Nouvelles d'Arménie
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Lévon Ter Pétrossian


ARMENIE
Le parti de Ter-Petrossian espère un consensus sur la loi électorale

Le Congrès National a déclaré vendredi qu’il espère encore parvenir à un consensus avec le gouvernement au sujet de la nouvelle législation qui va influencer le résultat des élections législatives de l’année prochaine.

“Personne ne devrait enterrer l’idée de consensus“, a déclaré Levon Zurabian, leader parlementaire du HAK. “Nous avons encore quelque chose à faire.“

Zurabian a parlé au lendemain de la première lecture au Parlement du nouveau Code électoral, qui empêche selon l’opposition et des groupes civiques le bon déroulement des élections prévues en mai 2017. Le HAK a boycotté les débats parlementaires en signe de protestation contre le refus du gouvernement d’accepter l’un des principaux amendements proposés par l’opposition.

Le Parlement a voté sur le projet de loi gouvernemental juste après que Zurabian et d’autres députés de l’opposition ont décrit des violations procédurales graves commises par son président pro-gouvernemental, Galust Sahakian.

Zurabian a précisé : “Si nous voulons affronter ensemble les menaces extérieures, ils doivent faire les choses bien dans leur action. Ou bien le public n’aura plus confiance“.

Mais Vahram Baghdassarian, son homologue du Parti Républicain, a catégoriquement nié toute malversation. Il a également dit que le fait que 98 des 131 députés du Parlement ont voté pour le code revient à un consensus politique sur la question.

Le gouvernement et le HHK ont refusé de faire des concessions importantes à l’opposition, même après que le haut dirigeant du HAK, l’ancien président Levon Ter-Petrosian, a exhorté l’opposition arménienne à mettre de côté ses différences avec le président Serge Sarkissian en raison de l’escalade du conflit du Haut-Karabagh. Ter-Petrosian et Sarkissian se sont réunis de façon inattendue, le 9 avril, pour discuter de la réponse de l’Arménie aux hostilités au Karabagh qui ont éclaté le 2 avril.

Ter-Petrosian a présidé une réunion du conseil d’administration de son parti plus tard vendredi. Une déclaration du HAK a indiqué que la réunion a porté sur la “situation nouvelle et les éventuels développements“ dans la zone du conflit du Karabagh.

Il a indiqué que Ter-Petrosian et ses alliés ont également discuté de “l’émergence d’une nouvelle situation politique interne dans le contexte du problème du Karabagh et les activités du HAK au Parlement“.

posté le 2 mai 2016 par Claire/armenews


HAUT-KARABAGH
Le Parti républicain salue l’attitude respectueuse de Ter-Petrosian

Le Parti républicain d’Arménie a félicité hier le chef de l’opposition Levon Ter-Petrosian pour ses ouvertures sans précédent faites au président Serge Sarkissian suite à l’escalade du conflit du Haut-Karabagh.

« Ce phénomène mérite le plus grand respect », a déclaré le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov. “Le premier président de l’Arménie a réagi comme un vrai homme d’Etat.“

Rivaux jusqu’à présent, Sarkissian et Ter-Petrosian se sont réunis à l’initiative de l’ex-président, samedi, pour discuter de la réponse que l’Arménie devait donner suite aux plus violents combats au Karabagh depuis 1994. Le dirigeant du Congrès National Arménien (HAK) a poussé les autres forces de l’opposition à mettre de côté leurs différents avec le gouvernement, aspirant à une “consolidation nationale.“

“En ce moment, ce n’est pas le moment d’accuser les autorités et d’essayer de les tenir pour responsables“, a déclaré Ter-Petrosian. Il a en même temps exhorté les autorités à lutter contre la corruption, lutter contre la fraude électorale et prendre d’autres “mesures positives“ voulues par l’opposition arménienne.

Sharmazanov a convenu que la situation dans la zone du conflit du Karabagh nécessite des changements dans les politiques gouvernementales. “Oui, nous devons reconsidérer nos positions sur pratiquement tous les sujets“, a t-il déclaré devant les journalistes. “Nos dépenses doivent être plus ciblées.“

Sharmazanov, qui est aussi un vice-président du Parlement arménien, n’a pas développé. Au lieu de cela, il a exprimé l’espoir que Robert Kocharian, un autre ex-président qui a également été en désaccord avec Sarkissian, suive l’exemple de Ter-Petrosian.

