Nouvelles d'Arménie
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3 - News Importante Une Etoile


PRESIDENT DU PARLEMENT DU KARABAGH
Il met en garde contre des discussions « prématurées » sur les concessions territoriales

Un haut responsable du Haut-Karabagh a expliqué vendredi qu’il était encore trop tôt pour parler de concessions territoriales à l’Azerbaïdjan dans un accord de paix arméno-azerbaïdjanais plus large.

“Je crois que maintenant, surtout après les combats au Karabakh d’avril 2016, nous avons une bien meilleure idée de toutes les composantes de notre système de sécurité“, a déclaré Ashot Ghulian, président du Parlement du Karabagh, à la presse à Erevan.

“Ce système tient compte à la fois des territoires et de notre viabilité économique. Je suis profondément convaincu que nous ne pouvons pas affaiblir cela, ni abandonner quoi que ce soit en échange de quelque chose d’inconnu “, a-t-il précisé.

“Je ne pense pas que nous devrions nous engager prématurément dans de telles discussions parce que cela ne ferait que nuire à notre force interne, car nous commencerions à chercher ceux qui disaient que des concessions pouvaient être faites et qui disaient qu’ils ne le pouvaient pas“, a ajouté Ghulian.

À cet égard, M. Ghulian a refusé de commenter la récente remarque du président Serge Sarkissian selon laquelle un règlement pacifique du conflit du Karabagh ne pouvait être que « douloureux » pour les deux parties en conflit.

Sarkissian a pris la parole deux semaines après sa rencontre du 16 octobre avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev qui s’est tenue à Genève. Les deux dirigeants se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit.

Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé dans la ville suisse qu’ils organiseront prochainement des « séances de travail » entre le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov. Les pourparlers pourraient avoir lieu dès cette semaine.

Ghulian a affirmé que la partie arménienne a durci sa position sur la paix au Karabagh depuis les hostilités d’avril 2016 : “Je pense que, pour l’instant, il n’y a pas de raison d’adoucir cette position“.

Ghulian a pris la parole après qu’une délégation de députés du Karabagh a tenu une réunion avec des membres du Parlement arménien. La délégation, à la tête de laquelle était Ghulian, a été reçue par Sarkissian plus tard dans la journée. Un communiqué du service de presse présidentiel n’a pas dit s’ils ont discuté des prochaines négociations arméno-azerbaïdjanaises.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE-DEFENSE
L’Arménie serait le pays le plus militarisé d’Europe et le troisième au monde

Le journal arménien « Jamanak » écrit « l’Arménie est le premier pays militarisé d’Europe et le troisième dans le monde selon les conclusions du Global Militarization Index 2016. Le calcul de la militarisation d’un pays inclut également les frais engagés par le pays dans l’éducation et la santé. Le budget de la Défense en hausse, l’Arménie aura l’an prochain encore « l’honneur » de figurer en tête du classement ».

« Jamanak » s’inquiète de ce classement, car « les pays militarisés (...) car l’Arménie ne pourra attirer les investissements étrangers. Le business dans le monde désire rester loin des pays militarisés en général car ces pays ne peuvent avoir une économie libre et sont en conflit ouvert ou larvés avec les pays voisins ». Le journal s’inquiète par ailleurs d’un des effets directs de cette militarisation de l’Arménie à savoir l’appauvrissement de sa population par les dépenses militaires.

