Nouvelles d'Arménie
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Sarkissian


APRES AVRIL 2018
Selon un membre du HHK, il n’y aura pas de protestation si Sarkissian devient PM

Le président Serge Sarkissian ne déclenchera pas de protestations massives si il décide de rester au pouvoir en tant que Premier ministre après avoir terminé son dernier mandat en avril prochain, a déclaré vendredi un membre du parti républicain de l’Arménie (HHK).

Hovannes Sahakian a précisé qu’il ne savait toujours pas quels étaient les plans de Sarkissian pour après 2018.

“Si notre équipe politique décide que le président Serge Sarkissian doit continuer en devenant Premier ministre, il n’y aura vraisemblablement aucun ressentiment populaire“, a-t-il assuré.

Sahakian, nommé à la tête du service de sécurité sociale cette semaine, a rejeté les menaces de l’opposition qui prétend qu’elle organisera de grandes manifestations si le président Sarkissian décide de devenir Premier ministre. L’opposition arménienne ne réunira pas grand monde, a prédit Sahakian.

“Je ne pense pas que ces affirmations de l’opposition soient basées sur des sondages d’opinion sérieux“, a commenté le loyaliste du président. “Ce ne sont que des déclarations politiques“.

Dans une interview télévisée diffusée le mois dernier, Sarkissian a de nouveau refusé de faire la lumière sur son avenir politique. Il a déclaré que « ce ne serait pas important » pour l’heure de savoir qui sera le Premier ministre arménien après avril 2018.

“Je n’ai jamais pensé à ce que sera mon prochain domaine d’activité“, a confié Sarkissian à la chaîne de télévision nationale d’Arménie. “Je continue à penser de la même manière. Il reste encore beaucoup de temps avant avril 2018.“

La fin de la présidence de Sarkissian coïncidera avec la transition de l’Arménie vers un système parlementaire de gouvernement. Le Premier ministre actuel, Karen Karapetian, a indiqué à maintes reprises son désir de conserver son poste après cette date.

posté le 14 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE/AZERBAIDJAN
Nouvelle rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères en septembre

Le ministre des Affaires étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a confirmé hier qu’il poursuivra ses discussions sur le conflit du Haut-Karabagh lors d’une rencontre avec son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov à New York le mois prochain.

Il a précisé que la réunion se déroulerait “au cours de la deuxième quinzaine de septembre“ et mettrait l’accent sur “la création des conditions nécessaires pour faire avancer le processus de négociation“.

Nalbandian et Mammadyarov se sont rencontrés à Bruxelles le 11 juillet en présence des coprésidents américain, russe et français du groupe de Minsk de l’OSCE. Les médiateurs ont continué à faire pression pour que se rencontrent les présidents arménien et azerbaïdjanais. Dans une déclaration conjointe, ils ont expliqué que les deux ministres ont convenu de se réunir à nouveau en septembre.

Selon Nalbandian, il n’y a toujours pas d’accord définitif sur la tenue d’un sommet entre les présidents des deux pays. “Il n’y a rien de concret sur la réunion entre les présidents“, a assuré le ministre aux journalistes.

Dans une interview télévisée diffusée le 16 juillet, le président Serge Sarkissian affirmait qu’un “accord préliminaire“ sur ses entretiens en face à face avec Ilham Aliev avait été atteint lors de la tournée des co-présidents dans la zone de conflit du Haut-Karabagh en juin. “Mes attentes de la réunion ne sont pas grandes, mais cette réunion pourrait avoir lieu cet automne“, a-t-il dit à la chaîne de télévision nationale arménienne.

Les deux présidents se sont rencontrés en mai et juin 2016, peu de temps après la Guerre des Quatre Jours. Ils ont convenu de permettre à l’OSCE de déployer plus d’observateurs de terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations de la trêve qui se produisent là-bas.

