Nouvelles d'Arménie
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Sarkissian


ARMENIE
Serge Sarkissian toujours aussi vague concernant son avenir politique

Le président Serge Sarkissian a de nouveau refusé de clarifier ce qu’il compte faire après son second et dernier mandat qui se termine en avril.

Dans une interview à la chaîne Armenia TV diffusée jeudi soir, Sarkissian a également salué l’action du Premier ministre Karen Karapetian et a déclaré que le désir de ce dernier de conserver son poste l’année prochaine est “très sain“ et “légitime“.

Sarkissian a déclaré que “le moment n’est pas encore venu“ pour lui d’annoncer s’il deviendra Premier ministre ou occupera un autre poste après sa présidence de dix ans. “Quand le moment sera venu, je me prononcerai publiquement“, continua-t-il. “Il y a différents facteurs en jeu, aussi bien personnel que politique. Je pense qu’au bout du compte, nous, le Parti républicain (HHK), avons le droit de décider, avec notre partenaire de coalition, qui peut faire un meilleur travail. “

Interrogé pour savoir s’il restera en politique, le président a rétorqué : “Nous verrons, nous verrons.“

Immédiatement après la fin de son second mandat, l’Arménie passera à un système de gouvernement parlementaire, ce qui signifie que la plupart des pouvoirs étendus dont jouit actuellement le chef de l’Etat seront donnés au Premier ministre. Karapetian a indiqué à plusieurs reprises son désir de rester en tant que Premier ministre après avril.

“Quant au désir de Karen Karapetian, c’est un désir très sain, légitime et logique“, a déclaré Sarkisian à cet égard. “Et d’une manière générale, je crois que Karen Karapetian, est très utile pour nous en tant que Premier ministre et en tant que personne. Je veux dire, pour moi, personnellement et pour le parti. “

Sarkissian a noté que le cabinet de Karapetian s’est engagé à faire en sorte que l’économie arménienne croisse d’environ 5% par an dans les années à venir. “Ce n’est pas un mauvais indicateur“, a-t-il expliqué, ajoutant que les résultats d’une telle croissance seraient “visibles et tangibles“.

Karapetian a promis d’améliorer la situation socioéconomique du pays par des réformes majeures et une lutte contre la corruption quand Sarkissian l’a nommé Premier ministre en septembre 2016.

posté le 18 décembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE/TURQUIE
Erevan réaffirme son intention d’annuler formellement les accords arméno-turcs

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a réaffirmé hier l’intention du gouvernement arménien d’annuler formellement les accords négociés par les Etats-Unis pour normaliser les relations de l’Arménie avec la Turquie, invoquant les “conditions préalables sans fondement“ d’Ankara.

Les deux protocoles signés à Zurich en octobre 2009 engagent la Turquie et l’Arménie à établir des relations diplomatiques et à ouvrir leur frontière. Peu de temps après la cérémonie de signature, Ankara a précisé que le Parlement turc ne ratifierait l’accord que s’il y avait des progrès décisifs vers une résolution du conflit du Haut-Karabagh acceptable pour l’Azerbaïdjan.

Le gouvernement arménien a rejeté cette condition préalable, arguant que les protocoles ne font aucune référence au conflit. Les États-Unis, l’Union européenne et la Russie ont également demandé à plusieurs reprises leur mise en œuvre inconditionnelle par les deux parties.

Le président Serge Sarkissian a de nouveau dénoncé la position de la Turquie lorsqu’il s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre. “Vu l’absence de tout progrès vers leur mise en œuvre, l’Arménie déclarera les deux protocoles nuls et non avenus“, a-t-il prévenu. “Nous entrerons au printemps 2018 sans, comme notre expérience l’a démontré, des protocoles futiles.“

Nalbandian a fait écho à cette déclaration lors d’une visite en Grèce. “Ces documents n’ont toujours pas été ratifiés depuis que la Turquie a proposé des conditions préalables sans fondement allant à l’encontre de la lettre et de l’esprit des protocoles“, a-t-il affirmé.

