Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Sarkissian


HAUT-KARABAGH
Serge Sarkissian assure qu’il n’a pas l’intention de quitter la politique en 2018

Le président Serge Sarkissian a précisé samedi qu’il n’avait pas l’intention de quitter l’arène politique après la fin de son deuxième mandat l’année prochaine.

“Je me demande constamment ce que je vais faire après 2018“, a déclaré Sarkissian, en visite dans une base militaire au Haut-Karabagh. “Je n’ai pas prévu à l’avance où je serai dans la prochaine étape de ma vie“.

“Je ne sais pas maintenant quelle sera la situation politique en 2018, mais si la force politique que je dirige gagne les prochaines élections, alors, sur la base de cette configuration à ce moment-là, je jouerai un rôle pour assurer la sécurité de notre peuple, même si je ne sais pas encore exactement lequel“, a t-il déclaré aux soldats et leurs proches lors d’une cérémonie en Artsakh.

Sarkissian a dirigé les forces arméniennes du Karabagh au début de la guerre contre l’Azerbaïdjan et a été nommé ministre de la défense de l’Arménie en 1993. Il a occupé ce poste et d’autres postes de sécurité à Erevan avant de devenir Premier ministre en 2007.

L’Arménie passera au système parlementaire immédiatement après la fin de sa présidence en avril 2018. Les opposants politiques de Sarkissian prétendent qu’il a l’intention de rester au pouvoir.

Le président de 62 ans n’a jusqu’à présent pas exclu publiquement la possibilité de devenir Premier ministre l’année prochaine. L’actuel Premier ministre arménien, Karen Karapetian, n’a pas caché son désir de conserver son poste après avril 2018.

Certains observateurs ont spéculé que Sarkissian pourrait rester en tant que président du parti républicain au pouvoir (HHK) et continuer à tirer les ficelles en cette qualité. Un représentant de HHK a déclaré en novembre qu’il dirigera le parti pour encore « de nombreuses années ».

Dans son discours, Sarkissian, en uniforme, a également évoqué les élections législatives du 2 avril, exhortant les Arméniens à voter pour un groupe politique qui a fait ses preuves en matière de défense et de sécurité nationale. Il a décrit la sécurité comme étant « la question numéro un » de l’Arménie et du Karabagh. La devise de la campagne électorale du parti républicain est « Sécurité et progrès ».

“Nous avons besoin d’avoir une forte main de sécurité“, a déclaré Sarkisian. « Le populisme ou la faiblesse au sommet de la pyramide de sécurité ruinerait toute une nation ».

“Notre sécurité exige un leadership fort“, at-il ajouté.

posté le 27 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Image 450  Karabagh  Politique  Sarkissian  Sécurité 


POLITIQUE
Tsaroukian se dit prêt à faire partie d’une nouvelle coalition avec le parti républicain

L’homme d’affaires Gagik Tsaroukian a indiqué hier qu’il était prêt, sur le principe, à conclure un nouveau pacte de partage du pouvoir avec le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) après les élections législatives du mois prochain.

Tsaroukian a déclaré que son bloc électoral est ouvert à un accord de coalition avec toute autre force politique qui embrasserait son manifeste de 15 points appelant à des exemptions fiscales, des augmentations de salaires et de pensions et des réductions des prix des services publics dans le pays.

“Si mes partenaires, ceux qui forment une coalition, acceptent de mettre en œuvre mes 15 points, alors je vais les rejoindre. Sinon, je ne formerai pas de coalition avec quiconque“, a-t-il expliqué lors d’un déplacement pour sa campagne dans les provinces du sud-est de Syunik et de Vayots Dzor.

Tsaroukian a également précisé qu’il n’aurait pas nécessairement aspiré au poste de Premier ministre dans un accord de coalition avec le HHK ou d’autres forces. “Je n’ai pas besoin d’un poste au gouvernement“, a t-il assuré.

