Nouvelles d'Arménie
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Stepanakert


EGLISE ARMENIENNE-ARTSAKH
Les croix et les cloches de l’église Sourp Asdvadzamor de Stepanakert (Artsakh) ont été installées à l’issue d’une cérémonie religieuse

Les travaux de construction de l’église Sourp Asdvadzamor (Sainte Mère de Dieu) de Stepanakert (Artsakh) arrivent à leur fin. Dimanche 25 juin lors d’une cérémonie religieuse les croix et les cloches de l’église ont été installées. La cérémonie s’est déroulée en présence de Mgr Barkév Martirosyan l’Archevêque de l’Artsakh en présence de Bako Sahakian le président de la République de l’Artsakh, d’Achot Ghoulyan le président du Parlement de l’Artsakh ainsi que des personnalités et de nombreux fidèles. La première pierre de cette église Sourp Asdvadzamor de Stepanakert fut posée le 19 juillet 2006 par le Catholicos Karékine II d’Etchmiadzine. Les travaux financés par de généreux donateurs ont durée 12 ans. Le 1er octobre l’église sera inaugurée lors d’une cérémonie.

Krikor Amirzayan

posté le 26 juin 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Artsakh  Religion  Stepanakert 


ARTSAKH
Un stade de France à Stepanakert
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L’amitié entre les peuples existe. Les Arméniens, on le sait, ont beaucoup d’amis en France et sont appréciés dans tous leurs milieux professionnels. C’est notre cas au sein de la fédération Procos du commerce spécialisé.

Il y a une quinzaine d’années, les gouverneurs du Fonds arménien réunis à Erevan décidaient d’accompagner la construction de la route dorsale du Karabagh par des projets de développement régional qui incluaient des équipements scolaires, des centres médicaux, l’approvisionnement en eau potable, le gaz etc.... Emmanuel de Labarre, directeur des études de la fédération Procos et moi-mème, son délégué général, avons commencé à sillonner les régions du Karabagh avec les économistes du bureau du Fonds. Chaque année, nous étudions une région du Karabagh afin de détecter les priorités d’équipements qui rentreraient ensuite dans le projet annuel du Phonéthon francais et du téléthon mondial. C’est à cette occasion qu’Emmanuel a découvert la région de Martuni à l’est du Karabagh avec ses magnifiques collines et ses vignes. C’est aussi au cours de ces années que nous avons commencé à étudier le potentiel de la région du Tavoush en Arménie, ce qui va nous permettre en 2008 d’élaborer le projet de développement agro-pastoral soutenu par le Conseil Départemental des Hauts de Seine. Ce dernier projet aura 10 ans cette année.

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L’école maternelle et le mini-stade de Guze Tchartar.

Dés les années 2004, au retour de nos missions, nous sensibilisions nos amis dirigeants des enseignes de notre fédération aux besoins de cette région pauvre de la planète, le Karabagh. L’élan de solidarité s’est très vite exprimé à travers les dizaines de dons des enseignes, plus nombreux chaque année, et dédiés à l’équipement des classes des écoles de villages. Le superbe travail de Michel Tancrez, notre représentant local, qui nous envoyait des photos des réalisations et des lettres de remerciement des directeurs des écoles, n’ont fait qu’accentuer la confiance des « enseignes et des amis de Procos » aux projets du Fonds. Emmanuel de Labarre, notre ami, notre collaborateur, doué sur le plan professionnel, est malheureusement décédé en 2009. Spontanément les dirigeants de Procos ont souhaité lui rendre hommage en lui dédiant un équipement, une école maternelle et un mini stade dans le village de Guze Tchartar, situé dans la région de Martuni qu’Emmanuel avait tant aimée et qui est aussi la région appréciée de Monte Melkonian. Jean Michel Grunberg, président de l’enseigne « La Grande Récré », et son adjoint Franck Mathais et des dizaines d’autres dirigeants d’enseignes, mais aussi des promoteurs amis, participent chaque année à la collecte du Phonéthon.

