Nouvelles d'Arménie
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2 - News Importante Trois Etoiles


RENDEZ-VOUS DES NAM
Andreï Gratchev : « La Russie se porte garante du maintien du Haut-Karabakh dans l’espace arménien »

La sagesse légendaire d’Andreï Gratchev a permis d’en savoir plus sur la politique de la Russie dans le Caucase du Sud. Cet ancien porte-parole de Mikhaïl Gorbatchev était vendredi 22 septembre l’invité de la 7e édition des Rendez-Vous des NAM, à Paris, devant un public à la fois curieux d’en savoir plus sur les intérêts de Moscou dans la région mais aussi inquiet par les importantes ventes d’équipements militaires de la Russie à l’Azerbaïdjan, hostile aux Arméniens. Diplomate et universitaire de formation, Andreï Gratchev a d’emblée rappelé pourquoi Mikhaïl Gorbatchev n’a pas eu l’occasion de régler le problème sensible du Haut-Karabakh, considéré comme le premier signe de la décomposition de l’URSS. En dépit d’un entourage constitué de Soviétiques d’origine arménienne, le premier et dernier président de l’URSS n’a pas réussi à régler ce problème des nationalités en raison du poids des musulmans dans l’Union et de la sensibilité des Républiques concernées. Mais si aujourd’hui, le problème reste insoluble, Andreï Gratchev a tenu à indiquer que la Russie s’est imposée une ligne rouge dans ce conflit : la Russie se porte garante du maintien du Haut-Karabakh dans l’espace de l’Arménie. Reste à savoir comment l’Azerbaïdjan réagira à cette affirmation, quand on sait que les diplomates azerbaïdjanais sont à l’affût de la moindre déclaration d’un leader ou universitaire russe à propos des Arméniens.

L’ancien porte-parole a replacé le conflit du Haut-Karabakh dans un contexte international de tensions entre la Russie et les Occidentaux. Pour lui, la Russie se sent agressée par les Américains et notamment cette volonté américaine d’élargir l’OTAN, contre les intérêts des Russes. Mais quand on lui répond que les nouvelles Républiques ont des droits en tant qu’Etats souverains, Andrey Gorbatchev répond par d’abord le respect des engagements pris par les Occidentaux lors de la chute de l’URSS et la réunification de l’Allemagne. Sauf, que les grandes puissances n’ont pas à décider sur le dos des Etats post-communistes... Andrey Gratchev a fait preuve d’une grande clairvoyance quant à l’avenir des relations internationales. Préoccupé par la politique de Trump, il a également considéré que les temps sont durs pour la paix, que les voyants sont en train de passer à l’orange et que le risque d’une nouvelle guerre froide est grand. Et quand on lui demande si nous sommes avant 1914 ou dans les années 1930, il répond nous sommes en “17“. Mais s’agit-il de “1917“ ou de “2017“, il sourit : “nous sommes en 17“.

Enfin, il a reconnu que la Russie avait une responsabilité importante dans la paix en Europe et au Proche-Orient. Si la Russie renonçait à ses ingrédients post ou pré-impériaux et envisageait d’adopter des méthodes plus douces ajustées aux valeurs européennes, nous en serions peut-être pas là aujourd’hui dans les relations entre la Russie et ses voisins. Une proposition qui ne ferait que le bonheur de tout le monde, mais personne n’est naïf, tant que la Russie utilisera des méthodes coercitives sur ses voisins, elle gardera cette image d’une puissance revancharde et prédatrice.

Le prochain rendez-vous des NAM aura lieu exceptionnellement le MARDI 5 décembre à 20h, rue de Courcelles à l’UGAB et aura pour thème : “Quand la société civile s’empare de la politique ?“. Et les intervenants sont au nombre de 4 : il s’agit des 4 députés français d’origine ou d’affiliation arménienne, Danièle Cazarian, Jacques Marilossian, Guillaume Kasparian et Nadia Essayan

La Rédaction des NAM

posté le 26 septembre 2017 par Ara/armenews


DIPLOMATIE
Garo Paylan veut tenter d’instaurer un dialogue entre Ankara et Erevan

Garo Paylan, député d’origine arménienne de l’opposition au sein du Parlement turc, s’est engagé vendredi à tenter de « construire des ponts » entre la Turquie et l’Arménie, tout en rappelant qu’il était peu probable qu’Ankara normalise ses relations avec Erevan prochainement.

