Nouvelles d'Arménie
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3 - News Importante Deux Etoiles


Arménie
Le coût des transports en commun devrait augmenter

Le coût des déplacements en transports en commun en Arménie pourrait augmenter à cause de la hausse du prix du gaz naturel importé de Russie, a déclaré mercredi 22 mai 2013 le ministre des Transports, Gagik Beglarian.

« Si le gaz est plus cher, cela va affecter tous les domaines [de l’activité économique] », a-t-il dit.

Beglarian n’ a pas précisé quel serait le nouveau tarif des transports en commun. La grande majorité des bus de banlieue et des minibus en Arménie fonctionnent avec le gaz naturel liquéfié ou comprimé. Le ticket de bus en moyenne à Erevan est de 100 drams (environ 25 cents US) par trajet. Il est resté inchangé malgré les hausses de prix du gaz antérieures.

Le gaz naturel est également utilisé en grande quantité par les centrales thermiques qui génèrent plus de 40% de l’électricité en Arménie. Le Service public de la Commission de réglementation (PSRC) a déclaré la semaine dernière que les tarifs de l’électricité augmenteront également.

posté le 23 mai 2013 par Laetitia/armenews

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Turquie - Justice
Un auteur arménien condamné à un an de prison pour insulte à Mahomet

AFP 22 Mai 2013 - L’écrivain turc d’origine arménienne Sevan Nisanyan a été condamné mercredi par un tribunal d’Istanbul à un an et 45 jours de prison pour avoir insulté le prophète de l’islam Mahomet, a rapporté l’agence de presse Anatolie.

Le 14e tribunal d’instance d’Istanbul a jugé M. Nisanyan, qui n’était pas présent à l’audience, coupable d’“insulte aux valeurs religieuses d’une partie de la population“ turque, dans sa grande majorité musulmane.

Il a rejeté la possibilité d’une condamnation avec sursis au motif que l’accusé avait déjà un casier judiciaire, selon l’agence. Celui-ci peut encore faire appel de la décision.

M. Nisanyan, 57 ans, était poursuivi pour des propos diffusés en septembre 2012 sur son blog au sujet de la lutte contre les incitations à la haine.

“Se moquer d’un dirigeant arabe qui, des centaines d’années plus tôt, a prétendu être entré en contact avec dieu et en a tiré des profits politiques, économiques et sexuels n’est pas une incitation à la haine, c’est un test basique de ce qu’on appelle la liberté d’expression“, a écrit l’accusé.

Ces propos ont suscité des poursuites dans plusieurs tribunaux de Turquie.

Cette condamnation intervient quelques semaines après celle du célèbre pianiste turc Fazil Say à dix mois de prison avec sursis pour avoir insulté l’islam en publiant des tirades provocatrices contre les musulmans sur Twitter.

Ce dernier verdict, qui a soulevé l’indignation des défenseurs de la liberté d’expression, a cependant été invalidé en appel fin avril et l’artiste doit être rejugé.

Réagissant à sa condamnation, Sevan Nisanyan a accusé le tribunal d’agir sur ordre du gouvernement islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

“L’ouverture au même moment d’une série de procès et leur conclusion rapide montrent qu’il y a un changement de politique. Et je suis convaincu que le gouvernement en est à l’origine“, a déclaré M. Nisanyan au quotidien libéral Radikal.

posté le 22 mai 2013 par Jean Eckian/armenews


Economie
Controverse sur le prix du gaz en Arménie

L’Arménie a accordé, sous la pression de Moscou, que le géant russe Gazprom contrôle un « pipeline » fournissant du gaz naturel provenant de l’Iran , a déclaré un député pro-gouvernemental arménien mardi 21 mai 2013. Des détracteurs du gouvernement ont accusé Erevan de se plier à la pression russe. Le gouvernement a nié avoir subi une telle pression.

Vartan Ayvazian, le président d’un comité du parlement arménien des affaires économiques qui est affilié au Parti républicain d’Arménie (HHK), a laissé entendre que le contrôle de Gazprom sur le gazoduc a limité les livraisons de gaz iranien aux consommateurs arméniens.

Le gazoduc iranien était destiné à réduire la forte dépendance de l’Arménie à la Russie pour l’énergie. Toutefois, le volume des importations de gaz iranien est resté assez modeste depuis qu’il a commencé en 2009. Selon les données officielles, l’Arménie a importé 500 millions de mètres cubes de gaz en provenance d’Iran l’année dernière, comparativement à près de 2 milliards de mètres cubes fournis par Gazprom.