Ces collectes ont permis d’inaugurer l’école maternelle de Guze Tchartar en 2011, puis le mini stade de Football accolé en 2014 et ce 30 mai, le stade de handall en plein cœur de Stépanakert proche des écoles et universités et de leurs 3000 élèves. Ce stade aux normes internationales devrait permettre le développement de ce sport en Artsakh, nom officiel du Karabagh.

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Au premier rang : Michel Pazoumian, Gilles Hittinger-Roux, Narine Arapalian et Achot Ghoulian.

Les photos seront plus parlantes que tout texte. Nous avons été accueillis par le président de l’Assemblée nationale Achot Ghoulian, et la ministre de ’l’Education nationale, de la Culture et du Sport Narine Arapalian.

C’est mon ami avocat des enseignes Procos, Gilles Hittinger Roux, donateur, qui du fait de son 3ème voyage en Artsakh a coupé le ruban inaugural avec moi.

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Danses, chants, discours d’amitié et de reconnaissance se sont succédé. Le président de la République de l’Artsakh, Bako Sahakian, a souhaité honorer la Fédération Procos, les enseignes adhérentes et leurs amis, pour l’attachement qu’ils montrent depuis tant d’années à son pays, en remettant une médaille à Gilles Hittinger Roux.

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La ministre de l’Education nationale et des sports remet la médaille du président de la République du Karabagh à Gilles Hittinger Roux, représentant les donateurs de la Fédération Procos.

Le match inaugural a confronté une équipe française formée de jeunes de Marseille, Lyon et Paris, rassemblée par leur entraineur Patrick Otamian, à l équipe de Stepanakert.

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De grands moments émouvants comme on peut s’en douter. Comment ne pas remercier du fond du cœur tous ces dirigeants d’entreprises françaises qui depuis 15 ans, rendent hommage à l’énergie du peuple arménien et souhaitent participer à la reconstruction du pays par ces dons renouvelés chaque année, preuve de leur profonde humanité.

Michel Pazoumian (Vice-président du Fonds arménien de France, ex-Délégué Général de la Fédération Procos, président du cabinet Bérénice)

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posté le 19 juin 2018 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Deux députés américains en visite en Artsakh

Deux membres de la Chambre des représentants des États-Unis se sont rendus hier au Haut-Karabagh dans une démonstration de soutien à la poursuite de la reconnaissance internationale du territoire arménien.

Frank Pallone et Tulsi Gabbard ont rencontré des représentants du gouvernement et des députés à Stepanakert après avoir visité la ville historique de Shushi (Shusha), à proximité.

Pallone, qui est l’un des deux coprésidents du Congrès américain chargés du Caucase, a réaffirmé ses vues pro-arméniennes sur le conflit du Karabagh. “Nous croyons que les gens de l’Artsakh doivent pouvoir exercer leur droit à l’autodétermination et disposer de mécanismes pour assurer leur sécurité“.

“Nous allons faire de notre mieux au sein du Congrès ou dans le cadre du groupe Minsk de l’OSCE pour voir si nous pouvons jouer un rôle dans la création de mesures de confiance et évidemment dans un processus qui conduirait à un règlement du conflit et à la paix“, a déclaré Pallone aux journalistes.

“Mais tout cela nécessite que le Karabagh continue d’être arménien et ait sa propre autodétermination. Sur cela, nous insistons toujours“, a ajouté le démocrate du New Jersey qui a visité à plusieurs reprises le Karabagh par le passé.

Pallone et Gabbard, qui est un démocrate d’Hawaii, ont vanté le respect des droits de l’homme et de la démocratie par les autorités du Karabagh. L’Artsakh partage des « valeurs importantes » avec les États-Unis, a explicité M. Gabbard.

Les deux députés étaient accompagnés des présidents du Comité national arménien d’Amérique (ANCA) et de l’Assemblée arménienne d’Amérique, les deux principaux groupes de pression arméniens aux États-Unis. “Comme nos amis du Congrès l’ont vu aujourd’hui, l’Artsakh a une histoire très américaine : la victoire d’un peuple libre sur la domination étrangère, le triomphe grâce au mérite et durement gagné de la démocratie sur la dictature “, a affirmé Raffi Hamparian de l’ANCA.

