reçu à la Maison Blanche par le président américain Donald Trump. L’ANCA s’est félicité de cette “démarche bipartisane à l’initiative des Représentants Trott, Pallone et de leurs collègues du Caucus arménien visant la vente controversée d’armes de poing américaines aux gardes du corps d’Erdogan, ceux-là mêmes qui, à la demande expresse du dictateur turc, avaient attaqué des citoyens Américains qui exerçaient leurs droits constitutionnels lors de la manifestation pacifique du 16 mai organisée à Washington DC à l’appel de l’ANCA et de nos partenaires”, a déclaré le leader de l’ANCA Aram Hamparian, en ajoutant : “Erdogan et ses nervis devraient être portés devant la justice pour leurs crimes, et non pas remerciés avec des armes américaines”.

Le Représentant Trott avait justifié cette initiative en indiquant que, “ici même, sur le sol américain, nous avons été témoins du mépris patent du président Erdogan pour la démocratie, alors que ses gardes du corps lançaient une attaque brutale contre des manifestants pacifiques. S’affichant comme un modèle de liberté dans le monde entier, les Etats-Unis ne peuvent cautionner une telle violation de la démocratie et le projet de vente d’armes ne pourrait être perçu que comme une approbation des actes de violence perpétrés par les gardes du corps d’Erdogan. Nous devons le récuser et réserver au président Erdogan et à ses gardes du corps le traitement que méritent les ... voyous”... L’information relative à ce projet de contrat d’un montant d’1,2 million de dollars à la Turquie avait été révélé par le reporter du New York Times, Nicholas Fandos. La requête de l’opposition au Congrès en vue d’annuler ce contrat avait été soumise à la veille de l’attaque du 16 mai devant la résidence de l’ambassadeur de Turquie à Washington. Les images de ces violences, qui avaient donné lieu à un texte de condemnation des législateurs américains, n’ont fait que renforcer leur determination à annuler le contrat proposé.

posté le 4 juillet 2017 par Gari/armenews


USA
Le sénateur démocrate, Chuck Schumer, appuie la résolution sur le génocide arménien

Le sénateur démocrate Chuck Schumer (New York), un défenseur de la cause de la reconnaissance du génocide arménien depuis de longues années, a co-parrainé la résolution bipartite au Sénat condamnant ce crime et appelant à la fin de la complicité internationale dans le négationnisme du gouvernement turc, a rapporté le Comité National Arménien d’Amérique.

« Tous les pays devraient reconnaître le génocide horrible qui a eu lieu il y a 102 ans à l’encontre du peuple arménien », a déclaré le sénateur Schumer. “Il est de mon devoir sacré de parler contre les terreurs du passé et contre ceux qui ne peuvent en parler eux-mêmes et c’est pourquoi je suis fier d’être co-parrain de la présente résolution du Sénat. Je suis avec la communauté arménienne dans le monde entier pour la qualification des atrocités contre le peuple arménien comme un génocide“.

Le résolution 136 a été présentée par le sénateur Robert Menendez (D-NJ) avec le soutien des sénateurs Ted Cruz (R-TX), Ed Markey (D-MA), et Tom Udall (D-NM) au début de cette année.

Les autres coparrains de la résolution comprennent les sénateurs Dianne Feinstein (D-CA), Cory Gardner (R-CO), Gary Peters (D-MI), Jack Reed (D-RI), Marco Rubio (R-FL), Debbie Stabenow ( D-MI), Chris Van Hollen (D-MD), Elizabeth Warren (D-MA), Sheldon Whitehouse (D-RI) et Ron Wyden (D-OR).

posté le 2 juillet 2017 par Stéphane/armenews


MOYEN-ORIENT
Washington exhorte Doha et Ryad à « adoucir » leurs propos

Washington, (AFP) - Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a exhorté dimanche le Qatar et quatre pays menés par l’Arabie saoudite, qui ont isolé le petit émirat, à “adoucir“ leurs propos. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont accordé au Qatar un délai de dix jours pour satisfaire à 13 demandes, avant de mettre fin à l’isolement économique et diplomatique du petit émirat gazier.

Mais Doha a affirmé samedi que ces demandes, parmi lesquelles la fermeture de la chaîne Al-Jazeera, la réduction de ses relations avec l’Iran ou la fermeture de la base turque au Qatar, n’étaient “pas raisonnables“.

“Même si le Qatar aura beaucoup de mal à satisfaire à certaines demandes, il y a suffisamment de choses qui peuvent constituer une base de dialogue pour aller vers une solution“, a estimé M. Tillerson dans un communiqué, en appelant les pays “à s’asseoir ensemble et poursuivre cette discussion“. “Adoucir les propos aiderait aussi à réduire les tensions“, a-t-il ajouté.

