Nouvelles d'Arménie
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Justice


PROCÈS DE VAHAN SHIRKANIAN
L’ancien ministre rejette l’accusation de complot contre Serge Sarkissian

Un ancien homme politique arménien arrêté à la fin de 2015 rejette fermement l’accusation d’avoir fomenté un complot visant à assassiner le président Serge Sarkisian et à prendre le pouvoir avec des membres d’un groupe de militants clandestins, a déclaré son avocat lundi. Vahan Shirkhanian, ancien vice-ministre de la Défense, est l’une des 20 personnes jugées sous cette accusation depuis décembre dernier. La plupart d’entre elles ont été arrêtées en novembre 2015 à la suite d’ un raid sur leur cachette à Erevan. Les forces de sécurité arméniennes y avaient trouvé de grandes quantités d’armes et d’explosifs.

Plus de deux dizaines d’autres personnes, parmi lesquelles Shirkhanian, ont été arrêtées dans les semaines suivantes. Certaines d’entre elles ont ensuite été remises en liberté provisoire.

Le groupe arrêté était apparemment dirigé par Artur Vartanian, un homme obscur de 35 ans qui aurait vécu en Espagne jusqu’à son retour en Arménie en avril 2015.

Le Service de sécurité nationale de l’Arménie (NSS) affirme que les membres de base du groupe de Vartanian appelé Hayots Vahan Gund (régiment du bouclier arménien) ont subi une formation militaire secrète dans un village arménien en août-septembre 2015. Il affirme que Vartanian et ses associés ont élaboré des plans détaillés pour l’occupation de l’administration présidentielle, du gouvernement, du parlement, de la Cour constitutionnelle et des édifices de télévision de l’État à Erevan.

Selon l’acte d’accusation, Shirkhanian a accepté de participer à l’intrigue présumée et a suggéré que le groupe armé assassine le président Sarkisian, au lieu de se concentrer sur l’occupation des bâtiments clés de l’État. Le jeune homme de 70 ans nie ces accusations qui obéiraient selon à des motivations politiques, selon son avocat, Hayk Alumian. Alumian a déclaré que l’affaire pénale contre Shirkhanian est basée sur ce qu’il considère comme des écoutes illégales de conversations de son client avec Vartanian. « Leur contenu est équivoque et peut être interprété de différentes façons », a-t-il déclaré au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am). « M. Shirkhanian déclare qu’il n’avait pas de conversation de ce genre. Je n’exclus pas que l’enregistrement ait été truqué. »

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Arthur Vartanian

L’avocat a également insisté sur le fait que les rencontres et les conversations politiques de Shirkhanian avec le chef présumé du groupe ne sauraient être interprétées comme une conspiration anti-gouvernementale. « Shirkhanian n’a jamais pris Artur Vartanian et ses déclarations au sérieux », a-t-il déclaré.

Vartanian rejette également les accusations de coup d’Etat. Son avocat, Levon Baghdasarian, n’a pas nié l’année dernière que Vartanian a mis en place un groupe clandestin et a acquis des armes à feu et des explosifs pour cela. Mais Baghdasarian a insisté sur le fait que son client n’a jamais eu l’intention d’occuper les bâtiments du gouvernement à Erevan. Shirkhanian était un membre éminent du premier gouvernement d’Arménie qui est arrivé au pouvoir en 1990. Il a été ministre adjoint de la Défense avant d’être nommé en juin 1999 premier ministre adjoint au cabinet du Premier ministre Vazgen Sarkisian.

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Photo saisie du groupe clandestin

Shirkhanian est devenu particulièrement influent à la suite de l’attaque armée d’octobre 1999 contre le parlement arménien qui a avait provoqué la mort de Vazgen Sarkisian, Karen Demirchian et six autres députés. Il faisait partie des dirigeants qui soupçonnaient alors le président Robert Kocharian d’avoir commandité ces meurtres et a tenté sans succès d’obtenir sa mise en examen. La victoire de Kocharian dans la lutte pour le pouvoir a entraîné la démission de Shirkhanian en mai 2000.