“J’aimerais ouvrir, même légèrement, la porte du dialogue. Je sais que ce sera difficile, mais même dans les moments les plus sombres, la porte du dialogue doit être un peu ouverte “, a déclaré Paylan lors d’une conférence de presse tenue à la fin de sa longue visite en Arménie.

“Je vois que le leadership de l’Arménie est préparé pour un tel dialogue“, a-t-il ajouté. “Lorsque je retournerai en Turquie, je demanderai à notre gouvernement s’ils sont disposés à cela ou non“.

Paylan est arrivé à Erevan pour participer à une conférence organisée par le gouvernement qui a rassemblé quelque 1 800 Arméniens du monde entier. Ils ont discuté avec les représentants du gouvernement arménien des relations de l’Arménie avec sa diaspora.

Paylan a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian et le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, en marge du forum de trois jours qui s’est terminé mercredi. Il a été reçu par le président Serge Sarkissian vendredi.

S’exprimant à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York mardi, Sarkissian a annoncé son intention d’annuler officiellement les accords négociés aux États-Unis visant à normaliser les relations de l’Arménie avec la Turquie. Il a cité le refus continu du gouvernement turc de les ratifier avant qu’une résolution au conflit du Haut-Karabagh acceptable pour l’Azerbaïdjan ne soit trouvée. Ankara n’a toujours pas réagi officiellement à cette annonce.

Les protocoles signés à Zurich en 2009 ont engagé la Turquie et l’Arménie dans l’établissement de relations diplomatiques et l’ouverture de leur frontière que les Turcs ont totalement fermé depuis 1993.

“Les protocoles de 2009 étaient des documents très importants“, a précisé Paylan lorsqu’on lui a demandé de commenter les déclarations de Sarkissian. “Mais nous avons maintenant besoin d’une feuille de route vierge. Cela nécessite un dialogue.“

Le parlementaire de 44 ans affilié au Parti démocratique populaire (HDP) pro-kurde a exprimé sa position, lors de la conférence d’Erevan, que seule une « Turquie démocratique » pourrait ouvrir la frontière turco-arménienne et reconnaître le génocide arménien de 1915. Il était profondément pessimiste à propos d’une telle perspective, expliquant que le règne du président Recep Tayyip Erdogan fait glisser la Turquie sur un “chemin dictatorial“.

Erdogan a déclenché une répression massive contre ses ennemis réels et présumés après avoir contré la tentative de coup d’Etat en juillet 2016. Quelque 150 000 personnes ont été licenciées ou suspendues, et plus de 50 000 personnes détenues pour des liens allégués avec le putsch.

Les autorités turques ont également arrêté l’année dernière plus une quinzaine de députés du HDP, y compris le leader du parti, Selahattin Demirtas. Ils sont surtout accusés d’avoir des liens avec le groupe militant kurde PKK, une accusation qu’ils refusent fortement.

“Les médias et les tribunaux indépendants ne fonctionnent pas actuellement en Turquie“, a commenté Paylan. “Ils sont tous contrôlés par Erdogan. Le chef de mon parti et nombreux de mes amis sont maintenant en prison. Beaucoup de journalistes y sont également. “

“Les Kurdes exigent maintenant ce que nous [les Arméniens] exigeons il y a 105-110 ans : la Turquie doit devenir démocratique“, a-t-il souligné. Et ils sont maintenant confrontés aux mêmes risques que les Arméniens à la veille du génocide de 1915, a regretté l’ancien directeur de l’école arménienne d’Istanbul.

Paylan a également insisté sur le fait que le HDP est le seul grand parti turc véritablement engagé envers la démocratie et les droits des minorités.

