Nouvelles d'Arménie
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Lévon Ter Pétrossian


ARMENIE
Un opposant notoire défend son soutien à la réforme constitutionnelle

Un système parlementaire faciliterait la démocratisation de l’Arménie et mettrait ses dirigeants dans une meilleure position pour résister aux pressions de la Russie, a lâché hier Alexander Arzumanian, un homme politique de premier plan de l’opposition.

Arzumanian était parmi les députés de l’opposition qui ont voté lundi pour approuver le paquet constitutionnel de Serge Sarkissian, prévoyant la transformation du pays en une république parlementaire.

Une douzaine d’autres députés de l’opposition sont restés inflexible en rejetant les modifications proposées et insistant sur le fait qu’ils visent à permettre à Sarkissian de rester officiellement ou officieusement au pouvoir après la fin de son second mandat présidentiel en 2018.

Arzumanian est en total désaccord avec leurs arguments. Selon lui, Sarkissian peut déjà utiliser la Constitution arménienne existante pour prolonger son règne en devenant Premier ministre. Il a fait valoir que le Parlement et le gouvernement ont déjà des pouvoirs importants vis-à-vis du président de la République.

“Je ne me soucie pas du sort politique de Serge Sarkissian“, a t-il expliqué. “S’il veut rester, il peut utiliser la constitution existante, truquer les élections législatives, gagner une majorité parlementaire et devenir Premier ministre.“

Arzumanian, qui avait été ministre des Affaires étrangères entre 1996 et 1998, a souligné le fait que la République parlementaire décentraliserait le pouvoir, ce qui, pour lui, est essentiel pour un changement démocratique. Voilà pourquoi, ajoute-t-il, le Mouvement Pan-National Arménien (HHSH) - un parti d’opposition pro-occidental dont il est un membre éminent - a appelé à une telle transition.

Arzumanian a également affirmé que la Russie aurait plus de mal à imposer des décisions avec un Premier ministre arménien subordonnée au Parlement. “Le Premier ministre devrait revenir discuter Arménie, même lorsqu’il siège à des sommets de EEU, pour consulter l’Assemblée nationale et tenir une discussion ouverte avant d’accepter quoi que ce soit“, a t-il argumenté.

L’ensemble des dirigeants de HHSH ne sont pas unanime concernant cette ligne de raisonnement. L’un d’eux, Karapet Rubinian, a quitté le parti fin août après qu’Arzumanian et plusieurs autres dirigeants du HHSH a rencontré Sarkissian pour discuter de ses changements constitutionnels. Rubinian a justifié son départ par le fait qu’ils avaient pas le droit moral de parler à un homme qui “a usurpé le pouvoir par le biais de meurtres et de répressions de masse.“

Le HHSH prétend être le successeur légal d’un parti éponyme qui a conduit l’Arménie à l’indépendance en 1991-1992. Il était dirigé par des politiciens chevronnés qui étaient des proches collaborateurs de l’ancien président Levon Ter-Petrossian. Ils sont tombés avec Ter-Petrossian en 2010-2012.

Le Congrès national arménien de Ter-Petrossian (HAK) est l’un des groupes de l’opposition rejetant catégoriquement les changements constitutionnels de Sarkissian. Le HAK et un autre parti d’opposition représentés au Parlement, Zharangutyun, ont fait équipe avec plus de deux douzaines de petits groupes pour tenter de saborder leur passage dans un référendum prévu plus tard cette année. Ils ont l’intention d’organiser des rassemblements à travers l’Arménie dans la période qui précédera le vote.

Arzumanian, qui a joué un rôle majeur dans la campagne de 2008 de Ter-Petrossian, était sceptique quant à la réussite de leur campagne pour le non. “S’ils me montrent qu’ils sont capables d’effectuer un changement de régime, je vais immédiatement me joindre à eux dans la rue“, a t-il déclaré. “Ils risquent une fois encore de décevoir les gens.“

posté le 7 octobre 2015 par Claire/armenews


Opposition
Pour Ter-Petrosian, il faut que la Turquie adhére à l’UE

L’Arménie devrait cesser de presser la Turquie à reconnaître officiellement le génocide, et que cela ne devrait pas être une condition pour son adhésion à l’Union européenne, a déclaré hier l’ancien président Levon Ter-Petrosian.