Le gouvernement a dû faire face à de nouvelles questions sur les petites quantités de fournitures de gaz iranien après avoir annoncé la semaine dernière une forte hausse du prix du gaz russe pour l’Arménie. Certains de ses détracteurs ont suggéré que le gaz iranien pourrait être moins cher.

Le ministre de l’Energie, Armen Movsisian, a rejeté ces critiques lundi. Il a dit que l’Iran vend du gaz naturel à la Turquie et d’autres pays pour 370 $ par millier de mètres cubes. Le prix fixé par Gazprom serait de 270 $ par mille mètres cubes.

posté le 22 mai 2013 par Laetitia/armenews

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Economie
Armavia demande l’aide du gouvernement

Le plan de sauvetage proposé aux autorités par Armavia, la compagnie aérienne nationale, a été qualifié « d’irréaliste » par l’Autorité de l’aviation civile de l’Arménie. Armavia a demandé au gouvernement de l’aider financièrement afin d’éviter de faire définitivement faillite. La société criblée de dettes a soumis des propositions écrites au gouvernement.

« Nous considérons ce programme irréaliste », a déclaré Sahak Hakobian, un haut fonctionnaire au Département de l’aviation civile du gouvernement. « Ce programme est un ensemble d’exigences. » Armavia pourrait reprendre les vols si elle était exonérée de la taxe fixe de 25 $ sur tous les billets, si elle obtenait une réduction de prix de 30% pour les services aéroportuaires au sol et enfin si elle serait autorisée à importer du carburant pour ses propres avions. « Une entreprise qui se déclare comme étant en faillite doit prendre d’autres mesures et devrait déposer le bilan. Nous ne savons toujours pas si Armavia a bien déposé le bilan. »

Des détracteurs du gouvernement critiquent depuis longtemps le statut privilégié d’Armavia et le coût relativement élevé du transport aérien vers l’Arménie. Le gouvernement a annoncé que le pays a besoin d’une compagnie subventionnée par l’Etat pour des raisons de sécurité nationale.

posté le 20 mai 2013 par Laetitia/armenews

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EUROVISION -CORRUPTION
L’Azerbaidjan a acheté les votes de l’Eurovision 2013, la preuve sur un site lituanien !

Les soupçons de corruption de l’Azerbaïdjan avec l’achat de nombre de jurys européens en faveur d’un vote pour le représentant Azéri se confirment aujourd’hui par des preuves écrit le site « sgamshyan.com ». La vidéo est visible à l’adresse :

http://shamshyan.com/arm/qCgjYqji78.html

Samedi matin à Vilnius, capitale de la Lituanie, des individus parlant le russe se sont approchés d’un groupe d’étudiants lituaniens pour leur proposer moyennant finances de voter pour le représentant de l’Azerbaïdjan lors du vote de la finale de l’Eurovision.

Ces hommes ont selon ces informations offert à ces jeunes des cartes sim chargés sur cinq téléphones portables à chacun et une somme de 20 euros.

Les étudiants ont informé de ces méthodes sur le site d’information lituanien www.15min.lt (sur lequel la vidéo est également visible) et affirmé que de nombreux groupes réunissant une dizaine de personnes démarchaient auprès des jeunes de la capitale de la Lituanie pour leur proposer de voter en faveur de l’Azerbaïdjan.

Les journalistes Lituaniens qui ont joint au téléphone nombre de ces étudiants démarchés par les agents Azéris ont rejoint ces étudiants pour poser un piège à ces agents. Ces journalistes se sont infiltrés aux groupes d’étudiants et ont filmé avec une caméra cachée la proposition de ces agents Azéris qui désiraient assurer le vote de l’Eurovision pour l’Azerbaïdjan. La vidéo de cette corruption est disponible le site lituanien.

Ces agents Azéris auraient lors de la rencontre avec les faux étudiants et vrais journalistes affirmé que ces méthodes étaient courantes et que les pays qui gagnaient l’Eurovision avaient affaire à ces pratiques pour assurer la victoire... Rappelons que la Lituanie a accordé la note maximale de 12 points à l’Azerbaïdjan. Ceci explique cela !

Les responsables de l’Eurovision vont-ils une nouvelle fois rester sourds sur cette corruption caractérisée -avec preuves à l’appui- de l’Azerbaïdjan ?