Krikor Amirzayan

posté le 11 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


EDITORIAL
Procès : d’un mal sort un bien

Le verdict du procès en diffamation intenté par Maxime Gauin, pamphlétaire à la solde d’un think tank négationniste turc, contre l’auteur de ces lignes et Monsieur Samuel Tilbian sera rendu le 28 novembre. Mais, quel qu’en soit le résultat, cette initiative aura au moins eu le mérite de mettre en lumière ce « paradoxe national » évoqué par le procureur : la France reconnaît depuis bientôt 17 ans le génocide arménien, mais sa négation n’est pas prise en compte en l’état actuel de son droit. Et c’est ainsi que l’on en vient à ce « renversement des rôles » qualifié d’insupportable par nombre de sommités françaises et les plus grandes figures de la communauté juive qui ont manifesté leur indignation dans une tribune publiée dans Libération le 10 octobre . Est-il en effet acceptable que, 100 ans après le génocide, les légataires de la mémoire des victimes soient trainés sur le banc des accusés et les négationnistes siègent sur celui de l’accusation ? Une configuration choquante, inique, qu’a pourtant rendue possible la censure du Conseil Constitutionnel sur la Loi Boyer en 2012 et sur une partie l’article 173 de la loi Égalité et Citoyenneté en 2016.

On le voit bien : ces décisions qui tiraient argument de l’absence d’un jugement international sur le génocide des Arméniens pour affirmer qu’il n’y avait dès lors pas de base juridique pour en condamner la négation, n’ont fait en réalité qu’ajouter de l’injustice à l’injustice. Elles s’appuient sur un premier déni de justice - l’impunité internationale des bourreaux - pour en permettre un deuxième : la « liberté » d’attenter sans risque de poursuite à la mémoire des victimes. C’est cette sanctuarisation de leur position que les négationnistes voudraient aujourd’hui élargir en tentant d’obtenir de surcroît que l’on ne puisse pas non plus les désigner pour ce qu’ils sont : des sortes de « Faurisson » du génocide arménien. Une comparaison estimée diffamatoire et qui est à l’origine de ce procès. La liberté d’expression, dont ils se réclament pour pouvoir nier impunément le génocide, ne devrait plus avoir cours pour la dénonciation de leur pratique. Les taxer de mystificateurs serait les injurier, eux qui ne se privent pas de qualifier de « faussaires » les plus grands historiens. Avec cette « inversion des rôles », les négationnistes essayent de se faire passer aux yeux de la justice pour des victimes. Alors qu’en réalité, ils ne font que suivre une stratégie qui a été parfaitement définie par Maxime Gauin dans une interview diffusée par l’agence de presse azerbaïdjanaise APA le 20 avril 2015. Le « plaignant » du procès du 17 octobre y disait sans ambages que « seul un combat cohérent pour éliminer radicalement leur présence (ceux qu’il dénonce comme des “nationalistes arméniens” Ndlr) dans la vie politique des pays occidentaux - notamment par des procès pour injure, diffamation, incitation à la haine raciale, ainsi que par un effort sans relâche d’information - permettra de résoudre la “question arménienne”... » .

Une chose est sûre : si nul ne peut prédire l’issue de cette bataille judiciaire, les descendants des victimes ont en tout cas d’ores et déjà gagné la partie sur le plan politique. Ce procès qui leur a été intenté leur a en réalité permis de sortir du faux-plat dans lequel ils se trouvaient depuis la dernière censure du CC. La situation ainsi créée leur a permis d’actualiser leur cause, de dénoncer la situation qui leur est faite, de relancer la question de la pénalisation du négationnisme et de rallier de nombreuses et prestigieuses sympathies. Tout cela a montré que loin d’être isolé, leur combat trouve un écho dans les plus grandes consciences du pays. Mené aux antipodes de la concurrence macabre des victimes, il marque au contraire le franchissement d’un nouveau palier dans leur solidarité. Ce qui constitue en soi un grave échec pour la stratégie de Gauin et de ses sponsors qui s’évertuent en particulier à créer une fracture entre Arméniens et Juifs. C’était l’enjeu de son article paru dans Haaretz en novembre 2014, dans lequel il lançait devant le lectorat israélien une accusation publique d’antisémitisme à l’encontre de l’Arménie. Rimma Varjabédian-Feller (présidente de la communauté juive d’Arménie) avait répondu en temps et en heure à ce brûlot odieux. Trois ans après, l’implication aux côtés de votre humble serviteur des Bernard-Henri Lévy, des Serge Klarsfeld (président de l’association des fils et des filles de déportés), des Francis Kalifat ( président du CRIF), et des Alain Jakubowicz (président de la Licra), entre autres, bouclent la boucle en offrant la meilleure riposte qui soit à cette entreprise générale de haine et de calomnies .