Plus tôt cette semaine, Kocharian a clairement signifié ne pas avoir l’intention de rencontrer Sarkissian, son successeur et ancien allié.

posté le 14 avril 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Prise de position de Levon Ter-Petrossian
Sur sa page Facebook, Lévon Ter-Pétrossian, Premier président de la République d’Arménie et actuel responsable du Congrès National Arménien (Opposition parlementaire), rappelle un extrait de son discours du 2 mai 2008 : « L’Azerbaïdjan doit comprendre que quelle que soit la situation politique à l’intérieur de notre pays, notre position est une : en cas de menaces militaires à l’égard du Karabakh, il devra affronter la résistance unitaire du peuple arménien. En cas d’émergence d’un danger à caractère militaire, je m’adresserai personnellement aux participants du mouvement populaire afin de leur demander d’interrompre provisoirement leurs activités politiques pour se consacrer à l’œuvre sacrée de défense de la patrie ».
posté le 3 avril 2016 par Claire/armenews


COMMEMORATION
Rassemblement commun de l’opposition en mémoire des victimes de 2008

Le principal parti d’opposition, le Congrès National Arménien (HAK), et un certain nombre d’autres groupes opposés au gouvernement actuel ont organisé un rassemblement conjoint hier en mémoire des victimes des affrontements post-électoraux de 2008.

Plusieurs milliers de partisans de l’opposition se sont réunis au Liberty Square d’Erevan, avant de faire une marche commune dans Erevan.

Les membres de l’opposition ont déposé des fleurs sur la place près de laquelle dix personnes ont été tuées et plus de 100 autres ont été blessées début mars 2008. Les forces de sécurité réprimaient par la force les protestations des partisans du chef de l’opposition Levon Ter-Petrosian qui contestaient le résultat de l’élection présidentielle donnant la victoire à Serge Sarkissian.

Ter-Petrosian, qui a subi une opération chirurgicale due à une tumeur en janvier,n’était pas présent à ce rassemblement.

On notera la participation d’Arménie Nouvelle, dont l’un des dirigeants est Raffi Hovannisian, qui s’était présenté en 2013 face à Sarkissian, mais aussi la présence du Parti populaire d’Arménie de Stepan Demirchian, du Contrat Civil récemment mis en place par le député Nikol Pashinian. Certains proches des citoyens tués étaient également présents pour ces commémorations.

Les orateurs ont souligné que, huit ans après les massacres, personne n’a encore été traduit devant la justice. Ils ont à nouveau accusé les autorités de dissimuler les crimes.

“Malgré les promesses du président Serge Sarkissian de relancer l’enquête, il n’y en a aucune pour le moment bien que les affaires n’aient pas été formellement classées“, a déploré Levon Zurabian, un membre de HAK.

“Personne n’a été arrêté, mis en examen, et rien n’a été fait dans ce sens“, a ajouté l’opposant.

Un membre d’Arménie Nouvelle, Jirair Sefilian, a exprimé sa satisfaction que, au moins pour un jour tel que celui-là, de grands groupes d’opposition réussissent à se réunir. “Ce n’est pas la première fois que nous essayons de former l’unité sur cette idée“, a t-il rappelé, se référant à la déclaration conjointe de six partis d’opposition engageant des efforts constants pour parvenir à ce que la lumière soit faite sur ces crimes de 2008.

Sefilian a également de nouveau affirmé qu’il considérait les manifestations de rue comme le seul moyen pour “se débarrasser de la dictature“.

La semaine dernière, les autorités arméniennes avaient averti le groupe d’opposition que les manifestations nocturnes à Liberty Square seraient “interdites“ jusqu’au 25 mars. Elles n’avaient pas justifié cette décision. Arménie Nouvelle avait rejeté l’avertissement.

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 2 mars 2016 par Claire/armenews


ARMENIE
Un opposant notoire défend son soutien à la réforme constitutionnelle

Un système parlementaire faciliterait la démocratisation de l’Arménie et mettrait ses dirigeants dans une meilleure position pour résister aux pressions de la Russie, a lâché hier Alexander Arzumanian, un homme politique de premier plan de l’opposition.