Pallone et Gabbard faisaient partie d’une délégation de six membres du Congrès américain qui s’est entretenue mardi avec des députés arméniens et des hauts fonctionnaires du gouvernement à Erevan. Un autre membre de la délégation, David Valadao, s’est rendu lundi au Karabagh pour inspecter les activités de déminage financées par les États-Unis.

Plus tôt ce mois-ci, Valadao et d’autres législateurs pro-arméniens ont adopté à la Chambre des représentants un prolongement de l’aide humanitaire pour l’Artsakh. Le Congrès des États-Unis la finance depuis 2001 dans le cadre de l’assistance économique directe au Karabagh, malgré les fortes objections azerbaïdjanaises.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
Réélection du président du Haut-Karabagh

Les législateurs du Haut-Karabagh ont voté mercredi pour prolonger de trois ans le mandat présidentiel de Bako Sahakian. Une décision critiquée par ses opposants politiques.

Sahakian, 56 ans, a été réélu à la fin de son deuxième mandat de cinq ans. Il n’aurait pas pu rester au pouvoir plus longtemps sans la promulgation d’une nouvelle constitution, lors d’un référendum tenu en février.

La nouvelle constitution appelle à la transition de la région à un système de gouvernement entièrement présidentiel qui débouchera sur la disparition du poste de Premier Ministre. Les autorités de Stepanakert affirment que ce changement mettra le Karabagh dans une meilleure position pour faire face au conflit non résolu avec l’Azerbaïdjan. Cependant, leurs adversaires maintiennent que Sahakian souhaite simplement s’accrocher au pouvoir.

Le Karabagh sera régi par un président intérimaire jusqu’en 2020. La candidature de Sahakian pour ce poste a été soutenue par 28 membres du parlement - qui représentent trois partis politiques alliés à Sahakian - sur un total de de 33 sièges. Son seul concurrent, l’ancien maire de Stepanakert, Edouard Aghabekian, a obtenu quatre voix.

S’adressant au Parlement avant le vote, Sahakian a déclaré que le Karabagh aurait besoin de « stabilité » pendant la période de transition de trois ans. Il a également défendu son bilan politique en rappelant que son administration a renforcé la démocratie et accéléré la croissance économique au cours des dix dernières années.

En revanche, Aghabekian a défendu un changement de gouvernance à Stepanakert, affirmant qu’un pays stagne lorsqu’il est gouverné par une même personne ou un même gouvernement trop longtemps. Le candidat de l’opposition, qui dirige un parti appelé Mouvement-88, a également déclaré que les autorités actuelles ont ignoré depuis des années ses demandes de renforcement de l’armée arménienne du Karabagh, face à une menace militaire croissante de l’Azerbaïdjan. Par conséquent, il a critiqué leur gestion des combats intenses face aux forces azéries en avril 2016.

Sahakian a répondu que les offensives azéries lancées l’année dernière sur deux sections de la « ligne de contact » du Karabagh ont échoué à atteindre leurs principaux objectifs. Il a également déclaré que le gouvernement du Karabagh s’attaque maintenant aux « problèmes » mis en évidence par les quatre jours d’hostilités et qu’il continuera à renforcer les armées du Karabagh.

Par ailleurs, Sahakian a rencontré lundi le Ministre de la Défense arménien Vigen Sargsian à Stepanakert. Son bureau de presse a déclaré qu’ils ont discuté des « problèmes liés à la construction et à la coopération entre les armées des deux États arméniens ».

posté le 20 juillet 2017 par Claire/armenews


KARABAGH
L’Artsakh vu du ciel... c’est désormais possible !

L’heure n’est pas encore venue où l’on pourra se rendre en avion d’Arménie au Karabagh et l’aéroport de Stepanakert, construit il y a trois ans maintenant, attend toujours, sur le tarmac vide de ses pistes désertes, les avions qui assureront la liaison avec Erevan, et les passagers censés les utiliser.

