Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
2 - News Importante Trois Etoiles


EUROPE/TURQUIE
UE : le budget 2018 en hausse, coupe dans les financements à la Turquie

Des représentants du Parlement européen et des Etats membres ont trouvé un compromis samedi sur le budget 2018 de l’UE qui acte une réduction des financements à la Turquie en raison de “la détérioration“ de la démocratie dans ce pays.

Ce budget de l’Union européenne atteint 160,1 milliards d’euros en termes d’engagements (sommes prévues pour des programmes qui peuvent s’étendre sur plus d’une année) et 144,7 milliards en termes de paiements (sommes effectivement dépensées).

“Le budget 2018 se concentre fortement sur des priorités comme soutenir la croissance économique et créer des emplois, renforcer la sécurité et répondre aux défis posés par la migration“, a affirmé le vice-ministre estonien des Finances Märt Kivine, qui a présidé les négociations, dans un communiqué.

Cet accord, conclu dans la nuit, doit encore être formellement adopté par le Conseil de l’UE, représentant les Etats membres, avant un vote du Parlement en session plénière, prévu le 30 novembre.

Pour les fonds destinés à aider la Turquie à mettre en oeuvre des réformes dans le cadre de ses négociations d’adhésion à l’UE, les Européens ont décidé une réduction en guise d’avertissement à Ankara.

Une coupe de 105 millions d’euros dans les paiements, et un blocage de 70 millions d’euros dans les engagements, ont été annoncés par les eurodéputés “qui jugent préoccupante la détérioration de la démocratie, de l’Etat de droit et de droits de l’homme“ en Turquie, selon un communiqué.

Des dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel, avaient plaidé en octobre pour une réduction ou une “réorientation“ des financements liés aux négociations d’adhésion avec la Turquie, afin de marquer leurs désaccords avec Ankara.

Plusieurs pays européens ont connu des épisodes de graves tensions avec la Turquie depuis le coup d’Etat avorté de juillet 2016, auquel Ankara a répondu par de vastes purges et des dizaines de milliers d’incarcérations.

Plus de 4 milliards d’euros sont prévus dans le budget de l’UE, sur la période 2014-2020 pour aider le gouvernement turc à mettre en oeuvre des réformes visant à se rapprocher de l’UE, notamment pour améliorer la gouvernance et la démocratie, l’Etat de droit et le respect des droits fondamentaux.

Toutefois, en raison du blocage quasi complet des négociations depuis des années, moins de 400 millions d’euros ont été alloués à des projets.

En 2017, l’UE s’était dotée d’un budget global de 157,9 milliards d’euros en termes d’engagements et de 134,5 milliards en termes de paiements effectifs.

Bruxelles, 18 nov 2017 (AFP) -

posté le 18 novembre 2017 par Ara/armenews


TURQUIE
Ankara retire ses militaires d’un exercice de l’Otan en Norvège

La Turquie a ordonné le retrait de ses militaires participant à des manoeuvres de l’Otan en Norvège, a annoncé vendredi le président Recep Tayyip Erdogan, affirmant qu’il avait été présenté comme un “ennemi“ au cours de cet exercice.

“Hier, il s’est produit un incident en Norvège. Ils ont accroché une sorte de +tableau des ennemis+. Dans ce tableau, il y avait une photo (du fondateur de la République turque Mustafa Kemal) Atatürk, ainsi que mon nom. Voilà quelles étaient les cibles“, a déclaré M. Erdogan lors d’un discours télévisé à Ankara.

En l’apprenant, “j’ai donné pour instruction de retirer sans tarder nos 40 militaires (prenant part aux manoeuvres)“, a poursuivi le chef de l’Etat turc. “Il n’est pas possible d’avoir une telle conception d’une alliance et d’alliés“, a-t-il grondé.

M. Erdogan n’a pas précisé à quelles manœuvres il faisait référence et aucune confirmation ne pouvait être obtenue dans l’immédiat auprès de l’Otan et des autorités norvégiennes.