Arzumanian était parmi les députés de l’opposition qui ont voté lundi pour approuver le paquet constitutionnel de Serge Sarkissian, prévoyant la transformation du pays en une république parlementaire.

Une douzaine d’autres députés de l’opposition sont restés inflexible en rejetant les modifications proposées et insistant sur le fait qu’ils visent à permettre à Sarkissian de rester officiellement ou officieusement au pouvoir après la fin de son second mandat présidentiel en 2018.

Arzumanian est en total désaccord avec leurs arguments. Selon lui, Sarkissian peut déjà utiliser la Constitution arménienne existante pour prolonger son règne en devenant Premier ministre. Il a fait valoir que le Parlement et le gouvernement ont déjà des pouvoirs importants vis-à-vis du président de la République.

“Je ne me soucie pas du sort politique de Serge Sarkissian“, a t-il expliqué. “S’il veut rester, il peut utiliser la constitution existante, truquer les élections législatives, gagner une majorité parlementaire et devenir Premier ministre.“

Arzumanian, qui avait été ministre des Affaires étrangères entre 1996 et 1998, a souligné le fait que la République parlementaire décentraliserait le pouvoir, ce qui, pour lui, est essentiel pour un changement démocratique. Voilà pourquoi, ajoute-t-il, le Mouvement Pan-National Arménien (HHSH) - un parti d’opposition pro-occidental dont il est un membre éminent - a appelé à une telle transition.

Arzumanian a également affirmé que la Russie aurait plus de mal à imposer des décisions avec un Premier ministre arménien subordonnée au Parlement. “Le Premier ministre devrait revenir discuter Arménie, même lorsqu’il siège à des sommets de EEU, pour consulter l’Assemblée nationale et tenir une discussion ouverte avant d’accepter quoi que ce soit“, a t-il argumenté.

L’ensemble des dirigeants de HHSH ne sont pas unanime concernant cette ligne de raisonnement. L’un d’eux, Karapet Rubinian, a quitté le parti fin août après qu’Arzumanian et plusieurs autres dirigeants du HHSH a rencontré Sarkissian pour discuter de ses changements constitutionnels. Rubinian a justifié son départ par le fait qu’ils avaient pas le droit moral de parler à un homme qui “a usurpé le pouvoir par le biais de meurtres et de répressions de masse.“

Le HHSH prétend être le successeur légal d’un parti éponyme qui a conduit l’Arménie à l’indépendance en 1991-1992. Il était dirigé par des politiciens chevronnés qui étaient des proches collaborateurs de l’ancien président Levon Ter-Petrossian. Ils sont tombés avec Ter-Petrossian en 2010-2012.

Le Congrès national arménien de Ter-Petrossian (HAK) est l’un des groupes de l’opposition rejetant catégoriquement les changements constitutionnels de Sarkissian. Le HAK et un autre parti d’opposition représentés au Parlement, Zharangutyun, ont fait équipe avec plus de deux douzaines de petits groupes pour tenter de saborder leur passage dans un référendum prévu plus tard cette année. Ils ont l’intention d’organiser des rassemblements à travers l’Arménie dans la période qui précédera le vote.

Arzumanian, qui a joué un rôle majeur dans la campagne de 2008 de Ter-Petrossian, était sceptique quant à la réussite de leur campagne pour le non. “S’ils me montrent qu’ils sont capables d’effectuer un changement de régime, je vais immédiatement me joindre à eux dans la rue“, a t-il déclaré. “Ils risquent une fois encore de décevoir les gens.“

posté le 7 octobre 2015 par Claire/armenews


Opposition
Pour Ter-Petrosian, il faut que la Turquie adhére à l’UE

L’Arménie devrait cesser de presser la Turquie à reconnaître officiellement le génocide, et que cela ne devrait pas être une condition pour son adhésion à l’Union européenne, a déclaré hier l’ancien président Levon Ter-Petrosian.

Dans un autre article du quotidien Chorrord Ishkhanutyun, le chef de l’opposition a également réitéré, quoique prudemment, sa critique d’une déclaration sur le 100e anniversaire du génocide qui a été adopté par Serge Sarkissian et les dirigeants des organisations de la diaspora arménienne le mois dernier.