Dans un autre article du quotidien Chorrord Ishkhanutyun, le chef de l’opposition a également réitéré, quoique prudemment, sa critique d’une déclaration sur le 100e anniversaire du génocide qui a été adopté par Serge Sarkissian et les dirigeants des organisations de la diaspora arménienne le mois dernier.

Ter-Petrosian a déclaré que Sarkissian devrait lancé un appel différent à la communauté internationale pour le centenaire du génocide. Il a dit qu’il aurait dû dire que “l’Arménie n’exige pas que la Turquie reconnaisse le génocide“, car il estime que cela est une “affaire interne“ pour Ankara.

Pour Ter-Petrosian, le président arménien devrait également inciter l’UE à ne pas faire de la reconnaissance du génocide une condition indispensable pour l’adhésion de la Turquie à l’UE. Pour lui, l’entrée de la Turquie à l’UE serait bon pour l’Arménie.

Contrairement à ses déclarations précédentes, Ter-Petrosian a souligné que sa position sur le sujet ne représente pas nécessairement la « vérité ultime » et qu’il est “prêt à écouter et à prendre en compte les propositions, observations et amendements de toutes les parties intéressées.“

Avec cette déclaration, le leader du HAK semble avoir rouvert la porte à un dialogue possible avec Serge Sarkissian.

posté le 25 mars 2015 par Claire/armenews


Politique
Serge Sarkissian prêt à rencontrer Levon Ter-Petrosian

Le président Serge Sarkissian a exprimé sa volonté de rencontrer Levon Ter-Petrosian après que l’ancien président a publié un article critique et a demandé à rencontrer le président à propos de la déclaration panarménienne adoptée à l’approche du centenaire du génocide.

Levon Ter-Petrosian a d’abord publié un article le 11 février, exprimant ses critiques vis-à-vis de certains aspects de la déclaration qui a été récemment adoptée par une planification de la commission de haut niveau et de la coordination des commémorations à venir du 100e anniversaire du génocide arménien.

Dans une lettre ouverte rendue public vendredi, le président Serge Sarkissian a catégoriquement rejeté les critiques de Ter-Petrosian concernant la déclaration panarménienne, plus particulièrement son affirmation selon laquelle elle contredirait la Constitution arménienne et les principaux textes juridiques internationaux. Pourtant, a t-il dit, les propositions de Ter-Petrosian doivent également être discutées.

“Vous dites que vous souhaitez une réunion en tête-à-tête à cette fin. Je n’y vois aucun problème“, a déclaré Sarkissian, soulignant que les raisons politiques internes citées par Ter-Petrosian pour justifier une impossibilité à cette rencontre sont “inappropriées“.

“Lorsque vous trouvez qu’il y a une nécessité et le désir de discuter des événements à l’occasion du 100e anniversaire du génocide arménien, je suis prêt à vous envoyer une invitation correspondante,“ a conclut le Président Sarkissian.

posté le 23 février 2015 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Politique
Rencontre entre Sarkissian et Tsarukian

Le président arménien Serge Sarkissian aurait rencontré son principal opposant, Gagik Tsarukian, moins d’une semaine après s’être “complètement brouillé“ avec son ancien partenaire de la coalition sur “des questions de politiques internes“.

La tenue de cette réunion entre les deux hommes politiques a été confirmée par Aghvan Vartanian, un membre éminent du FRA, qui semble avoir joué le rôle de médiateur.

Un autre leader du FRA, Armen Rustamian, at exprimé un optimisme prudent, en disant que “la glace est en train de fondre“.

“Nous avons toujours dit que les différences doivent être aplanies“, a déclaré Rustamian. “Nous sommes heureux que la réunion ait finalement eu lieu, qu’il y ait eu ce contact.“

Les tensions entre Sarkissian, le chef du Parti républicain, et Tsarukian, un magnat qui dirige le deuxième parti parlementaire, le BHK, se sont aggravées le 12 février lorsque le chef de l’Etat s’en est pris directement à son adversaire, en ordonnant son exclusion du processus politique du pays.

Tsarukian et ses alliés de l’opposition, du HAK et du Patrimoine, ont répondu en programmant un rassemblement pour le 20 février et ont exigé la démission de Sarkissian.

Commentant le possible « rapprochement » entre Sarkissian et Tsarukian, le chef de la faction parlementaire du HHK, Vahram Baghdassarian, a déclaré que si un « armistice » pourrait être conclu, ce ne serait qu’une « solution temporaire ». Il a laissé entendre qu’aucune solution définitive n’est possible tant que des gens comme Tsarukian restent en politique.

Étant donné le degré d’antagonisme existant entre les camps du gouvernement et de l’opposition, certains observateurs en Arménie n’excluent pas la possibilité de bouleversements politiques si le gouvernement, d’une part, poursuit sa répression de l’opposition et l’opposition, d’autre part, maintient ses manifestations.

La FRA et d’autres forces « modérées » sur les deux côtés de la barrière politique ont souligné les risques pour l’Arménie en cas d’instabilité politique interne, notamment la probabilité d’une multiplication des hostilités avec l’Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabagh.

Pendant ce temps, il est également apparu hier que le leader du HAK, Levon Ter-Petrosian, l’un des plus proches alliés de Tsarukian, avait prévu de demander une réunion avec le président Sarkissian pour discuter d’un sujet tout autre : la déclaration pan-arménienne sur le 100e anniversaire du génocide arménien qu’il a critiqué dans un article la semaine dernière.

posté le 18 février 2015 par Claire/armenews

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Opposition
Ter-Petrosian critique Sarkissian et la diaspora arménienne

Le leader de l’opposition, Levon Ter-Petrosian, a hier vivement critiqué le président Serge Sarkissian et les dirigeants des organisations de la diaspora arménienne qui poussent la Turquie à reconnaître le génocide arménien de 1915 dans l’Empire ottoman.

Ter-Petrosian a également affirmé que leur “déclaration pan-arménienne“ publiée à la fin du mois dernier engage officiellement Erevan à revendiquer de vastes étendues de terres dans l’est de la Turquie.

Cette déclaration que Ter-Petrosian critique a été adoptée par une commission de coordination des commémorations à venir pour le 100e anniversaire du génocide. La commission est dirigée par Sarkissian et comprend d’autres fonctionnaires de l’Etat arménien, les meilleurs clercs des dirigeants de l’Eglise apostolique arménienne et une partie de la diaspora. Sarkissian a personnellement lu une déclaration au mémorial du génocide à Erevan le 29 janvier.

Le document appelle l’Etat turc à “faire face à sa propre histoire et son passé“ en mettant fin à la négation du génocide.

Dans un long article publié dans le quotidien d’opposition “Chorrord Ishkhanutyun,“ Ter-Petrosian a décrit cet appel comme un « ultimatum » qui n’est pas sans conséquences négatives pour Ankara. “Combien de fois va-t-il être dit que la reconnaissance du génocide arménien est une question pour les Turcs, plus que pour nous, les Arméniens ?“, s’est demandé l’ancien président.

“D’autres Etats peuvent appeler et demander à la Turquie de faire face à sa propre histoire. Mais l’Arménie doit en aucun cas faire la même chose parce que ce serait nuire à sa dignité et cela ne contribuera pas du tout à la normalisation des relations turco-arméniennes“, a déclaré Ter-Petrossian. Selon lui, Ankara ne reconnaitra le génocide qu’après une normalisation des rapports suivi d’un “climat de confiance“ entre l’Arménie et la Turquie.

L’ex-président était encore plus critique au sujet d’un autre passage de la déclaration qui dit que l’Arménie et sa diaspora à travers le monde s’efforcent non seulement d’obtenir que plus de pays condamnent le massacre de 1,5 million d’Arméniens ottomans, mais aussi de “surmonter les conséquences du génocide.“ Dans ce contexte, il se réfère au traité de Sèvres de 1920, qui prévoyait le contrôle arménien sur une grande partie de ce qui est maintenant la Turquie orientale.

Ter-Petrosian a affirmé que cela revient à faire des revendications territoriales à la Turquie, ce que les gouvernements successifs arméniens ont évité jusqu’à présent, malgré les pressions de groupes nationalistes. Cela rend la normalisation des relations turco-arméniennes encore plus improbable dans un proche avenir.

La déclaration en question dit que les experts de la commission travaillent actuellement sur un “paquet d’exigences légales“ à adresser au gouvernement turc. Mais il ne précise pas si cela comprendra des revendications territoriales.

posté le 12 février 2015 par Claire/armenews

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Agression
Les attaques contre les membres de l’opposition continuent

La police a arrêté deux hommes vendredi soir, quelques heures seulement après qu’un autre militant de l’opposition arménienne a été attaqué et blessé dans la rue.

L’incident est survenu dans la ville centrale de Hrazdan. Ashot Piliposian, chef de la section locale du HAK, a été hospitalisé suite à des blessures graves.

Allongé dans son lit d’hôpital, Piliposian a dit que deux hommes inconnus l’ont battu.“ “Je suppose que c’est lié à mes activités politiques “, a t-il dit.

Dans un communiqué publié tard dans la soirée, la police arménienne a déclaré qu’elle avait identifié les agresseurs : il s’agirait de Pargev et Roman Manoukian, résidents d’un village voisin. Le communiqué indique que les deux hommes ont avoué.

La police n’a pas précisé si les raisons étaient politiques, ni si les suspects ont été placés en état d’arrestation en attendant une enquête.

L’incident a eu lieu vendredi, au lendemain de l’agression d’une autre figure du HAK, Aram Manoukian, qui a été battu dans des circonstances similaires à Erevan. Trois autres militants impliqués dans les récentes manifestations anti-gouvernementales organisées par le HAK et ses alliés de l’opposition ont été agressés plus tôt cette semaine.

Plus tôt dans la journée de vendredi, de hauts représentants du HAK ont tenu des réunions urgentes avec les ambassadeurs, britannique, allemand et américain en Arménie pour discuter de ces incidents.

Le parti d’opposition dirigé par l’ancien président Levon Ter-Petrosian a accusé les autorités arméniennes d’avoir orchestré la violence pour intimider l’opposition. Les représentants du Parti républicain du président Serge Sarkissian nient ces allégations.

posté le 15 décembre 2014 par Claire/armenews

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Manifestation de l’opposition
Ter-Petrosian et Gagik Tsarukian seront absents vendredi

Les leaders de l’opposition Levon Ter-Petrosian et Gagik Tsarukian ne prendront pas part à la manifestation anti-gouvernementale qui se tiendra vendredi.

Les partisans du HAK, du BHK et du Zharangutyun se rallieront à Erevan pour marquer la Journée internationale des droits de l’homme. Ils utiliseront l’occasion pour renouveler aussi leur critique vis-à-vis du gouvernement.

Une porte-parole de Tsarukian, Ivetta Tonoyan, a dit cependant hier que le leader n’assistera pas à la manifestation.

Un membre du HAK, Avetis Avagian, a également annoncé que Ter-Petrosian sera absent. Avagian a fait valoir que le leader du HAK avait déjà évité de participer aux manifestations organisées par son parti dans le passé.

En revanche, Hovannisian sera présent vendredi. “Si vous considérez l’essence de cet événement important, alors vous avez à y assister“, a expliqué Davit Sanasarian, haut responsable du Zharangutyun.

posté le 10 décembre 2014 par Claire/armenews

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Politique
L’opposition s’explique sur son vote pour l’adhésion à l’UEE

Les deux principaux partis d’opposition ont défendu vendredi leur approbation à l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne.

Des dizaines de députés du Parti Arménie prospère et du Congrès national ont rejoint jeudi la majorité pro-gouvernementale à l’Assemblée nationale pour voter en faveur de la ratification d’un traité d’adhésion avec l’UEE signé par Sarkissian. Le traité a été également soutenue par les législateurs représentant les partis d’opposition Orinats Yerkir et FRA.

Stepan Markarian, député de BHK, a déclaré que le parti dirigé par Gagik Tsarukian a fait “pour le bien de la sécurité du pays“, faisant clairement allusion à l’alliance militaire de l’Arménie avec la Russie.

Markarian et Levon Zurabian, leader parlementaire du HAK, ont une nouvelle fois rejeté les critiques selon lesquelles le bloc dirigée par la Russie constituerait une grave menace pour l’indépendance de l’Arménie. Zurabian a également écarté les allégations de militants pro-occidentaux qui ont déclaré que ce vote s’élevait à de la haute trahison.

“Je pense que ces gens qui croient vraiment que nous sommes confrontés à une perte d’indépendance et qui nous dénoncent sont eux-mêmes les véritables traîtres parce qu’ils ne viennent pas briser la barrière de l’Assemblée nationale“, a déclaré Zurabian. “Si je croyais que nous sommes confrontés à une perte d’autonomie, je casserai les barrières de l’Assemblée nationale pour faire des ravages et éviter que les députés prennent une telle décision.“

Seulement environ deux douzaines de personnes se sont rassemblés devant le bâtiment du Parlement à Erevan au cours des débats de trois jours sur la ratification du traité. La plupart d’entre eux sont des militants civiques qui ont des liens étroits avec l’Occident, et l’Union européenne en particulier.

Levon Ter-Petrosian (HAK) a maintes fois parlé de ces militants comme des “éléments marginaux“, se moquant de leur incapacité à attirer les grandes foules.

posté le 8 décembre 2014 par Claire/armenews

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Union économique eurasiatique
Selon l’ambassadeur russe, très peu d’opposition à l’adhésion de l’Arménie

L’ambassadeur russe Ivan Volynkin pense que les développements politiques internes actuels en Arménie ne vont avoir aucun impact majeur sur la politique étrangère du pays, y compris sur sa décision de rejoindre l’Union économique eurasienne dès l’an prochain.

Dans une interview accordée au service arménien de RFE / RL, le diplomate a étayé son point de vue selon lequel il n’y a pas de forte opposition à cette adhésion, même du côté de l’opposition en Arménie.

“A en juger par les discours des dirigeants de l’opposition lors du rassemblement vendredi, seul un parti est contre l’adhésion de l’Arménie à l’UEE“, a déclaré Volynkin.

“ Serge Sarkissian, en tant que fonctionnaire illégitime, avec sa signature invalide, mène l’Arménie dans une mauvaise direction“, a déclaré Hovannisian (patrimoine lors de la manifestation, réaffirmant la forte opposition de son parti à cette adhésion.

Ter-Petrossian (HAK), quant à lui, a dit que cette adhésion est “irréversible.“ L’Arménie doit faire partie de l’UEE “dans un avenir prévisible“ et ses citoyens doivent parvenir à l’accepter, a t-il. Ter-Petrossian a insisté pour dire que le pays ne perdra pas sa souveraineté.

Tsarukian n’a pas abordé cette question dans son discours, mais ni lui, ni les autres membres de la BHK, ne sont connus pour être critique vis-à-vis de cette adhésion.

Dans une récente interview accordée au New York Times, Serge Sarkissian a également abordé la décision de l’Arménie à se joindre à l’UEE en soulignant que cela répond à des intérêts économiques et géopolitiques. Il a en outre souligné que la décision n’a pas été faite au détriment des relations avec l’Occident et que l’Arménie pourrait servir de pont entre la Russie et l’Occident.

L’ambassadeur russe à l’Arménie décrit également le choix d’Erevan comme une “décision stratégique correcte“, ajoutant que cela ne signifiait pas que les possibilités de coopération avec d’autres Etats, y compris les membres de l’Union européenne, seraient fermées pour le pays.

“La Russie a ses propres relations avec l’UE, ce qui est tout à fait normal lorsqu’un pays cherche à développer des relations multilatérales. Il est important, cependant, que ces relations ne sont pas développés au détriment de l’UEE“, a conclu Volynkin.

posté le 27 octobre 2014 par Claire/armenews