Nouvelles d'Arménie
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Sarkissian


ARMENIE
Vers une nouvelle coalition entre le parti républicain et la FRA

Le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) et la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun) sont prêts à étendre leur accord de partage du pouvoir conclu il y a un an, a révélé un haut responsable du HHK jeudi en fin de journée.

Les deux parties ont entamé des négociations sur une nouvelle entente de coalition peu de temps après les élections parlementaires du 2 avril remportées par le HHK. Ce dernier s’est déclaré disposé à approfondir un tel accord même s’il détient la majorité des sièges dans la nouvelle Assemblée nationale.

“Les discussions avec nos partenaires de la FRA se poursuivent et il est fort probable qu’un accord politique entre le HHK et le Dashnaktsutyun soit signé et que nous aillons deux partis au pouvoir au Parlement“, a déclaré Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK.

“Ce sont les résultats de nos discussions préliminaires“, a-t-il ajouté aux journalistes après une réunion hebdomadaire de l’organe directeur de son parti dirigé par le président Serge Sarkissian.

La FRA est représentée dans le gouvernement arménien actuel par trois ministres conformément à un accord avec le HHK signé en février 2016. Le parti, particulièrement influent dans la diaspora arménienne, aura sept sièges dans le Parlement comprenant 105 membres en Arménie.

Les remarques de Sharmazanov suggèrent que le HHK ne devrait pas parvenir à un accord de coalition avec l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian, qui a terminé deuxième lors des élections et a remporté 31 sièges au Parlement. Les membres du bloc ont hésité à faire des déclarations publiques depuis le vote.

posté le 24 avril 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Pour Sarkissian, les législatives ont marqué une étape importante dans la démocratisation du pays

Les élections législatives qui ont eu lieu ce mois-ci ont marqué une étape importante dans la démocratisation du système politique arménien, a tenu à souligner hier le président Serge Sarkissian.

Sarkissian a rencontré les ambassadeurs des États-Unis, de la Russie et des pays européens à Erevan pour discuter de la conduite du vote du 2 avril qui a été remporté par son parti républicain (HHK). Le bureau de presse présidentiel a déclaré qu’ils lui ont également posé des questions sur les mouvements post-électoraux prévus par son administration.

“Je tiens à noter que ces élections ont mis en évidence les progrès importants que l’Arménie a faits dans la démocratisation et l’édification de l’État“, a assuré le secrétaire de Sarkissian.

L’une des raisons de ce progrès est que « ces dernières années, nous avons réussi à rendre irréversible l’avancement des droits de l’homme et des libertés fondamentales », a-t-il ajouté. Le pluralisme politique a déjà pris place dans le pays, a-t-il signifié, en citant l’existence d’une « société civile viable ».

“Je ne dis pas que nous n’avons aucun problème à résoudre“, a nuancé Sarkissian. “Nous devons résoudre beaucoup de problèmes. Ce que je dis, c’est que les fondations sont déjà solides et que nous pouvons construire sur elles le bâtiment dont notre peuple a besoin.

Le président a également souligné l’accord de son gouvernement en septembre 2016 avec l’opposition parlementaire qui a conduit à l’adoption de plusieurs amendements importants au Code électoral. Il a poursuivi par un éloge de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et d’autres organismes internationaux qui a envoyé des centaines d’observateurs électoraux en Arménie.

Dans leurs conclusions préliminaires conjointes publiées le 3 avril, les observateurs représentant l’OSCE ainsi que l’Union européenne et le Conseil de l’Europe ont concluent que les autorités arméniennes ont largement respecté les « libertés fondamentales » lors d’un vote globalement bien administré ». Mais ils ont également déclaré « des informations crédibles sur l’achat de vote et la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées ».

L’UE et les Etats-Unis se sont faits écho à cette conclusion, tout en louant avec prudence le traitement par les autorités des élections. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a fait savoir par la voix d’un porte-parole le 4 avril que les résultats officiels du vote “reflètaient la volonté globale du peuple arménien“.

Pratiquement tous les groupes d’opposition arméniens pensent que le résultat de l’élection a été principalement décidé par l’achat de vote à grande échelle. Certains d’entre eux ont également allégué d’autres irrégularités, exigeant que les résultats officiels soient annulés.

Un porte-parole du HHK a admis le 5 avril que des pots-de-vin ont été distribués. Mais il a insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu un « impact substantiel » sur les résultats des élections.