Ara Toranian

Article également parut dans la lettre du CRIF .

posté le 7 novembre 2017 par Ara/armenews


ARMENIE-INDE
Le président arménien Serge Sarkissian en visite en Inde est émerveillé par le Taj Mahal

En visite officielle en Inde, le président arménien Serge Sarkissian a visité samedi 4 novembre dans la ville d’Agra le célèbre palais Taj Mahal.

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Le président arménien Serge Sarkissian en visite en Inde est émerveillé par le Taj Mahal

Dans le Livre d’or du Taj Mahal le président arménien a écrit « remerciements pour la réception chaleureuse, je suis heureux, lors de ma venue en Inde d’avoir visité ces lieux mondialement célèbres (...) je suis émerveillé par la blancheur de ce temple (...) auquel même les maîtres Arméniens ont apporté leur investissement. Réellement le Taj Mahal qui est considéré comme la huitième merveille du monde, est le symbole de l’amour éternel et un lieu de culte d’une beauté extraordinaire. Il captivera des siècles encore le cœur de chaque visiteur. »

Krikor Amirzayan

posté le 5 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


ARMÉNIE/DIASPORA
La ministre arménienne de la diaspora travaille sur un plan de rapatriement

Le ministre de la Diaspora, Heranouche Hakobian, a déclaré vendredi que son ministère proposerait l’année prochaine une série de mesures gouvernementales visant à encourager de nombreux Arméniens vivant à l’étranger à s’installer en Arménie.

“Nous prévoyons des travaux préparatoires sur le rapatriement en 2018“, a déclaré Mme Hakobian aux journalistes. “Nous allons élaborer un concept politique, examiner l’expérience d’autres pays et élaborer une loi sur le rapatriement“.

« Nous devons être en mesure de présenter les opportunités de l’Arménie : ce que nous pouvons leur offrir, quel genre de spécialistes nous devons inviter », a-t-elle déclaré. “S’ils sont le genre de spécialistes dont l’Arménie a besoin ... nous devons penser à leur verser des salaires appropriés et à créer d’autres conditions susceptibles de les attirer. Je ne pense pas que le seul patriotisme puisse entraîner le rapatriement. “

Le président Serzh Sarkisian avait plaidé en faveur d’une telle immigration de masse dans un discours prononcé lors d’une conférence Arménie-Diaspora qui s’est tenue à Erevan en septembre. Il avait expliqué que cela aiderait le pays à résoudre ses graves problèmes démographiques et permettrait de porter sa population à 4 millions d’ici 2040.

On estime qu’il y a entre 8 et 9 millions d’Arméniens dans le monde. Seulement 3 millions d’entre eux vivent en Arménie. La plupart des autres résident en Russie, aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient.

Tout au long de la décennie de règne de Sarkissian, des dizaines de citoyens arméniens ont continué à quitter leur pays pour des raisons essentiellement économiques. Les politiciens de l’opposition et d’autres critiques du gouvernement arménien imputent l’émigration à ce qu’ils considèrent comme dles politiques économiques défaillantes de l’administration de Sarkissian et son refus de faire appliquer la loi. Sans surprise, ils ont dénoncé son objectif démographique pour 2040 comme un gadget.

Mme Hakobian a suggéré que cet objectif extrêmement ambitieux est basé sur des « calculs appropriés ». Elle a également déclaré que des milliers de ressortissants arméniens ainsi que des Arméniens de la diaspora immigrent en Arménie chaque année. Elle a ajouté que plus de 20 000 Syriens d’origine arménienne s’étaient réfugiés dans leur patrie ancestrale au cours des dernières années.

