Nouvelles d'Arménie
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Nalbandian


SECURITE
L’Arménie blâme de nouveau l’Azerbaïdjan pour l’impasse au Karabagh

L’Azerbaïdjan n’accepte pas les propositions de paix faites par les États-Unis, la Russie et la France, malgré les appels à des négociations « substantielles » pour une résolution du conflit du Haut-Karabagh, a insisté hier le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian.

“L’Azerbaïdjan continue de tromper la communauté internationale en assurant être prête à des négociations substantielles“, a-t-il affirmé après des pourparlers à Erevan avec son homologue bosniaque Igor Crnadak.

Nalbandian a mis au défi Bakou de “prouver“ son engagement pour un règlement pacifique en acceptant les principes reconnus internationalement du non-usage de la force, de l’autodétermination des peuples et de l’intégrité territoriale des États.

Les trois principes sont au cœur d’un accord de paix à plusieurs reprises modifié par les coprésidents américain, russe et français du Groupe Minsk de l’OSCE au cours de la dernière décennie. L’accord proposé prévoit le retrait arménien de pratiquement l’ensemble des sept districts autour du Karabagh. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh déterminerait son statut lors d’un référendum.

“L’Arménie est d’accord avec les coprésidents du Groupe de Minsk“, a affirmé Nalbandian. “En ce qui concerne l’Azerbaïdjan, il rejette ces principes et même refuse de signer des documents internationaux qui se réfèrent simplement à ces principes“.

“L’Azerbaïdjan devrait avant tout affirmer son engagement envers les trois principes proposés par les coprésidents“, a-t-il poursuivi lors d’une conférence de presse.

Le gouvernement azerbaïdjanais condamne régulièrement les Arméniens pour l’impasse persistante dans le processus de négociation, assurant qu’ils évitent les entretiens afin de cimenter le statu quo.

Bakou se montre réticent à mettre en place des accords de confiance qui ont été conclus par les présidents arménien et azerbaïdjanais à Vienne et à Saint-Pétersbourg l’année dernière.

Les deux dirigeants ont expressément accepté de permettre à l’OSCE de déployer davantage d’observateurs sur le terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations du cessez-le-feu qui s’y produisent. Erevan insiste sur le fait que ces garanties sont essentielles pour progresser.

“L’Azerbaïdjan devrait mettre en place les accords conslus à Vienne et Saint-Pétersbourg, plutôt que de s’y opposer“, a déclaré Nalbandian.

Nalbandian et le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, Elmar Mammadyarov, se retrouveront fin septembre en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Les médiateurs américain, russe et français espèrent préparer le terrain pour un sommet arménien-azerbaïdjanais plus tard cette année.

posté le 31 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE/AZERBAIDJAN
Nouvelle rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères en septembre

Le ministre des Affaires étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a confirmé hier qu’il poursuivra ses discussions sur le conflit du Haut-Karabagh lors d’une rencontre avec son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov à New York le mois prochain.

Il a précisé que la réunion se déroulerait “au cours de la deuxième quinzaine de septembre“ et mettrait l’accent sur “la création des conditions nécessaires pour faire avancer le processus de négociation“.

Nalbandian et Mammadyarov se sont rencontrés à Bruxelles le 11 juillet en présence des coprésidents américain, russe et français du groupe de Minsk de l’OSCE. Les médiateurs ont continué à faire pression pour que se rencontrent les présidents arménien et azerbaïdjanais. Dans une déclaration conjointe, ils ont expliqué que les deux ministres ont convenu de se réunir à nouveau en septembre.

Selon Nalbandian, il n’y a toujours pas d’accord définitif sur la tenue d’un sommet entre les présidents des deux pays. “Il n’y a rien de concret sur la réunion entre les présidents“, a assuré le ministre aux journalistes.