Il a, ensuite, fait le lien avec la politique américaine en Syrie et le soutien apporté à l’organisation du PYD/YPG, sous couvert de la lutte contre Daech.

Erdogan a réitéré sa condamnation de l’accord conclu entre le PYD/YPG et Daech, qui permet aux combattants de Daech de quitter librement, tout en préservant leurs armes la ville de Raqqa, le tout, au vu et au su des des Etats-Unis qui affirment “respecter“ cet accord.

Le président turc a affirmé que l’objectif du PYD/YPG n’est pas de combattre Daech mais plutôt d’étendre son contrôle à d’autres régions du territoire syrien.

Dans le même ordre d’idées, Erdogan a estimé, sans les nommer, que les Etats-Unis instrumentalisent la lutte contre Daech pour “afficher librement leur animosité à l’Islam“.

“Ceux qui ont inventé Daech sont ceux-la mêmes qui ont créé le PYD. Ceux qui ont fait monter le PYD au firmament sont ceux-la mêmes qui ont convaincu le Nord de l’Irak d’organiser un référendum d’indépendance illégitime afin de déstabiliser l’Irak. Il ne faut pas non plus oublier que ces forces continuent de protéger et de nourrir l’organisation terroriste FETO“, a-t-il lancé.

Et Erdogan de poursuivre : “Le non-respect de la majorité des promesses faites par les Etats-Unis depuis le début de la crise en Syrie est une véritable déception pour nous“.

“Nous ne voulons pas nous retrouver dans la même situation à Afrin. Ce sont des questions qui devraient être aisément réglées entre alliés mais les Américains s’obstinent et s’enferment dans une impasse. C’est la même chose pour Raqqa, Manbij et Deir ez-Zor“, a-t-il affirmé.

Le président turc a également soulevé la question de la présence de soldats américains en Syrie et celle de la construction de plusieurs bases militaires dans ce pays.

“Les Etats-Unis comptent 5 bases aériennes dans le nord de la Syrie et huit autres bases militaires en Syrie. Ils en construisent une autre à Raqqa. Que faites-vous en Syrie, à 12 mille km de chez vous, avec ces 14 bases ?“, s’est-il interrogé.

Il a également rappelé la détermination de la Turquie à lutter sans relâche contre le terrorisme qui la menace.

“Notre lutte contre le terrorisme se poursuivra jusqu’à ce que le dernier terroriste soit éliminé. Nous ne ferons preuve d’aucune pitié à l’endroit de ceux qui pointeraient leurs armes contre la Turquie ou contre notre peuple“, a-t-il dit.

Dans ce contexte, le chef de l’Etat turc a souligné l’importance que revêt la coopération avec la Russie et l’Iran sur la Syrie.

“Nous sommes dans l’obligation de nettoyer Afrin en Syrie de la présence de l’organisation terroriste du PYD/YPG. Si nous ne nous sommes déployés dans la région d’Idleb en tant que force dominante, alors, des groupes terroristes chercheront à occuper ces territoires“, a-t-il expliqué, faisant référence aux accords d’Astana pour l’aménagement de zones de désescalade dans plusieurs régions de Syrie.

Le 22 novembre prochain, les leaders de ces trois pays se réuniront à Sotchi en Russie pour un nouveau sommet crucial pour l’avenir de la Syrie.