Le gouvernement azerbaïdjanais a depuis été réticent à mettre en œuvre ces mesures, mais a déclaré qu’ils allaient cimenter le statu quo en l’absence de progrès dans les pourparlers de paix. Les dirigeants arméniens insistent, entre-temps, sur la nécessité d’une mise en œuvre inconditionnelle des mesures de confiance approuvées par Aliev et Sarkissian.

Nalbandian a convenu hier qu’il ne s’attendait pas à ce que les médiateurs américain, russe et français proposent de nouvelles propositions de paix.

posté le 10 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Serge Sarkissian réaffirme son désir d’approfondir les relations avec l’Iran

Le président Serge Sarkissian a réaffirmé son désir d’approfondir les relations de l’Arménie avec l’Iran “dans tous les domaines“ d’intérêt commun.

“De nombreuses conditions préalables sont en place pour développer davantage les relations spéciales entre nos pays et nos peuples“, a déclaré Sarkissian au journal iranien “Shargh“ au cours d’une interview publiée lundi.

Les relations arméno-iraniennes, a continué Sarkissian, sont également basées sur un « dialogue entre le christianisme et l’islam », les « similitudes culturelles » et les intérêts géopolitiques communs. Les deux nations sont des « constructeurs » de la sécurité régionale, a-t-il vanté.

Sarkissian mettra de nouveau en avant ces relations lors de sa visite à Téhéran plus tard cette semaine pour assister à la cérémonie d’investiture du président récemment réélu, Hassan Rohani. Le leader arménien était déjà présent à lors de la première investiture de Rohani en août 2013.

“Nos pays appartiennent à la même culture et à la même civilisation“, a déclaré M. Rohani lors d’une visite officielle à Erevan en décembre. Il a également affirmé que l’Iran augmenterait les exportations de gaz naturel vers l’Arménie et approfondirait les liens économiques plus larges avec son voisin chrétien.

En parlant à “Shargh“, Sarkissian a rappelé aussi l’importance de stimuler le commerce bilatéral. Il a parlé de la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité, qui devrait augmenter considérablement les exportations arméniennes d’électricité vers la République islamique et le lancement prochain d’une « zone économique libre » à la frontière arménienne-iranienne.

Sarkissian a ajouté que les négociations en cours sur un accord de libre-échange entre l’Iran et l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie ont été initiées par son administration. Il a expliqué également que les investisseurs iraniens pourraient également profiter du régime commercial préférentiel de l’Arménie avec l’Union européenne.

Plus tôt cette année, les responsables du ministère des Transports de l’Arménie et du réseau ferroviaire national ont encouragé les hommes d’affaires iraniens à utiliser le territoire arménien pour transporter le fret commercial vers et depuis l’Europe. Lors d’une réunion à Erevan, ils ont présenté les détails financiers et logistiques concernant le corridor de transport proposé qui traverserait également la Géorgie et la mer Noire.

En juin 2016, Rohani a assisté à la signature à Téhéran d’un accord arméno-iranien sur le voyage sans visa entre les citoyens des deux États. Selon Sarkissian, le nombre de touristes iraniens qui se rendront en Arménie a considérablement augmenté depuis.

Il y a également eu des signes d’une coopération militaire croissante entre Erevan et Téhéran. Le ministre arménien de la Défense Vigen Sargsian s’est entretenu avec son homologue iranien Hossein Dehqan lors d’une visite officielle en Iran en janvier. Sargsian a parlé de l’industrie de la défense comme un domaine potentiel de coopération bilatérale.

posté le 2 août 2017 par Claire/armenews

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GÉOPOLITIQUE
L’Arménie a besoin de l’adhésion à l’Union Économique Eurasienne, d’après le parti au pouvoir

Le Parti Républicain du président Serge Sarkissian (HHK) a rejeté les demandes d’un chef de l’opposition pour que l’Arménie quitte l’Union Économique Eurasienne (UEE), dirigée par les Russes.

Edmond Marukian, un chef pro-occidental du parti d’opposition Alliance Yelk, a préconisé une sortie de l’UEE la semaine dernière, après la décision russe de ne plus reconnaître la validité des permis de conduire délivrés par l’Arménie, ainsi que par d’autres pays où le russe n’est pas une langue officielle.