La direction du HHK a précisé que le Premier ministre Karen Karapetian conservera son poste pour l’instant. Cependant, il n’est pas clair si Sarkissian envisage de le remplacer après avoir terminé son deuxième et dernier mandat présidentiel en avril 2018. L’Arménie passera à un système parlementaire de gouvernement à cette date.

posté le 19 avril 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



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Le président du Parlement ignore les plans de Sarkissian pour 2018

Le président Serge Sarkissian n’a pas encore informé ses alliés politiques de s’il voulait devenir Premier ministre ou occuper un autre poste de haut rang après son dernier mandat présidentiel qui se terminera l’année prochaine, a assuré hier le président du Parlement, Galust Sahakian.

Sahakian a déclaré que “personne ne peut dire“ maintenant ce que Sarkissian fera après avril 2018. “Je ne peux pas le dire non plus“, a t-il convenu dans une interview. “Serge Sarkissian lui-même le dira en 2018.“

“Je crois que Serge Sarkissian parviendra à trouver des solutions qui lui permettront de rester à l’avant-garde de la politique. Mais personne ne peut dire maintenant s’il sera Premier ministre ou s’il aura un autre poste “, a ajouté le membre supérieur du Parti républicain (HHK).

L’Arménie passera au système de gouvernement parlementaire immédiatement après la fin de la présidence de Sarkissian en avril 2018. Ses adversaires politiques prétendent qu’il a l’intention de rester au pouvoir. Le président de 62 ans n’a jusqu’à présent pas exclu publiquement la possibilité de devenir Premier ministre.

Dans un discours du 25 mars prononcé au Haut-Karabagh, Sarkissian a affirmé qu’il aimerait « jouer un rôle, en quelque sorte, assurer la sécurité de notre peuple » après avril 2018. « Je ne sais pas quelle sera ce rôle. Mais je vais certainement rester utile“, a-t-il dit.

posté le 12 avril 2017 par Claire/armenews


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Le parti républicain envisage-t-il une coalition avec Gagik Tsaroukian ?

Le parti républicain (HHK) a refusé de clarifier vendredi s’il envisageait un accord de partage du pouvoir avec l’alliance de l’homme d’affaire Gagik Tsaroukian, qui est arrivé à la deuxième place lors des élections législatives du 2 avril.

Le porte-parole de HHK, Eduard Sharmazanov, a déclaré que l’organe directeur du parti n’a pas discuté des coalitions possibles lors de sa dernière réunion qui s’est tenue jeudi. “Nous avons toujours le temps“, a-t-il rappelé. “Nous ne devrions pas nous éloigner de notre agenda. Nous allons en discuter quand le moment sera venu. “

“La question de la formation d’une coalition avec le Bloc Tsaroukian ne figure pas actuellement sur l’agenda du Parti républicain“, a-t-il précisé.

Sharmazanov n’a pas nié ni confirmé les affirmations des médias selon lesquelles le président Serge Sarkissian et Tsarukian se seraient rencontrés en début de semaine dernière. “Je ne peux pas dire s’il y a eu une telle entrevue parce que je ne le sais pas“, a-t-il assuré.

Le bloc Tsaroukian n’a pas rendu public ses prochaines démarches politiques dans un communiqué publié lundi dernier. Aucun de ses dirigeants n’a fait de déclarations publiques depuis.

Le BHK de Tsaroukian, la force dominante du bloc, faisait partie du gouvernement Sarkissian entre 2008 et 2012. Il s’est retiré de la coalition au pouvoir au milieu des tensions croissantes avec le président qui a culminé dans une confrontation amère entre les deux hommes il y a deux ans. Tsaroukian s’était retiré de la politique à ce moment-là.

Tsaroukian a annoncé son retour dans l’arène politique en janvier, alimentant la spéculation médiatique sur le fait que son retour était le résultat d’un accord secret avec Sarkissian. Les représentants de BHK ont nié cela.

Selon les résultats officiels des élections, le HHK a remporté un peu plus de 49 % des suffrages et contrôlera la majorité des sièges dans le nouveau Parlement. Le bloc Tsaroukian a terminé deuxième avec 27 %.