“Bien sûr, nous continuons à nous battre contre ces manières fascistes, mais cela ne suffit pas“, a t-il poursuivi. « Nous avons vraiment besoin de soutien venant de partout dans le monde. Ll’Occident a fermé les yeux sur les violations des droits de l’homme en Turquie et dans d’autres pays à majorité musulmane. C’est le problème.“

Le HDP est le seul grand parti en Turquie qui a reconnu la mort d’environ 1,5 million d’Arméniens comme étant un génocide. Paylan a demandé à maintes reprises la reconnaissance du génocide par le Parlement turc. En juillet, le parti d’Erdogan a poussé le Parlement à voter une loi interdisant aux députés turcs de mentionner le génocide arménien dans l’enceinte de la Chambre.

posté le 25 septembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le premier ministre arménien se défend de vouloir encourager le russe à l’école

Le premier ministre arménien Karen Karapetian a répondu jeudi 21 septembre à ceux qui l’accusaient de vouloir encourager l’enseignement de la langue russe dans les écoles arméniennes. Le chef du gouvernement arménien, qui a des liens étroits avec la Russie, où il a occupé, des années durant, des fonctions importantes à la tête du géant gazier russe Gazprom, a souligné qu’il n’était pas à l’origine d’une initiative controversée du gouvernement visant à renforcer l’enseignement de la langue russe dans les écoles arméniennes, où il figure déjà en bonne place dans les programmes scolaires. Dans sa “conception” politique postée sur le site web du gouvernement le 11 septembre, le ministère arménien de l’éducation a souligné l’importance économique, culturelle, scientifique et même “géopolitique” d’une “popularisation du russe” dans le pays et s’engageait en conséquence à améliorer le niveau des classes russes dans les écoles publiques arméniennes. Le ministère a aussi précisé qu’il avait été chargé par le premier ministre arménien d’élaborer un tel concept. K.Karapetian, qui a résidé et travaillé en Russie de 2011 à 2016, l’a démenti. “IL n’y a aucune directive concernant la langue russe”, a-t-il déclaré devant les journalistes, en le répétant à plusieurs reprises.

L’initiative du ministère avait suscité de vives critiques dans les media indépendants et certaines personnalités avaient animé le débat public, en déclarant qu’une telle mesure tendrait à porter au statut de langue officielle unique de l’arménien dans le pays. Certains de ses détracteurs n’ont pas hésité à y voir la main de Moscou, qui chercherait ainsi à renforcer son emprise sur l’Arménie. Le ministre de l’éducation Levon Mkrtchian a balayé ce vent de critiques, en arguant qu’une connaissance approfondie des langues étrangères était importante pour les jeunes Arméniens. Mais ses détracteurs soulignent qu’il n’est fait mention que de la langue russe dans le concept présenté par son ministère. Le président du Parlement russe, Vyacheslav Volodin, avait provoqué une levée de boucliers à Erevan en juillet dernier, quand il avait suggéré que l’Arménie adopte le russe comme sa seconde langue officielle en vue de garantir la conformité parfaite des permis de conduire arméniens en Russie. Les autorités arméniennes avaient très vite rejeté cette idée.

posté le 22 septembre 2017 par Gari/armenews


INDÉPENDANCE DE L’ARMÉNIE
Le message de S.E Viguen Tchitetchian, ambassadeur d’Arménie en France

Message de S.E. Monsieur Viguen TCHITETCHIAN,
Ambassadeur d’Arménie en France,
à l’occasion de la fête Nationale de la République d’Arménie
21 septembre 2017
  En ce 21 septembre, nous célébrons le 26ème anniversaire de l’indépendance d’Arménie.

  En 1991, le peuple arménien a retrouvé sa liberté, en réalisant ainsi son rêve pluriséculaire.

  L’histoire récente n’était pas complaisante avec nous : comme tout au long de notre histoire millénaire, l’Arménie indépendante n’a pas été épargnée de nouvelles épreuves : de combat de survie, de crises, de tensions, de guerre imposée à Artsakh dont le peuple aussi a réalisé son droit d’autodétermination.