Une loi russe - qui a pris effet le 1er juin - interdit aux ressortissants étrangers de travailler comme chauffeurs en Russie avec des permis de conduire délivrés par leurs pays d’origine. La Douma, la chambre basse du Parlement russe, a passé la semaine dernière une seconde loi qui a levé la restriction pour les citoyens de pays où la langue russe a un statut officiel, y compris au Kirghizistan et en Biélorussie, membres de l’UEE.

Marukian a déclaré que les lois russes vont à l’encontre des règlements de l’UEE sur le marché du travail commun mis en place par les États membres du bloc. L’organe exécutif de l’UEE aurait donné la même évaluation, demandant à Moscou de supprimer la restriction des permis de conduire arméniens.

Réagissant aux déclarations de Marukian, le porte-parole du Parti Républicain, Edouard Sharmazanov, a déclaré jeudi : « S’il existe des forces politiques qui agissent pour la sortie de l’UEE, ils feraient mieux de proposer des solutions alternatives et des faits concrets plutôt que de faire des déclarations émotionnelles ».

Sharmazanov a affirmé que la décision controversée de l’administration de Sarkissian de rejoindre l’UEE reposait sur des « calculs clairs sur ce que gagneraient nos agriculteurs, nos investisseurs, nos secteurs touristiques et économiques [dans leur ensemble] ». Il a ajouté que l’économie arménienne a déjà bénéficié de meilleurs accès aux marchés russes et ex-soviétiques.

« Nous avons augmenté nos exportations de 23 % [en 2017] et une grande partie d’entre elles sont allés aux pays de l’UEE », a déclaré Sharmazanov aux journalistes. « Le nombre de touristes [en visite en Arménie] a augmenté d’environ 30 %. Nous ne devons pas faire de déclarations politiques sans corroborations sérieuses ».

Sarkissian a annoncé de manière inattendue sa décision de demander l’adhésion de l’Arménie à l’UEE en septembre 2013, peu de temps après avoir achevé les négociations sur un accord d’association de grande envergure avec l’Union Européenne. Le demi-tour politique, qui a annulé l’accord prévu avec l’UE, a été largement attribuée à des pressions russes.

La position de Marukian sur l’UEE n’a pas encore été officiellement soutenue par les dirigeants de Yelk.

posté le 24 juillet 2017 par Claire/armenews

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POLITIQUE
La Fédération Révolutionnaire Arménienne discutera du gouvernement de 2018 avec Sarkissian

La Fédération Révolutionnaire Arménienne (Dashnaktsutyun) a déclaré mardi qu’elle organisera bientôt des discussions avec le président Serge Sarkissian, pressenti pour être le prochain Premier Ministre arménien à la fin de son mandat présidentiel, en avril prochain.

La Fédération Révolutionnaire Arménienne est un parti du gouvernement de coalition de Sarkissian, en charge de trois postes ministériels depuis plus d’un an. Le parti a prolongé son accord avec Sarkissian et le Parti Républicain (HHK) suite aux élections législatives.

« Naturellement, l’identité du prochain Premier Ministre est importante pour la Fédération, mais il reste du temps [avant avril 2018] », a annoncé Aghvan Vartanian, un dirigeant du parti.

« À mon avis, les défis auxquels le pays est confronté ont deux composantes principales », a-t-il déclaré. « L’un d’entre eux est la sécurité, à Artsakh (Haut-Karabagh) notamment, tandis que l’autre est l’économie ... Je pense qu’il y a assez de place ici pour toute personne souhaitant servir le pays ».

« De plus, notre accord de coalition précise que le Parti Républicain a le droit exclusif de désigner la candidature du Premier Ministre. Ce problème sera discuté au moment venu », a ajouté Vartanian.