“Il y a deux options“, a expliqué Sharmazanov. “La première est que le Parti républicain forme le gouvernement à lui seul - et il a le mandat pour le faire. La deuxième option est un gouvernement de coalition avec une responsabilité partagée. Mais nous en discuterons.“

Il a également indiqué que la HHK s’attend à étendre son accord de partage du pouvoir avec la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun), qui est représentée dans le gouvernement actuel par trois ministres. Les résultats officiels ont montré que la FRA remportait 6,6 % des suffrages.

posté le 10 avril 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



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La partie ne se joue plus qu’à quatre dans le nouveau Parlement arménien

Les premiers résultats des élections législatives du dimanche 2 avril, publiés par la Commission électorale centrale font état d’une nette victoire du Parti républicain d’Arménie (HHK) du président Serge Sarkissian.

Le scrutin a été marqué par une participation de 60,8% de votants, au demeurant relativement modeste au regard des enjeux de cette élection cruciale, qui doit décider de la direction future du pays en vertu de la réforme constitutionnelle adoptée par référendum en 2015 qui remplace l’actuel régime présidentiel en un système parlementaire.

Sur la base de ces résultats préliminaires, quatre partis et blocs politiques, sur les neuf en lice lors du scrutin, ont dépassé le seuil des 5% leur donnant droit à une représentation au nouveau Parlement de 101 membres, contre 131 dans le Parlement sortant. Le HHK au pouvoir a recueilli 770 718 voix, soit 49,15%.

En deuxième position, l’alliance “Tsarukian”, conduite par l’homme d’affaires et ancien député Gagik Tsarukian, dont la position reste à déterminer sur l’échiquier politique, a obtenu 428 892 voix, soit 27,35 % des suffrages, loin devant une autre alliance située quant à elle résolument dans l’opposition, “Yelk”, conduite par le député Nigol Pashinyan, qui recueille 121 997 voix (7,78 %) et devant la Fédération révolutionnaire arménienne Dachnaktsoutioun, partenaire de la coalition gouvernementale sortante depuis un an après plusieurs années d’une opposition ambiguë au pouvoir, qui réussit son pari minimaliste de se maintenir au Parlement, en recueillant 103 148 voix (6,58 %).

En vertu de la Constitution, les partis politiques doivent recueillir au moins 5 % des suffrages pour siéger au Parlement. Un parti politique ou une alliance de partis doit disposer d’au moins 54 % des voix pour être en mesure de former un gouvernement.

Le grand perdant de ce scrutin est sans nul doute le Congrès national arménien (HAK), de l’ancien président Levon Ter Petrossian, qui a fait un mauvais calcul en voulant faire cavalier seul, et en réitérant peut être ses déclarations relatives à des concessions au Karabagh, le « Kongress » n’obtiendrait que 25 973 voix, soit 1,66 % des voix, soit moins que la troïka nouvellement constituée des anciens ministres de la défense et des affaires étrangères, Seyran Ohanian, Raffi Hovannessian et Vartan Oskanian, qui n’est pas en mesure de siéger non plus au Parlement, avec 32 487 voix (2,07%).

Cette nouvelle alliance de l’opposition a été devancée aussi par un nouveau venu dans le paysage politique arménien, Renaissance arménienne (ex-Etat de Droit), qui ne siègera pas d’avantage dans le Parlement mais obtient le score honorable de 3,72 % des voix, avec 58 274 suffrages recueillis.

Les résultats définitifs du scrutin, dont la régularité a été une fois encore remise en cause, devraient être publiés dans une semaine.

posté le 4 avril 2017 par Gari/armenews


REVUE DE PRESSE - RADIO VATICAN
Le parti au pouvoir remporte les législatives : analyse de Gaïdz Minassian

Une victoire pour le parti républicain en Arménie. Avec près de 50% des voix, le parti au pouvoir du président Serge Sarkissian a largement remporté les législatives qui se tenaient dimanche 2 avril 2017. Ce scrutin avait valeur de test démocratique pour cette ex-république soviétique du Caucase. L’opposition a immédiatement dénoncé des fraudes. Le lendemain, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a aussi pointé du doigt des irrégularités, « des achats de vote et des actes d’intimidation des électeurs », tout en soulignant les « efforts » de transparence qui ont été faits de la part du gouvernement.

Selon les résultats de la Commission électorale dévoilés lundi 3 avril, quatre partis se partageront les 101 sièges du Parlement. Un Parlement aujourd’hui renforcé. Ces législatives sont les premières organisées en Arménie depuis le referendum de décembre 2015, date du lancement d’une réforme constitutionnelle qui doit instaurer un régime parlementaire. Cette victoire du parti du président Sarkissian est surtout celle du premier ministre Karen Karapetian. Elle représente une rupture pour les 3 millions d’Arméniens. Gaïdz Minassian, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique à Sciences Po Paris, politologue spécialiste de l’Arménie, est interrogé par Blandine Hugonnet pour Radio Vatican .