L’Azerbaïdjan qui avait également eu recours à ces tricheries lors des précédentes éditions de l’Eurovision. Armenews avait déjà évoqué ces pratiques corruptives de Bakou. Mais à aucun moment l’Eurovision n’a réagi !

Krikor Amirzayan

posté le 19 mai 2013 par Krikor Amirzayan/armenews


AZERBAÏDJAN-HAUT KARABAGH
Ilham Aliev « un jour le drapeau de l’Azerbaïdjan flottera sur Chouchi, Aghdam et Stepanakert »

Lors de l’inauguration de la mosquée de la ville de Chamakh (Azerbaïdjan) après sa rénovation, le président azéri Ilham Aliev a déclaré « un jour nous rénoverons également la mosquée de Chouchi ».Une déclaration qui vient juste à quelques jours du 21e anniversaire de la libération de Chouchi (République du Haut Karabagh) par les forces arméniennes de l’occupation azéries en mai 1992.

« Pour nous les richesses nationales et religieuses sont au-dessus de tout. Nous rénovons et continuerons à rénover nos monuments historiques et religieux. Lors des dix dernières années nous avons construit plus de 200 mosquées et rénové plus de 80 (...) un jour nous rénoverons la mosquée de Chouchi, d’Aghdam et les autres qui se trouvent en territoire occupée. Nous expulserons les occupants des terres azéries et nous ferons flotter le drapeau de l’Azerbaïdjan sur Chouchi, Khankent (Stepanakert) (...) et afin que ce jour-là vienne le plus vite possible, nous devons nous renforcer et développer notre pays » dit le président-dictateur Aliev qui reste malgré ses propos, le plus grand dilapidateur de la richesse de l’Azerbaïdjan...

Krikor Amirzayan

posté le 19 mai 2013 par Krikor Amirzayan/armenews


CHANSON ARMENIENNE
« Tashir 2013 » hier soir à Moscou avec Patrick Fiori, Hélène Ségara et Enrique Iglesias

Hier soir s’est déroulé au Palais du Kremlin (Moscou) le spectacle et remise des prix de la chanson arménienne « Tashir 2013 », diffusé en direct par « Armenia TV ». Malheureusement cette année ce plus grand show annuel de la chanson arménienne se déroulait en même temps que le concours de l’Eurovision. Les organisateurs ayant décidé néanmoins de réaliser des pauses lors du passage du représentant de l’Arménie à la finale de l’Eurovision, le groupe Dorians.

De Sirousho à Tata Simonian, d’Armentchik à Djivan Kasparian, en passant par Arman Hovhannissian, Lilit Hovhannissian, Nuné Yessayan, Angelina Kasparian, Martin Mkrdtchian, Razmig Amian, Gamo Seyranian, Lousina, Kristiné Peperian, Chouchan Petrossian, Arto Tuncuboyacian de nombreuses vedettes de la chanson et de la musique arménienne se succédèrent sur la prestigieuse scène moscovite mise à l’heure arménienne. Parmi les vedettes de la chanson étrangère, deux chanteurs Français d’origine arménienne, Hélène Ségara (avec une superbe chanson, “Délé Yaman“) et Patrick Fiori étaient présents, ainsi qu’Enrique Iglesias qui interpréta trois de ses succès.

Des trophées « Dashir » de la chanson arménienne furent distribués à Angelina Kasparian pour « Meilleur jeune espoir », à l’académicien Victor Sadovnitchine pour « l’Ami de l’Arménie », le trophée « Débutante de l’année » à Margarita Pozoyan et un « Prix spécial » pour Tata Simonian.

Razmig Amyan fut désigné comme « le chanteur de l’Année », Sirousho « la chanteuse de l’Année » et Arman Hovhannissian avec Kristiné Peperian comme « le duo de l’Année ».

Les bénéfices de la soirée iront à des fondations d’aide aux enfants en Arménie.

Krikor Amirzayan

posté le 19 mai 2013 par Krikor Amirzayan/armenews


ARMENIE
Arménie : A Erevan, plus de place pour les morts ?

Une fascination pour les tombes grandioses, construites pour montrer du respect pour le défunt et accorder l’honneur lors du deuil, cache que la capitale arménienne d’Erevan, une ville de plus de 1,1 millions de personnes, va bientôt manquer d’espace pour enterrer ses chers disparus.

