Nouvelles d'Arménie
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Lévon Ter Pétrossian


ARMENIE
Levon Ter-Petrossian réclame plus de mesures anti-corruption

Le leader de l’opposition Levon Ter-Petrossian a reconnu hier les intentions « honnêtes » du Premier ministre Karen Karapetian, mais a ajouté qu’il devrait prendre deux mesures concrètes contre la corruption du gouvernement en Arménie.

“ Tout en ayant aucun doute sur le fait que Karen Karapetian a accepté le poste de Premier ministre convaincu qu’il pourrait améliorer la situation économique du pays, je pense qu’il convient d’abord de garder à l’esprit certains éléments qui sont des réalités indéniables“, a déclaré Ter-Petrossian dans des commentaires écrits publiés sur Ilur.am.

Le haut dirigeant du Congrès National (HAK) faisait référence à la corruption comme étant la cause première des problèmes politiques et économiques de l’Arménie. Il a expliqué que le cabinet nouvellement formé par Karapetian devra donc aborder sérieusement cette question, en dépouillant tous les organismes gouvernementaux de leurs fonds extrabudgétaires et en ratifiant une convention des Nations Unies contre la corruption et l’enrichissement illicite des fonctionnaires.

“Si ces deux dispositions ne sont pas incluses dans le programme politique du gouvernement, alors cela n’a pas de sens d’espérer que la situation économique s’améliore en Arménie, et le nouveau gouvernement subira le même sort des les deux précédents“, a prédit Ter-Petrossian.

“Jusqu’à ce que la corruption en Arménie soit vaincue, aucun Premier ministre, même s’il est par ailleurs très compétent, ne pourra atteindre un quelconque succès et tous les premiers ministres deviendront rapidement les uns après les autres des bouc émissaires“, a-t-il prévenu.

Le cabinet de Karapetian a approuvé son plan d’actions mardi soir. Le document de 33 pages promet un renforcement de la lutte contre la corruption, y compris par la responsabilité pénale pour “l’enrichissement illicite“ des fonctionnaires de l’Etat.

Ter-Petrossian a réagi au programme en accusant les autorités arméniennes de chercher à « perpétuer » leur règle et à mettre l’Arménie au bord d’une « catastrophe économique ». Il a ajouté que l’administration du président Serge Sarkissian s’est engagée dans une imitation « théâtrale » de réformes. Les alliés politiques de Sarkissian ont rejeté ces allégations.

Ter-Petrossian, qui a été le premier président de l’Arménie entre 1991 et 1998, a été pendant des années un opposant de Sarkisian. Mais peu après la brusque escalade du conflit du Haut-Karabagh en avril, il a déclaré que les forces de l’opposition devraient mettre de côté leurs différences avec le gouvernement face à la menace militaire accrue de l’Azerbaïdjan. Les deux hommes s’étaient alors rencontrés dans la résidence privée de Ter-Petrossian.

posté le 20 octobre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
La réaction du Congrès national à son sévère revers électoral

Le Congrès national, un parti d’opposition dirigé par l’ancien président Levon Ter-Petrosian, a pointé du doigt hier l’achat de voix et ses propres erreurs « tactiques » pour justifier ses piètres résultats aux élections locales qui ont eu lieu le week-end dernier.

Les résultats officiels ont montré que le Congrès national a obtenu un score inférieur à 2 % des votes dans les deux plus importants scrutins, à Gumri et à Vanadzor. Il ne sera donc pas représenté dans les conseils municipaux qui élisent les maires des deuxième et troisième plus grandes villes d’Arménie.

Le Parti Républicain (HHK) a obtenu la majorité des voix dans ces deux ville, et dans beaucoup d’autres à travers le pays.

Dans un communiqué, le Congrès national a affirmé que le résultat de l’élection a été essentiellement dicté par les achats de votes, les « services sociaux » offerts aux électeurs par le HHK et les « relations personnelles » avec les résidents locaux.

“Malheureusement, le Congrès national n’a pas réussi à accomplir la tâche difficile de politiser les élections“, indique le communiqué, ajoutant que le parti de Ter-Petrosian a sous-estimé la “ nature clanique profonde “ du vote.

Levon Zurabian, vice-président du Congrès national, a décrit les élections comme ayant été une « vente aux enchères ». “ Une force politique ne peut contester ces élections que si elle peut les politiser, a t-il expliqué. A savoir, les élever du niveau clanique vers un niveau politique. Ceci est quelque chose que nous avons échoué à faire. “

“ Nous devons revoir notre base partisane et logistique, nos ressources et de transformer le parti en général afin d’aborder les élections législatives d’avril 2017 dans un état plus combatif et trouver des remèdes contre ces nouvelles formes de fraude électorale“, a commenté Zurabian face aux journalistes.