posté le 18 novembre 2017 par Stéphane/armenews


ARMENIE
Les travaux d’installation d’équipements solaires thermiques ont commencé au village de Khashtarak
Le Fonds Arménien de France est heureux d’annoncer que les travaux d’installation d’équipements solaires thermiques ont commencé ce mardi 14 novembre au village de Khashtarak, en Arménie. Ils sont effectués sous la surveillance des entreprises et des professeurs de nos écoles des métiers du bâtiment, avec 12 élèves-stagiaires pour le montage des installations. L’objectif de la phase actuelle est d’assurer de l’eau chaude pour les familles avant l’hiver.Le Fonds Arménien de France remercie les donatrices et donateurs du Crowdfunding de juin dernier grâce auxquels la réalisation de ce projet a été rendue possible.Les équipements qui sont installés permettront aux familles de bénéficier d’eau chaude sans avoir à brûler du bois ou à acheter du gaz naturel.Elles réaliseront ainsi des économies substantielles.La déforestation sera réduite. L’environnement est respecté. Le Phonéthon qui a commencé ce jour permettra d’étendre à l’Artsakh le programme d’énergie solaire déjà entamé en Arménie.
posté le 18 novembre 2017 par Stéphane/armenews


FRANCE
Bourg-de-Péage va annoncer aujourd’hui son intention de signer une Charte d’amitié avec Martouni (République d’Artsakh)

Aujourd’hui la ville de Bourg-de-Péage (Drôme) va annoncer son intention de signer une Charte d’Amitié avec la ville de Martouni en République d’Artsakh, en présence d’Hovhannès Guévorkian, le Représentant de la République d’Artsakh en France.

Cette Charte constituera le cadre privilégié des projets culturels et économiques communs entre les deux municipalités. Elle leur permettra un meilleur développement et un renforcement.

Cette initiative voulue par la Maire de Bourg-de-Péage, Nathalie Nieson, et son homologue artsakhiote est soutenue par l’association des Arméniens de Romans et par son président Bernard Cakici. Cette Charte, dont la signature est prévue en 2018, sera la dixième du genre entre une commune française et une commune artsakhiote.

JPEG - 56.4 ko
posté le 18 novembre 2017 par Stéphane/armenews


LOI SUR LE SERVICE MILITAIRE
Les étudiants, obtenant une table ronde, stoppent pour l’heure leurs protestations

Les dirigeants d’un mouvement étudiant protestant contre une loi controversée restreignant les droits des jeunes hommes à rédiger des demandes d’ajournement du service militaire à des fins académiques ont interrompu leurs manifestations, après avoir convenu avec un parlementaire d’organiser une table ronde la semaine prochaine.

La décision a été annoncée par David Petrosian, activiste de premier plan, après sa rencontre en compagnie de quatre autres manifestants avec Eduard Sharmazanov, vice-président du Parlement et membre important du Parti républicain (HHK).

Les représentants du HHK et de son partenaire de coalition, Dashnaktsutyun, qui jouissent d’une majorité confortable au sein de l’Assemblée nationale de 105 sièges, ont voté favorablement pour adopter le projet de loi controversé en deuxième et dernière lecture lors d’une séance au Parlement hier. Les seuls votes contre le projet de loi proviennent de la faction d’opposition Yelk.

En vertu de cette loi, pour obtenir un projet de report du service militaire, les étudiants qui veulent poursuivre leurs études doivent signer des contrats avec le ministère de la Défense et accepter de servir trois ans dans l’armée après avoir terminé leurs études à l’endroit choisi par le ministère. Sinon, la loi stipule que les étudiants seront enrôlés dans l’armée une fois qu’ils atteindront l’âge de 18 ans pour servir pendant deux ans.

Les critiques à cette législation affirment que la mesure découragera beaucoup d’étudiants de poursuivre une carrière universitaire et finira par nuire au développement de la science dans le pays. Les partisans de la loi, y compris le ministre de la Défense Vigen Sargsian, rejettent de tels risques. Ils soulignent que la loi donnera un traitement plus équitable à tous les étudiants et permettra de réduire la corruption en fermant une échappatoire clé pour éviter le service militaire obligatoire.

Les étudiants qui ont participé à des actions depuis le 7 novembre, notamment le boycott des cours et l’organisation de grèves de la faim, ont délégué cinq représentants pour une réunion avec les députés de l’Assemblée nationale après s’être rassemblés pendant plusieurs heures.