  Grâce à son courage et ténacité, à son envie de réussir et à la conscience de son devoir envers l’avenir, le peuple arménien a su résister, surmonter ces difficultés et relever ces défis.

  L’Arménie indépendante doit non seulement à ces fils et filles qui, ancrés sur leur foyer ancestral, ont quotidiennement lutté, souffert et construit, mais aussi, à ses fils et filles de diaspora, qui, privés de leur patrie suite au génocide et dispersés dans le monde entier, l’ont aidé, soutenu, allégé ses souffrance, contribué à son reconstruction.  

L’Arménie doit aussi au soutien des pays amis comme la France, dans les premiers rangs, avec laquelle les relations diplomatiques ont été établi il y a 25 ans que nous célébrons aussi avec beaucoup de joie et fierté.  

Aujourd’hui l’Arménie vie pleinement son indépendance, mais, le combat n’est pas terminé. L’Arménie se transforme, son modèle de gouvernement change, son édifice étatique se réforme afin de mieux répondre aux réalités et d’assurer le bien-être de notre peuple, le progrès de notre pays et son développement.  

L’Arménie évolue dans un environnement et des conditions assez complexes, peut-être pas aussi vite que nous le souhaiterions, mais néanmoins fermement et, surtout, dans la bonne direction - au nom de la prospérité de notre nation et de la pérennité de notre pays.

  Vive la République d’Arménie !  

posté le 21 septembre 2017 par Ara/armenews


NEW YORK
Aliev parle de l’Arménie comme d’une « dictature corrompue » devant l’ONU

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de nouveau critiqué vivement la communauté internationale hier car elle n’aide pas selon lui l’Azerbaïdjan à reprendre le contrôle du Haut-Karabagh.

Dans un discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, il a également attaqué l’Arménie, qui est selon lui une “dictature corrompue“ et “fasciste“, et parlant de son homologue arménien Serge Sarkissian comme d’un “criminel de guerre“.

Aliev a répété les allégations régulières de Bakou selon lesquelles l’Arménie ignore les résolutions liées au Karabagh adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU en 1993-1994 et essaie de maintenir le statu quo.

“La question est de savoir comment cet Etat corrompu, régi par un régime despotique et médiéval, peut influer sur le droit international depuis tant d’années et ignorer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et les déclarations des principaux pays du monde“, a t-il déclaré.

Il a ajouté : “Il n’y a pas de pression internationale sur l’agresseur, pas de sanctions internationales imposées à la dictature arménienne. Cette politique doit être arrêtée. “

“La communauté internationale doit arrêter le fascisme arménien et la terreur“, a t-il quémandé.

Aliev, qui doit faire face de plus en plus aux accusations internationales de corruption et de critiques pour avoir réprimé sévèrement la dissidence, n’a pas nommé de puissances mondiales présumées sous la coupe d’Erevan. Il a réaffirmé plutôt que « l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan doit être complètement restaurée » à la suite d’un règlement du Karabagh.

Sarkissian a exclu une telle option lorsqu’il s’était adressé la veille à l’assemblée de l’ONU. Il a été fidèle à la ligne arménienne officielle qui assure que le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh devait être au cœur de tout accord de paix.

Sarkissian a précisé que le Karabagh ne peut pas être replacé sous le joug de l’Azerbaïdjan, notamment parce que le régime d’Aliev est un « symbole d’un retour en arrière à l’époque médiévale ». « L’Azerbaïdjan n’a aucun fondement juridique et moral pour revendiquer l’Artsakh », a t-il poursuivi. “L’Artsakh n’a jamais fait partie d’un Azerbaïdjan indépendante“.

“Quelle que soit la variante de règlement à laquelle nous aboutirons, la République d’Artsakh ne peut pas avoir un statut inférieur et avoir moins de liberté que maintenant“, a maintenu le leader arménien.