A écouter ici : http://fr.radiovaticana.va/news/2017/04/03/en_arm%C3%A9nie,_le_parti_au_pouvoir_remporte_les_l%C3%A9gislatives/1303158

posté le 3 avril 2017 par Claire/armenews


ELECTIONS
L’OSCE dénonce des irrégularités lors des législatives en Arménie

Erevan, 3 avr 2017 (AFP) - L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a dénoncé lundi des irrégularités en Arménie lors des élections législatives qui ont vu la victoire du parti au pouvoir, tout en soulignant que “des efforts ont été faits“.

Malheureusement, le processus a été miné par des informations crédibles et récurrentes concernant des achats de vote et des actes d’intimidation des électeurs“, a déclaré l’OSCE dans un communiqué citant ses observateurs déployés dans le pays lors du scrutin de dimanche.

Cela a contribué à un manque de confiance généralisé de l’opinion publique dans les élections“, a regretté l’organisation.

Cependant, l’OSCE a souligné que “depuis la dernière fois que les citoyens d’Arménie ont voté, des efforts ont été faits pour améliorer la qualité du processus électoral“.

Il est dommage que malgré ces changements, législatifs et logistiques, les élections n’ont pas pu effacer les doutes persistants sur la fiabilité et l’intégrité du processus électoral dans le pays“, a remarqué l’OSCE.

La Commission électorale centrale a travaillé de façon “efficace et transparente“, mais “sans donner suite aux plaintes de manière rigoureuse“, a estimé l’OSCE.

Au total, plus de 28 021 observateurs ont été accrédités par la commission, mais celle-ci a refusé d’autoriser des ONG internationales à observer le scrutin, un des prérequis exigés par l’OSCE, a affirmé l’organisation.

Le gouvernement avait promis d’organiser un scrutin exemplaire, le pays ayant déjà connu des violences post-électorales déclenchées par des accusations de fraudes.

Le Parti républicain du président Serge Sarkissian est arrivé en tête avec 49,15% des voix, a indiqué lundi la Commission électorale centrale après le dépouillement de 99,8% des bulletins.

La coalition d’opposition menée par l’homme d’affaires Gaguik Tsaroukian a réuni pour sa part 27,37% des votes et entrera donc au Parlement.

Deux autres partis d’opposition, Elk et le parti nationaliste Dachnaktsoutioun, ont obtenu respectivement 7,78% et 6,58% des voix et franchi la barre des 5% nécessaires pour rentrer au Parlement.

Il s’agit des premières élections organisées en Arménie depuis une réforme constitutionnelle controversée visant à instaurer un régime parlementaire.

Instaurée en 2015, cette réforme est dénoncée par l’opposition comme une tentative de Serge Sarkissian de maintenir son emprise sur ce pays du Caucase du sud.

posté le 3 avril 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le parti au pouvoir largement en tête des législatives

Erevan, 3 avr 2017 (AFP) - Le parti au pouvoir en Arménie arrive largement en tête des élections législatives organisées dimanche dans cette ex-république soviétique, selon des résultats partiels de la Commission électorale centrale portant sur la moitié des bureaux de vote.

Ces législatives sont les premières organisées en Arménie après une réforme constitutionnelle controversée visant à instaurer un régime parlementaire. Alors que les bulletins avaient été dépouillés dans 50,4% des bureaux de vote, le Parti républicain du président arménien Serge Sarkissian arrivait en tête avec 50,43% des voix, et la coalition d’opposition menée par l’homme d’affaires Gaguik Tsaroukian obtenait 28,29%, a indiqué lundi la Commission électorale centrale.

“Selon les premiers résultats des élections, le Parti républicain a toutes les chances de former le nouveau gouvernement“, a déclaré lors d’une conférence de presse le porte-parole du parti, Edouard Charmazanov. Le parti nationaliste Dachnaktsoutioun obtenait 6,88% des voix, selon ces mêmes résultats partiels, et devrait donc lui aussi entrer au Parlement. Le taux de participation a été de 60,86%.

Avant la publication de ces résultats partiels, un sondage effectué à la sortie des bureaux de vote après leur fermeture dimanche à 16h00 GMT, réalisé par l’Association des Sociologues d’Arménie et le groupe Baltic Surveys/Gallup International, attribuait 46% des voix au Parti républicain et 25% à la coalition de l’opposition.