Ces remarques contredisaient les déclarations faites à maintes reprises par Naira Zohrabian, membre de haut rang du Bloc de Tsaroukian. “Le Bloc de Tsaroukian exclut catégoriquement la coopération post-électorale avec une seule force, le Parti républicain, quel que soit le format“, avait-elle tenu à insister le 17 mars.

Le Parti Arménie prospère de Tsaroukian (BHK), la force dominante de son alliance électorale, faisait déjà partie du gouvernement de coalition de Sarkissian de 2008 à 2012. Il s’est retiré du gouvernement au milieu des tensions croissantes entre le magnat et le président. Ils ont culminé dans une confrontation amère en février 2014 qui a conduit Tsaroukian à démissionner de son poste de chef de BHK et à se retirer de la politique.

Tsaroukian a annoncé son retour à l’arène politique en janvier de cette année. Les commentateurs ont alimenté la spéculation que son retour fait partie d’un accord secret avec Sarkissian. Les représentants du BHK ont nié.

Tsaroukian a critiqué la situation socio-économique dans le pays mais a évité de blâmer explicitement Sarkissian ou le gouvernement. Il a déclaré hier que les Arméniens ordinaires, et non les autorités, sont principalement responsables de leurs épreuves.

“Les gens doivent se blâmer parce qu’ils ne votent pas aux élections ou ne lisent pas les programmes qui leur sont présentés“, a-t-il déploré.

posté le 23 mars 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Vladimir Poutine loue les liens amicaux entre la Russie et l’Arménie

Le président russe Vladimir Poutine a salué le “caractère vraiment amical“ des relations de la Russie avec l’Arménie et a exprimé sa confiance que les deux pays se rapprocheront encore plus après les pourparlers qu’il a eu avec son homologue arménien Serge Sarkissian hier.

“La Russie et l’Arménie cherchent sincèrement à renforcer leur coopération mutuellement bénéfique et leur partenariat stratégique global“, a-t-il déclaré aux journalistes du Kremlin.

“Nous ferons des efforts conjoints pour renforcer davantage notre alliance stratégique“, a ajouté Sarkissian pour sa part.

Un communiqué conjoint de Poutine et Sarkissian précise qu’ils s’efforceront de réaliser “l’énorme potentiel des relations russo-arméniennes“ dans les domaines politique, économique et militaire.

Les deux dirigeants ont salué une augmentation considérable du commerce russo-arménien qui a été enregistrée l’an dernier en dépit des récessions économiques dans les deux pays.

“La Russie est le principal partenaire commercial de l’Arménie“, a souligné Poutine. Il a également mis en avant les investissements russes dans les secteurs de l’énergie, des mines et des transports en Arménie.

Tout en promettant d’aider à renforcer les relations commerciales russo-arméniennes, les deux dirigeants n’ont annoncé aucun accord concret à cet effet. Poutine a dit seulement que les deux gouvernements envisagent maintenant d’utiliser la monnaie nationale de l’autre dans le cadre de leur commerce bilatéral.

En visite à Moscou à la fin janvier, le Premier ministre Karen Karapetian a appelé à la création d’un « fonds d’investissement » russo-arménien qui financerait des projets commerciaux en Arménie. Il a ensuite affirmé que le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait « évalué positivement la proposition ». Ni Poutine ni Sarkissian n’ont mentionné la question dans leurs déclarations à la presse.

Comme on pouvait s’y attendre, le conflit non résolu du Haut-Karabagh était également à l’ordre du jour de la dernière visite officielle de Sarkissian à Moscou. Une déclaration conjointe explqie que les deux dirigeants étaient d’accord sur la nécessité de renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit avec des mesures concrètes qui ont été élaborées lors des sommets arméno-azerbaïdjanais organisés l’an dernier.

Poutine a accueilli une de ces réunions à Saint-Pétersbourg en juin 2016. Les présidents Sarkissian et Ilham Aliev ont signalé des progrès vers un règlement pacifique après ces entretiens. Cependant, le processus de paix s’est arrêté à nouveau dans les semaines qui ont suivi.

