Nouvelles d'Arménie
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Sarkissian


COHABITATION
Vigen Sargsian met en garde contre de possibles futurs troubles en Arménie

Les manifestations massives qui ont abouti au changement de gouvernement n’étaient pas une révolution démocratique et pourraient créer plus de problèmes pour le pays, a craint hier le ministre sortant de la Défense, Vigen Sargsian.

“Je ne considère pas ce qui s’est passé comme une révolution parce que la révolution signifie un changement de l’ordre juridique de l’Etat“, a commenté Sargsian lors d’une conférence de presse de fin de mandat à Erevan. “Ce qui s’est passé dans notre pays a été un changement de gouvernement : le représentant d’une faction parlementaire a remplacé le représentant d’une autre au poste de Premier ministre.“

“Ce que nous avons maintenant est un modèle incompréhensible au sens juridique“, a-t-il asséné. “Nous avons une majorité parlementaire et un Premier ministre représentant la minorité parlementaire, ce qui comporte de nombreux dangers“.

“Que signifie une telle situation ? Cela signifie que chaque fois qu’une décision de la majorité sera défavorable au Premier ministre et au gouvernement minoritaire, les gens descendront dans la rue et feront pression sur les députés pour qu’ils votent contre leur volonté. C’est tout sauf la démocratie. “

Sargsian a remis sa démission quelques heures après l’élection au poste de Premier ministre du chef de la protestation par le Parlement arménien, Nikol Pashinian.

L’alliance de l’opposition Yelk, dont Pashinian est un membre éminent, n’a que 9 sièges dans l’Assemblée nationale qui en compte 105. Le nouveau Premier ministre est également soutenu par l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian et la Fédération révolutionnaire arménienne, qui détiennent 38 autres sièges à eux deux.

Pashinian a réaffirmé mardi son intention de faire en sorte qu’il y ait de nouvelles élections législatives, sans avancer de dates possibles.

Sargsian a déclaré que la conduite d’élections exigera “un accord mutuel entre tous les acteurs politiques“.

Sargsian a également affirmé qu’il resterait dans “le champ politique“ après avoir quitté son poste. Il n’a toutefois pas précisé s’il participerait activement aux activités du HHK. L’homme de 42 ans était à la tête de la liste des candidats du HHK aux élections législatives d’avril 2017 remportées par le parti.

Sargsian a travaillé comme chef de l’équipe présidentielle avant d’être nommé ministre de la Défense en octobre 2016. Il était largement considéré comme le successeur potentiel de Serge Sarkissian.

Sargsian a défendu son bilan lorsqu’il a annoncé sa démission suite à une réunion avec Pashinian qui s’est tenue en fin de journée mardi. “Je suis fier de remettre une armée plus efficace et prête au combat à mon successeur“, s’est-il félicité dans un communiqué.

Sargsian est titulaire d’une maîtrise de l’École de droit et de la diplomatie américaine Fletcher. Il a enseigné les relations internationales et l’administration publique à l’Université américaine d’Arménie de 2001 à 2011.

posté le 10 mai 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Serge Sarkissian accusé de comploter pour revenir au pouvoir

Le chef de l’opposition, Nikol Pashinian, a accusé mardi l’ancien président Serge Sarkissian d’avoir tenté d’empêcher le Parlement arménien de l’élire Premier ministre, et ce afin de reprendre le pouvoir une semaine après avoir démissionné de son poste de Premier ministre.

Pashinian a attaqué Sarkissian et un autre ancien président, Robert Kotcharian, au cours de la session d’urgence du Parlement, durant laquelle il a défendu sa candidature pour le poste de direction du pays. Il les a blâmés concernant le fait que le Parti républicain (HHK) au pouvoir n’a toujours pas promis de soutenir sa candidature pour remplacer Sarkissian.

“Selon les rumeurs qui circulent, Serge Sarkissian et Robert Kocharian ont commencé lundi soir à exercer des pressions sur les députés de toutes les factions de l’Assemblée nationale, les avertissant qu’il ne fallait pas voter pour le candidat du peuple arménien“.

“Le duo infâme a planté une graine pour arrêter la vague populaire [des manifestations] et revenir au pouvoir, et son principal outil reste le même : menaces, pressions physiques mais aussi psychologiques“, a-t-il dit.

“Méfiez-vous avant qu’il ne soit trop tard parce que votre comportement peut littéralement causer un tsunami politique“, a prévenu Pashinian, faisant appel à Sarkissian et Kotcharian.

Le chef de l’opposition a ensuite exhorté ses partisans à “inonder les rues et les places“ à travers le pays et à empêcher les dirigeants du HHK de “voler leur victoire“.

Le discours de Pashinian, d’une durée de 30 minutes, a été suivi d’une séance de questions et réponses, avec 26 parlementaires qui se sont inscrits pour lui poser des questions.

posté le 2 mai 2018 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Echange téléphonique entre Vladimir Poutine et Armen Sarkissian

Le président russe Vladimir Poutine a téléphoné hier à son homologue arménien Armen Sarkissian pour discuter de la crise politique qui perdure en Arménie.

Selon un communiqué du Kremlin, les deux hommes ont souligné que “pour surmonter rapidement la crise interne, toutes les forces politiques du pays doivent faire preuve de retenue et de détermination pour résoudre les problèmes existants grâce à un dialogue constructif cadre“.

Le bureau de presse de Sarkissian n’a pas donné plus de détails sur l’appel téléphonique.

Plus tôt dans la journée, le secrétaire de presse de Poutine, Dmitri Peskov, a de nouveau fait des commentaires prudents sur la crise qui a conduit à la démission du Premier ministre Serge Sarkissian lundi. “Nous estimons toujours qu’il s’agit d’une affaire interne [à l’Arménie] et nous espérons que nos amis arméniens parviendront à régler cette situation et parviendront très bientôt à une solution consensuelle“, a-t-il dit.

“Nous continuons à surveiller cette situation de très près“, a ajouté M. Peskov, selon des agences de presse russes.

Peskov a fait des commentaires similaires lundi peu avant que Serge Sarkissian ne démissionne sous la pression de dizaines de milliers de personnes manifestant à Erevan et dans d’autres parties du pays.

“L’Arménie, la Russie est toujours avec vous !“, a assuré une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères après l’annonce de la démission de Sarkissian.

Le Kremlin, qui accuse fréquemment l’Occident d’avoir fomenté des « révolutions de velours » dans les anciens États soviétiques, s’est donc tenu à l’écart du soutien de Sarkissian. Il n’a fait aucune déclaration publique à l’appui du Premier ministre par intérim de l’Arménie, Karen Karapetian. Ce dernier est un ancien dirigeant des filiales arméniennes et russes du géant énergétique de Gazprom.

Nikol Pashinian, le chef de l’opposition qui a organisé les protestations massives, a rejeté hier la spéculation selon laquelle le Kremlin voudrait que Karapetian reste au pouvoir. Pashinian a révélé qu’il avait rencontré plus tôt dans la journée des “représentants officiels de Moscou“ et ils lui ont assuré que “la Russie n’intervient pas dans les affaires intérieures de l’Arménie“.

S’exprimant lors de son dernier rassemblement à Erevan, Pachinian a également averti Karapetian et le parti républicain au pouvoir qu’il voulait se proposer en tant que Premier ministre par intérim du pays. Il a affirmé que certains législateurs HHK sont prêts à voter pour sa candidature au Parlement.

Pashinian a averti que ses partisans vont “bloquer“ le bâtiment du Parlement et le bureau du Premier ministre à Erevan si la majorité du HHK à l’Assemblée nationale décide d’installer Karapetian comme Premier ministre.

posté le 26 avril 2018 par Claire/armenews

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ARMENIE
Portrait de Serge Sarkissian, un président à l’« autoritarisme mou »

Erevan, 23 avr 2018 (AFP) - Serge Sarkissian, contraint lundi à la démission après 11 jours de manifestations en Arménie, a été président de 2008 à mars 2018 avant de devenir Premier ministre, ce que ses opposants voyaient comme un moyen de rester au pouvoir éternellement.

Âgé de 63 ans, Serge Sarkissian joue un rôle de premier plan dans la politique arménienne depuis l’indépendance du pays en 1991. Militaire, il s’illustre d’abord dans la guerre du Nagorny-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui a fait près de 30 000 morts au début des années 1990 et lui vaut aujourd’hui encore une grande part de son aura.

“Il a joué un rôle énorme dans la guerre au Nagorny-Karabakh et dans le processus de négociation“, souligne l’analyste Tatoul Akobian, qui rappelle que l’homme de guerre, chef des forces d’autodéfense de cette région, avait su se muer en faiseur de paix et “appelé courageusement à faire les compromis nécessaires“ pour un arrêt des combats.