Dans une interview télévisée diffusée le 16 juillet, le président Serge Sarkissian affirmait qu’un “accord préliminaire“ sur ses entretiens en face à face avec Ilham Aliev avait été atteint lors de la tournée des co-présidents dans la zone de conflit du Haut-Karabagh en juin. “Mes attentes de la réunion ne sont pas grandes, mais cette réunion pourrait avoir lieu cet automne“, a-t-il dit à la chaîne de télévision nationale arménienne.

Les deux présidents se sont rencontrés en mai et juin 2016, peu de temps après la Guerre des Quatre Jours. Ils ont convenu de permettre à l’OSCE de déployer plus d’observateurs de terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations de la trêve qui se produisent là-bas.

Le gouvernement azerbaïdjanais a depuis été réticent à mettre en œuvre ces mesures, mais a déclaré qu’ils allaient cimenter le statu quo en l’absence de progrès dans les pourparlers de paix. Les dirigeants arméniens insistent, entre-temps, sur la nécessité d’une mise en œuvre inconditionnelle des mesures de confiance approuvées par Aliev et Sarkissian.

Nalbandian a convenu hier qu’il ne s’attendait pas à ce que les médiateurs américain, russe et français proposent de nouvelles propositions de paix.

posté le 10 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Possibilité d’une nouvelle rencontre entre les ministres des affaires étrangères arménien et azéri

Le ministre des affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a déclaré vendredi qu’il pourrait rencontrer son homologue azéri, Elmar Mammadyarov, dans les prochaines semaines pour aborder des questions non résolues concernant le conflit du Haut-Karabagh.

« Une réunion des ministres des affaires étrangères pourrait avoir lieu prochainement », a-t-il précisé aux journalistes. « Peut-être en juillet ».

Les coprésidents américains, russes et français du groupe de Minsk de l’OSCE ont annoncé le 19 juin qu’ils ont l’intention de bientôt rencontrer Nalbandian et Mammadyarov pour discuter des « modalités des travaux à venir ». Ils ont souvent été présents aux entretiens entre les deux ministres.

Les trois médiateurs ont publié cette déclaration à la fin de leur dernière visite à Bakou, Erevan et Stepanakert. Ils ont annoncé que les présidents arménien et azéri avaient « exprimé leurs intentions de reprendre le dialogue politique afin de trouver une solution de compromis sur les points les plus controversés de l’accord ».

Il n’est pas certain que les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev soient prêts à se rencontrer dans un avenir proche. Les médiateurs ont insisté pour qu’une telle rencontre ait lieu dans l’espoir de relancer le processus de paix au Karabagh.

En mars, le coprésident américain du groupe de Minsk, Richard Hoagland, a exprimé l’espoir que Nalbandian et Mammadyarov « prépareront le terrain » pour un sommet arménien-azéri. Les diplomates arméniens et azéris n’ont signalé aucun accord dans ce sens après leur dernière rencontre à Moscou en avril.

Lors de son entrevue avec les législateurs arméniens, Nalbandian a réitéré que tout accord de paix entre Bakou et Erevan devrait être approuvé par les dirigeants du Karabagh. Il a déclaré que les propositions de paix officielles des médiateurs précisent clairement que « les représentants du Haut-Karabagh doivent participer à la rédaction finale de l’accord de paix ». « Aucun accord ne peut être signé sans cela », a-t-il ajouté.

posté le 3 juillet 2017 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Nalbandian assure que, lors du Sommet de Moscou, aucun accord a été discuté

Le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a insisté hier sur le fait que lui et son homologue azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov, n’avaient pas discuté en détail des propositions de paix existantes avec les médiateurs internationaux sur la résolution du conflit du Haut-Karabagh lors de leur dernier rendez-vous en avril.

La réunion s’était tenue à Moscou en présidence du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Les trois hommes avaient été rejoints par les coprésidents américain, russe et français du Groupe Minsk de l’OSCE après un entretien tripartite.

“Les ministres des Affaires étrangères n’ont pas tenu de négociations sur aucun document à Moscou“, a révélé Nalbandian, allant ainsi à l’encontre des affirmations de Mammadyarov faites lundi. “Le seul texte qui a été discuté là-bas, c’est celui du communiqué de presse conjoint qui a été approuvé par les ministres en présence des coprésidents“.