Shirkhanian a soutenu, en tant que membre de la direction d’un petit parti d’opposition, l’initiative de l’ancien président Levon Ter-Petrosian de reprendre le pouvoir lors de l’élection présidentielle de 2008. Il s’est séparé de ce parti en 2010.

posté le 25 juillet 2017 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Justice 


JUSTICE
Nouvelles turbulences lors du procès des tireurs de la prise d’otage d’Erevan

Le procès des membres clés d’un groupe d’opposition armé qui ont pris en otage un poste de police à Erevan l’année dernière est resté paralysé mercredi à cause de querelles entre le président et les avocats de la défense.

Deux des avocats, Arayik Papikian et Mushegh Shushanian, n’ont pas été autorisés à assister à la dernière audience de la Cour pour avoir refusé de laisser les huissiers de justice vérifier le contenu de leurs sacs pour des raisons de sécurité. Les deux avocats, ainsi que leurs collègues estiment que cela représente une fouille interdite par la loi arménienne.

Le juge, Arthur Gabrielian, a sanctionné Papikian et Shushanian et a annoncé qu’il demanderait également à la Chambre des Avocats Arméniens de prendre des mesures disciplinaires pour outrage à la cour. Trois autres avocats sont sortis de la salle d’audience en signe de protestation, conduisant Gabrielian à mettre fin à l’audience.

Le juge s’est régulièrement opposé à Papikian et Shushanian, ainsi qu’à d’autres avocats de la défense pour des raisons similaires depuis le début du procès. Il a également empêché la plupart des 14 accusés d’accéder à la salle d’audience en raison de leur refus de se lever par signe de respect pour le tribunal. Les avocats affirment que les autorités ont délibérément provoqué ces turbulences afin de continuer le procès en l’absence des accusés et de leurs défendeurs.

Papikian et Shushanian sont déjà confrontés à des procédures disciplinaires lancées par la Chambre des Avocats, justifiées en partie par les propos de Shushanian, qui a décrit la police arménienne tel un « groupe armé » prêt à exécuter « tout ordre criminel ».

Les accusations à l’encontre d’officiers de police qui auraient passé à tabac un des tireurs de la prise d’otage après l’audience du 28 juin a aggravé les tensions. Le Service Spécial d’Enquête Arménien s’est engagé à enquêter sur l’incident, condamné par des groupes locaux et internationaux de défense des droits de l’homme.

posté le 20 juillet 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
Les avocats de Jirayr Sefilian risquent des mesures disciplinaires

L’Association du Barreau National Arménien envisage de prendre des mesures disciplinaires contre deux avocats, accusés par les forces de l’ordre de faute professionnelle dans le cadre des procès en cours du chef de l’opposition radicale, Zhirayr Sefilian et de ses partisans.

Les avocats, Mushegh Shushanian et Arayik Papikian, représentent Sefilian et certains membres du mouvement Parlement Fondateur, qui ont pris un poste de police en otage à Erevan l’année dernière.

La Chambre des Avocats a lancé des procédures disciplinaires contre Shushanian et Papikian à la demande respective de la police et d’un procureur général. Elle décidera si les deux hommes ont violé les lois arméniennes régissant le travail des avocats.

Dans une lettre adressée à la chambre, le chef de la police arménienne, Vladimir Gasparian, a affirmé que Shushanian a récemment tenu des commentaires insultants à propos de la police, qui pourraient selon lui, « nuire à la confiance du public dans l’ensemble des forces de l’ordre ». En particulier, Gasparian a cité un entretien dans lequel Shushanian a décrit la police comme un « groupe armé » prêt à exécuter « tout ordre criminel ».

Shushanian n’est pas revenu sur ses déclarations et a accusé les autorités de chercher à le museler. « C’est une atteinte à ma liberté d’expression, qui vise à inhiber la performance de mes fonctions professionnelles », a-t-il déclaré. « Ils essaient de faire taire les avocats, afin que les avocats ne fassent pas de déclarations ou d’évaluations ».

La plainte du procureur contre le second avocat, Papikian, concerne une publication Facebook du 29 juin, qui accuse des policiers d’avoir torturé l’un des hommes armés du Parlement Fondateur dans le sous-sol d’un tribunal d’Erevan.

« La riposte sera juste et très douloureuse pour le régime », annonçait la publication Facebook. Elle accusait également la police arménienne de servir un « régime qui a usurpé le pouvoir du peuple ».