“Ces documents ne peuvent pas être pris en otage pour toujours, et c’est pourquoi le président de l’Arménie a annoncé en septembre que l’Arménie déclarerait les protocoles nuls“, a expliqué M. Nalbandian dans un discours prononcé au ministère grec des Affaires étrangères.

Ankara n’a toujours pas réagi officiellement à la déclaration de Sarkissian en septembre. Les gouvernements turcs successifs ont maintenu cette frontière avec l’Arménie complètement fermée depuis 1993 pour montrer leur soutien à l’Azerbaïdjan.

Sarkissian a déjà menacé en février 2010 d’abandonner les protocoles s’ils n’étaient pas ratifiés par les Turcs “dans les plus brefs délais“. Mais il a évité de le faire, disant deux mois plus tard qu’il ne voulait pas contrarier les Etats-Unis et les autres puissances mondiales.

Après avoir discuté avec le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias, Nalbandian a également décrit les relations gréco-arméniennes comme une “véritable fraternité“. “Nous avons tous deux souffert de génocides et de crimes contre l’humanité, nous avons défendu nos droits dans les moments difficiles », a-t-il dit.

Lors d’une rencontre avec Sarkissian à Athènes l’année dernière, le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait également rappelé que les Arméniens et les Grecs avaient été victimes du génocide perpétré par les Turcs ottomans pendant la Première Guerre mondiale. Pour sa part, le président grec Prokopis Pavlopoulos a déclaré à son homologue arménien que “au début du XXe siècle, les deux peuples ont subi des moments tragiques pour la même raison“.

La Turquie a condamné ces déclarations. “La solidarité entre la Grèce et l’Arménie repose sur une hostilité et une calomnie conjointes dirigées contre l’identité turque“, s’est plaint un porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères en mars 2016.

Les relations tendues de la Grèce avec la Turquie, un membre de l’OTAN, ont de nouveau été mises en évidence lors de la visite officielle du président turc Recep Tayyip Erdogan à Athènes la semaine dernière.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Un général a été contraint de quitter l’armée

L’un des généraux les plus influents de l’Arménie a été limogé hier après avoir été publiquement réprimandé par le ministre de la Défense Vigen Sargsian.

Le président Serge Sarkissian a démis le lieutenant-général Haykaz Baghmanian de ses fonctions de chef adjoint de l’état-major de l’armée arménienne.

S’adressant aux journalistes, M. Sargsian a déclaré que M. Baghmanian avait demandé à ne plus faire partie de l’armée “à ma demande“. Il a accusé ce dernier de ne pas avoir respecté des “accords de travail“ non spécifiés “incompatibles avec d’autres services conjoints“.

Baghmanian occupe ce poste depuis 2009. L’ancien officier de l’armée soviétique avait auparavant commandé deux corps d’armée arméniens.

Baghmanian a longtemps été sous les projecteurs des médias en raison de ses intérêts commerciaux et de son style de vie somptueux qui ont soulevé des questions au sujet de son intégrité. Il a également été parfois pointé du doigt suite à des controverses.

L’année dernière, par exemple, un entrepreneur de la ville de Martuni, dans l’est de l’Arménie, a allégué que Baghmanian avait acquis la propriété d’une de ses entreprises par des moyens frauduleux. Le général a nié l’allégation. L’entreprise en question, une station d’essence liquéfiée, est maintenant dirigée par son fils de 28 ans.

En 2010, la publication d’une enquête de Hetq.am a rapporté que Baghmanian a été repéré lors d’un service de requiem en l’honneur d’un criminel notoire décédé.

Hakob Badalian, un analyste politique basé à Erevan, a suggéré qu’en attaquant ouvertement et en forçant Baghmanian à démissionner, Sargsian a cherché à démontrer qu’il avait une autorité suffisante sur l’armée.

“C’est un signal pour les puissances étrangères, les civils arméniens et les hommes au pouvoir concernant l’influence politique de Vigen Sargsian sur les forces armées“, a commenté Badalian.