Les propositions de paix faites conjointement par les États-Unis, la Russie et la France au cours de la dernière décennie appellent à une résolution par étapes du différend arméno-azerbaïdjanais. Il commencerait par une libération progressive de l’ensemble pratiquement des sept districts autour du Karabagh occupés par les forces arméniennes en 1992-1994. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh serait en mesure de déterminer le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un référendum.

Aliev et Sarkissian ont échangé des attaques verbales avant une éventuelle rencontre à New York de leur ministre des Affaires étrangères. Les coprésidents américain, russe et français du groupe Minsk de l’OSCE espèrent que la réunion préparera le terrain pour un sommet arméno-azerbaïdjanais plus tard cette année.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews


DISCUSSIONS A EREVAN
Des législateurs américains discutent Karabagh et investissements en Arménie

Six membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont discuté du conflit du Haut-Karabagh et des obstacles à des liens commerciaux plus proches entre les États-Unis et l’Arménie avec des représentants du gouvernement arménien et des parlementaires lors d’une visite à Erevan hier.

La délégation du Congrès a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian, l’orateur du Parlement Ara Babloyan et plusieurs autres députés arméniens représentant divers partis politiques. La délégation comprenait trois des quatre coprésidents du Congrès s’occupant du Caucase et des questions arméniennes : Frank Pallone, Jackie Speier et David Valadao.

Le conflit non résolu du Karabagh était au premier rang des discussion. Karapetian et Babloayn ont loué la médiation américaine pour les pourparlers de paix entre Arménie et Azerbaïdjanais. Les deux parties ont convenu de la nécessité d’une résolution pacifique du conflit.

Anna Eshoo, autre membre de la délégation des États-Unis, a souligné l’importance d’un règlement du Karabagh pour le développement économique de l’Arménie. “Je pense que l’avenir de l’Arménie repose beaucoup sur une résolution pacifique“, a t-elle avancé.

Eshoo a insisté sur le fait qu’une solution de compromis au conflit est possible malgré l’impasse actuelle du processus de négociation. “Je pense que nous devons être optimistes“, a assuré le démocrate californien.

La plupart des députés invités ont fortement appuyé l’aide économique directe des États-Unis au Karabagh depuis presque deux décennies. Une partie de cette aide a été consacrée aux opérations humanitaires de déminage menées par HALO Trust, un organisme de bienfaisance britannique. Il y a deux semaines seulement, la Chambre des représentants a approuvé un financement de 1,5 million de dollars pour de nouvelles activités.

Valadao s’est rendu lundi au Karabagh pour inspecter ces activités de déminage. Il a rapporté qu’il ne s’inquiétait pas d’être mis sur la liste noire par l’Azerbaïdjan pour avoir visité le territoire peuplé d’Arménie sans la permission de Bakou.

“C’est leur choix“, a commenté le député républicain. “Je ne veux pas m’en occuper“.

Les députés des États-Unis ont également parlé avec leurs homologues arméniens des moyens de stimuler les investissements américains en Arménie. Ils ont souligné l’importance de lutter contre la corruption gouvernementale dans le pays.

“La corruption est un anathème pour les entreprises américaines“, a lâché Eshoo. “Ils ont écouté avec attention [...] Je pense qu’il est important de toujours dire à ses amis la vérité.“

La réunion avec Karapetian a également porté sur les perspectives de signature d’un accord entre les États-Unis et l’Arménie visant à éviter une double imposition.

Le vice-ministre arménien des Transports et des Communications, Boris Demirkhanian, a affirmé qu’un tel accord est particulièrement important pour le secteur de la technologie de l’information en plein essor en Arménie. Il a pris la parole lors de la réunion séparée de la délégation américaine avec des responsables techniques locaux. Les députés invités ont été informés de la forte présence américaine dans le secteur, selon une déclaration du ministère arménien des Transports, des Communications et des Technologies de l’information.