Zurabian a ajouté que la direction du Congrès national présentera ses « idées novatrices » lors d’un congrès du parti le mois prochain. “Ces idées seront principalement destinées à élargir la base de ressources de notre parti et engager de nouvelles personnes“, a t-il prévenu. Il a insisté, cependant, sur le fait que l’équipe politique de Ter-Petrosian avait prévu ces changements avant même la tenue des élections locales.

Le Congrès national, dans un communiqué, a de même souligné que le parti allait maintenant se concentrer sur les élections législatives parce qu’il considère qu’un changement de régime à Erevan reste son « objectif stratégique principal. » « Le HAK tirera les conclusions nécessaires de tout cela et développer des méthodes permettant de surmonter toutes les formes de fraude“, peut-on lire.

Le HAK a contribué à l’accord historique sur le bon déroulement du vote de 2017, qui a été récemment signé par le gouvernement et trois partis de l’opposition parlementaire. L’accord engage le gouvernement à adopter des garanties juridiques contre les fraudes électorales.

posté le 5 octobre 2016 par Claire/armenews


OPPOSITION
Ter-Petrosian milite contre la reconnaissance unilatérale du Haut-Karabagh

Soulignant son rapprochement récent avec le président Serge Sarkissian, le leader de l’opposition Levon Ter-Petrosian a félicité le gouvernement de l’Arménie vendredi pour ne pas avoir encore mis à exécution ses menaces de reconnaître officiellement le Haut-Karabagh comme un Etat indépendant.

Sarkissian a menacé de le faire après l’offensive du 2 avril, qui a marqué la pire escalade du conflit arméno-azerbaïdjanais dans plus de deux décennies. Son administration a donné jeudi le feu vert à un débat parlementaire sur un projet de loi de l’opposition visant à reconnaître l’indépendance du Karabagh.

Les représentants du gouvernement ont souligné, cependant, le fait qu’Erevan pourrait promulguer cette loi que si l’Azerbaïdjan lance à nouveau une offensive militaire à grande échelle le long de la “ligne de contact“ du Haut-Karabagh. Cette attitude prudente a été dénoncée par certains politiciens arméniens, des commentateurs et des personnalités des médias.

Ter-Petrosian a rejeté les critiques dans un article publié sur Ilur.am. Il a fait valoir que l’action “unilatérale“ par Erevan serait contre-productif parce que les propositions de paix faites par les Etats-Unis, la Russie et la France prévoient une disposition pour un référendum sur le statut du territoire peuplé d’Arméniens.

“Par conséquent, au lieu de dévier de la logique globale de la proposition de règlement, l’Arménie devrait s’engager pleinement dans le processus de négociation du Groupe de Minsk et chercher à atteindre ses objectifs d’une manière constructive“, a déclaré le haut dirigeant du Congrès National Arménien (HAK).

“ À cet égard, je suis heureux que les autorités de l’Arménie aient raisonnablement évité, avec le consentement de la direction du Karabagh, de succomber à l’initiative imprudente de certains parlementaires de l’opposition“, a t-il commenté. “Sauf si elle est soutenue par des organisations internationales ou une ou deux superpuissances, une reconnaissance unilatérale serait lourde de conséquences imprévisibles et catastrophiques. “

Le soutien de Ter-Petrosian aux principes de base d’un règlement du Karabagh est tout à fait remarquable compte tenu de ses critiques passées du cadre de l’accord de paix rédigé par les médiateurs américain, russe et français. Il a également été un critique amer de la politique intérieure et étrangère de l’administration Sarkissian.

Le chef du HAK, ancien président de l’Arménie de 1991 à 1998, a rencontré de façon inattendue Sarkissian une semaine après la flambée de violence de début avril. Il a continué à pousser l’opposition arménienne à mettre de côté ses différents avec le gouvernement pour œuvrer à une “consolidation nationale“ face à la menace militaire azerbaïdjanaise.

Ter-Petrosian a félicité les dirigeants de l’Arménie et du Haut-Karabagh pour leur réponse à l’escalade du conflit lors qu’il s’est rendu à Stepanakert la semaine dernière.

“Il ne fait aucun doute que la communauté internationale reconnaîtra tôt ou tard l’indépendance du Karabagh“, a conclu l’ex-président de 71 ans dans son interview.

posté le 9 mai 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Ter-Petrossian félicite les autorités pour leur réaction à l’attaque azérie

Alors qu’il terminait sa visite de deux jours à Stepanakert hier, le leader de l’opposition Levon Ter-Petrosian a félicité les dirigeants de l’Arménie et du Haut-Karabagh pour leur réponse à l’escalade du conflit avec l’Azerbaïdjan.