Bakou a ouvertement menacé de les frapper avec ses missiles si de telles liaisons étaient mises en place.

Pourtant, il est désormais possible de sillonner le ciel de l’Artsakh. Les autorités de la République de l’Artsakh ont en effet ouvert dernièrement le ciel du pays à des petits avions de tourisme en vue d’accroître le potentiel touristique entre l’Artsakh et l’Arménie.

C’était toutefois encore trop pour l’Azerbaïdjan, qui a aussitôt réagi pour dénoncer, dans une déclaration en date du 25 mai, une “activité économique illégale”, une accusation sur laquelle s’est expliqué le ministère des affaires étrangères de l’Artsakh.

« L’Artsakh est un pays qui se développe normalement, comme tout autre pays, et dans tous les domaines, y compris le tourisme”, a déclaré le chef des Relations publiques de l’Artsakh Artak Nersisyan, dans une interview accordée à l’agence de presse arménienne Aysor.am.

Nersisyan a indiqué que Bakou “non seulement tentait de nier cette réalité objective, mais ne manquait pas non plus une occasion de montrer son ignorance manifeste des traités internationaux et des normes légales régulant l’aviation civile”.

Les autorités azéries ont de façon continue tenté de “détourner l’attention de la communauté internationale des problèmes réels contrariant le processus de négociations”, a poursuivi le responsable de l’Artsakh, dans une allusion aux “efforts permanents déployés par la partie azérie pour torpiller le processus de négociations”.

Dans une interview accordée à Tert.am, le chef du Département de l’aviation Samvel Tavadyan avait indiqué de son côté ce weekend que l’Artsakh avait à ce jour assuré le transport aérien de six passagers dans le cadre de cette nouvelle activité.

Un bilan encore modeste donc, mais l’activité ne fait que démarrer et les autorités de l’Artsakh comptient bien la développer, en exploitant tous les atouts qu’offre le Karabagh vu du ciel.

posté le 30 mai 2017 par Gari/armenews


ARTSAKH
Inauguration de l’hôpital d’oncologie de Stepanakert

Dimanche 2 avril, le Fonds Arménien Hayastan a inauguré le centre hospitalier d’oncologie à Stepanakert, capitale de la République de l’Artsakh. Cette réalisation est le résultat d’une coopération entre le gouvernement de l’Artsakh et le Fonds Arménien de France ; elle a pu se faire grâce à une donation de Richard Ohanessian, de Lyon, en souvenir de ses parents, Vartan et Koharig.

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L’inauguration du bâtiment ultramoderne s’est déroulée en présence notamment du président de la République de l’Artsakh, Bako Sahakian, d’Ara Vardanian, président du Fonds Hayastan, du président du Fonds Arménien de France, Bédros Terzian, ainsi que du bienfaiteur, Richard Ohanessian.

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D’une capacité d’accueil de 35 patients, le nouveau centre recouvre une surface totale de 2 020 m² sur trois niveaux. Il bénéficie d’un équipement ultramoderne destiné à son bon fonctionnement ainsi qu’aux traitements oncologiques par chimiothérapie et du soutien de l’association médicale Hay-Med de France. Plusieurs départements ont par ailleurs pour mission de fournir aux patients différents types de services (rayon X, mammographie, IRM...).

Relié directement, par un couloir couvert, à l’hôpital principal de Stepanakert, le centre d’oncologie bénéficie des services communs et de certains équipements de ce bâtiment principal, dans un souci d’optimisation des moyens.

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Il pourra desservir une aire géographique comprenant l’ensemble de l’Artsakh ainsi que le sud de l’Arménie. Auparavant, les familles devaient vendre leurs biens et se ruiner parfois pour accompagner leurs malades lors de leurs traitements, parfois longs, à Erevan ou à l’étranger. Grâce au nouveau centre d’oncologie, ces traitements pourront se faire sur place.

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« L’idée de construire cet hôpital m’a paru indispensable dans cette région, surtout pour le bien de sa population. Aujourd’hui, comme un fait exprès, c’est le 23e anniversaire du décès de ma mère et le 68e anniversaire de la mort de mon père : je suis fier que cet hôpital porte leurs noms », a déclaré le donateur, Richard Ohanessian.