Sargsian, 42 ans, est largement considéré comme un protégé et un successeur potentiel du président Sarkissian. Il était le chef de l’équipe présidentielle avant d’être nommé ministre de la Défense il y a un peu plus d’un an.

Rencontrant de hauts responsables militaires fin octobre, Sarkissian s’est engagé à « moderniser » l’armée arménienne à travers un plan d’action de sept ans qui, selon lui, sera lancé moins de trois mois avant la fin de son mandat présidentiel en avril.

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Un organisme anti-corruption sceptique suite aux déclarations de Sarkissian

Le principal organisme de surveillance anti-corruption d’Arménie a réagi hier avec scepticisme suite à l’invective lancée par Serge Sarkissian qui souhaite une lutte plus dure contre la corruption et d’autres pratiques de corruption.

M. Sarkissian a affirmé cela mardi lorsqu’il a rencontré les dirigeants du Service spécial d’investigation (SSI), un organisme d’application de la loi chargé de lutter contre les abus de pouvoir de divers fonctionnaires. “Pour nous, la lutte contre la corruption est une question de sécurité nationale, qui n’a tout simplement pas d’alternative“, a-t-il assuré dans un discours.

“Ce n’est pas la première fois que j’entends cela“, a rétorqué Varuzhan Hoktanian, directeur des programmes du Centre anti-corruption (CAC), affilié à la branche arménienne de Transparency International. “Cela a été dit périodiquement et est répété désormais. Serge Sarkissian a dit plusieurs fois de telles choses depuis sa prise de fonction en 2008.

“Donc, je ne vois aucune politique anti-corruption fondamentalement nouvelle ici“, a regretté Hoktanian.

L’Arménie est classée, avec la Bolivie et le Vietnam, au 113ème rang sur 176 pays évalués par le dernier indice de perception de la corruption de Transparency International publié en janvier.

Le Premier ministre Karen Karapetian s’est engagé à plusieurs reprises à lutter contre la corruption et à renforcer la primauté du droit dans le pays depuis qu’il a été nommé par Sarkissian pour diriger le gouvernement arménien en septembre 2016. Il a discuté périodiquement de son programme de réforme avec des diplomates occidentaux à Erevan. La dernière réunion de Karapetian avec l’ambassadeur des États-Unis, Richard Mills, qui s’est tenue le 20 octobre, se serait concentrée sur les efforts anti-corruption.

Dans un discours de février, Mills a exhorté les autorités à Erevan à envoyer un “message clair venu d’en haut sur le fait que la corruption n’est pas tolérée et que personne n’est au-dessus de la loi“.

posté le 30 novembre 2017 par Claire/armenews

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COOPERATION
Le ministre des Affaires étrangères iranien en visite en Arménie

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a rencontré le président Serge Sarkissian et d’autres représentants arméniens hier lors d’une visite à Erevan, qui semblait se concentrer sur les efforts en cours pour élargir les liens économiques arméno-iraniens.

Il est arrivé dans la capitale arménienne avec un groupe important d’hommes d’affaires iraniens qui ont organisé une conférence d’une journée avec des entrepreneurs d’Arménie. Zarif et son homologue Edouard Nalbandian ont ouvert le forum avant de s’entretenir tous les deux.

“Il existe de très bonnes opportunités pour développer les relations économiques entre les deux pays“, a commenté M. Zarif lors d’une conférence de presse conjointe avec Nalbandian.

“L’énergie et le transport de marchandises sont des domaines très importants de notre coopération avec l’Arménie“, a-t-il ajouté. “Nous attachons également de l’importance à notre coopération en matière de science et de technologie.“

Nalbandian a affirmé, pour sa part, qu’ils ont discuté des moyens d’accroître le commerce bilatéral et des préparatifs pour la réunion du mois prochain à Erevan d’une commission intergouvernementale arméno-iranienne sur la coopération économique. Dans ce contexte, il a souligné l’importance d’un accord de libre-échange planifié entre l’Iran et l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie, qui est fortement soutenu par l’Arménie.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien s’est maintenu à un niveau relativement modeste de 197,4 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de l’année. Il était en hausse de 10% par rapport à la même période en 2016.