Le secteur a augmenté en moyenne de plus de 20 % par an au cours de la dernière décennie. Il est dominé par les branches arméniennes des géants technologiques américains comme Synopsys, National Instruments, Mentor Graphics et VMware.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews


VANOSC
Week-end arménien

En partenariat avec les associations Maison de la culture arménienne de Valence, le Centre National Mémoire, Arménienne à Décines, Collectif de Peaugres pour l’accueil des réfugiés, avec le soutien de la Mairie de Vanosc et du Conseil départemental, la Vanaude organise un évènement sur l’Arménie.Cet évènement a pour but de sensibiliser au devoir de mémoire et à offrir aux visiteurs, une immersion en Arménie dans un vrai moment de partage et de convivialité. Au programme des expositions, des conférences, des concerts, des danses et des repas typiques.

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Samedi 23 septembre :

16h30 : accueil et ouverture des expositions temporaires. Expositions “ se reconstruire en exil“, exposition de peinture de Jérôme Boyadjian, exposition avant la nuit.

17h : conférence sur Histoire et Géographie du pays ; question migratoire diaspora... avec Daniel Megerdidtchian/CNMA Décines.

18h30 : vernissage des expositions temporaires.

19h : repas arménien.

20h30 : temoignage d’un groupe de Jeunes de la Mission Locale sur leur voyage en Arménie en juin 2017 dans le cadre du Service Volontaire Européen.

21h : film documentaire de J.P Carlon “J’ai rêvé d’Arménie“

Dimanche 24 septembre :

14h : accueil (en musique) et présentation après-midi/ ouverture des 4 expositions

14h30 : Concert musical Catherine Cayre et 5 musiciens.

15h : danses arméniennes par un couple de danseurs Arman & Angela Harutyunyan.

15h20 : reprise concert musical Catherine Cayre et Lusyne Petrosssian

16h : goûter (vente de pâtisseries arméniennes) atelier d’écriture en Arménien

16h : résultat du concours de dessin d’enfants (éventuel).

17h30 fin de la manifestation

posté le 20 septembre 2017 par Stéphane/armenews


KARABAGH
Un membre du Congrès américain visite le Karabagh
Un membre de la Chambre des Représentants du Congrès des Etats-Unis, qui avait largement contribué deux semaines avant à garantir le maintien du financement du gouvernement américain aux opérations humanitaires de déminage assurées au Haut-Karabagh par une ONG britannique, s’est rendu lundi 18 septembre en Artsakh, où il pourra notamment mesurer l’importance de la mission qu’il a défendue dans le Congrès américain. Les représentants de HALO Trust ont auparavant informé le membre du Congrès, David Valadao, des aspects très techniques de leur mission de déminage commencée au Karabagh il y a 16 ans. Depuis, l’organisation a nettoyé quelque 90 % des champs de mine répertoriés sur le territoire et situés à proximité de zones habitées. L’organisation revendique la destruction de plus de 11 000 mines anti-personnel et anti-tank qui étaient dispersées sur le territoire, le plus souvent près de la ligne de front, depuis la guerre sanglante que s’étaient livrés Arméniens et Azéris de 1991 à 1994. Le Congrès américain a finance cet effort dans le cadre de son aide humanitaire directe fournie au Karabakh malgré les vives objections de l’Azerbaïdjan. Au début du mois de septembre, la Chambre des Représentants avait accepté la proposition de D. Valadao concernant le versement d’une nouvelle d’un montant de 1,5 million de dollars au titre du financement des activités de déminage de HALO Trust au Karabagh, et ce sur fond de restrictions budgétaires voulues par l’administration Trump. La proposition avait été soutenue par les législateurs américains traditionnellement proches de l’Arménie et de la cause arménienne, dont Ed Royce, le président du Comité des affaires étrangères de la Chambre des Représentants. “C’est une réalité indéniable que les familles du Haut Karabagh vivent sous la menace constante de mines susceptibles de causer des accidents chaque jour”, a justifié D. Valadao dans une déclaration le 7 septembre, en ajoutant qu’il avait bon espoir qu’avec les financements assurés par l’amendement qu’il propose devant le Congrès, cette menace sera écartée et que la « région sera débarrassée de ces mines à l’horizon 2020”. Le Représentant démocrate de Californie D.Valadao est membre d’un groupe d’amitié avec l’Arménie du Congrès américain et sa circonscription compte un grand nombre d’administrés arméno-américains. Il s’est rendu au Karabagh accompagné de Raffi Hamparian, le president de l’ Armenian National Committee of America (ANCA), base à Washington. Dans un communiqué, l’ANCA a précisé que D.Valadao retrouverait 5 autres législateurs américains le jeudi 21 septembre à Erevan à l’occasion des cérémonies officielles marquant le 26e anniversaire de l’indépendance de l’Arménie.
posté le 19 septembre 2017 par Gari/armenews