“Il y a quelques mois, j’ai invité leurs représentants à notre ministère et 120 d’entre eux sont venus“, a déclaré le ministre. “Je m’attendais à entendre des critiques et des plaintes de leur part, mais à ma grande surprise, ils se sont tous bien adaptés [à l’Arménie]“.

“Ils ont souligné que le principal avantage de la patrie est d’offrir la sécurité, que leurs enfants ne risquent pas la toxicomanie, la débauche et tant d’autres fléaux dans nos écoles“, a-t-elle ajouté.

En plus d’annoncer le lancement prévu de l’effort sur la promotion de l’immigration, Heranouche Hakobian a indiqué qu’elle ne savait pas encore si elle serait reconduite à un nouveau dans le gouvernement arménien qui sera formé après la fin du mandat présidentiel de Sarkissian en avril 2018.

posté le 5 novembre 2017 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



UFAR
Visite à Erevan d’une délégation du Rectorat de l’Académie de Paris

À l’invitation de l’ambassade de France en Arménie, visite de trois jours à Erévan d’une délégation du Rectorat de l’Académie de Paris : sous le signe de la francophonie et du renforcement des partenariats scolaires et universitaires

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Invités par l’ambassade de France en Arménie, et accompagnés par Alexis Govciyan, Premier adjoint au maire de la mairie du IXème de Paris et Directeur de l’Institut Supérieur des métiers, le Recteur de l’Académie de Paris et Chancelier des Universités, Gilles Pécout, avec plusieurs de ses collaborateurs dont le directeur du développement numérique, effectuent depuis jeudi une visite de trois jours à Erévan.

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Grâce à l’ambassade de France, cette visite, souligne Alexis Govciyan, a pour but de faire découvrir le potentiel francophone et universitaire de l’Arménie à cette délégation afin de créer de nouveaux partenariats. Jeudi, la délégation s’est rendue à l’UFAR, et le Recteur de l’Académie, Normalien, Professeur des universités en histoire, spécialiste du mouvement arménophile, a fait bénéficier les étudiants d’une conférence sur ce thème. Il s’agit d’amplifier encore les liens déjà étroits avec l’UFAR note Alexis Govciyan, qui a également accompagné la délégation dans la suite des visites organisées par l’ambassade, à l’Ecole française et à l’école francophone N°119, ceci dans le but cette fois de renforcer dans l’avenir des liens avec des établissements scolaires arméniens et ceux de l’Académie de Paris.

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La délégation a également visité le Centre professionnel franco-arménien, qui forme à différents métiers en visant directement une meilleure employabilité des étudiants. Vendredi, après la visite de l’Université d’Etat, un accord-cadre entre le Recteur de l’Académie de Paris et le Ministère de l’éducation arménien a été signé, accord qui va permettre de renforcer les échanges scientifiques dans différents domaines dont celui très important du numérique. La délégation s’est ensuite rendue au Mémorial du Génocide, puis, vers 18 heures, au centre Tumo. « Cette visite est porteuse de nombreux projets, souligne Alexis Govciyan, surtout dans la perspective de l’organisation l’an prochain en Arménie du Sommet de la Francophonie. Renforcer les liens avec l’UFAR, avec les établissements scolaires et universitaires arméniens, penser à des échanges comme des échanges d’élèves ou de professeurs permet de développer le potentiel francophone comme celui des établissements scolaires et universitaires arméniens qui le portent ».

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posté le 4 novembre 2017 par Ara/armenews

Texte Laurence Ritter Photos Max Sivaslian



TURQUIE
Pétition pour la libération de Yannis-Vasilis Yaylali accusé d’avoir parlé du génocide des Arméniens en Turquie

Le gouvernement turc a arrêté le militant de la paix et objecteur de conscience Yannis-Vasilis Yaylali après une publication sur son blog à propos du génocide arméno-grec-assyrien par l’Etat turc.

Son arrestation le 22 avril 2017 par l’Etat turc a peut-être fait moins de bruit que celle d’autres journalistes, universitaires, avocats et même des parlementaires bien connus, mais pour nous, son arrestation signifie beaucoup plus.

Si, ensemble, nous faisons connaître l’affaire Yannis-Vasilis Yaylali, le gouvernement turc aura beaucoup plus à perdre qu’à gagner avec son emprisonnement.

Signez notre appel urgent pour le libérer ! Yannis-Vasilis Yaylali, citoyen turc de nationalité grecque né dans la région de Bafra sur la côte de la mer Noire. Il a publié de nombreux articles sur le génocide de 1915-1923 commis par l’Etat turc, sur les droits de l’homme des Kurdes en Turquie et le massacre de Roboski en 2011 par l’Etat turc.

Yannis-Vasilis Yaylali avant son incarcération organisait chaque année des ateliers anti-militaires pour les jeunes avant les commémorations du massacre de Roboski. Il est membre de l’organisation des objecteurs de conscience “Vicdaniret.org“, membre de l’organisation mondiale “War Resisters International“, une organisation présente dans 40 pays. Il a été arrêté le 22 avril 2017, deux jours avant la commémoration du génocide arménien après la publication d’un article sur le génocide des Arméniens et des Grecs.

Vous pouvez toujours voir son dernier article publié le même jour que son arrestation ...

http://barisicinaktivite.com/ne-23-nisan-bayram-ne-de-19-mayis-dikenin-koparildigi-yerleriz/

Signez notre pétition pour le libérer ! Yannis-Vasilis. Il est actuellement détenu dans une prison militaire à Elazig, ce qui signifie : a) Que la prison est géographiquement éloignée, difficile pour quelqu’un de visiter, même si c’est son avocat. b) Il est très difficile de contacter Yannis-Vasilis, son avocat n’est pas autorisé à lui parler au téléphone et sa famille est découragée de l’appeler face aux difficultés bureaucratiques. c) Les procédures sont très strictes et nécessitent un rendez-vous spécial pour qu’on puisse lui rendre visite. d) Pour les raisons ci-dessus d’avril à aujourd’hui (début octobre), seul son avocat lui a parlé et lui a rendu visite quatre à cinq fois. Il a également envoyé et reçu quelques lettres de sa partenaire Meral. e) Les conditions de la prison militaire d’Elazig sont trois fois plus mauvaises que la prison moyenne en Turquie ... Aussi, de l’argent lui a été envoyé pour améliorer ses conditions quotidiennes mais les autorités de la prison ne lui ont pas donné. Signez maintenant pour le libérer ! Yannis-Vasilis Yaylali est né et a grandi en tant que Turc. Pendant son service militaire obligatoire dans l’armée turque, il a appris que son grand-père était grec et que son père lui avait été enlevé et donné à une famille turque pendant la période du génocide 1915-1923. Aussi longtemps qu’il continuera à parler de la convention des Nations Unies sur le génocide concernant « le transfert forcé d’enfants d’un groupe à un autre », il suscitera la colère de l’Etat turc.

La Fédération internationale des Grecs de Pontian, l’Association du Barreau d’Athènes et les organisations turques AKA-DER, ESP, HDP et IHD Ankara demandent la libération immédiate de Yannis-Vasilis Yaylali.

Malheureusement, nous sommes tristes de vous informer également de l’arrestation et de l’emprisonnement de Meral Geylani, partenaire de Yannis-Vasilis Yaylali (aujourd’hui 12.10.17) alors que notre campagne est en cours ... Meral a été la première personne à demander des informations sur Yannis-Vasilis Yaylali, Elle nous a beaucoup aidés à nous informer de son cas, nous a envoyé les liens Internet que nous avons demandés. Sa détention avec les mêmes accusations avec Yannis-Vasilis Yaylali, de même qu’avec les représentants d’Amnesty International et les milliers de personnes emprisonnées en Turquie, présente le passage de « l’état d’urgence » de l’état turc à la dictature pure et simple ... Signez notre pétition pour mettre fin à leur emprisonnement et nous livrerons votre voix à un représentant de l’UE et à un représentant de l’Etat turc.