Des tombes décorées avec d’énormes et tentaculaires statues de marbre et des mausolées de famille abondent dans tous les 21 cimetières d’Erevan, qui représentent maintenant environ 10 pour cent de la superficie totale de la ville de 227 kilomètres carrés estiment les experts. Cette proportion est deux fois la taille de ce que la ville peut contenir disent-ils.

« Ce qui se passe maintenant avec Erevan est un désastre » a déclaré Vladimir Badalian, un ancien député et auteur d’une loi en 2006 qui fixe des limites plus strictes pour les terrains attribués à des tombes et des parcelles familiales. « Si vous prenez une vue plongeante sur Yerevan, vous verrez qu’elle est entourée de cimetières de tous les côtés et la boucle se resserre progressivement ». « J’ai vu moi-même une fosse qui occupe 260 mètres carrés. Si les choses continuent comme ça, la capitale deviendra un jour un cimetière », poursuit Vladimir Badalian, qui sert maintenant comme ambassadeur d’Arménie au Turkménistan.

Avec un taux de mortalité en Arménie en constante augmentation au cours de la dernière décennie (il se situait à 8,49 pour 1000 habitants en 2012, le deuxième plus grand taux dans le Caucase après la Géorgie), personne ne s’attend à ce que la demande se détende dans un avenir prévisible. Seulement quatre des cimetières d’Erevan (Ajapnyak, Chengavite, Spandarian et Arin-Berd) ont encore de l’espace disponible, selon le ministère des services publics de la ville. Mais même dans ces cimetières en raison des zones résidentielles les possibilités d’expansion n’existent pas.

Plus de 46 hectares de terres sont nécessaires pour construire un nouveau cimetière, et la ville n’en dispose pas a noté un employé municipal. « Si rien ne change, Erevan sera à court d’espaces funéraires dans 20 ans » prédit Razmik Harutyunian, un ingénieur au Département des services publics de la ville.

Pour l’instant, aucun changement n’est en vue. La loi de 2006 a restreint les tombes à 2,5 mètres carrés et les parcelles familiales à un maximum de 12,5 mètres carrés, mais ces limites n’ont pas été appliquées.

Au lieu de cela, la corruption semble être florissante. Selon l’emplacement dans le cimetière et la taille de la parcelle désirée, une tombe peut coûter en dram quelques milliers de dollars, ou atteindre des dizaines de milliers de dollars, selon les familles interrogées par EurasiaNet.org.

En 2008, le Premier ministre Tigran Sarkissian s’est prononcé sur la question, en mentionnant « un joueur d’échecs bien connu » qui aurait payé 2000 dollars en pots de vin pour obtenir une tombe pour son père. « Les gens n’ont pas honte de quoi que ce soit maintenant » aurait dit Tigran Sarkissian cité par le quotidien Azg.

Ironie du sort, le premier ministre lui-même est blâmé pour avoir contribué au problème. De nombreux Arméniens affirment que sa décision d’accorder des jours chômés de commémoration pour les morts pour chacune des six grandes fêtes de l’Église apostolique arménienne a renforcé le soi-disant « culte du pays pour les morts ».

Les jours de commémoration, les Arméniens prennent des fleurs et de l’encens pour leurs proches et des paquets de nourriture et de boisson pour les pauvres dans les cimetières. Les visites s’élargissent souvent dans de somptueux et de longs dîners au restaurant - une coutume dans tout le Caucase - pour rappeler la vie du mort. Des services religieux sont également organisées.

Un résident d’Erevan Tamara Melkonian, a appelée au respect rappelant un voisin qui ne pouvait pas payer pour le traitement du cancer de sa femme, mais « s’est heurté à d’énormes dettes à payer pour une grande tombe et organiser un enterrement décent ».

La philologue Gayane Melkonian âgé de 25 ans en a convenu : « J’espère qu’un jour les gens en Arménie seront capables de vivre leur vie tout simplement. . . sans formalités, et ne pas vivre leurs vies pour voir ce que les autres disent ».

D’autres, cependant, rejettent la critique. « Comment faire le deuil de notre famille vient de l’âme et parler d’argent et de moyens [que nous avons] est un sacrilège », a affirmé un habitant d’Erevan âgé de 37 ans.

Certains essaient de promouvoir l’incinération comme un moyen de résoudre le problème des espaces dans les cimetières. Douze hectares de terres ont été mises de côté pour un crématorium et un columbarium en 2006, mais on s’attend à ce que la construction débute que l’année prochaine. Les raisons de ce retard ne sont pas claires. Certains l’attribuent à l’opposition de l’Eglise apostolique arménienne. L’Eglise, cependant, n’a pas encore émis un avis officiel.