Après la réunion qui s’est tenue à huis clos, le militant Petrosian et le vice-président du Parlement, Sharmazanov, ont annoncé qu’une table ronde avec la participation de toutes les parties prenantes aura lieu le 22 novembre.

“Nous avons discuté de trois choses principales. Les jeunes ont proposé une table ronde et nous, en tant que membres de l’Assemblée nationale, un organe de dialogue, sommes prêts à nous engager à la faire“, a commenté M. Sharmazanov. “Cette table ronde sera suivie par toutes les parties prenantes, y compris les scientifiques, les universitaires et les conférenciers nommés par ces étudiants. La question des ajournements provisoires et diverses autres questions qui préoccupent les étudiants seront discutées. Tout cela sera public et transparent. Aujourd’hui, nous avons prouvé que nous sommes prêts à écouter chaque citoyen de la République d’Arménie, et en particulier nos étudiants. “

Sharmazanov a confié qu’ils ont, dans le même temps, demandé aux manifestants d’arrêter les boycotts des cours, les manifestations et les grèves de la faim, et ce “parce que nous entrons dans une phase constructive“.

Le haut responsable a convenu que beaucoup de choses prévues par la loi devront être élaborées par des décisions du gouvernement et qu’une offre a été faite aux membres du groupe d’étudiants de faire des propositions pertinentes pour discussions.

Petrosian, pour sa part, a affirmé : “Nous essayons d’être aussi constructifs que possible et de contribuer à la formation de notre culture civile et politique. Et notre objectif principal est d’avoir un impact positif. En ce moment, nous considérons que c’est la meilleure option parmi toutes celles possibles et déclarons que toutes les personnes qui souhaitent être présentes à la table ronde en tant que nos représentants peuvent nous contacter. Nous sommes prêts à nous asseoir avec tout le monde pour discuter du format afin que les gens qui ont vraiment des arguments puissent avoir l’occasion de les présenter.

“Quant à la grève de la faim, cétait, bien sûr, un moyen de faire entendre notre voix. En ce moment, ce moyen a fonctionné et c’est pourquoi il est nécessaire de l’arrêter et de se préparer pour la table ronde », a-t-il ajouté.

A la question de savoir s’il y aura d’autres protestations, Petrosian a rétorqué : “Le boycott des cours n’est pas d’actualité jusqu’à la tenue de la table ronde.“

posté le 16 novembre 2017 par Claire/armenews


MARSEILLE
Marseille - Le CCAF Sud met en place sa première permanence sociale

Interview d’Azad Balalas-Kazandjian, président du CCAF Sud, à l’occasion du lancement de la première permanence sociale à Marseille.

L’assemblée générale du CCAF Sud a souhaité en février dernier la création d’une commission sociale. Quelle est la vocation de cette commission ?

M.Balalas-Kazandjian : Tout d’abord répondre au besoin grandissant que représente l’immigration des arméniens en France et à Marseille. La France a depuis longtemps accueilli des vagues migratoires, dont nos grands parents à la suite du génocide armenien mais aussi celle venant du moyen orient dans les années 80. Depuis la chute de l’union soviétique une nouvelle génération de migrants arméniens arrive. Pas seulement d’Arménie d’ailleurs, les arméniens de Russie, d’Ukraine, de Turquie sont de plus en plus nombreux à subir la xénophobie des pays dans lesquels ils ont vécu durant des décennies. Sans parler de la guerre en Syrie et en Iraq qui participe aussi à ce phénomène. Certaines personnes ont durant ces dernières années essayer de prendre ce problèmes à bras le corps en tentant de les aider dans leurs démarches d’installation et d’intégration avec malheureusement des fortunes diverses. Pendant longtemps les franco arméniens établis n’ont pas voulu s’occuper de cette problématique là pour une raison principalement idéologique : Aider les migrants arméniens dans leurs démarches ne va t’il pas créer un appel d’air et creuser encore plus le dépeuplement de l’Arménie. Cet argument je peux le comprendre, mais ce n’est pas à nous de juger ces migrants. L’immigration est un acte traumatisant pour un migrant quel qu’il soit. Qui répond souvent à un besoin d’un avenir meilleur pour lui et sa famille et qui l’oblige à se déraciner de ses terres, ou qui repose sur un besoin de mise à l’abri quand il est persécuté pour des raisons xénophobes. Donc ce n’est pas mettant ce problème sous le tapis ou en fermant les yeux que nous y répondrons.