Soutien du Qatar, le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé dimanche que l’ultimatum présenté par l’Arabie saoudite et ses alliés était “contraire au droit international“.

Ces tensions diplomatiques, encouragées selon certains observateurs par une récente visite de Donald Trump en Arabie saoudite, pourraient menacer à terme la présence militaire des Etats-Unis au Qatar, qui y disposent d’une base aérienne cruciale pour la lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.

Selon le Qatar, ces tensions sont liées à des différends anciens et pas à la lutte contre les groupes extrémistes.

“Ce blocus illégal n’a rien à voir avec la lutte contre le terrorisme, c’est pour limiter la souveraineté du Qatar et sous-traiter notre politique étrangère“, a déclaré un porte-parole du gouvernement qatari, le cheikh Saif bin Ahmed Al-Thani.

posté le 26 juin 2017 par Ara/armenews


ARTSAKH
Les Etats-Unis et l’UE exhortent à une désescalade au Haut Karabagh

Les États-Unis et l’Union européenne se sont déclarés très préoccupés par les derniers combats mortels au Haut-Karabakh, affirmant que les parties au conflit arméno-azerbaïdjanais devraient prendre d’urgence des mesures pour renforcer le régime du cessez-le-feu.

« Les États-Unis sont profondément préoccupés par les récentes violations du cessez-le-feu, qui ont entraîné de multiples pertes sur la ligne de contact au cours de la semaine dernière », a déclaré Heather Nauert, porte-parole du département d’État américain, dans un communiqué publié mercredi.

« Nous exhortons les parties à éviter l’escalade et encourager l’examen immédiat des mesures visant à réduire les tensions le long de la ligne de contact et la frontière internationale entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan », a-t-elle déclaré.

« L’Union européenne attend une désescalade et de la retenue dans les actes comme dans les mots », a déclaré jeudi un communiqué séparé publié par un porte-parole de l’UE.

La déclaration de l’UE est venue peu de temps avant que l’Armée de Défense soutenue par les Arméniens du Karabakh ait tué quatre soldats azerbaïdjanais en repoussant l’attaque d’un commando de nuit sur ses positions de première ligne, dans une section non spécifiée de « la ligne de contact ». Elle a déclaré que ses troupes n’avaient eu à dénombrer aucune victime.

Il n’y a pas eu de réaction immédiate de l’armée azerbaïdjanaise.

L’armée arménienne du Karabakh avait promis des représailles « ciblées et proportionnées » après que trois de ses soldats aient été tués par les forces azerbaïdjanaises le 16 juin. Un autre soldat arménien a été tué sur la zone de contact le lendemain matin.

Plus tôt le 16 juin, le ministère de la Défense azerbaïdjanais avait signalé que l’un de ses soldats avait été abattu par le côté arménien.

Les parties belligérantes se sont mutuellement accusées de cette escalade qui a coïncidé avec la dernière visite dans la zone du conflit des co-présidents américain russe et français du Groupe Minsk de l’OSCE.

Dans le communiqué commun publié à la fin de leur tournée régionale lundi, les trois médiateurs avaient déclaré avoir « fait appel à la direction de l’Azerbaïdjan pour éviter une nouvelle escalade. » « Les coprésidents envoient le même message à la direction de l’Arménie et à l’autorité de facto du Haut-Karabakh “, ont-ils ajouté.

Les coprésidents ont également exhorté les parties à prendre des mesures de confiance qui réduiraient les tensions sur la première ligne. Les déclarations des États-Unis et de l’UE appellent à une prise « application immédiate » de ces garanties.

Les présidents arménien et azerbaïdjanais ont accepté de laisser l’OSCE déployer davantage d’observateurs sur le terrain dans la zone de conflit et élaborer un mécanisme pour enquêter sur les violations de la trêve, lors de leurs entretiens en tête à tête il y a un an. Bakou a été réticent à mettre en œuvre ces accords, au motif qu’ils consolideraient le statu quo et l’absence de progrès vers une résolution du conflit du Karabakh.

Les États-Unis et l’UE ont également fait écho aux appels des médiateurs pour que les parties en conflit « reprennent leurs négociations sur le fond, de bonne foi et avec une volonté politique ».

posté le 24 juin 2017 par Ara/armenews


ECONOMIQUE
Selon un diplomate américain, l’Arménie devrait libéraliser le secteur énergétique

L’Arménie peut attirer des milliards de dollars d’investissements des entreprises américaines si elle libéralise son secteur de l’énergie, a souligné hier l’ambassadeur américain à Erevan, Richard Mills.