pour signer la pétition... https://secure.avaaz.org/en/petition/EU_foreign_policy_chief_FMogherini_a_representative_of_the_Turkish_state_Free_YannisVasilis_Yaylali/ ?anXCzfb

posté le 4 novembre 2017 par Stéphane/armenews


Los Angeles
Des manifestants américains exigent que l’assassin à la hache azéri, Ramil Safarov, soit de nouveau arrêté et réincarcéré

30 octobre 2017

Par APPO JABARIAN

Directeur de la publication/ Responsable de l’édition

- USA Armenian Life Magazine (édition en anglais)
- Hye Kiank Armenian Weekly (édition en arménien)

Le dimanche 22 octobre, Lajos Kosa, membre du gouvernement du Premier ministre hongrois corrompu, Victor Orban, a été “accueilli“ par une manifestation organisée par un groupe d’Américains de Los Angeles. Des manifestants Hongrois-Américains et Arméniens-Américains, avec d’autres, participaient à la manifestation.

Bien que les membres de la communauté n’aient été informés de la visite du ministre Kosa que 72 heures avant son arrivée, ils ont tenu à organiser une manifestation pour exprimer avec force leur réprobation, suscitée par l’extradition vers l’Azerbaïdjan, suspecte et entachée de corruption de Ramil Safarov, l’assassin à la hache azéri, concédée par la Hongrie.

Les manifestants ont exigé que Ramil Safarov soit de nouveau arrêté et remis en prison. Ils ont exigé également que le gouvernement corrompu de la Hongrie du premier ministre Orban, exprime ses regrets d’avoir terni l’image glorieuse que le peuple hongrois a mis des siècles à construire, qu’il demande formellement pardon à la famille du lieutenant de l’armée arménienne Gourguen Margaryan, victime du tueur azéri Safarov, et enfin qu’il demande pardon à la communauté internationale pour avoir créé le très regrettable précédent de cette extradition déguisée d’un coupable de crime, avant qu’il ait accompli la peine incompressible de prison de 30 ans à laquelle il avait été condamné.

En 2004, à Budapest, l’Azéri Safarov avait tué Gourguen Margaryan. Une nuit, Safarov s’était introduit dans le dortoir où dormait Margaryan, et l’avait frappé à mort avec une hache. Ils suivaient le même stage de langue organisé par l’Otan. En avril 2006, la justice hongroise avait jugé Safarov coupable d’assassinat avec préméditation et l’avait condamné à la prison à perpétuité. Ses avocats avaient perdu le procès en appel qu’ils avaient interjeté l’année suivante.

Cependant en 2012, le gouvernement de la Hongrie Orban accepta d’extrader Safarov vers l’Azerbaïdjan, une extradition qui provoqua quelques froncements de sourcils. Dès son arrivée à Bakou, Safarov avait été gracié par le dictateur président azerbaïdjanais Aliyev, déclaré “héros national“ et gratifié d’une promotion.

L’acte du gouvernement Orban d’extrader Safarov avait provoqué la colère des Arméniens du monde, les critiques de l’opinion en Hongrie, celles de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, de gouvernements étrangers, et d’associations humanistes à travers le monde ; le gouvernement arménien avait décidé la rupture de ses relations diplomatiques avec la Hongrie. Selon certaines sources, l’affaire Safarov a été organisée par le premier ministre Orban.

Le Comité Permanent de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a condamné le recours à la Convention sur le transfert de condamnés par l’Azerbaïdjan, afin de relâcher et gracier le criminel azéri Safarov après son transfert depuis sa prison hongroise en Azerbaïdjan. La résolution de l’APCE, fondée sur le rapport de Christopher Choppe (Royaume-Uni ; groupe Démocrate européen) et adoptée par le Comité permanent, qualifie l’emploi du traité par l’Azerbaïdjan de “violation des principes de bonne foi dans les relations internationales et de la séparation des pouvoirs“.