Ter-Petrosian a rencontré Bako Sahakian, président du Karabagh, au cours de la deuxième et dernière journée de sa visite au Haut-Karabagh.

Ter-Petrosian a révélé avoir discuté avec Sahakian de “tous les problèmes nous préoccupe aujourd’hui.“ Il a ajouté : “Je pense que les autorités sont en train de faire, d’une manière sereine et discrète, ce qui est requis de faire au vue de la situation actuelle.“

Le haut dirigeant de l’opposition, membre du Congrès National Arménien (HAK), ancien président de l’Arménie, n’a pas été plus loin dans son commentaire.

Dans un communiqué, le bureau de Sahakian a quant à lui révélé qu’ils ont abordé “un certain nombre de questions“ concernant la guerre de 4 jours le long de la « ligne de contact » du Karabagh qui a marqué la pire effusion de sang dans la zone de conflit depuis 1994. “Le président Sahakian a souligné l’importance de l’unité démontrée par les forces politiques en ces temps difficiles et leur rôle pour relever les défis auxquels doivent faire face les gens“.

Selon le porte-parole de Sahakian, Davit Babayan, Ter-Petrosian a également rencontré à Stepanakert le président du Parlement du Karabagh, le Premier ministre et les principaux généraux de l’armée.

Ter-Petrosian avait annoncé son intention de se rendre au Karabagh peu après son entrevue inattendue avec le président arménien Serge Sarkissian le 9 avril. Il a exhorté l’opposition arménienne à mettre de côté ses différends avec le gouvernement pour œuvrer à une “consolidation nationale.“

posté le 4 mai 2016 par Claire/armenews


ARMENIE
Le parti de Ter-Petrossian espère un consensus sur la loi électorale

Le Congrès National a déclaré vendredi qu’il espère encore parvenir à un consensus avec le gouvernement au sujet de la nouvelle législation qui va influencer le résultat des élections législatives de l’année prochaine.

“Personne ne devrait enterrer l’idée de consensus“, a déclaré Levon Zurabian, leader parlementaire du HAK. “Nous avons encore quelque chose à faire.“

Zurabian a parlé au lendemain de la première lecture au Parlement du nouveau Code électoral, qui empêche selon l’opposition et des groupes civiques le bon déroulement des élections prévues en mai 2017. Le HAK a boycotté les débats parlementaires en signe de protestation contre le refus du gouvernement d’accepter l’un des principaux amendements proposés par l’opposition.

Le Parlement a voté sur le projet de loi gouvernemental juste après que Zurabian et d’autres députés de l’opposition ont décrit des violations procédurales graves commises par son président pro-gouvernemental, Galust Sahakian.

Zurabian a précisé : “Si nous voulons affronter ensemble les menaces extérieures, ils doivent faire les choses bien dans leur action. Ou bien le public n’aura plus confiance“.

Mais Vahram Baghdassarian, son homologue du Parti Républicain, a catégoriquement nié toute malversation. Il a également dit que le fait que 98 des 131 députés du Parlement ont voté pour le code revient à un consensus politique sur la question.

Le gouvernement et le HHK ont refusé de faire des concessions importantes à l’opposition, même après que le haut dirigeant du HAK, l’ancien président Levon Ter-Petrosian, a exhorté l’opposition arménienne à mettre de côté ses différences avec le président Serge Sarkissian en raison de l’escalade du conflit du Haut-Karabagh. Ter-Petrosian et Sarkissian se sont réunis de façon inattendue, le 9 avril, pour discuter de la réponse de l’Arménie aux hostilités au Karabagh qui ont éclaté le 2 avril.

Ter-Petrosian a présidé une réunion du conseil d’administration de son parti plus tard vendredi. Une déclaration du HAK a indiqué que la réunion a porté sur la “situation nouvelle et les éventuels développements“ dans la zone du conflit du Karabagh.

Il a indiqué que Ter-Petrosian et ses alliés ont également discuté de “l’émergence d’une nouvelle situation politique interne dans le contexte du problème du Karabagh et les activités du HAK au Parlement“.

posté le 2 mai 2016 par Claire/armenews


HAUT-KARABAGH
Le Parti républicain salue l’attitude respectueuse de Ter-Petrosian

Le Parti républicain d’Arménie a félicité hier le chef de l’opposition Levon Ter-Petrosian pour ses ouvertures sans précédent faites au président Serge Sarkissian suite à l’escalade du conflit du Haut-Karabagh.

« Ce phénomène mérite le plus grand respect », a déclaré le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov. “Le premier président de l’Arménie a réagi comme un vrai homme d’Etat.“

Rivaux jusqu’à présent, Sarkissian et Ter-Petrosian se sont réunis à l’initiative de l’ex-président, samedi, pour discuter de la réponse que l’Arménie devait donner suite aux plus violents combats au Karabagh depuis 1994. Le dirigeant du Congrès National Arménien (HAK) a poussé les autres forces de l’opposition à mettre de côté leurs différents avec le gouvernement, aspirant à une “consolidation nationale.“

“En ce moment, ce n’est pas le moment d’accuser les autorités et d’essayer de les tenir pour responsables“, a déclaré Ter-Petrosian. Il a en même temps exhorté les autorités à lutter contre la corruption, lutter contre la fraude électorale et prendre d’autres “mesures positives“ voulues par l’opposition arménienne.

Sharmazanov a convenu que la situation dans la zone du conflit du Karabagh nécessite des changements dans les politiques gouvernementales. “Oui, nous devons reconsidérer nos positions sur pratiquement tous les sujets“, a t-il déclaré devant les journalistes. “Nos dépenses doivent être plus ciblées.“

Sharmazanov, qui est aussi un vice-président du Parlement arménien, n’a pas développé. Au lieu de cela, il a exprimé l’espoir que Robert Kocharian, un autre ex-président qui a également été en désaccord avec Sarkissian, suive l’exemple de Ter-Petrosian.

Plus tôt cette semaine, Kocharian a clairement signifié ne pas avoir l’intention de rencontrer Sarkissian, son successeur et ancien allié.

posté le 14 avril 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Prise de position de Levon Ter-Petrossian
Sur sa page Facebook, Lévon Ter-Pétrossian, Premier président de la République d’Arménie et actuel responsable du Congrès National Arménien (Opposition parlementaire), rappelle un extrait de son discours du 2 mai 2008 : « L’Azerbaïdjan doit comprendre que quelle que soit la situation politique à l’intérieur de notre pays, notre position est une : en cas de menaces militaires à l’égard du Karabakh, il devra affronter la résistance unitaire du peuple arménien. En cas d’émergence d’un danger à caractère militaire, je m’adresserai personnellement aux participants du mouvement populaire afin de leur demander d’interrompre provisoirement leurs activités politiques pour se consacrer à l’œuvre sacrée de défense de la patrie ».
posté le 3 avril 2016 par Claire/armenews


COMMEMORATION
Rassemblement commun de l’opposition en mémoire des victimes de 2008

Le principal parti d’opposition, le Congrès National Arménien (HAK), et un certain nombre d’autres groupes opposés au gouvernement actuel ont organisé un rassemblement conjoint hier en mémoire des victimes des affrontements post-électoraux de 2008.

Plusieurs milliers de partisans de l’opposition se sont réunis au Liberty Square d’Erevan, avant de faire une marche commune dans Erevan.

Les membres de l’opposition ont déposé des fleurs sur la place près de laquelle dix personnes ont été tuées et plus de 100 autres ont été blessées début mars 2008. Les forces de sécurité réprimaient par la force les protestations des partisans du chef de l’opposition Levon Ter-Petrosian qui contestaient le résultat de l’élection présidentielle donnant la victoire à Serge Sarkissian.

Ter-Petrosian, qui a subi une opération chirurgicale due à une tumeur en janvier,n’était pas présent à ce rassemblement.

On notera la participation d’Arménie Nouvelle, dont l’un des dirigeants est Raffi Hovannisian, qui s’était présenté en 2013 face à Sarkissian, mais aussi la présence du Parti populaire d’Arménie de Stepan Demirchian, du Contrat Civil récemment mis en place par le député Nikol Pashinian. Certains proches des citoyens tués étaient également présents pour ces commémorations.

Les orateurs ont souligné que, huit ans après les massacres, personne n’a encore été traduit devant la justice. Ils ont à nouveau accusé les autorités de dissimuler les crimes.

“Malgré les promesses du président Serge Sarkissian de relancer l’enquête, il n’y en a aucune pour le moment bien que les affaires n’aient pas été formellement classées“, a déploré Levon Zurabian, un membre de HAK.

“Personne n’a été arrêté, mis en examen, et rien n’a été fait dans ce sens“, a ajouté l’opposant.

Un membre d’Arménie Nouvelle, Jirair Sefilian, a exprimé sa satisfaction que, au moins pour un jour tel que celui-là, de grands groupes d’opposition réussissent à se réunir. “Ce n’est pas la première fois que nous essayons de former l’unité sur cette idée“, a t-il rappelé, se référant à la déclaration conjointe de six partis d’opposition engageant des efforts constants pour parvenir à ce que la lumière soit faite sur ces crimes de 2008.

Sefilian a également de nouveau affirmé qu’il considérait les manifestations de rue comme le seul moyen pour “se débarrasser de la dictature“.

La semaine dernière, les autorités arméniennes avaient averti le groupe d’opposition que les manifestations nocturnes à Liberty Square seraient “interdites“ jusqu’au 25 mars. Elles n’avaient pas justifié cette décision. Arménie Nouvelle avait rejeté l’avertissement.

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 2 mars 2016 par Claire/armenews


ARMENIE
Un opposant notoire défend son soutien à la réforme constitutionnelle

Un système parlementaire faciliterait la démocratisation de l’Arménie et mettrait ses dirigeants dans une meilleure position pour résister aux pressions de la Russie, a lâché hier Alexander Arzumanian, un homme politique de premier plan de l’opposition.

Arzumanian était parmi les députés de l’opposition qui ont voté lundi pour approuver le paquet constitutionnel de Serge Sarkissian, prévoyant la transformation du pays en une république parlementaire.

Une douzaine d’autres députés de l’opposition sont restés inflexible en rejetant les modifications proposées et insistant sur le fait qu’ils visent à permettre à Sarkissian de rester officiellement ou officieusement au pouvoir après la fin de son second mandat présidentiel en 2018.

Arzumanian est en total désaccord avec leurs arguments. Selon lui, Sarkissian peut déjà utiliser la Constitution arménienne existante pour prolonger son règne en devenant Premier ministre. Il a fait valoir que le Parlement et le gouvernement ont déjà des pouvoirs importants vis-à-vis du président de la République.

“Je ne me soucie pas du sort politique de Serge Sarkissian“, a t-il expliqué. “S’il veut rester, il peut utiliser la constitution existante, truquer les élections législatives, gagner une majorité parlementaire et devenir Premier ministre.“

Arzumanian, qui avait été ministre des Affaires étrangères entre 1996 et 1998, a souligné le fait que la République parlementaire décentraliserait le pouvoir, ce qui, pour lui, est essentiel pour un changement démocratique. Voilà pourquoi, ajoute-t-il, le Mouvement Pan-National Arménien (HHSH) - un parti d’opposition pro-occidental dont il est un membre éminent - a appelé à une telle transition.

Arzumanian a également affirmé que la Russie aurait plus de mal à imposer des décisions avec un Premier ministre arménien subordonnée au Parlement. “Le Premier ministre devrait revenir discuter Arménie, même lorsqu’il siège à des sommets de EEU, pour consulter l’Assemblée nationale et tenir une discussion ouverte avant d’accepter quoi que ce soit“, a t-il argumenté.

L’ensemble des dirigeants de HHSH ne sont pas unanime concernant cette ligne de raisonnement. L’un d’eux, Karapet Rubinian, a quitté le parti fin août après qu’Arzumanian et plusieurs autres dirigeants du HHSH a rencontré Sarkissian pour discuter de ses changements constitutionnels. Rubinian a justifié son départ par le fait qu’ils avaient pas le droit moral de parler à un homme qui “a usurpé le pouvoir par le biais de meurtres et de répressions de masse.“

Le HHSH prétend être le successeur légal d’un parti éponyme qui a conduit l’Arménie à l’indépendance en 1991-1992. Il était dirigé par des politiciens chevronnés qui étaient des proches collaborateurs de l’ancien président Levon Ter-Petrossian. Ils sont tombés avec Ter-Petrossian en 2010-2012.

Le Congrès national arménien de Ter-Petrossian (HAK) est l’un des groupes de l’opposition rejetant catégoriquement les changements constitutionnels de Sarkissian. Le HAK et un autre parti d’opposition représentés au Parlement, Zharangutyun, ont fait équipe avec plus de deux douzaines de petits groupes pour tenter de saborder leur passage dans un référendum prévu plus tard cette année. Ils ont l’intention d’organiser des rassemblements à travers l’Arménie dans la période qui précédera le vote.

Arzumanian, qui a joué un rôle majeur dans la campagne de 2008 de Ter-Petrossian, était sceptique quant à la réussite de leur campagne pour le non. “S’ils me montrent qu’ils sont capables d’effectuer un changement de régime, je vais immédiatement me joindre à eux dans la rue“, a t-il déclaré. “Ils risquent une fois encore de décevoir les gens.“

posté le 7 octobre 2015 par Claire/armenews