Zarif aurait confié à Sarkissian plus tard dans la journée que l’échelle actuelle des relations d’affaires arméno-iraniennes « ne correspond pas au niveau élevé des relations politiques entre les deux nations amies ». Les deux hommes ont convenu de la nécessité de « renforcer les liens économiques et développer une coopération mutuellement bénéfique dans divers domaines “, a rapporté le bureau de presse présidentiel arménien. Il a précisé que Zarif a qualifié l’Arménie de “très bon voisin“ de l’Iran.

Les questions économiques ont dominé la réunion séparée de Zarif avec le Premier ministre Karen Karapetian. Ils ont parlé, entre autres, du lancement prochain d’une zone économique libre dans le district de Meghri, au sud-est de l’Arménie, à la frontière avec l’Iran. Selon une déclaration du gouvernement arménien, ils ont convenu que cette zone pour les entreprises manufacturières pourrait donner un coup de pouce majeur aux relations d’affaires arméno-iraniennes.

La déclaration ajoute que les projets énergétiques arméno-iraniens étaient également à l’ordre du jour des pourparlers de Karapetian avec le chef de la diplomatie iranienne.

Karapetian a rencontré le président iranien Hassan Rohani, le premier vice-président Eshaq Jahangiri, le ministre du Pétrole Bijan Zanganeh et le ministre de l’Energie Sattar Mahmoudi lors de sa visite officielle à Téhéran en octobre. Il aurait discuté de la possibilité d’un accord trilatéral qui permettrait à l’Arménie d’importer du gaz naturel bon marché en provenance du Turkménistan via l’Iran. Aucun accord concret à cet effet n’a été annoncé jusqu’à présent. Le Premier ministre arménien a qualifié son voyage en Iran de “très prometteur“.

posté le 29 novembre 2017 par Claire/armenews

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CONFLIT DU HAUT-KARABAGH
Malgré la position azérie peu constructive, l’Arménie veut poursuivre les négociations

Malgré la position peu constructive de l’Azerbaïdjan, les négociations sur le règlement du conflit du Haut-Karabagh devraient se poursuivre, a annoncé le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe Sergei Lavrov à Erevan.

“L’Arménie est disposée à continuer avec les coprésidents du Groupe de Minsk, de manière constructive, des réunions au niveau des ministres des Affaires étrangères et des présidents“, a précisé M. Nalbandian après des entretiens avec M. Lavrov dans la capitale arménienne. “Nous n’avons jamais refusé de nous rencontrer au niveau des ministres ou des présidents“, a-t-il ajouté.

M. Lavrov est arrivé lundi à Erevan pour s’entretenir avec M. Nalbandian et le président arménien Serge Sarkissian sur les relations bilatérales et le conflit du Haut-Karabagh. Le diplomate russe a visité Bakou les 19 et 20 novembre, où il a également discuté du règlement du conflit avec les dirigeants azerbaïdjanais.

S’exprimant à Erevan, Lavrov a réitéré l’idée que tous les éléments du règlement sont sur la table.

“Il y a tous les éléments pour une résolution de ce problème. Ces éléments sont résumés dans de nombreux documents qui, depuis 2007, 2009 et 2011, ont été déposés auprès du secrétaire général de l’OSCE. Ainsi, ils sont fixés en tant que propositions des coprésidents, ils sont toujours sur la table et la seule chose que je voudrais souligner, comme je l’ai fait à Bakou, est que ces éléments ont été formés en un seul paquet et il est très difficile de ne prendre qu’un, deux ou trois d’entre eux et dire : passons un accord basé que sur eux. Parce que, dans ce cas, des éléments d’équilibre seraient exclus et il n’y aura pas le résultat que nous attendons tous “, a expliqué Lavrov.

Selon le ministre russe des Affaires étrangères, il est important que les présidents arménien et azerbaïdjanais se prononcent positivement à la suite de leur réunion du mois dernier à Genève, organisée par le groupe de Minsk de l’OSCE que la Russie préside conjointement avec les Etats-Unis et la France. “Il est très important que cette attitude positive nous aide à aller de l’avant. Les coprésidents sont engagés dans cela. Nous, avec Washington et Paris, analyserons où nous sommes parvenus, nous essaierons de faire des efforts actifs pour parvenir à un règlement“, a affirmé M. Lavrov.