“Il a ensuite été publié par les ministères des Affaires étrangères de la Russie et de l’Arménie, tandis que le ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan a publié sa propre version“, a-t-il rappelé lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères de l’Estonie, Sven Mikser.

La déclaration du 28 avril citée par Nalbandian soulignait que les participants aux négociations de Moscou “avaient noté la nécessité de respecter“ les accords de confiance qui ont été conclus par les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan l’année dernière. Les accords prévoient des mesures spécifiques pour renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit.

Le gouvernement azerbaïdjanais est réticent à l’idée de mettre en pratique ces garanties de trêve, assurant qu’elles pourraient cimenter le statu quo. La partie arménienne soutient que les progrès dans les négociations de paix substantielles dépendent de l’introduction de mécanismes pour prévenir de graves violations du cessez-le-feu.

Nalbandian a déclaré aux coprésidents du groupe de Minsk qu’ils devaient prendre des “actions concrètes“ pour forcer l’Azerbaïdjan à déstabiliser le conflit quand il les a rencontrés à Erevan samedi. Il a affirmé hier que les pouvoirs de médiation se rendent enfin compte de la nécessité de prendre des « mesures appropriées » contre Bakou.

posté le 14 juin 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Malgré la fermeture de son bureau à Erevan, l’OSCE veut encourager les réformes

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe continuera à promouvoir de vastes réformes en Arménie malgré la fermeture de son bureau à Erevan suite aux pressions de l’Azerbaïdjan, a assuré hier le Secrétaire général de l’OSCE, Lamberto Zannier.

“La fermeture du bureau ne signifie pas que nous allons arrêter notre coopération avec l’Arménie“, a expliqué Zannier lors d’une visite à Erevan. “Il existe de nombreuses questions importantes qui restent à l’ordre du jour“.

“Nous essaierons donc de trouver diverses façons de travailler ensemble et de veiller à ce que la fermeture du bureau ne signifie pas qu’un seul chapitre de notre coopération a été fermé, mais que d’autres pistes de travail commun ont été ouvertes“, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian.

Depuis son ouverture en 2000, le bureau de l’OSCE a mis en œuvre des projets portant notamment sur les droits de l’homme, les réformes fiscales et policières, l’égalité entre les sexes et la liberté de la presse. L’Azerbaïdjan a opposé son veto l’année dernière à une nouvelle extension de son mandat, en s’opposant à une action humanitaire de déminage parrainée par celui-ci en Arménie. Il a affirmé que le programme pourrait “renforcer“ l’armée arménienne dans le conflit du Haut-Karabagh.

L’Arménie a à plusieurs reprises dit que Bakou est simplement désireux de forcer la fermeture du bureau d’Erevan après la fermeture d’un bureau similaire de l’OSCE à Bakou en 2015 à cause du non-respect des droits de l’homme.

Les décisions de l’OSCE concernant l’ouverture de ces missions et l’extension de leurs activités doivent être approuvées à l’unanimité par les 57 États membres de l’organisation.

La question semble avoir dominé les rencontres séparées de Zannier avec Nalbandian et le président Serge Sarkissian. Le secrétaire général de l’OSCE a décrit les pourparlers comme « utiles » dans une déclaration écrite publiée plus tard dans la journée. “J’aimerais voir les réalisations du Bureau conservées autant que possible“, a-t-il ajouté.

posté le 31 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Un nouveau sommet arméno-azéri semble improbable pour l’instant

Une nouvelle rencontre entre les présidents arménien et azerbaïdjanais n’est pas à l’ordre du jour, en dépit des efforts des médiateurs internationaux pour relancer le processus de paix du Haut-Karabagh, a déploré hier le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian.

“L’Arménie n’a jamais contesté les réunions au niveau des ministres ou des présidents étrangers“, a-t-il déclaré. “Si les conditions sont réunies, de telles rencontres sont possibles. Mais ce genre de réunions, en particulier au niveau supérieur, présidentiel, doivent être bien préparées. Les réunions ministérielles visent également à cela. “

“Pour le moment, nous ne pouvons parler que de l’éventualité d’une réunion au niveau ministériel“, a ajouté Nalbandian lors d’une conférence de presse conjointe avec Lamberto Zannier, secrétaire général invité de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev se sont rencontrés à Saint-Pétersbourg en juillet dernier pour des entretiens organisés par leur homologue russe Vladimir Poutine. Le processus de paix du Karabagh est resté bloqué depuis lors.

Richard Hoagland, coprésident américain du groupe Minsk de l’OSCE, a exprimé son espoir en mars que Nalbandian et le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Elmar Mammadyarov, “prépareront le terrain“ pour une nouvelle rencontre Aliev-Sarkissian. Les deux ministres se sont réunis à Moscou fin avril. La déclaration du ministère des Affaires étrangères de Russie qui a suivi n’a rien dit sur la possibilité d’un sommet arméno-azerbaïdjanais.

Nalbandian a également annoncé hier que Hoagland et les autres coprésidents du groupe Minsk de Russie et de France se rendront à Erevan et Stepanakert la semaine prochaine.

posté le 31 mai 2017 par Claire/armenews


RELATIONS UE/ARMENIE
Rencontre diplomatique entre Mogherini et Nalbandian à Bruxelles

L’Union européenne et l’Arménie ont réitéré leur attachement à des valeurs partagées et ont salué le travail actuel pour un nouvel accord qui sera signé plus tard cette année, lors d’une réunion entre leurs représentants diplomatiques hier à Bruxelles.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, après la 17ème réunion du Conseil de coopération Arménie-UE, Federica Mogherini (représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité) a déclaré que l’UE “attend avec impatience la position active et constructive de l’Arménie, en préparation du prochain sommet du partenariat oriental“ qui se tiendra à Bruxelles en novembre.

Le nouvel accord de partenariat global et renforcé entre l’UE et l’Arménie, dont les négociations ont été lancées à la fin de 2015, a été paraphé à Erevan en mars. Sa signature est attendue à ce sommet de Bruxelles.

“L’Union européenne est disposée à élargir et à approfondir la coopération avec l’Arménie. Nous sommes déjà le premier partenaire commercial du pays, le premier donateur international et le principal partisan des réformes. Nous sommes prêts à continuer de soutenir le processus de réforme de l’Arménie concernant diverses questions, y compris le développement économique, l’environnement des affaires, le système judiciaire, les droits de l’homme, la lutte contre la corruption - des questions très concrètes et pertinentes pour les citoyens arméniens“, a assuré Mogherini.

“Nous avons discuté aujourd’hui de nos valeurs partagées, y compris notre engagement envers la démocratie et les droits de l’homme, qui sous-tendent le nouvel accord et notre coopération future. Nous avons lancé des négociations en décembre 2015, nous deux ici à Bruxelles, et nous revenons aujourd’hui avec de bons résultats grâce au dur travail de nos équipes respectives, que j’aimerais également remercier pour tout ce que nous avons réussi à faire.“

Le responsable de l’UE a déclaré que la résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh a également été discutée lors de son entretien avec le représentant de l’Arménie. “L’Union européenne estime que le statu quo est insoutenable et que le conflit nécessite un règlement politique précoce conformément au droit international. L’Union européenne continue de soutenir pleinement les efforts de médiation et les propositions des Coprésidents du Groupe Minsk de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe].

“Nous avons également échangé sur des questions régionales : nous avons discuté de la situation autour du conflit en Syrie, ainsi que des problèmes régionaux plus larges. L’UE a également réitéré son engagement à soutenir la normalisation des relations entre l’Arménie et la Turquie et nos encouragements aux deux parties à s’engager dans ce processus sans conditions préalables “, a ajouté Mogherini.

Pour sa part, le ministre Nalbandian a déclaré que “l’Arménie demeure déterminée à atteindre les objectifs du Partenariat oriental et continue de contribuer lui-même aux efforts conjoints dans ce cadre multilatéral“.

En particulier, il a parlé des élections législatives du 2 avril en Arménie qui ont été marquées par la présence sans précédent d’observateurs internationaux “, ce qui a permis selon le ministre que les élections soient bien administrées, que les libertés fondamentales soient respectées et que les résultats reflètent la volonté de la population “. Il a également remercié l’Union européenne pour « une importante assistance financière et technique pour soutenir l’organisation d’un processus de vote gratuit et transparent ».

Nalbandian a confirmé que lors des discussions avec Mogherini, les parties ont abordé un certain nombre de grands problèmes régionaux et internationaux, notamment le Moyen-Orient, la Turquie, l’Iran, ainsi que le conflit du Haut-Karabagh.

“L’offensive militaire à grande échelle de l’Azerbaïdjan contre le Haut-Karabagh en avril 2016 a été l’escalade le plus dangereuse du conflit depuis 1994, date à laquelle un accord de cessez-le-feu a été signé entre l’Azerbaïdjan, le Haut-Karabagh et l’Arménie. L’agression azerbaïdjanaise a été accompagnée de violations flagrantes du droit international humanitaire dans une tentative apparente de terroriser les habitants du Haut-Karabagh“, a souligné le haut diplomate arménien lors de la conférence de presse.

“Deux sommets ont été convoqués après l’agression d’avril de l’Azerbaïdjan, où des accords ont été conclus pour créer des conditions appropriées pour l’avancement du processus de paix. Bakou refuse de mettre en œuvre ces accords, bien que leur importance ait été soulignée à de nombreuses reprises, notamment lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de Russie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan du 28 avril. En outre, Bakou poursuit les violations flagrantes des accords trilatéraux de cessez-le-feu en défiant les appels cohérents des pays coprésidents du Groupe de Minsk et de la communauté internationale.

“Dans ce contexte, nous apprécions fortement la position de principe de l’Union européenne sur le règlement exclusivement pacifique du conflit du Haut-Karabagh et son soutien continu aux activités de la coprésidence du groupe de Minsk“, a rappelé Nalbandian.

Ce dernier a conclu ses remarques en disant que “l’Arménie attend avec intérêt de poursuivre la coopération fructueuse avec l’UE“.

Mogherini et Nalbandian ont commencé la conférence de presse en exprimant leur ferme condamnation de l’acte terroriste au Royaume-Uni, où au moins 22 personnes ont été tuées et 59 blessées lors d’un attentat-suicide à la fin d’un concert à Manchester.

posté le 24 mai 2017 par Claire/armenews

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COOPERATION
Les 25 ans de l’établissement des relations diplomatiques arméno-américaines

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson et le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, ont échangé des lettres dans le cadre du 25e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre leur pays respectif.

Dans sa lettre adressée à Tillerson, Nalbandian assure que les États-Unis et l’Arménie ont eu “de nombreuses réalisations remarquables“ dans leur “relation amicale basée sur la confiance et le respect mutuels“. Le gouvernement arménien a l’intention de l’approfondir, écrit-il.

“Le ministre arménien des Affaires étrangères a souligné que les États-Unis étaient le premier pays qui a ouvert une ambassade à Erevan [en 1992] et s’est entretenu avec notre nouvel État indépendant, notamment par le biais de vastes programmes d’assistance qui se sont révélés particulièrement vitaux au cours des premières années de son indépendance“, peut-on lire dans le communiqué.

Nalbandian a déclaré que les États-Unis et l’Arménie ont également « coopéré de près » dans le cadre de diverses organisations internationales. Erevan attache également une “grande importance“ à la participation des États-Unis aux efforts internationaux visant à mettre fin au conflit du Haut-Karabagh, il a été ajouté.

Selon le communiqué, Tillerson a déclaré à son collègue arménien que Washington poursuivra ses contributions à la sécurité, à la démocratisation et au développement économique de l’Arménie. Il a également salué l’augmentation considérable des investissements américains dans l’économie arménienne ces dernières années.

L’ambassadeur des États-Unis à Erevan, Richard Mills, a parlé de « progrès considérables » dans les liens économiques arméno-américains en février. Il a souligné des investissements américains de plusieurs millions de dollars dans les secteurs énergétique et minier de l’Arménie.

Tillerson et Nalbandian ont discuté de l’ordre du jour bilatéral et du conflit du Karabagh lors de leur premier appel téléphonique début mars. Ils doivent encore se rencontrer en personne.

L’ambassade des États-Unis à Erevan a donné une évaluation largement positive de la conduite des élections parlementaires du 2 avril en Arménie. Dans une déclaration du 4 avril, elle a soutenu les conclusions préliminaires d’une équipe de suivi dirigée par l’OSCE, qui assure que le vote a été « bien administré » mais « contaminé par des informations crédibles sur l’achat de vote » et la pression sur les électeurs. Mais l’ambassade a également déclaré que l’équipement anti-fraude électronique installé dans les bureaux de vote arméniens a permis de prévenir des irrégularités plus graves.

Le gouvernement américain s’est joint à l’Union européenne pour financer l’achat de ce matériel plus tôt cette année.

posté le 4 mai 2017 par Claire/armenews


HAUT-KARABAGH
L’Arménie accuse l’Azerbaïdjan d’entraver le processus de paix

L’Arménie a accusé l’Azerbaïdjan d’entraver le processus de paix du Haut-Karabagh après que les ministres des Affaires étrangères des deux États se soient rencontrés vendredi à Moscou pour de nouvelles discussions organisées par leur homologue russe Sergey Lavrov.

Lavrov a proposé l’idée de cette réunion trilatérale dans le but de faire en sorte que les parties en conflit réduisent leurs divergences sur le plan de paix rédigé par la Russie, les États-Unis et la France.

Dans un communiqué publié suite à la réunion, le ministère russe des Affaires étrangères a expliqué que les participants “ont souligné la nécessité de respecter“ les accords de confiance conclus par les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan lors de leurs dernières réunions tenues à Vienne et à Saint-Pétersbourg l’année dernière.

“Les ministres ont convenu de poursuivre leurs contacts sur toutes les questions discutées“, peut-on lire dans le communiqué.

Il a ajouté qu’après leur session trilatérale, Lavrov, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov ont été rejoints par les diplomates américain, russe et français qui co-président le Groupe de Minsk de l’OSCE. Il n’a donné aucun détail sur l’échange qui a suivi et sur l’état d’avancement des affaires dans la région du Haut-Karabagh.

Le coprésident américain du Groupe Minsk, Richard Hoagland, a exprimé son espoir le mois dernier que Mammadyarov et Nalbandian allait “préparer le terrain“ pour une nouvelle réunion entre les présidents arménien et azerbaïdjanais. La déclaration russe ne dit rien sur la possibilité d’un tel sommet.

Le bureau de presse de Nalbandian a publié une déclaration pratiquement identique après la réunion, alors qu’un porte-parole du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a affirmé que les ministres des Affaires étrangères rendraient compte ultérieurement des résultats.

Dans des commentaires écrits séparés faits plus tard dans la journée, le porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères, Tigran Balayan, a condamné Bakou pour une nouvelle violation du cessez-le-feu au Karabagh qui a fait un mort du côté arménien vendredi matin.

“Bakou démontre de nouveau que le processus de négociation n’a pas d’importance“, a déploré Balayan à l’agence de presse officielle Armenpress. “Sinon, il n’aurait pas menacé le processus le jour-même de la réunion des ministres des Affaires étrangères, en violant violemment le cessez-le-feu“.

“En recourant à une telle provocation à un moment où tout le monde attend les résultats de la réunion de Moscou, Bakou précise qu’il ne se soucie pas de ces résultats“, a-t-il accusé.

posté le 1er mai 2017 par Claire/armenews

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