Papikian n’a pas exprimé de remords à propos de ses déclarations. Il a ajouté que les mesures disciplinaires demandées par les autorités font partie de graves violations de la procédure des deux procès.

posté le 19 juillet 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
Un responsable arménien répond aux défenseurs des Droits de l’Homme américain

Le vice-ministre de la Justice, Suren Krmoyan, a rejeté mardi les inquiétudes exprimées par un groupe de défense des Droits de l’Homme de New York sur les prétendus mauvais traitements infligés à quatre membres d’un groupe d’opposition arménien lors de leur procès.

Les accusés ont affirmé avoir été battus par des policiers immédiatement après une audience judiciaire tendue le 28 juin lors du procès de 18 opposants radicaux qui ont pris en otage un poste de police à Yerevan l’année dernière. La police arménienne a nié ces allégations. Néanmoins, un autre organisme d’application de la loi, le Service d’Investigation Special (SIS), a déclaré la semaine dernière qu’il mènerait une enquête.

Dans un communiqué, Human Rights Watch (l’Observatoire des Droits de l’Homme) a déclaré que les autorités arméniennes devraient « enquêter rapidement et minutieusement afin de traduire les responsables devant la justice ». « Aucune forme de colère contre les crimes dont ces hommes sont accusés, ou de tension au procès, ne peut justifier l’abus physique des défendeurs », a-t-il déclaré.

« Nous sommes reconnaissants à tous nos partenaires internationaux pour avoir abordé ces problèmes et proposé des solutions », a déclaré Krmoyan en réponse à la déclaration. « Mais ce n’est pas aux structures internationales de déterminer la culpabilité des individus, la survenance d’un incident ou le mode de responsabilité ».

Krmoyan a également rejeté les préoccupations de Human Rights Watch selon lesquelles les policiers impliqués dans les mauvais traitements allégués sont toujours en service dans la salle d’audience. « Les organismes d’application de la loi ont déclaré à maintes reprises qu’une affaire criminelle a été ouverte et une enquête est en cours », a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse. « N’oublions pas la présomption d’innocence ».

« Il est trop tôt pour affirmer qu’un individu en particulier est coupable et ne doit pas s’acquitter de ses fonctions », a ajouté le responsable.

posté le 12 juillet 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
Sanctions à l’encontre d’accusés et d’avocats lors d’un procès médiatisé

Le procès de Zhirayr Sefilian, une figure d’opposition radicale, et de six autres hommes accusés d’avoir comploté une révolte armée contre le gouvernement arménien a continué mardi en l’absence de la plupart des défendeurs et de leurs avocats.

Sefilian, qui dirige le mouvement d’opposition du Parlement Fondateur, a été arrêté en juin 2016 pour avoir formé un groupe armé afin de saisir des bâtiments gouvernementaux à Erevan. Il nie les accusations et les considère politiquement motivées.

À ce jour, les diverses audiences du tribunal ont été marquées par des échanges verbaux tendus entre les défendeurs ainsi que leurs avocats et la juge présidente, Tatevik Grigorian.

Lors de l’audience précédente, qui a eu lieu la semaine dernière, Grigorian a ordonné l’expulsion de la salle d’audience de Sefilian et de trois autres accusés pour outrage au tribunal. Leurs avocats sont sortis de la salle d’audience en signe de protestation.

Grigorian leur a annoncé mardi que les avocats seraient disqualifiés du procès en raison de leur absence aux trois dernières sessions. Elle a déclaré qu’ils devront donc s’entourrer de nouveaux avocats ou être représentés par des avocats commis d’office.

« Je n’abandonnerais pas mes avocats », a répondu Sefilian. « Gardez vos avocats pour vous-même », a-t-il ajouté avant d’être escorté par les agents de sécurité.

« Le tribunal n’a pas le droit de nommer mon avocat », a déclaré Gevorg Safarian, un autre membre du Parlement Fondateur. « Je n’autoriserai aucun autre avocat à agir en mon nom ». 

La juge de 30 ans a décidé que Sefilian et un autre défendeur, Nerses Poghosian, seront représentés par de nouveaux avocats, choisis par leurs soins. Les deux autres accusés, a-t-elle annoncé, obtiendront des défendeurs publics contre leur volonté.