Ter-Petrosian a déclaré que Sarkissian devrait lancé un appel différent à la communauté internationale pour le centenaire du génocide. Il a dit qu’il aurait dû dire que “l’Arménie n’exige pas que la Turquie reconnaisse le génocide“, car il estime que cela est une “affaire interne“ pour Ankara.

Pour Ter-Petrosian, le président arménien devrait également inciter l’UE à ne pas faire de la reconnaissance du génocide une condition indispensable pour l’adhésion de la Turquie à l’UE. Pour lui, l’entrée de la Turquie à l’UE serait bon pour l’Arménie.

Contrairement à ses déclarations précédentes, Ter-Petrosian a souligné que sa position sur le sujet ne représente pas nécessairement la « vérité ultime » et qu’il est “prêt à écouter et à prendre en compte les propositions, observations et amendements de toutes les parties intéressées.“

Avec cette déclaration, le leader du HAK semble avoir rouvert la porte à un dialogue possible avec Serge Sarkissian.

posté le 25 mars 2015 par Claire/armenews


Politique
Serge Sarkissian prêt à rencontrer Levon Ter-Petrosian

Le président Serge Sarkissian a exprimé sa volonté de rencontrer Levon Ter-Petrosian après que l’ancien président a publié un article critique et a demandé à rencontrer le président à propos de la déclaration panarménienne adoptée à l’approche du centenaire du génocide.

Levon Ter-Petrosian a d’abord publié un article le 11 février, exprimant ses critiques vis-à-vis de certains aspects de la déclaration qui a été récemment adoptée par une planification de la commission de haut niveau et de la coordination des commémorations à venir du 100e anniversaire du génocide arménien.

Dans une lettre ouverte rendue public vendredi, le président Serge Sarkissian a catégoriquement rejeté les critiques de Ter-Petrosian concernant la déclaration panarménienne, plus particulièrement son affirmation selon laquelle elle contredirait la Constitution arménienne et les principaux textes juridiques internationaux. Pourtant, a t-il dit, les propositions de Ter-Petrosian doivent également être discutées.

“Vous dites que vous souhaitez une réunion en tête-à-tête à cette fin. Je n’y vois aucun problème“, a déclaré Sarkissian, soulignant que les raisons politiques internes citées par Ter-Petrosian pour justifier une impossibilité à cette rencontre sont “inappropriées“.

“Lorsque vous trouvez qu’il y a une nécessité et le désir de discuter des événements à l’occasion du 100e anniversaire du génocide arménien, je suis prêt à vous envoyer une invitation correspondante,“ a conclut le Président Sarkissian.

posté le 23 février 2015 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Politique
Rencontre entre Sarkissian et Tsarukian

Le président arménien Serge Sarkissian aurait rencontré son principal opposant, Gagik Tsarukian, moins d’une semaine après s’être “complètement brouillé“ avec son ancien partenaire de la coalition sur “des questions de politiques internes“.

La tenue de cette réunion entre les deux hommes politiques a été confirmée par Aghvan Vartanian, un membre éminent du FRA, qui semble avoir joué le rôle de médiateur.

Un autre leader du FRA, Armen Rustamian, at exprimé un optimisme prudent, en disant que “la glace est en train de fondre“.

“Nous avons toujours dit que les différences doivent être aplanies“, a déclaré Rustamian. “Nous sommes heureux que la réunion ait finalement eu lieu, qu’il y ait eu ce contact.“

Les tensions entre Sarkissian, le chef du Parti républicain, et Tsarukian, un magnat qui dirige le deuxième parti parlementaire, le BHK, se sont aggravées le 12 février lorsque le chef de l’Etat s’en est pris directement à son adversaire, en ordonnant son exclusion du processus politique du pays.

Tsarukian et ses alliés de l’opposition, du HAK et du Patrimoine, ont répondu en programmant un rassemblement pour le 20 février et ont exigé la démission de Sarkissian.

Commentant le possible « rapprochement » entre Sarkissian et Tsarukian, le chef de la faction parlementaire du HHK, Vahram Baghdassarian, a déclaré que si un « armistice » pourrait être conclu, ce ne serait qu’une « solution temporaire ». Il a laissé entendre qu’aucune solution définitive n’est possible tant que des gens comme Tsarukian restent en politique.

Étant donné le degré d’antagonisme existant entre les camps du gouvernement et de l’opposition, certains observateurs en Arménie n’excluent pas la possibilité de bouleversements politiques si le gouvernement, d’une part, poursuit sa répression de l’opposition et l’opposition, d’autre part, maintient ses manifestations.

La FRA et d’autres forces « modérées » sur les deux côtés de la barrière politique ont souligné les risques pour l’Arménie en cas d’instabilité politique interne, notamment la probabilité d’une multiplication des hostilités avec l’Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabagh.

Pendant ce temps, il est également apparu hier que le leader du HAK, Levon Ter-Petrosian, l’un des plus proches alliés de Tsarukian, avait prévu de demander une réunion avec le président Sarkissian pour discuter d’un sujet tout autre : la déclaration pan-arménienne sur le 100e anniversaire du génocide arménien qu’il a critiqué dans un article la semaine dernière.

posté le 18 février 2015 par Claire/armenews

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Opposition
Ter-Petrosian critique Sarkissian et la diaspora arménienne

Le leader de l’opposition, Levon Ter-Petrosian, a hier vivement critiqué le président Serge Sarkissian et les dirigeants des organisations de la diaspora arménienne qui poussent la Turquie à reconnaître le génocide arménien de 1915 dans l’Empire ottoman.

Ter-Petrosian a également affirmé que leur “déclaration pan-arménienne“ publiée à la fin du mois dernier engage officiellement Erevan à revendiquer de vastes étendues de terres dans l’est de la Turquie.

Cette déclaration que Ter-Petrosian critique a été adoptée par une commission de coordination des commémorations à venir pour le 100e anniversaire du génocide. La commission est dirigée par Sarkissian et comprend d’autres fonctionnaires de l’Etat arménien, les meilleurs clercs des dirigeants de l’Eglise apostolique arménienne et une partie de la diaspora. Sarkissian a personnellement lu une déclaration au mémorial du génocide à Erevan le 29 janvier.

Le document appelle l’Etat turc à “faire face à sa propre histoire et son passé“ en mettant fin à la négation du génocide.

Dans un long article publié dans le quotidien d’opposition “Chorrord Ishkhanutyun,“ Ter-Petrosian a décrit cet appel comme un « ultimatum » qui n’est pas sans conséquences négatives pour Ankara. “Combien de fois va-t-il être dit que la reconnaissance du génocide arménien est une question pour les Turcs, plus que pour nous, les Arméniens ?“, s’est demandé l’ancien président.

“D’autres Etats peuvent appeler et demander à la Turquie de faire face à sa propre histoire. Mais l’Arménie doit en aucun cas faire la même chose parce que ce serait nuire à sa dignité et cela ne contribuera pas du tout à la normalisation des relations turco-arméniennes“, a déclaré Ter-Petrossian. Selon lui, Ankara ne reconnaitra le génocide qu’après une normalisation des rapports suivi d’un “climat de confiance“ entre l’Arménie et la Turquie.

L’ex-président était encore plus critique au sujet d’un autre passage de la déclaration qui dit que l’Arménie et sa diaspora à travers le monde s’efforcent non seulement d’obtenir que plus de pays condamnent le massacre de 1,5 million d’Arméniens ottomans, mais aussi de “surmonter les conséquences du génocide.“ Dans ce contexte, il se réfère au traité de Sèvres de 1920, qui prévoyait le contrôle arménien sur une grande partie de ce qui est maintenant la Turquie orientale.

Ter-Petrosian a affirmé que cela revient à faire des revendications territoriales à la Turquie, ce que les gouvernements successifs arméniens ont évité jusqu’à présent, malgré les pressions de groupes nationalistes. Cela rend la normalisation des relations turco-arméniennes encore plus improbable dans un proche avenir.

La déclaration en question dit que les experts de la commission travaillent actuellement sur un “paquet d’exigences légales“ à adresser au gouvernement turc. Mais il ne précise pas si cela comprendra des revendications territoriales.

posté le 12 février 2015 par Claire/armenews

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