Ce dernier a affirmé que de tels investissements pourraient atteindre jusqu’à 8 milliards de dollars. “Ce chiffre est le montant potentiel qui peut être investi ici si les marchés de l’électricité sont totalement ouverts, s’il existe une concurrence libre et s’il n’y a pas d’obstacles aux exportations d’énergie vers la Géorgie et l’Iran“, a t-il déclaré aux journalistes.

“Ceci est très important et l’infrastructure doit être mise en place pour le faire“, a-t-il ajouté.

Mills a déclaré que le chiffre est basé sur les estimations du ministère arménien de l’Energie que l’ambassade des États-Unis à Erevan estime être réalistes. “Une partie de cet investissement de 8 milliards de dollars consiste à construire cette infrastructure“, a-t-il précisé, se référant à des installations de transmission de puissance qui permettraient une plus grande fourniture d’électricité en Géorgie.

Selon Mills, les investissements américains pourraient également être acheminés vers des énergies renouvelables. “L’Arménie a beaucoup de potentiel pour le développement des énergies renouvelables. Les investisseurs et les entreprises américaines s’intéressent vivement à développer ce potentiel“, a expliqué le diplomate.

Une entreprise américaine, ContourGlobal, est déjà impliquée dans le secteur énergétique arménien, après avoir acheté le plus grand complexe hydroélectrique du pays, il y a deux ans. Le gouvernement des États-Unis a fermement appuyé l’achat de la Cascade hydroélectrique de Vorotan (250 millions de dollars).

Les entreprises russes d’État ont encore une présence beaucoup plus forte dans le secteur. Ce sont les principaux fournisseurs de gaz naturel et de combustible nucléaire en Arménie.

Mills a révélé que le ministre de l’Énergie, Ashot Manukian, a suggéré deux projets d’investissement lors d’une rencontre récemment.

posté le 22 juin 2017 par Claire/armenews


VIOLENCES À WASHINGTON
12 gardes du président turc visés par un mandat d’arrêt

Washington, (AFP) - Les autorités américaines ont annoncé jeudi avoir émis 12 mandats d’arrêt à l’encontre d’agents de sécurité du président turc accusés de violences à Washington, suscitant la colère de Recep Tayyip Erdogan.

Les gardes du corps et policiers de M. Erdogan sont soupçonnés d’avoir agressé le mois dernier à Washington des manifestants kurdes pacifiques, en marge de sa visite.

Ils ont été identifiés sur des vidéos, a précisé le chef de la police de la capitale, Peter Newsham.

Les violences s’étaient déroulées le 16 mai au soir devant la résidence de l’ambassadeur de Turquie, où l’homme fort d’Ankara s’était rendu après son entretien à la Maison Blanche avec le président américain Donald Trump. M. Newsham avait qualifié la rixe entre les partisans de M. Erdogan et les protestataires kurdes d’“attaque brutale visant des manifestants pacifiques“.

Elle s’était soldée par un bilan de 12 personnes blessées dont un policier.

Les mandats d’arrêts sont “un message clair que les Etats-Unis ne tolèrent pas que des individus utilisent l’intimidation et la violence pour étouffer la liberté d’expression et l’expression politique légitime“, s’est félicité jeudi le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, dans une déclaration lue par un porte-parole.

“Le département d’Etat va continuer à travailler avec la police et les autorités compétentes“ sur cette affaire, “et déterminera si des mesures additionnelles sont nécessaires“, a-t-il ajouté. A Ankara, le président turc a de son côté violemment critiqué la décision des autorités américaines.

“Nous nous battrons politiquement et juridiquement“ contre ces mesures, a déclaré M. Erdogan dans un discours retransmis à la télévision. Alors que des groupes “terroristes“ faisaient “une manifestation à 50 mètres de moi, la police américaine n’a rien fait“, a-t-il accusé.

Selon les témoignages et vidéos, des agents de sécurité turcs, souvent en costume sombre, avaient agressé les protestataires pacifiques, les frappant même à terre.

“L’intervention de la police était risquée car il y avait des personnes porteuses d’arme à feu“, avait ensuite souligné le chef de la police de la capitale.

Après ces faits, le sénateur américain John McCain avait réclamé l’expulsion de l’ambassadeur de Turquie aux Etats-Unis. “Aux Etats-Unis et en particulier à Washington, nous considérons que la faculté de manifester pacifiquement est un droit sacré“, a souligné jeudi Peter Newsham.

La police de la capitale avait déjà engagé des poursuites à l’encontre d’au moins quatre suspects d’origine turque, dont deux Américains et deux Canadiens. Sinan Narin, habitant la Virginie, et Eyup Yildirim, résidant dans l’Etat du New Jersey, sont ainsi poursuivis pour coups et blessures, a annoncé mercredi la police.

posté le 16 juin 2017 par Ara/armenews