Par la suite, deux avocats sont sortis de la salle d’audience après avoir amèrement discuté avec la juge. « Ils veulent nous faire taire et nous empêcher de dénoncer les abus commis dans la salle d’audience », a déclaré Ara Papikian.

L’arrestation de Sefilian est arrivée moins d’un mois avant que trois douzaines d’hommes armés, affiliés au Parlement Fondateur, prennent contrôle d’un poste de police à Erevan. Les hommes armés ont exigé que le président Serge Sarkissian libère leur chef et démissionne. Ils se sont rendus aux forces de l’ordre après une prise d’otage de deux semaines qui a fait trois victimes du côté des policiers.

posté le 5 juillet 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
Détenus de l’opposition passés à tabac durant leur procès

Cinq détenus de l’opposition armée arménienne ont affirmé avoir été brutalement battus par la police mercredi, immédiatement après la dernière audience judiciaire de leur procès en cours à Erevan.

Le président de la cour avait demandé aux forces de l’ordre de procéder au transfert de trois d’entre eux - Areg Kyureghian, Mkhitar Avetisian et Smbat Barseghian - à l’occasion d’une interruption d’audience. Ces détenus, ainsi que deux autres accusés - Arayik Khandoyan et Gagik Yeghiazarian - se sont ensuite plaints à leurs avocats d’avoir été battus dans le sous-sol du bâtiment de la cour avant d’être transportés dans leurs prisons.

Les avocats ont adressé jeudi un « rapport criminel » au Bureau du Procureur général, demandant le lancement immédiat d’une enquête. Certains d’entre eux ont visité leurs clients à la prison de Nubarashen le matin.

« Arayik Khandoyan a été vraiment soumis à de la violence et a été torturé de la manière la plus brutale », a déclaré l’avocat de Khandoyan, Arayik Papikian, à des journalistes en dehors du complexe pénitentiaire. Papikian a affirmé que son client a été battu par les policiers après avoir protesté contre les mauvais traitements infligés à Kyureghian et Avetisian.

« Je ne doute pas qu’il souffre au moins d’une commotion cérébrale, son état est très mauvais. Il a été particulièrement frappé à la tête et dans les reins. Ses pieds ont également été blessés », a déclaré M. Papikian, ajoutant que Khandoyan n’a toujours pas reçu de soins médicaux adéquats.

Papikian et d’autres avocats ont également déclaré que l’administration pénitentiaire de Nubarashen a inspecté les hommes et a recensé leurs blessures. Ils ont exigé une copie du rapport médical établi selon eux par l’administration.

Les représentants du bureau du médiateur des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, ont visité jeudi Khandoyan, Avetisian et Yeghiazarian et confirmé l’existence de leurs diverses blessures. Dans une déclaration écrite, le bureau a demandé une enquête immédiate sur les « éléments apparents d’un crime » commis contre les suspects.

À la fin de l’après-midi, ni les procureurs ni la division du ministère de la Justice qui gère les prisons d’Arménie n’ont précisé si les allégations de torture feront l’objet d’une enquête formelle. La police arménienne, pour sa part, a déclaré qu’elle n’était pas en mesure d’enquêter sur de tels incidents.

Ce procès de haut niveau fait suite à l’attaque de juillet 2016 contre la caserne de police du district Erebuni d’Erevan qui avait été lancée par des membres armés du Parlement fondateur, un groupe d’opposition radical. Les hommes armés avaient exigé la démission du président Serzh Sarkisian. Ils avaient déposé leurs armes après un conflit de deux semaines avec les forces de sécurité qui s’était soldé par la mort de trois d’entre elles.

Plus de 60 personnes sont poursuivies dans le cadre de l’affaire d’Erebuni. Le procès des 14 principaux membres du groupe armé a débuté le 8 juin.

posté le 30 juin 2017 par Ara/armenews

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JUSTICE
Nouvelle condamnation suite aux émeutes d’Érevan

Un militant de l’opposition arménienne a été condamné à trois ans et demi de prison mardi pour son rôle présumé dans les affrontements de l’an dernier entre la police anti-émeute et les partisans des hommes armés qui ont occupé un poste de police à Erevan.

Un tribunal de district de la capitale arménienne a jugé Ararat Khandoyan coupable d’avoir agressé des policiers, ignorant ses protestations d’innocence. L’avocat de Khandoyan considère cette décision injuste et de politiquement motivée.