Le scrutin, surveillé par les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), constitue un test pour la démocratie dans cette ancienne république soviétique de 2,9 millions d’habitants qui n’a jamais connu un transfert de pouvoir à l’opposition via un processus électoral.

Gaguik Tsaroukian, l’un des hommes d’affaires les plus riches du pays, a bâti sa campagne sur des promesses de réduire les prix du gaz et de l’électricité et d’augmenter les salaires des fonctionnaires et les retraites. Le Parti républicain, dont la tête de liste est le ministre de la Défense, Viguen Sarkissian, a prôné la “sécurité et le progrès“ pour l’Arménie. Au total, cinq partis et quatre coalitions étaient en lice pour 101 sièges du Parlement. Dans ce scrutin proportionnel, un parti doit obtenir 5% pour être représenté au Parlement, tandis qu’une coalition doit obtenir au moins 7%.

- ’Nombreuses irrégularités’ -

L’opposition a fait état de fraudes. Le ministère de l’Intérieur a annoncé dimanche à la mi-journée avoir reçu 320 plaintes pour violations des procédures du vote.

“Nous avons observé de nombreuses irrégularités dans les bureaux, des violations du secret du vote, et des votes multiples“, a déclaré à l’AFP Hovsep Khourchoudian, un dirigeant d’une des coalitions d’opposition. Pendant la campagne électorale, la délégation de l’Union européenne en Arménie et l’ambassade des Etats-Unis ont exprimé dans un communiqué commun leur “inquiétude face aux informations faisant état d’intimidation des électeurs, d’achat de votes et de l’utilisation des ressources de l’administration en faveur de certains partis“.

“J’ai voté pour le Parti républicain, parce que le Premier ministre Karen Karapetian est un homme énergique avec des idées neuves“, a déclaré Svetlana Sarkissian, 37 ans, à la sortie d’un bureau de vote à Erevan. En revanche, Garnik Mnatsakanian, 69 ans, dit avoir “voté pour Tsaroukian parce qu’il se préoccupe vraiment de la vie des gens ordinaires“. La plupart des partis en lice ont fait campagne sur des thèmes comme les emplois, les salaires, les retraites, dans un pays où près de 30% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Le souvenir des violences post-électorales qui ont secoué le pays il y a huit ans est encore présent, et le gouvernement a promis de tenir cette fois un scrutin exemplaire pour élire “un Parlement en qui la société aura confiance“.

Le président Serge Sarkissian, dont l’élection en 2008 a donné lieu à des affrontements entre la police et des partisans de l’opposition ayant fait 10 morts, a assuré à l’AFP avoir fait “d’énormes efforts pour que le vote crucial (de dimanche) soit impeccable“.

La réforme constitutionnelle de 2015, initiée par le président et adoptée à l’issue d’un référendum contesté, prévoit de diminuer les pouvoirs de l’exécutif et d’accroître ceux du Parlement après la fin du second et dernier mandat de Serge Sarkissian, fin 2018.

L’opposition y voit surtout une façon de permettre à Serge Sarkissian, 62 ans, de maintenir son emprise sur le pays en changeant de casquette l’année prochaine, prenant la direction effective de son parti politique.

posté le 3 avril 2017 par Claire/armenews


Avril 2017
Numéro 239

A la une : la visite de Serge Sarkissian en France

- Législatives  : État des lieux

- Politique  : la mort du « porteur de pain »

- Artsakh  : la nouvelle Constitution

- Turquie  : Erdogan menace les Européens

- Bakou  : les Intérêts privés de Trump

- France/AzerbaÏdjan : l’Interview de François Rochebloine

- Bilan : : Nadia Gortzounian présidente de l’UGAB

- Portfolio  : Alexis Pazoumian

- Lac Sevan  : la pêche à l’écrevisse

- Gastronomie : : portrait de J.-P. Arabian

- Éducation : : l’Armenian Virtual College

- Danse  : P. Chamassian d’Araxe-Sassoun

- Opéra  : la D.I.V.A. Audrey Kessedjian

- Exposition  : l’art abstrait d’Armen Rotch

- Livre d’artiste  : l’atelier de Sarah Wiame

- Roman  : interview de Robert Engibarian

- Histoire  : l’imprimerie de Venise au XVIIIe siècle

- Opinions : Michel Marian, haut fonctionnaire,

   Opinions : Laurent Leylékian, analyste politique,

   Opinions : René Dzagoyan, écrivain.

posté le 1er avril 2017 par Spidermian/armenews
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