Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
3 - News Importante Deux Etoiles


TURQUIE/KURDISTAN
Frontières et pétrole : Erdogan veut sanctionner les kurdes d’Irak

Istanbul, 25 sept 2017 (AFP) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan, furieux contre le référendum d’indépendance au Kurdistan irakien, a annoncé lundi une prochaine fermeture de la frontière terrestre avec cette région d’Irak et menacé d’en stopper les exportations pétrolières via la Turquie.

“Cette semaine, des mesures seront prises. Les entrées et sorties (à la frontière) seront fermées“, a déclaré M. Erdogan lors d’un colloque à Istanbul. “Voyons par quels canaux et où le (Kurdistan irakien) vendra son pétrole.

Les vannes sont chez nous. Une fois que nous fermons les vannes, ce travail est terminé“, a-t-il ajouté en guise de menace d’un arrêt des exportations pétrolières, une mesure susceptible d’asphyxier l’économie du Kurdistan irakien.

Quelque 550.000 des 600.000 barils/jour produits par le Kurdistan irakien sont exportés via un oléoduc débouchant dans le port turc de Ceyhan sur la Méditerranée, dans le sud de la Turquie.

“Nous prenons toutes les mesures nécessaires aux niveaux politique, économique et sécuritaire. Il n’y a aura pas de compromis“, a encore dit M.  Erdogan.

Les Kurdes d’Irak ont commencé à voter lundi matin pour leur indépendance lors d’un référendum vivement décrié par la communauté internationale.

La Turquie, notamment, a exprimé à de nombreuses reprises son opposition catégorique à ce scrutin, craignant que la création d’un Etat kurde en Irak ne renforce les velléités séparatistes de sa propre minorité kurde dans le sud-est du pays, théâtre d’une rébellion sanglante depuis 1984.

Peu auparavant, le Premier ministre turc Binali Yildirim avait affirmé que le gouvernement turc examinait les différentes sanctions possibles en réponse au référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien, tout en écartant une éventuelle action militaire.

Alors que le Parlement turc a renouvelé samedi pour un an le mandat qui permet à l’armée d’intervenir en Irak et en Syrie, le Premier ministre a assuré qu’Ankara ne “part pas en guerre“, mais pourrait mener “des opérations ciblées contre les éléments terroristes“ susceptibles de constituer une menace sécuritaire pour la Turquie.

M. Erdogan a lui affirmé que l’armée turque se tenait prête à la frontière et a mis en garde l’Irak contre une opération similaire à celle menée entre août 2016 et mars 2017 dans le nord de la Syrie, pour repousser le groupe Etat islamique (EI) et les milices kurdes YPG qu’Ankara considère comme terroristes.

Le gouvernement du Kurdistan irakien “doit faire un pas en arrière. (...) Nous n’autoriserons pas non plus la formation d’un Etat terroriste en Syrie“, a-t-il poursuivi.

“Nous pouvons venir un soir, tout à coup“, a ajouté le président turc. “Nous l’avons fait avec l’opération Bouclier de l’Euphrate. (...) Toutes les options sont sur la table“.

Le référendum se déroule également dans la région autonome de Kirkouk, que se disputent Erbil et Bagdad, et où cohabitent Kurdes, Arabes et Turkmènes.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a affirmé que la Turquie lancerait une opération militaire “immédiatement“ si la minorité turkmène venait à être visée en Irak.

posté le 25 septembre 2017 par Ara/armenews


DIPLOMATIE
Deux députés américains en visite en Artsakh

Deux membres de la Chambre des représentants des États-Unis se sont rendus hier au Haut-Karabagh dans une démonstration de soutien à la poursuite de la reconnaissance internationale du territoire arménien.

Frank Pallone et Tulsi Gabbard ont rencontré des représentants du gouvernement et des députés à Stepanakert après avoir visité la ville historique de Shushi (Shusha), à proximité.

Pallone, qui est l’un des deux coprésidents du Congrès américain chargés du Caucase, a réaffirmé ses vues pro-arméniennes sur le conflit du Karabagh. “Nous croyons que les gens de l’Artsakh doivent pouvoir exercer leur droit à l’autodétermination et disposer de mécanismes pour assurer leur sécurité“.

“Nous allons faire de notre mieux au sein du Congrès ou dans le cadre du groupe Minsk de l’OSCE pour voir si nous pouvons jouer un rôle dans la création de mesures de confiance et évidemment dans un processus qui conduirait à un règlement du conflit et à la paix“, a déclaré Pallone aux journalistes.

“Mais tout cela nécessite que le Karabagh continue d’être arménien et ait sa propre autodétermination. Sur cela, nous insistons toujours“, a ajouté le démocrate du New Jersey qui a visité à plusieurs reprises le Karabagh par le passé.

Pallone et Gabbard, qui est un démocrate d’Hawaii, ont vanté le respect des droits de l’homme et de la démocratie par les autorités du Karabagh. L’Artsakh partage des « valeurs importantes » avec les États-Unis, a explicité M. Gabbard.

Les deux députés étaient accompagnés des présidents du Comité national arménien d’Amérique (ANCA) et de l’Assemblée arménienne d’Amérique, les deux principaux groupes de pression arméniens aux États-Unis. “Comme nos amis du Congrès l’ont vu aujourd’hui, l’Artsakh a une histoire très américaine : la victoire d’un peuple libre sur la domination étrangère, le triomphe grâce au mérite et durement gagné de la démocratie sur la dictature “, a affirmé Raffi Hamparian de l’ANCA.

Pallone et Gabbard faisaient partie d’une délégation de six membres du Congrès américain qui s’est entretenue mardi avec des députés arméniens et des hauts fonctionnaires du gouvernement à Erevan. Un autre membre de la délégation, David Valadao, s’est rendu lundi au Karabagh pour inspecter les activités de déminage financées par les États-Unis.

Plus tôt ce mois-ci, Valadao et d’autres législateurs pro-arméniens ont adopté à la Chambre des représentants un prolongement de l’aide humanitaire pour l’Artsakh. Le Congrès des États-Unis la finance depuis 2001 dans le cadre de l’assistance économique directe au Karabagh, malgré les fortes objections azerbaïdjanaises.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews


TURQUIE
Garo Paylan continuera de se battre pour la reconnaissance du génocide

Garo Paylan, député turc d’origine arménienne, s’est promis hier de continuer à se battre pour une reconnaissance turque officielle du génocide arménien de 1915 par l’Empire ottoman.

Paylan est l’un des 1 800 Arméniens du monde entier qui ont convergé vers Erevan pour participer à la conférence organisée par le gouvernement sur les relations de l’Arménie avec sa diaspora. La conférence s’est déroulée lundi en présence du président Serge Sarkissian et d’autres hauts responsables arméniens.

“La Turquie est de nouveau dans une période sombre“, a déploré Paylan dans son discours au forum. “Et nous savons très bien que de telles tendances conduisent à des crimes. Un crime parfait, un génocide, a été perpétré il y a 102 ans et ce crime se poursuit, car un crime qui reste impuni provoque de nouveaux crimes “.

“Je crois qu’un jour, nous allons accomplir la justice qui mènera à la reconnaissance du génocide et je continuerai à me battre pour cela“, a-t-il ajouté, suscitant des applaudissements enthousiastes.

Paylan, 44 ans, est l’un des trois Arméniens d’Istanbul qui ont été élus au Parlement turc en 2015. Il est affilié au Parti démocratique populaire pro-kurde (HDP), qui s’oppose au président Recep Tayyip Erdogan.

Le HDP est le seul grand parti turc à avoir reconnu les massacres de masse d’environ 1,5 million d’Arméniens comme étant un génocide.

“Le HDP sait que sans faire face au génocide, la Turquie ne peut ni résoudre le problème kurde ni établir la démocratie“, a commenté Paylan.

Ce dernier, qui a déjà dirigé une école arménienne à Istanbul, s’est engagé à contester le déni de génocide d’Ankara peu après avoir été élu au Parlement. En avril 2016, il a lu au sein du Parlement les noms des intellectuels arméniens qui ont été arrêtés et exécutés en 1915 par les autorités ottomanes au début du génocide.

Il a été suspendu de la législature pendant trois jours en janvier après avoir évoqué les « génocides » des Arméniens et d’autres minorités de l’Empire ottoman. En juillet, le Parlement a adopté une loi interdisant à ses membres de mentionner le génocide dans l’enceinte de la Chambre.

Le ministre des Affaires étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a salué les activités de Paylan lorsque les deux hommes se sont rencontrés lundi à Erevan. Le bureau de presse de Nalbandian a déclaré qu’ils ont discuté, entre autres, de la « résolution des problèmes régionaux ».

Paylan a expliqué dans son discours que seule une « Turquie démocratique » accepterait de normaliser les relations avec l’Arménie.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



KARABAGH
Le chef de la diplomatie de l’Artsakh reçoit des spécialistes de différents pays
Le 15 septembre, le ministre des affaires étrangères de la République de l’Artsakh (Haut-Karabagh) Karen Mirzoyan a reçu au siège de son ministère à Stepanakert, un groupe de scientifiques et experts de différents pays, en visite au Karabagh où ils devaient participer à la 2e conférence internationale de la jeunesse dédiée aux “Problèmes et perspectives d’une reconnaissance internationale de la République de l’Artsakh”. K.Mirzoyan a salué leur présence sur la terre d’Artsakh, qui constitue en soit un geste fort et lourd de conséquences, puisqu’il leur vaudra sans nul doute de figurer sur la « liste noire « de Bakou, dont le bloggeur Alexandre Lapchine, qui vient d’être libéré des geôles azéries où il croupissait depuis plus de 6 mois pour avoir visité le Karabagh sans l’autorisation des autorités de l’Azerbaïdjan, a pu mesurer portée néfaste. Le ministre des affaires étrangères de l’Artsakh a par ailleurs souligné l’importance des débats d’experts et de spécialistes sur la question du Karabagh, et plus particulièrement, sa reconnaissance internationale. Il a évoqué à cette occasion les différents axes de la politique étrangère de l’Artsakh, dont la priorité est dévolue aux efforts déployés en vue d’une reconnaissance internationale de la République de l’Artsakh, qu’aucun Etat n’a reconnue à ce jour. Dans ce contexte, K.Mirzoyan a rappelé avec fermeté que la reconnaissance internationale de l’Artsakh constituait un processus irréversible. Il a estimé que celle-ci contribuerait non seulement au développement de l’Etat et au renforcement des institutions démocratiques de l’Artsakh, mais aurait aussi un impact considérable sur la paix et la sécurité dans la région. Le fondateur de l’Union des jeunes scientifiques et spécialistes de l’Artsakh Avetik Harutyunyan était aussi présent lors de cette rencontre.
posté le 19 septembre 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
Yelk n’épargnera aucun effort pour empêcher Sarkissian de rester au pouvoir

L’alliance Yelk de l’opposition n’épargnera aucun effort pour empêcher le président Serge Sarkissian de continuer à gouverner l’Arménie après la fin de son dernier mandat en avril, a déclaré vendredi un de ses dirigeants, Nikol Pashinian.

Ce dernier a averti, cependant, que Yelk a besoin d’un soutien populaire fort pour pouvoir contrer les possibles projets de Sarkissian de devenir Premier ministre.

“Aujourd’hui, nous parlons au nom de 122 065 citoyens“, a-t-il affirmé en se référant au nombre de personnes qui ont voté pour son bloc lors des élections législatives de cette année. “Quand il ressortira que 500 000, 600 000 ou 700 000 personnes nous autorisent à parler pour elles, je garantis que la volonté de ces personnes deviendra une réalité politique“.

“S’il y a des gens qui veulent un changement de régime et si une force politique est prête à transformer la volonté du peuple en réalité politique, il est beaucoup plus facile de le faire en vertu de cette Constitution“, a expliqué Pashinian lors d’une conférence de presse. “Je tiens à vous assurer qu’il existe une telle force politique“.

La nouvelle Constitution transformera l’Arménie en une République parlementaire. Elle prendra effet en avril 2018, immédiatement après que Sarkissian ait terminé son deuxième mandat présidentiel. Le président n’a pas exclu publiquement la possibilité de rester au pouvoir en tant que Premier ministre.

D’autres dirigeants de Yelk ont ​​également promis de résister à la tentative possible de Sarkissian de rester au pouvoir. Mais il n’est pas encore clair si ils exhortent les partisans à se rendre dans les rues pour cela.

Yelk a terminé troisième lors des élections d’avril, remportant 9 sièges dans le Parlement qui en compte 105.

posté le 18 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



KURDISTAN IRAK
Irak : le Parlement kurde approuve à l’unanimité le référendum sur l’indépendance

Le Parlement kurde irakien a voté vendredi sans surprise en faveur de la tenue le 25 septembre d’un référendum d’indépendance initié par le président Massoud Barzani qui garde toujours l’option d’un report comme le souhaite Washington.

En soirée, le Parlement basé à Erbil a approuvé lors d’un vote à main levée le rendez-vous électoral annoncé par M. Barzani en juin et dont la campagne bat son plein depuis des jours.

Le vote s’est tenu en l’absence de l’opposition qui a refusé cette séance exceptionnelle convoquée alors que le Parlement kurde ne siège plus depuis deux ans en raison de différends entre partis politiques.

Sur 68 députés présents, 65 ont voté en faveur du référendum dans une assemblée clairsemée. A l’issue du vote, au milieu de sièges vides, ils se sont levés et ont brandi des drapeaux kurdes et entonné l’hymne du Kurdistan irakien.

Le référendum inquiète les pays voisins, comme la Turquie ou l’Iran, qui redoutent que le référendum encourage les velléités séparatistes de leurs minorités kurdes.

Il préoccupe également Washington qui voit dans cette consultation une entrave à la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), menée conjointement par Kurdes et Arabes en Syrie par exemple.

Pour tenter d’obtenir un report, les Etats-Unis et d’autres pays ont présenté à M. Barzani jeudi soir un “projet“ proposant des “alternatives“ au référendum, selon l’émissaire américain auprès de la coalition anti-jihadiste en Irak, Brett McGurk.

Le président kurde, qui martèle que l’indépendance est l’“unique“ choix laissé aux Kurdes en l’absence d’un “partenaire“ à Bagdad, s’est engagé à répondre “rapidement“.

Ce vote voulu par M. Barzani intervient par ailleurs alors que son mandat a expiré en 2015.

Il s’est cependant maintenu au pouvoir, en arguant que l’Irak et le Kurdistan étaient engagés dans une campagne pour repousser les jihadistes et que les conditions ne permettaient pas de tenir des élections.

Cette réunion de l’Assemblée du Kurdistan irakien se tient après que le Parlement fédéral a voté à deux reprises cette semaine des mesures contre le référendum d’indépendance. A chaque fois, les députés kurdes ont quitté la salle en signe de protestation.

Mardi, le Parlement fédéral a voté contre la tenue de cette consultation pour “protéger l’unité de l’Irak“, et jeudi, il a limogé le gouverneur de la province disputée de Kirkouk qui avait décidé, contre l’avis de Bagdad dont il dépend, d’organiser le référendum dans sa région.

- Clivages communautaires -

Le Kurdistan bénéficie depuis 1991 d’une autonomie qui s’est élargie au fil des ans.

En annonçant en juin avoir fixé la date du référendum, M. Barzani a envoyé le signal clair, estiment les experts, que l’Irak entrait dans une nouvelle phase. Après plus de trois années de combat pour chasser les jihadistes qui ont un temps tenu près d’un tiers de l’Irak, le pays revient aux problématiques confessionnelles et ethniques d’avant l’EI.

Les craintes s’accroissent sur de possibles violences impliquant notamment les peshmergas (combattants kurdes) et la myriade d’unités paramilitaires disséminées à travers le pays qui pourraient se disputer les zones reprises aux jihadistes.

L’influent commandant chiite Hadi al-Ameri, chef de l’organisation Badr, puissant groupe paramilitaire irakien soutenu par Téhéran, a multiplié ces derniers temps les mises en garde contre “la guerre civile“.

Jeudi, la Turquie a averti que la tenue du référendum “aura un prix“, une opposition susceptible de compromettre la viabilité d’un éventuel Etat kurde car le Kurdistan irakien tire l’essentiel de ses recettes de l’exportation de pétrole via un pipeline arrivant au port turc de Ceyhan.

Quant aux 5,5 millions de Kurdes irakiens appelés à se prononcer sur l’indépendance, ils sont eux-mêmes divisés sur l’opportunité de tenir maintenant une telle consultation.

posté le 16 septembre 2017 par Stéphane/armenews


ECONOMIE
Un représentant du commerce américain encourage l’Arménie à exporter vers les USA

Un haut fonctionnaire des États-Unis a encouragé les hommes d’affaires arméniens à tirer le meilleur parti de l’accès de l’Arménie au marché américain lors d’une visite à Erevan hier.

Le représentant adjoint du commerce, Ed Gresser, les a informés sur le Système généralisé de préférences (SGP) des États-Unis lors d’une réunion organisée par la Chambre de commerce américaine en Arménie (AmCham) et l’Ambassade américaine à Erevan.

L’Arménie compte parmi 129 pays et territoires inclus dans le programme SGP, qui dispense, totalement ou partiellement, de nombreux produits qu’ils fabriquent des droits d’importation des États-Unis. Malgré ces préférences commerciales, les exportations arméniennes vers les États-Unis ont été assez modestes jusqu’à ce jour.

Selon les statistiques officielles, les entreprises arméniennes n’ont exporté qu’environ 39 millions de dollars de marchandises - principalement des feuilles d’aluminium, des bijoux et des produits alimentaires - aux États-Unis l’année dernière. Les exportations ont augmenté de 62 % en glissement annuel, au cours des sept premiers mois de 2017.

Gresser a expliqué que le régime commercial préférentiel donne aux exportateurs arméniens un avantage concurrentiel important pour les États-Unis. “Aucun pays de l’Union européenne n’est éligible au SGP“, a-t-il commenté. “La Russie n’est pas dans le système non plus, ni la Chine et l’Iran“.

“Alors, lorsque les acheteurs choisissent entre les produits de l’Arménie et ceux de certains pays voisins ou ceux de très grands exportateurs, les économies offertes par le SGP peuvent être un argument très convaincant en faveur du produit arménien“, a martelé le responsable américain.

L’Arménie est déjà le quatrième exportateur mondial de confiture de cerises aux États-Unis, a-t-il mis en avant.

“L’une de mes principales priorités en tant qu’ambassadeur depuis deux ans a été d’améliorer les liens économiques et les échanges entre l’Arménie et les États-Unis“, a souligné Richard Mills, l’ambassadeur américain à Erevan, après la réunion d’AmCham. “C’est pourquoi je suis très heureux d’accueillir cette semaine à Erevan deux membres du bureau du représentant commercial des États-Unis“.

“Ces deux visiteurs sont là pour parler du potentiel d’expansion de l’utilisation par l’Arménie du Système généralisé de préférences que les États-Unis ont mis en place“, a-t-il ajouté.

L’ambassade des Etats-Unis et le ministère arménien de l’Économie ont déjà organisé un séminaire en mars 2016 pour les entreprises manufacturières arméniennes intéressées par le progamme. Un autre haut fonctionnaire du Bureau du représentant commercial des États-Unis était présent pour présenter les opportunités commerciales découlant du régime commercial et des procédures légales pour pouvoir en bénéficier.

Gresser a rencontré mardi le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, et le ministre adjoint de l’Economie, Garegin Melkonian. Les sources officielles arméniennes ont révélé que les discussions portaient non seulement sur les questions liées au SGP, mais aussi sur la possibilité de liens commerciaux plus larges entre les deux pays. En particulier, les deux parties ont discuté des préparatifs d’une deuxième session du Conseil du commerce et de l’investissement des États-Unis et de l’Arménie.

Le conseil a été mis en place conformément à l’Accord-cadre sur le commerce et l’investissement signé par les autorités américaines et arméniennes à Washington en mai 2015. Il est chargé d’aborder les obstacles au commerce bilatéral.

posté le 14 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
La FRA s’exprime au sujet de qui pourrait être PM en avril 2018

Un leader de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun) a félicité hier la politique menée par le Premier ministre Karen Karapetian, mais a refusé de préciser si le parti voudrait qu’il conserve son poste l’année prochaine.

“Les nouveautés qui ont commencé à être introduites par le Premier ministre ont besoin de temps, mais nous verrons leur impact dans nos vies“, a déclaré Armen Rustamian aux journalistes. “Le rythme du changement peut ne pas être satisfaisant, mais la direction adoptée par le gouvernement correspond à nos points de vue à 99%“.

Rustamian n’a pas précisé si cela signifiait que la FRA veut que Karapetian reste Premier ministre après que la fin du mandat du président Serge Sarkissian en avril prochain. “Pour nous, le principal, ce sont les orientations adoptées par le gouvernement“, a-t-il expliqué. “Elles ne sont pas liées à des individus“.

“Quant à savoir qui mettra en œuvre les programmes gouvernementaux, il est important pour nous qu’il puisse faire ce travail en y mettant tout son coeur. Mais il existe de nombreuses personnes de ce genre. Donc, c’est pour cela que les individus ne sont pas si importants pour nous“, a-t-il ajouté.

Rustamian a refusé de spéculer sur le fait que Sarkissian ferait un meilleur travail en tant que Premier ministre. “Le temps le dira“, a t-il lâché.

Sarkissian n’a toujours pas dit s’il envisageait de devenir Premier ministre après la fin de sa présidence de dix ans.

Un autre leader de Dashnaktsutyun, Aghvan Vartanian, a déclaré en juillet que des représentants de son parti espèrent discuter de la question avec le président bientôt. “Naturellement, la question de savoir qui sera Premier ministre est importante pour Dashnaktsutyun“, a convenu Vartanian.

La FRA est un partenaire du gouvernement de coalition de Sarkissian, occupant trois postes ministériels depuis 18 mois. Il a étendu son accord de partage de pouvoir avec Sarkissian et son Parti républicain d’Arménie (HHK) suite aux élections parlementaires qui se sont tenues en avril.

La FRA contrôle 7 sièges dans le Parlement de 105 membres, alors que le HHK en détient 58.

posté le 13 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ECONOMIE
Le « coup de pouce » aux petits viticulteurs, par ONEArmenia.

Depuis quelques années, l’industrie viticole en Arménie est en plein essor, et les vins arméniens se font médailler à des concours des vins à travers le monde. Cet été, l’ONG ONEArmenia s’est associée à Semina consulting pour permettre à plusieurs familles de la région de Vayots Dzor, la plus ancienne région viticole d’Arménie, de produire leur propre vin de qualité. 

Une ancienne tradition viticole en recomposition

L’Arménie possède une tradition viticole millénaire, mais qui en profite aujourd’hui ? Pour Patrick Sarkissian, le fondateur de ONEArmenia, cette question a été le point de départ du projet “Des vignes au vin” (Farm-to-Bottle en anglais) entrepris par ONEArmenia dès juin 2017.

Le secteur viticole est actuellement en plein expansion en Arménie, mais juste un petit nombre de viticulteurs en profitent, les bénéfices allant aux gros producteurs de vin, comme Armenia Wine, Karas, Zorah wines, et autres.

“Les petits viticulteurs vendent chaque kilo de raisin pour environ 300 drams (50 centimes d’euro)”, explique Vahe Keushguerian, fondateur de Semina consulting. “Or, le manque à gagner est immense, puisqu’une bonne bouteille de vin peut se vendre entre 5 et 8 euros à Erevan.” Semina consulting, à la fois entreprise sociale et incubateur de vin, a pour mission de développer et promouvoir l’industrie viticole en Arménie.

Souvent, les viticulteurs arméniens n’ont pas les moyens pour produire leur propre vin, et vendent juste leur raisin à très bas coût aux plus gros producteurs de vin. Les barrières à l’entrée dans le marché du vin pour les petits viticulteurs sont nombreuses, mais l’important c’est l’accès à l’infrastructure nécessaire pour produire un vin de qualité et le commercialiser.

JPEG - 14.2 Mo

“Il est temps d’améliorer la qualité de production des petits viticulteurs, et d’y faciliter l’accès des touristes.” Une somme de 61 515$ est fixée comme objectif pour permettre aux viticulteurs de Vayots Dzor de bénéficier d’une formation, d’obtenir des outils et l’équipement nécessaires à la production et à la vente du vin sous leur propre marque, grâce à l’expertise de Semina consulting.

Il est à noter, que le potentiel de la région de Vayots Dzor pour le développement de l’œnotourisme est immense : renforcer l’infrastructure existante est indispensable si l’on veut attirer les touristes curieux de goûter au vin arménien non seulement dans les bars à Erevan, mais aussi dans la région même, chez le petit producteur. C’est dans ce but, que le projet comprend aussi la construction des salles de dégustation, appelées Wine Cube, directement chez les viticulteurs. Au sein des Wine Cubes, les visiteurs pourront déguster le vin créé sur place, et en profiter pour visiter les vignobles.

“Une gamme d’options plus variées pour les touristes en Arménie, une économie locale renforcée dans le Vayots Dzor, et plus de vin de qualité sur le marché”, égrène Patrick Sarkissian.
Pour plus d’information sur la campagne de ONEArmenia, ou pour participer à la campagne de financement participative avant le 31 septembre 2017, rendez-vous sur : www.onearmenia.org/campaign
Pour toute question ou proposition, contactez : charlotte@onearmenia.org

Bella Shakhnazaryan

posté le 12 septembre 2017 par Ara/armenews