Les manifestants brandissaient des banderoles et des affiches déclarant : “Nous n’avons pas oublié l’extradition suspectée de corruption depuis la Hongrie vers l’Azerbaïdjan, du tueur à la hache azéri Safarov, et : “Nous demandons que le condamné tueur à la hache azéri Ramil Safarov soit arrêté de nouveau et remis en prison“.

Ils ont également déployé des grandes affiches montrant “Le criminel-condamné azerbaïdjanais tueur-à-la-hache Safarov“, “la victime- tuée en Hongrie, le lieutenant de l’armée arménienne Gourguen Margaryan“, et “le PM corrompu de Hongrie ; Orban“.

Une autre banderole présentée par les manifestants rendait hommage aux héros du soulèvement hongrois de 1956 ; plus tôt dans la journée, un groupe d’Arméniens Américains de Los Angeles participaient à une cérémonie rappelant cet événement. Ils ont déposé des fleurs avec une étiquette “Arméniens Américains de Los Angeles“.

Joseph Novak, pasteur de l’Église baptiste hongroise à Alhambra, Californie, a déclaré : “Je suis ici pour soutenir les Arméniens... Le Premier ministre Orban est sur le point d’être élu pour un quatrième mandat. Les décisions que son parti a prises dans les années récentes sont profondément immorales. Dans cette affaire, après la condamnation de ce tueur par un tribunal hongrois, et après que son appel ait été rejeté par une cour hongroise, il a été extradé en Azerbaïdjan par le gouvernement Orban. Une fois en Azerbaïdjan, on lui a fourni une maison et on l’a traité en héros ; c’est l’œuvre du gouvernement Orban, et comme ministre chrétien, l’Azerbaïdjan me pose problème. Je suis ici pour soutenir les Arméniens Américains dressés pour obtenir justice“.

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Répondant à une question posée par Globalist Films sur sa participation à la fête qui aurait lieu dans les salons d’United Hungarian House, le pasteur Novak a répondu : “non !“. Plus tôt dans la journée, il avait pris part à la cérémonie du mémorial Mindszenty du parc MacArthur, dressé en souvenir du soulèvement hongrois de 1956. Il a ajouté que sa conscience lui commandait de se joindre à ses amis Arméniens dans les termes suivants : “Nous (Arméniens et Hongrois) étions ensemble au Mémorial, rendant un hommage à ceux qui donnèrent leur vie pour la liberté, et maintenant, je suis auprès de la communauté arménienne, demandant justice“.

S’adressant à divers media, Appo Jabarian, parlant au nom de cette communauté, a déclaré qu’ “en libérant par une extradition déguisée, un assassin condamné comme le tueur à la hache Ramil Safarov, le Premier ministre de Hongrie et son gouvernement corrompu ont fait un précédent dangereux, adressant aux futurs criminels et tueurs à la hache le signal délétère qu’ils peuvent littéralement se libérer de leurs crimes par le biais d’extraditions malodorantes“.

L’affaire aurait été différente si Safarov avait d’abord purgé les 30 années incompressibles de son emprisonnement à vie, une condamnation prononcée par un tribunal hongrois en 2006, et s’il avait bénéficié d’une libération sur parole. Ce qui maintient cette colère et cette incompréhension est le fait que Safarov n’ait pas effectué ces 30 années incompressibles de sa condamnation de 2006. Il a été libéré par la Hongrie sous couvert d’une extradition frauduleuse.

Tandis que débutait la réunion de dimanche, le journaliste deux fois lauréat du prix Emmy, Peter Musurlian de Globalist Films, caméra en main, se trouvait là pour couvrir la manifestation. La réception, qui dans les locaux de l’United Hungarian House (UHH) devait commencer à 17 heures, était organisée en l’honneur des héros de la révolution hongroise de 1956 qui s’étaient battus contre l’oppression des soviets. L’ambiance était quelque peu surréaliste, l’orateur invité Lojos Kosa représentant un gouvernement dont certains disent qu’il est tout aussi autoritaire que le gouvernement soviétique de 1956.