Serge Sarkissian a occupé presque tous les postes qui comptent au sein du pouvoir arménien, parfois simultanément : ministre de l’Intérieur et de la Sécurité nationale, chef du Conseil de sécurité national, ministre de la Défense de 200 à 2007, puis Premier ministre avant enfin d’accéder à la fonction suprême, le 19 février 2008.

“Il a une expérience énorme en matière de politique intérieure et sur la question du Nagorny-Karabakh“, territoire encore aujourd’hui disputé par Bakou et Erevan où des affrontements éclatent régulièrement, affirme le sociologue Guevorg Pogossian.

Sur la scène internationale, Serge Sarkissian s’est rapproché de la Russie, qui dispose d’une base militaire en Arménie, sans pour autant couper les liens avec l’Union européenne ou les Etats-Unis. Une politique nécessaire alors que l’Arménie, pays de trois millions d’habitants, a une diaspora forte de 8 à 10 millions de personnes.

“Il a été capable de maintenir un équilibre entre l’Europe et la Russie, ce qui est unique dans l’espace post-soviétique“, reprend Guevorg Pogossian.

- Taux de pauvreté inchangé -

Mais le bilan domestique est beaucoup plus mitigé. Depuis son arrivée au pouvoir, la corruption dans la police et la justice n’est guère combattue, le pays est maintenu sous une coupe serrée et la situation économique est préoccupante.

Le taux de pauvreté en Arménie était de 29,8% en 2016 contre 27,6% en 2008 selon la Banque mondiale et le Revenu national brut (RNB) par habitant stagne aujourd’hui à 3.770 dollars, le même chiffre qu’il y a dix ans.

Toutes les élections sous le règne du président Sarkissian ont été accompagnées de mouvements de protestation, rappellent d’ailleurs les experts. En février 2008, après sa première élection au poste de président, des manifestations durement réprimées avaient fait dix morts, dont deux policiers.

Un des leaders de l’opposition était alors Nikol Pachinian, contraint de prendre la fuite et de se cacher après la répression du mouvement. En avril 2018, c’est lui qui a de nouveau mené la protestation, cette fois victorieuse, contre son vieil adversaire Serge Sarkissian.

La personnalité de ce père de deux filles, professeur de musique de formation qui est également président de la Fédération arménienne d’échecs, ne contribue pas à sa popularité : Serge Sarkissian a souvent l’image d’un homme froid, calculateur et d’humeur maussade.

“C’est un bon joueur, mais c’est un très mauvais dirigeant (...) C’est un leader de type autoritaire, mais d’un autoritarisme mou“, juge Tatoul Akobian.

“Sarkissian a enfreint une règle politique de notre pays : les précédents présidents ont quitté le pouvoir en temps et en heure et lui aussi avait promis de le faire“, rappelle Guevorg Pogossian.

Les manifestants qui défilaient depuis dix jours dans les rues d’Erevan et des grandes villes du pays lui ont rappelé cette promesse.

Mais malgré cette démission spectaculaire, Serge Sarkissian, dont le Parti républicain d’Arménie est majoritaire au Parlement, n’a pas forcément quitté la scène politique de son pays.

posté le 24 avril 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Le peuple triomphe après la démission du Premier ministre contesté

Erevan, 23 avr 2018 (AFP) - Les Arméniens triomphaient lundi, en dansant et remplissant leur verre en pleine rue dans la capitale Erevan, après l’annonce de la démission de l’ancien président Serge Sarkissian, nommé Premier ministre il y a moins d’une semaine, qui a cédé ainsi à la contestation populaire.

“Citoyen fier d’Arménie, tu as gagné ! Et personne ne peut te priver de cette victoire. Je te félicite, peuple victorieux !“, a déclaré le député et chef de l’opposition Nikol Pachinian, qui a mobilisé pendant onze jours consécutifs des milliers de personnes pour réclamer le départ de Serge Sarkissian.

Sur la place de la République, au coeur d’Erevan, où est situé le siège du gouvernement arménien, des milliers de personnes étaient réunies après l’annonce de la démission du Premier ministre, brandissant des drapeaux arméniens, s’embrassant et dansant.

“C’est une nouvelle vie qui commence aujourd’hui !“, a assuré à l’AFP Goar Badalian, étudiante de 21 ans.

Dans plusieurs quartiers d’Erevan, les propriétaires des petits commerces installaient des tables dans la rue et ouvraient des bouteilles de vin, invitant les passants à boire un verre à l’avenir du pays, selon une journaliste de l’AFP.

- “Je me suis trompé“ -

L’annonce surprise de la démission de Serge Sarkissian est intervenue lundi quelques heures après la libération de Nikol Pachinian, interpellé la veille lors d’une manifestation de l’opposition, qui a aussitôt rejoint les protestataires dans les rues d’Erevan, en lançant : “Tout le monde a déjà compris que nous avons gagné !“

“Je quitte le poste de dirigeant du pays“, a déclaré Serge Sarkissian dans un communiqué.

“Nikol Pachinian avait raison. Et moi, je me suis trompé“, a ajouté M.  Sarkissian, qui avait été élu Premier ministre par les députés après avoir été dix ans président.

“Le mouvement de la rue ne voulait pas que je sois Premier ministre. Je satisfais votre demande et je souhaite paix, harmonie et logique à notre pays“, a-t-il souligné.

La nouvelle a été accueillie sur la place de la République par des cris de joie et des applaudissements.

Depuis le 13 avril, les manifestations se sont succédé pour exiger la démission de Serge Sarkissian, accusé par les contestataires de s’accrocher à tout prix au pouvoir et de n’avoir rien fait pour améliorer la vie de ses compatriotes.

Après dix ans à la tête de l’Etat, M. Sarkissian avait fait voter une réforme constitutionnelle qui a donné des pouvoirs renforcés au Premier ministre et laissé au président un rôle essentiellement honorifique. Un groupe de militaires actifs a rejoint les protestations lundi, selon le ministère arménien de la Défense, qui a promis des “poursuites“ contre ces soldats d’“une brigade de maintien de la paix (...) qui ont violé la loi“ en participant au défilé antigouvernemental.

- “Mentalité soviétique“ -

“Serge Sarkissian est un dirigeant qui a une mentalité soviétique. Et le monde d’aujourd’hui exige qu’on manifeste une approche tout à fait nouvelle face aux problèmes“, a déclaré à l’AFP un manifestant, Karen Khatchatrian, étudiant de 23 ans.

Avant l’annonce de la démission du Premier ministre, le président du Parlement Ara Babloïan, le premier vice-Premier ministre arménien, Karen Karapetian, ainsi que le ministre de la Défense Viguen Sarkissian ont appelé à un “dialogue“ entre les manifestants et les autorités.

“Je ne veux pas qu’un Arménien se batte contre un autre Arménien“, a déclaré le ministre de la Défense lors d’une conférence de presse. Le Kremlin suit “attentivement la situation en Arménie“, un “pays extrêmement important“ pour la Russie et son “très proche allié“, a déclaré à Moscou le porte-parole du président Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, en prenant soin de souligner que ce mouvement de protestation était “une affaire intérieure arménienne“.

Les manifestants reprochent également à M. Sarkissian, un ancien militaire de 63 ans, de n’avoir pas su faire reculer la pauvreté et la corruption, alors que les oligarques ont toujours la haute main sur l’économie du pays. Dimanche matin, une tentative de négociations entre M. Pachinian, ancien journaliste et opposant de longue date, et Serge Sarkissian, réunis devant les caméras de télévision dans un grand hôtel de la capitale arménienne, avait échoué après une brève et acrimonieuse discussion entre les deux hommes.

posté le 23 avril 2018 par Claire/armenews

Photo : Max Sivaslian



ARMENIE
Démission du Premier ministre Serge Sarkissian

Erevan, 23 avr 2018 (AFP) - Le Premier ministre arménien Serge Sarkissian a présenté lundi sa démission, face aux protestations antigouvernementales qui secouent depuis onze jours l’Arménie, ex-république soviétique du Caucase, a rapporté l’agence de presse officielle arménienne Armenpress.

“Je quitte le poste de dirigeant du pays“, a déclaré Serge Sarkissian, selon son service de presse cité par l’agence. Le chef de la contestation et député “Nikol Pachinian avait raison. Et moi, je me suis trompé“, a ajouté M.  Sarkissian, qui s’est fait récemment nommer Premier ministre, après avoir été dix ans président.

posté le 23 avril 2018 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Erevan  Image 450  Pashinian  Sarkissian 


EREVAN
Des milliers d’étudiants dans la rue

11h20 - Erevan - Aujourd’hui, des milliers d’étudiants d’un certain nombre d’universités d’Erevan sont dans la rue en ce 11 ème jour de désobéissance civile dans le pays. Environ 7000 à 10000 participants.

Vidéo par Arto Vaun.

mettre en plein écran pour régler le son

posté le 23 avril 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Erevan  Image 450  Pashinian  Politique  Sarkissian 


L’UE préconise des négociations pour débloquer la situation a Erevan

L’Union européenne a appelé dimanche le Premier ministre Serge Sarkissian et les forces de l’opposition à reprendre de toute urgence les négociations pour régler la crise politique qui s’aggrave en Arménie.

Un porte-parole du chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a également déclaré que les autorités arméniennes doivent “respecter pleinement“ le droit constitutionnel des citoyens de manifester pacifiquement et “appliquer la loi de manière juste et proportionnée“.

“Tous ceux qui ont été détenus en exerçant leur droit fondamental de réunion conformément à la loi doivent être libérés immédiatement“, a déclaré Maja Kocijancic dans un communiqué publié plusieurs heures après l’arrestation du chef de la protestation, Nikol Pashinian, et de deux autres députés de l’opposition.

“Il est de la plus haute importance que toutes les parties impliquées fassent preuve de retenue et agissent de manière responsable“, ajoute le communiqué. “Un dialogue inclusif, comme l’a demandé le président Armen Sarkissian, visant à un règlement immédiat et pacifique de la situation actuelle, est essentiel“.

Le responsable de l’UE a qualifié de “décevante et inquiétante“ l’échec des discussions de crise de courte durée tenues par Serge Sarkissian et Pashinian dans la matinée.

“L’Union européenne réitère qu’il est essentiel que toutes les parties fassent preuve de retenue et de responsabilité et recherchent d’urgence une solution négociée“, a déclaré un communiqué publié par la délégation de l’UE en Arménie et les ambassades des Etats membres de l’UE.

Au milieu des protestations suscitées par la décision de Serge Sarkissian d’étendre son pouvoir, deux hauts responsables de l’UE l’ont félicité pour son élection en tant que Premier ministre arménien le 17 avril.

Le président Sarkissian, qui a organisé la rencontre du Premier ministre avec le leader de l’opposition, a semblé accuser Pashinian de l’échec des pourparlers de dimanche, tout en appelant à un dialogue renouvelé. “Il est essentiel d’abandonner la position et le comportement non constructifs, qui pourraient compromettre la stabilité du pays, et de continuer à chercher des possibilités de dialogue“, a-t-il déclaré.

La Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun), partenaire de la coalition de Serge Sarkissian, a également déclaré que des solutions de compromis peuvent être trouvées même après les “derniers événements.“ Il ne peut y avoir “ni gagnant ni perdant“.

Pendant ce temps, l’alliance de l’opposition Yelk, dont Pashinian est le leader, a fermement condamné l’arrestation de ses trois parlementaires et a exigé leur libération immédiate. Il a déclaré que Pashinian, Ararat Mirzoyan et Sasun Mikaelian doivent être libérés afin d ’“assurer un déroulement pacifique des événements“.

posté le 23 avril 2018 par Claire/armenews

PHOTO MAX SIVASLIAN NAM/ARMENEWS.COM



ARMENIE
Les manifestations continuent malgré l’arrestation de Pashinian

Des milliers de personnes ont de nouveau manifesté dans les rues d’Erevan dimanche après l’arrestation de Nikol Pashinian et d’autres organisateurs des manifestations quotidiennes contre le maintien au pouvoir du Premier ministre Serge Sarkissian.

Les manifestations de colère ont éclaté spontanément dans plusieurs parties de la capitale malgré une présence accrue de la police sur deux places principales et dans plusieurs autres endroits.

Des centaines de forces de sécurité ont été déployées sur la place de la République, le principal lieu de protestation, peu de temps après l’arrestation de Pashinian et de deux autres députés de l’opposition. Ils ont essayé à plusieurs reprises de déloger les manifestants, en en arrêtant une vingtaine au moins.

Des milliers d’autres manifestants ont continué à défiler dans les rues principales dans et autour du centre-ville. Les forces de sécurité n’ont pas tenté de les disperser.

Les manifestants se sont également rassemblés devant un poste de police dans le district de Shengavit, au sud de la ville, où deux des opposants détenus, Sasun Mikaelian et Ararat Mirzoyan, auraient été arrêtés. Ils ont discuté avec les policiers gardant l’entrée du bâtiment.

La foule s’est agrandie dans l’après-midi, bloquant une rue adjacente au poste de police à un moment donné. Les renforts de police qui se sont précipités sur le site n’ont pas immédiatement réussi à débloquer la rue occupée par plusieurs centaines de manifestants exigeant la libération des opposants.

posté le 23 avril 2018 par Claire/armenews