Dans des remarques télévisées diffusées au cours du week-end, Sarkissian a de nouveau refusé de préciser s’il envisage de devenir Premier Ministre ou de remplacer le Premier Ministre actuel, Karen Karapetian par quelqu’un d’autre après son mandat. Mais il a salué les politiques économiques poursuivies par le cabinet de Karapetian.

Vartanian a déclaré que la Fédération Révolutionnaire Arménienne est également « satisfaite » du bilan actuel du gouvernement. « Beaucoup de choses ont déjà été faites en termes de sécurité et de problèmes socioéconomiques », a-t-il déclaré.

Ce discours a eu lieu au lendemain d’une réunion conjointe tenue à Erevan, entre le bureau de la Fédération Révolutionnaire Arménienne et une équipe gouvernementale. Une déclaration - qui devrait être publiée mercredi - a été adoptée lors de cette réunion.

La Fédération Révolutionnaire Arménienne a obtenu 7 sièges au parlement arménien, face aux 58 détenus par la HHK, sur un total de 105 sièges.

posté le 19 juillet 2017 par Claire/armenews


DÉFENSE
Sarkisian satisfait de l’arsenal militaire arménien

Le président Serge Sarkissian a déclaré avec insistance que l’armée arménienne possède un armement suffisamment moderne pour défendre l’Arménie et le Haut-Karabagh.

Jeudi, lors de sa rencontre avec des représentants du gouvernement, des personnalités publiques et le personnel militaire de la station balnéaire de Dilijan, Sarkissian a clarifié sa remarque controversée de 2016 selon laquelle les soldats arméniens « se battent avec des armes datant des années 1980 ».

« Tout d’abord, le contexte [de cette déclaration] était un peu différent », a-t-il précisé à la télévision. « Deuxièmement, il n’y a pas une seule armée au monde qui possède tous les types d’armes modernes. Ni l’armée américaine, ni l’armée russe, ni aucune autre armée ne peut prétendre disposer de toutes les armes modernes, car aucune armée, aucun état ne peut les obtenir [en même temps] ».

« Mais chaque armée doit disposer d’armes suffisantes pour pouvoir accomplir ses missions. Ce qui doit être évalué dans son intégralité. À cela s’ajoute les compétences des soldats. Aujourd’hui, notre armée ne possède pas les armements les plus avancés ... mais elle dispose de suffisamment d’armes et de munitions pour atteindre les objectifs qui lui sont fixés ».

Il y a deux ans, la Russie a alloué un prêt de 200 millions de dollars à l’Arménie, lequel est consacré à l’achat d’armes russes à des prix inférieurs à ceux du du marché. Le gouvernement russe a publié une longue liste d’armes que l’Arménie est autorisée à acheter avec cet argent.

Les fournitures d’armes envisagées par l’accord de prêt semblent avoir débuté l’année dernière. Selon le Registre des Armes Classiques des Nations Unies, la Russie a délivré 300 systèmes de défense aérienne à l’Arménie en 2016. Ceux-ci étaient probablement des systèmes Igla et Verba.

À la fin de 2015 ou au début de 2016, l’armée arménienne a également acquis des missiles russes Iskander. Cette acquisition n’était apparemment pas couverte par le crédit russe à faible intérêt.

Le Ministre de la Défense, Vigen Sargsian, a déclaré en janvier qu’Erevan envisageait l’acquisition de davantage d’armes, en plus des contrats de défense de 200 millions de dollars signés avec Moscou. Il n’a donné aucun détail.

La Russie est depuis longtemps le premier fournisseur d’armes de l’Arménie, reflétant les liens étroits entre les deux États. L’adhésion à l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OSC) dirigée par la Russie a permis à l’Arménie de recevoir des armes russes à des prix réduit, ou même gratuitement.

posté le 17 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
L’OSCE réaffirme son verdict concernant les élections arméniennes

Des observateurs de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ont réaffirmé leur évaluation préliminaire des récentes élections législatives arméniennes, annonçant qu’elles étaient entachées par des rapports « crédibles » d’achat de vote et d’intimidation d’électeurs.

Le Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme de l’OSCE, situé à Varsovie, a participé au déploiement de près de 440 observateurs européens qui ont suivi les élections du 2 avril. Dans une déclaration conjointe publiée le 3 avril, ils ont annoncé que les autorités arméniennes ont largement respecté les « libertés fondamentales » lors du vote « bien administré ». Mais ils ont également déclaré avoir reçu « des informations crédibles sur des achats de vote et des pressions sur des fonctionnaires et des employés d’entreprises privées ».

L’Union Européenne et les États-Unis ont rapidement partagé ces constatations, tout en louant avec précaution la conduite des élections par les autorités. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a déclaré le 4 avril que les résultats officiels du vote, qui ont donné la victoire au Parti Républicain Arménien (HHK), « reflètent la volonté générale du peuple arménien ».

« Des allégations généralisées d’achat de vote en faveur de certains partis ont été signalées dans tout le pays et la mission d’observation de l’élection a reçu de nombreux rapports crédibles directement des électeurs », a déclaré la mission de l’OSCE dans un rapport final publié lundi.

La mission a déclaré que les observateurs de l’OSCE ont également reçu « des rapports crédibles de pression et d’intimidation sur les électeurs, en particulier sur les employés du secteur privé et public ». Il a exhorté les autorités et les partis arméniens à « accroître la confiance du public dans l’intégrité des élections » en décourageant les Arméniens à vendre leurs votes.

Bien que le HHK ne soit pas nommé, l’appel semble principalement adressé au parti dirigé par le président Serge Sarkissian. Tout au long de la course parlementaire, le HHK a été accusé par ses opposants politiques et par des médias indépendants de distribuer des pots de vin et de faire pression sur les électeurs.

Le parti au pouvoir a également été embarrassé par la publication d’un enregistrement sonore secret, suggérant que les employés d’un homme d’affaires affilié au HHK ont été menacés de perdre leur emploi s’ils n’aidaient pas à sa réélection. D’autres riches candidats liés au gouvernement ont également fait face à des allégations similaires.

Les partis d’opposition arméniens estiment que l’achat de vote a été décisif lors de la victoire électorale du HHK. Le HHK nie avoir systématiquement recouru à cette pratique illégale, et insiste sur le fait que le vote était en grande partie démocratique.

La mission de l’OSCE a également signalé des irrégularités rapportées par ses observateurs dans ou autour des bureaux de vote le jour des élections.

« De grands groupes de personnes étaient présents à proximité immédiate des bureaux de vote dans 30% des observations, avec une tension de 6% et une intimidation des électeurs dans 4,5% des observations », annonce le rapport de la mission. « La police n’a pas toujours réussi à faire respecter l’interdiction de se réunir devant les bureaux de vote ... L’intimidation des électeurs a été signalée plus souvent dans les bureaux de vote surpeuplés que dans les autres bureaux de vote observés ».

Le rapport donne également une évaluation négative à 32 des 164 dépouillages surveillés dans le cadre de la mission. Il reproche principalement cela à « l’interférence de personnes non autorisées ».

La mission de l’OSCE n’a pas signalé de cas importants de votes multiples, l’une des formes les plus graves de fraude qui avait marqué les précédentes élections arméniennes. Les autorités d’Erevan ont promulgué à l’automne dernier un ensemble d’amendements juridiques soutenus par l’opposition visant à empêcher de telles violations.

Cela a conduit à l’introduction de dispositifs électroniques d’authentification des électeurs dans tous les bureaux de vote du pays. Les autorités ont également installé des caméras pour diffuser le vote et le dépouillement en ligne dans la grande majorité de ces installations. L’Union Européenne a alloué plus de 7 millions de dollars pour l’achat de ce matériel en début d’année.

posté le 12 juillet 2017 par Claire/armenews

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GÉOPOLITIQUE
Les derniers combats au Karabagh inquiètent les médiateurs

Une équipe de négociateurs américains, russe et français a demandé mercredi aux parties au conflit du Haut-Karabagh d’observer le cessez-le-feu à la suite d’escarmouches qui auraient provoqué la mort de deux civils azéris.

« Les coprésidents du groupe de Minsk demandent d’urgence aux parties de cesser leurs actions militaires », ont déclaré les médiateurs dans un communiqué conjoint. « La violence ne génère que de la violence et n’aboutit à rien ».

« La seule manière responsable et humaine de résoudre ce conflit de longue date est le retour de bonne foi des parties à la table des négociations », a-t-il ajouté.

Le ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan a déclaré qu’une femme de 50 ans et sa petite-fille de 2 ans ont été tuées mardi soir par des bombardements arméniens sur leur village d’Alkhanli, juste au sud-est du Karabagh. Un autre résident local, également une femme, a été grièvement blessé, a déclaré le ministère, ajoutant que le camp azéri avait riposté contre les forces arméniennes près de « la ligne de contact ».

L’Armée de Défense soutenue par les arméniens du Karabagh a présenté une version différente des événements, affirmant que les forces azéris avaient tiré cinq roquettes vers l’un de ses points de commandement, à partir d’un poste d’artillerie situé à Alkhanli. L’armée a déclaré que ses troupes de première ligne ont ciblé ce poste en représailles.

Dans une déclaration distincte, l’Armée de Défense a accusé l’armée azéri d’utiliser les habitants d’Alkhanli comme « boucliers humains ». Elle a également publié une courte vidéo qui montrerait deux roquettes azéries atterrissant près des tranchées arméniennes du Karabagh, surplombant le village azéri. Il a déclaré que c’était la première fois que les Azéris utilisaient des systèmes de roquet à lance multiple TR-107 depuis les hostilités d’avril 2016 dans la région du Karabagh.

« Si l’ennemi a vraiment subi des pertes chez les civils, nous le regrettons », a déclaré le commandant de l’armée du Karabagh, le Lieutenant-Général Levon Mnatsakanian. « Cependant, je tiens à préciser que les forces armées d’Artsakh (Karabagh) ... continueront à exercer pleinement leur droit de se défendre et, le cas échéant, à répondre aux actions offensives de l’ennemi de manière ciblée et disproportionnée ».

Mercredi, le ministère des Affaires Étrangères azéri a cependant affirmé que les Arméniens visaient délibérément les civils azéris vivant près des lignes de front du Karabagh. Il a déclaré que les décès des deux villageois « ont confirmé la nature terroriste » de l’Arménie. Le ministère a également déclaré que les médiateurs américains, français et russes doivent maintenant exiger « le retrait immédiat des forces armées arméniennes des territoires occupés de l’Azerbaïdjan et un changement du statu quo ».

Le ministre des Affaires Étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a discuté de l’incident lors de conversations téléphoniques avec les coprésidents du groupe de Minsk. Le bureau de presse de Nalbandian a déclaré qu’il les a informés sur « la situation suite à la provocation azérie ».

Le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères arménien, Tigran Balayan, a déclaré que, pour éviter d’autres effusions de sang, Bakou devrait se conformer aux accords de confiance conclus par les présidents arménien et azéri l’année dernière.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont expressément accepté d’autoriser l’OSCE à déployer plus d’observateurs de terrain dans la zone de conflit et à enquêter sur les violations de la trêve qui se produisent là-bas. Le pouvoir azéri a depuis été réticent à mettre en œuvre ces garanties, en affirmant qu’elles allaient cimenter le statu quo en l’absence de progrès dans les pourparlers de paix arméniens-azéris.

Cette d’escarmouche a eu lieu juste avant une réunion des ministres des Affaires Étrangères arménien et azéri, attendue avant la fin du mois. Les coprésidents du groupe de Minsk espèrent que les deux ministres aideront à préparer un nouveau sommet arménien-azéri. La troïka médiatrice a déclaré après avoir visité Bakou, Erevan et Stepanakert le mois dernier que Aliev et Sarkissian « ont exprimé leur intention de reprendre le dialogue politique dans le but de trouver une solution de compromis sur les point les plus controversés de l’accord de paix ».

Le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères Azéri, Hikmet Hajiyev, a déclaré plus tard dans la journée que Bakou ne prévoit pas d’annuler la réunion ministérielle qui pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine. « Nous voulons des négociations substantielles », a-t-il ajouté.

posté le 6 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Sarkissian félicite les relations solides entre l’Arménie et les États-Unis

Mardi le président Serge Sarkissian a salué le « partenariat fort » entre l’Arménie et les États-Unis, lorsqu’il a félicité son homologue américain, Donald Trump le jour de l’indépendance américaine.

« Aujourd’hui, nous pouvons affirmer sans équivoque qu’au cours du dernier quart de siècle, ensemble, nous avons réussi à établir un partenariat étroit et solide entre nos pays, ancré dans le respect mutuel et la confiance », a déclaré Sarkissian dans un message de félicitations à Trump.

Il a exprimé l’espoir que les deux pays « enrichiront l’agenda des relations arméno-américaines avec de nouvelles initiatives et projets mutuellement bénéfiques ». Il a de nouveau remercié les États-Unis pour l’assistance économique fournie à l’Arménie depuis le début des années 1990 et a salué le rôle de Washington dans les efforts internationaux de résolution du conflit du Haut-Karabagh.

Tout au long de ses neuf ans au pouvoir, Sarkissian a cherché à nouer des liens plus étroits avec les États-Unis, y compris dans le domaine de la défense, tout en maintenant une alliance politique et militaire avec la Russie. Il a affirmé à plusieurs reprises ces dernières années que les relations entre les États-Unis et l’Arménie n’ont jamais été aussi proches. En novembre, il a exprimé sa confiance pour que ces relations continuent à se développer pendant la présidence de Trump.

Sarkissian a également visité l’ambassade des États-Unis à Erevan et a rencontré l’ambassadeur américain Richard Mills. Les deux hommes ont planté un abricot dans le vaste complexe de l’ambassade qui symbolise l’anniversaire de l’indépendance des États-Unis et le 25e anniversaire de la création des liens diplomatiques entre les États-Unis et l’Arménie.

« Nous espérons que notre relation sera encore plus forte, et nous sommes particulièrement intéressés par l’approfondissement de nos liens commerciaux et d’investissement », a déclaré Mills, selon les services de presse de Sarkissian.

Vendredi, la mission américaine a accueilli une réception annuelle de la fête d’indépendance à laquelle ont assisté des centaines de dignitaires arméniens, y compris le Premier ministre Karen Karapetian et plusieurs membres de son cabinet. Dans un discours prononcé lors de l’événement, Karapetian a décrit les relations d’Erevan avec Washington comme « très bonnes, professionnelles, honnêtes et sincères ».

Karapetian a également déclaré qu’il espère que les deux gouvernements travailleront ensemble pour attirer davantage d’investissements américains dans l’économie arménienne.

Mills a parlé en février de « progrès considérables » dans les relations commerciales bilatérales, indiquant des investissements américains de plusieurs millions de dollars dans les secteurs énergétique et minier arméniens. Ceux-ci comprennent une acquisition du plus grand complexe hydroélectrique d’Arménie pour 250 millions de dollars. Une autre société privée du Colorado a commencé à construire l’année dernière une mine d’or qui augmentera considérablement les exportations arméniennes du précieux métal.

Mills a déclaré le mois dernier que l’État du Caucase du Sud peut attirer des milliards de dollars d’investissements des sociétés d’énergie américaines si elle libéralise son secteur énergétique.

Selon les données du gouvernement arménien, le commerce entre l’Arménie et les États-Unis représente 60 millions de dollars depuis le début de l’année. Ce chiffre équivaut à environ 3% du commerce extérieur global de l’Arménie sur cette même période.

posté le 5 juillet 2017 par Claire/armenews