HAUT-KARABAGH
Libération de Lapshin : il encourage les Arméniens à continuer de se battre

Le blogueur russo-israélien, qui a été emprisonné à Bakou car il s’était rendu au Haut-Karabagh, a appelé vendredi les Arméniens à continuer à se battre pour préserver leur contrôle du Haut-Karabagh.

Aleksandr Lapshin a également fortement nié les affirmations des autorités azerbaïdjanaises selon lesquelles il a tenté de se suicider la veille de l’annonce d’une grâce du président Ilham Aliev. Il a expliqué qu’en fait, il avait été brutalement agressé dans sa cellule de prison.

Lapshin, de nationalités israélienne, russe et ukrainienne, a quitté Bakou pour rejoindre Tel-Aviv jeudi, neuf mois après avoir été arrêté en Biélorussie sur un mandat d’arrêt azerbaïdjanais. Il a été extradé en Azerbaïdjan en février.

Un tribunal azerbaïdjanais a condamné à 3 ans d’emprisonnement l’homme de 41 ans en juillet. Il a déclaré qu’il a franchi illégalement les frontières internationalement reconnues de l’Azerbaïdjan lorsqu’il a visité le Karabagh via l’Arménie en 2011 et 2012. Lapshin avait rendu compte de ces voyages sur son blog en langue russe.

En annonçant la décision d’Aliev de gracier le blogueur, les autorités de Bakou ont affirmé qu’il recevait une assistance médicale après avoir tenté de se suicider.

“Je nie catégoriquement le mensonge officiel de l’Azerbaïdjan au sujet de ma tentative de suicide dans une prison de Bakou“, a écrit Lapshin sur son blog. Il a affirmé qu’en réalité, il a été battu par deux hommes inconnus, le laissant inconscient.

Lapshin a ajouté qu’il a retrouvé la conscience dans un hôpital de Bakou. Il a qualifié cette agression de tentative de meurtre.

Dans un autre message publié sur Facebook, le blogueur a fait part de ses observation sur le conflit du Karabagh.

“J’ai honte d’admettre que, avant de me retrouver dans la prison azerbaïdjanaise, je croyais sincèrement que le conflit du Karabagh devait être résolu sur la base du respect des frontières nationales de l’Azerbaïdjan“, a-t-il écrit. “Quel idiot j’étais ! Déjà en 1988, l’Azerbaïdjan a commencé une campagne de terreur contre les Arméniens dans la ville azerbaïdjanaise de Sumgait, de Bakou et au Karabakh “.

“Arméniens, tenez-bon !“, a-t-il poursuivi. “Ces gens veulent vous voir morts. Et si vous perdez le Karabagh à la suite de négociations ou d’un affaiblissement de la position de l’Arménie, sachez qu’ils viendront vous abattre. Tout comme les Turcs l’ont fait il y a 100 ans. “

Des années avant son arrestation, Lapshin a été placé sur la liste noire officielle de l’Azerbaïdjan qui contient des centaines d’étrangers non-Arméniens qui se sont rendus au Karabagh sans l’autorisation de Bakou. Néanmoins, il a pu se rendre en Azerbaïdjan en juin 2016 et publier une série d’articles détaillés sur ses impressions mitigées sur le pays riche en pétrole. En particulier, Lapshin a suggéré que les autorités azerbaïdjanaises ont gaspillé leurs revenus pétroliers massifs.

posté le 18 septembre 2017 par Claire/armenews