Des centaines de sympathisants radicaux de l’opposition se sont battus contre la police près du commissariat assiégé dans le district sud d’Erebuni à Erevan en juillet 2016. La foule en colère a tenté de traverser un cordon de police, de frapper les forces de l’ordre et de leur jeter des pierres. Les policiers ont repoussé et dispersé la foule, en utilisant des boucliers, des matraques et des grenades d’étourdissement.

La police a déclaré que 46 policiers ont été blessés lors les affrontements qui ont éclaté trois jours après la prise du commissariat par les membres armés du mouvement d’opposition Parlement Fondateur. Parmi les hommes armés qui ont réclamé la démission du président Serge Sarkissian et la libération de leur chef incarcéré, Zhirayr Sefilian, se trouvait le frère de Khandoyan, Arayik.

La police a arrêté des douzaines de personnes, certains d’entre eux ont ensuite été poursuivis pour avoir participé à des « troubles de masse » et agressé des policiers. Deux d’entre eux ont été condamnés à trois ans de prison en décembre.

Dans son discours final prononcé peu de temps avant l’annonce du verdict de culpabilité, Khandoyan a insisté sur le fait qu’il n’avait pas frappé d’agents des forces de l’ordre ou appelé à la violence et devait donc être acquitté. Il a également rejeté une vidéo de la police comme preuve de sa participation à la manifestation de juillet 2016, affirmant qu’elle ne prouve pas les accusations portées contre lui.

Khandoyan a également déclaré que le juge président, Mnatsakan Martirosian, est « incapable d’administrer la justice ». « L’Arménie est gouvernée par un système d’oligarchisme criminel et il n’y aura pas de justice en Arménie », a-t-il annoncé.

L’avocat de Khandoyan, Ara Gharagyozian, a critiqué la décision qui a suivi, affirmant que le juge a été partial contre son client tout au long du procès. Il a déclaré qu’ils allaient donc faire appel devant un tribunal supérieur.

posté le 28 juin 2017 par Claire/armenews


FRANCE
Quatre décisions judiciaires en un an

La Cour d’Appel de Versailles a confirmé ce jeudi l’ordonnance de non-lieu prononcée l’année dernière par un juge d’instruction parisien dans une affaire de violences volontaires à l’Assemblée nationale.

Le 26 février 2013, une réunion avait été organisée salle Colbert de l’Assemblée par le BFCA (Bureau français de la Cause arménienne) et René Rouquet, Député du Val-de-Marne et Président du Groupe d’Amitié France-Arménie. Elle avait pour objet la commémoration du 25ème anniversaire des pogroms de Soumgaït. François Rochebloine, député de la Loire, participait à cette rencontre, comme d’autres collègues parlementaires et une assemblée de personnes présentes sur invitation et inscrite sur une liste déposée à l’accueil de l’Assemblée nationale. Au terme de la réunion, l’assistance fut invitée à observer une minute de silence. Deux personnes étaient restées assises. Elles furent immédiatement remarquées par l’assistance et priées de se lever. Elles refusèrent et une altercation s’en suivit. La gendarmerie fut dépêchée et des plaintes furent déposées de part et d’autres.

Il apparaissait, au cours de l’enquête, que ces deux personnes étaient Mirvari Fataliyeva, Présidente de la Maison de l’Azerbaïdjan en France, et un homme de corpulence qui l’accompagnait. Leurs noms ne figuraient pas sur la liste dactylographiée remise à l’accueil et avaient été rajoutés de manière manuscrite. Mirvari Fataliyeva portait plainte pour violences le 27 février 2013 sans pouvoir identifier d’agresseur allégué. Une semaine plus tard, le 4 mars 2013, elle déposait une nouvelle plainte, cette fois-ci en visant nommément François Rochebloine. Elle prétendait alors que le député lui aurait « tirer les cheveux ».

Dans une plainte déposée contre Mirvari Fataliyeva pour dénonciation calomnieuse, l’avocat de François Rochebloine, Maître Sévag Torossian, avait expliqué au Procureur de Paris que « l’accusation insidieuse (« tirer les cheveux ») auraient été risible s’il ne s’était agi d’une intolérable tentative de politisation consistant à mettre en cause, de manière parfaitement mensongère et calomnieuse, un élu de la République ». L’enquête est toujours en cours et pourrait être mise à jour avec la décision de jeudi.