“La Russie continue à apporter tous les types de soutien à la recherche de solutions mutuellement acceptables au conflit dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE et lors de contacts directs entre Erevan et Bakou“, a déclaré M. Poutine hier. Il n’a donné aucun détail de sa discussion sur le Karabagh avec Sarkidsian.

Poutine a également noté que Sarkissian était à Moscou à l’approche des élections parlementaires en Arménie. Il a assuré que les autorités à Erevan faisaient “tous les efforts“ pour s’assurer que le vote était démocratique.

“Je voudrais vous souhaiter beaucoup de succès dans cette entreprise“, a déclaré Poutine au chef arménien. “La Russie est sincèrement intéressée par une Arménie stable, indépendante et dynamiquement en développement.“

posté le 16 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GUMRI
Sarkissian appelle à la mise en place d’un complexe militaro-industruel arméno-russe

Le président Serge Sarkissian a suggéré l’idée que les gouvernements russe et arménien mettent en place un “complexe militaro-industriel commun“ à Gumri, où se trouve déjà le siège d’une base militaire russe en Arménie.

Dans un article publié hier par le quotidien moscovite Izvestia, Sarkissian explique que cela aiderait à moderniser la base russe, servirait de “plate-forme“ pour les exportations russes d’armes vers les états voisins et créerait des emplois dans la deuxième plus grande ville d’Arménie qui fait face à un chômage très élevé.

Moscou et Erevan ont signé en 2013 un accord sur la fabrication et le partage d’armes et d’autres équipements militaires. Seyran Ohanian, alors ministre de la Défense, avait déclaré que cela permettrait à l’industrie arménienne de défense de travailler avec les fabricants russes d’armes “à des conditions privilégiées“.

Le président russe Vladimir Poutine a inspecté les troupes russes à Gumri lorsqu’il a visité l’Arménie plus tard en 2013. Sarkissian a souligné cela dans son article qui coïncide avec le début de sa visite officielle à Moscou. Il doit rencontrer Poutine aujourd’hui.

L’actuel ministre arménien de la Défense, Vigen Sargsian, a déclaré le mois dernier que la présence militaire russe reste un élément “très important“ de la stratégie de sécurité nationale de l’Arménie.

La base russe, dont le siège est à Gumri, devrait posséder jusqu’à 5 000 militaires ainsi que des centaines de chars, véhicules blindés et systèmes d’artillerie et plus d’une douzaine de chasseurs MiG-29. Moscou l’a renforcée avec des hélicoptères de combat et d’autres matériels militaires depuis que l’accord arméno-russe en 2010 a étendu ses droits de base en Arménie de 24 ans, donc jusqu’en 2044.

Il a souligné que les deux pays avaient convenu l’année dernière de renforcer un système conjoint de défense aérienne et la force militaire russo-arménienne, initialement créée en 2000. Le président Sarkissian a qualifié la Russie d’“alliée stratégique“ de son pays.

posté le 15 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



VISITE OFFICIELLE A PARIS
Serge Sarkissian reçu par Claude Bartolone puis par Anne Hidalgo

La visite officielle de Serge Sarkissian, qui a débuté hier et se termine demain, a été marquée ce mercredi 8 mars 2017 par un entretien avec Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale.

<script async src='//platform.twitter.com/widgets.js' charset='utf-8'>

JPEG - 5.7 Mo

Puis, c’est par Anne Hidalgo - aux côtés de Patrick Klugman, Catherine Vieu Charrier et Pauline Véron - qu’il a été reçu dans les salons de la mairie de Paris. Dans sa délégation, on trouvait notamment le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian, la ministre de la Diaspora Hranouche Hakobian, le maire d’Erevan, ‎Taron Margarian‎, et l’ambassadeur d’Arménie en France, Viguen Tchitetchian. Après leur arrivée sous les applaudissements des personnes présentes (dont Lévon Sayan, Gorune Aprikian, Yves Ternon, Claire Mouradian, Martin Melkonian, Armen Petrossian, ainsi que des élus de Paris de tous les bords politiques), ont raisonné les deux hymnes nationaux.

JPEG - 182.1 ko
JPEG - 161.2 ko

Quelques mois après avoir été si généreusement reçue à Erevan, je suis très heureuse de vous accueillir à Paris“ : c’est ainsi qu’a commencé Anne Hidalgo pour un discours en français traduit instantanément en arménien. Elle a précisé : “Ce bonheur n’est pas simplement protocolaire : il a à voir avec la joie des amis quand ils se retrouvent pour partager ce qu’ils ont en commun et s’enrichir de leur différence“.

JPEG - 7.1 Mo

La maire de Paris et le président de la République arménien s’étaient entretenus juste avant la réception, un entretien durant lequel Serge Sarkissian a remis la médaille de l’honneur de l’Arménie à Anne Hidalgo. Cette dernière a commenté : “C’est un grand honneur, cette décoration est le symbole d’une amitié authentique qui nous lie, qui lie l’Arménie aux Parisiens.“ Elle a félicité Ara Toranian, coprésident du CCAF présent dans la salle, et Mourad Papazian pour leur travail, ainsi que la diaspora parisienne qui arrive à “vivre avec les traditions d’ici, et à faire vivre les traditions de là-bas“.

JPEG - 6.3 Mo

Elle a ensuite réitéré le fait qu’elle souhaitait affirmer “haut et fort le droit de l’Arménie à vivre dans la paix.“ Enchaînant : “Paris est et sera toujours aux côtés du peuple arménien pour défendre la mémoire de sa survie passé et la sécurité de sa vie présente, l’une et l’autre étant indissociable“. Elle a aussi réaffirmé son soutien aux Chrétiens d’Orient.

Elle a annoncé, en témoignage des liens d’amitié entre les deux pays, avoir donné son aval pour dénommer un nom de rue du 11e arrondissement “Zabel Essayan“, du nom de la romancière et poétesse arménienne. Une réciprocité dans les échanges entre la France et l’Arménie qui est, selon Anne Hidalgo, “le propre des grandes amitiés.“

JPEG - 5.9 Mo

Puis Serge Sarkissian, en arménien traduit instantanément en français, s’est montré très honoré et ravi d’être reçu par la maire de Paris : “C’est un grand plaisir de se retrouver ici“. Il a tenu à remercier Anne Hidalgo pour “la place importante donnée à la coopération décentralisée“. Il s’est également déclaré reconnaissant envers la maire d’être toujours à “nos côtés pour les moments importants“, citant son engagement lors du centenaire du génocide en exemple. Il a aussi officiellement invité Anne Hidalgo à venir fêter le prochain anniversaire de la ville d’Erevan.

Il a parlé de cette capitale arménienne, où l’on ressent selon lui de plus en plus “l’esprit de France“. Il a appelé de ses voeux à la création prochaine d’une maison de France à Erevan et inversement - “Pour se sentir chez soi dans nos deux capitales respectives.

JPEG - 5.6 Mo

S’adressant plus directement à la diaspora arménienne présente dans la salle, Serge Sarkissian l’a félicitée d’avoir assimilé le meilleur de la France en y ajoutant une touche d’arménité. “Vous êtes toujours les bienvenus en Arménie, pour partager votre réussite et pour nous apporter votre soutien dans les moments difficiles“, a-t-il assuré.

Avant de conclure en remerciant la maire pour avoir éteint en 2015 les lumières de la Tour Eiffel en souvenir des victimes du génocide, espérant que ces lumières “restent toujours allumées en signe de notre amitié indéfectible.“

JPEG - 6.7 Mo

Ce soir, Serge Sarkissian sera reçu par son homologue français, François Hollande.

posté le 8 mars 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



VISITE OFFICIELLE
La visite officielle du président de l’Arménie en France a commencé

Ce mardi 7 mars débute une visite officielle du président arménien Serge Sarkissian à Paris pour trois jours.

Une cérémonie d’accueil de la Garde républicaine à l’Hôtel national des Invalides a eu lieu à 16h30.

JPEG - 114.9 ko
JPEG - 153.4 ko
JPEG - 158.5 ko
JPEG - 508.2 ko

Puis le président arménien a été reçu par la Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean.

JPEG - 87.6 ko
posté le 7 mars 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
L’interview de Serge Sarkissian à Euronews

Dans une interview télévisée diffusée jeudi soir, le président Serge Sarkissian n’a donné aucune indication concernant le fait qu’il puisse se retirer de la politique après avoir terminé son deuxième et dernier mandat l’année prochaine.

Sarkissian n’est pas sur la liste des candidats présentés par son Parti républicain (HHK) pour les élections législatives du 2 avril.

Interrogé par Euronews, une chaîne de télévision multilingue basée en France, pour savoir si cela signifiait qu’il quitterait la politique active, il a déclaré : “Cela signifie que nous prenons en compte les préoccupations exprimées par notre opposition sur le fait que les ressources administratives peuvent être utilisées tout au long du processus électoral. Cela signifie également que nous créons des occasions pour les jeunes de s’exprimer en politique.“

“ Je suis le chef du Parti républicain depuis dix ans et je reste le chef du parti “, a ajouté Sarkisian. Il n’a pas commenté davantage son avenir politique.

Le président de 62 ans n’a jusqu’à présent pas exclu publiquement la possibilité de devenir Premier ministre après la fin de son mandat en avril 2018. Certains observateurs ont spéculé qu’il pourrait rester président du HHK et continuer à tirer les ficelles. Un représentant du HHK a déclaré en novembre que Sarkissian dirigera le parti au pouvoir pour « de nombreuses années » encore.

Les opposants politiques de Sarkissian prétendent qu’il a l’intention de s’accrocher au pouvoir après avril 2018. Ils pensent que c’est la raison pour laquelle il a initié la transition de l’Arménie vers une République parlementaire fin 2015.

“Je crois fermement que le modèle parlementaire est plus efficace“, a assuré Sarkissian à Euronews. Il a précisé que le système parlementaire de gouvernement est également plus démocratique.

Le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov, a déclaré la semaine dernière que le Premier ministre Karen Karapetian jouera un rôle plus important que Sarkisian dans la campagne électorale du parti.

posté le 6 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
L’opposition s’est rassemblée 9 ans après la répression violente post-électorale

Le Congrès national arménien (HAK) a rassemblé hier plusieurs centaines de sympathisants à Erevan pour marquer le neuvième anniversaire de la répression violente du gouvernement contre les manifestants de l’opposition qui a fait dix morts.

La foule s’est rassemblée sur la Place de la Liberté pour entendre des discours de hauts représentants du parti dirigé par l’ancien président Ter-Petrosian et son principal allié, le Parti populaire de l’Arménie (HZhK). Elle s’est ensuite rendue sur une autre place du centre-ville qui a été le théâtre d’affrontements entre les forces de sécurité et les partisans de Ter-Petrosian.

Huit manifestants et deux policiers avaient été tués lors des manifestations post-élection, alors que les forces de sécurité tentaient de mettre fin au rassemblement.

Ter-Petrosian, qui était le principal candidat de l’opposition au scrutin de 2008, a exhorté ses partisans à se disperser tôt dans la journée du 2 mars. Peu de temps après, le président Robert Kocharian a déclaré l’état d’urgence.

Plus d’une centaine de militants et partisans de l’opposition ont été arrêtés dans les semaines qui ont suivi. La plupart d’entre eux ont été jugés et condamnés sur des accusations très controversées. Personne n’a été poursuivi pour les meurtres, bien que les autorités chargées de l’application de la loi aient continué d’affirmer qu’elles pouvaient identifier les personnes directement responsables de l’effusion de sang.

Les intervenants lors du rassemblement hier ont allégué que le gouvernement continuait de dissimuler la violence qui a entaché le transfert du pouvoir de Kotcharian à Serge Sarkissian. Aram Manukian, député du HAK, a soutenu que la majorité pro-gouvernementale au Parlement a bloqué à plusieurs reprises les tentatives de l’opposition de lancer une enquête parlementaire approfondie sur les troubles de 2008.

“Personne n’a été tenu pour responsable des meurtres“, s’est insurgé Stepan Demirchian, chef du HZhK. “Il est évident qu’ils ne seront pas résolus sous ces autorités.“

Nikol Pashinian, ancien allié de Ter-Petrosian, a accusé Sarkissian et Kotcharian pour les dix morts alors qu’il déposait des fleurs sur les lieux de la pire violence de rue dans l’histoire de l’Arménie avec d’autres dirigeants de l’alliance de l’opposition Yelk plus tôt hier. “Les auteurs des massacres n’ont pas été identifiés parce qu’une réaction en chaîne qui en résulterait exposerait ces deux personnes“, a-t-il déclaré aux journalistes.

Pashinian, 41 ans, a été l’un des principaux orateurs lors des rassemblements post-électoraux de Ter-Petrosian en 2008. Il s’est caché le 2 mars 2008. L’ancien rédacteur de journaux s’est ensuite rendu aux corps d’application de loi et a passé environ deux ans en prison.

posté le 2 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Serge Sarkissian : « Notre peuple se considère comme Européen »

Le président Serge Sarkissian a décrit hier l’Arménie comme une nation européenne, alors qu’il expliquait les efforts de son gouvernement pour approfondir les relations avec l’Union européenne à travers un nouveau traité finalisé lors de sa dernière visite à Bruxelles.

“Notre peuple se considère comme Européen : notre patrimoine culturel et spirituel et notre mode de vie sont européens“, a-t-il déclaré dans un discours prononcé au Carnegie Europe, un groupe de réflexion bruxellois.

Sarkissian y est intervenu le lendemain de l’annonce officielle de la conclusion entre l’Arménie et l’UE des négociations sur un « accord de partenariat global et renforcé ».

L’accord est censé être un substitut moins ambitieux que l’accord d’association que les deux parties ont presque signé en 2013. Sarkissian avait empêché la signature de cet accord d’association en 2013 lorsqu’il avait annoncé l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Sarkissian a déclaré que les « partenaires occidentaux » de l’Arménie ont depuis accepté ce choix géopolitique. “Nous sommes prêts à favoriser un rapprochement mutuellement bénéfique entre l’UE et l’UEE“, a-t-il déclaré dans ce contexte.

Le chef arménien a déclaré que les « valeurs partagées » sont au cœur du nouvel accord prévu avec l’UE. “Nous ne faisons que mettre en place un cadre juridique plus ferme pour la coopération existante. Nous sommes convaincus qu’il nous permettra et même nous obligera à avoir un Etat plus efficace », a t-il ajouté.

Dans son discours, Sarkissian a également remercié l’UE pour le financement de la mise en œuvre de l’accord historique de son gouvernement avec l’opposition arménienne visant à prévenir les fraudes graves lors des élections législatives du 2 avril. La majeure partie des 7,4 millions de dollars alloués par Bruxelles sera consacrée à l’équipement électronique spécial qui sera installé dans les bureaux de vote en Arménie.

Sarkissian a réaffirmé les promesses de son gouvernement de tenir un scrutin démocratique. « L’objectif que nous avons fixé est élevé : organiser des élections démocratiques, libres, équitables et transparentes. Je suis convaincu que nous allons atteindre cet objectif », a t-il dit.

posté le 1er mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200