Le Révérend Père Vahram Melikian, porte-parole du Saint-Siège d’Etchmiadzin, siège de l’Eglise, a déclaré, cependant, que le concept de crémation »est inacceptable d’un point de vue chrétien orthodoxe, et est étrangère à la vision chrétienne du monde », car il ne correspond pas aux croyances de la résurrection du christianisme.

Le sociologue Aharon Adibekian, directeur du centre de recherche Sociometer, ne voit aucun lien entre la religion et l’absence d’un crématorium à Erevan. « C’est une question de tradition qui compte, et non de religion » a affirmé Aharon Adibekian.

« La plupart des gens en Arménie sont des matérialistes et sont émotionnellement liés par des choses » a-t-il précisé. ’Le corps a une certaine valeur et l’endroit où un membre de la famille est enterré aussi ».

Dans les années 1970, les plans ont également été faits pour qu’Erevan ait un crématorium, mais le Parti communiste d’Arménie n’a jamais lancé la construction.

L’Ambassadeur Badalian espère que, finalement, les Arméniens viendront à reconnaître la nécessité de lutter dans le pays « le culte des morts ». Mais, pour l’instant, il n’existe pas une telle campagne de sensibilisation. Note de la rédaction :

Marianna Grigoryan est une journaliste indépendante basée à Erevan et rédacteur en chef de MediaLab.am.

posté le 18 mai 2013 par Stéphane/armenews


AZERBAÏDJAN
Bakou met une nouvelle fois en garde contre les dangers de la centrale nucléaire arménienne

En visite à Vienne, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a une nouvelle fois montré du doigt la centrale nucléaire de Medzmor en Arménie, estimé qu’elle constituait une menace majeure pour toute la région. M. Aliev s’en est inquiété devant le directeur general de l’Agence International pour l’énergie atomique IAEA), Yukiya Amano, qu’il rencontrait dans la capitale autrichienne le mardi 14 mai. M. Amano a rappelé à cette occasion que l’IAEA attaché une grande importance à la coopération avec l’Azerbaïdjan, en soulignant qu’elle le considérait comme un partenaire fiable dans le domaine de la sûreté nucléaire. Celle-ci constitue la priorité pour l’instance internationale, et singulièrement pour le Japon, dont est originaire son dirigeant, un peu plus de deux ans après le terrible tsunami qui a gravement endommagé la centrale japonaise de Fukushima. Le président azerbaïdjanais a souligné pour sa part que la sécurité nucléaire était une priorité non seulement pour son pays, mais pour l’ensemble de la region et pour le monde, et qu’à cet égard, il attirait son attention sur le danger que représente selon lui la centrale nucléaire arménienne.

L’Azerbaïdjan, qui ne possède pour sa part pas de centrale nucléaire, a à plusieurs reprises, dénoncé l’activité de la centrale nucléaire de Medzamor, située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Erevan. Datant de l’époque soviétique, la centrale arménienne devait être démantelée, sous la pression notamment de l’Union européenne, mais sa durée de vie a été prolongée par les autorités arméniennes, qui font valoir qu’elle est indispensable à la survie énergétique de l’Arménie, notamment en raison du blocus que lui impose l’Azerbaïdjan, comme d’ailleurs la Turquie, qui a elle aussi dénoncé à maintes reprises les activités de la centrale arménienne. Les autorités arméniennes ont annoncé un programme en vue de construire une nouvelle centrale nucléaire, mais il leur faut rassembler les fonds nécessaires pour ce projet très coûteux ; en attendant, elles ont procédé à des mises aux normes sur le réacteur de Medzamor en activité, des mesures estimées suffisantes pour assurer la sécurité de la centrale par la mission de l’AIEA qui s’était rendue sur place quelques mois après l’accident de Fukushima.

La Turquie, quant à elle, a d’ores et déjà trouvé les fonds pour se doter de sa première centrale nucélaire ; qui devrait être construite en partie par le groupe français Areva. Seule puissance nucléaire pour l’heure au Sud du Caucase, l’Arménie continue à essuyer les critiques de Bakou mais elle a en revanche suscité l’intérêt de la Biélorussie qui vient de solliciter son savoir faire et son expérience en matière de nucléaire.

posté le 17 mai 2013 par Gari/armenews