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Maître Sevag Torossian

L’arrêt du 22 juin 2017 vient de clore une année chargée. Quatre décisions judiciaires ont été rendues dans deux affaires en apparence sans lien. Parallèlement à l’ordonnance du juge d’instruction parisien du 29 juin 2016, confirmée par l’arrêt du 22 juin 2017, un juge d’instruction de Nanterre avait également prononcé un non-lieu, suite à une déclaration du député de la Loire publiée sur le site d’armenews selon laquelle l’Azerbaïdjan se comportait « comme un Etat terroriste ». Le 9 février 2017, le juge d’instruction de Nanterre avait déclaré irrecevable la plainte de l’Etat étranger. Le 16 mai 2017, la Cour d’appel de Versailles avait confirmé cette décision.

Tout en saluant la lucidité de « tous les magistrats français qui ont eu à connaître de ces dossiers », Sévag Torossian évoque une « véritable stratégie judiciaire des milieux avertis, en France et ailleurs » qui n’est néanmoins qu’une « phase de test ». Le 5 septembre prochain, ce sont des journalistes de France 2 qui seront jugés devant le Tribunal correctionnel de Nanterre, dans une affaire de diffamation jumelle, aucune nullité de procédure n’ayant été soulevée pendant l’information judiciaire. Dans un communiqué de presse, l’avocat de l’Etat caucasien s’était en effet ému que Cash investigations présente « la République d’Azerbaïdjan comme une dictature avec un despote » et avait déposé plainte à la même époque.

Paul Nazarian

posté le 23 juin 2017 par Ara/armenews


JUSTICE
Les charges contre Samvel Babayan revues à la baisse

Les autorités chargées de l’application de la loi ont un peu réduit les accusations criminelles portées contre Samvel Babayan, un général de l’armée à la retraite proche d’une alliance d’opposition.

L’avocat de Babayan, Avetis Kalashian, a révélé hier qu’il n’était plus accusé d’avoir transbordé des armes en Arménie. Il ne doit que faire face à des accusations de « circulation » illégale et de blanchiment d’argent, a précisé Kalashian.

Babayan risque jusqu’à 11 ans de prison s’il est reconnu coupable des accusations révisées. L’affaire pénale initiale pouvait l’entraîner derrière les barreaux pendant 13 ans.

Babayan a été arrêté le 21 mars, après que le Service de sécurité nationale (SSN) ait prétendu avoir confisqué un système de roquette sol-air fabriqué en Russie. Le SSN a allégué par la suite que le général, le plus important commandant militaire du Nagorno-Karabakh de 1993 à 1993, a payé deux autres hommes pour faire passer en contrebande les systèmes Igla de la Géorgie.

L’arrestation a eu lieu deux semaines avant les élections législatives. Babayan était officieusement affilié à l’alliance de l’opposition ORO dirigée par l’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, et deux autres politiciens de l’opposition. ORO a condamné l’affaire criminelle comme ayant une motivation politique.

Kalashian a déclaré que son client continue de claler son innocence. L’avocat a également déclaré que l’enquête criminelle est bouclés, ce qui signifie que Babayan sera prochainement jugé.

Le seul autre suspect arrêté dans l’affaire est Sanasar Gabrielian, un ami de longue date de Babayan qui a également participé activement à la guerre du Karabagh. Il est également accusé de possession d’armes illégales, une charge en partie qu’il avoue en partie.

“Il voulait acquérir des armes pour l’armée par des moyens légaux“, a déclaré Karapet Aghajanian, l’avocat de Gabrielian. Il a ajouté que le seul fait illicite de son client était de « s’occuper d’autres personnes qui ne respectaient pas ses espoirs ».

Plus tard en mars, la police en Géorgie a arrêté un citoyen arménien recherché par les autorités chargées de l’application de la loi à Erevan dans le cadre du même cas de contrebande. Il est apparu hier que l’homme identifié comme Robert A. n’a pas encore été extradé vers l’Arménie. Le Bureau du Procureur général a affirmé que les autorités géorgiennes n’ont toujours pas répondu à une demande d’extradition arménienne.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews

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