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« Ce n’est pas un hasard si le 2 avril a été choisi pour inaugurer ce centre si important. Notre message est clair : nous restons aux côtés de la population de l’Artsakh pour répondre à ses besoins vitaux et pour construire des infrastructures qui amélioreront ses conditions de vie », a dit Bédros Terzian qui, il y a tout juste un an, s’était rendu en Artsakh au lendemain de l’agression militaire azérie, afin d’évaluer les besoins les plus urgents.

Dans la foulée, le Fonds Arménien de France avait envoyé des médicaments et des moyens de transport d’urgence en Artsakh, financés notamment par une levée de fonds exceptionnelle.

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Plus d’infos : Fonds Arménien de France
BP 12 - 75660 Paris cedex 14 - Tél. : 01 48 83 51 06 - Fax : 01 48 83 53 86
E-mail : info@fondsarmenien.org - www.fondsarmenien.org

posté le 5 avril 2017 par Claire/armenews

Photos : © Areg Balayan.



HAUT-KARABAGH
Pour Sarkissian, seule une solution politique est possible et non une option militaire

L’Azerbaïdjan ne parviendra pas à trouver une solution militaire au conflit du Haut-Karabagh, a assuré vendredi le président Serge Sarkissian alors qu’il assistait aux cérémonies officielles à Stepanakert pour le 25e anniversaire de l’indépendance du Karabagh.

Sarkissian a rejoint les dirigeants politiques du Karabagh ainsi que des milliers de civils pour marcher jusqu’au cimetière militaire de Stepanakert où de nombreux Arméniens du Karabagh tués dans la guerre 1991-1994 sont enterrés. Il a déposé des fleurs au mémorial.

“Vous avez construit un Etat et une société, qui est maintenant plus libre que jamais, peut-on lire dans un communiqué de la présidence publié pour l’occasion. Vous avez créé une armée qui est maintenant plus forte que jamais “.

Né et élevé au Karabagh, Sarkissian a commandé les forces arméniennes du Karabagh en 1992 et 1993, avant de devenir ministre de la Défense de l’Arménie.

Sarkissian a mentionné les combats qui ont eu lieu en avril. Il a expliqué que les troupes azerbaïdjanaises seront de nouveau repoussées si elles font de nouvelles tentatives pour “résoudre le problème d’une manière militaire.“ La guerre de quatre jours a démontré “qu’aucune puissance dans le monde“ ne pouvait résoudre un conflit par une réponse militaire, a t-il dit.

“Il n’y a pas d’option militaire : il ne peut y avoir qu’une solution politique“, a ajouté le président de la République.

Suite à l’escalade du conflit en avril, les médiateurs internationaux soutiennent non seulement le régime de cessez-le-feu, mais aussi veulent relancer les pourparlers arméno-azerbaïdjanais sur un accord de paix cadre élaboré conjointement par les États-Unis, la Russie et la France.

Les trois médiateurs militent pour une mainmise de l’Azerbaïdjan sur les sept districts autour du Karabagh qui ont été entièrement ou partiellement occupés par les forces arméniennes du Karabagh pendant la guerre 1991-1994. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh serait en mesure de déterminer le statut internationalement reconnu du territoire contesté lors d’un référendum.

Selon Matthew Bryza, un ancien haut diplomate américain qui s’était occupé des négociations pour le Haut-Karabagh entre 2006 et 2009, Poutine a apparemment proposé le retrait arménien de seulement deux districts azerbaïdjanais. “En échange, l’Azerbaïdjan reprendrait des liens économiques avec Arménie“, selon lui.

“Tous les autres aspects des Principes de Madrid, y compris les cinq territoires occupés restants, seraient soumis à de nouvelles négociations“, a écrit Bryza dans un article publié le 18 août par le Conseil de l’Atlantique, un think-tank américain.

posté le 5 septembre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Deux arrestations après l’agression d’un membre de l’opposition

Deux hommes ont été arrêtés à Stepanakert jeudi soir. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans une agression contre un chef de file de l’opposition locale qui a provoqué l’indignation aussi bien du Haut-Karabagh et de l’Arménie.

L’homme politique en question, Hayk Khanumian, a été enlevé devant le bâtiment du Parlement du Karabagh et entraîné à l’extérieur de Stepanakert avant d’être battu par un groupe d’hommes lundi. Il a été gravement blessé et a dû être hospitalisé.

La veille de l’attaque, Khanumian avait aidé à rassembler des centaines de personnes pour accueillir le général Samvel Babayan, ancien commandant de l’armée arménienne du Karabagh, lors de son retour au Karabagh après plusieurs années d’exil qu’il s’étaient lui-même imposées. Khanumian a promis de faire campagne pour la reconduction de Babayan en tant que chef de l’armée.

Babayan, qui vivait en Russie depuis 2011, a vivement critiqué la direction du Karabagh au cours des dernières semaines.

La police du Karabagh a déclaré que, après avoir mené son enquête, deux hommes se sont présentés jeudi soir pour avouer leur rôle dans le passage à tabac. Leurs motivations n’ont pas été précisées.

Parlant aux journalistes de son lit d’hôpital vendredi, Khanumian a déclaré : “J’ai été frappé par une vingtaine de personnes. “

“Je souhaite qu’il y ait des arrestations et que tous soient identifiés“, a t-il expliqué par téléphone.

Khanumian, qui détient seul le siège de son parti néo-national au Parlement du Karabagh, a insisté pour dire que l’attaque était politiquement motivée. “Je pense que certains fonctionnaires ont aidé à organiser l’attaque“, a souligné Khanumian.

L’opposant a révélé que Bako Sahakian, le président du Karabagh, lui a téléphoné mercredi pour se renseigner sur son état de santé et veiller à ce que « tous les coupables puissent être punis.“

Sahakian a fermement condamné l’attaque dans un communiqué publié en début de semaine dernière.

posté le 13 juin 2016 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Ter-Petrossian félicite les autorités pour leur réaction à l’attaque azérie

Alors qu’il terminait sa visite de deux jours à Stepanakert hier, le leader de l’opposition Levon Ter-Petrosian a félicité les dirigeants de l’Arménie et du Haut-Karabagh pour leur réponse à l’escalade du conflit avec l’Azerbaïdjan.

Ter-Petrosian a rencontré Bako Sahakian, président du Karabagh, au cours de la deuxième et dernière journée de sa visite au Haut-Karabagh.

Ter-Petrosian a révélé avoir discuté avec Sahakian de “tous les problèmes nous préoccupe aujourd’hui.“ Il a ajouté : “Je pense que les autorités sont en train de faire, d’une manière sereine et discrète, ce qui est requis de faire au vue de la situation actuelle.“

Le haut dirigeant de l’opposition, membre du Congrès National Arménien (HAK), ancien président de l’Arménie, n’a pas été plus loin dans son commentaire.

Dans un communiqué, le bureau de Sahakian a quant à lui révélé qu’ils ont abordé “un certain nombre de questions“ concernant la guerre de 4 jours le long de la « ligne de contact » du Karabagh qui a marqué la pire effusion de sang dans la zone de conflit depuis 1994. “Le président Sahakian a souligné l’importance de l’unité démontrée par les forces politiques en ces temps difficiles et leur rôle pour relever les défis auxquels doivent faire face les gens“.

Selon le porte-parole de Sahakian, Davit Babayan, Ter-Petrosian a également rencontré à Stepanakert le président du Parlement du Karabagh, le Premier ministre et les principaux généraux de l’armée.

Ter-Petrosian avait annoncé son intention de se rendre au Karabagh peu après son entrevue inattendue avec le président arménien Serge Sarkissian le 9 avril. Il a exhorté l’opposition arménienne à mettre de côté ses différends avec le gouvernement pour œuvrer à une “consolidation nationale.“

posté le 4 mai 2016 par Claire/armenews