“Je ne serai pas trop optimiste, c’est une tâche difficile, et toute l’expérience de nos négociations vient prouver qu’ils ne finiront pas rapidement“, a conclu le diplomate russe.

Plus tard dans la journée d’hier, Lavrov a été reçu par le président arménien Serge Sarkissian.

Selon le service de presse du président arménien, la réunion s’est concentrée sur les relations bilatérales que Sarkissian a décrites comme “authentiquement alliées“.

M. Lavrov a également salué le niveau actuel des relations russo-arméniennes et a informé M. Sarkissian de ses entretiens avec le ministre arménien des Affaires étrangères, M. Nalbandian, au cours desquels, a t-il dit, ils “ont revu toutes les orientations de notre alliance et partenariat stratégique“.

posté le 22 novembre 2017 par Claire/armenews

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MOSCOU
Rencontre entre Serge Sarkissian et Vladimir Poutine

Le président arménien Serge Sarkissian a rencontré hier son homologue russe Vladimir Poutine au Kremlin dans le cadre de sa visite de travail à Moscou.

Selon un rapport publié par le Kremlin, les deux dirigeants ont discuté de “l’interaction des deux pays dans les sphères politiques et économiques, dans le domaine de la sécurité et de la coopération humanitaire“.

Poutine aurait également remercié le président arménien pour ses efforts en vue de l’organisation à Moscou d’une exposition consacrée à l’ouverture des Journées de la culture arménienne en Russie.

“L’avancement de la coopération russo-arménienne est évident“, a s’est réjoui le président Sarkissian. “Les contacts étroits entre nos deux peuples, les liens culturels, éducatifs, scientifiques sont particulièrement importants pour nous.“

Plus tard dans la journée, les dirigeants arménien et russe se sont rendus dans la galerie Tretyakov où sont actuellement exposées des œuvres du peintre arménien Martiros Sarian.

Selon les informations publiées par le bureau de presse du président arménien, au cours de la réunion, les deux parties ont également abordé le processus de règlement du Haut-Karabagh.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov, devraient discuter de la question du Karabagh aujourd’hui lors d’une réunion qui se tiendra à Moscou, par l’intermédiaire du Groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Lors d’une conférence de presse à Bakou, Mammadyarov a déclaré que l’Azerbaïdjan ne voulait pas qu’il “y ait des négociations juste pour dire qu’il y a eu des négociations“. “Nous demandons des résultats concrets“, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, devrait effectuer des visites en Arménie et en Azerbaïdjan en début de semaine prochaine.

L’agence de presse russe TASS a rapporté mardi que M. Lavrov avait déclaré que ses voyages à Erevan et à Bakou seraient liés au 25ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques russo-arméniennes et russo-azerbaïdjanaises.

Pourtant, le haut diplomate russe a affirmé que les questions internationales seront également discutées au cours des réunions. “Nous allons essayer de comprendre à quel stade nos efforts sur le règlement du Haut-Karabagh sont, et ce après la réunion des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à Genève“, a expliqué M. Lavrov.

Le président arménien Sarkissian et son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Haut-Karabagh lorsqu’ils se sont rencontrés dans la ville suisse le 16 octobre.

posté le 16 novembre 2017 par Claire/armenews

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SERVICE MILITAIRE
Le ministère de la Défense va devoir renoncer à abolir une loi sur l’amnistie par l’argent

Un comité permanent du Parlement a rejeté vendredi une proposition du ministère de la Défense visant à abolir une loi autorisant les hommes arméniens qui ont frauduleusement évité le service militaire obligatoire à s’acheter une amnistie.

En vertu de la loi promulguée en 2004, ils peuvent éviter les poursuites pénales en échange d’une lourde taxe. Le régime d’amnistie pour l’argent s’appliquait à l’origine aux déserteurs âgés de 27 ans ou plus en juin 2004. Ce seuil d’âge a été relevé à plusieurs reprises depuis.

Les factions parlementaires du Parti républicain (HHK) et de tous les autres groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale veulent maintenant une autre extension qui s’appliquerait aux citoyens de sexe masculin qui ont eu 27 ans avant le 1er décembre 2017.

Le ministère de la Défense a proposé un amendement à leur projet de loi commun stipulant qu’il n’y aura pas d’autres extensions du système. Le président de la commission de la défense et de la sécurité du Parlement, Koryun Nahapetian, et plusieurs autres députés affiliés au HHK ont publiquement critiqué l’amendement en début de semaine dernière.

Le comité s’est formellement opposé à la proposition lors d’une réunion qui s’est tenue tard jeudi soir. La plupart de ses membres étaient d’avis que la mesure demandée par le ministre de la Défense Vigen Sargsian priverait des milliers d’hommes d’une chance de retourner dans leur patrie.

L’une des adjointes républicaines, Karine Achemian, a également fait valoir que l’amendement de Sargsian limiterait le droit constitutionnel des députés de proposer n’importe quel projet de loi.

Le panel parlementaire a également rejeté une autre proposition du ministère qui visait à augmenter considérablement le coût légal de l’amnistie, pour qu’il atteigne au moins 9 millions de drams (19 000 $). La dernière version du projet de loi approuvé fixe le montant à environ 3,6 millions de drams.

Nahapetian a déclaré mercredi dernier que 700 et 800 réfractaires ont bénéficié d’une telle amnistie chaque année depuis 2004. Il a également révélé que près de 9 500 autres hommes sont toujours en fuite, accusés d’évasion.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews

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PRESIDENT DU PARLEMENT DU KARABAGH
Il met en garde contre des discussions « prématurées » sur les concessions territoriales

Un haut responsable du Haut-Karabagh a expliqué vendredi qu’il était encore trop tôt pour parler de concessions territoriales à l’Azerbaïdjan dans un accord de paix arméno-azerbaïdjanais plus large.

“Je crois que maintenant, surtout après les combats au Karabakh d’avril 2016, nous avons une bien meilleure idée de toutes les composantes de notre système de sécurité“, a déclaré Ashot Ghulian, président du Parlement du Karabagh, à la presse à Erevan.

“Ce système tient compte à la fois des territoires et de notre viabilité économique. Je suis profondément convaincu que nous ne pouvons pas affaiblir cela, ni abandonner quoi que ce soit en échange de quelque chose d’inconnu “, a-t-il précisé.

“Je ne pense pas que nous devrions nous engager prématurément dans de telles discussions parce que cela ne ferait que nuire à notre force interne, car nous commencerions à chercher ceux qui disaient que des concessions pouvaient être faites et qui disaient qu’ils ne le pouvaient pas“, a ajouté Ghulian.

À cet égard, M. Ghulian a refusé de commenter la récente remarque du président Serge Sarkissian selon laquelle un règlement pacifique du conflit du Karabagh ne pouvait être que « douloureux » pour les deux parties en conflit.

Sarkissian a pris la parole deux semaines après sa rencontre du 16 octobre avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev qui s’est tenue à Genève. Les deux dirigeants se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit.

Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé dans la ville suisse qu’ils organiseront prochainement des « séances de travail » entre le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov. Les pourparlers pourraient avoir lieu dès cette semaine.

Ghulian a affirmé que la partie arménienne a durci sa position sur la paix au Karabagh depuis les hostilités d’avril 2016 : “Je pense que, pour l’instant, il n’y a pas de raison d’adoucir cette position“.

Ghulian a pris la parole après qu’une délégation de députés du Karabagh a tenu une réunion avec des membres du Parlement arménien. La délégation, à la tête de laquelle était Ghulian, a été reçue par Sarkissian plus tard dans la journée. Un communiqué du service de presse présidentiel n’a pas dit s’ils ont discuté des prochaines négociations arméno-azerbaïdjanaises.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews

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