Musurlian s’est rapproché de Kosa vers 16:45 près de l’entrée de l’UHH, lui demandant la faveur d’un court commentaire sur la manifestation qui se déroulait sur le trottoir à une quinzaine de mètres. Kosa a répondu qu’il n’avait pas de commentaires mais qu’il se rendrait lui-même volontiers disponible à un autre moment. Cette interview à un “autre moment“ n’a jamais pu se produire.

“Nous avons eu une cordiale conversation de deux minutes, tandis que je m’efforçais de le convaincre de faire un bref commentaire“, m’a dit Musurlian. “Il avait le temps de le faire, n’étant pas en retard pour l’évocation des événements de 1956. Il ne fera, tout simplement, aucun commentaire sur la façon dont un assassin s’est retrouvé libre malgré sa condamnation à perpétuité en Hongrie“.

Le ministre Kosa a-t-il refusé d’accorder une interview à Globalist Films pour éviter que soit enregistrée la nature frauduleuse de l’extradition de Safarov ?

Le gouvernement Orban de la Hongrie a longtemps nié savoir à l’avance ce qui se passerait à la suite de leur extradition inconsidérée de 2012. Portant gravement atteinte à la crédibilité du Premier ministre Orban et à celle de son gouvernement, on suspecte depuis longtemps, aussitôt l’atterrissage à Bakou de l’avion transportant Safarov depuis la Hongrie, qu’il ait reçu un accueil normalement réservé aux héros et libéré sans attendre la fin de la peine prononcée par le tribunal

Depuis de nombreuses années, avant l’extradition, beaucoup d’indicateurs montraient la haine anti-arménienne accumulée en Azerbaïdjan au sein de la population ; la perception de Safarov, auteur de ce crime anti-Arménien, comme un héros national découle de cette même haine.

En transférant Safarov, criminel condamné, à l’Azerbaïdjan, moyennant cette extradition truquée, la Hongrie a porté un coup à l’intégrité de l’Union Européenne, repoussant la Hongrie au rang de partenaire indésirable.

Le peuple hongrois, l’Arménie, les Arméniens du monde, l’Europe et la communauté internationale méritent de meilleurs dirigeants pour la Hongrie ; ils sont fondés à demander justice par la ré-extradition, la ré-arrestation et le réincarcération de l’assassin Safarov.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 1er novembre 2017 par Jean Eckian/armenews


ARMENIE-DEMOGRAPHIE
Vazken Manoukian est plus ambitieux que Serge Sarkissian : il prévoit une Arménie de 5 à 6 millions d’habitants en 2040...

5 à 6 millions...qui dit mieux ? Décidément les enchères vont bon train en Arménie avec des politiques qui semblent quelque peu rêveurs et être très loin des lois démographiques et sociales...

Le président arménien Serge Sarkissian avait fait une petite sensation en annonçant lors du 6ème congrès Arménie-Diaspora que le gouvernement arménien mettra tous les moyens pour qu’en 2040 la population de l’Arménie atteigne 4 millions en 2040. Un vœu pieux qui ne l’engage aucunement...en 2040 il aura sans doute été oublié.

Mais voilà qu’une personnalité politique de premier plan, connue et respectée, Vazken Manoukian membre du Comité Karabagh et ex-Premier ministre du premier gouvernement arménien de Levon Ter-Pétrossian a dit mieux que Serge Sarkissian. Le site vazgenmanukyan.am annonce que Vazken Manoukian trouve que le président arménien n’est pas ambitieux. « Nous devons mettre pour objectif d’atteindre 5 à 6 millions d’habitants et je crois qu’il est réaliste en réglant le problème de la croissance de la natalité ainsi que l’immigration ». Et pourquoi pas 10 millions ? En attendant, les politiques arméniens seraient mieux inspirés de régler le grave problème de l’émigration qui continue de vider l’Arménie qui pourrait à ce rythe atteindre 1,5 million d’habitants en 2040 !

Krikor Amirzayan

posté le 29 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews