Nouvelles d'Arménie
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2 - News Importante Trois Etoiles


ARMENIE
La voie ferrée censée relier l’Iran à l’Arménie se fait attendre
Rompant avec l’enthousiasme affiché par les Iraniens sur ce dossier, le ministre arménien du transport et des communications Achot Hakobian a voulu se montrer réaliste et a reconnu jeudi 19 juillet que le projet de voie ferrée très coûteux censée relier l’Iran à l’Arménie ne serait pas réalisé avant longtemps. Ce projet ambitieux est à l’agenda des discussions des gouvernements arménien et iranien depuis le début des années 2000. Peu après avoir été investi président pour un premier mandat en 2008, Serge Sarkissian avait annoncé que le projet serait mis en chantier. Mais ses gouvernements successifs n’ont pas été en mesure d’attirer les investissements massifs, estimés à 3,5 milliars de dollars, nécessaires pour la construction de cet axe ferroviaire de 305 kilomètres de long dans sa partie arménienne tracée essentiellement dans la région montagneuse du Syunik. En janvier 2017, S. Sarkissian s’était même résigné à dissoudre la compagnie publique qui devait superviser la construction de la voie ferrée. Selon A. Hakobian, ce projet n’est pas la priorité du nouveau gouvernement d’Arménie, en raison de son coût prohibitif, qui excède le budget total du pays pour cette année. Il a indiqué qu’à ce stade, il s’agissait juste d’un “objectif, pas d’un projet” concret, en ajoutant que les différentes études menées confirmaient que les sommes nécessaires à sa réalisation seraient de toute manière énormes, et que donc, il ne pourrait figurer pour le moment dans le programme du gouvernement à court ou moyen terme. “L’idée est bonne et, si le développement du pays le permet, nous la concrétiserons dans le futur”, a-t-il insisté, en soulignant que ce n’était pas d’actualité. Selon les chiffres officiels arméniens, le volume commercial entre l’Arménie et l’Iran restait modeste en 2017, de l’ordre de 263 millions de dollars. Et les menaces que fait planer D. Trump sur les partenaires de l’Iran ne sont pas de nature à renforcer les relations commerciales et économiques avec le voisin iranien, même si comme ses prédécesseurs, N. Pachinian a désigné l’Iran comme l’un des principaux partenaires de l’Arménie. L’Iran ne désespère toutefois pas de prêter son territoire aux axes de transit reliant la Chine à l’Occident, des axes qui pourraient également utiliser le territoire arméniens.
posté le 20 juillet 2018 par Gari/armenews


ARMÉE
Enquête sur un exercice militaire russe

La base militaire russe en Arménie s’est engagée mercredi à enquêter sur un exercice inattendu mené par ses soldats et qui a semé la panique parmi les résidents d’un village de la province de Shirak.

Une vidéo amateur postée sur les réseaux sociaux a montré mardi des scènes chaotiques dans le village de Panik, avec des résidents terrifiés par des tirs assourdissants et des explosions. Certains d’entre eux ont été se confronter aux troupes s’entraînant près des habitations, pour exiger des explications.

Le maire du village, Vartan Makeyan a déclaré que l’armée russe ne l’avait pas prévenu au préalable de l’exercice. Il s’est également plaint que cela avaient eu lieu dans les limites administratives du village. Il est apparu par la suite que les militaires n’ont pas tiré de vraies balles.

Le commandant adjoint de la base, Alexey Polyukhovich, a déclaré qu’il avait ordonné une enquête interne sur l’incident. « L’exercice faisait partie des efforts visant à accroître la préparation au combat de la base militaire », a-t-il déclaré aux journalistes. « Quant à ce qui s’est mal passé, nous vous informerons des résultats [de l’enquête.] »

Polyukhovich a rencontré le gouverneur de Shirak, Karen Sarukhanian, plus tôt dans la journée. « Il a précisé qu’il s’agissait d’une situation de force majeure, qu’un certain ordre n’a pas été donné, que quelque chose n’était pas organisé. Il s’est excusé pour cela. », a déclaré Sarukhanian après la réunion. « Une enquête interne est en cours et les coupables seront définitivement tenus pour responsables. »

À Erevan, le Ministre de la Défense, Davit Tonoyan, a discuté de l’incident avec le commandant de la base, le Colonel Vladimir Yelkanov, ainsi qu’avec le chargé d’affaires et l’attaché militaire de la Russie en Arménie. Yelkanov aurait déclaré que l’opération avait été planifiée et convenue avec les autorités arméniennes mais que la partie russe « ne tenait pas compte des préoccupations possibles de la population locale » et voulait s’en excuser.

Selon Hovannisian, Tonoyan a exhorté les Russes à travailler plus étroitement avec le Ministère de la Défense et les organismes gouvernementaux locaux lors de la planification de tels exercices. Ils devraient également « accorder plus d’attention au renforcement des relations de bon voisinage avec la population civile », aurait-il déclaré.

La base russe compte jusqu’à 5 000 soldats déployés principalement le long de la frontière fermée entre l’Arménie et la Turquie. Elle dispose de centaines de chars, de véhicules blindés et de systèmes d’artillerie, ainsi que d’une douzaine de chasseurs MiG-29. Moscou a renforcé la base avec des hélicoptères de combat et d’autres équipements militaires depuis qu’un accord russo-arménien en 2010 a étendu ses droits de base en Arménie jusqu’en 2044.

Les dirigeants arméniens ont longtemps déclaré que l’Arménie héberge des troupes russes sur son territoire principalement en raison d’une menace de sécurité perçue de la Turquie. Du point de vue d’Erevan, la présence militaire russe empêche l’intervention militaire directe de la Turquie aux côtés de l’Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabagh.

posté le 19 juillet 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Un citoyen arménien capturé par les autorités azéries

Un habitant d’un village arménien frontalier de l’Azerbaïdjan a été fait prisonnier par les autorités azéries alors qu’il franchissait la frontière arméno-azérie le 15 juillet. Les autorités militaires azéries affirment avoir capturé Karen Ghazarian, 34 ans, alors qu’il tentait de s’introduire sur le territoire azerbaïdjanais, et se félicitent du même coup d’avoir repoussé une tentative d’incursion des forces arméniennes. Une version des faits qui a été aussitôt récusée par le ministère arménien de la défense, qui a insisté sur le fait que K. Ghazarian est un civil, résidant de Berdavan, un village de la province du Tavush, au nord-est de l’Arménie, situé à quelques kilomètres de la frontière avec l’Azerbaïdjan. Le ministère arménien précise que le ressortissant arménien capturé par les Azéris souffre de troubles mentaux, assez graves d’ailleurs pour qu’il ait été réformé et n’ait « pu effectuer son service militaire au sein des forces armées arméniennes »., ajoute Tigrane Balayan, le porte-parole du ministère arménien des affaires étrangères, dans une déclaration le 16 juillet.

Le maire de Berdavan, Smbat Mughdusian, a indiqué pour sa part également que K.Ghazarian, qui réside dans sa localité, souffre de troubles mentaux. S.Mughdusian précise qu’il avait été porté disparu la veille, peu après minuit. Le maire émet l’hypothèse que K.Ghazarian se soit égaré et ait traversé accidentellement la frontière arméno-azérie. La maison familiale des Ghazarian dans le village se trouverait en effet au plus près de la frontière, a précisé le maire. T.Balayan, de son côté, a indiqué que les autorités arméniennes déployaient tous leurs efforts pour obtenir le retour de K. Ghazarian sur le territoire arménien, y compris sous l’égide du Comité international de la Croix rouge (CICR), dont un porte-parole à Erevan a indiqué que ses représentants se trouvaient déjà à Bakou dans le but d’obtenir un droit de visite dans la prison où le captif arménien est détenu. Le CICR rappelle que 3 ressortissants arméniens sont actuellement emprisonnés en Azerbaïdjan. L’un d’entre eux, Zaven Karapetian, avait été capturé en juin 2014, dans des conditions à peu près similaires, Bakou ayant là encore invoqué une tentative d’incursion arménienne.

Erevan avait récusé ces allégations et oppose sa version des faits, selon laquelle Z. Karapetian est un résidant civil de la ville de Vanadzor, située à quelque 130 kilomètres de la section de la frontière qu’il avait franchie dans des circonstances qui restent obscures. Trois habitants d’autres villages du Tavush avaient été capturés en Azerbaïdjan en 2014. Deux d’entre eux avaient été désignés comme des “saboteurs” arméniens par Bakou et avaient trouvé la mort peu après. Karen Petrosian, un habitant âgé de 33 ans du village de Chinari, avait été déclaré mort en août 2014, après un jour de détention dans un village azerbaïdjanais de l’autre côté de la frontière. Les autorités militaires azéries avaient invoqué une attaque cardiaque, mais beaucoup en Arménie, pensent qu’il a été tué ou battu à mort par ses ravisseurs azéris.

Les Etats-Unis et la France ont eux aussi fait part de leur préoccupation concernant les circonstances de la mort de K. Petrossian à l’époque. Un autre habitant arménien d’un village du Tavush, Verin Karmiraghbyur, âgé de 77 ans, est décédé en mai 2014, trois mois après avoir été capturé du côté azéri de la frontière dans des circonstances similaires. De source médicale à Erevan, on avait indiqué que le prisonnier arménien, Mamikon Khojoyan, s’était vu infligé des blessures graves durant sa captivité d’un mois.

posté le 17 juillet 2018 par Gari/armenews


POLITIQUE
Le gouvernement annonce de nouveaux cas d’évasion fiscale

Le Comité des Impôts arménien a annoncé vendredi que huit autres entreprises avaient été accusées d’évasion fiscale.

Le chef du Comité, Davit Ananian, a déclaré que toutes ces entreprises sont engagées dans la vente au détail de gaz naturel sous pression, utilisé par la plupart des véhicules dans le pays. L’une de ces entreprises est la propriété de Gagik Tsarukian, un homme d’affaires et homme politique influent, tandis deux autres appartiennent à d’anciens responsables du Comité des Impôts, a déclaré M. Ananian lors d’une conférence de presse.

Ces anciens fonctionnaires sont le prédécesseur d’Ananian, Vartan Harutiunian, et Mher Sedrakian, un membre bien connu et controversé du Parti Républicain (HHK). Sedrakian a occupé un siège au parlement jusqu’à l’année dernière.

Ananian a déclaré que les huit compagnies ont évité un total de 946 millions de drams (2 millions de dollars) de taxes. « Des poursuites pénales ont été ouvertes contre chacune d’entre elles » a-t-il annoncé.

Ananian a également précisé que les accusations d’évasion fiscale seront abandonnées si elles admettent les taxes impayées et les transfèrent au trésor public. La même règle s’appliquera aux autres entreprises accusées de fraude fiscale, a-t-il ajouté.

« Je pense que c’est une erreur de poursuivre et d’emprisonner des entrepreneurs et de leur interdire de faire des affaires, parce qu’en conséquence nous perdrions des contribuables potentiels », a expliqué Ananian. « Les contribuables devraient plutôt être mis sur la bonne voie. »

Le nouveau gouvernement s’est engagé à réprimer l’évasion fiscale généralisée lors de sa prise de fonctions il y a deux mois. Le Premier Ministre Nikol Pachinian a déclaré mardi que le gouvernement avait depuis récupéré plus de 20 milliards de drams (42 millions de dollars) d’impôts impayés. La somme - qui représente près de 1,8% des recettes fiscales de l’Arménie en 2017 - a été collectée auprès de 73 entreprises.

posté le 16 juillet 2018 par Claire/armenews


SAINTE-ETCHMIADZINE
Des manifestants demandant sa démission bloquent la voiture du Catholicos Karékine II dans la région de Vayots Dzor

Hier samedi 14 juillet alors qu’il se rendait à une cérémonie religieuse à Gndavank dans la région de Vayots Dzor, la voiture du Catholicos Karékine II a été bloquée sur la route par un groupe de manifestants qui demandaient sa démission aux cris de « Nor Hayastan, nor hayrapet » (Nouvelles Arménie, nouveau patriarche). « Actuellement la voiture du Catholicos est bloquée et la route de retour de Gndavank est barrée par des véhicules et des pierres avec des manifestants qui menacent, le Saint père de l’Eglise apostolique arménienne qui est en danger. Ces agissements sont condamnables et doivent être punis avec la sévérité de la loi » a émis sur facebook le père Vahram Melikian responsable de la communication de Sainte-Etchmiadzine. Ce n’est qu’après l’arrivée des policiers que Karékine II a été extrait de sa voiture et a dû continuer une partie de la route à pied protégé par les policiers et entouré des manifestants qui criaient « démission ».

Krikor Amirzayan

posté le 15 juillet 2018 par Krikor Amirzayan/armenews


EUROPE
L’UE réaffirme son soutien au programme de réformes du nouveau gouvernement arménien

Deux hauts fonctionnaires de l’Union européenne ont rencontré le Premier ministre Nikol Pashinian jeudi à Bruxelles, réaffirmant que l’UE est prête à aider le nouveau gouvernement arménien à mettre en œuvre les réformes radicales qu’il a promises.

Donald Tusk, président du Conseil européen, et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, ont eu des entretiens séparés avec lui en marge d’un sommet de l’OTAN. Le bureau de presse de M. Pashinian a déclaré qu’ils ont tous deux salué le récent changement démocratique du gouvernement arménien.

« Ce qui s’est passé en Arménie était spécial et, je dirais, très européen », a estimé Tusk en parlant des manifestations de masse qui ont amené Pashinian au pouvoir en mai. “Votre exemple est très prometteur et vous pouvez compter sur l’aide de l’UE pour la mise en œuvre des réformes.

“Tout d’abord, nous avons eu une bonne réunion avec le Premier ministre Pashinian pour discuter des relations entre l’UE et l’Arménie “, a déclaré M. Tusk après la réunion.

M. Pashinian a assuré M. Tusk et M. Juncker que son cabinet est déterminé à démocratiser le système politique arménien, à renforcer l’État de droit et à lutter contre la corruption. “L’une des principales priorités de notre gouvernement est de poursuivre la lutte contre la corruption en Arménie, lancée il y a environ deux mois “, a-t-il déclaré à M. Juncker.

Le Premier ministre arménien a également rencontré le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, vers la fin de la journée de mercredi.

« Les deux ont discuté de l’engagement clair du nouveau gouvernement arménien en faveur des réformes et des mesures concrètes déjà prises à cette fin » a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole de Mogherini. Mme Mogherini a réaffirmé que l’UE est prête à « apporter un soutien concret aux réformes, notamment par le biais d’une assistance technique et financière », a-t-elle déclaré.

De même, Mogherini avait exprimé son “ soutien total “ au programme de réformes « très ambitieux » du gouvernement de Pashinian après avoir eu des entretiens avec le ministre arménien des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian à la fin du mois dernier.

L’UE doit fournir 160 millions d’euros (185 millions de dollars) d’assistance à l’Arménie au cours des quatre prochaines années, conformément à l’accord de partenariat global et renforcé (APEC) signé avec le gouvernement arménien précédent en novembre dernier. Les fonctionnaires de l’UE n’ont pas dit si elle pourrait augmenter cette allocation d’aide pour soutenir les nouvelles autorités d’Erevan.

S’adressant aux journalistes à la fin de sa visite de deux jours à Bruxelles, M. Pashinian s’est plaint que l’UE n’avait toujours pas promis d’aide supplémentaire à son gouvernement. Lors de ses premiers entretiens avec les dirigeants de l’UE, il a dit avoir “ exprimé sa perplexité “ à ce sujet.

“Essentiellement, après la révolution, il y a eu des déclarations très chaleureuses [de soutien à la nouvelle direction arménienne], mais il n’y a pas eu de changement de politique, a-t-il dit. “Franchement, j’ai clairement fait comprendre à nos partenaires que ce n’est pas tout à fait compréhensible et acceptable. Mais encore une fois, nous n’agissons pas comme des avocats. C’est à eux de décider quelles politiques poursuivre.“

“Nous nous attendons à une aide plus concrète et plus importante “, a souligné le Premier ministre.

posté le 14 juillet 2018 par Ara/armenews

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ARMENIE-POLITIQUE INTERNATIONALE
Selon Nikol Pachinian l’Arménie reste l’alliée de la Russie tout en développant ses relations avec l’Occident

L’Arménie reste l’alliée de la Russie et nous espérons développer nos relations avec la Russie tout comme avec l’OTAN, les pays de l’Occident, l’Union européenne et les Etats-Unis a déclaré le Premier ministre arménien Nikol Pachinian dans une interview accordée à Euronews.

Nikol Pachinian a rappelé que l’Arménie coopère avec l’OTAN en envoyant des forces de maintien de la paix au Kosovo et en Afghanistan. « Cela nous permet de participer aux opérations de maintien de la sécurité dans le monde. Dans le même temps nous sommes membres de l’OTSC et l’Arménie se situe dans le complexe de sécurité » dit Nikol Pachinian. Le Premier ministre arménien a également affirmé que l’une des priorités de son gouvernement sera la lutte contre la corruption, ainsi que d’assurer les droits des citoyens. Il a fait part de sa politique d’attrait du capital étranger en Arménie en rendant l’économie arménienne attrayante pour les investisseurs étrangers. « Nous consoliderons la démocratie en Arménie avec ou sans l’aide des pays étrangers avec lesquels nous coopérons » dit-il.

Krikor Amirzayan

posté le 14 juillet 2018 par Krikor Amirzayan/armenews


JUSTICE
Le neveu de l’ancien Président arrêté pour tentative de meurtre

Un neveu de l’ancien président Serge Sarkissian a été accusé d’avoir tenté de tuer un homme à Erevan il y a plus de dix ans, a déclaré mercredi un organisme arménien chargé de l’application de la loi.

L’homme, Davit Simonian, a été blessé par balles en avril 2007. À l’époque un habitant d’Erevan avait prétendu avoir tiré une balle sur Simonian à l’aide d’un pistolet qu’il aurait trouvé dans une rue. L’affaire pénale avait été fermée peu de temps après.

Des procureurs arméniens ont ordonné une nouvelle enquête sur l’incident au début du mois, invoquant de « nouvelles circonstances » qui sont apparues récemment. Le 3 juillet, le Comité d’Enquête a déclaré que Simonian avait été blessé par le neveu de l’ancien Président, au sous-sol de la résidence de ce dernier dans le centre-ville. Hayk Sarkissian a passé plusieurs heures le lendemain.

Une porte-parole du Comité d’Enquête, Sona Truzian, a annoncé qu’il avait été officiellement accusé de tentative de meurtre et de possession illégale d’armes. Les enquêteurs ont demandé à un tribunal de leur permettre de le garder en détention préventive, a déclaré Truzian.

Il n’est pas clair si Hayk Sarkissian nie ces accusations. Il a d’abord été détenu suite à la fouille du vaste appartement de sa famille dans le centre-ville d’Erevan.

Après la perquisition, qui a duré neuf heures, le Service National de Sécurité (SNS) a émis un mandat d’arrêt contre le frère aîné de Hayk, Narek, qui semble avoir fui l’Arménie. Selon le SNS, Narek s’est rendu à Moscou le 22 juin avec son garde du corps, Artem Petrosian, également recherché par les enquêteurs. Un porte-parole de l’agence de sécurité a déclaré que Petrosian est rentré à Erevan et s’est rendu mardi.

Hayk et Narek sont les fils d’Alexandre Sarkissian, qui est plus connu du public sous le nom de « Sashik ». Il a souvent suscité la controverse par son comportement flamboyant et ses insultes adressées aux critiques des précédents gouvernements arméniens.

Alexandre Sarkissian, qui aurait fait fortune ces vingt dernières années, a passé plusieurs heures en garde à vue le 25 juin, soupçonné de possession illégale d’armes. Il a de nouveau été brièvement détenu pendant le raid du 4 juillet de la SNS sur sa résidence de luxe.

Serge Sarkissian, qui a dirigé l’Arménie de 2008 à 1818, n’a pas encore commenté publiquement les poursuites pénales engagées contre ses proches parents.

posté le 12 juillet 2018 par Claire/armenews


POLITIQUE
Les alliés de Pashinian souhaitent de nouvelles élections à Erevan

Mardi, un haut représentant du parti du Premier Ministre, Alliance Yelk, a appelé à la tenue de nouvelles élections municipales à Erevan, suite à la démission du maire Taron Markarian.

Markarian, qui est un membre important du Parti Républicain (HHK) de l’ancien président Serge Sarkissian, a démissionné lundi après des semaines de pressions de la part de Pachinian et de ses alliés.

Selon la loi arménienne, le conseil municipal d’Erevan doit élire un nouveau maire dans un délais d’un mois. Ne pas le faire donnerait au gouvernement le droit d’organiser des élections anticipées dans la capitale.

Les représentants du HHK, qui détient 46 sièges au conseil de 63 membres, ont refusé d’annoncer s’ils comptaient nommer un candidat à la mairie. Un conseiller de Yelk, Davit Khazhakian, est convaincu que l’ancien parti au pouvoir ne le fera pas.

« Il est évident qu’il doit y avoir des élections anticipées du conseil municipal », a déclaré Khazhakian. « Le vote devrait avoir lieu en septembre », a-t-il précisé.

Yelk, qui contrôle 14 sièges au conseil, se compose de trois partis politiques qui étaient en opposition à l’ancien gouvernement arménien. L’un d’entre eux, Contrat Civil, est dirigé par Pachinian.

Selon les mots de Khazhakian, on ne sait pas encore si les trois partis composant Yelk proposeront une candidature jointe, ou 3 candidatures distinctes. « Je pense que de telles discussions auront lieu très bientôt », a ajouté Khazhakian.

Yelk a terminé deuxième lors des dernières élections tenues à Erevan en mai 2017. Le parti a affirmé que le HHK les avait gagnés grâce à des techniques d’achat de votes et d’abus de ressources administratives. Le parti de Sarkissian nie ces accusaitions.

posté le 11 juillet 2018 par Claire/armenews