Cette commission ne va-t-elle pas faire doublon avec les associations humanitaires arméniennes déjà présentes à Marseille ?

M.Balalas-Kazandjian : Pour ce qui est de Marseille aucune association ne s’occupe à plein temps de cette question. Le but du CCAF était justement de dédier pleinement une commission sur cette problématique. Là où je suis satisfait avant même la première permanence c’est que le CCAF a impulsé ce projet mais rapidement des individualités extérieures sont venues apporter leur savoir bénévolement. Je pense notamment à une référente du réseau RESF qui depuis des années évoquait ce problème à chacune de nos rencontres. Deux avocates spécialisées dans le droit des étrangers, un responsable associatif qui travaillait individuellement au quotidien de ces immigrés, mais également des personnes volontaires maîtrisant parfaitement l’arménien occidental et oriental mais aussi le russe vont donner du corps à ce projet. Cela fait maintenant prêt d’un an que nous travaillons sur la mise en place de ces permanences gratuites.

Les permanences sociales seront limitées dans un premier temps à Marseille. Est-il envisagé à l’avenir de les développer dans d’autres villes ?

M.Balalas-Kazandjian : Pour le moment et pour des questions pratiques nous resterons sur Marseille. La Maison des Droits de l’Homme nous accueillera selon nos besoins mensuels. La première permanence aura lieu ce jeudi 16 novembre de 16h à 19h au 34 cours Julien dans le 6 ème arrondissement de Marseille. Nous avons aussi ouvert une ligne téléphonique afin de pouvoir répondre dans l’urgence si nécessaire. D’ailleurs voici le numéro à appeler à partir de la fin de semaine quand la ligne sera effective le 07 82 79 71 24.

Concrètement quelles seront les aides apportées lors des permanences ?

M.Balalas-Kazandjian : Les besoins élémentaires comme aider à remplir correctement la demande au titre de séjour, la scolarisation des enfants, l’orientation vers les services sociaux ou médicaux adéquats en fonction des besoins des migrants, les lieux où demander un hébergement ou de la nourriture et des vêtements, des cours d’initiation au français. Bref tout ce qui peut aider à être légalement en règle sur le territoire français tout en aidant à l’intégration.

posté le 15 novembre 2017 par Stéphane/armenews


EREVAN
Des commerçants se plaignent de la « pression fiscale »

Plusieurs dizaines de commerçants d’Erevan se sont de nouveau rassemblés devant le Parlement hier pour protester contre ce que bon nombre d’entre eux ont décrit comme une “terreur fiscale“ utilisée contre eux par le SRC.

Les commerçants qui vendent principalement des vêtements sur les marchés couverts ou en plein air à Erevan payaient des impôts mensuels fixes jusqu’à présent. Citant le nouveau Code des impôts de l’Arménie, le SRC les a informés récemment qu’ils seront maintenant taxés selon un mécanisme différent qui mesurera leurs chiffres d’affaires. À cette fin, l’agence gouvernementale a mis en place des règles comptables standard et d’autres documents supplémentaires.

Lors du rassemblement, les manifestants ont affirmé que le SRC prenait des mesures administratives sévères à leur encontre, y compris des inspections fréquentes, des amendes et d’autres formes de « pression fiscale ».

Une femme vendant des vêtements importés de Turquie s’est plainte que les inspecteurs des impôts ont inspecté son étal trois jours de suite à la fin de chaque semaine, l’accusant de sous-estimer son chiffre d’affaires.

“Mais mes ventes sont faibles maintenant. Les gens quittent le pays, seuls les très riches et les très pauvres restent ici. Nous sommes parmi les pauvres aujourd’hui. Ils veulent que nous quittions notre pays, mais nous ne le ferons pas. Nous resterons et nous nous battrons“, a déclaré la femme.

Un autre commerçant a déclaré qu’ils étaient venus à l’Assemblée nationale pour exhorter les partis politiques à faire en sorte que les organismes fiscaux traitent équitablement les entreprises.

Le vice-président du Parlement, Mikayel Melkumian, qui représente l’alliance Tsaroukian de l’opposition, s’est adressé aux commerçants et leur a dit qu’il avait soulevé leur problème devant les quatre factions du Parlement et que tous étaient maintenant conscients du problème. “Nous avons de nouveau souligné que le Comité des impôts de l’Etat poursuit sa terreur fiscale“, a assuré le parlementaire d’opposition. “Notre travail en tant que député est de ne pas bloquer les entreprises établies depuis des années grâce à leurs efforts acharnés. Au lieu de tout faire pour créer de nouveaux emplois, le gouvernement veut que les rares existants soient supprimés, et il utilise la terreur pour cela. “

C’est la deuxième manifestation organisée par les commerçants en deux semaines. Le 31 octobre, ils se sont également rassemblés devant l’édifice de l’Assemblée nationale afin d’exiger des changements au Code fiscal et une réduction des formalités administratives.

Le chef du SRC, Vartan Harutiunian, a ensuite rejeté ces plaintes, accusant les manifestants de vouloir échapper à l’impôt. Harutiunian a affirmé que les commerçants avaient rejeté les offres du SRC de leur fournir des services de comptabilité gratuits. “Tout le monde doit payer des impôts d’une manière définie par la loi“, a t-il répondu face aux journalistes.

posté le 15 novembre 2017 par Claire/armenews


KARABAGH
Lourde peine de prison ferme requise contre Samvel Babayan

Dans le procès de l’ancien commandant de l’armée du Haut-Karabagh Samvel Babayan, le procureur a demandé que le general à la retraite lié à un groupe d’opposition en Arménie soit reconnu coupable de trafic d’armes et de blanchiment d’argent et soit condamné pour ces motifs, à une peine de 7 ans d’emprisonnement. Dans son réquisitoire, le procureur Aram Aramian s’est appuyé sur les preuves accablantes selon lui présentées contre le prévenu au cours des audiences su procès qui montreraient sa culpâbilité pour les deux chefs d’accusation. S.Babayan, ancien héros de la guerre contre l’Azerbaïdjan qu’il a menée à la tête de l’armée du Haut-Karabagh dont il a été le plus haut responsable de 1993 à 1999, avait été arrêté à la suite des révélations du Service de sécurité nationale d’Arménie selon lesquelles il aurait était le commanditaire dans l’achat d’un système de missile sol-air de type Igla confisqué par ses agents.

Son arrestation en mars intervenait quelque deux semaines avant les élections législatives d’Arménie, auxquelles Babayan, sans y avoir pris officiellement part, s’était engagé derrière l’alliance d’opposition ORO dirigée par l’ancien ministre arménien de la défense Seyran Ohanian et deux autres responsables politiques de l’ opposition. ORO avait d’ailleurs mis en cause les motivations politiques de cette arrestation. Babayan, son compagnon d’armes Sanasar Gabrielian, et cinq autres prévenus comparaissent en procès depuis juillet. Le général autrefois puissant n’a eu de cesse de récuser les accusations du parquet selon lesquelles il aurait promis aux autres suspects de leur verser la somme de 50 000 pour l’achat de cette arme.Gabrielian, qui avait d’abord nié tout lien avec cette transaction, a admis en octobre dernier qu’il avait lui-même passé commande pour le Igla saisi par les services arméniens. Il avait affirmé vouloir donner ce lance roquette et les 4 roquettes qui l’accompagnaient à l’armée du Karabagh et avait insisté sur le fait que Babayan n’était aucune impliqué. Babayan, pour sa part, avait déclaré avoir mis en garde Gabrielian contre le caractère illegal de l’acquisition de cette arme.

posté le 14 novembre 2017 par Gari/armenews


DEFENSE
L’Arménie et Israël ont discuté de la vente d’armes à l’Azerbaïdjan

L’Arménie a tenu des discussions “très ouvertes et positives“ avec Israël concernant les ventes à grande échelle d’armes fabriquées par Israël en Azerbaïdjan, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, lors d’une visite officielle à Jérusalem la semaine dernière.

Dans une interview accordée à la télévision publique israélienne, Nalbandian a également déclaré qu’Erevan s’attendait à ce que l’Etat juif reconnaisse officiellement le génocide arménien de 1915 par la Turquie ottomane. “C’était un sujet dont nous avons parlé“, a-t-il déclaré dans des remarques publiées vendredi par le ministère arménien des Affaires étrangères.

M. Nalbandian a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi, le président de la Knesset Yuli Edelstein et d’autres responsables israéliens lors de ce qu’il a qualifié de visite “courte mais très intensive“ qui a débuté lundi dernier.

Netanhyahu a tweeté après ses entretiens avec le chef de la diplomatie arménienne qu’ils ont accepté de “renforcer“ les relations bilatérales dans des domaines tels que la technologie de l’information et l’agriculture. On a également rapporté que Nalbandian a exprimé sa confiance en une « nouvelle impulsion » des relations entre les deux pays.

Les relations arméno-israéliennes ont été glaciales jusqu’à présent à cause de la coopération militaire étroite d’Israël avec l’Azerbaïdjan. Les compagnies de défense israéliennes ont vendu au moins 1,6 milliard de dollars d’armes à Bakou au cours des dernières années seulement. Certains d’entre eux ont été utilisés par l’armée azerbaïdjanaise lors des combats d’avril 2016 au Nagorno-Karabakh.

“Le commerce des armes n’est pas un commerce de légumes et il a toujours un côté sombre qui pourrait avoir des conséquences négatives“, a déclaré M. Nalbandian à la chaîne de télévision israélienne. “Ce qui est important dans les relations de l’Arménie avec Israël, c’est que nous n’avons pas de questions taboues dans nos discussions, et que, même pour des questions sensibles, nous discutons ouvertement et essayons de trouver des solutions.“

“Nous discutons de la question d’une manière très ouverte et très positive“, a-t-il ajouté lorsqu’il a été interrogé sur les attentes d’Erevan concernant les accords d’armement du gouvernement d’Israël avec Bakou.

Nalbandian n’a pas non plus précisé clairement s’il avait discuté avec Netanyahou d’un récent scandale impliquant une compagnie israélienne accusée d’avoir attaqué une position de l’armée arménienne cet été avec des drones “suicides“ fabriqués et vendus à l’armée azerbaïdjanaise. En août, une agence gouvernementale israélienne a interrompu la livraison des drones Orbiter en Azerbaïdjan en attendant une enquête menée par elle.

Dans un court communiqué publié mardi dernier, un porte-parole de Netanyahu a expliqué que le leader israélien avait soulevé avec Nalbandian “la question des tentatives iraniennes d’établir une présence militaire dans la région et son influence négative“.

Nalbandian a insisté sur le fait que les relations cordiales de l’Arménie avec l’Iran ne sont pas un “obstacle dans nos relations bilatérales avec Israël.“

Dans une autre indication de leur relation difficile, l’Arménie et Israël n’ont toujours pas ouvert d’ambassades dans leurs capitales respectives. L’ambassadeur israélien en Arménie est basé à Tbilissi.

“Dès qu’Israël aura ouvert une ambassade en Arménie, nous ferons de même et ouvrirons une ambassade en Israël“, a commenté M. Nalbandian. Il n’a pas précisé quand cela pourrait arriver.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews